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interviewC à vous· 3 février 2026 52 min

Géants de la tech : les hommes les plus puissants du monde ? - C à Vous l’Intégrale - 03/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Patrick, Lorrain et Louis. Bonsoir à tous.

Pierre nous rejoint après 20h pour un OEil consacré à R.Depardon. Dans votre Edito, Patrick? - P.Cohen: La réquisition du procès en appel des assistants parlementaires du FN...

Le parquet général réclame la même peine que celle qui a été prononcée en mars dernier, mais sans exécution provisoire, ce qui apparaît plus clément, mais en réalité, ne change pas grand-chose à l'équation politique qui se pose à M.Le Pen dans la prochaine présidentielle. - A.-E.Lemoine: A la une également ce soir, une enquête sidérante sur les pouvoirs des seigneurs de la tech. ... - A.-E.Lemoine: B.Gates, Microsoft, S.Altman, OpenAI, T.Cook...

Dithyrambiques dans le bureau Ovale le 4 septembre, les mêmes ou presque, avec d'autres, qui étaient au premier rang de l'investiture de D.Trump, des hommes qui ont renié leurs idées pour rallier le locataire de la Maison-Blanche, eux dont le pouvoir est bien plus large que ceux d'un président. Bonsoir, R.Bacqué, grand reporter au "Monde".

A.Piquard, merci de votre présence. Vous évoquez cette enquête coécrite avec D.Leloup, qui sera disponible jeudi.

L'IA, sur laquelle parient ces nouveaux maîtres, veut tout simplement ressusciter nos morts. ... - L.Amar: La femme que vous venez de voir parler avec sa mère, mais celle-ci est décédée...

La technologie est hyperréaliste. Aux Etats-Unis, un homme mort depuis 4 ans a même témoigné au procès de son assassin grâce à l'IA. Vous verrez tout ça tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: La France tente de limiter l'influence des réseaux sociaux en les interdisant aux moins de 15 ans.

E.Macron faisait le service après-vente cet après-midi à la cantine? - E.Tran Nguyen: Oui.

Il n'y avait pas de cordon bleu mais un lentilles-saucisse. Il a pris le temps de déjeuner avec une douzaine de lycéens pour débattre de cette mesure et tenter de la faire passer. - A.-E.Lemoine: Dans le 5/5, une professeur d'arts plastique poignardée par l'un de ses élèves. - Pour le moment, il n'y a aucune connotation ni religieuse ni politique qui apparaissent.

On sait seulement qu'il y avait des tensions avec les professeurs ces derniers temps. - L.Sénéchal: Un ado de 14 ans l'a frappée en plein cours, à Sanary-sur-Mer, sa prof d'arts plastiques, 3 ou 4 fois.

Elle est encore entre la vie et la mort. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h: A.Jardin, P.Lellouche et C.Jacob qui rejouent "Nuit d'ivresse" de J.Balasko.

On commence avec l'Edito de Patrick. Au procès en appel des assistants parlementaires du RN avec le parquet général... - P.Cohen: Du FN. - A.-E.Lemoine: C'est ce que je pensais, mais je suivais vos indications. - P.Cohen: 4 ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique.

Une amende de 100 000 euros et 5 ans d'inéligibilité. C'est la même peine que celle prononcée en mars dernier par le tribunal de première instance mais sans exécution provisoire. En apparence, c'est le point important.

La cour d'appel sera libre de suivre ou pas la réquisition, mais en première instance, le ministère public avait réclamé et obtenu l'inéligibilité avec exécution provisoire. Le parquet général n'est pas sur la même position: pas d'exécution immédiate demandée. Comment l'accusation a-t-elle justifié ces réquisitions?

L'inéligibilité est la réponse pénale nécessaire à l'impératif de probité que chaque citoyen est en droit d'attendre de ses représentants. En revanche, pour le parquet général, il n'y a pas de risque de récidive. C'était l'argument utilisé par les juges de première instance.

Le choix d'une ligne de défense, a dit l'un des avocats généraux qui s'est exprimé tout à l'heure à l'audience, ne peut à lui seul qualifier un risque de récidive. Le risque de troubles majeurs liés à une inéligibilité qui interviendrait plus tard ne peut concerner que l'élection présidentielle. Or, avant cette élection présidentielle, en janvier prochain, au plus tard, M.Le Pen sera définitivement jugée, puisque la Cour de cassation, si elle est saisie, se sera prononcée.

Si une peine d'inéligibilité a été prononcée à nouveau en appel et si elle est confirmée par la Cour de cassation, elle sera effective pour M.Le Pen pour les autres s'ils sont condamnés, exécution provisoire ou pas. En apparence, les réquisitions sont plus clémentes qu'en première instance.

En réalité, ça ne change pas grand-chose au sort politique de M.Le Pen, qui avait dit qu'elle se déterminerait en juin, au moment de l'arrêt de la cour d'appel, sans attendre une double équation, celle d'un risque d'être inéligible et la possibilité de la prison avec une peine aménagée avec un bracelet électronique. Elle a clairement laissé entendre qu'elle ne pourrait pas faire campagne avec un bracelet à la cheville. - A.-E.Lemoine: Les avocats généraux ont accablé tout de même M.Le Pen. - P.Cohen: Oui, en la considérant comme la première responsable des détournements de fonds publics.

