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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 9 mars 2017 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiRetraites

Nicolas Dupont-Aignan : "Aucune raison de laisser la France coincée entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle et assuré de l'être avec plus de 500 parrainages d'élus, ça a été difficile ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous avez fait 3,8% des voix au niveau national, 820 000 voix.

  • 0:53OuverteRéponse directe

    Et en Ile-de-France où vous conduisiez la liste, vous avez fait...

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Cette fois, votre objectif, c'est d'aller plus haut ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Ce qui conduit à se demander si on pense que les Français doivent retrouver la maîtrise de leur monnaie, de leur budget, de leurs frontières.

  • 2:21OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui ferait voter pour vous, plutôt que pour Marine Le Pen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueChiffre
    « Je suis le quatrième à les avoir, ex éco d'ailleurs avec M. Hamon et Macron, avant Mme Le Pen et M. Mélenchon. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Notre parti s'est beaucoup enraciné dans le pays, à l'occasion des régionales, où je rappelle qu'on a fait autant de voix il y a un an que le parti de M. Mélenchon. »
  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « Autant de voix, nous sommes à plus de 10% dans quantité de départements et circonscriptions. »
  • 0:45PrésentateurChiffre
    « Vous avez fait 3,8% des voix au niveau national, 820 000 voix. »
  • 0:55Invité politiqueChiffre
    « Ça fait 7%, près de 7%. »
  • 1:16PrésentateurChiffre
    « Cette fois, votre objectif, c'est d'aller plus haut ? »
  • 2:19PrésentateurFait
    « Ce qui conduit à se demander si on pense que les Français doivent retrouver la maîtrise de leur monnaie, de leur budget, de leurs frontières. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Il faut redonner à la France sa liberté. D'ailleurs, les Français l'avaient réclamé en 2005. »
  • 4:19Invité politiqueFait
    « Quand je dis que pour la première fois avec moi... »
  • 4:44Invité politiqueFait
    « J'ai écrit un projet de traité alternatif d'une Europe des nations libres. »
  • 5:09Invité politiquePromesse
    « baisser l'impôt sur les sociétés de moitié, uniquement, uniquement, pour les bénéfices réinvestis sur le sol français »
  • 7:06PrésentateurFait
    « Mais les filtres, ça marche dans les deux sens, Nicolas Dibégnon. Mais quand on est le pays... »
  • 7:09PrésentateurChiffre
    « Il y a 350 000 travailleurs détachés français. »
  • 8:01Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que vous proposez pour empêcher sa délocalisation en Pologne, prévue en 2018 ? »
  • 8:07Invité politiqueChiffre
    « 8 milliards d'euros donnés à nos concurrents en excédant alors qu'on presse les Français d'impôt. »
  • 8:25Invité politiquePromesse
    « je vais augmenter la retraite de 100 euros par mois pour 6 millions de retraités pauvres qui n'en peuvent plus. »
  • 8:33PrésentateurChiffre
    « 8 milliards, c'est le solde entre ce que la France paye à l'institution européenne et ce qu'elle reçoit. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan79 %
  • Présentateur21 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Patrick Cohen. Président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle et assuré de l'être avec plus de 500 parrainages d'élus, ça a été difficile ?

0:16
Nicolas Dupont-Aignan

Ça a été un travail, mais ce qui m'a beaucoup réjoui, c'est que je suis le quatrième à les avoir, ex éco d'ailleurs avec M. Hamon et Macron, avant Mme Le Pen et M. Mélenchon. Notre parti s'est beaucoup enraciné dans le pays, à l'occasion des régionales, où je rappelle qu'on a fait autant de voix il y a un an que le parti de M. Mélenchon. Debout la France... Qui était éparpillé, qui n'avait pas de liste commune dans les régions. Autant de voix, nous sommes à plus de 10% dans quantité de départements et circonscriptions.

0:45
Présentateur

Vous avez fait 3,8% des voix au niveau national, 820 000 voix.

0:48
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais dans 13 départements, nous sommes le quatrième parti, avant les Verts et avant le Front de Gauche.

0:53
Présentateur

Et en Ile-de-France où vous conduisiez la liste, vous avez fait...

0:55
Nicolas Dupont-Aignan

Ça fait 7%, près de 7%. Donc bref, tout ça veut dire que notre parti s'enracine, qu'un patriotisme de bon sens, humaniste, gaulliste, commence à apprendre. Et je remercie les maires.

1:09
Présentateur

Et puisqu'on est dans les chiffres électoraux en 2012, vous étiez candidat, vous aviez réalisé 1,7%, 643 000 voix. Cette fois, votre objectif, c'est d'aller plus haut ?

1:18
Nicolas Dupont-Aignan

C'est d'être présent, de gagner. Il n'y a aucune raison de laisser la France coincée entre M. Macron, qui est la réincarnation de M. Hollande, et qui fera la même politique en pire, et Mme Le Pen de l'autre côté. Ce piège politique, qu'on nous rend comme évident, il n'y a aucune fatalité à le subir. Je remarque qu'il y a eu 20 millions d'abstentions aux fameuses régionales. Et je suis absolument convaincu que les Français attendent une autre offre politique. Et cette autre offre politique, je vais le rapporter à cette élection présidentielle. Et heureusement, dans l'histoire des hommes et des peuples, il n'y a aucune fatalité. Et vous pouvez progresser, parce que vous avez un beau projet.

