Abrogation du Code noir, scandale du périscolaire, sardines-mania… : Le Club | 28 minutes | ARTE
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[musique] Bonsoir et bienvenue [musique] à tous. Et oui, c'est encore nous et nous sommes très heureux de vous accueillir dans votre club de 28 minutes. Vous y serez en charmante compagnie celle de nos clubistes qui vous attendent.
Ils sont historiens, géographes, essayées, dessinatrices et vont se saisir dans un instant de l'actualité de la semaine. Au menu ce soir, pour renforcer la lutte contre la pédocriminalité en milieu scolaire, le ministre de l'éducation présente un nouveau texte pour écarter définitivement les personnels coupables de comportements inappropriés, même s'ils n'ont pas été condamnés par la justice. C'est ce qu'on appelle en langage trivial une liste noire.
Ça veut dire que nous aurons évincé un agent public en raison de son comportement avec les mineurs, quand bien même il n'aurait pas été condamné, et bien il sera inscrit sur une liste qui empêchera toute forme de réemploi au sein de l'école. Ce suivi administratif plus étroit permettrait d'éviter que des personnes mises en cause dans un établissement se recassent dans un autre. Mais comment définir précisément ses comportements inappropriés ?
Ces listes noires risquent-elles d'aller trop loin ? Faut-il s'en tenir aux seules décisions de justice ? On en débattra puis nous cultiverons notre jardin avec notre invité de la semaine.
Catherine Delveau est ingénieur agrodome. Elle publie un album de bande dessinée qui raconte 10000 ans d'histoire des jardins depuis les racines mythologiques de celui d'Eden jusqu'à la passion des potagers qui gagnent même les urbains. Et en fin d'émission, nous retrouverons notre belle plante à nous, le toujours fleur David Castello Leopz.
Salut David. Bonsoir. Reno va.
Bah oui. De quoi vous nous parlez ça ? Je vous parle de vélo gonflable.
Je sais que c'est intrigant encore une fois mais ça va bien se passer. Intrigant et gonflé. À tout à l'heure David.
Voilà donc le programme du club de 20 minutes. C'est parti. [musique] Bonsoir Marjor Adelson.
Bonsoiren. Bienvenue Marjorie. Ravi de vous retrouver et Frédéric se bien sûr.
Salut Frédéric. Bienvenue à vous. Euh et voici donc nos nos clubistes de ce soir.
Bonsoir Sylvie Brunel. Bonsoir Reno. Ravi de vous accueillir Sylvie.
Je rappelle que vous êtes géographé écrivaine et le titre de votre dernier ouvrage par aux éditions Alside Camarg en féerie. Et oui, à vos côtés Raphaël Doran. Bonsoir Raphaël.
Bonsoir. Bienvenue essayiste ancien ou fonctionnaires. Vous vous avez publié aux éditions Passé composé.
Excellente maison d'édition d'histoire faire de la France une démocratie. Bienvenue à vous Raphaël. Et oui et oui Renault Pascal Blanchou Rena vous avez réussi à vous introduire jusque sur ce plateau.
Soyez le bienvenu maintenant que vous êtes là. Historien bien sûr Pascal. Non c'est un plaisir de vous retrouver et je rappelle vous le 728e ouvrage que vous avez bien sûr coécrit en l'occurrence avec une compagnie prestigieuse, celle de l'historien Benjamin Stora.
Doit-on s'excuser de la colonisation s'est par aux éditions des clés de Brouer et au pupitre notre ami Louison. Salut Louison ! Salut Renault.
Bienvenue Louison, dessinatrice bien sûr. Je rappelle le titre de votre BD Porculus paru aux éditions rue de Sèvre. Tout de suite Frédéric, la première actualité de la semaine, c'est une décision symbolique, l'abrogation d'un texte de loi qui n'était plus appliqué depuis très très longtemps.
Voyez, c'est fait. Les députés l'ont voté à l'unanimité l'abgression de ce code noir. Ensemble de textes promulgués sous Louis XIV qui régissait l'esclavage.
Code noir qui évidemment n'était plus appliqué effectivement depuis l'abolition de 1848. un vote donc avant tout symbolique mais qui vise aussi à ouvrir le débat sur d'éventuelles réparations, d'éventuelles indemnisations. Abroger le code noir est nécessaire mais aucun vote ne pourra réparder réparer à lui seul des siècles de vie brisée et la grandeur d'une République ne se mesure pas seulement à ce qu'elle commémore, elle se mesure aussi à la manière dont elle protège aujourd'hui encore la dignité humaine.
Alors on va revenir à la question des réparations. D'abord, je me tourne vers l'historien de ce plateau, Pascal Blanchard. On a presque du mal à comprendre pourquoi ce code noir n'avait pas été abrogé jusqu'ici depuis 178 ans.
Parce qu'en 1848, au moment de la seconde abolissement d'esclavage, pas la première de la Révolution française de 94, on a pensé que parce que l'esclavage était aboli comme la traite, qu'il était interdit, qu'il ne pouvait plus y avoir d'esclaves sur le sol de France, de facto, tous les textes de loi qui pouvaient être liés au statut d'esclave auraient été supprimés. En fait, le droit est un peu plus compliqué. De facto, il n'y pouvait plus avoir d'action menées à partir de ce texte puisque le la le statut d'esclave disparaissait.
Donc, de facto le statut de maître. Mais en réalité, ces textes sont restés parce que le loi n'a pas pensé qu'il fallait ni nettoyer ce texte-là, ni les autres. Il y en a beaucoup d'autres textes produit pendant la période esclavagiste en fonction des terres et des territoires.
Celui-là n'est qu'un des codes noirs. Je vous rappelle qu'il y a eu aussi un code noir en 1724 pour la Louisiane par exemple. Ça viendrait à l'idée personne peut-être d'aller la broger.
Mais mine de rien, je rappelle que un texte qui n'est pas définitivement supprimé notre code de loi pourrait très bien un jour réanimé. Là, on avait affaire à une abrogation symbolique. H donc c'est uniquement symbolique.
Sylva Brunel ? Non, je crois pas parce que c'est pas un geste désué pour quelque chose qui a disparu. C'est aussi une reconnaissance de quelque chose qui reste profondément ancré aujourd'hui à la fois dans le statut social, par exemple en Martinique et en Guadeloupe des populations issues de la traite des noirs.
Et puis cela se traduit aussi par l'ouverture à une demande de réparation ou de restitution comme on a vu avec les objets d'art de l'ex d'Aomé. Ça pose aussi la question de la réparation et de l'indemnisation de Haïti. euh Haïti qui a dû payer une fortune en 1825 pour son indépendance, hein.
