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interviewBFMTV· 22 décembre 2024 41 min

Gouvernement de François Bayrou, Mayotte, Magdebourg... L'interview de Sébastien Chenu (RN)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Bonjour, merci d'avoir accepté l'invitation de BFM Politique, votre rendez-vous d'actualité du week-end en partenariat avec La Tribune Dimanche. À mes côtés pour vous interroger Anne-Sora Dubois du service politique de BFM TV, Ludovic Vigogne du service politique de La Tribune Dimanche. Et puis vous, derrière votre écran, grâce au flash code qui apparaît, vous scannez avec votre téléphone et puis vous nous envoyez votre question. Et nous poserons cette question à Sébastien Chenu. Alors on va bien sûr aborder la crise politique, les débuts de François Bayrou. Mais avant, je voudrais qu'on vienne sur les faits d'actualité qui ont marqué la semaine.

Et d'abord, bien sûr, cet attentat qui a frappé le marché de Magdebourg en Allemagne. La police n'a pas encore déterminé de façon précise les motivations de l'homme qui a foncé sur la foule, faisant 5 morts et près de 100 blessés. Mais cela ne vous a pas empêché, vous Sébastien Chenu, tout comme Marine Le Pen d'ailleurs, de dénoncer trois heures seulement après le drame la barbarie de l'idéologie islamiste. Alors je voudrais comprendre sur quelle base vous êtes posé pour écrire un truc pareil sur le nom, sur l'origine de l'homme interpellé ?

1:16
Sébastien Chenu

Je vais vous répondre. Je veux d'abord envoyer évidemment un signe de soutien, une pensée à nos amis allemands qui ont été évidemment meurtris par cet attentat. Car il s'agit bien d'un attentat et sur ça, la police allemande dit attaque meurtrière, elle ne dit pas encore attentat. Les ministres allemands disent attentat et c'est d'ailleurs sur les déclarations de ministres allemands que nous nous sommes basés. Puisque moi j'ai repris la première déclaration de la ministre de la Justice du Lander, Mme Fezer, qui est probablement revenue sur ça, mais qui dit quelques heures après, la menace du terrorisme islamiste est grande. Je me suis basé également sur le mode de fonctionnement.

Vous me demandez sur quoi on se base ? On a tout, tout pense à croire que c'est le petit manuel du parfait djihadiste. En tous les cas, le mode opératoire correspond à des modes opératoires que nous avons connus bien des fois. Mais vraisemblablement, ce n'était pas le cas. Mais vous n'en savez rien et en réalité… Vous n'en plus. Oui, mais d'accord, mais alors n'affirmez pas. Mais vous n'en plus. Non, mais moi ce que j'affirme, c'est que nous combattrons toujours l'idéologie islamiste et ça, en revanche, on peut tourner autour tout ce qu'on veut. Nous continuerons effectivement, nous, à la combattre. Je pense qu'il y aura des rebondissements, évidemment, dans cet attentat épouvantable.

Ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que visiblement, l'homme se déclare comme étant de gauche. L'homme, le meurtrier, a fait venir ou organisé une association de soutien aux réfugiés. Donc, pas de proximité non plus avec… Alors, aux réfugiés saoudiens, pour être très précis, ce qui fuit, pour le coup, le régime de la monarchie saoudienne. Un profil qui est très peu en lien avec ce que certains, notamment la gauche, qui veut absolument que ça corresponde à son idéologie, puisse ressembler à une quelconque extrême droite. Mais surtout, ce que ça pose ici, c'est toujours la même chose.

C'est le rapport entre une forme d'immigration et une forme d'insécurité, entre une forme d'immigration et une incapacité d'assimilation. Parce que lorsqu'on est dans un pays qui vous a accueilli et qu'on va sur un marché de Noël flinguer tout le monde, c'est qu'on ne s'est pas considérablement assimilé à ce pays.

3:10
Intervenant

– Monsieur Sunu, ce qu'il faut dire, c'est qu'il y a sans doute de très nombreux Européens, Français également, qui ont pensé tout de suite que ça pouvait être un attentat islamiste. C'est vrai que le mode opératoire ressemble. Le penser, c'est une chose. L'écrire, quand on est responsable politique, c'en est une autre. Est-ce que vous ne vous êtes pas indigné un peu vite, en affirmant un peu vite ces motivations ?

3:27
Sébastien Chenu

– Non, madame, moi je fais… Nous avons l'expérience et le recul. L'expérience et le recul nous amènent à penser. Et d'ailleurs, aujourd'hui, personne n'affirme rien. Personne n'affirme plus rien. Donc l'expérience et le recul nous amènent à penser que tout porte à croire qu'il s'agit de cela. On va laisser les Allemands… – Ce n'est pas ce que dit la police pour l'instant.

3:44
Intervenant

– La ministre de l'Intérieur dit que c'est un islam.

3:46
Sébastien Chenu

– Enfin, la première déclaration de la même ministre de l'Intérieur était « la menace du terrorisme islamiste est grande ». Première déclaration de la ministre de la Justice, c'est celle sur laquelle je me suis appuyé, considérant que la ministre de la Justice allemande était plus documentée que nous.

3:59
Présentateur

– Je peux rappeler que depuis, les enquêteurs ont révélé qu'il dénonçait régulièrement sur les réseaux sociaux la politique migratoire d'Angela Merkel, l'islamisation de l'Europe qui soutenait même des positions…

4:10
Intervenant

– C'est plutôt le profil opposé en réalité ?

4:12
Sébastien Chenu

– Non, on a retrouvé, vous regarderez, parce que son profil en plus n'a pas été fermé il y a très longtemps. Et vous pouvez regarder sur X, il y a quelques heures encore, il y avait des témoignages qui tentaient à penser qu'il n'avait pas beaucoup de liens, voire même qu'il était très hostile à l'AFD. Donc on a un profil probablement complexe, mais on a les stigmates d'un attentat de type islamiste comme on les a connus ici. Moi je vous rappelle que par exemple, je le dis parce que l'année dernière, il y a pile un an, l'attentat de Bir Haqaïm, c'était un fichet islamiste radical qui a fait un mort.

On sait, on a payé en Europe et nous en France particulièrement, depuis 2013, 53 attentats, près de 300 morts du terrorisme islamiste, et on les a vus sur les marchés, on les a vus sur la promenade des Anglais, on a vu ce que c'était. Donc oui, je pense qu'il y a tous les stigmates de cela.

5:02
Intervenant

– Dans la mesure où ce n'est pas encore certain, où il n'y a pas de certitude à l'heure actuelle, il n'y a pas eu de modification de ces tweets, il n'y a pas eu de correction, il n'y a pas eu d'ajout. – Non. – Est-ce qu'au stade de responsabilité où vous en êtes, c'est-à-dire des personnalités politiques de premier plan, il ne faudrait pas avoir une certitude avant de tweeter, et le cas échéant, corriger s'il y a une incertitude, ce que vous avez affirmé.

