Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 juillet 2020 44 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & élections

Bourdin Direct du 2 juillet - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 38 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Edouard Philippe va-t-il rester à la tête du gouvernement ?

  • 0:54OuverteRéponse partielle

    Quelle suite Emmanuel Macron va-t-il donner à la fin de son quinquennat ?

  • 1:49RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'ils ont un remplaçant ? Est-ce qu'ils ont quelqu'un de mieux à admettre ?

  • 2:09OuverteRéponse partielle

    Xavier Bertrand va être entendu à l'Assemblée par la commission d'enquête sur le Covid-19. Que s'est-il passé ?

  • 2:29RelanceRéponse partielle

    Didier Raoult a-t-il menti devant les députés la semaine dernière ?

  • 9:10OuverteRéponse partielle

    Que se passe-t-il entre l'APHP et le professeur Didier Raoult ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurChiffre
    « Une majorité de Français souhaitent qu'il conserve son poste sondage et lab pour BFM TV. »
  • 1:02Locuteur non identifiéChiffre
    « C'est en tout cas ce que souhaitent 57% des Français interrogés. »
  • 4:38PrésentateurChiffre
    « La fraude fiscale a permis à l'État de récupérer 12 milliards d'euros en 2019, année record. »
  • 4:43PrésentateurChiffre
    « La somme représente une hausse de 50% par rapport à l'année passée. »
  • 5:16InvitéFait
    « Aucune couche n'a de substance toxique au-dessus des seuils recommandés par les autorités sanitaires. »
  • 5:49PrésentateurPromesse
    « Les industriels ont six mois pour revoir leurs copies. »
  • 10:41InvitéFait
    « Les 43% de la PHP sont vrais. C'est-à-dire que ça a été à un moment donné un chiffre qui a été donné par le réseau des anesthésistes réanimateurs qui a fait une étude sur toute la France. »
  • 12:26InvitéFait
    « Le patient chinois a été hospitalisé à l'hôpital Pompidou, puis à Bichat, et n'est jamais reparti chez lui. »
  • 14:57InvitéFait
    « Le problème, c'est que nous avons une société qui, sans doute, pratique trop la gestion ascendante et descendante des crises. »
  • 15:17InvitéFait
    « Mais qu'est-ce que c'est que ce pays infantilisé ? »
  • 18:52InvitéFait
    « 2019, année record en matière de recettes liées à la fraude fiscale. »
  • 18:55InvitéChiffre
    « 12 milliards d'euros ont été récoltés. »
  • 19:12PrésentateurChiffre
    « Le contrôle fiscal en France bat des records. 12 milliards d'euros récoltés en 2019. »
  • 19:16PrésentateurChiffre
    « 2 milliards de plus qu'en 2018. »
  • 23:57PrésentateurFait
    « Ancienne ministre de l'écologie, un an et onze mois. »
  • 24:24InvitéFait
    « Oui, c'est indispensable parce qu'on est dans une situation d'urgence climatique. »
  • 32:20PrésentateurChiffre
    « 57% des Français veulent qu'il reste. »
  • 33:27PrésentateurFait
    « En fait, il y en avait sept. »
  • 33:35PrésentateurFait
    « La ministre de l'Économie dit « le moratoire sur la 5G, il n'en est pas question. » »
  • 35:21PrésentateurPromesse
    « c'est de mettre en place un système de quota carbone où chaque année, toutes les personnes à égalité ont le même quota carbone »
  • 37:54PrésentateurChiffre
    « 7 560 suppressions de postes à Air France, 5 000 à Airbus »
  • 39:59PrésentateurFait
    « Nous avons aujourd'hui en France une trop grande dépendance à l'égard du nucléaire »
  • 40:27PrésentateurFait
    « Que toutes les centrales nucléaires ont été construites en même temps »
  • 41:43PrésentateurFait
    « la consommation de pétrole et vous prenez l'augmentation du PIB puisque c'est ça la croissance, les deux sont totalement corrélés »
  • 43:27PrésentateurFait
    « il y a une proposition de loi qui sera votée à l'Assemblée nationale le 15 juillet qui tergiverse, qui ne veut pas interdire »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Présentateur 234 %
  • Invité3 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Jeudi 2 juillet, l'info sur RMC. Il est 8h01, Céline Calman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Top ou encore, Edouard Philippe va-t-il rester à la tête du gouvernement ? Une majorité de Français souhaitent qu'il conserve son poste sondage et lab pour BFM TV. Les couches pour enfants, peu mieux faire. Les industriels ont encore 6 mois pour revoir leur copie. Il reste toujours des substances toxiques. Mais la répression des fraude-notes, une réelle amélioration. Des ronds verts au bord des routes françaises. Vous les avez peut-être déjà observés.

Une action menée par un collectif considéré proche des milieux complotistes. Explication à suivre dans ce journal. Bienvenue sur RMC. Il reste maître des horloges et à fixer lui-même les règles du jeu des chaises musicales. Emmanuel Macron garde pour l'instant le secret sur les contours d'un remaniement qui s'annonce toutefois imminent. Quelle suite va-t-il donner à la fin de son quinquennat ? Edouard Philippe, largement élu à la mairie du Havre, va-t-il conserver son poste de chef du gouvernement ?

1:02
Locuteur non identifié

C'est en tout cas ce que souhaitent 57% des Français interrogés. Sondage est là pour BFM TV. Pierre-Yves Bonneau.

1:09
Invité

Des Français globalement attachés à leur Premier ministre, à l'image de Stéphane. Moi je pense que l'intérêt du pays, ce serait qu'il reste. La France, il perdrait sans doute.

1:16
Présentateur

Parce que je pense que c'est quelqu'un qui fait le job, de toute façon.

1:19
Invité

Dans les rangs de la majorité, on répète que c'est au président de choisir. Mais une chose est sûre, selon la députée En Marche, Anne-Laure Catelot, si Edouard Philippe veut rester, il devra changer de ligne, notamment sur l'écologie. Il faudra qu'il s'adapte en tout cas peut-être à la ligne désirée par le président. Et comme le président a dit lui-même qu'il était prêt à changer, il l'a fait, il l'a dit. On a fait pas mal de choses, peut-être pas encore assez. Et cette convention citoyenne, elle nous invite à aller plus loin. Donc voilà. Est-ce qu'Edouard Philippe aura envie d'aller plus loin ? C'est à lui de le décider.

Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, ne se pose lui qu'une seule question.

1:49
Présentateur

Est-ce qu'ils ont un remplaçant ? Est-ce qu'ils ont quelqu'un de mieux à admettre ? Je ne le crois pas. Donc je trouve qu'Edouard Philippe est quelqu'un de sérieux, il l'a montré pendant la crise. Je ne partage pas toute sa politique, je suis dans son opposition. Mais disons les choses sérieusement, aujourd'hui, il me paraît l'homme le mieux placé.

2:03
Invité

En plus, il a été brillé à mort et élu au Havre. Avec ou sans Edouard Philippe, le chef de l'État devrait dévoiler son choix d'ici la fin de la semaine.