Il faut se souvenir que ce sont les propriétaires d'esclaves qui ont été indemnisés à l'époque et pas du tout les esclaves. dans mes étudiants de la Sorbonne me disaient ça reste quelque chose qui continue à nous marquer et d'ailleurs quand Jean-Pascal a dit c'est fait le film noir tout simplement ou Gaston Kelman dit je suis noir et je n'aime pas le manioc et bien ça renvoie quand même à des stéréotypes qui restent ancrés dans les consciences et c'est bien que l'Assemblée nationale est votée à l'unanimité cette abrogation Raphaël Dean pour ce qui est de ce processus justement législatif est-ce que l'abrogation symbolique donc de ce code noir mais importante c'est un solde tout compte à vos yeux que où est-ce qu'à l'inverse ça ouvre un nouveau processus, y compris peut-être un processus législatif vers une série de réparations et si oui lesquelles justement lié à ce passé esclavagiste. En soit, je pense que la cette décision là n'ouvre pas elle-même quoi que ce soit.
C'est une décision politique après de choisir ou pas de faire des réparations. Mais d'autant plus que je trouve pas que ce soit non plus enfin il faut rappeler qu'on a eu la loi de Obira avant et puis même la décis le décret de 481 la reconnaissance de l'espace. Exactement.
Je trouve que la France avait déjà regardé en face cette partie de son histoire et même en 1848 voire avant oublier que la beaucoup de français d'intellectuels français et d'hommes politiques avaient déjà milité contre l'esclavage dès l'époque même du code noir. Euh autant on peut étant une formation d'historien de l'antiquité dans l'antiquité personne ne remettait en question l'esclavage autant à l'époque du code noir il y avait des gens qui étaient contre la bénal d'ailleurs avait fait une une réflexion intéressante en disant au 18e siècle que si on abolissait le code noir il faudrait pas que les anciens esclaves soient trop revanchard parce que le code blanc serait terrible enfin Pascal Blanchard sur la question des réparations. Est-ce qu'il faudrait une sorte de texte législatif global qui acte en quelque sorte des grands principes ou est-ce qu'au final c'est du cas par cas avec chaque pays et chaque histoire entre la France et ses pays ?
Les deux. Ça ça peut paraître complexe mais déjà il faut un principe. Emmanuel Macron a dit qu'il n'était pas prêt dans le discours qu'il a fait à l'occasion du 25e anniversaire auartal dissée et j'étais là comme d'autres il a dit je n'ai pas fini ma réflexion.
Au bout de 10 ans, il était peut-être un petit peu temps qu'il pousse un peu sa réflexion. On aurait tous aimé qu'il soit un peu plus précis et qu'il disent ce que la France allait faire puisque la France est quand même le premier pays au monde à avoir reconnu l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Au bout de 25 ans, on est peut-être temps de se mettre à réfléchir d'une manière déjà philosophique aux réparations et puis dans un second temps pays par pays.
On voit bien qu'avec Haïti il y a une fa forcément qu'il y a un accord entre la France et les pays qui ont regardez avec Haïti c'est la commission mix qui est en place. Il y a une commission avec des historiens haïtiens et français qui sont en train de réfléchir à comment justement parce que là la dette on la mesure, on connaît son impact en plus la France. Voilà la France a fait très très fort.
Ça c'est l'estimation de ce que ça aurait coûté à Haïti s'il avait pu réinvestir en interne. Mais on a quand même fait payer aux anciens esclaves leur liberté et ça a duré près de 150 ans pour rembourser. C'est quand même extraordinaire.
Comme en 1848, on a indemnisé les maîtres, tu l'as dit, de d'avoir perdu quelque part ces biens meubles qui étaient les esclaves. Donc vous voyez qu'il y a des cas de figure très particulier. Et puis ça veut dire quoi réparer ?
Il y a un débat. On répare comment ? Est-ce qu'on répare en construisant des musées ?
Je rappelle qu'en France, il y a pas de musée d'histoire coloniale. On répare en indemnisant les gens. On répare qui va être indemnisé parce qu'on est descendant de descendant de descendants.
Toutes ces questionsl aujourd'hui elles font l'objet d'une réflexion. et la France donc c'est une réfusion qui va être encore très très longue au vu de sa complexité comme vous le dites faut un courage politique Renault un dessin de Louison alors on est en 2026 et de la même façon que le code de Louis X ou le code vestimentaire rien n'est adapté maintenant je trouve [rires] merci Louison Frédéric votre duel de la semaine maintenant ce duel il échauffe les esprits et il oppose le premier ministre à l'une de ses adversaires. Ouais Renault à ma gauche Marine Tondelier 39 ans, la secrétaire nationale des écologistes.
À ma droite Sébastien Lecornu 39 ans, lui aussi le chef du gouvernement. Alors, vous l'avez vu cette semaine hein, des écoles fermées à cause de la chaleur, d'autres laissées ouvertes mais suffoquantes, des transports perturbés par la canicule que nous subissons depuis plusieurs jours, 17 départements en alerte orange encore hier. Le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé cet épisode caniculaire qui touche en fait toute l'Europe de l'Ouest ?
Sébastien Lecornue a fini par convoquer une réunion interministérielle hier jeudi. Une initiative bien tardive et nettement insuffisante selon Marine Tondelier. Je suis effaré par le degré d'impréparation du gouvernement qui fait quand même jeudi une réunion dans le thème est je cite le point sur la préparation des services de l'État.
C'estàdire qu'au bout de plusieurs jours de canicule, ils font un point pour se préparer aux prochaines mais on a toujours pas compris ce qu'il faisait pour la vague de chaleur. Là maintenant c'est assez coupable et assez irresponsable. et Marine Tondelier qui appelle d'ailleurs à la création d'un congé climatique jusqu'à 5 jours annuels pour les salariés en cas de forte chaleur, notamment un sujet qu'elle compte défendre à la primaire de la gauche à laquelle la patronne des écologistes est candidate.
Alors, quelle réponse du gouvernement, l'exécutif est resté assez discret hein, sur cette réunion spéciale canicule qui s'est tenue hier à Matignon. Pas d'annonces nouvelles et dans les médias, les messages des ministres, c'étaient en substance face à la canicule, il faut garder la tête froide. Voici par exemple le ministre du travail.
On connaît les grandes chaleurs. C'est pas la première fois qu'on a chaud dans le pays. Alors c'est la première fois qu'il fait aussi chaud au mois de mai.
Mais les deux tr qu années précédentes, moi j'étais président de la SNC, je peux vous dire qu'on a anticipé les canicules bien évidemment. Don les dispositifs antipe canicule, ils existent. Je le redis une fois pour une nouvelle fois.
Bien sûr, les entreprises savent ce qu'il faut faire quand il fait chaud et elles l'ont déployé. Bien sûr, puisqu'il y a des alertes météo, dès qu'elles sont prévenues que les températures montent, les entreprises mettent en place des plans anti-anicules. Alors, vous noterez que le ministre renvoie la responsabilité vers les entreprises et ça c'est assez symbolique du clivage politique sur cette question des canicules.
La gauche estime que c'est à l'État de prendre en charge l'ensemble des mesures. à droite et au centre, on renvoie plus facilement vers l'individu qui ne doit pas tout attendre de la puissance publique, de l'état nounou he je mets des guillemets à cette expression qui vous dit quand est-ce qu'il faut vous hydrater ou vous mettre à l'ombre par 40°. Il reste que l'adaptation au changement climatique, ça restera un choix politique évidemment.
