MUNICIPALES : LA VIOLENCE DÉCHAINÉE CONTRE LFI (LE RÉCAP)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et tu as vu au municipal là, il y a il y a une candidate, elle collait des affiches, elle s'est fait agresser au couteau quoi. Non mais c'est beau la démocratie. Classique de l'extrême gauche intimidation, violence institutionnelle.
Non mais non, elle est de gauche. Oui, la violence est de gauche. C'est ce que je dis.
La victime est de gauche, elle est elle est fille. Oui. Oui.
Oui. Les victimes de gauche. Oui.
Les vraies victimes aujourd'hui, c'est les anti- antifascistes. Ouais. OK.
D'accord. Pas. Bonjour et bienvenue dans le recap.
Nous sommes le mardi 10 mars à 5 jours du premier tour des élections municipales et le climat est de plus en plus délétaire sur le terrain. Les candidats de gauche, en particulier ceux de LFI, font face à une multiplication d'agression verbal voire même carrément physique lors des collages d'affiches, des distributions de tracte ou encore de leur meeting. On s'en va, on s'en va, on s'en va direct donc avec un couteau.
On vient de se faire menacer gauche là. Voilà. Gauchist de merde.
Voilà, donc parce qu'on est gauchiste. Viens pas parl il couteau. Casse-toi.
Casse-toi. Casse-toi. Viens ici.
Viens ici. Il a un couteau. Viens ici.
Je te dis qu'il a un couteau. On s'en va monsieur. C'est bon.
Casse-toi. Tu filmes en plus espèce de tr Enlève-toi. Enlève-toi.
Casse-toi. C'est bon. C'est bon.
Casse-toi. Oh toi, casse-toi. Regardez, il a un couteau.
Oh, c'est [rires] un couteau. Tu es fou. Cette vidéo, elle a été tournée par Jamila Adou, une travailleuse sociale de 44 ans en 10e position sur la liste LFI, menée par Floriant Cobrine à Strasbourg.
Dans la soirée du vendredi 6 mars, la candidate colle des affiches sur les panneaux électoraux accompagné par ses deux enfants de 15 et 16 ans. Une activité som toute plutôt classique en période électorale. Et c'est à ce moment-là que surgit un homme que la mère de famille décrit comme poli au premier abord.
Il la questionne sur le parti concerné par les affiches et là le ton change radicalement quand elle lui répond que c'est la gauche. L'individu lui interdit de coller l'affiche et en vient rapidement aux menaces de mort. "Je vais te trancher la gorge", lui dit-il en sortant un couteau.
Le reste c'est Jamila Aoun qui le raconte elle-même au micro de nos confrères de Strasce TV. Je lui dit "Écoutez, excusez-moi." J'ai dit "Écce, écoutez, excusez-moi, je suis avec mes enfants.
Du coup, dans ma tête, il se passait plein de choses. Alors, j'ai pris, je me suis excusée, je me suis avancée, il me suivait. Je te tranche la gorge, gauchiste de merde.
Et mes enfants c'est des ados. Ils ont 16 et 15 ans. Et j'ai vu qu'il était prêt à en découdre.
Et dans ma tête, c'était en train de me dire "Ce monsieur là, le moindre mot peut le faire passer à l'acte. Et j'ai des enfants, c'est des ados. sa mère sa mère elle se fait menacer.
Donc au début j'étais très calme. Je disais "OK monsieur, on s'en va. J'essayie de montrer à mes enfants que c'était rien.
Presque limite que c'était normal pour qu'il comprennent que c'est pas grave." Et il a continué à nous suivre. Donc du coup on s'est avancé et arrivé un moments tenait le saut, il se retournait parce que je devais avancer doucement parce que il faisait des coups d'accélération, il reculait, il avançait mais toujours avec le couteau euh en main.
Et toute façon, il y a des il y a des caméras au-delà de ma petite vidéo parce que quand j'ai sorti ma caméra, c'est parce que je me sentais tellement en danger que je me suis dit c'est peut-être quelque chose qui va le faire reculer. Mais au final, ça a provoqué aussi quelque chose en lui quand il a vu la caméra. Mais ce que j'ai ressenti sur place, c'est que avec cette vidéo, il était quand même dans l'hésitation.
