Shein au BHV, c'est déjà fini
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Motleur Chine au BHV, c'est fini. La société des grands magasins qui exploitait le BHV Maré depuis 2023 a annoncé mardi céder le fond de commerce à l'actuelle équipe dirigeante l'occasion pour elle de se de mettre fin à son partenariat avec le groupe de Fast Fashion Chin. Une victoire pour les commerçants est peut-être le signe d'un retour des grandes marques qui avaient déserté le BHV en signe de protestation.
L'occasion de revenir sur le positionnement de la mairie de Paris depuis le début de cette affaire avec l'adjoint au maire en charge de l'emploi et de l'insertion Nicolas Nicolas Bonéoulage pardon. Bonjour. Bonjour.
Merci Nicolas Bonetouad d'être venu en direct avec nous et en studio pour parler de du dossier Chine. Vous étiez venu plusieurs fois au début quand l'affaire était à son commencement pour manifester votre inquiétude et on était nous-même assez perplexe sur cette sur cet événement qui avait été accompagné quand même une certaine ferveur d'une part d'une partie de la classe politique. C'est formidable cette France qui s'ouvrait au marché international malgré les ravages que l'on sait que peut faire une telle plateforme et surtout à notre commerce de proximité à notre production industrielle avec quelques leaders politiques qui s'étaient prononcés total.
Aujourd'hui, nous apprenons que l'opération l'expérience fine pourrait fendre fin en décembre. Qu'est-ce qui s'est passé ? Soyez très précis Nicolas Volet ou Loulage.
Est-ce que c'est eux qui ont commis une erreur, j'allais dire d'appréciation économique commerciale ou est-ce que la mobilisation, la prise des consciences fait que ben ils ont pas eu le succès qu'ils escomptés ? D'abord, le positionnement de la ville a été clair dès le début et on avait même dit qu'on que monsieur Merlin nous déclarait la guerre au moment où il a mis une affiche à son effigie et des kakmonau noirs le long de la rue de Roui pour l'ouverture de du magasin. Donc la ville de Paris et les élus, que ça soit l'époque d'Algour Emmanuel Grégoire qui était député qui est maire aujourd'hui, moi-même on s'est toujours mobilisé contre l'ouverture de ce magasin.
Est-ce que ça change quelque chose ? Vous n'aviez pas le pouvoir ? C'est on est dans une dans une économie de de Je pense qu'il y a une prise de conscience. il y a une prise de conscience parce que beaucoup euh de médias ont relayé.
Euh ça a été quand même un un sujet euh très abordé qui a amené aussi une commission d'enquête parlementaire et donc c'est une prise de conscience de ce qu'est l'ultra fash fashion et les dégâts qu'il y a derrière en terme de travail. D'abord parce que la majorité des travailleurs sont dans des conditions d'esclavage et vraiment des situations très graves. La nocivité des produits, des produits qui sont nocifs pour la santé et la case du commerce dans nos pays en France et notamment à Paris.
Et donc ça a été une grande prise de conscience et en même temps ceux qui ont voulu voir ce que c'était qui sont allés au BHV, ils ont vu que c'était pas terrible, que c'était pas moins cher et que en finalement ça marche pas. Ce que je veux vous dire c'est que c'était un engagement politique de la mairie de Paris. En aucun cas, une autorité municipale n'a la possibilité de d'interrompre, d'empêcher.
Ça c'est on est d'accord, c'est les lois du commerce. Par contre, que vous vous milisiez en tant que mairi de Paris, vous alertiez ben vos concitoyennes, vos concitoyens, les médias, l'opinion publique sur la dangerosité de ce produit, ça ça a pu faire de l'effet et ça en a fait visiblement. Je pense qu'on a joué notre rôle politique d'un point de vue de la bataille des idées.
Bien sûr. Après, on n pas tous les pouvoirs, mais je voudrais aussi penser au salariés parce que les premiers qui ont alerté de la situation du BHV il y a 3 ans quand monsieur Merlin a pris avec la société des grands magasins a pris les règnes du BHV. De suite, les salariés se sont mis en intersical, sont venus nous voir en disant "On va dans le mur.
Le projet de monsieur Merlin n'est pas viable. On ne sait pas d'où vient l'argent. On ne connaît pas son projet commercial.
Et donc moi je pense que un des enseignements à retenir, c'est de faire confiance au salariés, c'est euh d'avoir un peu plus de pouvoir au sein des entreprises et que aussi les collectivités puissent avoir du pouvoir parce que l'enseignement a tiré, c'est comment monsieur Merlin en 3 ans a pu détruire ce magasin, c'est un magasin qui se meurt aussi aujourd'hui. Comment a pu supprimer plus de 50 % des salariés de ce magasin qui avaient une grande expérience, une grande expertise et qui était apprécié de tous les Parisiens ? C'était l'un des magasins les plus appréciés et qui avait une renommée parisienne.