J'ai un beau projet à présenter aux Français.

1:59
Présentateur

Vous publiez mon agenda de président, 100 jours pour tout changer. 3 euros chez Libreo, jour après jour, ce que vous dites et ce que vous faites si vous accédez à l'Elysée, où on retrouve les grandes lignes de votre projet. Ce qui conduit à se demander si on pense que les Français doivent retrouver la maîtrise de leur monnaie, de leur budget, de leurs frontières. Qu'est-ce qui ferait voter pour vous, plutôt que pour Marine Le Pen ?

2:25
Nicolas Dupont-Aignan

Tout simplement, je crois qu'il faut faire un grand ménage en France. Qu'il faut redonner à la France sa liberté. D'ailleurs, les Français l'avaient réclamé en 2005. Il y a eu un référendum. Ils avaient voté pour retrouver leur liberté. Ça ne veut pas dire être contre l'Europe. Ça veut dire une Europe qui serve les intérêts des peuples. Pas seulement le peuple français d'ailleurs. Et moi, je ferai ce grand ménage et cette reprise en main du destin de la France comme un gaulliste, avec un esprit de rassemblement, avec un projet mesuré, mais qui passe par l'essentiel. Une nation, c'est comme un individu. S'il n'est pas libre, il ne peut pas réussir.

Et en vérité, le choix majeur qui va se présenter à cette élection présidentielle, c'est de savoir si on continue avec ceux qui obéissent à Bruxelles, à Berlin, à Washington, M. Macron et Fillon, l'un de gauche, pseudo de gauche, parce qu'il n'y a pas grand-chose de gauche chez M. Macron, et l'autre d'une droite plus conservatrice, c'est-à-dire si on continue à ne jamais résoudre les problèmes de chômage, de misère, de régression sociale, ou alors si on reprend notre destin en main. Et pour reprendre notre destin en main, il y aura trois candidats. Très simplement. Mme Le Pen, avec ses excès, M.

Mélenchon, avec ses excès aussi, et votre serviteur avec un programme plus mesuré, plus sérieux, plus crédible, qui peut remettre la France sur les rails. C'est ça l'ambition.

3:50
Présentateur

Comme vous ne m'avez pas répondu tout à fait à ma question, quels sont les excès de Marine Le Pen ?

3:53
Nicolas Dupont-Aignan

Mais vous ne connaissez pas à parler de Mme Le Pen.

3:55
Présentateur

Vous parlez de protectionnisme intelligent, de patriotisme économique, d'état-stratège, on retrouve un certain nombre de formules entendues dans les discours du Front National.

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne sais pas qu'on parle assez de Mme Le Pen. Donc si vous voulez parler de Mme Le Pen, vous invitez Mme Le Pen, elle a des centaines d'heures d'antenne, moi j'en ai très peu, moi je vais vous parler de moi. Quand j'écris mon programme, je ne me pose pas la question de Mme Le Pen ou de M. Montebourg. Par exemple, quand je dis que pour la première fois avec moi...

4:19
Présentateur

Il y a une offre électorale avec vous et d'autres, et ils cherchent à avoir les différences.

4:23
Nicolas Dupont-Aignan

Vous cherchez à enfermer les Français, vous cherchez à enfermer les Français éternellement avec Mme Le Pen. Il y a heureusement des millions de Français patriotes, républicains, sociaux, qui aimeraient avoir le choix. Et moi je vais vous donner un exemple. Quand je dis, il faut maîtriser son destin, je ne dis pas, je vais quitter toute l'Europe, je vais tout casser. Je vais vous donner un exemple. J'ai écrit un projet de traité alternatif d'une Europe des nations libres, c'est-à-dire si la France a envie d'avoir des services publics dans les zones rurales, et bien on aura des services publics dans les zones rurales.

Si la France veut aider ses entreprises et sa science à conquérir le monde par des subventions publiques, elle le fera. Si la France veut contrôler ses frontières, elle pourra le faire. Si la France veut aider ses entreprises, et c'est une des mesures fondamentales que je propose, baisser l'impôt sur les sociétés de moitié, uniquement, uniquement, pour les bénéfices réinvestis sur le sol français, et bien nous ne demanderons plus l'autorisation à Bruxelles, et nous ferons, comme tous les pays du monde qui réussissent dans la mondialisation, nous donnerons un bonus à ceux qui croient en la France, qui investissent en France. Ça c'est M. Montebourg qui l'a proposé.

Alors c'est curieux, vous ne dites pas, tiens, vous êtes comme M. Montebourg, c'est dangereux, dangereux socialiste. Il a échoué au primaire. Ce que je veux dire, c'est qu'en France, depuis dix ans, on n'a pas le droit d'être patriote sans être le péniste.