2:09
Présentateur

Xavier Bertrand, ministre de la Santé sous Nicolas Sarkozy, va être à son tour entendu à l'Assemblée par la commission d'enquête sur le Covid-19. Hier, Roselyne Bachelot a parlé d'un pays infantilisé. Elle n'a d'ailleurs pas mâché de ses mots contre les médecins. Anormal, selon elle, qu'ils ne disposent pas de masques et de blouses dans les cabinets avant la pandémie. Le professeur Raoult lui refait parler de lui. Avec cette question, a-t-il menti devant les députés la semaine dernière ? L'APHP l'accuse de faux témoignages concernant un patient chinois de 80 ans hospitalisé à Paris fin janvier. Mais aussi à propos de faux chiffres sur le taux de décès de réanimation.

Le professeur Antoine Vieillard-Baron, chef du service de réanimation à l'hôpital Ambrose-Paris à Paris, estime qu'il n'y a pas encore assez de recul pour avoir des données précises, comme celles présentées par Didier Raoult. Aujourd'hui, on ne peut pas donner ces chiffres pour une raison extrêmement simple, c'est qu'ils n'ont pas été publiés et donc on n'est pas capable aujourd'hui de donner officiellement une mortalité. Ça, c'est déjà le premier point. Le deuxième point qui fait que ce n'est pas très sérieux d'annoncer ce type de chiffres, c'est que l'ensemble des malades n'est pas encore sorti des services de réanimation.

Le plus grand nombre, effectivement, en est sorti, mais certains malades sont toujours hospitalisés. Et le Parlement doit adopter définitivement aujourd'hui le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 11 juillet. La France a enregistré 18 nouveaux décès ces dernières 24 heures dans les hôpitaux. Aux Etats-Unis, plus de 50 000 nouveaux cas en une seule journée à peine déconfinés. La Californie reprend des mesures drastiques, comme un retour en arrière pour près de 40 millions d'habitants qui se voient à nouveau privés des bars, restaurants, cinémas, musées, fermés pour au moins trois semaines. Coup dur pour Yannick, français installé à Los Angeles depuis deux ans.

Jouin, il y a quelques instants pour RMC. C'est assez compliqué.

3:57
Invité

C'est un retour en arrière assez important parce qu'on a enchaîné le confinement avec les émeutes. On commençait à revivre un petit peu et là, on a oublié de retourner chez nous. Donc, c'est un peu démoralisant. Et tout à l'heure, je suis allé à Santa Monica, sur la promenade de Santa Monica, qui est normalement un endroit qui est extrêmement touristique. Il y a toujours des centaines et des centaines de personnes. On est des dix, quoi. Les gens ne veulent même plus y aller. Mes amis préfèrent rester chez eux. Ils sont revenus dans un schéma de peur aujourd'hui.

4:25
Présentateur

Donc, on voit vraiment que l'inquiétude, elle est revenue. C'est ce matin que la direction d'Airbus va détailler le plan de 50 000 suppressions de postes en France, site par site. Celui de Toulouse, notamment au cœur du système, devrait être impacté au siège. La fraude fiscale a permis à l'État de récupérer 12 milliards d'euros en 2019, année record. La somme représente une hausse de 50% par rapport à l'année passée. RMC 8h06, les couches de nos bébés sont-elles plus propres ? En janvier 2019, une étude de l'ANSES révélée à la présence de pesticides, de produits cancérogènes. La répression des fraudes a depuis mené une vaste enquête pendant un an et demi.

Marie Dupin, vous nous dévoilez ce matin les conclusions de cette enquête. Les résultats sont plutôt rassurants. En tout cas, il y a du mieux. Oui, la répression des fraudes, la DGCRF, a mené des contrôles sur toutes les marques de couches vendues en France. Résultat de nettes améliorations. Aucune couche n'a de substance toxique au-dessus des seuils recommandés par les autorités sanitaires. Mais la situation n'est pas parfaite pour autant. Les tests ont décelé en petite quantité des substances toxiques comme des dioxines, des furanes, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et du formaldéhyde à des taux en dessous des seuils sanitaires.

Mais tout de même trop élevés aux yeux de la répression des fraudes. Le formaldéhyde, notamment, pose problème parce qu'il est potentiellement cancérogène. Trois modèles sont dans le viseur des autorités. Panthers, Premium Protection, Marmae Plus et Moana Zaza. Les industriels ont six mois pour revoir leurs copies. Merci Marie Dupin. Des ronds verts tagués à la bombe sur des draps au bord des routes, sur le bitume, sur des panneaux de signalisation. Une action intrigante observée dans plusieurs départements de France ces derniers temps, dans le Tarn, en Ile-et-Vilaine ou encore dans les Landes. Qui se cache derrière cette action ?

Un groupe très présent sur les réseaux sociaux et qui se fait appeler le Conseil National de Transition de France. Un groupe au relant complotiste qui revendique la légitimité du pouvoir en France. Maxime Rahnstatter.

6:20
Invité

Saint-Jour de Marraine est une petite commune des Landes. En fin de semaine dernière, la ville découvre des ronds verts tagués à la bombe sur des arbres, des panneaux et même des bâtiments publics. Ses habitants ne comprennent pas. Votre famille, ça veut dire quoi ? J'en sais rien du tout. J'en sais rien du tout. Ces ronds sont en fait le signe du Conseil National de Transition. Une organisation proche des milieux complotistes qui revendique le pouvoir en France. Comme l'explique Claire, 54 ans, l'une de ses membres.

6:44
Locuteur non identifié

Le but, c'est effectivement de faire connaître aux citoyens français qu'ils peuvent rejoindre d'autres citoyens pour pouvoir gérer la France ensemble.

6:56
Invité

Un groupe qui prospère sur les réseaux sociaux, analyse Rudi Reichstadt, fondateur de l'Observatoire du Conspirationnisme. C'est un groupuscule issu de la partie la plus radicale, la plus extrémiste de ce qu'on appelle la complosphère. C'est-à-dire essentiellement des gens d'extrême droite qui fantasment sur toutes sortes de complots. Complots des Illuminati, complots maçonniques, etc. Ces ronds verts restent des dégradations de bâtiments publics et les auteurs risquent jusqu'à 3750 euros d'amende.

7:26
Présentateur

Demain soir, c'est déjà les grandes vacances. Mais cette année, 14% de Français n'en prendront pas pour diverses raisons. Certaines villes s'organisent au mieux pour tenter d'occuper les jeunes qui ne partiront pas. Ceux qui d'habitude passent une partie de l'été dans le pays d'origine de leur famille. Reportage de Remink à Tremblay en France, en Seine-Saint-Denis. Tous les ans, Miguel, 18 ans, part visiter sa famille en Espagne, au Portugal. Mais cette année, la crise sanitaire a changé ses plans. Cette année, je ne pars pas du tout.

7:54
Invité

Ce sera mon premier été en France, donc je vais sûrement m'entraîner ici beaucoup.