Comment mieux isoler les bâtiments publics, comment préserver des espaces de de fraîcheur ? Tout cela repose sur des choix mais aussi sur des marges de manœuvre budgétaire et c'est peut-être l'un des non dit de ce duel. Le gouvernement est engagé dans la réduction drastique du déficit public.
Objectif de moins de 5 % l'an prochain du PIB. On fait partie des trois plus gros déficit d'Europe ici en France. Entre autres mesures économiques d'économie, le fond vert qui a été raboté divisé par 2 en 2 ans.
C'est un fond qui permet justement aux communes de s'adapter au changement climatique. Voilà qui pourrait être ou qui devrait être peut-être l'un des débats de fond de la prochaine présidentielle. Sylvie Brunelle, selon vous, le gouvernement en fait-il trop peu assez sur cette question des canicules à répétition ?
Alors, au-delà des postures préélectorales hein qui expliquent la vivacité du débat, il est certain qu'aujourd'hui la France doit s'engager dans un plan de préparation comme il y a des préparations au désastre, de préparation et d'adaptation aux conséquences d'un changement climatique dont on mesure chaque jour les conséquences particulièrement cette semaine. Est-ce que l'anticipation, l'adaptation, elle doit être anticipatoire ou réactive ? Il est certain que le gouvernement est obligé aujourd'hui d'appliquer un certain nombre de mesures.
On le voit bien, il est pas d'ailleurs totalement inactif. Vous avez vu les limitations sur la circulation, vous avez vu aussi la défense des feux de forêt, donc le renforcement des moyens, la fermeture des écoles. J'aime quand le l'ancien président de la SNCF dit cô aux entreprises parce qu'il faut quand même se rappeler que la SNCF a interrompu le fonctionnement d'un certain nombre de trains coraill parce que la climatisation n'y est pas effective et que les passagers souffrent trop.
La France doit aujourd'hui accepter qu'elle entre dans une nouvelle ère et se mettre en ordre de bataille. Maintenant, vous l'avez dit aussi, l'État n'est pas un état nounou. C'est-à-dire que nous sommes aussi capables de comprendre que quand il fait très chaud, il faut prendre aussi un certain nombre de protections individuelles.
Et avec quel moyen Raphael Doan aussi qu'il s'agisse des pouvoirs de l'État ou des collectivités locales ? Par exemple, la rénovation de l'ensemble des établissements scolaires, c'est à peu près 50 milliards d'euros. les collectivés locales n'ont pas ça en caisse pour le pour lancer un non et surtout pas tout de suite parce que c'est aussi des questions de rapidité d'action mais effectivement je pense qu'on ne peut pas on voit beaucoup de de propositions qui surgissent qui consistent en fait à arrêter l'activité du pays s'il fait trop chaud mais ça peut pas tenir dans la durée enfin vous savez le le la transition ça coûte très très cher en oui bien sûr mais l'ancien dirigeant de de Singapour vous savez le disait que le succès de Singapour n'aurait pas pu avoir lieu s'il y a pas eu la climatisation dans un pays qui évidemment a un climat différent mais mais nous on voit aussi que le changement climatique fait qu'on va vers un climat un peu différent de celui qu'on a connu.
Donc je pense que effectivement il faut trouver des moyens d'adaptation. Le l'investissement dans la climatisation c'est le plus rapide et le plus efficace à court terme pour permettre de maintenir l'activité. Après la végétalisation et la rénovation thermique c'est beaucoup plus coûteux, beaucoup plus long terme.
Il faut faire les deux probablement. Ouais. Pascal Blancharge.
Vous voyez assez dubitatif sur la question de la la climatisation généralisée. Oui, parce que je pense que c'est une solution immédiate mais qui sera beaucoup plus catastrophique à à à moyen term ça ne baisse pas les émissions des gaz, c'est le problème. Je pense que permet de de travailler pour s'adapter mais pas de réson hérité de 2003 et de la crise, je rappelle, c'est quelles sont les personnes les plus vulnérables ?
La grande qualité de l'été 202 c'est quand même voilà avec un mat un ministre à l'époque qui avait pas été très opérationnel min de la santé Jean-Fançois Mat. C'est pour ça que les ministres s'excitent pour pas retrouver ce qu'on a appelé le syndrome Mati. Rappelons-nous quand même une chose.
Ceux qui ont été les plus touchés par cette situation là, c'est les personnes âgées et les personnes vulnérables. Et je pense que là où on reproche au gouvernement quelque chose en ce moment, c'est que sur ces personnes isolées qui ne sont pas qu'on est pas dans où il y a les programmes, les personnes isolées, rien n'avait été prévu ou rien n'est prévu aujourd'hui. Et c'est peut-être là qu'on peut dire qu'il y a un reproche à faire au gouvernement.
Il y a pas que les personnes plus âgées qui sont évidemment concernées, n'est-ce pas Louison ? Alors il y en a un qui qui a son mot sur la clim, c'est l'enfant que porte Marine Tordelier. Ça fait des semaines qu'il est à 37°gr.
Il ne se plaint pas mais il aimerait demander quand même. Bon merci Louison. C'est maintenant l'heure de la une internationale.
C'était lundi à la une de l'Observator et Romano. Le quotidien du Vatican. Magnifique humanité.
Le pape Léon X a publié sa première encyclique consacrée à un enjeu majeur pour l'avenir l'intelligence artificielle. L'îculte l'impact des nouvelles technologies appelle à préserver la personne humaine face à la révolution de l'IA et il s'inquiète des risques de dérive comme la désinformation ou la surveillance généralisée des populations. Mais le pape n'excommunie pas l'intelligence artificielle elle-même.
Abemous Papam 2.0. Ce pape est-il résolument moderne Raphaël Doran ou peut-être un peu trop technophile d'ailleurs ?
Non. Bon, moi j'ai trouvé qu'il était surtout dans un entre deux pas si intéressant que ça en réalité que cette encyclique, elle avait l'occasion, enfin le pape avait l'occasion de montrer une sorte de de voix ou de discours original différent de ceux à la fois des instances disons de régulation et des gouvernements et de des entrepreneurs de la tech. Je trouve qu'il a pas vraiment fait, il s'est un peu placé dans la logique justement d'un think tank ou d'un régulateur.
Vous auriez préféré dire quoi ? Il aurait dû aller dans quelle direction ? On a aujourd'hui une technologie qui promet et je pense que ça va être le cas horizon un horizon difficile à définir mais de de concurrencer l'humanité sur cet âge de réflexion sur des productions culturelles sur la création artistique intellectuelle et ça c'est quelque chose qui va qui est profondément troublant pour nous parce que c'est un peu comme la découverte que la Terre tourne autour du soleil ou de l'inconscient enfin c'est les fameux traumatismes de de l'humanité là on en a un autre qui est en train d'arriver on aurait pu imaginer que justement le le pape saisisse à bras le corps de ça et je trouve que le texte le fait pas vraiment parce qu'il consiste C'est-à-dire en fait ça ne pense pas vraiment, en fait ça ne crée pas vraiment donc il y a pas de problème circuler, il y a rien à voir.