5:22
Sébastien Chenu

– Marine Le Pen a parlé d'acte de guerre. – En tous les cas, oui, un attentat, c'est un acte de guerre. Un attentat, c'est un acte de guerre. Et le mot attentat a été utilisé par les autorités allemandes immédiatement. – Pourquoi vous n'avez pas corrigé votre tweet ? – Parce que moi j'assume de mener le combat contre l'idéologie islamiste, qu'elle soit ici, qu'elle soit ailleurs, qu'elle soit au moment où nous nous parlons, qu'elle soit demain ou qu'elle soit hier, j'assume de mener ce combat.

Donc par conséquent, je pense que ce combat, il est devant nous, il continue à faire des morts partout, et je pense qu'on fera la lumière évidemment sur le profil du personnage, mais je pense qu'en tous les cas, imaginer qu'il n'y ait aucun lien avec cela me semble aujourd'hui être un peu audacieux. – Vous le corrigerez après votre tweet ?

6:00
Intervenant

– Vous vous excuserez même si vous êtes trompé au terme de l'enquête ?

6:02
Sébastien Chenu

– Non mais je n'ai pas de raison d'excuser. Par exemple, quand BFM présente le fils de Ben Laden comme un gentil artiste peintre, bon, je n'ai pas le sentiment que BFM s'excuse. Non, je mène un combat. – On n'a pas dit que c'est un gentil artiste peintre. – Si, si, il y a un très beau reportage. – Oui, oui, tout le monde le trouve gentil dans son village. Voilà, si, si, vous pouvez le revoir, il est facilement discutable, il est facilement revoyable. Simplement, non, je mène un combat. Avec le Rassemblement national, on mène un combat contre l'idéologie islamiste, on ne va pas s'excuser de le mener. Vous savez, il y en a qui refusent de le mener.

Quand j'ai vu le tweet de Mme Rousseau, c'était « Je présente mes condoléances aux victimes et aux témoins. » Même pas attentat, mais je veux dire, on n'est même plus dans de l'eau tiède, on n'est dans rien. Donc nous, nous menons un combat. Qu'il y ait une discussion sur le profil de cet individu, je pense qu'il y aura des rebondissements. Mais nous menons ce combat. Et derrière, c'est aussi le combat contre une immigration désordonnée, tant dans l'Union européenne que dans les pays que nous connaissons, dont la France.

7:00
Présentateur

– Alors, on va passer à l'autre fait d'actualité. C'est évidemment la tragédie humaine et humanitaire qui frappe l'archipel de Mayotte, après le passage du cyclone Chido. Mayotte, où le président de la République s'est rendu pour une visite, pour le moins, chahutée, mouvementée. Et le président de la République a sa petite explication sur le comité d'accueil qui lui avait été réservé, selon lui. Regardez.

7:22
Invité

– J'avais des gens du Rassemblement national qui étaient face à moi et qui insultaient la France en même temps. Ils disaient qu'on ne fait rien, etc. Mais parce que c'est la France, quand on insulte, le président, il se lâche. Et il dit, regardez aussi comment ça se passe ailleurs.

7:34
Sébastien Chenu

– Vous lui aviez réservé un comité d'accueil, Sébastien Cheney ? – Non, pas vraiment. Vous savez, on a une députée, nous, à Mayotte, en Shabamana, qui a accueilli très correctement le président de la République, en dépit du combat que nous menons, des oppositions que nous avons à Emmanuel Macron, de la situation de Mayotte. Je pense que le président de la République, au lieu de cracher son venin sur le Rassemblement national, je crois qu'il le peut, de façon un peu sincèrement décalée par rapport à ce que Mayotte traverse, devrait être humble.

La situation de Mayotte devrait l'amener à beaucoup d'humilité, ni à engueuler les Mahorais, comme il l'a fait d'une façon sincèrement assez désinvolte, ni à pointer des responsabilités qui n'existent pas chez ses adversaires politiques. La situation de Mayotte, elle ne date pas d'aujourd'hui. Avec Marine Le Pen, moi je me souviens, nous étions députés, quand en 2018, nous avions déposé déjà une proposition de loi pour revenir sur le droit du sol. Mais il n'y a pas que le droit du sol, d'ailleurs. Il a d'ailleurs été aménagé en 2018 pour l'île de Mayotte.

Qui a été aménagé, oui, mais qui a des effets de bord, et vous le savez bien, c'est, comment ça peut être, l'Estelle Youssoufa, la députée de Lyotte, qui demande également qu'on abroche totalement le droit du sol, parce que sur les effets de bord, vous avez des reconnaissances frauduleuses, vous avez des angles morts. Donc évidemment, l'abrogation totale du droit du sol est un objectif. Mais ce n'est pas le seul, la situation de Mayotte...

8:49
Présentateur

Ça ne règle pas tout, parce que le nombre d'acquisitions de nationalité, il a été divisé par trois, et ça n'a pas réglé le...

8:53
Sébastien Chenu

C'est pour ça que je vous dis, ça ne règle pas tout. Mais Chido, l'ouragan Chido, a agi comme un révélateur de la situation de Mayotte aux yeux de nos compatriotes. Beaucoup de compatriotes de métropole ont découvert ce que les Mahorais français, comme eux, à part entière, vivent. C'est-à-dire notamment une difficulté d'accès à l'eau potable. Je le dis par exemple, parce que là encore, on avait demandé dans le PLF de l'année dernière qu'il y ait un budget de 50 millions d'euros qui soit réservé pour les réseaux d'eau potable en Outre-mer. Tous les partis, dont M. Macron, dont ses amis, ont voté contre ce budget de 50 millions d'euros pour l'accès à l'eau potable.

Donc si vous voulez, à un moment, M. Macron, il faut qu'il assume ses responsabilités. Je sais que ce n'est pas son fort, je sais que ce n'est pas dans sa nature, je sais qu'il est plutôt fuyant. Oui, il y était. Il faut le dire. Non, non, il fait du cinéma, mais il n'assume rien derrière. Comme souvent.

9:42
Intervenant

Malgré tout, de l'eau, de la nourriture sont en train d'être acheminés, des militaires sont présents en nombre sur place. Emmanuel Macron a prévu une loi spéciale pour reconstruire l'île. François Bayrou aimerait que ce soit même en deux ans. Est-ce que vous reconnaissez quand même que l'exécutif fait ce qu'il doit faire, qu'il est à la hauteur ?

9:58
Sébastien Chenu

Non, mais l'exécutif se réveille très tard. D'abord, le recours à l'aide internationale, il est nécessaire. Je vous ai parlé, évidemment, de l'eau potable, mais on a aussi des accords qui régissent notre relation avec les Comores, qui nous coûtent 50 millions d'euros par an. Je pense qu'il n'est pas possible de continuer à aider les Comores à se développer à partir du moment où les gouvernements comoriens laissent des milliers d'entre eux arriver sur Mayotte. À un moment, une loi spéciale, ce n'est pas suffisant dans le sens où ça ne traite pas notamment du cadre législatif. Je pense qu'il y a un cadre législatif. On a parlé du droit du sol, on parle des accords qui nous lient aux Comores.

Je pense que tout ça doit être dans le package.

10:36
Intervenant

Et une semaine après le drame, on ne connaît toujours pas précisément le nombre de victimes. Est-ce que vous trouvez ça normal ?

