Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 19 août 2024 16 min

Convocation des chefs de partis, menace de destitution...Le "8h30 franceinfo" de Marine Tondelier

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Marine Tondelier. Bonjour. Emmanuel Macron va recevoir vendredi les chefs de partis et de groupes parlementaires pour parler de la nomination du futur Premier ministre. Vous y serez avec les autres leaders du nouveau Front populaire et avec la candidate pour Matignon, Lucie Casté. Marine Le Pen estime que c'est un coup de force parce qu'elle n'est ni députée, ni chef de parti, ni présidente de groupe. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

0:25
Locuteur non identifié

Elle a quel être ? Elle ne s'est pas présentée au dernier congrès de son parti. Elle ne s'est pas présentée non plus pour être présidente de groupe.

0:33
Marine Tondelier

Comment ? Marine Le Pen. Oui. Elle ira comme présidente de groupe.

0:37
Présentateur

Mais Lucie Casté ne l'est pas. C'est ce qu'elle lui reproche.

0:40
Locuteur non identifié

Je pensais qu'elle parlait d'elle, je ne comprenais pas. Écoutez, Lucie Casté, on a fait la demande au sein du nouveau Front populaire de pouvoir être reçue ensemble, ce qui montre déjà qu'on a une coalition large et solide. Et on a demandé à être reçue avec Lucie Casté, qui est notre candidate à Matignon. Je trouve au contraire que c'est très transparent et que c'est logique quand on a une candidate au poste de Premier ministre qu'elle fasse partie de la discussion.

1:01
Présentateur

Et le fait qu'Emmanuel Macron l'accepte, comment vous percevez ça ?

1:04
Locuteur non identifié

Écoutez, moi, c'est la rentrée, comme pour Mme Herbemont, pour moi. Et donc, j'ai décidé d'être positive aujourd'hui. Au moins, jusqu'à la fin de l'émission, je vais essayer. Et donc, je vais choisir d'y voir un geste favorable parce qu'il nous reçoit déjà premier dans le rang protocolaire, dans l'ordre protocolaire. C'est que, quelque part, il reconnaît notre ordre d'arrivée aux élections législatives. Il était temps. Et puis, je trouve que c'est bien qu'enfant, on puisse discuter avec lui. Parce que je rappelle quand même que les élections législatives se sont terminées le 7 juillet. Et moi, je suis, comme je pense la plupart des Français, j'ai pas tout compris à cet été.

Et notamment le fait qu'un président de la République...

1:38
Marine Tondelier

Il y a un gouvernement démissionnaire depuis plus d'un mois.

1:40
Locuteur non identifié

D'accord, mais on a quand même un président de la République qui nous expliquait tout l'été que vraiment, ça aurait été irresponsable de changer de premier ministre en plein milieu des Jeux Olympiques, ou juste avant, ou même juste après. Et comme c'est quand même lui qui a décidé la dissolution un mois avant, on comprend pas. C'est-à-dire que si vraiment, il pense qu'il fallait pas changer de premier ministre, alors pourquoi il a fait une dissolution avant l'été, vraiment pendant des semaines ? On n'a pas bien compris ce qui se passait dans sa tête. Je pense qu'il y avait eu une épreuve olympique de pédalage dans la semoule, il aurait peut-être pu décrocher de médailles.

Et donc là, voilà, nous y sommes. Enfin, ça va avancer. C'est ça que je décide de retenir. Et surtout, le fait qu'on aille tous ensemble au sein du nouveau Front populaire, les chefs de partis, les présidents de groupes parlementaires, Lucie Casté, ça va faire 12 personnes reçues par Emmanuel Macron ensemble. Je pense que ça va offrir une photo de famille réussie qui va faire du bien à beaucoup de gens qui ont voté pour nous. C'est ça que je retiens. L'unité, la cohérence, la solidité.

Et voilà, enfin, on va pouvoir dire dans les yeux, j'aime bien cette expression à Emmanuel Macron, et pas par communiqué de presse ou par Twitter, parce que la politique, c'est aussi se parler, chercher des solutions.

2:37
Marine Tondelier

Et qu'est-ce que vous allez dire justement à Emmanuel Macron vendredi ?

2:41
Locuteur non identifié

Moi, je ne vois pas d'autre solution que la nomination de Lucie Casté. Je vais vous le dire franchement. D'ailleurs, je pense que s'il y avait une meilleure solution, il l'aurait déjà mise en œuvre depuis longtemps.

2:49
Marine Tondelier

Mais s'il avait dû nommer Lucie Casté, peut-être qu'il l'aurait fait aussi. Vous savez très bien que vous êtes certes, la coalition arrivait en tête, mais vous n'avez que 193 députés.