Je trouve que c'est un peu dommage. Pascal Blanchard dans cet essort de l'IA, ça pose des question évidemment anthropologique, économique, social d'emploi très lourde. Ça aurait été typiquement un sujet pour les Nations- Unies, pour des organisations internationales.
Cette régulation de l'IA, est-ce que le pape n'est pas en train de faire le travail que la communauté internationale ne fait pas ? Bah comme les Nog mortes en même temps, on l'a bien vu, elles n'ont plus beaucoup d'intérêt en ce moment, elles n'interviennent plus plus dans le voir. Oui, le pape est un une des rares personnes qui sur terre peut avoir du poids.
Al je là, je serais pas d'accord avec vous sur un point, c'est que néon 13 quand même avait élaboré une contrepensée à la révolution industrielle et capitaliste. Faut le rappeler. D'ailleurs, il s'inspire quelque part un peu de son prédéco.
Voilà. et il nous a appris qu'il peut y avoir une dimension sociale dans le capitalisme. ne rejette pas complètement l'économie de marché mais elle ne peut pas fonctionner en étant un tueur à gage en laissant les gens en gros sans être mal payés sans tenir compte des effet 14 s'inscrit un peu dans cette situation il cherche un compromis c'est pour ça que ce compromis que propose le pape est intéressant on va pas pouvoir se passer de l'IA mais l'IA ne doit pas non plus être destructeur il va falloir être vigilant on peut pas tout à l'heure et puis attendez il dit quelque chose qui est très fondamental je pense sur l'utilisation de l'IA par rapport à la guerre par rapport à la mort par rapport au risques militaire et donc c'est un des débats un mot de C Runel oui aucun algorithme ne peut rendre la guerre moralement acceptable.
Il prononce cette enfin il fait cette encyclique de 130 pages et qu'il présente avec Christopher Hola qui est le fondateur d'anthropique et qui a refusé que Claude soit mis au service de l'administration trumpienne dans les frappes ciblées. Moi je trouve au contraire que cet encyc un mot de conclusion R est essentiel mais il se met pas à la hauteur de l'enjeu par il par plusieurs paragraphes à parler de la consommation d'eau des centres de données. Je suis pas sûr que le pape est vraiment un avis intéressant à donner sur la question.
Enfin, ce sera le mot de la fin en tout cas ce soir. Dommage pour l'eau. Renault des à propos d'eau, justement, il y a parfois c'est trompeur hein, n'est-ce pas Louison ?
Donc ça a commencé il y a longtemps le le les images un peu mystérieuses, hein, les gens qui marchent sur l'eau tout ça, news, on y croirait. Merci Louison. Frédéric, l'autre dossier de la semaine maintenant, ce sont ces listes noires que le gouvernement envisage de dresser pour éloigner les pédriminels des élèves.
Ouais, le gouvernement a présenté cette semaine en conseil des ministres un projet de loi pour la protection de l'enfance. sujet évidemment ultra sensible en plein scandale sur les agressions d'enfants dans le périscolaire parisien. Le ministre de l'éducation nationale veut entre autres pouvoir dresser une liste noire, liste des personnels accusés d'avoir eu, je cite, des comportements inadmissibles à l'égard des enfants, ce qui leur interdirait tout embauche dans d'autres établissements scolaires avant même toute décision de justice.
Sylvie Brunel, on a l'impression que après des années de passivité, il y a enfin une prise de conscience. Totalement. C'est un problème dont on découvre aujourd'hui l'ampleur.
Il y a 5 millions d'adultes en France qui ont été victimes d'abus sexuel pendant l'enfance. Le problème a été très longtemps nié. Ensuite, il a été minimisé.
Aujourd'hui, il est impuni puisqu'on considère que 3 % seulement des violences sexuelles donnent lieu à une sanction par la justice. Il est temps que l'État s'empare de cela. Alors évidemment ça s'inscrit dans un processus aujourd'hui de remise en cause avec Baram avec il y a des risques bien sûr il y a des risques de dérive il y a des risque on a vu avec outro mais en même temps je crois que tous les parents aujourd'hui sont paniqués à l'idée que leurs enfants pourraient être exposés à des individus prédateurs.
Ouais cela dit est-ce que la panique est bonne conseillère Pascal Blanchard ? cette liste noire qui serait dressé avant même toute décision de justice. Est-ce que ce n'est pas la porte ouverte évidemment à des excès, à des abus, à un état de droit un peu renier ?
L'intellectuel, vous avez raison et le papa va vous répondre, vous avez tort. Pardon, excusez-moi de vous le dire, mais je un moment c'est inacceptable d'imaginer que dans notre système politique et administratif, quelqu'un qui a perdu son poste pour un comportement inadapté avec des enfants puisse se retrouver dans un autre département ou une autre région, dans un autreement scolaire, un poste pardon, il y a quelque chose qui nous sidère. On est capable de le faire dans des tas de professions.
Vous allez pas embaucher quelqu'un avec un rythme de classement par exemple islamiste dans la fonction publique par exemple les services de renon ou attendez ça existe dans différentes catégories. Aujourd'hui on sait que des enquêtes administratives, une enquête administrative n'est pas une enquête, je vous appelle, juridique, hein, je c'est une enquête administrative existe dans d'autres catégories. Je ne sais pas comment on va faire.
Je ne sais pas comment ce cet espace de non droit peut être protégé mais en tout cas la priorité c'est de trouver un système faire que les enfants puissent être protégés dans l'espace public. reste un point quand même. Raphaël Dohan, on peut envisager des mesures à caractère administratif qui aillent au-delà des décisions éventuelles de justice bien sûr comme vous vouz le dire, mais reste un point essentiel, c'est comment définir précisément ces fameux comportements inappropriés, comment les définir justement pour justifier de mettre des individus dans dans ces c fameuse liste noire d'un point de vue juridique, c'est très compliqué de la rédaction exacte qu'on qu'on retient, mais je pense que là en l'occurrence, ce serait pas extrêmement difficile et effectivement Pascal Blanch a dit hein, mais il y a il y a déjà beaucoup de cas dans beaucoup de métiers, je sais pas si vous êtes crop de casino, agent de sécurité on va rechercher dans votre historique et pas seulement judiciaire s'il y a des indices qui laissent penser que vous seriez pas adapté au poste et c'est vrai que c'est toujours une appréciation à faire par la personne qui qui est en charge de ça.
Ça peut être des critères un peu vagues mais en fait on a aussi on fait confiance au bon sens des agents qui vont être chargés du recrutement. Il y a beaucoup d'avocat Sylvie Brunel qui disent attention les personnes qui sont placées sur ce type de liste pourraient attaquer pourrai saisir l'ACNIL la Commission nationale informatique et liberté en disant bah voilà c'est parfaitement illégal ce qui est en train de se passer. Alors, le fichier du traitement des antisé dans des pardon des antécédents judiciaires montre que effectivement il y a des ratés.
Il y a des individus qui sont inscrit dessus et qui ne sont dont on se rend compte qu'ils ne sont pas coupables. Néanmoins euh c'est quand même un point de départ. Il faut autoriser les individus à en avoir connaissance et à pouvoir apporter leur défense.
