Loi immigration : "Tolérance zéro sur l'immigration irrégulière"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci franis nel buffet de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénateur du R membre du groupe les républiains président de la commission des lois ici au Sénat on va largement revenir sur le projet de loi immigration mais un mot sur une autre actualité d'hier c'est pour la première fois un garde d' saau devant la justice Éric Dupont Moretti devant la Cour de Justice de la République jugé pour prise illégale d'intérêt il se dit innocent il dénonce une infamie a-t-il raison de se maintenir en poste pendant la durée de son procès c'est vrai que c'est la première fois qu'un garde dessous en exercice qu'on paraît dans la cour de justice de la République la présomption d'innocence est valable pour tout le monde et et de ce fait il peut considérer et il a considéré j'imagine que le gouvernement a considéré qu'il pouvait venir devant la Cour en gardant ses fonctions de ce point de vue-l c'est pas choquant dans le principe c'est sans doute un peu compliqué euh dans la réalité des faits bien sûr mais bon il en est ainsi il faut maintenant que ce procès a lieu et que euh à la fois le ministre et à la fois le procureur de la République procureur général donne leurs arguments et que chacun puisse s'expliquer et naturellement après les juges décideront c'est sans doute pour lui un moment pas facile euh évidemment euh il y a une pression médiatique qui est forte il y a une pression politique qui est forte et toute l'alchimie de l'audience ça va être de se préserver de tout cela pour s'en tenir à la réalité des faits et et et au caractère ou pas condamnable ou pas des actes qui ont pu être pris donc je crois que l'intérêt général l'emporte c'est qu'il faut avoir beaucoup de prudence beaucoup de recul et ne pas se laisser emporter par des considérations qui seraient pas des considérations justes voilà c'est ça l'enjeu voilà on peut pas en dire plus on n'est pas dans le dossier on n'est pas à l'audience j'ai siégé à cour justi de la République il y a quelques années je n'y siège plus je sais à peu près comment les chose se passent et le gage d'une qualité de justice c'est d'abord sa sérénité avant tout il faut espérer cela on va longuement parler du projet de loi immigration puisque plus d'un an après sa présentation vous avez entamé en séance l'examen de ce texte hier à 16h un texte largement inspiré de vos travaux mais toujours pas de compromis trouvés sur l'article 3 on va revenir sur tout ça avec notre re journaliste parlementaire Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour Ian bonjour François nel buffet bonjour et Alex on l'a vu dans le journal le Sénat donc entamé hier l'examen du projet de dois immigration et dans ce débat il y a toujours un désaccord entre les sénateurs LR et leur allicentrce sur la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers tention effectivement Rian les sénateurs LR et les sénateurs centristes qui forment la majorité au Sénat sont d'accord à peu près à 98 % sur la version qu'il souhaite de ce projet de loi immigration sauf sur l'article 3 qui prévoit la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension un article qui crée précisément et bien un titre de séjour de plein droit pour un étranger en situation irrégulière avec plusieurs conditions il faut qu'il réside en France depuis plus de 3 ans qu'il travaille dans un métier en tension pendant au moins 8 mois sur les deux dernières années et le travailleur n'aura plus besoin d'une autorisation de l'employeur pour être régularisé alors une majorité des sénateurs les républicains veulent supprimer cet article 3 car ils estiment que cela va créer un appel d'air migratoire on va écouter le président du groupe LR au Sénat Breno rotaillo c'est une formidable capitulation que d'aller chercher une main d'œuvre bon marché quand en France il nous faut encore mobiliser une réserve extraordinaire de travail qu'on ne mobilise pas au moment je vous parle il y a plus de 560000 étrangers qui eux sont en situation régulière et qui sont au chômage au moment où je vous parle il y a plus d' 1 million