2:56
Locuteur non identifié

J'ai compris qu'il n'en avait pas très envie, c'est son droit. Mais je pense que quand on est président de la République, on doit s'inscrire dans la logique institutionnelle du pays. Voilà, c'est quand même son rôle. Je rappelle qu'il a fait le choix seul, sans ne concerter personne, c'est d'ailleurs comme ça qu'il a gouverné pendant 7 ans, de faire cette dissolution, et donc de poser une question extrêmement claire aux Français. Personne ne lui avait demandé de la poser. Les Français lui ont répondu extrêmement clairement. Non, ils veulent une rupture politique avec le macronisme.

Certains qui ont voté pour le nouveau Front populaire, d'autres qui n'ont pas voté pour nous, et aussi des gens qui n'ont pas voté du tout. 73% des Français, les sondages le montrent, veulent une rupture politique avec le macronisme.

3:33
Présentateur

Alors, réponse extrêmement claire à l'Assemblée, ce n'est pas si clair que ça aujourd'hui. Il y a quand même trois forces qui se retrouvent, avec justement une majorité qui n'est pas très évidente. Qui est très très relative.

3:42
Locuteur non identifié

Oui, il faut séparer deux choses. Que 73% des Français veulent une rupture politique avec le macronisme, c'est incontestable. Que le nouveau Front populaire seul est une majorité absolue à l'Assemblée nationale, ce n'est pas le cas. Je le regrette, c'est la vie. Donc moi, je suis modeste, il n'y a pas de problème. J'accepte d'être dans la modestie, mais Emmanuel Macron ne peut pas être dans le déni. Et pour ce qui est de l'Assemblée nationale, personne n'a la majorité absolue. Et alors, il va bien falloir qu'on gouverne quand même. Et donc, j'accepte qu'on dise au nouveau Front populaire « Vous n'avez pas la majorité absolue. » D'accord, je prends le point.

Mais je veux qu'on m'explique quelle majorité plus large et plus solide que le nouveau Front populaire existe à l'Assemblée nationale. Je vous rappelle quand même que si au moment du vote pour la présidence de l'Assemblée nationale, par des recombinations de voix un peu saugrenues, parce que je vous rappelle que la droite qui a voté pour Yann Brolpivet, c'est responsable, c'est ténor, on fait savoir très très clairement qu'il ne voulait pas participer à un gouvernement. C'est une majorité de quoi ? Fictive. Donc, ça a permis à Mme Brolpivet d'être présidente de l'Assemblée nationale. J'en suis très contente pour elle, un peu moins pour l'Assemblée nationale.

Mais je rappelle que quand il a fallu voter pour le bureau de l'Assemblée nationale, c'est le nouveau Front populaire qui a gagné et qui a la majorité absolue, pour le coup, au bureau de l'Assemblée nationale.

4:53
Marine Tondelier

Marine Tondelier, comment est-ce que vendredi, vous allez convaincre Emmanuel Macron qu'il faut nommer Lucie Casté, alors que le risque, on le sait, le Rassemblement national, la droite de Laurent Wauquiez et même des macronistes ont déjà prévenu, s'il y a le moindre insoumis dans le gouvernement, on censure le gouvernement, donc il est renversé. Comment vous allez convaincre Emmanuel Macron que c'est ça la bonne solution pour gouverner le pays ? L'argument que vous indiquez est intéressant

5:15
Locuteur non identifié

parce qu'il montre toute l'hypocrisie du monde politique actuel. Celles et ceux qui nous disent votre majorité à l'Assemblée n'est pas assez large, ils ont le droit de le dire, ce sont les mêmes qui nous disent, mais en plus, il faut faire sans les insoumis. D'accord ? Puis après, ils vont dire qu'il faut faire sans les écologistes, sûrement sans les communistes, puis il ne restera plus que les socialistes et peut-être pas tous, ils diront, ah bah là, vous n'avez vraiment pas de majorité. Ok. Emmanuel Macron, je ne pense pas qu'on le convainque uniquement en s'adressant à Emmanuel Macron. Je pense qu'à un moment dans ce pays... C'est lui qui nomme le Premier ministre. D'accord.

Mais je pense qu'à un moment dans ce pays, il faut aussi s'adresser aux Françaises et aux Français. C'est-à-dire qu'on est dans une situation politique qui est assez inextricable, qui est perturbée et donc qui est perturbante. Et je pense que les Français vont suivre beaucoup le feuilleton politique. Mais ça ne peut pas être qu'un feuilleton. C'est-à-dire que là, on va tomber dans un truc où jour après jour, il y aura des polémiques, des trucs, des feuilletons institutionnels. Et on va oublier, en suivant avec impatience l'épisode suivant comme si c'était une série télé, on va oublier que derrière ça, on parle du quotidien des Français.