7:57
Présentateur

Je compte sur mes amis pour m'occuper du mieux qu'ils peuvent. Des jeunes qui commencent un été qui sera moins intense qu'espéré. Des jeunes qui s'ennuient, ça n'est jamais bon. Philippe Bruscolini a joué en charge de la jeunesse, le sait bien. La rue, le soir, surtout s'il fait beau, c'est la possibilité en tout cas de faire des bêtises. Et puis en même temps, je pense aussi qu'ils ont droit à des vacances comme tout le monde.

8:16
Invité

Alors la ville a dû réinventer les activités estivales. Et pour éviter les rassemblements trop importants, des animations de proximité seront proposées dans quatre quartiers différents. Virginie de Carvalho, première adjointe.

8:25
Locuteur non identifié

Proposer le maximum de choses pour le maximum de personnes. Mais comme on ne peut pas le faire à un endroit unique, on diffuse sur les quartiers de la ville plusieurs endroits avec des plus petits groupes. Présence de la médiathèque avec notre médiabus, mais aussi du concert, de la scène artistique, de la danse.

8:44
Invité

Cette année, il n'y aura pas de feu d'artifice. Le 14 juillet à Tremblay en France, le budget sera utilisé pour d'autres activités.

8:50
Présentateur

Bien.

8:50
Locuteur non identifié

Reportage de Réminc.

8:51
Présentateur

Voilà, reportage de Réminc. Bravo Céline Delphine Bateau sera mon invitée tout à l'heure. 8h35, 9h, c'est très intéressant. Parce que voilà une députée ancienne ministre de l'écologie qui pourrait être candidate à la présidentielle peut-être, si c'était elle. Eh bien, la candidate écologiste. 8h10 maintenant, 8h10 avec Alain Ducardonnay. Bonjour Alain. Bonjour. Nous allons revenir sur ce qui se passe entre l'APHP, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, tous les hôpitaux publics, l'APHP d'Île-de-France, c'est cela ? De Paris, absolument. De Paris, bon, bien. Et le professeur Didier Raoult, le Marseillais. Entre Marseille et Paris, ça y est. Entre Marseille et Paris, que se passe-t-il ?

Martin Hirsch, le président de l'APHP, a écrit au président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand. Martin Hirsch conteste deux passages de l'audition de l'infectiologue marseillais par les députés. D'une part, une estimation des taux de décès de malades en réanimation. C'est bien cela, hein ? Tout à fait. Alors, le défenseur controversé de l'hydroxychloroquine a déclaré devant la commission d'enquête que le taux de mortalité dans les services de réanimation était de 43% à la PHP à Paris et qu'il n'était que de 16% à Marseille. Comment peut-il affirmer ce chiffre, ces chiffres ? Alors, il y a deux niveaux de lecture.

Le premier niveau, c'est en effet par rapport à des chiffres sur la mortalité qui sont très difficiles à comparer. Pourquoi ? Parce qu'en fin de compte, un chiffre de mortalité, il y a plusieurs paramètres. Il y a en effet le degré de gravité de la maladie, à quel moment vous vous situez, quel type de population vous adressez, est-ce que ce sont des personnes âgées, des personnes jeunes ? Donc, tout cela n'est pas pris en compte, bien évidemment, dans ces chiffres qui sont un peu donnés à leur porte-pièce. Les 43% de la PHP sont vrais. C'est-à-dire que ça a été à un moment donné un chiffre qui a été donné par le réseau des anesthésistes réanimateurs qui a fait une étude sur toute la France.

À la PHP, c'était 43%. Sur toute la France, c'était 41%. Donc, à peu près les mêmes chiffres. Alors, les 16% de Didier Raoult sont sûrement vrais, mais on ne les a pas vus publiés. Donc, encore une fois, cette comparaison n'est pas tout à fait faisable et ce n'est pas jouable de dire ça. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire sous-entendu qu'on réanime mieux à Marseille qu'à Paris ? Voilà, c'est ça. Le vrai problème, il est là. Le vrai problème, et d'ailleurs, Didier Raoult l'avait évoqué, un petit peu devant les députés, mais déjà auparavant, en disant, mais qu'est-ce qu'ils font à Paris ? Nous, on soigne beaucoup mieux qu'eux. On ne soigne pas. Rappelez-vous l'accrochage que j'ai eu avec lui.

C'est celui là-dessus. Donc, il y a deux niveaux. Le premier, c'est... Et ces accusations ? C'est à cause de l'hydroxychloroquine que nous, on a sauvé avec l'azithromycine, on a sauvé tout le monde ou quasiment. Donc, ça, c'est la première hypothèse. Deuxième hypothèse qui est beaucoup plus grave, et c'est pour ça que ça a escagacé Martin Hirsch, c'est de dire, comment ça, nos réanimateurs sont moins bons que les vôtres ? Et là, ils ne pouvaient pas laisser passer la chose, bien évidemment. Donc là, je pense que les choses sont... Alors, c'est un peu dommage. C'est un peu délirant d'avoir cette espèce de jeu permanent sur la place publique.

Oui, opposer Paris à Marseille, Marseille à Paris... Il y a d'aussi bons réanimateurs à Marseille qu'à Paris. C'est évident, vous êtes aussi bien prudents en... Et ailleurs en France, d'ailleurs, il n'y a pas que Marseille et Paris. Bien sûr. Donc, encore une fois, c'est un petit peu dommage, parce que derrière tout ça, il y a quand même l'hydroxychloroquine. Donc, ça ne fait pas gassin. Toujours, toujours, toujours. Il veut avoir raison. Et puis, il n'y a pas que ce sujet-là. Alors, il n'y a pas que ce sujet-là. Il y a un autre sujet qui a fait réagir Martin Hirsch, le patient chinois.

Le patient chinois, Didier Raoult, a déclaré que ce patient s'était présenté à la Pitié-Salle-Pétrière, hôpital parisien, puis qu'il avait été renvoyé chez lui. Faux rétorque Martin Hirsch. Le patient chinois a été hospitalisé à l'hôpital Pompidou, puis à Bichat, et n'est jamais reparti chez lui. Ce qui est vrai. Ce qui est vrai, d'ailleurs. Ici, Juvin avait dit, voilà, le patient est arrivé à Pompidou. C'est vrai qu'au départ, il avait des signes un peu bizarres. On est quand même au tout début de l'épergne, à février, fin janvier, début février. Donc, c'est vraiment le tout début. Aujourd'hui, on dit, ce serait évident.

Et en fait, ce qu'ils ont fait, ils ont dit, bon, on a un doute, on le garde en surveillance. Et le lendemain, il a en effet déclenché des signes qui paraissaient plus inquiétants. Et là, on a seulement fait le diagnostic. Car en fait, Didier Raoult, on ne l'a pas testé parce qu'à l'époque, on ne testait pas. Il a été testé, en effet, le lendemain. Il s'est aggravé et il a été transféré en réanimation à Bichat ultérieurement. Donc, la prise en charge, pour l'époque, si on le remet en perspective de l'époque, était tout à fait cohérente. Malheureusement, c'était le premier passant décédé en France. Décédé en France. Il n'est jamais reparti chez lui. Il n'est jamais rentré chez lui.