de jeunes qui sont ni en emploi ni à l'école 1900000 français qui sont au RSA et 3 millions qui sont au chômage qu'est-ce qu'on en fait qu'est-ce qu'on en fait alors Bruno rotaillot et les sénateurs les républicains ont donc déposé un amendement de suppression de cet article 3 mais pour que cette suppression soit adopté il faut les voix des sénateurs centristes des sénateurs centristes qui eux sont favorables à cet article 3 et au principe de la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension on va écouter sur ce point la centriste Isabelle Floren niz la situation de ces travailleurs sans papier qui travaillent parfois depuis des années sur notre sol souvent dans des métiers pénibles ne résoudra pas le problème soyons clair ces personnes sont le plus souvent non expulsable ils sont sur le territoire depuis trop longtemps ils sont intégrés ont souvent une famille inutile donc de venir les voir grossir la catégorie de ce qu'on appelle les niniis ni expulsables ni régular alors on va rentrer dans le cœur de la négociation entre les LR et les centristes pour essayer de trouver un compromis et bien les sénateurs centristes proposent une nouvelle rédaction de l'article 3 qui le vide quand même de sa substance plus de ces de séjour de plein droit les régularisations se feront selon le pouvoir discrétionnaire du préfet au cas par cas comme c'est le cas actuellement depuis la circulaire Vals mais plus besoin non plus d'autorisation de l'employeur pour être régularisé jusqu'à hier le président du groupe les républicains Breno rotaillo était opposé à cette rédaction de compromis des sénateurs centristes car il souhait uniquement une circulaire administrative précisant et bien que les régularisations sont décidées par les préfets et le problème c'est que si la majorité sénatoriale n'arrive pas à se mettre d'accord sur cet article 3 et bien l'adoption d'une version sénatoriale de ce projet de loi immigration pourrait échouer et politiquement euh ce serait un revers pour la Haute Assemblée notamment pour le président du Sénat Jaral Larcher qui depuis 1 an défend le rôle d'équilibre euh de euh la haute assemblée par rapport à l'Assemblée nationale où il n'y a pas de majorité claire pour voter les textes certains parlent même de crise institutionnel si aucune des deux Chambres du Parlement ne réussissait à faire adopter ce projet de loi immigration François Noë buffet d'abord une question de calendrier est-ce que l'examen de l'article 3 va être reporté en fin de semaine à la fin d' l'examen du texte justement pour laisser cette perspective d'un accord entre les LR et les centristes écoutez nous allons euh continuer de discuter avec nos collègues triste euh vous savez qu'à la commission des lois euh nous avons décidé de placer le débat sur l'article 3 en séance nous y sommes euh s'il faut se donner du temps on se donnera du temps si nous n'en pas nous n'en avons pas besoin bien nous ne le ferons pas naturellement donc c'est pas c'est une réponse qui peut-être ne vous satisfera pas mais qui en réalité traduit simplement le fait que si nous devons avoir un accord et si nous pouvons avoir un accord il faudra se donner le temps de celui-ci si nous ne l'avons pas parce que chacun reste campé sur ses positions mais qu' peut avoir lieu aujourd'hui parce que dans la suite logique de l'examen c'est aujourd'hui que vous devez attaquer cet Artic on a encore un peu de temps on on a beaucoup travaillé hier mais la journée d'aujourd'hui va être encore consacrée aux dispositions de l'article 2 on a encore beaucoup de travail donc on a encore un peu de temps en réalité mais la question est c'est une question de fond qui se pose c'est dans la mesure où on voudrait régulariser des gens qui travaillent dans des métiers en tension présent sur le territoire depuis de nombreuses années faut-il une loi c'est un article de loi c'est ça général certes avec des conditions mais de caractère général ou faut-il au contraire se placer sous l'autorité du préfet dans le cadre de ce que l'on appelle l'admission exceptionnelle au séjour en clair du cas par cas pour faire simple pour que tout le monde comprenne nous sommes hostiles je