France info TV le 30 mai 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Nathalie Artau. Alors, on vous reçoit reçoit ce matin une semaine avant votre traditionnelle fête après dans le Valdoise, la fête de lutte ouvrière donc weekend de la Pentcôte et j'imagine que dans vos interventions publiques, vous allez parler de la situation à Gaza. Le président de la République est en ce moment à Singapour.
Il est intervenu tout à l'heure en précisant sur la reconnaissance de l'État palestinien que ce n'était pas simplement un devoir moral mais une exigence politique avant de parler de la position sur le côté humanitaire, une réaction à ce qu'il a rappelé puisque il a dit qu'il allait sans doute à terme reconnaître l'État palestinien. Une réaction sur ce qu'il a dit à Singapour. il reconnaîtra l'État palestinien quand finalement la possibilité même de son existence euh serain ne sera plus présente parce que la réalité c'est qu'aujourd'hui la politique de Netaniaou c'est de détruire toute possibilité de faire naître un tel État palestinien dans la bande de Gaza. est évident dans la bande de Gaza.
Aujourd'hui, on a une politique de purification ethnique. C'est ça cette guerre qui est menée. C'est pas une guerre contre le Has, c'est une guerre contre tous les Palestiniens.
C'est un une politique génocidaire depuis 19 mois. En réalité, vous employez ce terme de gédeil, une partie de la gauche maintenant l'emploi. Il y a une manifestation der volonté de la part de Netania ou de son gouvernement flanqué bien sûr de ministres qui ne se s'en cachent pas, une volonté de faire partir les Palestiniens.
Voilà comment ils veulent régler leurs problèmes en se débarrassant des Palestiniens, en rendant cette bande de Gaza inhabitable. Pourquoi détruisent-ils systématiquement les hôpitaux, les infrastructures ? Ils empêchent pour des décennies toute vie à Gaza.
C'est ça la réalité. En 6 Jordanie, qu'est-ce qu'ils font ? Ils continuent de déplacer des populations, de les forcer à partir et cetera.
Donc oui, on est confronté à cela. Et aujourd'hui, aujourd'hui Emmanuel Macron va nous dire "Oh, on va reconnaître l'État palestinien." Mais écoutez tout ça, c'est vous pensez que c'est une ces propos sont 20.
Mais bien sûr qu'ils sont 20s. Bien sûr qu'ils sont 20. Ils n'ont rien fait depuis 77 ans.
Ils ont accepté que le gouvern tous les gouvernements israéliens successif piétinent le droit international, colonise, mène cette politique d'apartê, d'oppression. Ils l'ont accepté depuis 77 ans, hein. Et aujourd'hui, où finalement l'État israélien n'a fait qu'avancer, ils expliquent que ils vont reconnaître.
Non, mais ça n'a aucun sens. Aucun sens. Ils font semblant. semblant en réalité de se préoccuper du sort des Palestiniens.
Alors la situation humanitaire, notre confrère Leemonde titrait hier que le nouveau dispositif de distribution d'aide alimentaire voulu par Israël viré au chaos. Ça aussi c'est une préoccupation. Vous vous trouvez qu'elle est tardive, que aujourd'hui on s'inquiète tardivement de que cette aide humanitaire n'arrive pas ou mal.
Je crois que Emmanuel Macron a parlé au futur. Il faudra faire quelque chose. Mais attendez, il a dit il faut durcir la position collective contre Israël s'il n'a pas une réponse qui est à la hauteur de la situation humanitaire qui est apportée dans les prochaines heures et les prochains jours.
Il faut durcir quand ? Quand quand est-ce qu'il bougera le petit doigt ? Quand est-ce que l'Union européenne bougera le petit doigt ?
Quand les morts, les familles bombardées, c'est maintenant là. C'est maintenant les enfants qui n'ont vous avez vu les images des enfants qui n'ont plus que que euh que la chair sur les eoses qui qui sont qui sont transformés en vieillard qui n'ont même plus la force de pleurer. C'est aujourd'hui, c'est maintenant.