Et bien, pas de peau, moi je suis gaulliste, je crois à la France, et je vais offrir aux français, quand on ras le bol de ce choix binaire, je vais leur offrir les moyens de voter pour quelqu'un qui va remettre la France debout, c'est-à-dire, c'est le titre de mon mouvement et de mon slogan, mais c'est vrai, c'est-à-dire un pays qui ne sera pas couché, sur le plan économique et social notamment, sur le plan des frontières et de la sécurité. C'est très important, parce que si on continue comme ça, moi j'ai lu les programmes de mes adversaires, quand je vois que M. Macron, et je le dis aux retraités qui m'écoutent, s'est engagé à augmenter la CSG, encore, M. Fillon a augmenté la TVA.

Vous savez, ils ne font pas ça parce qu'ils sont idiots, parce que c'est absurde d'augmenter les impôts après déjà des chocs fiscaux considérables, mais parce que Mme Merkel leur demande. Ce sont les petits soldats, d'ailleurs, ils ont été faire la génuflexion à Berlin, M. Macron, et après M. Fillon. Ils appliqueront une politique de régression sociale pour, en fait, adapter la France au salaire roumain ou bulgare. Moi, je vous dis, et je le dis depuis 10 ans, ce n'est pas nouveau, les Français l'avaient accepté en 2005, qu'on ne peut pas préserver notre système social si on s'aligne sur le moins-disant fiscal, social, environnemental.

Ça veut dire que la seule solution pour la France de garder ses acquis et de se développer, c'est d'avoir des barrières minimum, des filtres, parce que c'est inacceptable qu'il y ait 500 000 travailleurs détachés dans notre pays.

7:06
Présentateur

Mais les filtres, ça marche dans les deux sens, Nicolas Dibégnon. Mais quand on est le pays... Il y a 350 000 travailleurs détachés français.

7:12
Nicolas Dupont-Aignan

Ah oui, des cadres de grandes entreprises qui peuvent très bien payer les choses. En revanche, les artisans et les ouvriers qui n'ont plus de boulot, les routiers, qui n'ont plus rien, qui sont dans la misère. Vous en pensez quoi ? Vous savez, ceux qui, aujourd'hui, souffrent de cette Europe injuste, inhumaine, qui n'a rien à voir avec la belle Europe qu'on pourrait construire, que je propose, avec des projets de coopération. Parce qu'on voit toujours le côté négatif de ce que je dis sur l'Europe, mais jamais le côté positif. Je propose des grands projets, scientifiques, l'aide à l'Afrique, etc.

Ceux qui souffrent de cette Europe, ce sont les millions d'ouvriers, qui sont réduits à la misère. Vous avez vu l'usine Whirlpool à Amiens. C'est très intéressant. La dernière usine d'électroménagers de France, alors que nous sommes le pays, le premier consommateur d'Europe. Qu'est-ce que vous proposez pour empêcher sa délocalisation en Pologne, prévue en 2018 ? Très simplement, première chose, j'arrête de donner de l'argent aux Polonais. 8 milliards d'euros donnés à nos concurrents en excédant alors qu'on presse les Français d'impôt. Et je rends ces 8 milliards... C'est le système européen que vous voulez démanteler, là, en l'occurrence.

Non, je démantèle l'escroquerie, qui consiste à faire payer par la France ses concurrents. Et quand on a 6 millions de chômeurs, j'estime que les 8 milliards vont revenir dans le porte-monnaie des retraités. Et je vais augmenter la retraite de 100 euros par mois pour 6 millions de retraités pauvres qui n'en peuvent plus.

8:33
Présentateur

8 milliards, c'est le solde entre ce que la France paye à l'institution européenne et ce qu'elle reçoit.

8:37
Nicolas Dupont-Aignan

Nous donnons 8 milliards de trop chaque année à une organisation qui condamne à mort nos ouvriers, nos petits...

8:44
Présentateur

Vous voulez bien démanteler l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui et sortir de l'Union européenne.

8:47
Nicolas Dupont-Aignan

Je démantèle une mauvaise Europe, mais j'en reconstruis une belle parce qu'on peut faire des choses avec nos voisins. Je pense à Airbus, je pense à Erasmus, qui était une très bonne initiative. Je voudrais des universités européennes, pourquoi pas ? Je voudrais un plan d'aide à l'Afrique pour fixer les populations et éviter les flux migratoires excessifs. Donc il ne s'agit pas... Et vous me demandiez tout à l'heure, sur un parti concurrent que je ne citerai pas, il ne s'agit pas de tout changer, de tout casser. Il s'agit de revoir le curseur pour permettre à notre pays de se renforcer économiquement et de porter un système social qui est l'honneur du pays. Et moi, à la différence de M.

Macron, qui a fait la loi El Khomri et qui veut démanteler encore plus le droit du travail, ou à la différence de M. Fillon, qui veut une purge austéritaire, je considère qu'un pays comme la France digne doit garder un système social protecteur. Mais il ne peut le faire que s'il n'est pas en concurrence déloyale avec des gens qui vont nous prendre nos emplois et nous conduire à une réduction de pouvoir d'achat. C'est simple, clair, précis.

9:48
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle et président de Debout la France. On vous retrouve dans quelques minutes avec les appels et les questions des auditeurs de France Inter. Merci d'avoir regardé cette vidéo !