10:42
Sébastien Chenu

Normal, je ne sais pas. On est face à une catastrophe épouvantable, hors normes. Évidemment, je m'attends, comme beaucoup, à ce qu'il y ait d'autres victimes. J'aimerais aussi, voyez-vous, que la mobilisation de l'Union européenne soit à la hauteur. Je le dis parce qu'on contribue beaucoup à l'Union européenne. Mais quand l'Union européenne finance les réseaux d'eau à Gaza, j'aimerais qu'elle les finance à Mayotte. J'ai quand même le sentiment que pendant toutes ces années, M. Macron et ceux qui l'ont accompagné dans sa sinistre aventure au sommet de l'État ont vraiment traité avec beaucoup de désinvolture Mayotte, les Mahorais, en disant que ça peut attendre.

Ce n'était jamais nécessaire de mobiliser des moyens. Il a fallu une catastrophe pour aujourd'hui voir aux yeux de tous que la situation est intenable.

11:27
Présentateur

Allez, on en vient à la situation politique. Voilà une semaine que François Bayrou s'est installé à Matignon. La France n'a toujours pas de gouvernement. C'est peut-être pour cet après-midi, je vous le disais tout à l'heure. Comment vous qualifiez les premiers pas du Premier ministre ? Est-ce que vous le trouvez à la hauteur de la situation ? Non, je trouve que c'est nul. Pourquoi ? Sur quel plan ?

11:46
Sébastien Chenu

On ne comprend rien, en fait. Qui comprend ce que veut faire François Bayrou ? À part recycler tous ceux qui se sont trompés, tous ceux qui ont liquidé le pays, remettre les mêmes. En fait, le jeu des sept familles, les républicains, des socialistes, des macronistes, etc. qui ont redistribué les cartes. Pour faire quoi ? En fait, moi, c'est ça que je trouve très perturbant. Pour faire quoi ? Qu'est-ce que François Bayrou veut faire ? Qu'est-ce qu'il veut faire sur les retraites ? Qu'est-ce qu'il veut faire sur le budget ? Avant de s'occuper de distribuer des postes, même s'il faut créer un gouvernement, peut-être avoir une ligne, peut-être un peu s'exprimer.

Je pense que François Bayrou, par exemple, aurait pu accélérer un peu le mouvement et nous faire rentrer, nous, les parlementaires, un peu plus tôt. Il faut attendre le 14 janvier pour une déclaration de politique générale. Mais est-ce que… Vous lui demandez aujourd'hui, il peut le faire encore ? Oui, je trouve que ce serait bien d'accélérer un peu le pas. On ne comprend pas ce que veut faire François Bayrou pour le pays. Moi, je ne sais pas ce que François Bayrou réserve à nos compatriotes. Je ne sais même pas, d'ailleurs, s'il a un programme. Le Modem n'avait pas de programme, à ma connaissance. Alors, on va rentrer dans le détail.

12:47
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon disait hier, dans Le Parisien, que François Bayrou ne passerait pas l'hiver. C'est aussi votre avis ?

12:53
Sébastien Chenu

Je n'en sais rien. Si vous voulez, on va voir ce qu'il fait du budget. Nous, on… A priori, il va reprendre le même… S'il reprend effectivement les mêmes acteurs et le même budget, il aura le même résultat. Enfin, c'est aussi… Il ne faut pas avoir fait Sciences Po, ce que je n'ai pas fait, pour pouvoir l'affirmer. Mais, voilà, s'il reprend les mêmes ministres au même poste et qu'il reconstruit le même budget, il aura la même sanction. Parce qu'un budget qui demande des efforts aux Français pour réparer les erreurs de ceux qui nous gouvernent, c'est quand même inadmissible. Ça, a priori, vous le saurez dès le 14 janvier ? Oui, on le saura dès le 14 janvier.

Mais nous, on n'a pas la censure comme un réflexe pavlovien. C'est-à-dire qu'on attend de voir ce que François Bayrou va nous dire. On avait attendu de voir ce que Michel Barnier nous réservait. Et en cela, on s'est comporté avec dignité, attention, tout à fait dans notre rôle et dans le respect des institutions.

13:49
Intervenant

Donc, le 14 janvier, à l'issue du discours de politique générale de François Bayrou, la France Insoumise a déjà annoncé qu'elle voterait une motion de censure. Est-ce qu'éventuellement, en fonction du contenu du discours, vous pourriez la voter ?

14:01
Sébastien Chenu

Non, je crois que…

14:02
Intervenant

Dans tous les cas, vous ne la voterez pas ?

14:03
Sébastien Chenu

Non, on n'est pas parti pour voter une motion de censure immédiate. Ce qu'on veut, c'est des actes. On n'est pas parti pour, ça veut dire, on ne votera pas de censure immédiate. De motion de censure, là, immédiatement, quand François Bayrou, après son discours de politique générale, non, on veut les actes. On veut voir les actes. Parce que des paroles, Dieu sait si on en a entendu. Enfin, on a entendu Michel Barnier nous faire des beaux discours. On a vu Michel Barnier nous recevoir. On les a vus à l'œuvre. Et puis, finalement, à l'inverse, il avait construit un budget dans lequel il faisait les poches des Français. Donc, on va entendre François Bayrou et on va le voir à l'œuvre.

Et lorsqu'on verra… Il a dit que c'est pour février, a priori, le budget. Le plus vite possible.

14:38
Intervenant

Alors, il a connu ses premières polémiques. Vous disiez, on va attendre de voir. La première semaine a été mouvementée pour François Bayrou. En se rendant, notamment lundi dernier, au conseil municipal de Pau, le soir où il y avait une réunion de crise pour Mayotte, à laquelle il a assisté en visioconférence, Marine Le Pen a expliqué qu'elle a compris le signal qu'il a voulu envoyer, même si elle a jugé la séquence un peu baroque. On a connu Marine Le Pen beaucoup plus acerbe. Vous retenez vos coups vis-à-vis de François Bayrou ?

15:01
Sébastien Chenu

Je ne vais pas dire qu'on tire sur une ambulance, parce que ce n'est pas l'idée que je me fais de François Bayrou, même si son boulot, c'est peut-être de réparer les dégâts d'Emmanuel Macron. Mais oui, on a compris que le signal que voulait envoyer François Bayrou en allant à Pau, c'était de dire, je reste un homme des territoires, un homme de la ruralité, un homme de la province, etc. Mais sauf que c'était totalement décalé par rapport à la situation de Mayotte.

15:24
Intervenant

Oui, mais pas à ce moment-là, c'est ça ?

15:26
Sébastien Chenu

Non, mais il fallait au moins terminer la réunion, qui était au ministère de l'Intérieur, je crois, et qu'il a quitté 20 minutes avant pour aller présider le conseil municipal de Pau. Il fallait quand même savoir quel était l'ordre des priorités lorsqu'on est Premier ministre. Donc voilà, c'était totalement décalé.

15:39
Intervenant

Sur le fond, il veut relancer l'idée, le débat sur le non-cumul des mandats. Vous êtes pour, donc.

15:43
Sébastien Chenu

Moi, j'aime bien la loi telle qu'elle est actuellement. On peut peut-être un peu voir pour des petites communes ou avec une strate qui soit évidemment peut-être inférieure à 5 000 habitants, si on peut remettre le cumul des mandats. Mais d'abord, dans l'esprit des gens, cumul des mandats, ça veut dire cumul des indemnités, ce qui n'est pas possible puisque c'est plafonné. Mais moi, je trouve que la loi telle qu'elle est est pas mal fichue. Maire de Pau, Premier ministre, c'est possible, c'est pas possible ? C'est baroque, c'est décalé.