parle des républicains au fait qu'on a un texte à caractère général qui constituera une forme de régularisation de tous ceux qui sont actuellement en sur le territoire national en sitation irrégulière et dans des métiers en tension parce qu'on considère que ça créerait un appel d'air et que finalement les étrangers du monde entier je j'exagère un peu mais dirait B on peut aller en France irrégulièrement c'est sans papier travailler et finalement on se fait régulariser vous imaginez l'effet que ça peut avoir et puis l'autre hypothèse et là on n'est pas d'accord et l'autre hypothèse c'est de dire certes on peut prendre conscience qu'il y a des difficultés et dans ces conditionsl passons par l'admission exceptionnelle au séjour qui est une une procédure traditionnelle chez nous à la main des préfets qui étudient les situations au cas par cas et qui permet de résoudre ponctuellement des cas ça c'est déjà beaucoup plus sérieux enfin ça nous paraît beaucoup plus sérieux voilà donc je crois que ça l'est en fait donc il faut qu'on arrive à TR avec des conditions naturellement qu'on arrive à trouver un point de un point d'équilibre si on le veut à défaut il n'y aura pas de il n' aura pas de de d'accord et le risque de ne pas avoir de texte mais alors quel pourrait être le point d'équilibre quelle serait la et bien nous allons euh euh continuer d'échanger avec euh avec nos collègues pour voir si on peut trouver euh ce point ce point de chute euh nous ne l'avons pas pour l'instant disons les choses telles qu'elles sont euh donc voilà on on on est encore un peu tempsire on a le temps le le compromis je je le garde pour moi comprenez bien que euh c'est assez c'est pas possible de vous le donner maintenant mais il faut savoir qu'on a l'intention mais qui est le le le la pierre angulaire d'un accord possible c'est le fait de dire que cette régularisation si elle doit arriver c'est du cas par cas et à la main des préfet donc ça reste de caractère réglementaire et ça n'est pas une loi qui Gén qui régularise tout le monde et justement la version de compromis proposée par les centrrice c'est un article mais qui précise que ces régularisations se font au cas par cas par les préfets vous François nouelbffet personnellement est-ce que vous pourriez voter cet amendement de compromis s dans la position qui est la mienne de président de la commission des lois j'ai deux rapporteurs centriste un une une collègue LR et j'essaie de tenir tout le monde et de faire fonctionner tout le monde c'est mon rôle donc si je commence à poser des ocases j'aurai des difficultés je vous le dis très librement et très sincèrement je souhaite qu'on trouve un accord bon mais mais pas à n'importe quel prix pas au prix de renoncer à des principes fondamentaux qui sont les nôtres et qui me paraissent parfaitement justifié j'ai TR j'ose pas dire mais j'ai trop d'expérience sur cette matière là depuis très longtemps maintenant dans cette maison pour savoir que ce que nous allons écrire sera sans doute moins important que ce qui va être ressenti ou compris donc le message de ce que nous pourrions écrire doit être parfaitement interprété euh j'allais dire c'est l'image qui va être donné en tous les cas l'impression qui va être donnée et pu est aussi importante pardon que l'article qui va être rédigé donc ça nécessite un peu de doité et un peu de précision et puis ça nécessite puis de toute façon nous discutons donc il y a pas de je ne fais AUC aucun secret là-dessus nous allons essayer d'avancer et cheminer nous avons un peu de temps soyons tout à fait honnête nous sommes aussi des gens responsables mais s'il doit y avoir accord ce sera pas à n'importe quel prix ça c'est clair si jamais il n'y a pas d'accord et qu'il y a un échec au final de l'adoption de la version sénatorial du projet de loi immigration ce serait un terrible désaveux pour la Haute Assemblée écoutez d'abord le pire n'est jamais sûr ensuite le texte globalement reprend vous l'avez rappelé toutes les qui sont les nôtres très très très largement pour ne pas dire très majoritairement on voit bien l'état de l'opinion et on voit surtout concrètement la nécessité de de prendre des de