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InterviewRadio J — L'interview politique· 13 décembre 2023 12 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Charles Rodwell - Le Barbier du matin du 13/12/23

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    On va parler de votre rapport sur l'attractivité de la France que vous avez remis lundi à la Première ministre.

  • 0:20FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ce texte est moribond ?

  • 0:24RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous croyez que la commission mixte paritaire qui va être retenue, cette députée, ce sénateur, peut le sauver ?

  • 1:44ComplaisanteRéponse directe

    Peut-être que ce motif, c'était de faire tomber ce texte pour qu'on revienne en CMP.

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Et LR, ils vont pouvoir faire adopter un texte plus dur puisqu'ils vont tenir un peu la plume cette fois-ci.

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Vite, a dit le président Macron hier, lors du dîner de la majorité. Il veut que ça soit fait avant la fin de la session, donc la semaine prochaine.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai voté contre cette motion de rejet et je voterai pour ce texte depuis le départ. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « Et qui pourraient être expulsés ? Qui aujourd'hui ne sont pas expulsables et qui, avec ce texte, pourraient être expulsés. »
  • 2:07Invité politiqueChiffre
    « C'est un texte qui est voulu, qui est soutenu, qui est souhaité par près de 80% des Français. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Certes, lorsque nous n'avons pas d'alliance politique avec un autre parti, nous sommes en position de minorité dans l'Assemblée parce qu'on est en majorité relative. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « Il ne manquait, parmi les députés présents, pas une voix au sein de la majorité pour soutenir ce texte. »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « On veut co-construire à l'Assemblée nationale une majorité sur ce texte. »
  • 4:55Invité politiqueChiffre
    « Je ne vois pas pourquoi, sur un texte qui est soutenu par 80% des Français, qui est vital pour reprendre le contrôle sur nos flux migratoires, nous ne pourrions pas trouver un accord politique. »
  • 8:27Invité politiqueChiffre
    « La France est le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers depuis 4 ans, selon plusieurs baromètres indépendants. »
  • 9:08Invité politiqueFait
    « Ces conflits sont géopolitiques, ils sont politiques, ils sont militaires, mais ils sont aussi à bien des égards économiques. »
  • 10:07Invité politiqueFait
    « C'est pour assurer la sécurité juridique des porteurs de projets lorsqu'ils viennent en France. »

Temps de parole

  • Invité politique86 %
  • Présentateur14 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Charles Randouel, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation. Bienvenue, merci d'être là. Alors on va parler de votre rapport sur l'attractivité de la France que vous avez remis lundi à la Première Ministre. Mais on va commencer bien sûr par l'actualité sur la loi immigration. Est-ce que ce texte est morné ? Est-ce que vous croyez-vous que la commission mixte paritaire qui va être retenue, cette députée, cette sénateur, peut le sauver ?

0:27
Invité politique

Moi je crois qu'il doit poursuivre, le texte doit poursuivre son cours et surtout, il est absolument nécessaire pour notre pays. Moi, j'ai voté contre cette motion de rejet et je voterai pour ce texte depuis le départ. Je souhaite que ce texte soit validé, soit voté par l'Assemblée nationale et le Sénat. Pourquoi ? Je suis député de la majorité, mais surtout je suis député d'une circonscription où tous les jours ou toutes les semaines, vous avez des délinquants étrangers en situation irrégulière qui pourrissent le quotidien d'habitants de ma circonscription. Et qui pourraient être expulsés ? Qui aujourd'hui ne sont pas expulsables et qui, avec ce texte, pourraient être expulsés.

Donc, moi si vous voulez, quand je constate que certains partis, des partis de gouvernement, qui depuis des années prônent la fermeté, qui utilisent ce mot dans tous leurs discours, mais qui le jour de la motion de rejet, qui est déposée par la NUPES, qui est déposée par les écologistes soutenus, mordicus par la France Insoumise, vote cette motion de rejet pour tenter de condamner un texte qui redonnerait des pouvoirs et des armes législatives, réglementaires à l'État, à la justice, à nos forces de l'ordre pour expulser ces délinquants étrangers. J'avoue que je me pose la question du motif réel de ce vote.