Elle est à la tête du système. Elle en a bénéficié directement. Elle y a joué un rôle central comme organisatrice.

Juriste et avocate de formation, elle a signé les contrats. - P.Cohen: C'est une affaire qui n'est ni anodine ni banale, ont-ils dit.

Les 2 représentants du parquet général ont ainsi soutenu qu'il y a bien eu non pas un désaccord administratif entre le FN et le Parlement européen, comme ça a été dit souvent, mais de fonds publics dans un système créé par J.-M.Le Pen, poursuivi et professionnalisé par M.Le Pen.

Un système qui aurait continué dans des proportions Jamais atteintes si le Parlement européen n'avait pas déposé plainte et dont la longévité exclut tout accident ou erreur. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on peut dire qu'elle paye ses très virulentes critiques du jugement de première instance? - P.Cohen: On peut le penser. "Un hold-up démocratique, un coup d'Etat judiciaire, tyrannie des juges...

Or nous n'avons fait qu'appliquer la loi. La ou les tentatives de jeter le discrédit sur la justice ont jeté un climat délétère." Les procureurs se sont félicités tout de même que le climat ait changé en appel, mais trop tard à leurs yeux.

Les réquisitions sont identiques aux peines qui ont été prononcées en première instance. - A.-E.Lemoine: La justice française s'intéresse de près au réseau X et à son propriétaire, E.Musk.

Les locaux français du réseau social ont été perquisitionnés. E.Musk est convoqué le 20 avril pour s'expliquer.

Les investigations dirigées par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris...

Qu'est-ce qu'on reproche à X? La diffusion d'images à caractère pédopornographique? - R.Bacqué: Oui, de ne respecter aucune des réglementations que l'Europe a mises en place pour protéger les mineurs, ou les gens en général.

C'est ce qu'ont joué les grands patrons de la tech aux Etats-Unis, qui combattent toutes réglementations qui s'appliquent à tous les éditeurs de presse, par exemple. Tout d'un coup, ils sont tombés sur un os. - A.-E.Lemoine: C'est ce que rappelle le fondateur de la messagerie Telegram: "La France est le seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui offrent une certaine liberté aux utilisateurs.

Ne vous y trompez pas, ce n'est pas un pays libre." Il faut s'attendre à la même réaction de la part d'E.Musk ou D.Trump? - A.Piquard: Il a donné tous les signes d'une espèce de combat contre toutes les réglementations européennes.

On peut imaginer qu'il ne va pas se rendre à cette convocation. Ce n'est pas pour autant qu'ils ne vont pas forcément reculer à la fin. E.Musk a fait un bras de fer monstrueux avec la Cour suprême.

Même P.Durov a plus collaboré avec la justice. Il a commencé à être plus coopératif. - A.-E.Lemoine: Ca veut bien dire qu'il y a des limites qui sont possibles à poser à ces gens de la tech, qui essaient de s'en affranchir totalement? - R.Bacqué: Oui.

La liberté d'expression, ce sont souvent des images pornographiques, des appels à la haine raciale... - A.-E.Lemoine: E.Musk était présent le 20 janvier 2025, il y a un peu plus d'un an, aux côtés des principaux patrons de la tech, lors de la cérémonie d'investiture de D.Trump.

On se souvient de cette image des patrons de la tech au premier rang, sous le Capitole. Ca avait choqué. Ils étaient tous au garde-à-vous.

On les croyait bêtement à gauche, ou plutôt du côté des démocrates pendant longtemps? - R.Bacqué: Presque tous avaient financé les démocrates avant.

On voit qu'il y avait une espèce de complaisance et de facilité à se rallier au nouveau pouvoir. En fait, c'est une image de cour. Cette façon de s'aplatir devant D.Trump, de le financer, de le complimenter à l'excès, c'est d'abord pour leurs affaires.

Ils ont besoin d'être protégés par l'Etat. Ils ont besoin que D.Trump, par exemple, lutte contre la réglementation européenne.

Ils ont besoin de moyens, notamment en énergie pour alimenter leur IA, toutes leurs technologies. Ils ont besoin de faire alliance avec l'Etat. - A.-E.Lemoine: Quitte à renier des idées, des convictions? - A.Piquard: On a l'impression d'un reniement.

Ils avaient été très loin dans le fait de s'afficher "de gauche". C'est la gauche américaine. Ecologistes, pour la diversité...

Tout ce qu'on imagine de cette Californie très cool, qui est maintenant dépeinte comme woke. Ca s'est fait progressivement. A l'époque d'Obama, ils étaient très positifs, avec ces jeunes startupeurs qui étaient innovateurs.

Au bout d'un moment, ils se sont dit qu'ils étaient puissants. En parallèle, Trump est arrivé en faisant cette espèce d'offre en disant: "On va faire sauter ce qu'avait fait Biden. On va déréguler l'IA, les cryptomonnaies..." C'est une sorte de pari, mais c'est un vrai reniement. - A.-E.Lemoine: Ils ont besoin de Trump pour faire des affaires, notamment dans le domaine militaire? - R.Bacqué: Oui.