C'est-à-dire que nous, on veut améliorer leur quotidien et on veut permettre leur lendemain parce qu'il y a une urgence sociale et écologique. Et je pense que c'est aux Français qu'il faut s'adresser et que la bataille de l'opinion va compter aussi beaucoup dans les décisions politiques qui seront prises dans l'Espagne.

6:25
Marine Tondelier

Marine Tondelier, l'épisode du week-end, ce sont vos camarades insoumis. Eh bien voilà, un épisode institutionnel. J'aurais préféré parler des feux de forêt que des feux de paille du week-end. Ah, c'est un feu de paille ? Les enseignants, ça fait plus de victimes quand même, les feux de forêt. Nos auditeurs et les téléspectateurs ont signé une tribune dans la tribune du dimanche pour menacer Emmanuel Macron de le destituer s'il ne nomme pas Lucie Casté. Est-ce que vous, les écologistes, vous êtes solidaires de cette menace de destitution du chef de l'État ?

6:52
Locuteur non identifié

Je pense qu'on a Emmanuel Macron qui s'enferme très clairement en continuant de dire qu'il refusera de changer de cap. Et donc, c'est extrêmement inquiétant. Et face à cette inquiétude que partage, je pense, énormément de Français, chacun réagit à sa manière. Les insoumis réagissent, c'est logique, d'une manière insoumise. Est-ce que c'est la manière écologiste ? La réponse est non. Est-ce que les insoumis ont le droit de faire ça ? La réponse est oui. Est-ce qu'on a le droit de ne pas partager ça ? La réponse est oui aussi. Et puis, est-ce qu'au sein d'une coalition, c'est logique de ne pas être toujours d'accord exactement sur tout ? La réponse est oui aussi. Moi, je suis écologiste.

Je crois aux vertus de la biodiversité. Je crois que le nouveau Front populaire est un écosystème riche, riche de sa diversité. Et que c'est logique et c'est même précieux que parfois, nos sensibilités différentes se manifestent. La polyphonie qui se dégage de ça, juste, ne doit pas se transformer en cacophonie. Sinon, on s'affaiblit collectivement. Et ça, je le refuserai.

7:44
Présentateur

Nous sommes toujours

7:50
Marine Tondelier

avec Marine Tondelier, la patronne des écologistes. On parlait juste avant le fil info de la menace de destitution d'Emmanuel Macron proférée par les insoumis. Est-ce qu'il ne vous savonne pas la planche juste avant ce rendez-vous avec Emmanuel Macron ? Ce n'est pas contre-productif ? Ça ne risque pas de braquer le président, de menacer de le destituer s'il n'accède pas à votre demande ?

8:08
Locuteur non identifié

On avait parlé aussi du fait que j'avais l'intention d'être positive pour la rentrée, au moins jusqu'à la fin de l'émission. Et je vais m'y tenir. Parce que c'est important. Je vais vous dire tout le temps qu'on passe à commenter les gestes des uns et des autres entre nous au sein du nouveau Front populaire, ce qu'on doit faire ensemble mais dans des réunions, pas sur des plateaux télé, on ne le passe pas concentré sur les vraies choses. Et ce que vous dites est intéressant parce que vous dites ce qui ne va pas est braquer Emmanuel Macron. Mais en fait, on ne fait pas de la politique pour lui faire plaisir. Je rappelle quand même que la source du problème initialement, c'est lui.

C'est lui, c'est son entêtement, c'est le fait qu'il est comme Éric Ciotti qui dans son local des Républicains l'a enfermé tout seul en disant c'est moi qui décide. Non mais d'accord Marine Tondelier mais on entend depuis des semaines

8:45
Présentateur

la majorité dire on ne veut pas d'insoumis au gouvernement, on ne veut pas forcément travailler avec les insoumis à l'Assemblée. Et bien les insoumis il leur rend bien ce que je voulais que je vous dise. Voilà justement mais vous savez

8:53
Marine Tondelier

qu'en faisant ça... Oui. Ce sont vos partenaires. Est-ce qu'on peut travailler comme ça ? En plus manifestement ça n'a pas été spécialement concerté. Vous avez été prévenu... Si il nous l'avait annoncé avant. Les socialistes disent même qu'il ne faudrait pas aller vendredi à l'Élysée rencontrer Emmanuel Macron avec les insoumis. C'est des socialistes

9:15
Locuteur non identifié

qui ne sont pas grands fans du nouveau Front populaire de la première heure et qui pour le coup comme vous parlez de savonnage de planche sûrement essayent de la savonner un peu dans notre sens. Moi ma position est constante. Nous sommes écologistes. Nous avons mis toute notre énergie à faire en sorte que le nouveau Front populaire existe puis à faire en sorte qu'il gagne et nous voulons faire en sorte maintenant qu'il gouverne. Les choses sont simples. On a un seul objectif d'ici le 23 août et toute notre énergie concentrée là-dessus c'est que Lucie Casté soit nommée première ministre. Après je peux avoir un avis sur il aurait fallu faire comme ci, comme ça.