légiférer aujourd'hui et d'être ferme je crois que dans cette matière là il faut être clair si on veut avoir un texte qui soit efficace il faut faire preuve de clarteté il faut être très ferme sur l'immigration régulière en en baissant le niveau très nettement et en priorisant l'immigration économique qualifiée avec une maîtrise de la langue et le respect des valeurs de la République c'est un un point fondamental il faut être très très dur je le dis c'est tolérance zéro sur l'immigration irrégulière donc simplification des procédures capacité à expulsé on a mis dans le texte le fait que pas de visa à un pays étranger si on n pas les laisser passer consulaires pour que ces pays reprennent leur ressortissants donc toute cette parti donc il faut aller plus loin dans le rapport de force avec les pays d'origine bien sûr il faut le rapport de force avec les pays d'origine sinon on y arrivera jamais c'est triste à dire mais si tout le monde était de bonne volonté les choses seraient parfaites malheureusement ce monde n'est pas fait comme ça donc il faut parfois mais comment faire parce qu'on a l'impression que Gérald haranin essaye mais n'y arrive pas ben il faut donner justement cette base légale cette base légale qui viend du par sera dans la loi française et qui donnera au gouvernement quel qu'il soit la capacité de s'appuyer aussi sur cette base légale ça c'est important et qui enverra un message tout aussi important au pays d'origine et puis sur la sur l'asile il faut tenter de tout faire pour que la procédure d'asile je parle bien de la procédure cesse d'être un moyen d'immigration irrégulière naturellement que l'on protège et qu'on donne le statut de réfugié à ceux qui relèvent de la Convention de Genève ça ne fait aucun doute hein mais nous avons aujourd'hui eu 135000 140000 demandes en 2022 on nous annonce peut-être 100000 160000 demandes d'asile pour 2024 et on en accord 35 et 40000 ça veut dire que tout le reste toutes les autres personnes qui sont débouté droit d'asile finalement nourrissent l'immigration irrégulière et ne repartent jamais donc il faut mettre fin à tout ça donc c'est un enjeu très très fort nous souhaitons travailler sur l'aide médicale d'État ça Chun le sa justement et justement alors là les sénateurs LR les sénateurs centristes sont d'accord pour restreindre le panier de soins de l'aide médicale d'État la transformer en aide médicale d'urgence mais un rapport qui a été remis au gouvernement par claudévin et Patrick stéphanini he Patrick stéphanini qui est notamment l'ancien directeur de campagne de François Fillon lors de la campagne présidentielle et bien ce rapport dit qu'il n'y a pas besoin de toucher à l'aide médicale des que c'est un dispositif qui est utile notamment pour des raisons sanitaires qui ne crée pas d'appel d'air migratoire est-ce que la droite sénatoriale n'est pas dans un symbole politique en visant la me la question n'est enfin la question n'est pas de ne pas soigner les gens il est évident que on ne laisse pas quelqu'un sans soin mais la question est de dire entre une aide médicale d'État dont il faut rappeler qu'elle profite aux étrangers en situation irrégulière sur le territoire depuis plus de 3 mois soit transformer en aide médicale d'urgence c'est-à-dire que l'on ait un paquet de soins déterminé par les professionnels naturellement qui s'occupe et qui soigne les personne en cas d'urgence ça c'est impératif et il faut cette aide médical d'urgence et ce panier de soins il est fondamental on ne laisse pas les gens en difficulté personnelle avec un risque sanitaire qui peut-être collectif que les choses soient bien claires on ne supprime pas les soins on fait simplement une aide médical d'urgence et puis enfin faut-il rappeler que lorsqu'on est en situation irrégulière on n' pas vocation non plus plus à rester sur le territoire indéfiniment et quand on a un problème de santé de quelque nature qu'il soit mais qui n'est pas vital hein naturellement et bien à ce moment-là on doit pouvoir rentrer dans son pays parce que c'est c'est le principe c'est que quelqu'un qui est en situation irrégulière il doit rentrer dans son pays et à ce moment-là on se fait soigner