Et à un moment, mon fils, là où j'ai plus réussi à maîtriser, c'est que mon fils, il lui dit "Mais mais casse-toi !" Et lui dit "Comment ça, casse-toi C'était ce que je craignais, le mot qui pouvait faire basculer la situation. Et du coup, je dis à mon fils, il a un couteau, arrête.
Il y a des gens qu's ont commence à à venir quelques personnes et je disais il a un couteau, il a un couteau ? Enfin, je voulais vraiment attirer l'attention parce que pour moi, m'engager en politique, c'était pas quelque chose de dangereux. C'est quelque chose au contraire de c'est de la citoyenneté.
J'ai toujours mené un combat contre l'abstention dans les quartiers parce que pour moi notre véritable arme c'est l'urne. La candidate insoumise a déposé plainte suite à cette agression. Un homme de 61 ans a été placé en garde à vue ce lundi sans que plus d'éléments n'aient été communiqués sur son profil à ce stade.
Pour Jamila Adou, mère de famille, le choc est encore très vif. La scène survenue sous les yeux de ses enfants l'a profondément bouleversé. Alors cet épisode ne surgit pas de nulle part depuis une quinzaine de jours.
La liste insoumise d'y subir une série d'intimidation de plus en plus appuyée. Le local de campagne en a fait les frais. La serrure a été forcée puis recouverte de colle.
Des excréments ont été déposés devant le local, ajoute même la tête de liste Florian Cobrine qui juge que les faits prennent une toute autre tournure depuis évidemment l'agression de sa colistière. Le même weekend, une autre candidate insoumise a été victime d'une agression physique, cette fois à Clermontferrand alors qu'elle tractait sur un marché. Il s'agit de la députée LFI et tête de liste dans la préfecture du Pitdôme, Marianne Maximi.
On écoute son témoignage auprès du journal local La montagne. Un homme a passé quelques minutes à nous injurier, est revenu régulièrement nous voir et à un moment bon est monté un peu plus en pression. Donc j'ai essayé de le de lui dire de partir, de le calmer et donc je lui ai dit que j'allais sortir mon téléphone pour le filmer s'il n'arrêtait pas.
Et quand j'ai sorti mon téléphone, il m'a poussé assez violemment et essayé d'attraper mon téléphone tout en m'insultant avec des insultes particulièrement misogynes. Donc j'ai déposé [musique] plainte au commissariat l'après-midi qui a suivi. Le récit de la députée a été confirmé par des témoins présents lors de l'agression.
Parmi eux des candidats concurrents de la liste LR Renaissance qui rapportent que l'homme a notamment proféré des accusations d'antisémitisme à l'encontre de l'insoumise. Marianne Maximi a tout de suite désigné son agresseur comme étant un électeur du RN. Alors le candidat RN local est le seul quand même, on le précise, qui n'a pas témoigné son soutien suite à l'agression de la candidate insoumise.
En revanche, il a toutefois retrouvé la parole pour nier cette affirmation. Il dénonce des accusations graves et irresponsables, je le cite, "Transformer un incident dont les circonstances reste à établir en accusation publique relève d'une méthode lamentable. En pleine période électorale, elle ressemble à une tentative de créer artificiellement une polémique au détriment des faits.
Alors, pour des gens qui passent leur temps à accuser la France insoumise d'être responsable de tous les mots de la planète, avouez que c'est quand même culotté. Marianne Maximi, elle elle a déposé plainte suite à cette agression. Au-delà de son cas personnel, la parlementaire LFI dénonce le climat détestable entretenu au niveau national qui a des conséquences bien réelles au niveau local.
À force de répéter que qu'aujourd'hui euh les personnes qui luttent contre l'extrême droite sont devenues le danger dans le pays et que l'extrême droite est d'aujourd'hui une force respectable, et ben ça a des conséquences effectivement concrètes sur le terrain. Et donc c'est très grave et ceux qui participent à ça à penser que la France insoumise devient dangereuse d'un point de vue politique à nous mettre des étiquettes des nous enfin nous diffamer aussi bah sont aussi responsables de ce que ça crée sur le terrain. Évidemment, cet homme est responsable de ses actes lui-même, mais ce climat qui est entretenu au niveau national et détestable et a des conséquences locales.
Alors, difficile de donner tort à Marianne Maximi, hein. L'hostilité envers la France insoumise, elle ne date d'ailleurs pas d'hier. Depuis des mois, certains partis politiques, évidemment l'extrême droite en tête, largement épaulé par les groupes militants, et ben elle s'emploie à diaboliser le mouvement.