Une fois qu'il est arrivé à Pompidou, il est resté dans le circuit hospitalier. Il est resté dans le circuit hospitalier. C'est des petites approximations. Le problème de Didier Raoult, c'est qu'en fait, c'est un grand scientifique. Ça, il n'y a pas de discussion là-dessus. Mais le problème fondamental, c'est qu'il a beaucoup d'intuition, il a beaucoup de convictions et ça, ce n'est pas une démarche scientifique. Oui. Il est prisonnier de son personnage un peu. Je ne sais pas s'il est prisonnier de son personnage. Je ne sais pas. Je pose la question. En tous les cas, il est dans sa sphère. Il est dans sa sphère. Il a une équipe qui lui est totalement dévouée.

Et puis, je pense que par moment, il dépasse un tout petit peu la démarche scientifique pure. Qu'en pensez-vous, docteur Jean-Paul Hamon ? Bonjour. Médecin généraliste, président de la Fédération des médecins de France. Qu'en pensez-vous ? Écoutez, je pense que Didier Raoult a perdu une occasion de se taire. C'est vrai que c'est un peu énervant de l'entendre, de sortir des tels chiffres. C'est tout simplement ridicule. On a d'autres choses plus sérieuses à traiter comme les déclarations de Roselyne Bachelot hier à l'Assemblée nationale. Je vais y venir. Qui ose... Oui, je vais y venir. Hier, donc, à son tour, Roselyne Bachelot était entendue à l'Assemblée nationale.

Alors, on va écouter le son de Roselyne Bachelot. Le gouvernement est-il le seul responsable de la pénurie de masques qu'a connue la France durant l'épidémie de coronavirus ? À cette question. Évidemment, tente de répondre les députés. Roselyne Bachelot était donc entendue. Elle a choisi de ne pas entrer dans la polémique, ni de juger les choix, décision, orientation du gouvernement en place. Écoutez-la.

14:57
Invité

Le problème, c'est que nous avons une société qui, sans doute, pratique trop la gestion ascendante et descendante des crises. J'ai entendu un représentant d'un syndicat de médecins dire « Nous n'avions pas de masque dans nos cabinets, mais enfin, des médecins qui n'ont pas de masque dans leur cabinet, qui ne se constituent pas un stock. » Qu'est-ce que c'est que cette médecine ? On attend que le préfet ou le directeur de l'ARS vienne avec une petite charrette porter des masques. « Mais qu'est-ce que c'est que ce pays infantilisé ? » Il faut quand même un peu se prendre en main dans ce pays.

15:32
Présentateur

C'est vous, le président de la Fédération des médecins de France, désigné par Roselyne Bachelot. Jean-Paul Hamon. Oui, j'ai apprécié, effectivement. Vous savez, il y a eu une solidarité interministérielle avec Bachelot. C'est sûr qu'elle avait sans doute peur qu'on rappelle sa gestion de crise de la grippe H1N1 où son administration, et ça, je peux en témoigner, pensait que les généralistes n'avaient pas de frigo dans leur cabinet. Elle pensait que les médecins généralistes étaient trop cons pour faire 10 doses de vaccins avec un flacon de 10. Et c'est là qu'elle a lancé les fameux vaccinodromes.

Les fameux vaccinodromes qui ont vacciné 6 millions de personnes quand chaque année, les médecins généralistes vaccinent 12 millions de personnes sans l'aide de qui que ce soit. Donc, si vous voulez, que Roselyne Bachelot balaye devant sa porte, avant de critiquer les médecins généralistes qui travaillent dans des conditions invraisemblables, on avait des boîtes de masques. Alors là, on était arrivé sur le stock périmé, c'est vrai. Mais on avait des masques, on avait quelques boîtes de masques, mais on n'avait pas de quoi tenir une pandémie. Et quand on a commencé à réaliser la chose, il était trop tard, on ne pouvait plus en acheter nulle part.

Ou alors, pire, un pharmacien de Clamart qui lui avait anticipé, il avait 4000 masques, il a reçu une injonction de l'ARS lui interdisant de vendre ces masques qui étaient réquisitionnés et qui sont restés, vous entendez, qui sont restés dans sa pharmacie avec interdiction de les vendre aux médecins qui les lui demandaient. Voilà la réalité des choses. Une administration sclérosante. Vous savez, les médecins généralistes, ils prennent leurs responsabilités tout le temps. Infantilisés, certainement pas. Mais harcelés par une administration sclérosante, harcelante, et protocolisatrice. Sincèrement, ça, ça nous a mis effectivement très en colère.

Il y a une solidarité entre ministre ou ancienne ministre de la Santé, Jean-Paul Hamon ? Ah ben là, visiblement, visiblement, oui. Visiblement, oui. Bon, quand Agnès Buzyn dit qu'elle a eu l'intuition que ça allait être très grave et que le 10 janvier, et que le 10 janvier, elle alerte son administration, elle alerte les SAMU, elle n'alerte absolument pas les médecins libéraux parce que les médecins libéraux, ils ont été convoqués au ministère le 18 février pour la première fois. C'est le premier courrier qu'on reçoit et c'est la première convocation. On y va. Et là, le 18 février, il est trop tard pour commander des masques parce que déjà, la production est déjà débordée.

quand vous savez, M. Bourdin, que le 3 mars, le 3 mars, la société Marco Pharma de Tourcoing vendait encore des masques à l'étranger. Alors, dire que l'administration française a anticipé la chose, franchement, c'est se moquer du monde. Le 3 mars, la société Marco Pharma vendait encore des masques à l'étranger alors que les médecins en manquaient. Merci, Jean-Paul Hamon. Alain Ducardonnay, vous voulez apporter... Non, ce qu'on peut ajouter quand même parce qu'en effet, stigmatisent un peu les médecins et en particulier les médecins généralistes. Il ne faut pas oublier que Roselyne Bachelot est pharmaciens et que les pharmaciens avaient exactement le même problème.

Il n'y avait pas de masque pour eux dans leurs officines. Donc, ça veut dire que c'est un problème général et c'est un problème d'approvisionnement et de renouvellement et pas du tout le fait qu'on n'avait pas de stock chacun dans son cabinet. Bien, merci beaucoup, Jean-Paul Hamon. Merci, Alain Ducardonnay. Merci.

18:49
Invité

2019, année record en matière de recettes liées à la fraude fiscale. 12 milliards d'euros ont été récoltés. Nous serons avec Frédéric Simotel pour en parler. RMC. RMC, 6h-9h. Bonne indirecte.

19:06
Présentateur

Allez, nous sommes avec Frédéric Simotel. Frédéric, bonjour. Bonjour, Jacques. Le contrôle fiscal en France bat des records. 12 milliards d'euros récoltés en 2019. 2 milliards de plus qu'en 2018. une bonne surprise pour l'État qui a besoin d'argent. Oui, alors le précédent record, je ne sais pas s'il faut s'en réjouir ou pas, ça datait de 2015. Alors l'addition... Non, lutter contre la fraude fiscale, il faut s'en réjouir. Et encore, on ne lutte pas suffisamment contre la fraude fiscale venue de l'étranger. Justement, vous allez voir, ça commence à changer. Donc l'addition, c'est simple. C'est 11 milliards d'euros issus du contrôle fiscal assez classique.

