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Conférence de presseINA (sur YouTube)· 30 juillet 2012 4 minActualité / polémiqueSécuritéJustice

Nicolas Sarkozy a instauré la culture du résultat dans la police

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Nicolas SarkozyFait
    « Les meilleurs obtiennent des primes au mérite. »
  • Nicolas SarkozyFait
    « La police fonctionne donc comme une entreprise. Au résultat, ces policiers de ville Saint-George ont bénéficié d'une prime financière en 2005. »
  • Nicolas SarkozyChiffre
    « Pour 2006, les brigades anticriminalité doivent faire 34 interpellations chaque mois. »
  • chercheurFait
    « Si les chiffres sont bons, on ne s'attaque pas forcément aux racines du mal. »
  • chercheurChiffre
    « La consommation de drogues dures a progressé en France de plus de 30 % lors des trois dernières années. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nicolas Sarkozi quittera demain le ministère de l'intérieur pour se consacrer entièrement à la campagne électorale. Il a estimé ce soir avoir rempli la mission assignée par Jack Chirac en faisant reculer la délinquence de plus de 9 % en 5 ans. Pour cela, il a notamment instauré une culture du résultat dans la police.

Les meilleurs obtiennent des primes au mérite. Une méthode nouvelle qui parfois peut entraîner des dérives. L'enquête de Paul Labros et Civil Brumberg. présenté à la préfecture de police, les adieux du ministre de l'intérieur assez fonctionnaire.

C'était il y a de semaines. Nicolas Sarkozy réunissait 1500 policiers et gendarmes les plus méritants pour un ultim match. En mon nom, comme en celui de tous les Français, je vous adresse mes félicitations.

Récompensés pour leurs actions d'éclat, les policiers primés sont aussi ceux qui obtiennent les meilleurs résultats. Depuis 2002, c'est la nouvelle règle assumée par tous au nom du président de la République. Sur le fond, l'idée est bonne parce qu'effectivement, c'est normal que mon travail soit récompensé.

S'il y a des résultats, c'est normal que ce soit récompensé. Ça se fait dans les entreprises, je vois pas pourquoi ça serait pas d'or avant. La police fonctionne donc comme une entreprise.

Au résultat, ces policiers de ville Saint-George ont bénéficié d'une prime financière en 2005. Ils ont fait baisser la délinquence dans leur secteur sans ressentir de pression. On n'est pas toute la journée derrière nous à nous dire "Vous en faites pas assez, il faut en faire plus." C'est pas vrai quoi.

Je dire ça se fait peut-être dans certaines unités où il y a peut-être un manque de résultat mais dans les unités où ça travaille, il y a pas besoin d'en demander plus. À quelques minutes de Villu Saint-George, le commissariat du Cremelin Bicre. Ici, les objectifs de baisse de la délinquence sont précis.

Dans cette note de service, des quotas sont fixés en début d'année. Pour 2006, les brigades anticriminalité doivent faire 34 interpellations chaque mois. Même chose à Marseille en 2007.

Révélé par la presse locale, ce document de la BAC a un ton plus pressant. Chaque équipage sortant est tenu de ramener une affaire. Rarement écrite, les consignes de ce type sont dénoncées par les syndicats de police.

C'est une pression constante et quotidienne qui est mise sur le fonctionnaire de police. Ça crispe les rapports entre la police et la population puisque dans certains endroits, on a une situation qui s'améliore, on a par exemple moins d'infraction et moins d'accidents de la circulation et on va demander aux policiers de verbaliser plus. Au risque de faire monter la tension sur le terrain, les policiers remplissent certains objectifs.

Entre 2001 et 2006, le nombre d'affaires est llucidé est passé de 25 à 35 %. Pour ce chercheur, si les chiffres sont bons, on ne s'attaque pas forcément aux racines du mal. Et si tout d'un coup l'administration a pour principal objectif de produire des bons chiffres, c'est de fabriquer des bons taux d'élucidation sans vraiment s'attaquer à la délinquence la plus sérieuse, alors la culture du résultat rate complètement son objectif.

On se met à attraper un petit dealer parce que ça fait un fait élu lucidé tout de suite. Au lieu de s'attaquer à l'économie criminelle, ça fait des longues enquêtes, beaucoup d'énergie, beaucoup de temps passé et au total juste un petit faitil élu lucidé pour toute cette énergie. Dans certains domaines, la culture du résultat est loin d'avoir atteint ses objectifs.

Selon l'observatoire des drogues et toxicomanie, la consommation de drogues dures a progressé en France de plus de 30 % lors des trois dernières années.