L'affaire Quentin Duran, que ce militant nationaliste identitaire mort à Lyon n'a évidemment fait qu'intensifier. Ce climat déjà particulièrement délétaire, on l'a détaillé à mreprise dans le récap, mais Némésis s'est chargé de claironner mensonge et manigance politique dans une séquence médiatique parfaitement calibrée, hein. Les médias bolorés, eux, ont parfaitement joué leur rôle en diffusant ces fables en boucle.
Pendant que les autres médias eux ont fait ce qu'ils font toujours, courir derrière le bruit. Et au final, le narratif de l'extrême droite s'est propagé jusqu'à être repris. Benoîement par la classe politique qui se retrouve une fois à hurler avec les loups bruns.
Il est beau le cordon sanitaire. Et comme on le disait, tout ça a des conséquences. Le weekend dernier toujours en plus de Strasbourg et de Clermont, on peut aussi parler de fâchetuménil près de l'île.
Vendredi 6 mars, le meeting de campagne de Patrick Prisi, le maire LFI sortant et candidat à sa réélection, a été interrompu par une quinzaine de néonazies dont certains venus de Paris. Ça, ce sont les mots du député Thomas Porte sur X. Ces agitateurs d'extrême droite ont forcé l'entrée et se sont infiltrés en brandissant notamment des pancartes LFI hors de nos mairies ou encore justice pour Quentin.
On saluera au passage leur imagination. débordante comme toujours. Ces gens, ils ne savent que plagier les slogans de leurs adversaires.
C'est c'est dingue. C'est le sommet de leur créativité. Enfin bref, selon les témoignages dont ceux d'élus présents sur place, les militants d'extrême droite se seraient attaqués aux militants de gauche présents sur place en lançant notamment du faux sang, de la farine et des canettes sans toutefois faire de blessés.
La police est intervenue et a interpellé quatre individus avant que le meeting ne puisse reprendre. Doucement, doucement. Allez, on est sorti ou pas ? fascistique.
Allez, allez là. Le député du nord Aurélien Lecoq lors d'un meeting à Lille est revenu sur ses faits à la tribune. Il s'agirait de la 11e attaque fasciste en moins d'un mois dans les alentours de l'île.
On l'écoute ce qu'il s'est passé à Fachetuménil, cette attaque organisée d'un groupuscule d'extrême droite cagoulée, je le dis de néonazie est la continuité de la bascule fasciste qui est en train de frapper notre pays et qui frappe aussi notre ville de l'île. Car cette attaque à Fuménil n'est pas la première, elle est la 11e que les Lilloises et les Lillois ont à connaître depuis à peu près un mois. Le centre culturel libertaire a été attaqué.
Le centre LGBTI du Jean Suis Gireste a été attaqué à deux reprises. Ma permanence parlementaire également trois barres. Voilà où nous mènent les discours médiatiques qui ciblent systématiquement les insoumis, les mensonges et les calomnies.
Alors, parmi les nombreuses attaques contre LFI qui sont survenues depuis l'affaire Quentin de rank, on peut aussi évoquer euh les permanences vandalisé à la chaîne un peu partout en France, notamment à Lille, Mè, Paris, Rouan, Castre, Bordeaux, Montpellier ou encore Toulouse. Et d'ailleurs, toujours dans cette ville rose, François Picmal, le député local LI et candidat à la mairie, a fait savoir ce jeudi 5 mars dernier qu'il comptait déposer plainte après des menaces de mort venues de l'extrême droite. On peut évidemment aussi citer l'alerte à la bombe au siège parisien du parti.
Alors tout montre que la chasse aux sorcières contre la France insoumise et ben elle dépasse le cadre des mots. Elle produit des effets tangibles et particulièrement inquiétant. Les accusations répétées jusqu'à la nausée d'antisémitisme, de violence ou d'outrage à l'encontre du mouvement insoumis et amplifié par les médias évidemment et ben ils ont nourri un climat où l'intimidation et les représailles elles deviennent banales.
