Incendies : "Il faut un grand plan Marshall" pour les sapeurs-pompiers, demande Matthieu Valet, eurodéputé RN
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On va pas parler des BRI maintenant
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« excusez-moi d'être technique et de vous apporter le point de vue du Rassemblement National »
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Un été de feu et de canicule, des pompiers en grève et déjà la bataille du budget 2027. À huit mois de la présidentielle, le Rassemblement National dit être prêt à gouverner. Mais que voterait-il dès maintenant ? Que fera-t-il demain ? Et avec quel argent ? Posez vos questions à notre invité au 01 45 24 7000 ou par message sur WhatsApp à ce même numéro ou sur l'appli Radio France. Bonjour Mathieu Vallet. Bonjour François Geoffrier. Vous êtes député européen du Rassemblement National et conseiller municipal à Lille. Parlons d'abord des pompiers. Ce sont eux les grandes figures de l'actualité de cet été 2026 face aux incendies et donc en grève pour demander plus de moyens.
Déçu de leur rendez-vous hier avec le ministre Laurent Nunez. Manifestation à Paris, ce sera fin septembre. Mais dans un contexte où il n'y a plus d'argent nulle part, est-ce qu'on va réussir à satisfaire leur demande d'être mieux équipé ? D'abord, moi je rends hommage à nos sapeurs-pompiers.
Et ils l'ont dit, ils ne veulent pas être qualifiés d'héros, ils veulent des moyens. Donc moi je suis étonné que dans la sixième puissance du monde, il n'y ait pas une cagoule anti-feu qui soit digne de ce nom, qui filtre les particules, qui peut leur permettre de faire face à des incendies violents, comme on l'a vu en Gironde, dans le Var ou même aujourd'hui dans Nord-Pas-de-Calais ou dans les Landes. Et donc on attend aujourd'hui, en 2026, que les sapeurs-pompiers soient au bout du bout et qu'ils aient consacré toute leur force à nous protéger face au méga-feu qu'a connu la France et qu'elle connaît encore aujourd'hui, pour leur acheter des cagoules dignes de ce nom.
Enfin, il y a des choses que je ne comprends pas, il faut que les...
C'est un manque de moyens ou c'est que l'innovation n'existe pas à ce stade ?
Il y a un grand manque de moyens, mais vous savez qu'il y a 1000 fourgons, engins incendies liés au feu de forêt en moins depuis 10 ans. Vous savez que les cadadères qu'Emmanuel Macron prétend avoir achetés ne sont toujours pas livrés. Les premiers arriveront en 2028 et les seconds, si j'ose dire, en 2032. Ils sont effectivement commandés et ça met du temps. Oui, mais gouverner, c'est prévoir, donc ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir, mais c'est comme les places de prison, c'est comme la police nationale et la gendarmerie. Tout le monde est à l'os et aujourd'hui, on constate bien que tout le monde, en fait, va être dans la rue.
Les policiers ont manifesté des bugies, ils n'ont pas obtenu de gain de cause. Les sapeurs-pompiers, vous l'avez dit, le 29 septembre sont dans la rue. Et moi, pardon, mais il faut aujourd'hui que cette loi de modernisation de la sécurité civile, il y a eu un beau veau de la sécurité civile qui n'a pour l'instant débouché sur rien. On attend qu'on ait quatre pompiers qui soient morts cet été. Je pense notamment à Anthony et Wilfried qui sont décédés près de Mérignac à Bordeaux. Et bien, pour que cette loi soit présentée, nous nous annonçons début septembre.
Donc, évidemment que nous, on est prêt à siéger l'Assemblée nationale avant l'heure, puisque normalement, les députés reprennent le chemin de l'école, si j'ose dire, fin septembre, début octobre. Donc, la réalité, c'est que oui, sur les moyens, les effectifs, vous avez vu qu'ils réclament 21 000 sapeurs-pompiers en recrutement. Aujourd'hui, on a 44 000 sapeurs-pompiers professionnels, on a 200 000 volontaires. Et la réalité, c'est que ce n'est pas suffisant pour faire face aux feux de forêt. Et puis, j'ai vu qu'il y avait eu des querelles entre les départements pour permettre de mettre à disposition des sapeurs-pompiers professionnels. C'est pareil.
Au XXIe siècle, il faut qu'on puisse libérer facilement des sapeurs-pompiers professionnels pour aller sur les feux. Il faut que, par exemple, dans les administrations, ça peut être une doctrine tout de suite adoptée par le ministère de l'Intérieur. On puisse libérer des policiers, des gendarmes ou l'ensemble des fonctionnaires pour pouvoir soutenir leurs frères d'armes. C'est tout ça qu'il faut mettre dans ce projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Il faut un grand plan Marshall, un grand plan d'investissement pour nos sapeurs-pompiers avec, évidemment, des choses chiffrées, des choses concrètes.
