Baisse des prix : promesse tenue par les industriels ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'invité du jour bonjour Jean-Philippe André bonjour merci d'être avec nous en direct bienvenue sur RMC vous êtes le président de l'Ania l'Association nationale des industries agroalimentaires en gros vous représentez les grandes marques qu'on trouve au supermarché vous êtes aussi le président du directoire du groupe Haribo France alors à quoi s'attendre pour la rentrée au moment de faire ses courses Jean-Philippe André on a retrouvé ce que disait au moins de juin le ministre de l'Économie Bruno Le Maire c'était sur RMC il promettait des baisses de prix cet été dès le mois de juillet sur de nombreux produits il nous disaient 75 grands industriels s'ils sont engagés est-ce que cette promesse a vraiment été tenue où les gens sont en train de prendre leur petit déjeuner je pense qu'il y a il y a lieu aussi de donner quelques messages d'espoir tout en restant très réaliste vous avez une inflation alimentaire sur les trois derniers mois mai juin juillet qui à peu près stable et on dit depuis le début le mécaniquement parce que ce sont des phénomènes économiques cette inflation qui le moment vous avez vous-même beaucoup commenté de l'inflation alimentaire à plus de 16% aujourd'hui on est légèrement au dessus de 12%, va baisser ici la fin de la ligne ça c'est encore énorme 12% c'est quand même pas flagrant les baisses de prix là à 12 % d'inflation oui mais quand vous avez 12 % en France là ça va là pour le coup ça va rassurer personne mais au même moment en Allemagne vous êtes aussi à 13-14% vous êtes à 10% 11% dans toute l'Europe occidentale ce qui ce que nous avons fait et vous faites références à nos entretiens avec Bruno Le Maire c'est qu'on a dit par rapport à l'effet mécanique vraiment de d'économique on a décidé de donner un coup d'accélération et vous avez entre juillet et août vous avez à peu près maintenant aujourd'hui un millier de produits donc c'est assez considérable c'est au moins comparable à tous les efforts qu'on puisse faire les distributeurs sur leur panier vous avez un millier de produits qui sont soit en baisse soit pour la très grande majorité en promotion tout ceci devrait permettre d'arriver à une inflation alimentaire de l'ordre de moi je peux m'engager là-dessus de l'ordre de 6 7 8% d'ici la fin de l'année donc on aura on aura effectivement fait le plus gros du travail alors Jean-Philippe André c'est c'est Emmanuel le chiffre juste pour pour bien donner une idée aux consommateur de la trajectoire ok si on finit l'année à 6% sur un an mais ça veut dire que là concrètement entre août et décembre ça veut dire qu'on va avoir quelle trajectoire de prix vous allez vous allez avoir sur certaines catégories de produits et vous les connaissez bien je pense spontanément à l'huile je pense je pense aux pattes où là vraiment il y a une vraie concurrence entre la baisse des marchés mondiaux et les nouveaux approvisionnements qu'on peut faire les les industriels de l'agroalimentaire là vous allez avoir des baisses structurelles pour tous les autres il va y avoir cet effet de promotion qui fait que vous allez passer je le répète d'un niveau de 12% à peu près 6 à 7% vous voudrez vous avez rappelé en introduction qu'on représente essentiellement les marques j'ajoute d'ailleurs pas que les grands champions 98% de l'industrie agroalimentaire sont des PME et je pense beaucoup à eux en ce moment parce que c'est compliqué les les augmentations sur les marques de distributeurs sont le 14 %. donc vous voyez bien que si c'était aussi simple on irait beaucoup plus vite alors sauf que Jean-Philippe André niveau dans la grande distribution ils disent que les quelques baisses de prix qui a déjà eu cet été c'est pas grâce à vous il y avait cette demande du gouvernement de rouvrir des négociations vous aviez été vous l'avez dit reçu à Bercy avec les représentants de la grande distribution au mois de juin le gouvernement donc poussé pour rouvrir des négociations pour acter des baisses de prix écouter ce que disait hier ici même Michel biero c'est le patron des achats de Lidl sur RMC pour lui la promesse n'a clairement pas été tenue écoutez il ne sait rien passer sur les 75 il y en a un seul un seul et unique qui est revenu à la table des négociations et qui nous a proposé 3% de baisse donc le septembre vert on parle ce ne sera pas grâce aux multinationales très clairement c'est parce que nous l'idole on fait des efforts sur nos marges les fournisseurs ils jouent les morts et ils attendent le mois de mars parce qu'il se cachent derrière la loi qui dit les négociations chaque année c'est au 1er mars vous avez joué les morts Jean-Philippe André Michel pierrot le patron de la distribution il a à peu près dans son dans son dans ses rayons 90% de marque de distributeur je répète si c'était aussi simple qu'on lui dit et que lui-même le dit pourquoi ne baisse-t-il pas massivement du coup j'ai pris sur ces marques distributeurs c'est le premier point le deuxième toutes les toutes les entreprises