Il y a 358 millions d'euros qu'il faut rajouter. C'est ce qu'on appelle la cellule de dégrisement. C'est les gens qui se sont souvenus un peu qu'ils avaient un compte à droite et gauche, à l'étranger notamment. Et puis 530 millions... En Suisse, par exemple. 530 millions récupérés suite à des poursuites judiciaires contre Google, contre Carmignac. Donc au total, c'est 12 milliards d'euros. Et donc 2,6 milliards d'euros de plus que prévu. Alors, ce n'est pas qu'il y a plus d'offrodeurs, mais c'est des méthodes qui ont changé. Déjà, le ministère de l'Action des Comptes Publics communique sur ce qui est vraiment recouvré.

Auparavant, il disait voilà, on va redresser de temps qu'on encaissait moins que prévu. Donc déjà, sur les chiffres, on est plus clair. Renforcement de la loi Fraude 2018 et du volet pénal. Donc ça, ça fait un peu plus peur. Donc on va cacher un peu moins d'argent. Les mesures de la loi ESSOC. Cette loi ESSOC, c'est la loi du droit à l'erreur. Vous savez, quand vous faites votre déclaration, il y a maintenant une petite application qui s'appelle Oups. Oui, on a oublié, on avait un enfant qui a fait un stage, on a oublié de mettre sa rémunération. Et bien là, ce petit Oups, et bien là, on a moins de contestations aussi des dossiers. Donc là aussi, ça va plus vite.

Et puis, il y a un point très important, c'est ce qu'on appelle le data mining. C'est toutes ces données qu'on va croiser avec tous les organismes de l'URSSAF. Et au final, ça, ça a permis de récolter presque 800 millions d'euros en croisant toutes ces données. Et la fraude fiscale ? La fraude fiscale de Français ou des paradis fiscaux qui sont... Il y en a encore, ces paradis fiscaux. On ne lutte... Où est-ce qu'on en est de la lutte contre les paradis fiscaux ? Alors, on travaille dessus. Parce que justement, on imagine qu'en 2020, avec le confinement, le télétravail, enfin tout ça, il va y avoir un peu un trou d'air dans ces recettes de contrôle fiscal. Déjà parce que les contrôles...

On a fait moins de contrôles. Gérald Darmanin a dit bon, relâchez un peu pendant les quelques mois sur les entreprises, surtout dans des secteurs fragiles. Mais il va falloir reprendre ces contrôles. Et aujourd'hui, l'échange automatique opéré dans le cadre de la levée du secret bancaire, eh bien déjà, c'est 84 millions de comptes bancaires qui ont été repérés en 2019. Donc ça, ça a doublé par rapport à l'année précédente. Donc voilà, on est en train de... Il y a des directives européennes. C'est bien parce que... C'est ça qui est en train de se présenter. Lutter contre l'évasion fiscale, notamment. Catherine est là. Merci Frédéric. Catherine est en Vendée. Très vite, Catherine. Bonjour.

21:46
Invité

Bonjour.

21:47
Présentateur

Alors, le passeport pour chien-chat, vous aimeriez qu'il soit étendu aux chevaux ? Aux chevaux, oui. Et puis autres animaux, s'il y en a, mais surtout les chevaux. Parce que je viens de sauver deux chevaux qui étaient à l'origine destinés à la boucherie. Et comme les papiers n'étaient pas en règle, il n'a pas eu le droit de les vendre pour la boucherie. Donc, il voulait les abattre dans un pré et les enterrer comme ça. Voilà, comme ça. Les abattre dans un pré et les enterrer. Voilà. Voilà. Il y en a un, il allait le laisser mourir de faim. Le cheval, quand je l'ai récupéré la semaine dernière, il avait perdu près de 200 kilos. Ouais. Ben, Catherine, vous avez raison.

Étendre ce passeport aux chevaux aussi. Chien, chat, chevaux. Vous, nous dites ce que vous en pensez. On en reparlera, évidemment. Merci beaucoup, Catherine. Bonne journée. Merci vraiment à toutes celles et ceux qui sont avec nous. Le matin qui appelle. 32-16, vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. C'est un bonheur de vous savoir là, de vous savoir là tous les matins. Il est 8h29. Delphine Bateau est mon invitée sur RMC BFM TV dans un instant. RMC partout. RMC tout le temps.

22:49
Locuteur non identifié

En podcast sur rmc.fr et sur l'appli RMC.

22:53
Présentateur

Et sur l'appli RMC. Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

23:02
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'épidémie de coronavirus reste sous contrôle en France. Déclaration du ministre de la Santé, Olivier Véran,

23:09
Présentateur

ce matin. Depuis le déconfinement, plus de 200 clusters ont été identifiés. Mais depuis 10 semaines consécutives, le nombre de cas se réduit. Aux Etats-Unis, la situation est inquiétante. En revanche,

23:20
Invité

plus de 50 000 nouvelles infections en 24 heures. Dans une grande partie de la Californie, les bars, les cinémas et les musées referment leurs portes. Et puis,

23:29
Présentateur

la direction d'Airbus présente son plan de restructuration. Aujourd'hui, quelles seront les entités, les secteurs d'activité les plus touchés ? L'avionneur européen souhaite supprimer 5000 postes en France. Il est 8h30. Dans un instant, Delphine Bateau, ex-ministre de l'écologie et députée, et l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. Notre invitée ce matin, Delphine Bateau. Bonjour. Bonjour. Ancienne ministre de l'écologie, un an et onze mois, je crois, c'est cela. Un an et onze jours. Pardon. Oui, un an et onze mois, non, un an et onze jours. Bon, Delphine Bateau, députée des Deux-Sèvres, groupe Écologie, Démocratie, Solidarité, c'est le nouveau groupe.

Alors, Delphine Bateau, succès des écologistes aux municipales, est-ce que l'écologie politique est en route pour prendre le pouvoir en France, présider la France ? Oui. Oui, c'est indispensable parce qu'on est dans une situation d'urgence climatique, que la France va mal, qu'il y a des enjeux économiques et sociaux monstrueux et qu'une espérance est en train de se lever. On l'a vu aux élections municipales et cette victoire, elle nous oblige. Elle nous oblige à préparer les élections régionales, mais elle nous oblige à être une alternative, à être une solution pour la France et ça, ça passe par trois conditions, il me semble.

D'abord, le fait de travailler, construire un projet qui porte des idées nouvelles et qui donc ne peut pas être une sorte de recyclage d'idées d'hier ou la bouée de sauvetage des vieux partis. La deuxième condition, c'est de construire une culture de gouvernement, une capacité à exercer les responsabilités et la troisième, c'est de ne pas tomber dans le piège de la personnalisation et du présidentialisme, c'est-à-dire des batailles de personnes et de mettre d'abord en avant un collectif. Oui, mais ça, c'est ce que j'entends depuis tant d'années, Delphine Bateau, ne pas mettre en avant telle ou telle personne et construire un projet.