Puisque hier, les sapeurs-pompiers, en tout cas leurs neuf représentations syndicales, ce qu'ils ont reproché au ministère d'Intérieur, c'est de ne pas assez être concret, précis et donner des échéances avec des engagements, finalement, sur les sapeurs-pompiers.
Si on doit moderniser, c'est que la structure actuelle ne fonctionne pas. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pêche ? Est-ce que c'est l'organisation par département, avec ces fameux SDIS, les services départementaux d'incendiaire de secours ? Ou est-ce que c'est la coordination avec l'État ? Est-ce qu'un SDIS n'est pas proportionné pour un méga-feu, comme on a vu en Gironde ?
Non, mais je vous ai dit qu'il fallait développer la coordination entre les services départementaux d'incendiaire de secours. Aujourd'hui, vous savez qu'ils sont en partie financés par les départements, mais aussi par les établissements intercommunaux. Donc, il y a un certain nombre de financements qu'il y a, vous savez, nous ! Donc là, c'est le millefeuille qui pose problème pour vous ? Mais dans la France, c'est, globalement, toute cette technocratie qui pose problème. Les départements, les régions, mais nous, on a entamé une réflexion. On estime que d'abord, le maire, c'est le meilleur échelon. Ensuite, au niveau national... Mais chaque mairie ne peut pas avoir son bataillon.
Non, mais bien sûr, mais typiquement, les régions, c'est une structure d'un millefeuille administratif, aujourd'hui, qui est superflu. Voilà, on a les départements, les régions, les métropoles... Les régions, là, n'interviennent pas dans les faits. Non, mais je sais bien, mais il faut qu'on fasse des économies. Donc, on ne peut pas dire, on va financer plein de choses, et derrière, on n'économise sur rien. Bon, vous savez que nous, on a donné une palette d'économies sur beaucoup de sujets, sur les énergies intermittentes, 7 milliards d'euros, sur l'immigration, 15 milliards d'euros, sur aussi ce millefeuille administratif et ses agences, l'ARCOM, l'ADEME.
Alors, je sais que ça chagrine les écologistes, mais enfin, il faut bien trouver et proposer des économies. Nous, on les propose, et je ne sais pas si vous êtes au courant, mais si on continue avec un train de vie qui est au-dessus de nos moyens, comme on le fait actuellement, en 2029, toutes les sommes payées par les Français au titre de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire les sommes que prélève l'État sur le fruit de travail des Français, des particuliers, eh bien, ça sera dédié au paiement des intérêts de la dette.
Ça veut dire qu'on ne financera plus les sapeurs-pompiers, les policiers, les gendarmes, les magistrats, les médecins, les soignants, les hôpitaux, on financera les intérêts de nos créanciers. On financera tout ça à la fois, mais la dette continuera de se produire. On financera tout, on n'arrêtera pas de payer les fonctionnaires. Oui, enfin, vous me direz, si j'écoute Jean-Luc Mélenchon, il veut brûler les dettes de la France en croyant que ça va résoudre les problèmes et que, finalement, on rentrerait dans une grave crise financière nationale et européenne.
Non, nous, on est sérieux, on propose des économies sérieuses, et en réalité, oui, vous avez raison de me poser la question, sur ces économies qu'on fera, on les dépensera, on les investira, sur la sécurité, mais enfin, c'est la dernière de mon parti, donc nous, on n'a jamais entendu qu'il y ait des méga-feu, des drames et des situations de crise qu'on connaît actuellement pour faire ces propositions.
Et je rappelle que vous êtes aussi ancien porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police. Donc, je résume, un grand plan Marshall pour la sécurité civile. Il y a aussi cette question restée un peu en suspens au début de l'été. Là, on arrive à la fin, on espère, d'une énième vague de chaleur, avec des températures encore aujourd'hui autour de 38-40 selon les régions. Le plan climatisation que propose le Rassemblement national depuis plusieurs mois, où en est-il et ce qu'il est chiffré, ça y est ?
Oui, mais en fait, si vous voulez, on est sur un investissement assez conséquent lié à la climatisation. On veut d'abord climatiser, par exemple, les EHPAD, les établissements sanitaires où on a des personnes de notre population les plus fragiles, les administrations également, en particulier les écoles, les crèches et les établissements scolaires, parce qu'on ne peut pas faire accueillir et faire étudier nos enfants dans des fournaises et dans des bouleurs thermiques qui sont à 30-35 degrés, et même parfois obligés de fermer ces établissements et les empêcher d'avoir cours, parce qu'il y a cette problématique du réchauffement climatique et des canicules qui s'enchaînent.