1:44
Présentateur

Peut-être que ce motif, c'était de faire tomber ce texte pour qu'on revienne en CMP. Et CLR, ils vont pouvoir faire adopter un texte plus dur puisqu'ils vont tenir un peu la plume cette fois-ci.

1:53
Invité politique

En tout cas, moi, à titre personnel, je salue totalement le choix du gouvernement d'aller en CMP. Vous aviez trois choix. Soit se dire, finalement, on met le texte de côté, on y revient plus tard. C'est un texte qui est voulu, qui est soutenu, qui est souhaité par près de 80% des Français. C'est un texte qui prône des mesures très concrètes dans lesquelles on peut rentrer avec grand plaisir qui sont fondamentales pour maîtriser les flux migratoires sur notre pays. Donc, c'était une option, à mon avis, qui était à exclure. Le deuxième sujet, c'était de repartir au Sénat pour une deuxième lecture entre le Sénat, l'Assemblée, repartir dans des discussions qui ont déjà duré.

Avec sans doute le même résultat. Plusieurs semaines. Troisièmement, c'est de se mettre autour de la table, de dire, voilà, on est dans une situation de blocage aujourd'hui. La commission mixte paritaire, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce sont des députés et des sénateurs qui se mettent ensemble autour de la table pour trouver une solution, trouver un accord politique sur ce texte. Moi, je salue cette initiative.

2:46
Présentateur

Vite, a dit le président Macron hier, lors du dîner de la majorité. Il veut que ça soit fait avant la fin de la session, donc la semaine prochaine. Absolument. C'est possible.

2:53
Invité politique

C'est en tout cas la volonté que porte le gouvernement. Je n'ai aucun doute sur le fait que les oppositions constructives de notre Assemblée, de nos deux Assemblées, soutiendront cette initiative calendaire pour que nous puissions avoir un texte ficelé, bouclé, voté avant les vacances de Noël, pour le bien des Français.

3:13
Présentateur

Si ce texte est plus dur, on pense notamment à l'abandon de la régularisation des sans-papiers dans les métiers en tension. Est-ce que vous n'allez pas perdre des votes dans votre camp ? C'est que l'aile gauche de la Macronie, derrière Sacha Houllier, tient à cet aspect.

3:25
Invité politique

C'est le sujet, c'est le mot, c'est la position que j'entends depuis le début de l'examen de ce texte. Il y a deux enseignements à tirer du vote de lundi sur la motion de Roger. Certes, lorsque nous n'avons pas d'alliance politique avec un autre parti, nous sommes en position de minorité dans l'Assemblée parce qu'on est en majorité relative. La deuxième chose que je retiens, c'est qu'il ne manquait, parmi les députés présents, pas une voix au sein de la majorité pour soutenir ce texte. Quelle est la raison ? Tout simplement qu'on bâtit des majorités ensemble. Il existe des courants dans notre majorité comme dans tous les partis.

Plus facile d'avoir des courants lorsque vous êtes 250 députés que lorsque vous êtes 60 dans un groupe. Mais nous avons toujours mis en accord tout simplement nos positionnements politiques pour bâtir ce texte. La majorité est unie derrière ce texte.

4:17
Présentateur

Est-ce que ça ne serait pas plus simple et plus rapide, surtout vu le temps qui court, de passer par 49-3 ? Il n'y aura pas de motion de censure contre le gouvernement qui fera une majorité ? Nous, ce n'est pas notre volonté.

4:26
Invité politique

On veut co-construire à l'Assemblée nationale une majorité sur ce texte. On l'a fait sur des textes incroyablement compliqués. Le nucléaire, les énergies renouvelables, la loi de programmation du ministère de l'Intérieur, la réforme de l'assurance chômage, la réforme du droit du travail. Sur chacun de ces textes, éditorialistes, journalistes, politiques, tout un chacun, nous expliquaient que nous n'aurions pas de majorité dans l'hémicycle. Nous avons subattu une majorité.

Je ne vois pas pourquoi, sur un texte qui est soutenu par 80% des Français, qui est vital pour reprendre le contrôle sur nos flux migratoires, nous ne pourrions pas trouver un accord politique, un consensus politique, là où il y a un consensus dans la population aussi large.