C'est pour ça qu'on les a appelés "nos nouveaux maîtres". Ils ne sont pas simplement puissants avec vos smartphones. Ils dominent les communications au plan satellite, à la fois J.Bezos et E.Musk, qui ont un marché de satellites puissant et développé.

Ils dominent le marché de l'information, en partie. Ils dominent l'énergie. Ils construisent des centrales de fusion nucléaire.

Inutile de vous dire que le commerce en ligne, Amazon, est très puissant. Ils ont pénétré tous les domaines, y compris le domaine militaire, avec leurs systèmes d'analyse de données et de gestion des données. Par exemple, Palantir, la grande société notamment fondée par P.Thiel, est très importante aujourd'hui dans l'analyse de données et de renseignements.

C'est presque une société de surveillance qui peut s'installer grâce à cela. Effectivement, ils sont devenus d'une puissance totalement inédite. - P.Cohen: P.Thiel, justement...

On en a parlé ces derniers temps car il a pu discourir à Paris, ce qui n'est pas rien, devant l'Académie des sciences morales et politiques. Libertarien, partisan de la liberté absolue en toutes choses, le moins d'Etat possible, le moins de règles possible partout..

Ce que vous racontez dans votre livre, c'est sa jeunesse assez folle. Il voulait démolir l'Amérique, dit un ancien de ses professeurs à Stanford. - R.Bacqué: Oui.

Il a toujours été contestataire de la démocratie en tant que telle. Il a toujours plaidé pour une aristocratie, l'idée qu'un pays doit être gouverné par une petite élite, si possible des ingénieurs, les entrepreneurs de la tech. - A.-E.Lemoine: Des hommes. - R.Bacqué: Oui.

Il était contre le vote des femmes. Effectivement, il est toujours pour l'imposition d'une forme d'aristocratie. Il est minoritaire, quand même, dans la Silicon Valley et aux Etats-Unis, mais il a un pouvoir d'influence très important. - P.Cohen: Via J.D.Vance? - R.Bacqué: Oui, qui est sa créature, si on peut dire.

P.Thiel a poussé J.D.Vance à devenir le vice-président de D.Trump. - A.Piquard: Les libertariens veulent quelque part, fuir l'Etat.

Ils ont fait des îles autonomes, leur propre monnaie...

Ils veulent concurrencer l'Etat et faire sécession. En même temps, il y a une autre tentation inverse qui est non pas de fuir l'Etat mais d'en prendre le contrôle. Quelque part, c'est ce qui s'est passé avec P.Thiel depuis 2016.

Dans le 1er mandat, il a participé à l'équipe de transition. Il a fait partie du Doge. Tout ça, c'est l'inverse.

C'est plutôt de mettre la main...

J.D.Vance est le passeur entre ces 2 mondes. - A.-E.Lemoine: Des choix stratégiques qui ont un impact sur le quotidien des salariés de ces entreprises de la tech.

Vous avez rencontré des cadres millionnaires mais qui ont peur de prendre la parole et d'être licenciés? - R.Bacqué: Tout est incroyablement verrouillé.

Eux récoltent les données de tout un chacun, mais ils verrouillent toute communication et toute information sur eux. C'est très difficile de pouvoir les interroger, et leurs cadres parlent très souvent sous la protection de l'anonymat. - A.Piquard: C'est une vraie menace.

L'an dernier, Meta a fait savoir de façon ostensible qu'ils avaient licencié 20 personnes car il y avait des fuites vers les médias. Il y a l'idée de passer un message. - A.-E.Lemoine: Ne pas parler politique, ce que ne font pas ces grands patrons de la tech.

On ne les entend pas sur l'ICE et les différents dérapages de la police de l'immigration. - P.Cohen: J.Bezos a un journal.

Ca compte. Le "Washington Post". - A.Piquard: Il y a eu un petit commentaire, quand même.

Ca montre l'émotion après les 2 morts à Minneapolis. S.Altman et T.Cook ont fait un message interne pour dire que ça va trop loin. - E.Tran Nguyen: C'est le seul sujet qui les a fait sortir de leur silence. - A.Piquard: Ils l'ont fait après que Trump a commencé à dire qu'ils allaient peut-être se retirer.

Ils n'ont pas égratigné Trump dans le message. C'est quand même minuscule par rapport à ce qui s'était passé sur l'immigration en 2016, où des patrons de Google étaient sortis dans la rue. - A.-E.Lemoine: On voit le changement. - E.Tran Nguyen: Ces patrons de la tech sont tous fascinés par les empereurs romains.

M.Zuckerberg voue un véritable culte à Auguste, l'empereur romain. Il a imprimé une citation sur son t-shirt.

C'est quoi, la fascination? - A.Piquard: Comme par hasard, ils adorent cette période.

Lui parle latin. Il a appelé ses enfants du nom...

Ca va très loin. Au-delà de cet amour sincère, il y a, comme par hasard, des empereurs...