Je rappelle que depuis le début de l'été, mais même depuis fin mai début juin, on enchaîne des vagues caniculaires comme on le connaît actuellement dans notre pays. Et hier était la journée la plus chaude. Mais oui, nous avons un plan d'essence pour faire simple, parce que je ne veux pas noyer des chiffres vos auditeurs, mais en réalité, ce qu'on veut, c'est nous équiper sur 10 ans. Alors d'abord, sur une première tranche de 5 ans, on est des gens sérieux, on ne peut pas promettre de raser gratis, surtout avec les finances que vous connaissez actuellement que M. Macron nous laisse.
Mais en tout cas, on veut d'abord équiper les administrations prioritaires et ensuite, on va inciter les Français à pouvoir installer, équiper leurs logements de systèmes de climatisation. Mais regardez, je ne sais pas si vous avez entendu, je l'avais déjà dit sur d'autres médias, mais on vient d'avoir à Amiens un commissariat de 45 millions d'euros. On se dirait que dans un État moderne, dans un État stratège, dans un État qui lui-même lance la fabrication du commissariat, il va adapter aux changements climatiques. Il n'y a pas de clim, les vides sont fermées, il n'y a pas d'adaptation pour que les agents puissent travailler en période caniculaire.
Donc des fois, il fait 30, 32 degrés dans les locaux. Est-ce qu'on accueille des victimes dans ces conditions-là ? Est-ce qu'on fait travailler des policiers dans des conditions extrêmes ? Dans un commissariat de 45 millions d'euros où les portails ne fonctionnent plus, où il n'est pas adapté aux changements climatiques, et où finalement, les problèmes s'enchaînent parce qu'il est bourré de malfaçons. Ce n'est pas la manière digne de dépenser les agents des Français.
Les malfaçons dans ce commissariat, vous mettez la clim dans les commissariats, je l'entends, dans les hôpitaux, les EHPAD, les écoles. On commence d'abord par les hôpitaux, les EHPAD,
parce que vous avez vu que les hôpitaux, c'était la honte de la France, la honte du monde entier de devoir mettre des couvertures anti-feu et des couvertures de protection aux fenêtres parce qu'il n'y avait pas de climatisation.
Et on en parlait avec nos invités à 7h50 juste avant vous. Donc là, c'est un financement de l'État, si je vous suis. Si ce sont dans les hôpitaux...
Non, en fait, pour faire simple, ça sera des emprunts qui seront financés par les particuliers et que l'État soutiendra. On a présenté avec Thomas Ménager, par exemple, un nouveau système. Vous savez, MaPrimeRénov', nous, on a proposé un système différent où on vient... C'est-à-dire que moi, en particulier, je pourrais prêter à l'État... Non, non, non, c'est l'État qui vous soutiendra avec des taux d'intérêt très bas. Mais pour les hôpitaux ? Pour les hôpitaux, oui. L'État investira sur un budget de remodernisation. Mais oui, vous savez, l'hôpital, ça fait un moment qu'on dit qu'il faut changer le fonction de l'hôpital.
Là aussi, il y a un millefeuille. Hôpitaux, c'est plutôt géré par les collectivités et par un financement étatique. Les écoles, le bâti, c'est la commune.
Mais les collèges, c'est les départements et puis les lycées, les régions. Mais même, vous avez les agences...
Vous n'avez pas un chèque global de l'administration Rassemblement National qui arriverait au pouvoir en 2027 sur la climatisation ? Non, mais d'abord, quand on va...
Si, si, si, il y a un chiffrage global de plusieurs milliards d'euros sur laquelle Jean-Philippe Tanguy a présenté le projet. Simplement, ça sera un package global. Vous savez que si on produit en France, on fait moins de pollution. Vous savez que si on protège nos frontières et nos États membres de l'Union Européenne, singulièrement la France, de produits qui viennent de Chine, qui viennent du monde entier, sur lesquels on n'impose rien, alors qu'à nos entreprises, on impose tout, y compris nos agriculteurs, oui, c'est un package complet. Il n'y a pas uniquement la climatisation qui est liée à cette lutte contre le réchauffement climatique
et à cette lutte contre les bouillards thermiques. Mathieu Vallée, vous êtes député européen du Rassemblement National. Vous avez parlé des énergies intermittentes que sont l'éolien et le solaire, selon votre vocabulaire. Le Rassemblement National plaide pour plus de nucléaire, mais on voit cet été qu'il y a aussi des limites avec les méduses sur la centrale de Gravelines, la plus grande de France, la Garonne trop chaude dans la centrale de Golfech pour la quatrième fois de l'été. Est-ce que ça ne prouve pas qu'il faut un mix énergétique reposant sur plusieurs piliers costauds et qui puissent prendre le relais l'un de l'autre ?
