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interviewC à vous (sur YouTube)· 20 juin 2023 7 min

Toutes les vies de Claude Sarraute - Gérard Miller - C à Vous - 20/06/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La mémoire de celle qui a été pendant 40 ans l'une des grandes plumes du monde assumant avec panache sa passion pour l'éphémère de ce métier en sachant qu'elle mourrait sans Pléiade que sa mère Nathalie Sarraut avait tué de son vivant les mots de Josiane savinho pour rendre hommage à Claude Sarraute dont on a appris aujourd'hui la disparition à 95 ans pendant 10 ans elle a signé en dernière page du grand quotidien sur le vif un bien-solant qu'elle voulait celui d'une pipelette et dont elle s'amusait de la tonalité face à Bernard Pivot dans apostrophe en 1985 au moment où Mitterrand voyageait beaucoup les déplo en France vous avez commencé une chronique ainsi moi je trouve vous avez un avantage à d'être une femme parce que si vous étiez un homme et si vous écriviez les mêmes choses dans le monde je suis persuadé que ça serait moins accepté par vos confrères et en général je crois que j'ai une immense chance je crois que c'est une chance effectivement d'être une femme parce que moi je crois beaucoup à la brutalité je crois que c'est un des éléments de ces papiers et la brutalité chez une femme est beaucoup plus frappante que chez un homme Claude Sarraute qui a mis aussi sa verve et son franc-parler au service des Grosses Têtes de Philippe Bouvard et de Laurent Ruquier qui ne cachait pas ce matin sa grande émotion on a fêté tous ces anniversaires tous ensemble à New York Cuba pardon j'ai beaucoup de mal parce que j'ai beaucoup de souvenirs qui reviennent et un danger mais cette femme c'est une femme formidable on a écrit j'ai écrit avec elle un livre qui raconte toute sa vie elle avait tellement de choses à raconter tellement de choses à partager j'aurais envie de rire parce que il y a quelques semaines encore j'étais chez elle j'allais la voir assez régulièrement et on riait beaucoup c'était devenu difficile parce qu'elle parlait de plus en plus difficilement mais mais on arrivait à rire encore c'est non seulement ce qu'elle racontait mais aussi son rire et rien elle riait c'était une partenaire formidable tellement elle avait envie de s'amuser bonsoir Gérard Miller bonsoir amis compagnon de route Claude Sarraute puisque vous avez été sociétaire avec elle de la bande à Ruquier de France Inter c'était des petits déj à l'époque sur Europe 1 on va gêner et puis on a tout essayé sur France 2 son rire c'est aussi ce que vous allez garder en mémoire d'abord une bande qui elle-même tout le temps et c'est vrai qu'elle avait une place à part d'abord par son âge moi je l'ai connu 10 ans après l'extrait que vous avez montré de pivot elle avait à l'époque 68 ans ce qui nous semblait à nous canonique moi qui aujourd'hui dépasser cet âge et Ruquier qui s'en rapproche à grande elle était déjà donc la doyenne de cette équipe avec des gens qui étaient extrêmement jeunes quand quelqu'un comme Stevie est arrivé c'était la petite vingtaine enfin bon et ensuite elle avait effectivement eu une capacité on dit souvent d'autodérision mais chez elle c'était exceptionnel parce que on l'a pas pris comme tête de turc mais enfin qu'est-ce qu'on lui a fait j'allais dire subir mais ce matin je parlais avec Laurent Ruquier il me disait non non il ne faut elle regretter parce qu'elle adorait ça mais c'est vrai qu'on lui a fait sans doute les pires vannes qu'une bande peut faire évidemment elle adorait en fait parce qu'elle avait cette folie en elle c'était une espèce de de dame un peu loufoque et une grand-mère indigne est-ce qu'on peut dire ça comme ça un jean je ne sais pas loufox sans aucun doute alors elle en rajoutait c'est c'est quelqu'un je ne sais pas je me souviens que lorsque par exemple elle a découvert le téléphone portable et notamment la voix qui vous disait vous avez un ou deux nouveaux messages elle faisait semblant de croire que c'était une vraie personne et il y avait beaucoup de gens qui le croyaient donc elle parlait avec cette voix et c'était à mon avis exagéré mais c'est vrai qu'on arrivait quand même à lui faire croire des choses à mon avis qu'elles croyait vraiment et qui était absolument impossible Laurent