Il y a une identification assez évidente. C'est une époque où il y avait la République, mais aussi l'Empire. Celui qu'aime bien M.Zuckerberg a fait passer la République à l'Empire.

Les voies romaines, les aqueducs...

Il y a une fascination pour ça. Ce sont des gens qui ont organisé un monde à leur main. - R.Bacqué: C'est une élite particulière.

Il y a à la fois une vision du passé glorieuse et impérialiste et une vision du futur souvent impérialiste aussi. Leurs modèles, c'est "Le Seigneur des anneaux", "Star Wars"...

Il y a une vision d'un monde soit passé, soit glorieux et irréel, mais qui montre aussi leur fascination et leur décrochage de la société. - A.-E.Lemoine: Avec de moins en moins de complexes à afficher leur richesse, ce qui n'était pas le cas avant.

Le mariage délirant de J.Bezos, qui privatise Venise, ça n'aurait pas été envisageable il y a quelques années? - A.Piquard: Il y avait eu un reportage de J.Bezos dans une grosse émission, "60 Minutes".

Il était dans une vieille voiture japonaise pourrie avec un gros costume assez dégarni dans un petit bureau pourri. Il était déjà extrêmement riche, mais ça donnait cette image détachée assez cool. Là, on le voit...

Sa femme, plantureuse...

C'est du showbiz total. Même lui fait une transformation physique. Il fait du bodybuilding.

Il a la tête rasée. On dirait une espèce de personnage de comics, alors qu'avant, il avait l'air d'un nerd comptable. - R.Bacqué: Le mec qui s'était installé avec les garçons cools dans leur garage a volé en éclats.

Ils se sont considérablement enrichis. L'homme le plus riche du monde est E.Musk.

Ils sont milliardaires. Effectivement, ils sont incroyablement plus puissants. L'espèce d'image cool a volé en éclats sur leur pouvoir pratiquement inédit et presque illimité. - E.Tran Nguyen: E.Macron, qui était aujourd'hui à Vesoul dans un lycée pour débattre avec des élèves de la mesure qu'il souhaite voir adopter rapidement, interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les téléphones portables au lycée...

Pour mieux faire passer cette mesure, il a partagé un plateau au self. Une conversation pas seulement sur les réseaux sociaux. Il leur a parlé du sommeil, de la charge de travail.

On sent que le président a essayé de faire preuve d'empathie avec des phrases simples, voire pas de phrases du tout. ... - E.Tran Nguyen: Face aux lycéens présents, il y avait une bonne ambiance, des sourires.

En revanche, quand on regarde les jeunes sur les réseaux sociaux, on se rend compte que les adolescents sont très remontés contre les mesures discutées et pas du tout convaincus, arguments à l'appui. - Interdire les réseaux aux moins de 15 ans, c'est pas une solution. On entend partout que c'est la solution contre le cyberharcèlement.

A quel moment on s'attaque au problème? Là, on le déplace. - C'est retarder le problème.

C'est dire qu'il y a de l'addiction, du harcèlement chez les jeunes, des insultes, mais maintenant, ce sera qu'à partir de 15 ans. - Ca a été essayé en Australie. Ca a été un carnage pas possible.

Les gens ont contourné la loi. Ils ont trouvé des moyens. - E.Tran Nguyen: On va parler de l'Australie.

D'abord, on voit qu'il y a d'autres pays que ça ne fait pas du tout reculer, cette impopularité. L'Espagne veut interdire à son tour les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. ... - E.Tran Nguyen: Far West dans lequel il entend mettre de l'ordre.

Il a précisé que les lois seraient modifiées pour que les dirigeants soient responsables des infractions commises sur leur site Web. En Australie, ça fait 2 mois que l'interdiction est en vigueur. Il y a quelques contournements, c'est vrai, mais la plateforme Snapchat a indiqué avoir déjà bloqué 415 000 comptes d'utilisateurs.

Même si Snapchat reprend les arguments des adolescents...

Est-ce que les géants de la tech, c'est aussi un danger pour les jeunes, qui peuvent être la cible d'une forme d'ingérence idéologique et culturelle? - A.Piquard: Sûrement.

Il y a plein de problèmes. Je fais attention à ce que je dis, car j'ai un enfant qui a moins de 15 ans, donc c'est sensible...

En tant que parent, on est obligé de voir que c'est très tendu. Il y a plein de problèmes toxiques sur cette plateforme. Après, l'interdiction totale, c'est une piste, mais on pourrait se dire que dans un monde idéal, ce serait mieux s'ils pouvaient faire appliquer les textes et s'attaquer aux problèmes, réguler ces plateformes de façon plus stricte, qu'elles puissent...

Il y a peut-être des choses à faire. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais voilà. - R.Bacqué: La plupart de ces grands patrons de grands réseaux, notamment M.Zuckerberg ou E.Musk, renoncent à modérer leur contenu, d'abord parce que ça coûte très cher.

Alors qu'au contraire, si vous permettez un flux majeur...

Si vous permettez à l'algorithme de faire monter les messages les plus polarisés, les plus agressifs, ça génère du flux, donc ça génère de l'argent. C'est ce qui compte. - A.-E.Lemoine: "Nos nouveaux maîtres" sera disponible demain.