On est pour une énergie nucléaire parce que c'est une énergie décarbonée, donc ça permet de limiter les impacts du CO2 sur l'échauffement climatique. Donc c'est pour ça que nous, nous proposons effectivement que la France soit pleinement à nouveau engagée dans le nucléaire. Je rappelle que Fessenheim, cette centrale nucléaire a été fermée par M. Hollande et validée par M. Macron définitivement pour des accords avec des écologistes. Mais est-ce qu'il faut un moratoire sur les énergies renouvelables ? Oui, mais on peut par exemple les barrages hydroalcooliques, par exemple sur d'autres énergies qu'on peut investir également.
Mais oui, l'énergie solaire, l'énergie liée aux éoliennes, ce n'est pas l'alpha et l'oméga, ça coûte cher et ça ne rapporte pas autant d'énergie qu'on peut espérer. Et puis regarde en Espagne, il y a eu un blackout lié à toutes ces énergies intermittentes et l'Allemagne, parce qu'elle n'a plus fait le choix de nucléaire et qu'elle a voulu faire plaisir aux écologistes, elle a dû finalement rouvrir des centrales à charbon. Mais on voit bien qu'il faut un peu de tout et qu'il faut des panneaux solaires quand trois réacteurs nucléaires de Graveline sont à l'arrêt.
Non, il faut plus de centrales nucléaires avec évidemment une anticipation du fait que par exemple, moi je suis du Nord, donc Graveline à Dunkerque, je sais très bien comment est positionnée en fonction de ces centrales nucléaires dans le sens où elle a déjà été confrontée à des problèmes d'invasion de méduses ou des difficultés liées à cette thématique. Il faut évidemment installer les EPR de deuxième génération, même de troisième génération.
C'est aussi un investissement aujourd'hui qui prend du temps, qui coûte beaucoup plus cher que prévu et sur lequel on devra aller plus vite parce que ça permet aussi de bénéficier d'une énergie dans laquelle on est indépendant et sur laquelle, je le rappelle, on permet d'assurer à la France sa souveraineté et sur lequel Emmanuel Macron avec du retard à l'allumage comme d'habitude a annoncé un plan d'investissement en 2022.
Et vous l'avez dit, ça va coûter plus cher que prévu. C'est la rénovation du parc actuel d'ici 2035, plus 70-73 milliards d'euros pour les six nouveaux EPR. Ça fait 200 milliards d'euros. Ça va forcément, et c'est plus cher que les réacteurs précédemment construits, ça va forcément se payer sur les factures d'électricité.
Aujourd'hui, ce qu'on paye sur les factures d'électricité, c'est les règles du marché européen de l'énergie. En fait, on indexe des prix sur des indicateurs qui ne sont pas les nôtres et qui, en fait, il faut augmenter les factures. Je vous rappelle qu'elles ont augmenté au mois d'août. Moi, j'ai même reçu un mail, je pense que vous l'avez reçu, qui indiquait que le gouvernement avait décidé sur les prix réglementés d'augmenter le prix du kilowattheure. Donc, la réalité, c'est que nous, on souhaite que... Mais ce marché nous a permis d'éviter le blackout quand, à l'hiver 2023, on était en déficit.
On va aller dans le fond dans le nucléaire et que l'Espagne et le Portugal, par exemple, dérogent aux règles du marché européen d'électricité. Donc, on ne veut pas en sortir, mais on veut simplement changer le fonctionnement de ces règles. Donc, c'est pour ça que, comme l'Espagne et le Portugal, qui ont en moyenne 20-30% de baisse de leur facture d'électricité liée à ce changement des règles auxquelles ils bénéficient par exception ibérique, et bien oui, nous, on n'est pas les dents de la farce sur le même titre que l'Allemagne bénéficie d'un rabais de sa contribution au budget de l'Union Européenne. Je ne vois pas pourquoi la France, elle paierait toujours plus que tout le monde.