5:09
Présentateur

Si ça bloque, si ça coince, est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent que la dissolution peut être une solution ? Pour redemander aux Français de redonner une majorité au président ?

5:18
Invité politique

Moi, je vais être franc avec vous, ce n'est pas mon avis, ce n'est pas à moi de prendre cette position, c'est l'exécutif qui a le pouvoir. Moi, je considère aujourd'hui, vous savez, depuis que j'ai été élu, en juin 2022, on m'a dit « Profite bien de tes deux mois à l'Assemblée nationale parce qu'en août, tu es en campagne ». En septembre 2022, on m'a dit « Tu es en campagne ». À la suite de la réforme de retraite, on m'a dit « Tu seras en campagne dans deux mois ». On me dit depuis maintenant deux mois que je vais être en campagne pour relancer les législatives après une dissolution. On en parle toujours, on n'a jamais.

C'est qu'aujourd'hui, depuis juin 2022, nous arrivons à gouverner avec cette Assemblée. Dans la douleur, mais vous y arrivez. Dans la douleur, les Français nous ont demandé de trouver des accords politiques dans le cadre d'une majorité relative. C'est notre devoir, sur ce texte comme sur les autres textes que nous aurons à étudier à l'Assemblée dans les prochaines semaines, de trouver des accords politiques avec les autres parties de la majorité. C'est quand même un camouflet

6:11
Présentateur

pour Gérald Darmanin et Elisabeth Borne, cette motion de rejet. Mais encore une fois,

6:15
Invité politique

prenons le positionnement politique de chaque groupe politique. Moi, je vous ai donné les raisons pour lesquelles je soutenais ce texte. Parce que j'ai besoin que l'État aient les moyens d'expulser des délinquants étrangers irréguliers qui n'ont rien à faire sur le sol de ma circonscription. C'est ce que permet ce texte. Quand je constate que certains partis votent, qui demandent de la fermeté, encore une fois, c'est l'homo que tout le monde utilise depuis des années, votent une motion de rejet déposée notamment par la France Insoumise. Moi, je renvoie chaque groupe politique à ses responsabilités. Ce que je constate, c'est que, un, la majorité était unie, totalement unie sur ce texte.

Le deuxième sujet, c'est qu'en période de majorité relative, la commission exparitaire est bienvenue parce qu'il faut que nous trouvions un accord politique avec les autres forces politiques de cette Assemblée. Et que répondez-vous au RN qui dit « Nous, on est prêts à gouverner. Bardella est prêt à aller à la matignon. » Je constate que le RN explique qu'il est prêt à gouverner, qu'il explique qu'il est le parti de l'ordre, le parti de la sécurité, mais sur chaque vote à l'Assemblée nationale. Vous savez, il y a les paroles et il y a les actes.

Moi, ce que je constate, c'est que sur chaque vote, chaque amendement, chaque texte de loi, chaque motion de censure, chaque motion de rejet, le Rassemblement national vote avec Jean-Luc Mélenchon. Le Rassemblement national vote avec Danilo Bono. Le Rassemblement national vote avec la France insoumise. L'avantage dans la législature qu'on connaît, c'est que tout est public. Je propose à chacun de vos auditeurs de se rendre sur le site de l'Assemblée nationale. Ils constateront que sur chaque motion de censure déposée par la France insoumise, le Rassemblement national vote avec Jean-Luc Mélenchon.

Pour moi, ce n'est clairement pas un parti de gouvernement qui protégera les intérêts de ceux qu'il prétend protéger.

8:02
Présentateur

Alors, vous avez remis à la Première ministre un rapport sur l'attractivité de la France, c'est-à-dire comment attirer les investisseurs, les entreprises, les emplois. C'est un rapport assez technique. Il y a 28 recommandations si je ne me trompe pas à la fin. Absolument. Il y en a quelques-unes sur lesquelles je voudrais vous interroger. Qu'est-ce que vous appelez un bouclier réglementaire de 5 ans pour protéger les investisseurs ? Je vous donne le contexte.