Ces nouveaux maîtres qui investissent à fond dans l'IA. Le but est de repousser les limites de l'humanité. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'une technologie qu'on pensait réservée aux films de science-fiction.

La femme que vous venez de voir parlait avec sa mère, sauf que celle-ci est morte depuis des années. Retrouvailles rendues possibles par l'IA, possibles et même de plus en plus courantes. Beaucoup d'entreprises, essentiellement en Asie et aux Etats-Unis, se sont spécialisées dans ce nouveau business: ressusciter nos morts. ... - L.Amar: Ici, l'usage est strictement privé.

Ca permet à certaines personnes de soulager leur tristesse après la perte d'un proche. Parfois, l'IA est utilisée dans des cadres autrement plus solennels. En mai 2025, aux Etats-Unis, en Arizona, un homme mort depuis 4 ans témoigne au procès de celui qui l'a tué.

La scène est surréaliste. Christopher Pelkey réapparaît le temps de cette vidéo diffusée dans cette salle d'audience pour livrer lui-même son témoignage et accorder son pardon. ... - L.Amar: C'est la soeur de la victime qui a eu l'idée de lui redonner vie.

Le juge dit avoir "adoré" cette IA et avoir ressenti la sincérité du jeune homme décédé. Comment peut-on arriver à un rendu si précis, notamment dans la reproduction de la voix? - Déjà, imiter la façon de parler.

Ca va être transmettre des films, des vidéos, voire des conversations écrites pour que l'IA puisse s'imprégner du style. Si des expressions étaient régulièrement utilisées, par exemple...

Ces entreprises font ça pour gagner de l'argent. Comment vont-elles monétiser leurs services? Le problème, c'est que ces informations peuvent être utilisées à des fins publicitaires. - L.Amar: Une start-up propose d'enregistrer ses proches pendant plusieurs années pour reproduire leur voix.

Le patron de l'entreprise dit recevoir de plus en plus de demandes. Les Français interrogés tout à l'heure restent sceptiques. - Ca me fait très peur. - Ca donne une image faussée. - Ce n'est pas la personne en elle-même. - C'est très bien.

Ca permettrait de renouer avec ses proches. - Ce n'est pas bien. Laissez-les tranquilles. - J'ai mes photos, mes souvenirs.

Ca me convient. - Pour le deuil, c'est mieux de passer à autre chose. En IA, je trouverais ça bizarre. - L.Amar: Ne pas entretenir l'illusion d'une présence...

Pour ce psychanalyste, il y a un risque de continuer à dialoguer avec un proche disparu. - Une IA qui nous empêche de faire ce travail de deuil est en soi assez perverse. Elle est dans le déni de ce qu'implique le fait de pouvoir se représenter la personne décédée sans qu'elle soit là.

L'IA est quelque chose qui a tendance à vouloir à tout prix pallier à une forme de dépendance. Il y a une fétichisation de la personne endeuillée à travers une IA. Ca ne fait que nourrir la fragilité. - L.Amar: Ce qu'on apprend entre autres dans votre enquête, c'est que les nouveaux maîtres se passionnent pour la question de la vie après la mort.

Ils essayent de se survivre à eux-mêmes. - A.Piquard: C'est un thème de l'immortalité.

C'est le transhumanisme. C'est dépasser les limites de l'homme par tous les moyens possibles. Là, c'est le but ultime.

Qu'est-ce qu'ils peuvent désirer de plus que de ne pas mourir, eux qui sont très riches? P.Thiel, qui est l'un des plus fervents partisans de cette idée, dit refuser la mort.

Il a testé plein de moyens: les transfusions de sang, les pilules. Il a aussi créé des start-up. Des personnes qu'on imaginerait moins dans ce genre d'idées un peu extrêmes aujourd'hui, comme S.Altman ou J.Bezos, ont aussi financé des start-up qui sont dans ce thème de l'allongement de la vie.

La thématique est bien là. Il y a plus largement l'idée de faire des tests génétiques pour pouvoir éviter des maladies. Est-ce que ça ne pourrait pas glisser demain vers l'idée de chercher des qualités?

Il y a aussi l'idée de faire des bébés génétiquement modifiés. Il y a plusieurs start-up dans le domaine du vivant qui montrent cette facette qui est un peu autre chose. - R.Bacqué: Il y a même l'idée de se faire cryogéniser.

Vous prenez une assurance et on vous cryogénise votre corps quand vous mourrez. Quand les progrès de la science... - P.Cohen: On n'est pas sûr de réapparaître un jour. - R.Bacqué: Il y a aussi l'idée de dupliquer son cerveau en ordinateur. - A.-E.Lemoine: Leurs cerveaux seront les 1ers dupliqués, j'imagine. - R.Bacqué: On a été très surpris.

Ca paraît presque saugrenu, presque anecdotique, mais pas du tout. Plusieurs d'entre eux ont pris des assurances de ce genre. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous. On raconte maintenant l'histoire d'un conte de fées qui vire au cauchemar, l'histoire de celle que la presse a longtemps surnommée Cendrillon, une serveuse de bar appelée à devenir reine après avoir épousé le prince héritier. Son nom est cité plus de 1000 fois dans les dossiers Epstein. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.de Clermont-Tonnerre, directrice de "Point de vue".