Elle ferait la faillote de plus que par rapport aux autres pays de l'Union Européenne. On en bénéficie dans les deux sens
quand on manque d'électricité et le reste du temps
quand on en exporte. Oui, mais on peut continuer sur ces systèmes-là sans payer des prêts exorbitants basés sur le prix du gaz, par exemple. Je ne vois pas pourquoi on prend un index du prix du gaz qui nous coûte beaucoup plus cher que le prix de l'électricité sur la centrale qui, en fait, va nous coûter la plus cher. Je caricature pour que nos auditeurs comprennent bien parce que c'est hyper technique et puis avec beaucoup d'humilité, moi, en tant que grand conseiller de la police, je découvre ça aussi depuis deux ans et demi quasiment en tant que député de l'Union Européenne et de la France au Parlement Européen. Mais voilà, c'est quelque chose sur lequel nous, on veut avancer.
Mais vous me posez des questions sur tous ces financements, mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron va laisser un pays au bord de la banqueroute, un pays au bord de la faillite, un pays où toutes les crises s'acculent. Vous avez vu que la rentrée sociale s'annonce très chaude sans faire du jeu de mots. Et on va parler de la sapeur-pompier dans la rue, les policiers, les gendarmes à nouveau dans la rue en septembre. Non mais, je suis en train, je ne sais pas si vous en avez parlé, mais cet été, vous avez les sapeurs-pompiers qui luttent contre les méga-feux, mais vous avez des attaques au couteau à Epinal où le gars est considéré comme cap psychiatrique.
À Toulouse, des policiers ont failli les municipaux y rester à la carotide. Non mais, c'est aussi des crises. Moi, aujourd'hui, il y a un gros sujet aussi sur ces organes d'État qui ne fonctionnent pas très bien parce que le président de la République
se fout de la gueule du monde. Vous parlez de la rentrée sociale. Le gouvernement envisage visiblement un déficit à 4,9% du PIB en 2027, à peine mieux que cette année, 5,1%. Est-ce que c'est un budget qui est en train de se construire qui vise à ne froisser personne autant que possible puisqu'on est juste avant une présidentielle ?
Non mais, c'est un budget encore qui va faire les poches des Français de ce que moi, je comprends pour l'instant. Alors, on n'a pas tous les détails et les aboutissants. Évidemment, on ne va pas faire de procès d'attention et attendre ce que le gouvernement va nous présenter. Mais moi, je ne fais pas de la politique fiction. Je dirais ce que M. Lecornu, au nom du gouvernement, présente comme budget. On voit qu'il y a des réflexions.
Par exemple, un gel partiel des retraites, ça revient dans la frère. Vous savez que c'était
une ligne rouge,
nous,
de désindexer les retraites de l'inflexion. Par exemple, bien sûr, on ne peut pas faire payer à nos retraités finalement l'argent jeté par les fenêtres par le gouvernement. Nos retraités n'ont pas été les dindons de la force d'un gouvernement qui ne sait pas gérer le budget de la France alors que 3 500 milliards de dettes.
C'est moins revalorisé
que ce qu'il y aurait pu être avec l'inflation. On va appauvrir des retraités qui ont consacré toute leur vie au dur labeur de leur travail et à la sueur de leur front. On va les appauvrir et on va leur baisser leur pouvoir d'achat parce qu'on a un gouvernement qui a jeté l'argent par les fenêtres depuis presque 9 ans.
Mais la dette publique est celle, a priori, de tout le pays, de tous les Français. Mais je ne suis pas content de la dette
qu'a créé le gouvernement. Nous, on n'était pas en responsabilité, ça faisait payer. Vous aurez du mal
à faire payer individuellement Emmanuel Macron
ou ses ministres du budget pour la dette. Pour assumer la responsabilité politique et être responsable politique, ce n'est pas simplement avoir des voitures avec chauffeurs, des voitures avec gyrofares qui sont accordées d'ailleurs à M. Raffarin, à beaucoup de gens. c'est faire en fait des budgets sérieux, responsables et qui ne mettent pas en fait la France au bord de la banqueroute comme on le connaît aujourd'hui.
Mais il faudra sans doute demander un effort à des catégories larges de Français.
On va d'abord demander des efforts à des gens qui ne contribuent pas ou qui ne payent pas des cotisations comme des étrangers qui bénéficient de prestations immédiatement sans contrepartie. Ce n'est pas raciste de dire ça. Et j'entends souvent sur notre antenne des gens qui s'en offusquent mais qui ne proposent rien à côté. On a des escrologistes qui proposent finalement de faire payer les Français honnêtes, de faire payer les retraités mais qui ne s'attaquent pas à la dépense publique inutile, les agences de l'État. Est-ce que vous lisez les rapports du Conseil économique, social et environnemental qui s'issuent à deux pas d'ici paliers d'Iéna et qui nous coûtent un pognon de dingue ?