Mais une fois que le fait est avéré, Pascal Blancher a raison. Il faut absolument que ces individus ne puissent plus avoir accès à la petite enfance et même à l'enfance. sûr, bien sûr.
Depuis janvier, d'ailleurs, 78 agents de la ville de Paris ont été suspendus, dont 31 pour des soupçons de de violence sexuelle. Mais pour les professionnels qui eux n'ont rien à se reprocher, le climat de suspicion devient très pesant. Écoutez ce témoignage recueilli par France Info.
La pression monte, on fait très attention effectivement de ne pas toucher les enfants, ce qui peut parfois être problématique. He moi ça m'est arrivé d'avoir de devoir le faire parce que pour séparer une bagarre. Voilà, il faut vraiment toujours faire très attention à ce qu'on fait et dans quel contexte on fait, ce qui est normal à la base.
Mais là, il y a la peur de l'interprétation. Pascal Blanchard, ce climat de suspicion dont parle cette dame, est-ce qu'il risque pas de créer des problèmes aussi dans un secteur qui a déjà beaucoup de mal à recruter ? Est-ce que des potentiels candidats vont se dire "Ben en fait, j'y vais pas ?" Tout à fait.
Déjà, on a du mal à recruter parce que bon, le métier est difficile. On a du mal à recruter parce qu'il y a tous ces risques entend à recruter parce qu'on paye très mal les gens. Donc oui, mais il y a aussi il y a aussi un turnover pour de raisons, c'est les conditions de travail.
Il faut se rendre compte que les conditions de travail peuvent être extrêmement difficile dans ces milieuxl et comme vous l'avez dit, on le voit bien ce que dit la dame, une pression au quotidien à partir du moment où vous êtes consciencieux et qu'il y a une suspicion de la part des parents qui entendent beaucoup parler, tu vois ici sur ce plateau, il y a des gens qui sont des papas et des mamans. Donc, on est vigilant sur ces choses-là, surtout quand nos enfants sont petits, on est extrêmement vigilant. Et vous l'avez dit, il faut être très attention.
C'est pas simplement pour la maternelle, c'est pas que pour les tout petits, c'est valable ce qu'on se dit pour les colonies de vacances, c'est valable pour les collégiens. Je veux dire qu'il y a une réflexion à avoir. Donc il faut par définition être extrêmement vigilant.
Et comme il y a une politique de moyens qui pose débat aujourd'hui qui fait question, on l'a dit tout à l'heure sur l'établissement scolaire pour le entretien par rapport à la crise écologique, bah c'est pareil. On a un vrai déficit de moyens et il faudrait des moyens importants pour vérifier qui vient, pour très bien payer les gens en pédagogue ou en enseignant qui travaillent et pour leur encadrement. À partir du moment où on a retiré les moyens depuis des années là-dessus, bah oui, vous savez des gens qui arrivent, vous avez un tel problème de recrutement qu'on recrute des gens qui ne sont pas adaptés et qui ne devrait même pas imaginer dans ce secteur.
Oui, des métiers rafant où effectivement on est mal payé, il y a aussi des horaires très hachés, ce qui fait que c'est extrêmement compliqué de gagner sa vie en ne passant pas son sa journée dans les transports par exemple. Oui, bien sûr. Et puis c'est de toute façon, c'est un métier qui est difficile parce que c'est sensible, on peut pas ne pas vigilant à tous les moments.
Enfin, il y a beaucoup beaucoup de de choses qui font effectivement que c'est difficile de trouver des bons candidats. Un dessin de Louison. Le plus important, c'est qu'effectivement, il faut protéger les enfants même parfois de ceux qui ont l'air gentil parce que le danger est partout même chez nounours sur le marchand de sable.
Merci Louison Margerie. C'est maintenant l'heure de votre pointcom de la semaine. Alors ce soir, ce pointcomend alimentaire absolument ébourriffante, il faut bien le dire.
C'est le boom des sardines. Et oui, car avant la célébrité des sardines se limitait à ça. [musique] Voilà.
Mais Patrick Sébastien et la chanson française. Ah bah oui non non, je suis une petite sardine, j'ai peu d'énergie. Euh Patrick Sébastien la chanson française, c'était pas assez.
Alors désormais les sardines sont célébrées dans le monde entier. Conséquence, leur vente explose. En cause les réseaux sociaux car la sardine est la nouvelle crème beauté et bien plus encore.
Si vous voulez avoir une belle peau, mangez des sardines. Une seule boîte de sardine, c'est de la vitamine D, des os et des cheveux solides. La petit exemple, il est 9h30.
Incroyable. Vu d'ici vous en mangez vous d'ailleurs hein. Ça m'arrive, [rires] ça m'arrive.
Mais en tout cas, il n'y a pas d'heure pour la sardine. J'en prerai peut-être une en sortant de l'émission. Si vous n'aimvez pas et bien vous allez finir par aimer.
Les réseaux sociaux regorgent de recettes pour vous faire changer d'avis. Alors, il y a les sardines en salade, en beigniers ou encore en toast. Bref, c'est comme vous voulez.
Et puis si les influenceurs ne cessent de vanter les mérites du petit poisson sur la santé et de la peau et que vous êtes allergique aux influenceurs, et bien peut-être que si la sardine elle-même s'adresse à vous, et bien sera vous convaincre. [musique] Voilà, vous avez reconnu une sardine qui est en vacances visiblement à son. Alors, [rires] c'est vrai que la sardine est pleine de bonnes choses.
Elle est riche en protéines, en oméga 3, c'est pas nouveau, mais certains semblent-ils le découvrent. Bilan, en France, les ventes ont augmenté de 7,4 % depuis le début de l'année. C'est + 27 % de consommation chez les moins de 35 ans.
Alors, sur les réseaux et bien il y a d'abord les convaincus. J'ai mangé des sardines pendant 2 mois, j'ai perdu 15 kg et ma peau était incroyable. Et puis bah il y a les autres.
Euh des internautes dénoncent par exemple les effets pervers de cette mode car il le rappelle la sardine à la base et surtout un aliment des classes populaires. On a même gentrifié la conserve regrette cette dame. Surtout que certains franchement n'y vont pas de mains mortes hein.
Une tendance américaine par exemple préconise de manger des sardines et uniquement des sardines pendant 21 jours. Vous imaginez la quantité surtout n'essayez pas chez vous. Alors du coup bah il y a ceux qui préfèrent en rire.
Pas trop envie d'avoir une haleine de chat s'amuse cet internaute. Attendez qu'il découvre le foie de morue nous dit cette autre en plaisant. Mais pourtant ce sujet et bien il est extrêmement sérieux car cette mode et bien elle vient pressuriser un un marché qui est déjà en tension.
Il y a quelques mois des supermarchés avaient déjà alerté sur la pénurie d à la surpêche selon l'UNICOP qui est l'Union nationale des industries de la conserve du poisson. Les captures de sardines ont chuté de 40 % en 2 ans en cause notamment le réchauffement climatique, plus précisément le réchauffement des eaux qui pousse les petites sardines à aller dans des zones moins accessibles pour les bateaux de pêcheur. Heureusement, les Twitos ont la solution.