Merci de votre présence. Rien ne va plus en Norvège, avec d'abord le fils de la future reine qui risque jusqu'à 16 ans de prison. Il comparait aujourd'hui.

Il ne fait pas partie officiellement de la famille royale, mais il en est un membre important. C'est un énorme scandale. - A.de Clermont-Tonnerre: Oui.

C'est un scandale qui a commencé déjà en août 2024. Il est le fils d'un 1er lit, mais c'était un enfant un peu adoré. Petit, il était très blond, très mignon.

Tout le monde a le souvenir, le jour du mariage de sa mère, quand elle le tient dans ses bras et que l'héritier du trône le prenait aussi dans ses bras. Ca avait été un moment d'émotion. On pouvait avoir un passé recomposé, un passé tumultueux et devenir princesse.

Ca faisait rêver tout le monde. - A.-E.Lemoine: Il y a un an et demi, quand les policiers portent secours à une jeune femme étranglée, l'auteur de ces faits, c'est Marius.

Depuis, la famille royale ne quitte plus les unes des journaux, jusqu'à samedi et la publication des dossiers Epstein, qui révèlent une réelle complicité entre la future reine et le pédocriminel. - A.de Clermont-Tonnerre: C'est terrible.

Les messages sont particulièrement chaleureux. Quelquefois, on est à la limite du flirt. C'est une conversation suivie. - A.-E.Lemoine: Qui s'étire pendant 3 ans. - A.de Clermont-Tonnerre: Mais le vrai gros problème, c'est que quand elle en avait parlé au palais officiellement, elle avait dit que ça s'était arrêté en 2011.

Or, là, les mails et les échanges vont jusqu'en 2014. Déjà, en 2011, ça ne faisait pas très jojo. Epstein est condamné pour la 1re fois en 2008 pour des faits... - P.Cohen: Il fait 13 mois de prison.

Tout le monde sait, à ce moment-là, que c'est un pédophile. - A.-E.Lemoine: Elle le sait? - A.de Clermont-Tonnerre: Elle Avait dit qu'elle avait manqué de jugement, qu'elle ne savait pas quel était son passé.

Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit? Un mail disant: "Je t'ai regardé sur Internet. Ca ne fait pas bonne impression." C'est un mail de 2011.

Or, ça continue jusqu'en 2014. Le pire, c'est qu'on a fait l'exercice...

En 2011, apparemment, on a réussi à retrouver l'archive: la première ligne qui apparaît dans Wikipédia, c'est "condamné pour prostitution de mineures." C'est difficile de passer à côté. - A.-E.Lemoine: Ca n'empêche pas la princesse de séjourner chez lui, à Palm Beach, en Floride.

Il y a eu des dizaines d'agressions sexuelles dans les murs de cette résidence. Elle y a passé 3 ou 4 jours? - A.de Clermont-Tonnerre: 3 ou 4 jours là-bas, avec une amie.

Heureusement, elle n'a pas emmené ses enfants. Dans les échanges de mails, au départ, il y avait la possibilité qu'elle y aille avec ses enfants. Ca aurait été un scandale encore plus...

Ce sont les héritiers du trône après son mari. On est bien au-delà du manque de jugement. - A.-E.Lemoine: La fréquentation de princes et de princesses, ça a servi considérablement à Epstein. - A.de Clermont-Tonnerre: Tout commence avec G.Maxwell, fille du milliardaire Maxwell qui meurt dans des circonstances complexes.

On se rappelle sans doute l'histoire. Sur son yacht, probablement assassiné. Elle perd tout son argent.

Elle tombe sur J.Epstein, qui va lui garantir le même niveau de vie que ce qu'elle avait quand elle était petite fille, avec son papa. Qu'est-ce qui va se passer?

Elle a l'entregent. Le prince Andrew va être la 1re validation en Europe...

Il va donner un certificat de bonne conduite à Epstein. - A.-E.Lemoine: Un passeport. - A.de Clermont-Tonnerre: C'est quelque chose d'épouvantable.

Pour beaucoup de ces personnes, 2008, la 1re condamnation n'a pas suffi à les alerter que ce n'était pas quelqu'un de fréquentable. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, la presse norvégienne se demande si, vraiment, elle pourra devenir reine.

Il n'est pas impossible que les Norvégiens exigent un divorce. - A.de Clermont-Tonnerre: Ce qui est très compliqué, c'est qu'elle avait réussi, en dépit de son passé un peu compliqué, à gagner le coeur des Norvégiens.

Maintenant, ils ne sont plus que 33 % à penser qu'elle peut devenir reine. La monarchie reste solide. Il y a une chose extraordinaire en Norvège.

Tous les mardis, ils votent au Parlement pour le maintien ou non de la monarchie. Ce matin, ils ont voté largement pour. Le couple souverain reste très populaire.