Très bien, construire un projet, on est bien d'accord, mais il va bien falloir mettre en avant telle ou telle personne pour porter, justement, ce projet, porter ce projet écologique. Vous voulez prendre le pouvoir, donc présider la France. Vous voulez présider la France. Oui. Vous voulez présider la France. Bien, pas vous ou quelqu'un d'autre, mais vous voulez présider la France. 2017, Yannick Jadot s'était rallié à Benoît Hamon, on ne s'en souvient pas de candidat écologiste. 2022, il y aura donc un candidat qui défendra l'écologie. Il faut qu'il y ait une candidature à l'élection présidentielle en 2022.

Et je me permets d'insister, parce que je vois bien ce que vous dites, c'est qu'effectivement la difficulté, c'est que dans les institutions de la Ve République, il faut présenter une candidature. Mais oui ! Les valeurs de l'écologie sont antinomiques avec cette idée de l'homme ou de la femme présidentielle. Je pense d'ailleurs que les Français n'y croient plus. Je pense qu'un des problèmes de la France, c'est justement ce système dans lequel on s'en remet, on remet notre destin à une personne seule qui va prendre les décisions seule. Et donc nous, les écologistes, nous sommes en rupture avec cette culture.

C'est la raison pour laquelle moi, je propose un processus collectif, un processus intelligent pour qu'après cette victoire aux élections municipales, nous constituions maintenant tous les partis écologistes une fédération, que cette fédération organise une primaire ouverte à toutes nos électrices et nos électeurs qui s'inscriraient dans ce processus et que l'on vote sur un projet et sur des idées qui entraînent une candidature, mais qu'on ne se lance pas dans ce que les Français détestent. C'est les batailles de personnes, de savoir si un tel part ici en vacances ou quel bouquin il a lu, ce n'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est le programme écologiste pour la France.

Voilà, avec une primaire, donc rassemblant tous ceux qui veulent défendre l'écologie, vous participerez à cette primaire ? Je verrai. Je m'applique à moi-même, Jean-Jacques Bourdin, ce que je viens de dire. Est-ce qu'un jour vous pourriez penser être présidente de la France ? Oui ou non ? Je serais utile au collectif. Je ne sais pas à quelle place. Vraiment, ce n'est pas ma préoccupation. Ma préoccupation, c'est de dire attention, danger. Attention, danger. Je vois ce qui est en train de s'installer. Le collectif, d'abord. Ne tombons pas dans ce qu'on a connu par le passé. Le collectif, je vais parler de la gauche dans son ensemble. La gauche dans son ensemble, ce n'est pas si simple.

Non, ce n'est pas simple du tout. Vous allez dire ça à Jean-Luc Mélenchon ? Vous allez lui dire ça ? Moi, je parle de la candidature écologiste sur un programme écologiste. Donc, par exemple, Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas se présenter à la primaire ? À cette primaire-là ? Il ne s'inscrit pas, Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, dans le champ de l'écologie politique. Ce n'est pas le choix qu'il a fait. C'est respectable, mais ce n'est pas le choix qu'il a fait. D'accord. Donc, une vaste primaire pour dégager un projet, pour dégager un candidat à la présidentielle. C'est essentiel, la présidentielle. Sur la base d'un projet. Oui, bien sûr, c'est essentiel.

C'est l'élection essentielle dans la Ve République. Oui, c'est l'élection déterminante dans la Ve République. Mais en même temps, vous le savez comme moi, Jean-Jacques Bourdin, ces institutions sont à bout de souffle. Alors, le paradoxe, c'est qu'il faut pouvoir les conquérir pour les transformer. Mais un des éléments du blocage du pays qui fait que les Français ont ce sentiment que les gouvernements et les présidents passent, mais les problèmes restent, et que rien ne bouge. C'est cette verticalité de la Ve République et cette idée fausse qu'une personne seule pourrait régler les problèmes de la France. C'est faux. Ça ne marche pas.

Et d'ailleurs, regardez ce qui s'est passé dans les élections municipales. Regardez la nature du leadership des têtes de liste écologistes qui ont gagné les élections. Ils étaient à la tête d'une équipe extrêmement forte et ils ont... Quelque part, c'est l'équipe qui a dit on veut que ce soit toi. Ça s'est passé de cette façon-là à Lyon. Ça s'est passé de cette façon-là à Poitiers et dans beaucoup de villes. Bien. Il y a une candidate déjà, c'est Ségolène Royal, vous avez vu ? Écoutez, chaque fois que je viens chez vous, vous faites part de la disponibilité de Ségolène Royal. Ce n'est pas moi qui fait part de la disponibilité.

C'est elle qui fait part sur tous les plateaux de sa disponibilité. Jean-Francote, ce n'est pas un élément nouveau. Ce n'est pas un élément nouveau. Bon, d'accord. Delphine Bateau, parlons justement de ces municipales et de ce vote écologiste. Les écolos, j'ai lu, ce sont des écolos de grandes villes riches qui ont élu ces maires écologistes, de jeunes diplômés qui mangent bio, roule à vélo, j'entends ça. Dans les Deux-Sèvres, d'abord, moi, je suis très satisfaite qu'on ait gagné des grandes villes et c'est historique. Il y a eu aussi des victoires dans des communes beaucoup plus rurales.

Je vais prendre l'exemple de Saint-Mexan-l'École qui est une ville militaire dans ma circonscription qui est une des villes dont la population est la plus pauvre des Deux-Sèvres qui a élu un jeune maire de 29 ans qui s'appelle Stéphane Baudry sur une liste de rassemblements autour d'un projet citoyen, d'un projet écologiste. Donc, effectivement, le focus médiatique, si vous voulez, il est mis dans les grandes villes mais il y a une réalité en France qui est beaucoup plus profonde. Qui est beaucoup plus profonde. Mais est-ce que l'écologie appartient à Europe Écologie Les Verts et est-ce que l'écologie appartient à la gauche ?

Alors, Europe Écologie Les Verts, c'est la principale formation de l'écologie politique en France. Il y en a d'autres. Il y a Génération Écologie que je préside. Il y a aussi Cap 21, l'Alliance Écologiste Indépendante. On est aujourd'hui tout un rassemblement dans la diversité d'un certain nombre de partis écologistes. La gauche, je pense qu'on a vu ce qui s'est passé en fait aux élections municipales. C'est-à-dire que vous avez des endroits dans lesquels, par exemple, les socialistes ont décidé de soutenir les écologistes et vous avez d'autres endroits comme à Lille, à Dijon, à Poitiers où la gauche s'est retrouvée dans le front anti-écologiste.

Ou avec à Lille, par exemple, la droite qui appelle à voter Martine Aubry pour battre les écologistes. Donc, vous voyez qu'il y a une réalité contrastée. Donc, ça dépasse droite-gauche. Non, mais qui ne permet pas... Vous êtes une femme de gauche, vous Delphine Bateau. À l'origine, oui, je viens de la gauche. Mais je considère que la cause du siècle, le combat du moment... Dépasse tout ça. C'est un enjeu vital, en fait. Il a fait 45 degrés en Sibérie il n'y a pas longtemps. Il a fait 51 en Inde. Il a fait 46 l'année dernière dans l'Héros.