Comment on peut laisser faire un homme seul qui a détruit tout ça en 3 ans ? En 3 ans à peine ? Donc la question qu'on doit se poser, l'enseignement qu'on doit tirer, c'est un bah c'est le fruit du capitalisme débridé, laissé faire par l'Union européenne, laissé faire par nos gouvernements.
Notamment on pense à un des lobistes en interne qui était monsieur Castaner qui a été ministre, qui a été l'un des promoteurs auprès de ses collègues la son nationale du modèle d'ultrafction. Comment on peut laisser faire ça ? Comment on a pu laisser faire aussi la case de l'emploi ?
Parce que il n'y a pas eu de PSE, il n'y a pas eu d'accompagnement des salariés. Or, le l'intersyndical s'est mobilisé, a manifesté, a fait euh valoir ses droits et on a laissé faire. Donc aujourd'hui, c'est une bonne nouvelle que monsieur Merlin lâche l'affaire.
C'est une bonne nouvelle d'avoir annoncé que euh Chine s'en irait. Maintenant, il faut concrétiser parce que c'est des annonces. Donc nous on attend la concrétisation de ces annonces et on souhaite avec le maire de Paris recevoir la nouvelle équipe dirigeante, monsieur Carles Stéphane Cotandin qui était quand même le bras droit de Frédéric Merlin.
Donc on souhaite le recevoir, connaître un petit peu son orientation, qu'est-ce qu'il va faire ? Mais aussi il y a des choses dont on a besoin de savoir, c'est qu'il reste des dettes. Il y a des marques qui n'ont pas été payées.
Il y a une situation qui est presque une situation de cessation de paiement et de liquidation de l'entreprise. Donc comment on redresse la barre ? Quel est le nouveau cap ?
Et évidemment puisque beaucoup de marques sont parties quelles sont les nouvelles marques qui vont revenir et et l'avenir des employés Nicolas Boulad les actuels dirigeants du BHV ne sont pas totalement responsables. Ils ont pris la situation en marche. Ce phénomène est symptomatique de cette politique néolibérale effectivement et d'une d'un européisme BA. [raclement de gorge] les quatre grandes institutions qui étaient les galeries barbestes, la samaritaine, le bon marché et le BHV bas hôtel de ville célèbre pour sa cacillerie notalement qui était des phardes du commerce de proximité parisienne même si c'était ce qu'on appelait des grands magasins ne sont que le reflet d'un abandon de l'industrialisation de l'économie française des renoncements.
Voilà on s'est vendu [raclement de gorge] au dirigeants qui se sont couchés devant toutes les instances commerciales internationales. L'alignement sur une concurrence déloyale et est totalement faussée qui a ruiné nos notre production. La vraie solution, elle est quand même de redresser l'économie du pays, de produire français avec des produits accessibles à ceux qui ont des moyens plus modestes et de réindustrier les pays en ne confion pas au sud-est asiatique des produits importés par la grande distribution au titre du pouvoir d'achat et qui non seulement ruinent les emplois, ruineent la France, mais effet secondaire.
C'est ce que je dis aux gens qui achètent de la malbouffe ou des produits pas chers, vous votez pour une retraite à 70 ans parce que en achetant ces produits, vous ruinez des activités économiques qui créent des emplois. Ces emplois sont des emplois cotisants. S'ils n'existent plus, il n'y aura personne pour cotiser quand vous aurez votre retraite à prendre.
Donc le le problème, il est bien d'ampleur nationale. Ma ligne politique n'a pas changé. En 2015, je produis un rapport qui s'appelle la relocalisation de la production à Paris et je crée le label fabriqué à Paris.
Je me souviens. Donc ce que vous venez de dire, ça a été ma ligne politique sur lequelle je n'ai jamais varié. Relocaliser, produire France, produire à Paris et mettre faire du BHV.
Je l'ai dit il y a 3 ans. Il y a 3 ans, je l'ai dit à monsieur Merlin, les yeux dans les yeux. fait du PSG, une vitrine des marques françaises.
Il a fait un autre choix, on voit le résultat, c'est un fiasco. Maine n'a pas varié non plus sur le fait que derrière il y a des salariés qui ont des familles euh qui certains ont vécu une gestion toxique. La majorité ont été en arrêt maladie, certains sont partis sur des fautes graves qui ne sont pas vraiment des fautes graves.
Donc il y a la question aussi derrière de l'emploi et des salariés. Et je pense que dans ce pays, il faut redonner le pouvoir aux salariés dans les entreprises face à ce type de patron. Parce que quand même, comment on peut laisser faire une seule personne comme Freddy Merlin qui amède à un tel fiasco une entreprise qui a 170 ans ? 170 ans du BHV ruiné en 3 ans ?
Comment on peut laisser faire ça ? Donc il y a des gardes de fous. Moi le premier garde fou c'est donner plus de pouvoir aux salariés.