Mais ça devient très problématique. Ils n'ont pas les moyens légaux d'exiger un divorce, mais ça peut contaminer effectivement la vision de la monarchie. - E.Tran Nguyen: Au Royaume-Uni, la famille royale a été entachée par l'affaire Epstein, via le prince Andrew.

Il y a encore de nouvelles révélations sur lui. - E.Tran Nguyen: Dans ces nouveaux documents, une femme affirme avoir été envoyée par Epstein pour passer la nuit avec Andrew au Royal Lodge, la résidence royale, avant même une visite du palais de Buckingham.

Ce sont des accusations inédites. - A.de Clermont-Tonnerre: Oui.

A chaque fois, on a le sentiment qu'ils ont touché le fond et à chaque fois, il y a des choses encore pires qui sortent. C'est sans fin. Les Windsor ont beau essayé de faire du damage control en ayant retiré tous les titres...

Il n'est même plus prince. Il n'a plus aucun honneur. Ils sont en train de le faire partir de la résidence qu'il occupait depuis des années.

A chaque fois, on touche le fond. Non seulement lui avec ces images très compromettantes...

Des accusations de viol...

Il y a aussi son ex-femme, qui est dans une relation au-delà d'intime... - A.-E.Lemoine: Il lui propose même de l'épouser. - A.de Clermont-Tonnerre: Elle dit: "Tu es le meilleur ami du monde." Il lui règle une facture quand elle en a besoin, alors qu'il avait prétendu, longtemps après cette 1re condamnation, que les relations avaient cessé.

Il est invité aux 50 ans d'Andrew en présence de leur fille. Les pauvres filles sont quand même maudites avec des parents pareils. D'ailleurs, il y en a beaucoup qui disent qu'elles devraient couper les ponts.

Mais on imagine qu'elles sont en conflit de loyauté complet. - A.-E.Lemoine: Le Premier ministre britannique appelle désormais l'ex-prince Andrew à rendre des comptes.

C'est inédit, cette pression politique. - A.de Clermont-Tonnerre: Oui.

Ce qui est drôle, c'est le parallèle avec la Norvège. En Norvège, pour la 1re fois, le Premier ministre a pris la parole en disant que la princesse avait eu un défaut de jugement en lui demandant à présent de s'expliquer. Au Royaume-Uni, on a le Premier ministre qui demande à ce que le prince Andrew aille s'expliquer devant le Congrès américain.

C'est très grave. C'est encore une fois très compliqué d'arriver à séparer ce mouton noir du reste de la famille royale et d'éviter une contamination. - A.-E.Lemoine: Merci, A.de Clermont-Tonnerre.

A la une de "Point de vue", le mystère I.Trump. Je rappelle votre livre, récompensé par le prix Renaudot.

Vous restez avec nous pour le 5/5 de L.Sénéchal. Un adolescent de 14 ans poignarde grièvement sa professeure en plein cours. - L.Sénéchal: C'était cet après-midi, vers 14h, dans un collège de Sanary-sur-Mer.

Le pronostic vital de cette professeure d'arts plastiques de 60 ans est engagé. L'adolescent lui a porté 3 ou 4 coups de couteau. Il a été placé en garde à vue pour tentative d'assassinat.

Une élève de 5e raconte l'avoir vu juste après l'agression. - J'ai vu l'élève en question se taper la tête contre le mur des toilettes. Il a dit: "Pourquoi j'ai fait ça?" Il était en pleurs.

Après, je n'ai pas vu plus. - L.Sénéchal: Les 1ers soins ont été prodigués par une collègue de l'enseignante, professeure d'EPS.

Elle affirme qu'elle est partie consciente et souligne l'attitude de l'adolescent depuis la rentrée des classes de septembre. - Il était perturbateur. Il est pénible.

Mais jamais on ne pouvait s'attendre à ça. C'est un collège privilégié, tranquille. On ne s'attendait pas à ça. - L.Sénéchal: L'adolescent est suivi par un juge des enfants en assistance éducative.

Une procédure pour aider les parents dans l'éducation de leur enfant. Le parquet laisse entendre des problèmes familiaux et des tensions avec la professeure agressée. - Pour le moment, il n'y a aucune connotation religieuse ni politique qui apparaisse.

On sait seulement qu'il y avait des tensions avec cette professeure ces derniers temps. Il lui en voulait d'avoir fait des rapports à son encontre. Mais tout ça, ce sont des a priori qu'on doit vérifier. - L.Sénéchal: Le ministre de l'Education s'est immédiatement rendu sur place.

Les cours ont été annulés. Une cellule psychologique a été mise en place. Une représentante des professeurs a dit qu'il faudrait faire de l'éducatif, accompagner les élèves psychologiquement. - A.-E.Lemoine: Les associations féministes alertent contre les menaces du mouvement masculiniste. - L.Sénéchal: Des hommes qui militent pour la suprématie des hommes sur les femmes.

Ils sont parfois suprémacistes blancs. En témoigne cette croix gammée envoyée à une association de féministes. Le 39 19, c'est la plateforme d'urgence pour les femmes battues.

Elle est submergée d'appels malveillants. - Ca peut être un appel d'un homme qui va dire: "C'est à cause de vous que ma femme m'a quitté. Il n'y en a que pour les femmes, dans ce pays." Il peut y avoir des insultes.