Je ne pense pas que ce soit très intelligent de l'exposer ici. Quand un politique vient sur un plateau télé exprimer une opinion il faut toujours se demander est-ce qu'elle va être utile à sa cause ou pas. Je ne pense pas que ce soit utile à la cause d'avoir les débats internes au nouveau Front populaire sur les plateaux télévision. Donc j'en pense que j'en pense.

Je pense aussi que chacun a le droit de faire ce qu'il veut qu'on n'est pas une caserne que les insoumis sont des insoumis que moi-même je suis écologiste que parfois peut-être j'aurai des positions écologistes fortes qui tiennent à cœur de mon parti avec lesquelles tout le monde ne sera pas forcément d'accord au sein du nouveau Front populaire et qui sera de mon devoir de venir en parler sur les plateaux télévision. Est-ce que je pense que ce sujet-là c'était opportun c'était le truc intelligent à faire ce week-end ? Vous avez compris que si c'était le cas je l'aurais dit depuis longtemps.

Je pense aussi qu'il n'y a quand même pas grand monde en dehors de la France insoumise qui est venu apporter son soutien à cette démarche et donc on voit bien en réalité que c'est de la menace je comprends pourquoi les insoumis en viennent à dire ça je sais aussi que ça leur ressemble et qu'ils sont insoumis les insoumis c'est leur force aussi et voilà il n'y a pas de quoi en faire tout un plat on ne va pas épiloguer là-dessus toute la semaine.

10:51
Marine Tondelier

Imaginons qu'Emmanuel Macron ne nomme pas Lucie Casté vous ne l'imaginez pas

10:55
Présentateur

on va se projeter un peu quand même si vous voulez bien

10:57
Marine Tondelier

il y a d'autres noms de premiers ministrables potentiels qui circulent on entend parler de Xavier Bertrand de Bernard Cazeneuve on entend aussi Michel Barnier Jean-Louis Borges Valérie Pécresse de Saint-Ouen Karim Boamran est-ce que parmi ces noms-là il y a quelqu'un qui selon vous pourrait être la solution pour avoir une majorité stable à l'Assemblée que vous pourriez soutenir ?

11:18
Locuteur non identifié

Vous savez le choix de Lucie Casté on ne l'a pas fait à la légère c'est des jours et des jours de discussion vous vous en rappelez parce que vous suiviez ça avec attention on nous pressante décider vite on a pris notre temps et on a eu raison parce qu'on a trouvé la meilleure solution possible celle qui faisait consensus au sein du Nouveau Front Populaire mais pas consensus pour avoir une majorité et donc qui bénéficiait d'une majorité large cohérente sur un programme transparent sur lequel nous avions été élus qui avait été chiffré expliqué une majorité large transparente et solide le Nouveau Front Populaire ça ne suffit pas nous sommes d'accord il faudra aller chercher d'autres soutiens à l'Assemblée Nationale et en ce sens Lucie Casté a écrit à tous les députés avec les présidents de groupe du Nouveau Front Populaire c'est une démarche collective je rappelle que pendant ce temps-là il y a eu un courrier de renaissance un autre courrier d'horizon et le modem qui commentait pour dire nous on pense qu'il ne fallait pas faire de courrier voilà à quoi ressemble aujourd'hui la majorité présidentielle précédente on l'appelait toujours la majorité présidentielle l'ex-démissionnaire la majorité qui n'est plus majoritaire je ne sais plus comment il faut dire dans la période mais vous voyez bien qu'on peut penser ce qu'on veut du Nouveau Front Populaire moi j'accepte qu'on soit exigeant envers nous qu'on dise vous auriez pu faire mieux si mieux ça ok mais aujourd'hui la majorité la plus solide possible repose sur le Nouveau Front Populaire on dit parfois quand je me regarde je m'inquiète quand je me compare je me rassure alors je ne sais pas si c'est rassurant au final mais on voit bien que les autres solutions ont encore moins de majorité Bernard Cazeneuve c'est une personne attendez Bernard Cazeneuve qui ne fait même pas au sein de son propre parti dont d'ailleurs il n'est même plus membre mais je ne pense pas que tous les socialistes trouvent aujourd'hui que Bernard Cazeneuve c'est la meilleure solution