Les salariés ont fait des propositions. D'ailleurs, là vous vous avez évoqué, c'est la direction qui reprend. Donc l'idée que des salariés puissent reprendre des entreprises quand elles vont mal, redonner de pouvoir aux collectivités parce que vous l'avez dit aussi, quel est le pouvoir de la ville de Paris face à ça ?
On a qu'un pouvoir réglementaire en terme d'urbanisme. Donc on peut les empêcher de faire des travaux. On peut les empêcher avec le PLU de transformer le BHV en hôtel.
Mais on nous notre priorité et c'est la priorité d'Emmanuel Grégoire, c'est d'abord de renouer le dialogue, de remettre autour de la table le nouveau propriétaire Brookfield, les nouveaux dirigeants, donc monsieur euh Stéphane Marc euh pardon Carl Stéphane Contanda et d'écouter les salariés. Les salariés, c'est eux qui sont les premiers concernés, qui sont aussi face au clients et qui savent ce que les clients demandent. Et donc le BHV, pourquoi il a fonctionné ?
Parce qu'il y avait une clientèle de proximité. C'était les Parisiens qui venaient en priorité. Mais bien sûr, mais bien sûr.
Euh Nicolas Bonouad, ce que vous dites est frappé au coin du bon sens. On sait qu'il y a un salon du Mine France qui prend de l'ampleur chaque année avec origine garantie origine France euh animé par Gilataf. Pourquoi est-ce que le BHV ne serait pas la vitrine de semé d'ine France où il y a une diversité de produits exceptionnels ?
Bien sûr, des consommateurs, il y en a, on voit le succès du produit. Euh puis il y a peut-être un certain niveau de qualité qui fait que c'est pas encore assez simé. Ça veut pas dire qu'il y aurait pas un département tout à fait exibible.
Je pense qu'il y a des solutions et il est clair que l'accompagnement par la mairie de Paris et par votre action est importante pour indiquer au consommateur soyez aussi patriote au capitalistes à faire son boulot en réinstallant et à la mairie de Paris à s'assurer que le BHV est une institution qui vivra encore longtemps le plus longtemps possible. C'est important aussi pour nous pour le quartier. Le BHV aujourd'hui c'est 750 emplois, il y en avait 1200.
Donc, on voit déjà qu'il y a une baisse très importante et avec les démonstrateurs, on était démonstrateur des marques, c'est-à-dire les les salariés des marques qui étaient en était jusqu'à 2000 salariés. C'est salariés qui consomment dans le maré. Mais c'est aussi un commerce de destination qui fait que une personne quand il vient au BHV, il va aussi sur les commerces qui sont autour.
Donc pour nous, il y a un intérêt très fort en terme d'attractivité mais aussi d'emploi. Et moi, en tant qu'adjoint à l'emploi, je vois aujourd'hui euh malheureusement que si ce type de commerce s'effondre, c'est une conséquence pour l'emploi de manière générale dans le quartier. Je vous dis aussi, on est très inquiet parce que je vois, j'ai reçu les salariés du printemps, le printemps est en redressement aussi.
On a reçu aussi les salariés aujourd'hui de Gilbert Joseph qui était aussi en difficulté. Euh donc il y a doit y avoir une attention particulière à l'échelle nationale sur la case de l'emploi dans le commerce. Aujourd'hui, on peut estimer en sur presque 10 ans, c'est plus de 50000 emplois dans le commerce qui ont été détruits en France.
Donc si on veut relever le défi, oui, il faut relocaliser la production, mais il faut relancer le commerce aussi et recréer des emplois. C'est un sujet national qui demande de la volonté, du courage politique et je pense ce sera au cœur de du débat électoral de la présidentielle 2027. Merci d'avoir été d'abord bravo pour votre engagement et pour le résultat obtenu parce que ça va dans le bon sens, c'est pas tous les jours le cas.
Et et merci d'avoir été sur ce radio. Vous êtes là bien entendu. Si vous revenez, s'il y a une suite dans le dossier, on aura besoin d'avoir votre avis.
La suite, c'est qu'on attend la concrétisation. On attend de recevoir la nouvelle équipe dirigeante et connaître le cap de ce magasin et on espère que le BHV sera réellement sauvé. Bien sûr.
À très vite Nicolas Bouad, merci d'avoir été avec nous. Je reçois je reçois un auteur Nicolas Princen. Il a écrit le son de courage.
Il est allé à la rencontre des neuf derniers compagnons de la libération. Nous sommes le 18 juin 2026. C'est une coïncidence exceptionnelle.
Ce document est un document historique d'une intelligence et d'une richesse inouie. Et je vais évidemment évoquer avec lui les raisons pour lesquelles des gens se sont sacrifiés pour la patrie, pour la France au nom de valeurs qui sont peut-être aujourd'hui un petit peu malades mais dont on a profondément besoin. nous appelle
Nicolas Bonnet