Et on va nous expliquer que en laissant rentrer quelques camions et cetera, en laissant en en empêchant les organisations humanitaires d'intervenir parce que c'est ça, il y a des spécialistes de la distribution de nourriture d'urgence, on les empêche au lieu de cela, effectivement le gouvernement israélien a choisi sa façon d'organiser. Ça a donné lieu à cette scène atroce où y compris l'armée israélienne a tiré sur la foule qui cherchait à obtenir un peu de quoi manger pour leurs enfants. Donc ils utilisent y compris la fin comme une arme de guerre et c'est pas nouveau ça.
Oui, le Hamas dit ne pas accepter les conditions que les Américains essayent de mettre en place pour incesser le feu qu'Israël a dit avoir accepté. Que faire aujourd'hui pour imposer si c'est comme ça qui est dans ce sens-là qu'il faut aller pour imposer un cesser le feu aux deux parties et je au passage on ne parle plus beaucoup des otages. Qu'est-ce que peut faire la communauté internationale si on voit large et le président de la République en particulier ?
Vous savez, le gouvernement israélien a envoyé plus de bombes sur Gaza que sur DR de à la fin de la seconde guerre mondiale. Et ces bombes, cet armement là, il vient des États-Unis. Ces financements, ils viennent des États-Unis. l'Union européenne continue d'apporter des armes.
En fait, il y a une complicité qui continue aujourd'hui par rapport à cette guerre, par rapport l'Union européenne en est au 17e train de sanction contre Poutine. 17e train de sanction. Est-ce qu'il y a quelque chose qui a été fait pour forcer la main à Netagou ? parce que bien sûr que c'est à lui de de de reculer, de cesser cette politique encore une fois qui est mais mais mais qui qui qui est insupportable.
Vous considérez que la communauté internationale dit en quelque sorte la guerre choisira ses vainqueurs. Moi je bah je pense que depuis le début la ce que vous appelez la communauté internationale est complice. C'est une expression, elle existe.
Voilà. Oui, mais justement non, il y a pas de communauté internationale. C'est pas vrai.
C'est la loi du plus fort. Et en l'occurrence aujourd'hui, tout le monde suit qui ? Bah, la première puissance du monde, c'est-à-dire les États-Unis et ceux qui donnent le là.
Parce que là, vous avez parlé de la déclaration de Macron, mais en réalité, il suit le fait que Trump aujourd'hui essae de retenir un petit peu son allié privilégié dans la région. ce qui se passe aujourd'hui en Israël et et d'ailleurs toute l'histoire de la naissance d'Israël, de son développement, c'est que précisément les puissances impérialiste ont utilisé Israël dans cette région pour être leur son bras armé. Voilà, parce que c'est une région riche en pétrole, parce que c'est une région de trafic maritime et et depuis le départ, ils ont décidé d'en faire un allié privilégié qu'ils soutiendront quoi qu'il fasse quoi qu'il fasse.
Donc oui, ils sont les morts 54000 et peut-être bien plus en réalité hein qui sont là depuis 19 mois sont de la responsabilité de Netaniaou mais ils sont aussi à mettre sur le compte de nos propres dirigeants, des dirigeants américains et des dirigeants européens et du gouvernement français. Alors, l'actualité est ainsi faite. Je vous ramène à une question, j'allais dire de politique intérieure, mais de santé publique.
On a appris qu'à partir du 1er juillet, les espaces publics allaient être interdit à à la cigarette. Est-ce que vous considérez que c'est un système pour prévenir euh et protéger euh les enfants ou est-ce que c'est aussi un moyen de faire une fois de plus tenter d'arrêter de fumer les adultes ? Est-ce que c'est une un choix de santé publique ?
Oui, mais ça c'est aussi une préoccupation. Oui, bien sûr. Non, mais moi, j'ai j'ai découvert ça hier.
Euh j'ai compris que c'était assez consensuel. Non, je ne fume pas. Je j'ai compris que c'était assez consensuel, il compris qu'un certain nombre de fumeurs euh n'étaient pas opposés.
Bon bah, écoutez, 75000 personnes en France meurent de vo. Voilà, si c'est possible et si finalement il y a un consensus qui se dégage, ben écoutez, pourquoi pas ? Alors, puisqu'on parle santé publique, on parle aussi financement. de la sécurité sociale par exemple, le premier ministre et président de la République parle beaucoup de budget sans qu'on sache trop ce qui se passera.