Il faut vite mettre en place une taxe pour éviter que les consommateurs n'en mangent trop pour des raisons climatiques. Sylvie Brunel, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que cette tendance au final c'est une bonne chose ou pas ?
Moi ça m'inquiète beaucoup pour l'état de nos stocks aliotiques. L'IFremè remarque que les la taille et le poids des candrines des sendrines [rires] sardines, j'espère que personne ne s'appelle Sandrine sur ce pl des sardines à diminué de moitié en 15 ans. On a vu avec la morue, on a vu avec le ton rouge que quand il y a un engouement, il y a des risques, il y a des risques d'épuisement.
Aujourd'hui, nos mèes sont en très grand danger. Il voilà ça me paraît quelque chose de tout un peu mais surtout pas se jeter sur ces pauvres sardines qui, rappelons-le, consomme du zo plancton et zo plancton qui lui-même est en danger. Raphaël Doan, on le voit avec ce phénomène, il y a quand même des comportements qui sont très boutonniers de la part des consommateurs.
Oui, c'est sûr. C'est pas tout à fait nouveau non plus, hein. Toute là c'est spectaculaire et qu'un influenceur disent manger des sardines.
Demain ça sera du thon ou moderne de ce qu'on voyait dans les publicités dans les années 50 pour le petit-déjeuner en Amérique. Enfin bon, c'est voilà. Exactement.
C'est c'est pas c'est pas tout à fait nouveau de voir des modes alimentaires comme ça. Là la nouveauté c'est que ça passe par les réseaux sociaux mais ça m'étonne pas énormément. H bon, il y a pas que les sardines dans la vue dans la vie pardon Louison hein.
Alors ça sera pas mon plus grand moment de sororité mais effectivement sur les réseaux j'ai plutôt l'habitude de voir d'autres genres de poisson moru mais bon je pauvre petite s [rires] merci Louison. Alors mes amis vous avez choisi une photo qui illustrera à vos yeux un autre sujet d'actualité de la semaine que vous vouliez aborder. On va commencer avec vous Pascal Blanchard.
C'est la photo d'une femme. Qui est cette dame Pascal ? Alors, quand on la regarde comme ça, on se dit qui est-elle ?
Alors, pardon Daniel qui ? Voilà, tout à fait, je cherchais son nom. C'est en fait une théoriste de la branche armée rouge en Allemagne qui a été arrêtée après 25 ans où elle s'était cachée, maisù elle avait continué à faire des attentats notamment, elle avait attaqué les banques, elle s'était alors on l'accuse parce qu'elle vient d'être condamnée mais elle va certainement passer dans deux autres procédures d'avoir attaqué l'ambassade américaine, d'avoir fait les attentats contre les Américains, contre le monde bancaire.
Elle [raclement de gorge] devient une star chez les jeunes. C'est une ancienne membre de de la façon. Excuse-moi, excusez-moi, j'ai oublié de le dire, mais surtout c'est la première terroriste au monde qui a été arrêté grâce à l'IA, par la reconnaissance faciale.
Pourquoi ? Parce que ça a tourné dans les services policiers et donc maintenant vous êtes dans l'espace public. Elle se cachait.
C'est là que j'ai découvert qu'il y avait beaucoup de personnes qui se cachaient en Europe. Plus 2 millions de personnes auraient disparu en Europe et on présume qu'elle ne serait donc pas morte. Recherchée par la police et elle vient donc retrouver. la première terroriste au monde arrêtée par l'a grâce à l'IA, condamné par la suite et en même temps elle deviennent star parce qu'elle ne ressemble pas à une terroriste qui fait peur.
Et pour la nouvelle génération, ce qu'on appelle la 4e génération armée rouge aujourd'hui qui est en train d'émerger chez les jeunes anti-impérialistes, anticapitalistes, anti-américain et proécologistes, elle deviennent star. Merci Pascal. On va enchaîner avec votre photo.
Sylvie, vous nous emmenez Sylvie Brunel en en RDC. Oui. Euh où l'épidémie d'Ébola continue de faire rage.
Oui. Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé est aujourd'hui dans l'urie, c'est-à-dire à l'est de la RDC, République démocratique du Congo. Là où a été prise cette photo, cette photo, elle est terrible.
Ce sont des gens de la Croix-Rouge, des soigneurs de la Croix-Rouge qui transportent le cercueil d'un enfant parce que les enfants sont les premières premières victimes de cette terrible épidémie d'ébola qui fait partie d'une souche face à laquelle on a aucun traitement, aucun vaccin dont le taux de létalité de 70 % au point que le Rwanda l'Ouanda ont fermé leur frontières, au point que le Canada refuse d'accueillir sur son sol des ressortissants originaires de ces pays. Uganda, RDC et Rwanda. On est donc dans une situation de zonose absolument dramatique.
Et quand on voit à quel point on s'est mobilisé pour l'anvirus de la croisière et à quel point aujourd'hui on laisse cette partie du monde où il y a des milliers de personnes qui meurent des eonoses depuis 1976, depuis la découverte d'Ébola, et bien on se rend compte qu'il y a quand même une différence de traitement dramatique. Merci Sylvie Brunel. Et on va finir avec votre photo.
Raphaël Doan. C'est un sportif. un sportif, un nageur, c'est ça qui a qui a gagné.
Mais c'est des drôles de jeux en l'occurrence. C'est pas le jeux Olympique. C'est ce qu'ils appellent des enhanced games ou des jeux où on peut se doper et où [grognement][raclement de gorge] en fait on peut repousser les limites du corps humain par euh bah les autres jeux, on peut aussi se doper mais là c'est là c'est légal, là c'est autorisé.
Voilà. Là on peut au sens légal. Et euh non, je trouvais ça amusant l'existence même de ces jeux parce que ça rappelle inversement qu'en fait on doit enfin on sait pas très bien quelles sont les limites du corps humain en un certain sens.
J'ai pensé même m' proposé ces photos et ça m'a fait penser à à le record du monde du marathon qui a été battu il y a pas très longtemps dans un marathon non dopé enfin principe et on se demande un peu jusqu'où on va aller finalement dans la la performance quoi. Est-ce queon peut indéfiniment accroître les performances du corps humain avec des produits ou sans produits d'ailleurs et c'est comme si le corps humain était lui-même une sorte de nouvelle frontière aussi qu'on explore de plus en plus avec le sport. Et en l'occurrence, il s'agit d'un nageur grec, je crois qui a battu d'ailleurs le record du monde non homologué évidemment du 50 m nage libre.
Grâce donc sûrement au produits qui lingurgitent un dessin de Louison. Alors jusqu'où on va aller ? La réponse c'est la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le buf.
Bah ça marche avec les stéroïdes et je vous déconseille par contre ça pas l'air sympa aussi. Merci Louison. Sortez vos bêches et vos arrosoirs.
C'est l'heure d'accueillir notre invité de la semaine Catherine Delva la main verte et la plume féconde. Elle a publié des dizaines d'ouvrages consacrés à sa passion. Les jardins et potagés en tout genre.