Comment peut-il être, sincèrement, Premier ministre, qui est une tâche qui demande toute une énergie qui, visiblement, il n'en a déjà pas beaucoup, est en plus maire de Pau ? Vous savez, souvent, ça veut dire qu'en fait, quand on n'assume pas une responsabilité, ce sont d'autres qui l'assument à votre place. Et derrière, ce sont souvent des collaborateurs et non pas des élus. Donc il faut qu'il se consacre à une des tâches. Pour les Premiers ministres de la France, on est à 100% occupés par l'intérêt des Français.

16:31
Présentateur

Vous disiez ne pas comprendre tout à fait François Bayrou depuis qu'il est à Matignon. Nous non plus, on n'a pas forcément tout compris. Lundi, il vous reçoit en grande pompe. Jeudi, vous n'êtes pas à la fameuse réunion avec tous les partis. Mais en même temps, il explique qu'il ne veut pas vous écarter de la vie politique nationale. Vous vous sentez en jeu ?

16:47
Sébastien Chenu

Non, mais en fait, leur entre-soi est plus fort qu'eux. C'est-à-dire qu'en fait, ils font semblant d'écouter les oppositions, ils font semblant d'écouter le Rassemblement national. Ils le tolèrent parce qu'ils se disent qu'il y a quand même 142 députés, avec Éric Ciotti, élus sous les couleurs de Marine Le Pen. L'idée de départ, c'était de ne pas dépendre de vous. C'est ce qu'ils avaient dit. Oui, oui, ils verront. Mais à la fin, je pense que François Bayrou, comme tous ceux qui nous gouvernent depuis si longtemps, considèrent que nous sommes là par effraction. Et derrière ça, il y a une espèce de mépris social.

Il y a une espèce de mépris qui dit qu'ils ne sont là que quelque temps, c'est un accident démocratique. Eh bien, je pense qu'ils se trompent. Et donc, ne pas nous considérer. Il est sous surveillance du Rennes, comme Michel Barnier était sous surveillance du Rennes. Oui, bien sûr, oui.

17:37
Intervenant

Parce qu'il dit quand même qu'il trouvera le moyen de vous faire participer. Comment vous avez compris cette phrase ?

17:40
Sébastien Chenu

C'est incompréhensible. C'est une façon de vous donner un os à ranger. Non, mais si c'est pour nous informer deux heures avant de ce qu'il va faire, merci, on a BFM pour ça.

17:49
Intervenant

Donc, vous considérez qu'à aucun moment, vous n'allez travailler avec lui ?

17:53
Sébastien Chenu

Non, mais nous, on fera des propositions. Vous continuez ? On arrive, on fait des propositions. On explique là où on pense qu'il y a ce qu'on avait appelé des lignes rouges.

18:02
Présentateur

Des propositions du chantage, Sébastien Chenu.

18:05
Sébastien Chenu

Mais non, on est le premier parti de l'Assemblée nationale. Oui, mais si vous ne faites pas ce que je dis, je vous tue, ça s'appelle du chantage. Non, parce que je pense qu'on a démontré la dernière fois qu'en plus, on était capable de lâcher du lest. On l'avait fait sur les charges supplémentaires sur les entreprises. On l'avait fait sur la contribution à l'Union européenne. On avait montré qu'on était aussi capable de lâcher du lest. Mais c'est vrai que sur le pouvoir d'achat des Français, on ne veut pas lâcher de l'est parce que les Français, ils sont impactés au moment où on se parle.

C'est le gaz qui va augmenter, c'est le timbre qui augmente, c'est le nombre de sans-abri qui a augmenté encore dans notre pays. Non, sur le pouvoir d'achat des Français, on ne lâchera pas de l'est.

18:41
Intervenant

Concrètement, cette semaine, François Bayrou a proposé, a lancé l'idée d'une conférence sur les retraites sans suspendre la réforme de 2023. Il a proposé d'y associer les partis politiques, les partenaires sociaux. Vous êtes prêt à jouer le jeu ?

18:54
Sébastien Chenu

Oui, alors d'abord, ce qu'on demande à François Bayrou, c'est d'abord de construire un budget. Première chose, un budget, c'est l'urgence avec à la fois les lignes rouges que nous avons indiquées, des propositions et montrer qu'il est capable de co-construire finalement ce budget en respectant le premier groupe que nous sommes, le premier groupe de l'Assemblée des retraites. Mais rapidement sur cette question des retraites, puisque vous souhaitiez vous l'abroger. Bien sûr. Que veut faire François Bayrou sur la réforme des retraites ? C'est très bien de réunir tout le monde. Reprendre mais pas suspendre, il a dit. Oui, mais alors, ça veut dire quoi ? Reprendre mais pas suspendre.

Là encore, c'est incompréhensible. Que veut faire François Bayrou ? Est-ce qu'il veut revenir sur l'âge ? Est-ce qu'il veut revenir sur la durée de cotisation ? Est-ce qu'il ne veut pas abroger visiblement ?

19:34
Intervenant

Mais il dit que c'est un débat, justement.

19:35
Sébastien Chenu

Oui, d'accord, mais ça mène à quoi ? Quel est l'objectif ? L'objectif, il est simple.

19:39
Intervenant

Vous lui dire, s'il fixait déjà le point d'arrivée, vous lui reprocheriez. Voilà.

19:42
Sébastien Chenu

Ben non, l'objectif, il est assez simple. Il y a une majorité à l'Assemblée nationale de députés, ça veut dire aussi en France, de Français, qui est favorable à l'abrogation de cette loi sur les retraites. Donc moi, je dis à François Bayrou, abroger, retirer cette loi sur la réforme des retraites, remettez tout le monde autour de la table, et là encore, on fera des avancées, on fera des propositions, on construira ensemble quelque chose.

20:03
Intervenant

Mais on laisse un délai ? C'est au caland grec.

20:05
Sébastien Chenu

Allez, le plus vite sera le mieux.

20:07
Présentateur

De retour sur le plateau de BFM politique avec Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement national. Alors on va parler maintenant de ce gouvernement que la France attend. Je parle sous votre contrôle, les amis, a priori, pour cet après-midi ? Fin d'après-midi. Fin d'après-midi, ce soir, prenez vos paris. Demain ou la semaine prochaine ? Emmanuel Macron avait promis un gouvernement d'intérêt général, un gouvernement utile, pardon, et vous n'en serez pas.

20:49
Sébastien Chenu

Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Ce que nous ne sommes pas liés par l'échec de tous ceux qui vont composer ce gouvernement. Parce que ce qui les lie, c'est l'échec. Ils ont tous échoué. Quand vous pensez que Xavier Bertrand pourrait revenir, l'homme qui a supprimé 46 000 lits d'hôpitaux lorsqu'il était ministre de la Santé, on dit qu'il pourrait revenir à la santé. À l'époque, vous le souteniez précisément, quand il était ministre de la Santé. Vous étiez dans le même parti que lui ? J'ai quitté ce parti, justement, parce que les résultats... Quand il était ministre de la Santé, vous étiez dans le même parti.