12:48
Présentateur

et pour vous non plus

12:49
Locuteur non identifié

c'est Lucie Casté on se rappelle quand même de quand il était premier ministre les écologistes étaient partis d'ailleurs depuis longtemps du gouvernement on se rappelle de la mort de Rémi Fraisse de la gestion catastrophique du dossier de Sivins ce n'est pas une solution qui est possible pour les écologistes et je vous dis quand un premier ministre ne fait même pas consensus au sein de sa famille politique celle dont il est élu alors ça ne peut pas marcher vous parlez de Xavier Bertrand Xavier Bertrand c'est mon président de région je le connais bien je connais aussi ses forces et ses faiblesses je n'ai rien contre lui humainement j'ai des choses contre lui politiquement on a aussi des points d'accord pour notre région on a été capable de se rassembler sur des sujets importants

13:23
Marine Tondelier

il a vraiment fait le front républicain il a appelé à voter pour des députés communistes effectivement il a d'ailleurs été exclu

13:28
Locuteur non identifié

de son parti pour ça parce que le parti des républicains exclut les gens qui sont républicains donc on ne comprend plus rien mais Xavier Bertrand est issu d'une famille politique qui a fait un score catastrophique aux européennes et catastrophique aux législatives qui est complètement divisé il y a le chef qui vit dans un corps tranché et les autres qui disent que c'est le chef on ne comprend même plus qu'il commande et les ténors de ce parti ont tous dit qu'il ne participerait pas un gouvernement de coalition avec les macronistes et donc j'accepte ce qu'on me dise Lucie Casté pourrait utilement bénéficier d'une majorité plus large certes mais les autres noms que vous me proposez bénéficient d'une majorité vraiment moins importante je ne sais même pas comment la qualifier parce que c'est quand même de la politique fiction en fait on nous propose plein de noms en nous les présentant comme des solutions mais ces noms ne sont pas des solutions ce sont des noms de politique fiction qui n'ont aucune chance de recueillir une majorité en tout cas beaucoup moins que Lucie Casté

14:21
Présentateur

au delà de Lucie Casté vendredi est-ce que vous arrivez avec un gouvernement prêt devant Emmanuel Macron ?

14:26
Locuteur non identifié

ça je vais vous dire on a bien compris qu'Emmanuel Macron était maître de ses horloges nous on est maître des nôtres ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'on a travaillé tout l'été vous avez un nom de ministre de l'économie de la défense

14:38
Marine Tondelier

de l'intérieur

14:39
Locuteur non identifié

de l'écologie c'est qu'on est prêt et on sera prêt au moment où il faut l'être pour toutes les questions qu'on nous posera donc prêt pour vous dire

14:44
Marine Tondelier

si jamais la question

14:45
Locuteur non identifié

arrive sur la table les relations de travail qu'on a au sein du Nouveau Front Populaire il faut quand même le dire parce que je vous ai dit que je serais positive on a quatre chefs de parti qui ne se sont pas toujours bien entendus mais qui ont décidé de se faire confiance et qui travaillent avec sérieux et moi je trouve extrêmement précieux que le contenu de nos discussions ne fuite pas comme ça au rythme des émissions télé dans la presse parce que c'est un travail sérieux et donc ces questions-là bien sûr qu'elles sont abordées bien sûr qu'elles le seront avec d'autant plus de précision qu'on se rapprochera de l'échéance j'ai confiance dans le fait qu'on relève cet obstacle comme tous les autres depuis le début vous savez depuis la première minute du Nouveau Front Populaire à chaque étape tout le monde a dit ça ne marchera jamais de la création à l'accord programmatique à l'accord électoral à la campagne à la victoire au nom du Premier ministre on a surpris étape après étape beaucoup de gens qui nous sous-estimaient et vous allez voir que ça va continuer

15:30
Présentateur

et bien on attend ces noms alors dans les prochains jours Marine Tendelier un peu de suspense c'est d'abord

15:33
Locuteur non identifié

il faut qu'Emmanuel Macron

15:34
Présentateur

nomme un Premier ministre ou une Première ministre Lucie Casté pour vous c'est ce qu'on a bien compris merci Marine Tendelier

15:39
Locuteur non identifié

merci à vous

15:39
Présentateur

secrétaire nationale des écologistes d'avoir été l'invité du 830 France Info merci Aurélie Herbemont Herbemont l'info continue sur France Info