Mais il y a quelque chose qui est revenu sur le devant de la scène, c'est la fameuse TVA sociale. On en parle depuis longtemps sans l'avoir vraiment appliqué. Vous en pensez quoi vous à titre personnel ?
Est-ce que c'est un moyen ou pas de réformer le modèle social que de baisser les cotisations et d'augmenter la TVA ? Non, la TVA c'est l'impôt le plus juste, le plus injuste qu'il soit. C'est l'impôt surpris de dire juste hein.
C'est c'est le l'impôt le plus injuste qui soit voilà qui qui fait payer même proportionnellement plus les les plus pauvres. Donc je suis absolument contre la TVA sociale et vous voyez vous avez parlé du modèle social, vous avez utilisé cette expression, c'est une expression courante maintenant un peu passe partout mais moi à chaque fois elle me fait bondir. Vous reprocher de citer ce qu'a dit le président de la République.
C'est lui qui a parlé du modèle social. Mais tout le monde nous explique tout le monde nous explique qu'en France on est dans un pays merveilleux, il y a un merveilleux modèle social et cetera. On vit dans un système économique un système capitaliste qui est basé sur l'exploitation où des des millions de femmes et d'hommes passent leur vie à se tuer au boulot pour des fois même pas réussir à se loger correctement, à se soigner correctement.
Voilà la réalité aujourd'hui de ce pays aujourd'hui. Et ce ne sont pas ces femmes et ces ces hommes-là, ce ne sont pas les caissières, ce ne sont pas les ouvriers, les les aides à domicile, les les les conducteurs. Ce ne sont pas ceux qui sont à la base de la société qui euh qui gagnent le mieux leur vie, qui s'enrichissent le mieux.
Non, non, c'est ceux qui possèdent le capital, voilà. Et qui s'enrichissent justement du labeur des autres. Donc moi, je ne dirai jamais qu'il y a un modèle social.
Le capitalisme pour moi, c'est le contraire précisément du modèle social. On a euh ceux qui euh travaillent, ceux qui sont utile à la société euh qui sont confrontés euh euh bah d'abord qui sont de plus en plus pauvres. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de salariés qui sont au SMIC 1426 € nets. 2 millions et demi plus de 2 millions et demi de de travailleuses et de travailleurs souvent des femmes pour prolonger ce que vous dites.
On parle du budget 26 € net. Vous ne croyez pas le premier ministre qui dit alors pardon, je vais le citer, vous allez me faire le reproche de l'expression euh que tout le monde va faire un effort. Vous pensez que le budget pèsera toujours sur les mêmes ?
Moi je ça me révolte. Tout le monde va faire un effort, ça me révolte. Nous a une minute pour en parler.
Il y a 400 euh plans de suppression d'emploi, 200000 à 300000 salariés qui vont se retrouver peut-être demain sans gagnepin sans gagnepin euh qui et par ailleurs, ah on va avoir les Michelins, les Valeo, les harcèleur LVMH supprime 1200 emplois. Alors eux ça va aller, eux ils vont prospérer, leurs coffre forts vont se remplir et on est en train d'expliquer qu'il faut que tout le monde fasse des efforts. Mais bien sûr que non.
L'argent existe dans cette société. Quand on me dit que les caisses sont vides, je demande quelle caisse ? Quelle caisse ?
Les coffres forces sont pleins. Aujourd'hui, il y a des dizaines des centaines de milliards dans dans certains coffre fort. C'est d'ailleurs le fruit de la richesse de l'ensemble des travailleurs.
Donc il faut que cet argent serve à combler les déficits, à combler la dette que d'ailleurs ces plus riches ont contracté. Merci Nathalie Artaou. Je ne suis pas sûr que le premier ministre suive vos conseils pour construire son budget mais c'est une question Oui, vous avez raison et ça sera une question de combat.
Je l'avais oublié mais c'est une question de rapport de force et surtout faut il ne faut pas euh les travailleurs, ils ont cette légitimité de dire on produit tout, on doit pouvoir profiter des richesses qui existent dans la société. Merci beaucoup.
Nathalie Arthaud