Est-ce qu'en fait on a aujourd'hui l'ARCOM et l'ADEME qui font la pluie de beau-trois qui sont élus par personne et qui n'ont aucune légitimité démocratique dans un pays où Général De Gaulle disait que le pouvoir suprême appartenait au peuple ?
Les agences dont vous parlez c'est aussi France Travail, le CNRS, Météo France, dont on a bien besoin. Oui bien sûr, mais je n'ai pas dit qu'on n'ait pas besoin
de toutes les agences. Ils se sont plutôt celles que je viens de citer qui coûtent le plus cher. Oui mais on peut faire une cure d'un... Non mais tout le monde a besoin d'une agence parce que tout le monde a besoin de postes et besoin d'argent d'un public pour vivre mais la réalité c'est que nous on n'est pas là pour faire plaisir aux gens, on est là pour être responsables et de proposer des économies dans un sens et des dépenses sérieuses dans un autre. Et avec quelle méthode
puisque à nouveau on n'a pas de majorité il faudra sans doute un 49-3 voire des ordonnances Vous parlez pour le budget pardon je pensais
que si vous parliez
si on était aux responsabilités
il faudrait pour le budget qui arrive. Je parle pour le budget
qui arrive et qu'il va falloir négocier et qu'il sera en pleine campagne électorale. Est-ce que là aussi sur la méthode pour faire adopter ce futur budget 2027 l'ERN a des lignes rouges ou est-ce que finalement j'allais dire avant que vous arriviez au pouvoir qui est votre objectif vous dites bon on verra bien et puis on refera un budget quand on sera en poste.
Non mais c'est pas parce que l'année prochaine c'est l'année présidentielle et qu'évidemment on comptera pour cette période de présenter nos thématiques qu'on va raser gratis on va pas gréver encore plus le budget de la France pour acheter la PSO7 pour que M.
Lecornu puisse terminer tranquillement le mandat à Matignon que le président lui a donné en mai 2027 et singulièrement après les élections législatives donc la réalité c'est qu'on sera exigeant comme on l'a été l'année dernière je rappelle que nos députés à l'Assemblée nationale le but c'est pas de faire le concours de celui qui était le plus longtemps dans l'hémicycle mais en tout cas quand on est élu par le peuple le but c'est pas de faire qu'on a France Insoumise de bordéliser la rue et d'aller manifester aux côtés des organisations syndicales le but c'est de faire ce pour quoi nos députés sont payés c'est-à-dire les défendre au sein de l'hémicycle là où se décide la loi française donc soutenir les corps comme les sapeurs-pompiers comme les policiers les gendarmes comme les salariés comme les travailleurs on le fait notamment aux usines lorsqu'elles ferment et lorsqu'on rencontre les organisations syndicales mais le but c'est d'être efficace et d'obtenir des résultats au sein de l'hémicycle quand on lutte contre les taxes quand on lutte contre les dingueries de l'extrême gauche ou de la gauche quand ils veulent taxer les boissons sucrées quand ils veulent taxer finalement les bouteilles d'eau ou toutes ces dingueries que les français comprennent pas heureusement qu'on est là pour faire opposition parce que la Macronie elle est souvent bien paresseuse quand elle dort pas ou quand elle n'est pas présente dans l'hémicycle Mathieu Vallée
on va aller au standard de France Inter Dominique nous a appelé bonjour Dominique
oui bonjour le Front National compte durcir les conditions d'immigration est-ce que parallèlement en termes de rééquilibre il compte également durcir les conditions d'attribution des indemnités chômage
c'est-à-dire pour rééquilibrer
Dominique rééquilibrer c'est facile à comprendre actuellement les industries disposent d'une manœuvre facile peu payée grâce à l'immigration beaucoup d'entrepreneurs commencent à s'inquiéter si l'immigration est réduite mais à condition également qu'on puisse à son raconté sur les 4 millions ou je ne sais plus combien de chômeurs qui existent actuellement pour qu'on pour qu'ils reprennent plus facilement et le travail par exemple une condition qui pourrait être au bout de deux propositions en cas de refus deux propositions d'emploi en cas de refus on supprime les indemnités chômage