8:23
Invité politique

Le contexte est lequel ? La France est le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers depuis 4 ans, selon plusieurs baromètres indépendants. C'est une très bonne nouvelle. Ça veut dire que la France a la capacité d'attirer des entreprises, notamment des industries, qui vont créer de l'emploi, qui vont créer de la valeur et qui vont payer des impôts dans notre pays. Le sujet, c'est qu'aujourd'hui, on est dans un contexte de guerre économique. La guerre est aux portes de l'Europe. Le conflit et les attaques qu'Israël a subies, les attaques terroristes que le Hamas a fait subir à Israël depuis maintenant plusieurs mois, en est une première preuve.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie en est une autre preuve. Ces conflits sont géopolitiques, ils sont politiques, ils sont militaires, mais ils sont aussi à bien des égards économiques. Lorsqu'il y a une rupture énergétique entre la Russie et l'Europe, c'est un contexte de conflits économiques. Lorsque la Chine ferme l'accès à ses marchés aux entreprises européennes, c'est un contexte de tensions économiques. Lorsque les États-Unis mettent en œuvre l'Inflation Reduction Act qui vient impacter directement les activités d'un certain nombre, j'imagine, de nos auditeurs, c'est un contexte de conflits économiques. Nous, on a le choix.

Soit on continue comme avant, soit on change de paradigme et on se dit la politique d'attractivité doit continuer de servir l'indépendance et la sécurité économique de la France. C'est l'objectif de contribuer à cette ambition qui est portée par le gouvernement des propositions que j'ai déposées. Le bouclier réglementaire, c'est quoi ? C'est pour assurer la sécurité juridique des porteurs de projets lorsqu'ils viennent en France. Pourquoi est-ce que les États-Unis, le Flation Reduction Act, ça marche aussi bien ? D'abord parce que c'est super simple à utiliser.

Deuxièmement, parce qu'il apporte une sécurité juridique au contrat et au porteur de projet, c'est-à-dire que les règles du début sont les mêmes que les règles à la fin. Ça ne va pas changer au cours de route. Exactement. Et parce qu'il y a une concentration des moyens sur deux ou trois priorités. Il faut qu'on fasse la même chose, qu'on continue de faire la même chose.

C'est l'objectif de cette mesure, c'est de dire vous arrivez, vous implantez votre entreprise sur tel terrain, dans tel département, dans telle région, les acteurs qui sont impliqués dans cette implantation, le président de région, le maire, le préfet, se mettent d'accord avec vous à travers un contrat d'implantation pour que vous ayez une norme, un cadre réglementaire figé pendant cinq ans qui vous permet tout simplement d'implanter ou d'étendre votre activité dans un même cadre réglementaire. Pourquoi voulez-vous taxer les friches chez les locaux industriels vacants ? Pourquoi est-ce qu'on veut taxer les...

En tout cas, moi, c'est ce que je propose parce que dans ma mission, je me suis rendu dans 41 départements. dans nos 13 régions de la France hexagonale. Vous avez partout des maires, des élus locaux, des industriels qui se battent pour industrialiser leur territoire et qui arrivent. Au milieu d'une zone industrielle où vous faites revenir des usines, vous faites revenir des entreprises, vous avez ce qu'on appelle des friches. Donc, c'est des terrains soit qui sont vides, des locaux qui sont vides, soit des terrains qui sont inutilisés et qui sont en propriété privée. Le propriétaire privé, la propriété privée en France, c'est un principe constitutionnel.

Sauf que lorsque vous avez un terrain qui est vide au milieu d'une ville, au milieu d'une zone industrielle, ça nuit à l'ensemble de la dynamique. L'idée, c'est de dire que si vous maintenez vos locaux vides et que vous cautionnez, vous le faites délibérément, le maire, il a le choix de le faire ou pas, pourra taxer cette friche pour vous inciter à vendre votre terrain ou à y faire venir une entreprise. Alors, il y a beaucoup, beaucoup de mesures. Je suppose qu'on le trouve en ligne, ce rapport ? Absolument. Vous pouvez le retrouver sur mon site internet charlorduel.fr ou sur les sites du gouvernement.

11:52
Présentateur

Charles Ronduel, merci, bonne journée. Un immense merci, bonne journée à vous. Le député Renaissance des Yvelines Charles Ronduel était ce matin avec nous. Christophe, à demain. À demain. Sous-titrage Société Radio-Canada