Quand on est dans un parti, on a une certaine discipline, mais on le quitte lorsqu'on n'est plus d'accord. Moi, ce que j'ai fait, en étant plus d'accord, j'ai quitté il y a 10 ans déjà. Et on peut voir ce qu'ils ont fait. Faire revenir Mme Borne, dont le passage à la tête de l'État a coûté des milliards d'euros de dettes. Elle reviendrait normalement à administrer le pays, à l'éducation nationale ou à autre chose. Peu importe, d'ailleurs. En fait, c'est l'échec qui les lie. C'est-à-dire que c'est non seulement, je le disais tout à l'heure, un entre-soi, un régime des partis. Il y a quand même un bond en arrière incroyable dans ce que fait François Béroud. C'est-à-dire que c'est l'addition.

Il pense qu'en additionnant les vieux partis pourris qui ont tout raté, il va trouver une majorité. Oui, parce que ce sont des partis déconnectés, des partis dont ne veulent plus les Français, le Parti socialiste. Ça représente 1%. Et François Béroud est à genoux en les suppliant d'entrer au gouvernement. LR, c'est moins de 5%. Et François Béroud est à genoux en leur demandant de venir. Oui, ce sont des gens qui ont mis notre pays dans cet état-là. Et on va les additionner. Mais moins par moins, ça ne fait pas toujours plus.

22:12
Présentateur

Alors, on va les prendre dans l'ordre, les personnalités qui sont susceptibles

22:15
Sébastien Chenu

d'entrer dans le gouvernement.

22:17
Présentateur

Non, mais vous avez parlé de Xavier Bertrand. On a bien compris que c'était une ligne rouge pour vous.

22:21
Sébastien Chenu

Qu'est-ce qui vous a fait, Xavier Bertrand ? Xavier Bertrand, c'est le fond et la forme. Le fond, je viens d'en parler. C'est-à-dire que ce n'est pas quand même quelqu'un qui, lorsqu'il est passé, lorsqu'il a été aux affaires, a été particulièrement brillant. La situation a changé. C'était quand même... D'accord, mais on l'a dit. Disons que moi, je juge sur ce que je vois. Tout comme je le vois à la tête de la région des Hauts-de-France. Mais sur la forme, c'est aussi quelqu'un qui n'a de cesse d'insulter le Rassemblement national. Xavier Bertrand nous insulte, nous, les élus du Rassemblement national. Ce n'est pas grave, on arrive à s'en remettre.

Mais derrière, c'est des millions de Français qui l'insultent. Qu'est-ce qu'il a... En quoi a-t-il insulté vos électeurs ? Vous savez, je me rappelle de Xavier Bertrand disant qu'il avait brisé la mâchoire du Rassemblement national. Vous voyez, vous saviez ?

23:01
Invité

Ici, nous avons desserré, nous avons desserré pour les briser, les mâchoires du Front national, leur démagogie, leurs propositions stériles, leur intolérance, tout ce qui divise et tout ce qu'est le Front national.

23:18
Présentateur

Si il rentre au gouvernement,

23:19
Sébastien Chenu

vous censurez dès le 14 janvier ? On avait dit qu'on censurerait s'il y avait un gouvernement NFP ou si Xavier Bertrand était lui-même Premier ministre. Si Xavier Bertrand est en cuisine dans un quelconque ministère, ce sera une très mauvaise manière qui nous sera faite. Ce sera, de la part de François Béroux, je crois, un bras d'honneur qui nous sera fait. Ça ne suffit pas à censurer un gouvernement. On ne va pas passer en vue les ministres dans ce qu'ils sont pour censurer un gouvernement. Ce qui va mobiliser une éventuelle censure de notre part, ce serait un budget qui ressemblerait à celui que nous avons précédemment déjà censuré.

Donc aucune personnalité ne justifierait une censure de notre part. Personnalité du NFP dans le gouvernement, qui viendrait pour faire appliquer le programme du NFP. Oui, si.

24:00
Intervenant

À ce stade, il n'y a aucun nom qui vous ferait déclencher une censure automatiquement ?

24:04
Sébastien Chenu

Ben si, des membres du NFP. Lucie Castette serait ministre de je ne sais pas quoi.

24:10
Intervenant

Donc tout membre aujourd'hui du Parti Socialiste, d'Europe Écologie Les Verts, ou de la France Insoumise, pour vous, c'est censure automatiquement ?

24:17
Sébastien Chenu

Qui viendrait appliquer leur programme. Oui, bien sûr. Des membres anciens, par exemple,

24:20
Intervenant

du Parti Socialiste, comme François Rébsalem, Non, mais François Rébsalem,

24:22
Sébastien Chenu

je ne sais pas, ça fait 50 ans qu'il est plus au PS, ou ça fait, enfin, c'est des gens, ça fait, mais combien d'années ? C'est quand même aussi terrible de se dire que le nouveau monde d'Emmanuel Macron, finalement, va rechercher les fantômes de l'ancien monde qu'ils avaient eux-mêmes mis à la poubelle et dénoncé. Alors, François Rébsalem, il est plus socialiste

24:40
Présentateur

Vous prenez des nouveaux profils,

24:41
Sébastien Chenu

vous disiez aussi que c'est des novices qui… Non, non, non, non, je pense qu'il y a des gens qui peuvent émerger, mais le problème, c'est qu'ils sont en contradiction permanente avec eux. Ils vont chercher ceux qu'ils ont dénoncés. Ils vont chercher… Rappelez-vous, moi, j'ai été député en 2017 quand les députés macronistes sont arrivés, pleins d'arrogance, en disant qu'avant eux, c'était que des incapables, des voleurs, des nullités, etc. Mais ils vont les rechercher aujourd'hui. Enfin, à un moment, ces gens se moquent des Français.

25:07
Présentateur

Juste, on avait une question d'un téléspectateur, Olivier, qui demande si Elisabeth Borne, ministre de l'Éducation nationale, ce serait une bonne idée.

25:13
Sébastien Chenu

Non. Pourquoi ? Mais non, mais enfin, c'est toujours pareil. Mme Borne, elle a ruiné le pays. Elle a été première ministre, elle nous avait montré l'étendue de son incapacité à redresser les comptes publics puisqu'elle les a lourdement plombés. Elle a fait la réforme des retraites. En remerciement… Oui, et en plus, elle a fait la réforme des retraites dont personne ne veut. Et en remerciement, très bien, bravo Mme Borne, donc revenez servir votre pays au titre de ministre M. Croissando. Vous feriez des audiences nullissimes sur votre tranche horaire. Bon, grâce à ma présence, ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Mais vous feriez… Vous n'avez jamais des audiences nullissimes.

Mais vous feriez des audiences décevantes. On vous demanderait d'abord de corriger. Puis après, on vous obligerait à corriger. Puis à la fin, on vous enverrait faire un mercato. Mais si personne d'autre

25:56
Intervenant

ne veut venir à la place, parce que vous avez le reste aussi de l'arc politique qui dit qu'on ne travaillera pas. Vous avez raison.

