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interviewC dans l'air· 25 juin 2021 4 min

Le choix à droite après les Régionales - reportage #cdanslair 24.06.2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Ils ont chacun de bonnes raisons d'y croire. Tous arrivés en tête du premier tour dans leurs régions respectives dimanche dernier. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez se placent désormais pour décrocher le titre de candidat naturel de la droite en 2022. S'imposer au parti Les Républicains qui, lui, est toujours à la recherche de son champion et de la méthode pour le choisir.

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Xavier Bertrand

Je ne vais pas me plaindre qu'il y ait des talents chez nous quand même. Il y en a d'autres qui en manquent. Regardez l'état de la gauche et du parti socialiste. Il n'y a ni talent, ni candidat, ni concurrent. Donc au moins, nous, il y a du monde. Aujourd'hui, est-ce qu'il y en a un qui attaque l'autre ? Non. Au contraire, tout le monde... Ce n'est pas fini l'élection. Pardon ? Attendons lundi prochain. Non mais attendons lundi prochain, puis attendons le mois de septembre. Puis je reviendrai vous dire qui sera le meilleur d'entre nous.

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Présentateur

Pour désigner le meilleur d'entre eux, les dirigeants de LR proposent d'en appeler au sondage. Le parti a commandé une grande enquête d'opinion auprès d'un panel de 15 000 Français, se déclarant proche de la droite et du centre, appelé à se prononcer sur la ou le meilleur candidat pour l'Elysée. Soit on a, on le verra, un candidat qui naturellement écrase le match à l'issue de ses enquêtes d'opinion. Et bon, là après, chacun aura la liberté de voir effectivement s'il se maintient, s'il se retire, etc. Mais soit c'est le cas, soit effectivement on sera sur un processus de sélection, mais qu'on va préparer en amont.

Un processus dit de départage, pour ne surtout pas prononcer le mot qui fait peur, la primaire. En 2016, c'était pourtant le moyen choisi pour désigner le candidat de la droite et du centre.

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Invité

Il y a une démocratie, la compétition n'a jamais fait de mal à personne.

1:44
Présentateur

La démarche était inédite. Elle avait mobilisé plus de 4,5 millions d'électeurs. Mais l'histoire ne s'est pas très bien terminée.

1:52
Locuteur non identifié

Que ma victoire ait pu décevoir certains, je puis le concevoir. Mais j'attends de mon parti, de la responsabilité et de la discipline.

2:00
Présentateur

La division du parti, aggravée par l'affaire Fillon, ont conduit à une première sous la Vème République. L'élimination du candidat de la droite dès le premier tour. Alors pour certains, la leçon a été retenue. Plus jamais ça. La primaire à droite a tué. Et la primaire est la droite.

2:19
Invité

Si on veut être sûr de perdre, on organise une primaire. Si je suis élu président des Républicains, je proposerai aux militants de supprimer la primaire. Nous, les Républicains, nous choisirons nous-mêmes, en 2021, notre candidat ou notre candidate à l'élection présidentielle de 2022.

2:39
Présentateur

Mais aujourd'hui, alors que 2022 se rapproche, l'hypothèse de la primaire remonte à la surface. Surtout pour ceux qui voudraient tenter leur chance, comme le patron des sénateurs LR, Bruno Rotaillou.

2:49
Invité

Moi, je crois au vote. En démocratie, quand personne n'écrase le match, qu'est-ce que vous voulez ? Il n'y a pas d'autre meilleure méthode. J'espère qu'il y aura des primaires. Justement, un vote qui permettra à notre électorat, donc à nos militants, de nous départager.

3:03
Présentateur

Mais qui pourra participer ? L'ensemble des Français ou juste les militants encartés ? En coulisses, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le maire d'Antibes, Jean Léonetti, sont chargés de répondre à cette question délicate pour les Républicains. Un parti qui, en cinq ans, a perdu les trois quarts de ses adhérents et nombre de ses figures. Comme Dominique Bussereau, lui plaide pour une primaire la plus ouverte possible.

3:27
Invité

C'est vraiment un retour à l'ancien monde que d'éviter la primaire. Si les partis politiques français avaient des millions d'adhérents, comme la CDU allemande, les grands partis européens ou les grands partis américains, on pourrait se dire que le vote des militants, c'est quelque part un aperçu de la population française. Donc s'appuyer sur le noyau dur pour une élection qui a pour objet de désigner le président de 66 millions de Français, ça ne paraît vraiment pas la bonne méthode.

3:56
Présentateur

Un débat encore loin d'être tranché, alors que le parti Les Républicains se donne jusqu'à novembre prochain pour désigner son candidat.