Mathieu Valais votre réponse non mais d'accord mais moi je vais revenir sur un principe simple il faut arrêter de faire croire que les chômeurs sont des paresseux vous savez moi ma mère elle a travaillé depuis l'âge de 14 ans elle a été victime d'un licenciement économique parce que sa boîte a fait faillite une boîte d'aide à la personne c'est un sacerdoce un chemin du combattant pour retrouver un emploi elle a réaccepté de prendre une formation d'aide soignante elle a réaccepté de râler sur les bancs de l'école elle a 58 ans donc la réalité c'est qu'aujourd'hui beaucoup de gens qui perdent leur emploi d'abord c'est pas de leur faute et ensuite ils se battent pour le récupérer et puis il a d'âge de dire donc pas de durcissement des conditions non mais il faut arrêter de faire croire que les immigrés prennent le travail ingrat que les français ne veulent pas occuper il y a beaucoup de français qui font un emploi qui cumulent plusieurs emplois qui se lèvent tôt le matin qui rentrent tard le soir et qui gagnent à peine le SMIC à la fin du mois donc la réalité c'est que oui dans la restauration dans l'hôtellerie dans le bâtiment pour citer ces secteurs attention il faut inciter nos jeunes dès la formation professionnelle dès la formation initiale où tout le monde ne peut pas être Shakespeare ou ne peut pas être finalement Einstein la réalité c'est de trouver un emploi à des jeunes qui ont une impétence pour ces emplois de bien les former et de leur permettre d'intégrer le marché de l'entreprise avec finalement une dignité de pouvoir vivre à l'assureur de leur front et avec un salaire convenable à la fin du mois maintenant moi évidemment nous on luttera contre la fraude on luttera contre les abus on luttera contre des employeurs parfois c'est pas évidemment la généralité qui profite du travail clandestin qui profite finalement de rabaisser les salaires et de mettre finalement le marché plus bas que terre pour pouvoir redonner une fierté à des travailleurs qui se battent chaque jour pour prendre un emploi la question de Dominique c'est de dire qu'il y a des lâches et qu'il y a des profiteurs donc nous on est pour lutter contre la fraude maintenant sur le marché du travail eux non l'idée c'est pas de matraquer fiscalement ou de réduire les indemnités du chômage de gens qui cotisent parce que les gens qui touchent les indemnités du chômage c'est des gens qui cotisent sinon il y a le RSA à 574 euros par mois donc la réalité c'est qu'on peut pas dire qu'on est des gens qui s'enrichissent grâce à leur période de chômage et surtout ceux qui bénéficient du chômage cotisent c'est pas ce que disait Dominique mais la question était sur le durcissement futur je viens de vous répondre l'idée c'est de durcir finalement les conditions d'accès au travail pour les gens qui n'ont pas y avoir accès et l'idée c'est de soutenir des gens qui perdent leur emploi qui veulent retrouver un emploi par de la formation et par un accès au chemin du travail et d'ailleurs dès la formation professionnelle autre question
celle d'Hélène bonjour à vous Hélène
bonjour
bienvenue sur France Inter on vous écoute
merci alors c'était pas vraiment une question c'était plus une constatation une consternation plutôt quand j'entends de la part d'une personne appartenant à un groupe qui vote systématiquement contre l'écologie en toutes les mesures qu'on essaye de mettre en place par rapport aux dérèglements climatiques voilà le RN vote systématiquement contre voilà ça va être la suppression des éleveux la réintroduction des néonicotinoïdes et j'en passe donc voilà ça me fait rire en même temps ça me met vraiment en colère d'entendre à la radio une personne du RN qui dit qu'il faut plus de pompiers plus de gendarmes c'est une chose mais attaquer le problème à la source pour moi c'est quand même mieux donc voilà
question d'Hélène pour vous Mathieu Vallée entre les causes et les conséquences en quelque sorte
bon je sais pas si Hélène elle n'a pas l'habitude sur France Inter d'entendre des représentations du peuple j'appelle madame que le Rassemblement National c'est le premier parti de France et à l'Assemblée et au Parlement Européen par le vote des Français donc il faut arrêter de croire qu'on est des pouilleux ou qu'on est des gens qui sommes contre tout c'est pas la réalité la réalité c'est que les ZFE que vous parlez c'est une apartheid sociale est-ce que vous trouvez normal que des gens qui viennent de la campagne ou des banlieues ne puissent pas accéder à des centres-villes dont ils représentent une minorité de pollution parce qu'on veut faire plaisir à des bobos qui eux ont accès à tout au transport à l'emploi au commerce donc je suis désolé nous on n'est pas pour une France à deux vitesses on est pour une France unifiée et pardon je vais être long mais je vais pas m'excuser de défendre des policiers et des gendarmes madame sans sécurité il n'y a pas de liberté l'écologie c'est un sujet très important mais nous on estime aussi que la sécurité c'est très important voilà donc oui vous m'entendrez toujours battre et combattre des idées d'extrême gauche qui font des policiers des gendarmes une cible et pardon vous m'avez pas posé la question je sais que c'est pas l'apanage de votre chaîne radio mais sur la réforme de la police judiciaire ou sur Gérald Darmanin qui se refait une cure sur d'autres policiers précisément je voulais vous poser la question je vais l'amener si vous me permettez c'est quand même fort de café non mais voilà après l'affaire Liana je vais pas m'excuser pour ça quoi