dans son pays mais bien sûr mais j'insiste sur le fait qu'on maintient l'aide médicale d'urgence et j'insiste aussi que tout ça c'est aussi la conséquence mais quels que soient les sujets du d'un système qui n'est pas efficace c'estàd qu'on ne répond pas assez rapidement c'est tout le problème de de l'immigration soit on est Agni sur le territoire national et il faut le savoir vite et je pense que c'est notre responsabilité de dire rapidement à quelqu'un vous êtes admis sur le territoire national à tes condition pas de problème vous rentrez dans le dispositif mais il faut être également en capacité de dire à quelqu'un qui ne doit pas rester sur le territoire rapidement vous ne pouvez pas rester sur le territoire et vous repartez si on n' pas cette efficacité là de toute façon aucun système ne sera équilibré mais qu'est-ce que vous attendez du gouvernement sur l'ame parce que Gérald ramanin il va dans votre sens il soutient la transformation en Amu et Élisabeth B pas du tout elle veut pas modifier le à chacun ses problèmes à chacun ses problèmes au Sénat euh nous allons euh voter euh la mise en place de l'AMU et si le texte sort du Sénat tel qu'on le souhaite et bien l'Assemblée nationale fera son œuvre on n'est pas responsable de tout hier soir vous avez voté des quotas d'immigration fixés par le Parlement lors d'un débat annuel sur ce sujet de l'immigration les quotas d'immigration ça a déjà été voté sous Nicolas Sarkozi en 2008 ça n'a pas été appliqué finalement est-ce que ça peut vraiment marcher est-ce que vous y croyez vraiment à ce d'immigration une fois de plus ce qui est essentiel c'est d'abord qu'on a un débat institu enfin qui soit dans la loi annuelle au Parlement pour qu'on ait chacun puisse donner ses orientations ses points de vue et qu'on a un débat transparent y compris que le gouvernement vienent officiellement dire ce qu'il veut ou ce qu'il souhaite et que le Parlement puisse s'exprimer ça c'est quand même un minimum ce qui correspond d'ailleurs je rappelle quand même que le Parlement étant l'émanation du du vote de la population premre premièrement deuxièmement euh se donner des orientations se donner des quotas des orientations c'est fondamental faut bien se donner des objectifs sinon on n arrive jamais sinon on parle pour rien on se fait plaisir mais il faut bien se donner des objectifs alors chacun sait très bien que euh c'est parfois euh délicat mettre en place très bien mais ça n'empêche pas le fait qu'il faille essayer pour se donner des objectifs c'est ça qui est essentiel c'est une fois de plus je le redis le message envoyé à tout le monde et que chacun comprenne bien ce que veut la France et ça l'enjeu de ce point de vue-là il est absolument essentiel il y a un signal un autre signal qui vous a été envoyé par le Président de la République euh parmi vos demandes il a celle d'avoir un référendum sur l'immigration parmi les demandes des républicains dimanche soir il a écrit une lettre au chef de parti en disant qu'il souhaitait élargir le champ du référendum euh aux questions migratoires vous allez saisir cette main tendue vous le vivez comme une main tendue je vais quand même commencer par dire que la d'abord c'est un sujet constitutionnel c'est pas ce texte qui va le résoudre euh c'est dans le projet de loi la proposition de loi le projet de loi cons le la proposition de loi conselle pardon que nous avons déposé au mois de mai dernier ça fait l'objet de discussion du groupe de travail qui se réunit autour du président Larché d'ailleurs demain matin pour vous donner un scoop si vous voulez he demain matin à 7h nous y serons ça fera partie de nos débats donc qu'est-ce que je veux dire par là c'est que la modification de l'article 11 qui permettrait de pouvoir ouvrir la phase du référendum sur les sujets de cette nature nous paraît tout à fait utile elle est absolument c'est nécessaire ça permet sur des sujets fondamentaux d'avoir une consultation en direct de la population est-ce que le Président de la République fait un pas vers nous plutôt que nous vers lui la réalité c'est que le Président de la République fait un pas vers nous puisque c'était notre proposition c'est