Alors, quel tour de force admirable me direz-vous de la part de l'extrême droite he qui s'est simultanément paré d'un costume d'innocence et a réussi à convaincre que les vrais fascistes étaient à gauche. À force de marteler leur fantasmes, ils sont parvenus une fois encore, on doit bien le dire, même si ça nous fait mal, à les faire passer pour réalité dans la tête de gens trop crédules. Il y a à peine un mois, il a fallu subir leur saut de fausses larmes face à la violence. des grands win win diges du cinéma capable de duper uniquement ceux qui veulent bien y croire ceux qui ne tiennent plus la ligne précisément et qui accumulent les fautes politiques à foison ceux même qui finissent par servir de caution à ce théâtre absurde de l'extrême droite.
Et le vrai danger, c'est que cette mécanique elle ne s'arrêtera pas à la France insoumise. Chaque faiblesse, chaque lâcheté nourrit un climat où l'intimidation de l'opposition notamment devient normale et où demain ce pourrait être n'importe qui d'autre, n'importe quelle autre partie de gauche notamment, pensez-y chers camarades, qui se retrouvera dans le collimateur. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.
Si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info. Et d'ailleurs, vous le savez, sans vous, pas de récapé non plus.
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Toutes les infos sont sur notre site internet et depuis quelques jours grandes nouvelles en plus de Free Molotof YouTube et notre site. Retrouvez le média sur la télé d'Orange canal 235. Nicolas Sarkozy devra bien purger sa peine de 6 mois ferme dans l'affaire Big Malion et pourrait donc remettre un bracelet électronique à sa cheville.
Le tribunal correctionnel de Paris a rejeté hier la requête de l'ancien chef de l'État qui demandait la confusion de cette peine avec celle dans l'affaire des écoutes, aussi appelé affaire Bismut. Nicolas Sarkozi a déjà purgé sa peine dans l'affaire Bismut pour laquelle vous souvenez, il a porté un brasselet électronique de février à mai 2025. Pour Big Malon, il a été condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes, mais ça n'a pas encore été exécuté.
Pour faire simple, il souhaitait donc que la justice considère que sa précédente condamnation suffisait pour les deux affaires. Sa demande de confusion des peines a donc été refusée, mais Nicolas Sarkozi peut encore faire appel de cette décision. Un autre rendez-vous devant la justice l'attend le 16 mars.
Son procès en appel dans le dossier libien. Sarah Knafo tend de nouveau la main à Rachida Dati à Paris. La candidate reconquête à la mairie a profité de son meeting hier soir pour lancer un nouvel appel à l'ancienne ministre de la culture en vue du second tour des élections municipales dans la capitale.
Je peux les emmener à la victoire. J'offre enfin la possibilité de la victoire de la droite à Paris. [applaudissements] Rachida Dati, même si elle était seule contre Emmanuel Grégoire, perd aujourd'hui.
À l'inverse, coup de tonner, les sondages viennent de le confirmer. Avec une union, nous écrasons la gauche. [applaudissements] [applaudissements] Or, la seule à proposer l'Union dès aujourd'hui, c'est moi.
Plus je serai haut le soir du premier tour, plus je serai forte pour faire l'Union la seule voix vers la victoire. Et tous ceux qui prétendent qu'ils peuvent gagner seul prennent le risque immense de tous nous conduire à la défaite. Interrogé à plusieurs reprises dans les médias, Rachida Dati exclut quant à elle pour l'instant un rapprochement avec la candidate reconquête, mais elle n'a jamais dit qu'elle l'a considérait d'extrême droite.
Donald Trump affirme que la guerre en Iran est quasiment finie, tout en menaçant de frapper l'Iran encore plus fort. On en parlait hier dans le récap. Le président américain a donné hier une conférence de presse sur la situation au Moyen-Orient et s'est félicité de l'intervention américaine.
Nous sommes largement en avance sur notre calendrier initial. Je dirais même que nous n'aurions probablement pas imaginé en être là après un mois. Nous sommes très fiers d'y participer et ça va bientôt se terminer.
Et si ça recommence, ils seront encore plus durement touchés. Plus tard dans la soirée, il s'est montré encore plus offensif en déclarant que les États-Unis, je cite, ne s'arrêteraient pas avant que l'ennemi ne soit totalement et définitivement vaincu. De son côté, Emmanuel Macron a convoqué ce soir un conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient.
Au sein de l'Union européenne, l'Espagne est pour l'instant le seul pays à avoir condamné les bombardements américains comme une violation du droit international et a refusé d'ouvrir ses bases aux États-Unis. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via nous regardez à la télé.
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Merci, très bonne soirée sur le média.
Marianne Maximi