Bienvenue à vous. Voici donc cette très belle bande dessinée avec des dessins de Simon Hurau. La belle histoire des jardins, 10000 ans de culture.
C'est aux éditions des arènes donc 10000 ans de culture depuis le mythique jardin d'Eden jusqu'aux innombrables variétés de jardins à la française, à l'anglaise, à la japonaise et bien d'autres. Catherine Delvau, avant de remonter ensemble justement le fil de cette histoire en prenant quelques exemples, juste une petite question d'actualité. Nous sortons tout juste d'une semaine et même un peu plus caniculaire extrêmement rude.
Nos jardins ont souffert. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Que faut-il faire pour essayer de leur redonner quelques couleurs de jardin ?
Alors ben on peut déjà commencer par arroser et tous les jardins ne souffrent pas de la même façon. Ceux qui sont bien paillés là pour ce qu'on a enfin à Bordeaux je je sais pas mais dans la région parisienne ça va. Donc il faut vraiment arroser d'abord pour que l'eau tombe dans la terre et puis pailler avec de la quand on tombe la pelouse on paille.
Et là, je pense qu'on peut on peut tenir jusqu'à dimanche. Alors, merci du conseil. Revenons sur euh cette ces 10000 ans de culture.
Donc, cette très longue histoire. Ça commence quand Catherine Delveau ? C'est c'est quoi et quand le tout premier jardin ?
Alors, le tout premier jardin mythique, c'est avant l'Eden, euh c'est l'épopée de Gil Gamèche qui euh qui était à peu près 1000 1300 avant avant notre ère. Et en fait quand on déroule cette histoire, on s'aperçoit que tous les mots clés, les matériaux qui ont fabriqué euh l'histoire de l'Eden était de déjà dedans. Un jardin des dieux, des arbres magnifiques, la quête de l'immortalité, une femme qui était dans le coin et un serpent qui euh déjà tous les éléments qui arrê tout net.
Donc tout était là et en fait ces matériaux ont été repris pour bâtir l'histoire de l'Eden. D'ailleurs, il y a une part mythique et vous dites que le mot paradis vient d'un mot perçant qui signifie déjà alors enclos c'est ça jardin jardin. Voilà, c'était déjà dans l'ADN du jardin.
Alors là, on est là on est sur les jardins mythiques. Les tout premiers jardins qui eux ont commencé à être cultivés. Les tout premiers jardins, ça remonte au néolithique quand les chasseurs, cuilleurs, pêcheurs sont devenus agriculteurs.
Évidemment, je le raccourci mais c'était sur une [raclement de gorge] période un peu plus longue. Euh, ils se sont aperçus que il fallait quand même protéger les premières cultures qui mettaient à l'intérieur du village qui lui-même était clos. Donc, ils ont avec les moyens du bord fait un enclos avec ce qu'ils avaient sous le sous la main, c'est-à-dire à mon avis des du bois, des choses comme ça.
Et c'était le premier jardin du monde. Et ce que ce qu'on dit dans la BD avec Simon, c'est que cette cet ADN du jardin, il c'est le même maintenant. Ils ont mis ce qu'ils avaient de plus précieux, c'est-à-dire de quoi vivre 3 mois de plus, eux et leurs enfants.
Et après, bah les les moines ont mis leur foi, Louis XIV a mis sa puissance, les romantiques ont mis leur âme et puis nous après avoir mis euh un barbecue et un toboggan pour nos enfants, ce qu'on a de plus précieux, [grognement] et ben on a mis on est en train de mettre la biodiversité parce qu'on s'aperçoit que ça devient urgent. Justement, vous dites les jardins sont le reflet de notre culture. Alors, nous on a les jardins à la française qui sont assez symétriques, qui n'ont rien à voir avec les jardins à l'anglaise.
Alors, qu'est-ce que ça dit justement ces jardins de de Faut les replacer dans le contexte, les jardins à la française, c'était Louis XIV et il voulait aligner les arbres comme des comme comme une armée en fait taillée pour que rien ne dépasse. Et en fait, il il mettait en jeu en scène sa puissance. Et quand les quand les anglais les anglais c'est eux qui les premiers, ils ont vu cette monarchie de droit divin représenté par des arbres très rectiles, des symétristes.
C c'est magnifique. Pour eux, c'était ça n'allait pas, c'était une dictature. Donc, ils sont passés au jardin à l'anglaise.
Alors, il y a tous ces jardins différents que vous racontez dans dans ce formidable album, notamment les jardins monarchiques, hein, j'allais dire, vous évoquiez les jardins à la française 2014 et autres. Et puis il y a un autre type de jardin beaucoup plus populaire qu'on voit apparaître à la fin du 19e siècle. Vous y consacrez aussi un chapitre, c'est les jardins ouvriers.
Les jardins familiaux ouvriers. Voilà. Les jardins ouvriers.
C'est c'est quoi la logique justement des jardins ouvriers ? C'est au moment de l'essort du capitalisme à la fin du 19e siècle. Oui, avec les sorts de l'industri l'industrialisation, les patrons entre guillemets se sont dit "Ah, si les ouvriers pouvaient éviter d'aller au baroctriné par le parti, euh faire des grèves et cetera et l'alcool, on va les mettre plutôt dans les jardins ouvriers comme ça ils vont cultiver, ils seront plus sains, ils travailleront mieux." En fait, c'était assez cynique mais en fait ça marchait.
Sylvie Brunel. Oui, moi j'ai une question à vous poser. En ce moment, on observe beaucoup, en tout cas quand on vit en province, les ravages de l'obligation légale de débroussaillement parce que elle est appliquée de façon très violente.
Les gens sont obligés de défricher dans dans un rayon de 50 m autour de leur maison. Alors, c'est un obstacle dans le sud, dans le sud, dans le sud-est, dans le sud-ouest. Et on se rend compte que ça transforme en piste d'atterrissage des jardins qui étaient, comme vous l'avez dit, des modèles à la fois de végétalisation, donc de rafraîchissement. mais aussi de biodiversité.
Est-ce que vous ne pensez pas qu'on va trop loin ? C'est toute l'ambiguité parce que je pense que débroussailler c'est une mesure antifeu. Bien sûr.
Qu'est-ce qu'on peut faire ? Enfin, qu'est-ce qu'on peut faire ? On peut pas euh dans ces régions qui sont très sèches, je pense que laisser des broussailles de du bois mort de l'herbe sèche, c'est c'est dangereux.
C'est une question qui sentait le vécu. Enfin, c'est pas c'est pas pour vous, c'est pas pour vous, c'est pour une amie. Bien sûr.
Maintenant, vous région. Je suis complètement d'accord mais c'est toute l'ambigué. eston enend jonction contradictoire.
Voilà, il du bien-être mental aussi certains jardines et compare ça une forme de méditation, c'est votre cas aussi. Euh je suis plutôt dans l'action, [rires] je suis pas très méditative. Ah ben complètement rien que physiquement, c'est un vrai sport, hein.