26:01
Sébastien Chenu

Vous avez raison. Si personne d'autre ne veut venir à la place, ça veut dire qu'on est dans une crise de régime. Ça veut dire que Marine Le Pen a perdu trois fois de suite l'élection présidentielle. Mais elle n'a jamais… Non, mais le Rassemblement National n'a jamais gouverné le pays. On ne peut pas nous imputer une quelconque responsabilité là-dedans. Le jour… Quand on nous voit aux affaires, c'est le cas, par exemple, dans des mairies, visiblement, nos maires sont très bien réélus. Mais jugeons les gens lorsqu'on les voit aux affaires. Moi, je vous ai parlé de Xavier Bertrand. Vous dites s'ils ont les joué une fois,

26:26
Présentateur

il n'y a pas de raison

26:27
Sébastien Chenu

qu'ils réussissent une nouvelle fois. Ils n'en tirent pas en tous les cas puisqu'ils ne changent pas de politique. Ils n'en tirent pas les conséquences.

26:32
Intervenant

En revanche, que Bruno Retailleau reste au ministère de l'Intérieur comme c'est quasiment acquis, c'est un bon signal pour vous ?

26:37
Sébastien Chenu

C'est à peu près la seule chose qui puisse être intéressante si, car il y a ainsi en lettres majuscules, s'il a les moyens et la volonté d'aller au bout de ce qu'il dit. Moi, j'ai vu dans le précédent gouvernement un Bruno Retailleau beaucoup parlé peut agir. J'ai vu un Bruno Retailleau ne pas obtenir les arbitrages nécessaires, par exemple, sur l'aide médicale d'État. Il avait face à lui, Mme Dariussec, ministre de la Santé du Modem, qui avait ce dossier à sa charge et qui a dit « Non, non, on ne reviendra pas sur l'aide médicale d'État. » Alors que M. Retailleau voulait. Donc M. Retailleau a perdu. M.

Retailleau avait face à lui un ministre de la Justice qui était là pour le borner, pour l'empêcher d'avancer. M. Retailleau, quand il n'était pas ministre, parlait des accords de 68 qui régissent notre relation avec l'Algérie. Puis finalement, il a dit « Bon, on ne va pas faire grand-chose. » Il a reculé. Donc, que M. Retailleau soit là, « C'est mieux que quelqu'un du NFP, c'est sûr, mais il va falloir qu'il agisse maintenant. »

27:30
Présentateur

Alors, on va prendre une question d'un téléspectateur, Florian, qui dit « Pensez-vous que le RN aura un jour sa place dans le gouvernement ? » Vu qu'eux ne veulent pas s'allier avec vous et que vous ne voulez pas vous allier avec eux, ça ne marcherait que dans l'hypothèse où vous remporteriez la présidentielle et les législatives. Mais vous n'êtes pas capable de rentrer dans une coalition un jour ?

27:50
Sébastien Chenu

Non, non, rentrer dans une coalition avec des hommes et des femmes politiques qui ne sont pas sur notre ligne, qui sont en opposition avec notre ligne. Moi, je suis désolé. On n'est pas là pour faire la politique des autres. On est élus par des électeurs sur un programme, pas pour faire la politique du voisin d'en face.

28:05
Intervenant

Mais ça veut dire que si vous étiez élus, ça serait en fait comme le NFP, mais version RN, tout le programme du RN, rien que le programme du RN et que le programme du RN.

28:12
Sébastien Chenu

Oui, quand on est élus, c'est pour appliquer un programme. Je veux dire, parce qu'ils n'ont pas appliqué leur programme depuis très longtemps, que certains hommes politiques... Il faut gouverner pour tous les Français, non ? Mais bien sûr. Mais on est élus sur un programme. Sinon, à ce moment-là, on est élus sur sa gueule, madame. On est élus sur son minois. Et ça ne veut plus rien dire. Et on a le régime des partis. C'est-à-dire qu'on se distribue des places en fonction de madame Dariussec. Finalement, il faut un modem. On va la reconduire. Madame Tartampion, il faut horizon d'Edouard Philippe. On va lui donner un insarranger. L'Assemblée est fracturée.

28:43
Intervenant

Il n'y a pas de majorité. Donc ça veut dire qu'à un moment, il faut que les uns fassent des pas vers les autres. Vous y compris, non ?

28:48
Sébastien Chenu

Madame, si le système se bloque et le système est en train de se bloquer, l'artisan de ce blocage, c'est Emmanuel Macron. Celui qui doit le débloquer, c'est Emmanuel Macron.

28:57
Intervenant

Vous ne voyez pas que c'est le Parlement aussi ?

28:59
Sébastien Chenu

On va y venir. Non, le Parlement, non. Il y a trois blocs. C'est les Français qui ont voté de cette façon-là parce que Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ont fait voter pour le nouveau Front populaire. Donc ils ont créé les trois blocs.

29:09
Présentateur

Vous êtes dans l'opposition et après tout, c'est normal que vous vous opposiez au gouvernement, quel qu'il soit, d'une certaine façon. C'est votre job. Est-ce que c'est pour autant une raison de les censurer tous les uns après les autres ?

29:20
Sébastien Chenu

On l'a fait une fois, M. Croissandeau. Mais à priori, si on vous entend... C'est sûr qu'elle a bien marché. Ça veut dire que vous ne l'enquêtez plus ? Mais si, on est libre. Vous savez, j'entends parfois... Emmanuel Macron s'est donné 30 mois. Le gouvernement Barnier a duré 3 mois. Vous allez en censurer plus de suite ? J'entends, et c'est très étonnant, des parlementaires ou des ministres qui disent qu'il ne faudrait pas utiliser le 49.3 et en échange, pas de censure. On serait prêt à ne pas utiliser le 49.3 si les oppositions ne censuraient pas. Pour obtenir une forme de stabilité, dit-il. Mais ce n'est pas ça la logique de nos institutions.

Les institutions font que le Parlement contrôle l'action du gouvernement. Et pour cela, il a des outils. Nous avons utilisé les outils que la Constitution met à notre disposition. Point final. Nous n'avons rien fait d'autre que d'utiliser et de respecter les institutions de notre pays pour censurer, encore une fois, non pas un homme, mais un budget.

30:12
Intervenant

Très longtemps, Marine Le Pen a dit qu'on ne veut pas être responsable du chaos dans la vie politique française. Sous-entendant, on s'oppose à la stratégie de la France insoumise. Nous, c'est la stratégie de la cravate et de l'ordre républicain et démocratique. La motion de censure, ce n'est pas une mitraillette. C'est un fusil à un ou deux coups. Est-ce que votre électorat, au bout d'un moment, ne pourrait pas vous dire si vous continuez à censurer ? En attendant, les budgets n'avancent pas. Les agriculteurs n'ont pas de solution. Comment on en sort ? Vous êtes co-responsable de ça. Vous ne craignez pas ça.

30:38
Sébastien Chenu

À quel moment avons-nous fait autre chose qu'utiliser ce que la Constitution nous donne comme moyen ? À aucun moment. Nous n'avons fait que respecter les institutions, toutes les institutions, mais également avec ce qu'elles nous donnent comme moyen.

30:50
Intervenant

Mais s'opposer, c'est aussi une façon d'exister au sein du Parlement. Il n'y a pas que la censure.