Ruquier parlait des anniversaires que qui étaient célébrés chaque année c'était un événement absolument incontournable l'année dernière c'était exactement le 20 juin que vous aviez fêté c'est ces 95 alors c'était effectivement tous les ans comme ça se doit pour un anniversaire mais c'était tous les 5 ans un anniversaire nécessaire exceptionnel on avait commencé à ces 80 ans à New York on avait la chance de pouvoir y aller tous on avait été aussi à Cuba pour ces 85 ans donc vous imaginez le type de fait que c'était et tout le monde de la bande y participait quasiment on avait aussi été à Londres pour cet anniversaire et le dernier donc tous les 5 ans le dernier c'était l'année dernière en bas de chez elle parce qu'en effet c'était devenu beaucoup plus difficile pour elle de bouger mais elle avait en tout cas moi je l'ai eu encore il y a pas de si longtemps que ça moins longtemps que Ruquier qu'il avait eu il y a quelques semaines elle avait vraiment toute sa tête c'est la chose qui est pour elle était essentielle oui parce qu'elle elle détestait les effets de la vieillesse sur ça la dernière fois qu'elle était venue c'est à vos côtés Gérard et elle se plaignait de son arthrose et voulu disiez mais arrête de dévaloriser comme ça mais elle détestait l'effet de l'âge ça a été une femme très belle et ça a été une femme très libre et notamment très libre sexuellement amoureusement on rappelle parce que ça n'est pas évident pour cette là de le dire aussi publiquement elle a eu un moment donné deux hommes et peut-être même trois à la fois en tout cas deux hommes clairement et elle assume ça avec une joie de vivre extraordinaire oui on en parlait vraiment librement justement de ça à vos côtés quand les quand elle était venue elle parlait en fait de la passion c'est ce qu'elle recherchait la passion qui dure pas parce que ça ne dure jamais très longtemps mais c'est l'amour passion moi ça ne dure qu'un temps alors premier mariage amour passion tout non ça va venir tout ce qu'il faut après sa deuxième bonhomme ça dure encore trois ans au bout de trois ça te fait trois et trois six ça commence à faire arrive un quatrième enfin troisième bonhomme qui se promène la finalement tu balances ces deux autres et tu prends celui-là et ça recommence oui c'est ce que vous disiez alors parler librement elle assume complètement Laurent Ruquier a dit ce matin que c'était l'une des premières femmes libres vous êtes d'accord avec ça en tout cas je parle de cette génération là sans aucun doute et ce qui était amusant moi je me souviens par exemple qu'à un moment donné avec je ne sais plus lequel de ces amendes dans cette longue succession régulièrement quand on était ensemble à une heure donnée elle se levait pour aller l'appeler ou qu'il soit dans le monde et on savait que c'était cet homme qu'elle appelait elle faisait régner un peu le mystère tout le monde était au courant et en plus que ça ne nous gênait pas franchement donc c'est vrai qu'elle avait une liberté extraordinaire et il faut s'appeler aussi qu'elle a été comme journaliste à maman travailler dans les grands magasins c'était quelque chose qu'elle aimait beaucoup rappelé qu'elle a été vendeuse pendant quelques temps voilà plus qu'une la liste habituelle donc c'est vrai qu'elle a eu des tas de moments de sa vie qui étaient un petit peu en avance sur ce que les femmes de cette génération faisaient dans son billet dans ses écrits dans la rubrique spectacle du monde elle montrait souvent comme quand elle dialoguait avec son portable une certaine naïveté mais c'était sa manière à elle d'être désinhibée en fait oui c'est vrai parce que c'est c'est billet effectivement il faut imaginer ce que c'était qui écrire comme elle dans le monde le monde est encore corseté aujourd'hui mais à l'époque enfin c'était une institution incroyable avec des gens qui étaient quand même non pas patibulaire mais en tout cas particulièrement elle était effectivement une femme qui avait une plume d'une liberté on évoque libre c'est aussi une plume très libre et c'est vrai que elle jouait la naïve elle jouait la cocotte elle jouait la midinette mais c'était quand même extrêmement révolutionnaire dans le ton en tout cas

Toutes les vies de Claude Sarraute - Gérard Miller - C à Vous - 20/06/2023 — Laure Miller · Pourquijevote