Merci beaucoup Catherine Delvau d'être venue nous présenter ce superbe album, La belle histoire des jardins, 10000 ans de culture aux éditions des arènes avec de superbes dessins de Simon Hurau. Un dessin, on en a un pour vous. Il est signé Louison.
Alors, j'ai bien retenu le tuto pour les canicules et le paillage. Je crains que malheureusement notre époque fasse des jardins un petit peu reflet d'un certain climat qui s'arrange pas. Merci Louison.
C'est maintenant l'heure de retrouver notre ami David Castelopez en vrai sur le plateau. Le voici chaque semaine. David, bienvenue à vous.
Vous nous parlez d'un objet, vous en parlez à votre façon. Vous vous posez des questions aussi auxquelles vous répondez à votre façon également. Et votre chronique, je le rappelle, s'appelle le monde des choses.
Le monde [musique] des choses. Le monde des choses. Mais posez-moi cette raquette David.
Ce soir, vous allez nous parler de vélos, pas n'importequels, des vélos gonflables. Oui. Euh c'est assez amusant, je pense que vous serez d'accord, Renault, euh quand des choses qu'on a l'habitude de voir molles sont présentées sous une forme rigide.
Un ballon normalement par exemple, c'est mou. Et bien, c'est assez amusant. d'en faire des versions dures comme cet artiste ultra célèbre Jeff Couns qui fait des ballons en métal.
Mais c'est également amusant quand une chose habituellement rigide est présenté sous une forme molle. Un vélo normalement par exemple c'est dur et bien il y a un monsieur qui a décidé d'en faire une version molle. Et ce monsieur il s'appelle Benoît Paillard.
On le voit ici. Benoît, il a fait une grande partie de sa carrière comme consultant dans le domaine du développement durable et puis en 2020 pendant le Covid, il s'est retrouvé à la maison. Et contrairement à beaucoup d'entre nous qui nous sommes mis à faire notre propre savon et à regarder des vidéos de cochon miniature sur TikTok, Benoît, lui, il a déposé des brevets en grande quantité et l'un de ceux qu'il a déposé, c'était pour un cadricycle électrique gonflable.
Alors, un cadricycle pour ceux qui sont pas forts en grec, c'est un vélo à quatre roues qui ressemble à ça. On appelle ça aussi quelquefois une Rosalie. Et on les voit souvent sur le au bord des plages par exemple Adoville.
Mais alors, pourquoi en faire une version gonflable ? Et bien parce que un, contrairement à un cadricycle classique, le cadricycle gonflable peut-être dégonflé ce qui permet un transport plus efficace. Vous le mettez dans une valise, vous prenez le train avec et cetera.
De c'est très réparable. Si vous faites un trou dedans, vous mettez une rustine et c'est reparti. Tr le fait que ce soit gonflable, ça fait que le véhicule a son propre amortisseur.
Et quatre, dois-je le répéter, c'est amusant de prendre un truc rigide et d'en faire un truc mau. Alors l'un des premiers prototypes mis au point par Benoît, il ressemblait à ça. Il a été présenté au concours l'Épine en 2024.
Il a gagné la médaille d'or trop fort. Et comme vous le voyez, ce modèle-là, il ressemblait vraiment beaucoup plus à une voiture. Mais depuis Benoît, il s'est réorienté vers un modèle qui s'appelle la fourmie et qui ressemble davantage à un vélo.
Alors, vous me connaissez, je suis quelqu'un qui se déplace et donc j'ai décidé d'aller voir en personne la fourmie. Pour cela, j'ai dû me rendre à Clermontferrand, ville Auvergatement enclavée où Benoît était en train de gonfler la fourmie, d'y installer un toit qu'on va voir juste ici. Voyez comment il installe le toit de sa fourmie, ainsi que la batterie de vélo qui lui donne son énergie.
Alors, pourquoi ça s'appelle la fourmie ? Et bien, principalement parce qu'elle se elle peut supporter cinq fois son poids, un peu comme une fourmie, voyez, qui qui peut prendre prendre beaucoup de son poids, soit 200 kg. 200 kg, c'est à peu près l'équivalent de deux enfants et de deux adultes de corpulence moyenne ou alors d'un seul très gros enfant, ce qui peut arriver quelquefois.
Benoît, il m'a d'abord fait une petite démo dans l'air du Clermont en avant puis en arrière comme vous le voyez. Regardez-moi cette grâce. Puis je suis monté avec lui comme passager.
On met les pieds sur les calpieds qui sont prévus, les mains sur les poignets et on y va dans les rues de Clermontferrand. On descend euh par exemple la rue centrale de Clermontferrand avec le puit de dôme au fond hein, big up à Blaise Pascal. Puis on arrive sur la place de Jaude, la plus grande place de Clairmont à la vitesse de 25 km/h qui est le maximum.
Et là, Benoît, il m'a proposé de conduire moi-même. Je me suis pas mal débrouillé du tout. Regardez-moi cette dignité complètement conservée.
Voyez, c'est parfait. Je me suis même entraîné à faire un freinage d'urgence. Démonstration.
Vous voyez ? Et vous avez vu comme le boudin avant a amorti le choc du freinage. C'est très très beau à voir et comment tout ça m'a rendu très heureux.
Ça se voit sur mon visage. Après, c'était déjà l'heure de dégonfler euh la fourmie, de la voir devenir moins majestueuse, donc mais beaucoup plus compacte comme vous vous pouvez voir sur ces images et de reprendre le train vers Paris en observant le puit de dôme disparaître derrière une colline. Alors, si vous voulez acheter une fourmie, elle est disponible en précommande sur le sitenam.com, le site de Benoît airnam.com et elle coûte 4350 €.
Bon, voilà. Bientôt, il y aura des versions avec des panneaux solaires sur le toit et un coffre pour mettre des choses. Il est même prévu une version amphibie.
Donc si vous avez les moyens, n'hésitez pas. Bravo David. Rassurez-moi, vous connaissiez personne avec la Monfer ?
Non. Pour [rires] ceux que vous êtes allé maintenant, ils vous connaissent. Un desessin Louison.
Alors ce weekend pour ceux qui ont encore leur maman, c'est la fête des mamans. N'oubliez pas et pour surtout n'oubliez pas de ne pas manger le colline de nouille. On l'offre, on très bon conseil.
Merci Louison et bonne fête à toutes. Merci à tous les amis. On se retrouve demain à la même heure 20h5 sur pour 21 minut samedi son club international.
Comme toujours, on va se quitter comment en musique forcément avec un clin d'œil à notre invité de la semaine qui est venu tout à l'heure nous inviter à cultiver notre jardin. On va commencer tout de suite et pas n'importe lequel. On va cultiver notre jardin extraordinaire.
Je connais jardin extraordinaire. Il y a des canards [musique] qui parlent anglais. Je leur donne du pain, il remue leur derrière en disant "Thank [musique] you very much, monsieur Trainer".
On y voit aussi des statues [musique] qui se tiennent tranquilles tous les jours, dit-on. Mais moi, [musique] je sais que dès la nuit venue, elles s'en vont danser sur le gazon. Papa, c'est un jardin.
Marine Tondelier