30:55
Sébastien Chenu

Bien sûr, mais on s'est opposé. Et on a voté aussi des textes. On nous a fait le reproche parfois de voter des textes du gouvernement. Nous, on n'est pas des gens sectaires, contrairement à la gauche. On a déjà voté des textes venant d'Emmanuel Macron, enfin de sa majorité, de LR, de la gauche, quand on considérait que ça allait dans le bon sens. Ce que la gauche ne fait jamais. Quand on propose l'abrogation des retraites, la gauche ne vote pas notre proposition. Ils sont incapables de la faire passer ensuite, alors que nous, on vote leur proposition. Vous dites, les électeurs pourraient s'interroger.

Vous avez vu que les sondages, je prends les sondages tels qu'ils sont, parfois ils sont moins bons, il faut aussi les prendre avec le même recul. Mais on démontrait que Marine Le Pen était celle qui avait aujourd'hui la femme politique qui emportait l'adhésion la plus importante de nos concitoyens. À ce stade ? Mais s'il y a encore une, deux, trois censures. Mais la censure, elle repose sur des faits objectifs. Lorsque vous êtes d'accord avec quelque chose, vous le soutenez. Lorsque vous n'êtes pas d'accord, vous votez contre. Lorsque vous pensez que ça fait peser un danger pour votre pays, vous censurez.

31:52
Présentateur

Allez, vous le disiez tout à l'heure, le responsable du blocage, selon vous, c'est Emmanuel Macron. Et Marine Le Pen disait cette semaine dans Le Parisien, Macron, c'est fini, ou presque ? Alors, contrairement aux Insoumis, vous ne réclamez pas la démission du président, mais vous en parlez un peu tellement souvent que ça revient au même, non ? C'est pas un peu hypocrite ?

32:07
Sébastien Chenu

Non, mais moi, je respecte le statut, la fonction, l'homme, président de la République. Et donc, je considère que si Emmanuel Macron, à un moment, a suffisamment de hauteur de vue pour comprendre qu'il est celui qui peut débloquer la situation, mais celui qui pose le problème de ce blocage, il en tirera lui-même les leçons et les conséquences. Vous voulez qu'il parte ou pas ? J'espère qu'il tirera les conséquences et qu'il partira. Donc, vous voulez cette démission ? À partir du moment, écoutez, c'est simple, si on ne réussit pas à voter un budget, si ça ne peut pas avancer avec François Béroud dans les mois qui viennent, la situation va devenir insupportable.

Pas uniquement, d'ailleurs, j'allais dire, pour les ménages des Français, pour les entreprises, pour les collectivités, à l'international. Et on sait très bien qu'Emmanuel Macron est le point de blocage. Je regardais, il y avait une enquête qui disait que 78% des entreprises n'ont plus confiance en Emmanuel Macron. Les fameux chefs d'entreprise qui portaient au pinacle Emmanuel Macron, le président de la Startup Nation, n'ont plus confiance en lui. Donc, je vous dis une chose. Vous souhaitez la démission d'Emmanuel Macron ? Si la situation se bloque, oui. Ce sont ses amis qui le feront partir, je veux dire, monsieur le croissant.

33:17
Intervenant

Vous avez le même objectif que Jean-Luc Mélenchon ?

33:20
Sébastien Chenu

Non, mais moi, ce que je veux, c'est qu'à la fin, on ait une situation claire pour que le pays avance. Ce n'est pas possible aujourd'hui. Si François Béroud est censuré, je le redis, les oppositions... Pour être très clair, si François Béroud est censuré, il doit démissionner Emmanuel Macron ? Attention à la politique fiction. Chaque jour est différent. On a du mal à voir ce qui va se passer demain ou même ce soir pour la compétition du gouvernement. Attention à la politique fiction. Moi, je prends les choses telles qu'elles arrivent dans l'ordre dans lequel elles arrivent. Je le redis simplement.

Si François Béroud chausse les escarpins ou les chaussures de Michel Barnier avec les mêmes individus pour faire la même politique, il aura le même résultat. Alors, si Emmanuel Macron démissionnait,

33:54
Présentateur

ce qu'il a toujours écarter, ça provoquerait une présidentielle anticipée, Ludovic.

33:58
Intervenant

Tout à fait. Et selon l'article 7 de la Constitution, elle devrait être organisée entre 20 et 30 jours. Est-ce que vous pensez que c'est un délai suffisant pour mener une vraie campagne ?

34:07
Sébastien Chenu

Oui, parce que je pense que les Français sont suffisamment informés de ce que pensent et ce que proposent les uns et les autres. On n'est jamais suffisamment informés. Je vais un peu vite peut-être en disant suffisamment, mais ils savent à peu près, je crois, ce que le Rassemblement national et Marine Le Pen proposent pour le pays. Ils savent à peu près la somme de dingueries que propose Jean-Luc Mélenchon et voient à peu près, je crois, l'état dans lequel la Macronie et tous ceux qui l'ont accompagné ont laissé le pays. Donc je pense qu'effectivement, les Français sauront choisir.

34:32
Intervenant

Ça veut dire que si demain, il y avait une présidentielle anticipée, Marine Le Pen, le Rassemblement national, serait prêt ?

34:37
Sébastien Chenu

Oui, nous sommes prêts. On continue à se préparer parce qu'on ne l'est jamais assez dans la vie. Mais oui, nous sommes prêts. Nous sommes prêts à assumer les plus hautes responsabilités au service des Français.

34:47
Intervenant

Jean-Luc Mélenchon va commencer à chercher à partir de janvier ses 500 signatures en cas de présidentielle anticipée. Est-ce que Marine Le Pen, le Rassemblement national, devrait faire de même ?

34:55
Sébastien Chenu

Oui, enfin, je pense que nous avons le volant d'élus. On n'a peut-être pas le volant d'élus nécessaire dans la mesure où on n'a peut-être pas les 500 signatures en magasin. Mais avec nos parlementaires, nos conseils régionaux, départementaux et maires, on doit approcher 350, 400 signatures. Donc, je pense qu'on n'aura pas, je l'espère, les mêmes difficultés que la dernière fois. Mais c'est quelque chose sur lequel nous travaillons, évidemment. Et pour vous, ce serait Marine Le Pen candidate et pas Jordan Bardella ? Non, mais vous savez, chez nous, on organise bien les choses.

Marine Le Pen est préparée et candidate à l'élection présidentielle, en tous les cas, le jour où elle le déclarera elle-même. Jordan Bardella est préparée et candidate à diriger le gouvernement de la France et à mettre en place nos idées à Matignon.

35:36
Intervenant

Vous dites que vous êtes prêts. Quelle leçon vous avez tirée de votre défaite aux dernières législatives ? On sait que vous pouvez dire que c'est la faute au Front populaire, les alliances contre... Front républicain. Front républicain, pardon. Front républicain contre le Rassemblement national. Mais c'est un peu court. On sait qu'au sein du Rassemblement national, il y a eu un aggiornamento, il y a eu une recherche aussi des causes de la défaite.

35:52
Sébastien Chenu

On en a parlé 100 fois, Mme Sorra Dubois. On en a parlé 1000 fois.