notre proposition que nous en débattons demain je vous l'ai dit dans notre groupe de travail autour du président Larcher et donc c'est plutôt une nouvelle intéressante qui nous arrive reste en définir maintenant les conditions ce qui n'est pas le plus simple mais mais vous avez vous l'accueillez bien parce qu' Brot il a dit on n'est pas les perdre de l'année en parlant de de cette oui parce que c'est un peu la façon de vous dire que c'est une volonté qui était la nôtre et que c'est nous qui avons l'idée vous savez en matière politique il y a un principe c'est comme en droit en fait de meuble possession vos titres c'est-à-dire que celui qui a l'idée et ben il l'a pour toujours alors le jeu consiste souvent à aller plus vite que les autres la réalité c'est que nous avons annoncé cette volonté depuis longtemps c'est quand même notre idée notre projet et si le président de la République il vient c'est parfait merci Alex à tout à l'heure et on continuera à parler de de ce projet de loi immigration ce sera évidemment le débat du club on va aller chez vous maintenant François Noël buffet on va à Lyon retrouver Marien trompette bonjour merci d'être avec nous directeur départemental adjoint du rô pour le journal Le Progrès et vous souaitiez vous Marien évoquer l'avenir de la métropole de Lyon oui bonjour monsieur buffet vous aviez lancé l'année dernière une mission d'information sur la métropole he parce que le fonctionnement de la de la super collectivité dirigée par les écologistes faisait faisait débat était décricrié par les maires euh considéré comme trop vertical trop abrupte et tenant pas assez compte de leur avis vous aviez formulé à l'époque des recommandations et puis en septembre coup de tonner Étienne blanc votre collègue sénateur lui est plus radical il veut déposer une proposition de loi avec Alexandre vincandet pour la supprimer et revenir en quelque sorte à son ancêtre la courli euh ma question c'est tout simple vous en pensez quoi et est-ce que vous pourriez voter cette proposition de de loi tout d'abord il faudra qu'elle soit déposée et on va commencer par ça mais la question c'est pas tellement ça en fait euh je comprends bien qu'on veuille essayer de trouver des coins entre nous mais c'est pas la question de fond la question de fond est est-ce que la métropole de Lyon collectivité locale est utile plus utile et plus opportune que le PCI précédent qui était la communauté urbaine la réponse est complexe oui pour un certain nombre de sujets mais elle pose d'autres problèmes sur d'autres sujets premier point sur 1500000 habitants avec avec un budget de plus de 4 milliards d'euros par an c'est tout de même pas anormal que les habitants du territoire puissentexprimer directement pour élir leur président en tous les cas sur un plan démocratique ça ne me choque pas bien au contraire il y a des points positifs dans cette fusion on on l'a relevé dans le rapport à savoir le fait de par exemple d'avoir les politiques sociales avec les politiques économiques ça c'est tout à fait intéressant en terme de pertinence et d'efficacité mais il y a des difficultés et la difficulté c'est le rapport entre les élus de la métropole et les maires qui effectivement ont le sentiment parfois c'est avec réalité d'ailleurs d'être tenu à l'écart d'un certain nombre de sujets donc est-ce que l'on peut sans forcément revenir en arrière de cette évolution institutionnelle trouver un chemin qui permette de renforcer le pouvoir des mèes au sein de cette collectivité je le crois je le pense c'est-à-dire que je je suis convaincu que dans l'organisation actuelle on peut nettement l'améliorer dans le fonctionnement de la métropole et dans le fait que les maires soient mieux associé mieux entendu voire même obligatoirement entendu donc il faut trouver ce chemin-là et pas forcément casser l'ensemble du système je rappelle d'ailleurs que on a deux effets on a un effet structurel lié au texte lui-même et un effet conjoncturel parce que les équipes qui sont arrivées en 2020 ne sont pas celles qui étaient avant il a pas la même expérience pas la même vision des choses et et donc ça nécessite aussi une adaptation mais je ne suis