Les hommes savent très bien que ce dispositif vient en aide aux femmes victimes. C'est ça qui les dérange. Il va nous empêcher de travailler, accompagner les femmes victimes à sortir des violences. - L.Sénéchal: Quand ces hommes appellent, ils sont orientés vers d'autres numéros existants, comme le 116 006.

En cas de saturation du 39 19, il existe un chat instantané qui a été mis en place il y a 2 mois et demi. Plusieurs élus, surtout d'extrême droite, ont interpellé le gouvernement pour demander l'extension du 39 19 aux hommes victimes de violence. Une sénatrice Horizons a dit au "Monde" avoir été instrumentalisée par les mouvements masculinistes.

Il n'y a que le RN qui assume de vouloir faire du 39 19 un numéro unique pour toutes les violences conjugales. - A.-E.Lemoine: La Russie reprend ses frappes massives sur l'Ukraine. - L.Sénéchal: La nuit dernière a été l'attaque de drones et de missiles la plus puissante depuis le début de 2026.

Les explosions ont retenti toute la nuit dans la capitale. Des centaines de milliers de personnes n'ont plus de courant. Plus d'un millier d'immeubles de Kiev se retrouvent sans chauffage, alors que les températures sont descendues sous les moins 20 degrés.

Kiev frappée, tout comme Kharkiv. Même la maternité de Zaporijia a été frappée par des frappes russes. - L.Sénéchal: Ces attaques massives ont eu lieu juste avant l'arrivée en Ukraine du secrétaire général de l'Otan et alors que D.Trump annonçait vendredi un arrêt des frappes sur Kiev pour une semaine.

Il dit ce soir qu'il n'est pas surpris de la reprise de ces frappes. V.Zelensky semblait lui-même hier croire à une forme de trêve.

Ce matin, il a totalement changé de ton. Les discussions de paix entre Russes et Ukrainiens doivent reprendre aux Emirats arabes unis. Des pourparlers tripartites en présence des Etats-Unis.

Regardez ce que dit la propagande russe. Pour eux, l'issue ne fait aucun doute. Ils sont déjà en train de se partager l'Ukraine. - L.Sénéchal: L'avenir de l'Ukraine pour la télévision russe, c'est ça.

Moscou salue enfin les déclarations de G.Infantino, qui appelle à réintégrer la Russie dans les compétitions internationales. Ca fait hurler l'Ukraine, qui rappelle que 650 athlètes ukrainiens ont été tués dans cette invasion russe. - A.-E.Lemoine: Si on a le temps, on ira faire un tour à Rome.

D'abord, le football américain débarque au Stade de France. - L.Sénéchal: Comme le fait déjà la NBA et ses mégastars.

La NFL décide d'organiser un match de saison régulière sur le sol français. Ca a été annoncé en grande pompe par l'ambassadeur américain à Paris. Je ne sais pas si vous aurez la ref. - For sure. - L.Sénéchal: C'est le 1er en France, mais pas en Europe.

La NFL s'est déjà invitée à Londres, en Allemagne, en Irlande et en Espagne. Cette fois, ce sera au Stade de France en octobre. Ca valait bien une bande-annonce avec une gloire du football: A.Griezmann. - La lumière...

Que ferait-on sans elle? Elle nous guide, nous enflamme. Et cette ville s'en imprègne.

Ici, l'élégance rencontre la puissance. La NFL arrive à Paris. Paris Game 2026. - L.Sénéchal: On ne connaît pas encore l'affiche.

On sait juste que les Saints de La Nouvelle-Orléans seront du voyage. Le foot américain est en plein essor en France. 35 000 licenciés à la fédération française.

On a envoyé notre reporter tester. - On compare souvent ce sport au rugby. Nous, on est sur un effort explosif. - Qu'est-ce il va se passer? - On va faire le tackle form. - Vous êtes prêt? - Oui. - J'en ai assez eu. - L.Sénéchal: Les fans s'inquiètent du prix des billets.

Pour le match de NBA à Paris, ça grimpait jusqu'à 7700 euros. Cette fois, les fans de foot américain espèrent être de la fête. - J'ai hâte de prendre mes places, de pouvoir fouler le Stade de France et de regarder le football américain.

Surtout qu'il y a le Super Bowl qui arrive dans pas longtemps. Ce sera le combo gagnant, avec une super nouvelle d'une équipe NFL qui arrive en octobre. 80 euros, c'est abordable pour un sport comme le nôtre.

Si on est à ce prix-là, les places partiront très vite. - L.Sénéchal: Un sport américain va faire son entrée aux JO de Los Angeles en 2028: le flag.

C'est un peu comme le foot américain, mais il n'y a pas de placage. Il faut attraper le foulard pour empêcher les attaquants de progresser. - A.-E.Lemoine: Tout ça pour que Zidane aille se faire plaquer...

Merci, Lorrain. Merci, A.de Clermont-Tonnerre.

Lisez "Milady", formidable roman. Lisez aussi l'enquête, "Nos nouveaux maîtres".