Donc, on est aujourd'hui face à un enjeu vital qui fait que tous ceux qui ont effectivement une histoire d'engagement pour changer le monde, pour lutter contre les injustices. Aujourd'hui, ils doivent être dans ce combat-là. Je vais vous parler d'Emmanuel Macron et de sa conversion à l'écologie. Il était peut-être écologiste avant, je ne sais pas. Mais un mot sur Edouard Philippe dont on parle beaucoup. Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'Edouard Philippe reste à Matignon ou pas ? Moi, je ne suis pas membre de la majorité, donc ce n'est pas un débat qui me concerne. Vous êtes citoyenne aussi. 57% des Français veulent qu'il reste. Si votre question, c'est savoir est-ce qu'il fait le job ?

La réponse est oui. Est-ce que je partage du tout ? Je combats sa politique, donc ce n'est pas à moi de donner la vie. Et celle d'Emmanuel Macron, est-ce que vous considérez que sa conversion à l'écologie est une conversion sincère ou est-ce une conversion électoraliste ? En fait, ce n'est pas un débat de sincérité. Il n'est pas sincère ? C'est un enjeu sur les actes et sur les décisions. Il y a une des citoyennes de la Convention pour le Climat qui s'appelle Yolande, je crois, ou Yolande. Pardon, mais je ne me souviens plus qui a dit « Moi, je crois que ce que je vois, je suis comme elle. Je suis comme elle. Je crois que ce que je vois.

» Et donc, les discours, les annonces, ce n'est plus suffisant. Il y en a eu beaucoup des autres présidents de la République avant lui. Il y a eu des discours extrêmement brillants, extrêmement enflammés. Mais les décisions ne suivent pas. Donc, moi, je juge aux décisions et je suis inquiète de ce qui est en train de se passer puisque après que lundi, Emmanuel Macron ait dit qu'il y avait trois jokers par rapport aux propositions de la Convention citoyenne. En fait, il y en avait sept et que le lendemain, le ministre de l'Économie dit « ça non, ça non, ça non, ça non. » Le surlendemain, la ministre de l'Économie dit « le moratoire sur la 5G, il n'en est pas question. » On peut faire...

Oui, je vais revenir sur la 5G, je vais revenir sur les entrepôts d'Amazon, je vais revenir... Mais je voudrais revenir sur cette convention. Il va y avoir un projet de loi. Oui, c'est ce que nous souhaitions. C'est ce que vous souhaitiez. C'est ce que nous souhaitions avec tous mes collègues. Vous pourriez voter ce projet de loi. Ça dépend de ce qu'il y a dedans. Ça dépend de ce qu'il y a dedans. Mais vous pourriez voter. Si les propositions sont respectées dans leur rédaction, oui, nous pourrions bien sûr le voter. Bon, parlons des avions. Oui. Parce que vous faites une proposition, vous avez déposé même une proposition de loi avec François Ruffin qui fait quand même beaucoup de bruit.

L'idée, c'est de limiter l'usage de l'avion. Oui, absolument. C'est votre objectif. Alors, c'est une proposition de loi instaurant un quota carbone individuel. Oui. Explication. Je prends l'avion. Je parcours avec cet avion un certain nombre de kilomètres. Quand j'arriverai au bout de mon quota de kilomètres, je ne pourrai plus prendre l'avion. C'est ça ? Absolument. C'est ça ? C'est ça. Ah bon. Expliquez-nous un peu plus en détail. En fait, on doit organiser la réduction du trafic aérien. On pourra revenir après sur la situation du secteur aéronautique. Moi, je suis solidaire de la situation des salariés. Oui.

On doit organiser la réduction du trafic aérien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. On ne peut pas continuer comme ça à doubler le trafic passager dans le monde tous les dix ans. Ce n'est pas compatible en fait avec la lutte contre le changement climatique. Alors, certains disent qu'il faut mettre des taxes. Mais les taxes, vous avez des gens qui ont les moyens de les payer en fait. Donc, ils continueront à prendre énormément l'avion. Tandis que d'autres n'ont pas les moyens.

Donc, l'idée que l'on défend, c'est de mettre en place un système de quota carbone où chaque année, toutes les personnes à égalité ont le même quota carbone qu'on puisse cumuler dans le temps pour pouvoir faire un voyage de temps en temps. Je précise qu'on parle des voyages de loisirs. Il faudra se pencher plus tard sur la question des voyages professionnels. Évidemment, on exclut tout ce qui est lié à la continuité territoriale de la République avec la Corse, avec les Outre-mer, qu'on exclue tout ce qui est lié à des besoins familiaux. Par exemple, le fait de devoir aller voir un proche qui habite à l'étranger ou de se rendre à des obsèques de sa famille, etc.

Donc, tout ça n'est pas considéré par la proposition. On parle de l'usage de l'avion, j'allais dire, de confort, de loisirs. Un cousin en Thaïlande ou, je ne sais pas moi, un ami à l'autre bout du monde. Regardez ce qu'a été le civisme des Français pendant le confinement. Ce n'est pas un modèle. Vous voulez empêcher les Français ? Je dis ça, Jean-Jacques Mondin. Le confinement, ce n'est pas un modèle. Non, ce n'est pas un modèle. On a dit, voilà, il y a un besoin sanitaire et donc, il faut respecter des règles et dans l'ensemble, elles ont été extrêmement respectées et même de façon exemplaire. Et chacun a rempli sa petite attestation, etc.

Donc, ne sous-estimons pas, en fait, la capacité des citoyens à comprendre un dispositif et à partir du moment où il est juste socialement. Vous allez empêcher des citoyens de partir en vacances chaque année en avion. Ceux qui prennent dix fois l'avion par an pour aller en week-end, je ne sais où, etc. Oui, dans le monde d'aujourd'hui, ce n'est plus possible. Vous limitez le déplacement des personnes. Vous limitez le déplacement des personnes. J'invite à la relocalisation du tourisme. J'invite à découvrir nos fabuleux terroirs. Effectivement, le tourisme de masse tel qu'on l'a conçu, il n'est pas compatible avec le respect de la planète. Jean-Baptiste Djébari était là hier.

Il me disait « Moi, je ne veux pas de billets d'avion à dix euros ». Vous êtes d'accord avec lui ou pas ? Oui, ça, là-dessus. Les compagnies low cost, de toute façon, c'est un problème. C'est un problème et c'est d'ailleurs destructeur pour le secteur industriel. Oui, le fait de considérer que ça n'a aucune conséquence parce que ça ne vaut rien un billet d'avion. Je préfère un autre système qui est celui des quotas carbone. Les vols intérieurs remplacés par le train quand c'est possible, ça, on est d'accord. Vous aviez initié cela. Il y a un an. Et le gouvernement... Et on nous avait traité de fou.