pas naïf objectivement nous avons besoin de renforcer le pouvoir des maères au sein de la métropole de Lyon donc on peut travailler là-dessus je pense sans trop de difficulté on a même des idées très précises là-dessus enfin revenir en arrière encore faudrait-il avoir l'accord du département du rô h parce que y compris pour lui ça nécessite de remodifier toute l'organisation qui a été mise en place dans le nouveau département du rô donc ce n'est pas aussi facile que ça contrairement à ce qu'on alors on peut évidemment dire que c'est facile que tout en dépose un texte et que tout va bien mais ça n'est pas la réalité euh la réalité elle nécessite je pense un peu plus de de travail Marien vous avez une autre question pour François Noël buffet sur votre ancienne mairie François Noë buffet la mairie d'oulin oui ça vous surprendra pas euh demain il y a un vote important monsieur buffet c'est c'est B les villes d'houlin et pierrebénit vont décider de de fusionner euh demain mercredi hein je je rappelle que vous avez été maire d'oulin durant durant 20 ans euh voilà question assez rapide aussi depuis que le projet a été annoncé il y a des voix qui s'élèvent pour dire que les habitants auraient dû être conçus par référendum est-ce que vous le pensez aussi ma conviction personnelle est que oui en réalité dans les textes lorsqu'il y a fusion de commune il y a nécessité de consulter la population sur une organisation officielle il se trouve que il y a un petit problème juridique c'est qu'à l'occasion d'un texte en 2019 on a oublié que la métropole était devenue une collectivité locale et qu'elle n'appartenait plus que et que les communes n'appartenaient plus à une à une à une pardon je vais AR à une collectivité à Unci pardon excusez-moi et que les communes n'appartenait plus à un PCI mais appartenait à une collectivité locale donc il aurait fallu modifier le texte mais la réalité de fond c'est plus important finalement que la réalité presque juridique en la matière c'est que sur des projets aussi importants qui engagent des communes queles que soient les communes dans le cas particulier je trouve malgré tout que il faut organiser la consultation oui je pense que c'est mieux naturellement Marien un mot sur la Une du progrès d'ailleurs quel que soit ce qu'on pense qu'on pense que ce soit bien ou pas bien mais ce sont quand même des territoires importants a des popul en nombre dans habitants ça fait du monde hein oui un mot sur la Une du progrès dans son dans son édition de Lyon dans son édition de Lyon revient évidemment sur ce fiver assez mystérieux qui s'est produit ce weekend c'est une femme juive qui a été poignardée à Lyon et on fait le point sur l'enquête et voilà on a le les proches de la victime qui nous ont qui nous ont parlé donc on en sait un peu plus aujourd'hui l'agresseur s'est fait passer pour un livreur c'est le titre du progrès merci Marien d'avoir été avec nous un mot François Noël buffet de réaction à ces actes antisémites en général he plus de 1000 a dit Gérald armanin dans la métropole de Lyon notamment ce weekend il y a un restaurant cacher de villeurbane qui a été recouvert de de taace antisémite comment on répond à ça il faut être absolument ferme et très déterminé pour lutter contre ces comportements d'ailleurs tous les comportements extrême quel qu'il soit et singulièrement ceci qui nous rappelle une histoire dramatique que nous heureusement nous n'avons pas vécu mais que nos parents nos grands-parents ont connu c'est inacceptable il faut dire les choses telles qu'elles sont c'est inacceptable dans notre pays donc il appartient évidemment aux forces de police et la justice de les santionner extrêmement sévèrement c'est insuffisant c'est nécessaire mais insuffisant il appartient aussi je collectivement à faire une prise de avoir une prise de conscience sur l'extrême gravité de ces actes et il ne doit pas y avoir de faiblesse merci François Noë buffet merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure on suivra bien évidemment sur notre Anne la suite du projet de loi immigration article 3 ou pas on verra ça cet après-midi merci beaucoup d'avoir été avec nous
François-noël Buffet