qui ont des baisses structurelles des produits je répète je repense à l'huile je repense à ces produits là l'on fait hier pas plus tard qu'hier j'avais à l'appareil à fabricant important une marque nationale de pâtes les pâtes font partie de ces produits qui devraient mécaniquement baisser ils ont baissé leur tarifs à partir du début juillet du 2 juillet très exactement à date vous avez deux entreprises de distribution qui ont intégralement répercuté donc vous voyez que c'est on peut reprocher tout le temps à l'agroalimentaire d'aller trop lentement je pense qu'il y a un phénomène de décrue qu'il faut respecter on a quand même l'impression que les prix ils augmentent très vite lorsque les cours mondiaux pardon Jean-Philippe on a l'impression quand même que les prix augmentent très vite en rayon dès que les cours mondiaux augmentent mais alors quand les cours baissent par contre c'est pas répercuté très vite sur les rayons vous faites référence à l'an dernier je pense que on a mis à peu près mais vraiment je vais prendre la fourchette basse entre 5 à 6 mois pour répercuter l'intégralité des hausses donc en fin de compte on a mis beaucoup de temps à réfléchisser les hausses la décrue elle a elle a démarré à partir du mois d'avril vous êtes au mois de juillet on a ce croit qu'on a perdu cinq fois d'inflation vous voyez le rythme à peu près le même moi je comprends à la fois l'impatience notamment des gens qui nous écoutent puisque là on est en train de parler du soir d'achat l'inflation c'est un mal pour tout le monde pour c'est pour ceux qui nous écoutent mais aussi pour les entreprises parce que ça vous aura pas échappé sur la même période on vend en volume beaucoup moins tout le monde les marques des distributeurs les marques les les marques nationales il y a que le chiffre d'affaires qui augmente mais ça veut plus rien dire par les consignes donc l'inflation plus vite on en sortira et les premières et les premières prévisions que nous ont fait ce que en début d'année prochaine après les négociations de mars on aurait revenir à des milliers de trois deux trois quatre pour cent ce moment là on reviendra de nouveau dans un monde plus stabilisé et beaucoup plus favorable pour tout le monde Emmanuel le chiffre ouais mais Jean-Philippe André si on vous suit toutes les raisons qui ont expliqué l'envoler des prix il y en a il y en a plus beaucoup qui sont là si vous prenez l'énergie ça considérablement baissé si vous prenez les matières premières agricoles ça a quand même baissé le coût de la logistique il a considérablement baissé alors ok vous dites ça va il faut 5-6 mois pour répercuter mais si on suit votre calendrier ça veut dire quoi ça veut dire que c'est pas à septembre vert mais que ce sera janvier vert février vert marcevert Emmanuel on s'est rencontré l'habitude de donner couleurs aux différents mois il y a eu des Marceaux rouges qui avaient été annoncé sur les différentes antennes on parle même déjà par anticipation de mars 2024 vers il n'y a que très peu si vous regardez aujourd'hui de marcher qui sont en baisse il y a depuis le début de l'année effectivement le blé tendre il doit être aux alentours de -20 depuis le début de l'année l'huile les œufs sont les mais vous avez à contrario et ça fera pas plaisir aux gens qui nous écoutent vous avez des marchés qui sont complètement à rebours le sucre continue d'augmenter le prix du port continue d'augmenter certaines variétés de café continue d'augmenter donc il faut vivre avec ça je répète ce n'est pas satisfaisant nous on a intérêt à répercuter le plus vite possible les baisses de manière à rester je parle des marques très compétitifs par rapport aux marques de distributeurs du coup Jean-Philippe André c'était un peu illusoire ce qu'on a entendu au mois de juin c'était de la méthode Coué de la part du gouvernement de nous dire il va y avoir des renégociations les prix vont baisser dès cet été etc finalement des renégociations il y en a pas vraiment eu et vous le dites qu'il y avait pas grand-chose à renégocier c'était la méthode Coué en fait le gouvernement nous a enfumé non moi je suis pas d'accord du gouvernement deux je pense pas que ça s'agit d'en fumage à chaque fois qu'il y a eu des baisses on appuie on les a répercutés dans tous les contrats dans tous les contrats qu'il y a entre un distributeur et un de ses clients alimentaires il y a ce qu'on appelle des choses de renégociation on les fait jouer à à chaque fois et puis je reviens je reviens à ça on est dans un pays où l'inflation parce que de 6% à 4% sur la façon alimentaire on était à celle on est aujourd'hui à 12 ça n'est pas la méthode Coué de voir que on a des faits d'un tiers à l'inflation sur sur cinq mois et je le répète et je le répète ça va continue er ça va continuer c'est ce que vous nous dites ce matin j'en suis dépendrix même si on comprend qu'il va falloir être patient parce que ça va prendre merci à vous d'avoir été avec nous en direct Jean-Philippe André président de la NiAl association nationale des industries alimentaires il est 7h50
Bruno Le Maire