Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio· 17 avril 2026 5 min

Franck Dedieu :" Le parti de Jordan Bardella a élargi son électorat aux classes supérieures"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Drôle d'époque avec vous Françoise Dego. Bonjour. Bonjour mon cher Maxime.

Avec ce matin le portrait d'un homme qui va apparaître de plus en plus souvent dans les prochaines semaines à la tête enfin dans les radios, dans les télévisions, dans nos journaux. Et cet homme-là, ben il rêve de devenir président de la République. Oui, un de plus, j'ai envie de dire.

Alors, je vous mets sur la piste, c'est un homme libre, hein. C'est le titre de son livre sorti mercredi. Il a 37 ans.

Il a été premier ministre. C'est qui ? C'est qui ?

C'est qui ? Gabriel. Bravo !

Alors, dites donc, c'est vachement dur à trouver, qui s'affiche à la une du point pour ce qui est une confirmation de sa candidature, de son désir de gouverner la France et d'ailleurs il le dit, je pense savoir comment il faut présider la France. Alors, Maxime, tout Gabriel Atal est dans cette phrase un appel considérable, ma grand-mère aurait dit un culot de commissaire, une arrogance réelle, celle de ceux à qui tout réussit a priori sauf la dissolution. Et là, nous avons droit à des confidences émouvantes.

Maxime, sortez votre mouchoir. Il raconte le choc, son recueillement dans la chapelle de Sousziil Abrich, la résidence des Premiers ministres, son envie de tout plaquer tel un héros shakespeirien dans son Soliloc, voyez, à la Hamelette. Et hop, le ressaisissement.

Peut-être l'ange Gabriel d'ailleurs qui lui a soufflé à l'oreille marche vers ton destin. Il raconte aussi dans ce livre son désir d'enfance. Ça c'est tout à fait légitime.

Ces rapports contrariés avec Emmanuel Macron, c'est tout à fait vrai. Les deux hommes ne se parlent plus. La dissolution a cassé ce lien de pouvoir mais aussi d'apprentissage et de confiance.

Carit Gabriel Atal si Emmanuel Macron ne l'avait pas choyé avant de le crucifier. Depuis, c'est la guerre froide. Atal ne rate pas une occasion pour dire tout le mal qu'il pense de ce président qui fin lui de l'ignorer mais préciseablement à qui veut bien entendre qu'il ne vient plus à l'Élysée.

Sachant que beaucoup lui reprochent en tout cas à ce [grognement] jeune qui rêve de devenir président de la République quand même un itinéraire d'enfant gâté. Oui. Alors c'est très bien c'est tout à fait la limite de Gabriel Attan mon cher Maxime.

Certes, il a été ministre des comptes publics puis ministre de l'éducation nationale en une loi sur l'interdiction de la baillard. Il a fait son mienne mais à part ça, moi je ne sais pas ce qu'il a fait à l'éducation nationale. Et puis Matignon, qu'est-ce qu'on retiendra de lui à Matignon ?

Sa déclaration de politique générale et c'est tout à son honneur où il s'affirme comme homosexuel, premier ministre, première fois en France euh sa jeunesse et son homosexualité, c'est tout à son honneur. Mais à part ça, on retiendra de lui sa discussion en gros sur des bottes de paille avec des agriculteurs en colère. C'était d'un ridicule achevé.

À part ça, quel bilan de Gabriel Atal et surtout quelle ligne Maxime depuis 2 ans, qu'est-ce qu'on voit ? On le voit zigzaguer un coup de barre à droite, un coup de barre à gauche. On sent un président de groupe qui ne tient absolument pas ses troupes.

On l'a vu sur le budget notamment où il a préféré bien souvent fuir le débat. Et puis le président d'un parti Renaissance qui reste encore et toujours une coquille vide. Où était Gabriel Atal pendant les municipales ?

Nulle part parce que le macronisme n'est nulle part hormis dans la personne d'Emman Macron. Et le véritable problème pour Gabriel Atal, ça va être toute sa difficulté, c'est-à-dire créer un chemin en dehors du macronisme. Oui.

Capter l'héritage de papa tout en tuant papa. C'est assez difficile. Il y a quelques mois tant l'image d'Emmanuel Macron était était abîé.

C'est beaucoup plus dur aujourd'hui car cette image se redresse. Alors comment incarner le changement dans la continuité ? C'est quasiment impossible surtout lorsqu'on voit l'environnement très concurrentiel du fameux bloc central.

Édouard Philippe bien sûr qui domine le match. Gérald d'Armanin et Sébastien Lecornu qui sera tenté évidemment par l'aventure. En réalité la marche de Gabriel Atal est très faible.

Il le sait n'est pas Emmanuel Macron qui veut. Et d'ailleurs à ce propos, on a un reproche quand même à faire Emmanuel Macron. Bon, évidemment, la situation, la dette et cetera, mais quand même le reproche existentiel d'Emmanuel Macron, c'est d'avoir fait croire à une Armada d'élus euh tout à fait médiocre qu'il pouvait arriver les mains dans les poches et un jour comme ça devenir président de la République.

En 2017, c'était un alignement de planète exceptionnel avec un jeune président à l'intelligence exceptorielle dont il n'a pas fait grand-chose. Il faut quand même le dire, ça restera un grand gâchi de la 5e République, Emmanuel Macron. 2027, c'est l'alignement de personnalité et de platisitude. [souffle coupé] Regardez-moi, écoutez-moi.

Ces platitudes, [raclement de gorge] c'est ennuyeux à mourir. Et en la matière et ben Gabriel Atal échappe pas du tout à la tapisserie générale. Et au milieu de cette actualité politique folle que vous venez de nous brosser Françoise Dego, il faut aujourd'hui mettre la presse hebdomadaire sur la table pour s'apercevoir qu'il y a le point avec Gabriel Tal et Marianne avec un autre candidat qu'on a déjà connu François Hollande qui se prépare prépare.

Il se prépare en permanence. la préparation permanente. Il y avait la campagne permanente, il y a la préparation permanente.

François Hollande qui est le premier secrétaire perpétuel de l'Académie socialiste en plus. Donc bon, qu'est-ce que vous voulez ? Donc tout est là dans un instant.

No.