C'est-à-dire, quand on a proposé il y a un an la suppression des liaisons aériennes inutiles là où il y a le TGV, vous avez dit « Mais vous n'y pensez pas, etc. » Force est de constater. En attendant, l'aéronautique souffre. C'est une catastrophe. 7 560 suppressions de postes à Air France, 5 000 à Airbus. Dites-moi, avec votre mesure, ce n'est pas 5 000 à Airbus. Mais Airbus ne vendra plus d'avions, alors. Moins d'avions voleront. Pardon, mais je ne peux pas laisser dire ça. Alors, allez-y, dit le fin de la tête. Parce que la situation du secteur aérien n'est pas liée à des décisions de transformation écologique. Elle est liée à la négation des problèmes écologiques.

Elle est liée au fait qu'en fait, il y a une espèce de bulle qui s'est constituée autour de ce secteur. Et cette bulle, elle est basée sur quoi ? Elle est basée sur le mythe de la prochaine multiplication par deux du trafic passager dans le monde. Et donc, face au coronavirus, cette bulle, elle s'effondre. Et donc, c'est exactement, en fait, l'inverse de ce que nous voulons faire. Parce que nous, ce que nous voulons faire, c'est organiser et planifier la diversification des activités de cette industrie où il y a beaucoup de qualifications, où il y a du haut niveau en termes de R&D, du très haut niveau chez les techniciens, chez les ouvriers.

Et en fait, tous ces savoir-faire, on doit aujourd'hui organiser leur diversification vers d'autres activités industrielles en partie, tout en gardant des compétences, évidemment, dans l'aéronautique. Le 10, Delphine Bateau, le problème des Verts, c'est leur crédibilité économique. Il faut la construire. Il faut que vous la construisiez. Il faut la construire. Mais je ne crois pas qu'on puisse nous donner des leçons de crédibilité économique quand, par exemple, sur l'aéronautique, il n'y a pas d'État stratège que l'État a entretenu le secteur dans cette vision sans limite de la croissance infinie du secteur aérien.

Donc, nous n'avons pas de leçons de crédibilité économique à recevoir sur ce sujet. Alors, parlons d'économie, parlons d'énergie, parlons du nucléaire. Est-ce que l'énergie nucléaire est une énergie écologique ? Non. Non. Non, parce qu'elle produit des déchets qui ont une durée de vie quasi illimitée. Elle préserve l'air que nous respirons. Elle n'émet pas de CO2 dans la production d'énergie. Nous avons aujourd'hui en France une trop grande dépendance à l'égard du nucléaire mais il n'est pas question de sortir du nucléaire demain matin. Il faut organiser progressivement dans le temps la diminution de la part du nucléaire pour des raisons Jean-Jacques Bourdin.

Diminution ou suppression carrément du nucléaire à jour, à terme ? À terme, je suis pour la sortie du nucléaire bien sûr. Sortie du nucléaire. Mais aujourd'hui, ce n'est pas possible. Donc on doit diminuer progressivement la part du nucléaire pour une raison très simple, c'est qu'on est trop dépendant de cette énergie. Que toutes les centrales nucléaires ont été construites en même temps. Et donc quand on a un pépin sur une, on a un pépin sur toutes. Ça s'est un peu produit d'ailleurs en 2019 où on a eu ce type de difficultés. Donc c'est ce qu'on doit organiser aujourd'hui en fait c'est la résilience de la nature.

Je vous dis ça parce que beaucoup d'écologistes défendent maintenant le nucléaire. On doit organiser aujourd'hui la résilience de la nation, sa capacité à faire face à des gros pépins. Et donc mettre toute notre dépendance énergétique dans le nucléaire, ce n'est pas résilient Jean-Jacques Bourdin. Ce n'est pas un choix qui est responsable par rapport à la nécessité de garantir la sécurité de nos infrastructures. Écologistes qui défendent le nucléaire et vous en connaissez et vous en connaissez. Oui, bien sûr, bien sûr. Et qui défendent le nucléaire en estiment. Ça fait l'objet d'un débat, bien sûr. D'un vrai débat. D'un vrai débat. Même chez vous. Bien entendu. Parmi les écologistes.

Bien entendu. Est-ce que vous reprochez à l'État d'employer tous les moyens pour relancer la croissance ? Quoi qu'il en coûte. Le fameux quoi qu'il en coûte. En fait, la croissance ce n'est pas un objectif en soi. Ah bon ? C'est quoi ? Ce qui est un objectif en soi c'est le bien-être. C'est le travail. C'est de créer des emplois. C'est de lutter contre le chômage. C'est de vivre en harmonie avec la nature. D'arrêter de la détruire. La croissance permet de lutter contre le chômage, non ? Non, la croissance, Jean-Jacques Bourdin, en fait le problème c'est qu'elle est liée au pétrole.

C'est-à-dire que vous prenez la consommation de pétrole et vous prenez l'augmentation du PIB puisque c'est ça la croissance, les deux sont totalement corrélés. Et donc en fait, si l'idée c'est de dire il faut remettre de l'argent dans le système qui est destructeur il faut réaugmenter notre dépendance aux énergies fossiles ce n'est pas un choix qui est responsable par rapport à ce qu'est maintenant et permettez-moi d'insister là-dessus un enjeu de sécurité nationale. Donc moins de croissance, moins consommé. Les canicules, consommer moins, consommer mieux, consommer local. Acheter moins de vêtements, acheter moins de shampoing, acheter je ne sais pas moi.

Acheter du Made in France, acheter sa nourriture, faite en France par des producteurs locaux, oui, relocaliser, relocaliser notre économie. Le consumérisme... Mais c'est facile à dire quand on a un emploi. Moi j'entends ça, l'extrême droite vous répond. Je ne sais pas si Jordan Bardet la disait, quand la mondialisation ne vous touche pas, quand vous avez un emploi, quand vous n'avez pas de problème de sécurité pour vos enfants, alors vous pouvez vous soucier de la fin du monde. De la fin de la planète. Alors d'abord, ça, c'est d'un... C'est un argument. C'est une vision qui porte un niveau de méprise social qui est assez sidérant.

Comme si les habitants des quartiers populaires, nos aînés qui vivent dans les territoires ruraux, n'avaient pas de préoccupation en fait pour le climat, pour les oiseaux qui disparaissent, pour les insectes qui disparaissent, pour l'Amazonie qui brûle. Je trouve ça scandaleux en fait comme déclaration. Ensuite, le consumérisme, Jean-Jacques Bourdin, aujourd'hui, il pourrit quand même un peu la vie des gens. Je vais prendre un exemple, le démarchage téléphonique. Le démarchage téléphonique, en fait, que nous proposons avec le groupe EDS d'interdire, le démarchage téléphonique, il fait de nous des consommateurs 24h124, même quand on est à la maison.

Et des fois, le téléphone sonne même la nuit. Et là, il y a une proposition de loi qui sera votée à l'Assemblée nationale le 15 juillet qui tergiverse, qui ne veut pas interdire parce que vous comprenez, il y a les activités des centres d'appel, etc. Donc non, à un moment donné, il y a des principes qui sont des principes de droit de chaque citoyen à être tranquille chez lui. À un moment donné, il y a des décisions à prendre pour prendre le pouvoir, des arbitrages à faire pour arriver au pouvoir. Et par exemple, le démarchage téléphonique, c'est non. Merci Delphine Bateau d'être venue nous voir 8h54. Vous êtes sur RMC et BFM TV.