Procès de Marine Le Pen : "Je ne suis pas fanatique de l'inéligibilité"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Clément Bonne, bonjour. Au gouvernement comme député, vous avez sans doute été l'un des plus farouches opposants parmi le camp macroniste, l'un des plus farouches opposants à Marine Le Pen à la veille du du délibéré du procès des assistants parlementaires du du Front National. Est-ce que en cas de condamnation vous vous dites que c'est imaginable que Marine Le Pen puisse ne pas se présenter en 2027 ?
D'abord, être un opposant, un opposant résolu ne se confond pas avec une procédure judiciaire. Donc c'est pas une question de positionnement politique qu'on les juge entre les mains. C'est un procès.
Je n'en connais pas le détail. J'ai suivi comme tout le monde le dossier mais je veux qu'à la veille d'un procès, quels que soient les responsables politiques concernés ici Marine Le Pen, il y en a eu d'autres des procès de responsable politique, on soit serein collectivement, on respecte l'état de droit et on respecte la justice. Vous savez, moi quand j'étais plus jeune quelques années, j'entendais les responsables politiques de droite et de gauche dire "On ne commande pas une décision de justice." Cette espèce de réflexe salutaire a complètement disparu.
Maintenant, tout dans votre camp jugé que les réquisitions étaient quand même un petit peu un petit peu exagéré. un petit peu un petit peu dur pour Marine Le Pen. Moi je pense qu'il faut une hygiène commune quelle que soit la personne et quelle que soit notre famille politique, celle à laquelle on appartient, on doit pas commenter à force en amont une décision de justice.
La justice est indépendante, elle applique la loi. Je ne sais pas ce qu'elle décidera demain. Je crois que personne ne le sait par définition.
Et quel que soit le résultat pour toute décision de justice, il faudra respecter les choses. Et puis une décision de justice, c'est une procédure. Il y a, comme dans tous les cas, un appel qui sera possible quelle que soit la décision.
Il s'agit pas de commenter la décision de justice, il s'agit quand même politiquement d'observer que certains dans votre camp, on va dire le grand ce fameux grand socle commun, se sont émus de l'hypothèse que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter pointant à un problème démocratique. Est-ce que c'est votre cas aussi ? Mais je vais vous dire là-dessus, moi de manière générale comme citoyen, je ne suis pas un fanatique de l'inéligibilité parce que je considère que l'inéligibilité, être élu ou pas, pouvoir se présenter ou pas, c'est les citoyens, c'est le suffrage universel qui doit en décider.
Mais la loi est ainsi faite aujourd'hui. Elle n'a pas été faite en amont de ce procès, pour ce procès, pour ou contre Marine Le Pen, c'est la loi. Donc si on pense que les peines d'inligéibilité de manière générale sont excessives, sont dans ce cas euh un problème et je peux le comprendre, un problème démocratique, et bien c'est au législateur d'intervenir.
C'est pas le juge qui doit prendre sur lui en quelque sorte les malfaçons de la loi ou un débat qui devrait se tenir au Parlement plutôt que dans un prêtoir. Si on pense qu'il faut revoir les règles d'inéligibilité, je pense que c'est un vrai débat parce qu'il faut que les familles politiques quel qu'elles soit soient représentées dans les grandes élections nationale. Je partage cela.
Et bien c'est à la loi d'évoluer. C'est pas au juges d'être critiqué ou d'être mis sous pression. Au-delà de ça, vous qui avez défendu le barrage républicain et vous étiez pas très nombreux contre le RN électoralement.
Il vous semble que certains on ont un peu baissé la garde en Macronie face à l'extrême droite notamment avec ce NI ni RN ni LFI qui a qui a c'est un autre débat. Moi, j'espère qu'on confond pas les deux. Moi, je confonds pas les deux.
J'ai été farouche opposant à Marine Le Pen. J'ai été un ardent partisan du Front républicain. Si c'était à refaire, je le referai.
Peut-être qu'il faudra le refaire un jour. J'ai aucun doute là-dessus. C'est pas la raison pour laquelle je souhaiterais que Marine Le Pen soit condamné en justice, c'est autre chose.
Vous regrettez que votre ne l'ai pas fait clairement ? Oui, moi ma position l'a jamais varié. Dès 2022 quand il y a eu ce choix à faire puisqu'il y a eu pas mal de duels où il y avait le RN contre quelqu'un d'autre.
J'ai toujours dit et bien on vote pour l'autre candidat, celui ou celle qui est opposé au RN. Moi je n'ai pas défendu Nini. Je sais que c'est un débat, je sais que d'autres le défendent dans mon camp comme Gabriel Atal, comme l'essentiel quand même des responsables politiques de Renaissance à l'époque, j'ai défendu une ligne de front républicain.
