Denis Sommer | Dialogue Social
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Denis SommerFait
« Le monde est beaucoup plus concurrentiel qu'il ne l'était par le passé. »
- 4:00Denis SommerPromesse
« Nous avons mis en place des plans de formation adaptés à chacune des entreprises. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Denis Sommer, député du Doubs, ancien responsable syndical chez Peugeot à Sochaux et j'ai repris des études et j'ai enseigné l'économie au lycée. Le but, en tout cas l'objectif de n'importe quelle entreprise c'est d'être performant, c'est à dire d'être en capacité de pouvoir être très présent, compétitive sur les différents marchés et cela ne peut se construire que dans la mesure où les salariés sont associés à la stratégie de l'entreprise, de multiples manières. Pourquoi ?
Parce que le monde est beaucoup plus concurrentiel qu'il ne l'était par le passé. Les entreprises vivent bien sûr dans un espace qui est un espace national, aussi européen, mondial, avec une concurrence qui souvent est exacerbée et donc il y a besoin de travailler à la fois sur les stratégies produits, sur les plans d'investissement, sur les questions de formation, d'organisation du travail, du temps de travail, des conditions de travail et ça bien évidemment ça doit faire l'objet de compromis intelligents qui permettent à l'ensemble de l'entreprise, le chef d'entreprise et les salariés de pouvoir vivre pleinement l'aventure dans laquelle ils sont engagés qui est souvent, en tout cas pour ma part, une aventure industrielle particulièrement riche et porteuse d'avenir. Oh il y a autant d'expériences qu'il y a d'entreprises pour une raison toute simple, c'est que il n'y a pas d'abord des organisations syndicales dans toutes les entreprises, et très souvent le dialogue se passe en fait entre le chef d'entreprise et les salariés eux mêmes, qu'ils soient organisés ou pas, quand il y a les organisations syndicales, ça se passe dans un dialogue avec les organisations syndicales et avec des niveaux de dialogue social qui peuvent être aussi très différents, c'est à dire dans certaines entreprises on travaille simplement sur le strict minimum et dans d'autres, à la fois de la volonté du chef d'entreprise mais aussi des organisations syndicales et des salariés, le dialogue est beaucoup plus nourri, beaucoup plus permanent et c'est d'ailleurs souvent dans ces entreprises là que les résultats sont les meilleurs.
Vous savez, moi j'ai été responsable syndical dans une période qui était particulièrement difficile, j'étais chez PSA, à un moment où le dialogue social était extrêmement dur, très difficile, les organisations syndicales étaient souvent contestées dans les missions qu'elles devaient conduire. Aujourd'hui, enfin depuis maintenant de nombreuses années, le dialogue social s'est considérablement amélioré et si aujourd'hui l'entreprise, le groupe PSA, a pu s'en sortir c'est aussi parce que le dialogue social s'est renforcé dans l'entreprise Dans notre région, en Franche-Comté qui a été particulièrement touchée par la crise, c'est une région industrielle marquée par la sous-traitance, nombre d'entreprises se sont retrouvées très rapidement en difficulté, fin 2008 - début 2009. Et c'est grâce au dialogue social que nous avons pu construire des solutions et des solutions qui sont devenues des politiques publiques.
Nous avons réunis les organisations syndicales, les organisations patronales, l'État avec la région et nous avons mis en place, formé plutôt que chômé, le principe était simple : les salariés étaient au chômage technique mais pendant cette période de chômage technique ou de chômage partiel, nous avons mis en place des plans de formation adaptés à chacune des entreprises et ceci nous a permis d'élever des compétences en prévision de la reprise de l'activité. C'était extrêmement intéressant parce que ça nous a permis, à la fois de sauver des emplois, de monter en compétence dans les entreprises, de préparer les entreprises pour la suite, et en même temps, ce qui était vraiment très très intéressant c'est que, quand nous avons fait une enquête auprès des salariés, auprès des dirigeants d'entreprise, ils nous ont dit à 70% que cette période de difficultés, cette période de crise et le dispositif que nous avons mis en place en Franche-Comté a permis d'améliorer le dialogue social donc le dialogue social à la fois au plan régional mais aussi à l'intérieur même des entreprises pour mettre en place les plans de formation. Un des blocages c'est l'absence d'organisations syndicales dans les entreprises, principalement les petites et moyennes entreprises voire les entreprises artisanales.
C'est une réalité, on peut la regretter, moi pour ma part je pense que c'est mieux quand les salariés sont organisés. Pourquoi ? Tout simplement parce que quand on est organisé, on réfléchit ensemble et ça évite les positions, les aventures individuelles, donc je suis pour l'organisation.
Mais après c'est la liberté des salariés, si les salariés ne veulent pas se doter d'une organisation syndicale c'est aussi leurs droits et pour autant il faut créer les conditions d'un dialogue social dans l'entreprise alors quelle peut être la solution ? Mandatement d'un salarié, à condition qu'il soit vraiment sous le contrôle de l'ensemble des salariés, ça, ça fait partie des solutions qui peuvent être envisagées. En tout cas, quelle que soit cette réalité, présence ou non d'organisations syndicales, nous avons besoin de dialogue social dans toutes les entreprises et quelle que soit leur taille.
Denis Sommer