on a donc après l'affaire Liana Gérald Darmanin qui envoie il y a quelques jours une note aujourd'hui ministre de la justice à son collègue ministre de l'intérieur Laurent Nunes pointant un certain nombre de défaillances selon le ministère de la justice du côté des instances qui font les enquêtes les enquêteurs police et gendarmerie Laurent Nunes répond qu'il va répondre point par point à cette note est-ce qu'on n'est pas dans une classique guéguerre entre police et justice alors que la sidération des français sur le dossier est toujours là
mais il manque pas de toupé Gérald Darmanin il a blessé beaucoup de policiers et gendarmes qui chaque jour et même chaque nuit se battent contre une procédure pénale qui est devenue un carcan judiciaire qui est devenue une jungle judiciaire se battent contre toutes ces règles et ces normes comme les agriculteurs d'ailleurs et comme les sapeurs-pompiers qu'on impose vous avez vu que la débloue qui aubert les camions de pompiers c'est quand même une dinguerie écologiste soit disant qui a permis à des sapeurs-pompiers de ne pas lutter efficacement contre les feux et qui ont dû parfois revenir avec leur camion Sur l'affaire Liana Oui mais je vous parle en fait c'est tout le pays qui est aujourd'hui au bord du gouffre et sur l'affaire Liana on ne peut pas autoriser et admettre qu'un ministre de la justice qui a un bilan à Beauvau 4 ans à Beauvau qui aujourd'hui compte à ce que ça a été le faux soyeur de la police judiciaire le faux soyeur de la police nationale vous savez qu'il manque pour moi 10 000 OPJ si on voudrait traiter toutes les procédures judiciaires vous savez que les usages produisent le moyen de paiement les escrocs créent les abus de confiance aujourd'hui calent les armoires des commissariats parce que c'est complexe parce que c'est technique parce qu'on n'a pas assez d'enquêteurs formés spécialisés mais qu'est-ce qu'a fait Gérald Darmanin durant 4 ans à Beauvau sa réforme de la police nationale qui l'a menée en même temps que les Jeux Olympiques moi j'étais au syndicat dépendant des commissaires on lui a dit c'est pas le bon tempo le bon moment et la bonne réforme il n'a pas écouté les organisations représentatives des syndicats c'est bien d'écouter les représentations fassent la promotion de ces bouquins de ces pièces de théâtre il était où dans cette simplification où il demandait des codoriages à des organisations représentatives des policiers la réalité c'est qu'on a des policiers des gendarmes aujourd'hui qui sont à bout de souffle parce qu'ils sont bien seuls et bien abandonnés dès que c'est compliqué dès qu'il y a eu la ferme à elle le président de la pluie qui a sacrifié Florian le policier qui a fait feu sur ce conducteur qui a refusé d'empérer et sur lesquels moi je les soutiens non mais pardon de le dire mais pareil lorsque monsieur Macron a parlé de violence policière ils contrôlent au facet sur brut maintenant dès que c'est compliqué à faire l'affaire Liane et que ça compromet leur chance de pouvoir se présenter à chaque fois ils sacrifient les policiers et les gendarmes donc c'est bien beau de leur faire un bisou sur les cérémonies et de leur mettre un poignard dans le dos dès que c'est compliqué difficile un ministre intérieur quand même un ministre de la justice surtout quand on a été à la Beauvau avant il est là pour défendre nos forces de l'ordre les recrutements d'OPJ la simplification de la procédure pénale mais aussi le paiement des heures supplémentaires et les BRI monsieur
ils ont toujours pas on va pas parler des BRI maintenant on a ouvert pas mal de chapitres avec vous
excusez-moi d'être technique et de vous apporter le point de vue du Rassemblement National comme quoi on n'est pas si mauvais et incompétent que certains de vos auditeurs nous interrogent ou parfois j'entends des éditos sur votre antenne notamment de journalistes qui sont pas forcément pour notre parti tant mieux mais ça serait bien que ça soit argumenté et je reviendrai pour faire un débat avec eux si vous m'invitez du Rassemblement National vous serez réinvité
comme les autres membres de votre parti bien sûr
pour le Rassemblement National
Matthieu Valet