Et je le dis, si on avait pas fait le front républicain, parce que c'est facile de dire à postériorie, est-ce qu'on a vraiment bien fait ? Si on avait pas fait le Front républicain, aujourd'hui Jordan Bardella serait premier ministre. Aujourd'hui, le Rassemblement national dirigerait ce pays.
Donc, j'ai aucun regret. Clément Bonne, vous êtes depuis 15 jours le haut commissaire au plan, le nouveau haut commissaire au plan, successeur de François Baïou dont certains d'ailleurs, y compris dans votre camp disaient que l'action à ce poste n'avait pas été particulièrement marquante. Quand on voit les critiques en ce moment sur les agences, sur les institutions diverses et variées.
Est-ce que vous n'avez pas l'impression quand même d'être arrivé à la tête d'un machin ? Non. Et je vais essayer de démontrer par le fond, par les propositions qu'on va faire dès les prochaines semaines sur des sujets d'actualité.
Je pense à l'effort de défense par exemple que le plan, l'idée d'une planification, l'idée en fait d'une réflexion du temps long est utile et même je crois indispensable. Je précise les choses sans être trop compliqué. Il y a le haut commissariat au plan qui a une petite structure qui avait été créée ou recréée effectivement autour de François Bou.
C'est une dizaine de personnes donc on n'est pas d'ailleurs sur les ordres de grandeur. J'entends qu'il faut économiser des milliards et c'est vrai 20 millions d'euros par an. C'est alors il y a le commissariat au plan, c'est un budget qui était énorme qui était très faible autour de 1 million et demi d'euros par an et puis il y a une autre structure qui est plus ancienne qui s'appelle France Stratégie qui est en fait l'héritière du plan parce que le plan ça a été fondé en France en 1946 par le général de Gaulle et par Jean-Mayet.
Ça date pas hier et aucun gouvernement ne l'a jamais supprimé parce qu'on s'est toujours dit qu'il fallait que quelques dizaines de personnes qui viennent des différentes administrations et parfois du secteur privé réfléchissent à la démographie, réfléchissent à l'économie dans 10 ans, à nos finances publiques dans 5 ou 10 ans et cetera. On pourrait se dire que ça n'a pas bien fonctionné mais bon. Bah écoutez, je pense regarder dans l'histoire le plan.
Il y a eu d'abord de très grands commis d'état qui ont dirigé le plan, j'en ai pour commencer et qui ont lancé un certain nombre de choses, y compris les germes de la construction européenne à l'époque. Je pense que c'est pas inutile. Je parlais plutôt sur ces dernières années, mais alors sur ces dernières années, il de rapport, je vais pas vous faire la liste, mais il y a eu un nombre de rapports du li au commissariat au plan et beaucoup de franch stratégie.
Je pense à quelque chose qui est très important. Par exemple, la façon dont on calcule le prix d'une infrastructure, qu'on qu'on calcule tous nos investissements dans l'écologie, c'est fait à partir de travaux qui sont faits par France Stratégie pour économiser l'argent publique et investir au mieux. Typiquement, je pense que c'est utile et si je vous voulez que je vous fasse une confidence, je pense qu'on a pas assez planifié et qu'on a trop laissé le court terme l'emporter dans le débat public et politique.
Maintenant, on va donc je suis à la tête de ces deux structures, pas seulement le commissariat au plan et on va les fusionner et rassembler. C'était une demande du Parlement et notamment du Sénat pour en effet faire des économies plus efficace. Enfin, on a bien on n pas rêvé, le Sénat a bien voté au mois de janvier.
Euh ils ont coupé le budget donc c'était 1lion en euros du au commissariat jugeant son apport très mitigé. Euh c'est peut-être un effémison ou pas. Adrien disait machin, certains disent qu' vid.
Euh pour être précis, le Sénat, il avait un moment proposé la suppression du haut commissariat au plan. pas de l'idée de planification en général, c'estàd pas de la somme de ces deux structures, le haut commissariat au plan et fran stratégie personne en France sans commissaire sans commissariat au plan. Non, il y a deux structure.
Le Sénat a dit on pourrait en avoir plus qu'une. Bon et de manière un peu brutale, il a dit on va supprimer le commissariat au plan, il y aura plus qu'une structure. Après l'Assemblée nationale a rétabli le commissariat au plan pour être précis.
Ce que je partage pour aller à l'essentiel, ce que je partage, c'est l'idée que à un moment où on doit tous faire des économies, avoir deux structures, c'est sans doute pas utile et pas efficace. Il en faut une seule. Et ma mission, celle que m'a confié François Baou comme premier ministre et le pr de la République, c'est de fusionner, d'être efficace, d'avoir des propositions de fond, je vais y venir, mais aussi de faire un certain nombre d'économies de gestion.