35:55
Intervenant

Il y a eu des péripéties politiques ces derniers mois qui ont montré que peut-être il y avait aussi des choses à modifier. Vous-même, vous avez changé un peu de braquet ces derniers temps. Pas de chaos et puis finalement la censure. Il y a eu des évolutions.

36:09
Sébastien Chenu

La censure n'est pas le chaos. C'est prévu par nos textes et nos institutions. Je veux bien que vous preniez Michel Debré pour un dangereux révolutionnaire lorsqu'il a construit cette constitution en 1958. Mais sincèrement, c'est quelque chose de très équilibré. Au-delà de ça, les leçons, c'est qu'effectivement, l'alliance des contraires pour nous faire barrage nous a empêchés d'accéder aux plus hautes responsabilités. Donc ça, ce n'est pas de votre faute. C'est ça que vous voulez dire. C'est une responsabilité. Nous devons continuer à expliquer et à rassurer les Français qui de bonne foi peuvent douter de nous. Je vais vers celui qui me contredit. C'est Montaigne qui écrit ça.

Eh bien, c'est notre boulot. Qui doutent sur quoi ? Eh bien, qui peuvent douter est-ce qu'avec le Rassemblement national, mes droits individuels ou collectifs seront respectés ? Oui, ils le seront. Et il faut expliquer. Moi, vous savez, je me souviens, je vous donne un exemple qui est très concret pendant cette campagne des législatives. Dans un train, un contrôleur SNCF me dit « Moi, monsieur, je vais voter pour vous, mais je suis inquiet. On m'a dit que vous alliez revenir sur le droit de grève. » Je dis « Mais monsieur, ça n'a jamais été dans notre programme.

» Il dit « Ah oui, mais il y a des tracts de différents syndicats entre les deux tours qui disent que le Rassemblement national va revenir sur le droit de grève. » Donc, il faut qu'on explique. On va protéger les Français dans leurs droits sociaux, dans leurs droits individuels, dans leur liberté, dans leur économie. Mais c'est vrai que c'est notre boulot que de l'expliquer. Et finalement, il est formidable ce challenge.

37:31
Intervenant

Alors, en cas de présidentielle anticipée, il y a en tout cas une donnée qui ne changerait pas, c'est la composition de l'Assemblée nationale, tout au moins jusqu'à l'été prochain, puisqu'aucune dissolution n'est possible. Comment vous feriez pour gouverner si Marine Le Pen l'emportait ? Vous seriez toujours à la tête uniquement d'un bloc de 141 députés ? Comment on fait ?

37:47
Sébastien Chenu

J'ose espérer que dans sa grande sagesse, le président de la République ne démissionnerait qu'au plus proche d'une date de possible dissolution. Démissionner en janvier pour ensuite faire fonctionner le pays sans majorité, sans président, n'aurait pas beaucoup de sens.

38:05
Présentateur

On rappelle que lui a dit qu'il irait jusqu'au bout de son mandat. Mais vous vous dites en gros à l'été, ça serait la bonne fenêtre pour vous. Vous croyez

38:10
Sébastien Chenu

qu'il va vous faire cadeau ? Il le croit. Comme il croyait quand il disait qu'il ne dissoudrait pas. Emmanuel Macron, je suis sûr, lorsqu'il dit qu'il ira au bout de son mandat, il le croit avec une certaine forme de sincérité. Le problème, c'est qu'au bout d'un moment, la situation vous met dans une autre position et vous oblige à changer votre position parce que les choses évoluent. Si le budget ne peut pas passer, on sera donc déjà plutôt fin février, vous voyez, eh bien, le président de la République devra reconsidérer les choses. Anne, sur la proportionnelle...

38:37
Intervenant

Très rapidement, sur la proportionnelle, l'étude de la fondation Jean Jaurès dit que si, effectivement, demain, il y avait la proportionnelle, on se retrouverait quasiment avec la même assemblée qu'aujourd'hui, c'est-à-dire trois blocs presque équivalents, sans majorité. Il la faut quand même, cette proportionnelle ? Je vous repose la cahier.

38:51
Sébastien Chenu

Non, mais l'étude que vous citez, elle n'est pas tout à fait fiable dans le sens où il y a plusieurs proportionnelles possibles. Il y a plusieurs génériaux. Alors, c'est un peu technique et tout, mais si il y a une prime majoritaire, regardez, dans les régions, c'est une proportionnelle avec une prime majoritaire qui permet une stabilité. Donc, c'est selon... Ça dépend d'un point de l'étude. Non, mais selon qu'elle soit dans des petits départements, dans tous les départements. Oui, il faut aller vers... C'est le chemin vers lequel il faut aller.

39:16
Présentateur

Alors, Jean-Luc Mélenchon résume l'enjeu de la prochaine présidentielle en disant « Ça se finira entre le RN et nous ». Est-ce qu'il a raison, Jean-Luc Mélenchon ?

39:24
Sébastien Chenu

Je crois. Je crois parce que... Et ce sera, je crois, difficile, d'ailleurs. Je crois parce que nous avons... Nous sommes les deux seules offres politiques lisibles et construites. Tous les autres ne sont pas capables d'offrir quelque chose de compréhensible aux Français. Et nous sommes les deux seules forces politiques, et je le regrette pour Jean-Luc Mélenchon, mais qui incarnons une certaine forme d'espoir. Nous, longtemps, nous n'avons pas incarné un espoir. Longtemps, on a incarné un mécontentement, une contestation, quelque chose d'autre. Aujourd'hui, on incarne... C'est gentil avec le nouveau

39:59
Intervenant

Front Populaire. C'est votre meilleur ami.

40:01
Sébastien Chenu

Aujourd'hui, nous incarnons un espoir que ça aille mieux. Mais il y a aussi des Français qui pensent qu'avec Jean-Luc Mélenchon, ça peut aller mieux. Je pense qu'il faudra... Ce sera notre boulot. Les convaincre du drame que vivrait notre pays si Jean-Luc Mélenchon venait à être élu. On va prendre au sérieux. Deux dernières très courtes

40:17
Présentateur

questions d'actualité.

40:18
Intervenant

Oui, cette semaine, Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné par la Cour de cassation à un an de prison ferme dans l'affaire Bismuth. Pour l'exercer, il devra porter un bracelet électronique. François Bérou a dit avoir de la peine après l'énoncé de cette condamnation définitive. Est-ce que vous aussi, vous éprouvez une même peine ?

40:37
Sébastien Chenu

De la peine. Je ne sais pas. Je me garde de sentiment personnel, mais je juge ça assez infamant et pour deux raisons. Infamant pour le président Sarkozy qui a été jugé sur des intentions. Donc, je trouve que c'est très étrange. Ça m'interroge, cette façon. Et infamant pour l'image de la France. Moi, je suis désolé. Je pense que pour l'image de notre pays, un président à qui on impose un bracelet électronique sur un dossier qui ne semble pas très solide, je pense que ça abîme notre image. On n'a pas besoin de ça.

41:08
Présentateur

Merci Sébastien Chouinu d'avoir été mon invité dans BFM Politique. Merci Anne Ludovic de m'avoir accompagnée. Merci à toutes les équipes qui ont préparé cette émission. Merci surtout à vous de l'avoir regardée. Tout de suite, vous retrouvez à faire suivante avec Dominique Rizet et Ronald Gintrange.