Ça c'est normal. Juste sur la boutiquerie, mais c'est bon, c'est important de tout est tout est intéressant. Mais j'ai vu que François Beaou n'était pas payé pour ce job.
Oui, vous l'êtes Oui, François Berou, il avait d'autres fonctions. Il était élu, maire de peau. Il a souhaité effectivement ne pas ajouter une rémunération.
C'est très bien. Moi, j'ai pris la tête de deux structures dont une qui est rémunérée parce que c'est une direction d'administration. Et donc euh je ne négocie pas d'ailleurs mon salaire, je reprends exactement le poste qu'avait un prédécesseur qui s'appelle Gill de Margerie parce qu'il y avait une autre structure qui s'appelle ce commissariat de France Stratégie.
Mais on va faire une seule structure et au total on va faire des économies sur tous les postes, sur les emplois, sur les budgets. Mais la question c'est on va parler du contenu sur les agences parce que c'est important sur les agences sur les agences parce que au-delà du plan, je vois bien que le débat c'est de savoir les machins, les comités, les agences, les opérateurs de l'État. Bon, faut arrêter le délire hein.
J'ai vu cette semaine la loi de simplification qui était une sorte de de mil puis dire. On tape sur tous les trucs qui passe et on supprime des agences. Enfin, les agences de l'État, faut quand même remettre le débat en perspective, c'est d'abord avant tout les centres de recherche, ce qu'on appelle les agences de l'État.
L'essentiel de la dépense, c'est les centres de recherche. Le CNRS qui fait je crois les choses utiles, l'INCERME qui améliore la recherche médicale. Ce sont les musées de France qui sont, je pense aussi un patrimoine commun.
Donc il faut arrêter avec le délire des comités et des machins sans compter que certaines agences distribuent elles-mêmes euh une bonne partie des fonds qu'ell reço on parle de l'ADEM pour prendre un exemple concret qui est maintenant le bouquet mystère de toutes les agences. LAADEM c'est quelques pour son budget en frais de fonctionnement et c'est des milliards d'euros qui vont à tous les Français pour la rénovation thermique et de leur logement par exemple. Est-ce qu'on veut supprimer ça ?
Je ne crois pas. Il faut qu'on avance. On vous retrouve juste après le le fil de 8h41.
Marine Clet. Plusieurs pays se mobilisent pour aider la Birmanie 2 jours après un violent séisme qui a fait au moins 1600 victimes. La Chine, l'Inde, la Corée du Sud ou encore les États-Unis.
Certains ont déjà envoyé des avions chargés de kit d'hygiène, de couverture, de nourriture 3 tonnes acheminé également par l'OMS. L'Organisation mondiale de la santé qui annonça le réduire ses missions et son personnel puisque les États-Unis, principal contributeurs, se sont retirés du dispositif. L'OMS chiffre le manque à gagner à 600 millions de dollars l'année prochaine.
Un Sepceptoagénère connu pour violence conjugale a tué sa compagne hier dans la Marne. Il a été interpellé par les gendarmes alors qu'il voulait visiblement en finir. Selon la procureur, le corps de la femme a été découvert blessé par balle.
Vous faites la fierté de Saint-Étienne. Le président du club de football des Verle plus de 3000 personnes étaient dans les rues pour soutenir deux groupes de supporters menacés de dissolution par le ministère de l'Intérieur. Sur le terrain, enfin, les joueurs de la SSE se sont inclinés 6-1 face au Parissagin-Germain.
La journée de Ligue 1 qui se close ce soir avec Lille Lance, ce sera à 20h45. France info le 830 France info Berang Gererbonte Adrien Bec Clément Bone au commissaire au plan commissaire général de France stratégie tout ça va prendre un nouveau nom bientôt on sait pas lequel ou dans quelques semaines on sait pas encore lequel mais on va faire la fusion j'entends beaucoup de gens qui parlent de fusion nous on le fait et on supprime justement une agence alors vous disiez il va y avoir des propositions euh parce que tous ces rapports sont destinés à déboucher sur des des propositions et des décisions. l'ancien ministre en charge des affaires européennes que vous êtes va évidemment se saisir de l'effort de défense du réarmement de la France avec quel type de proposition ?
Oui, c'est le premier sujet sur lequel on travaille parce que le plan dans son histoire depuis Jean-Menet le général de Gaul, ça a toujours été le temps long mais des propositions qui sont encrées dans les débats d'actualité et je pense qu'il faut qu'on retrouve cet ADN. L'effort de défense, c'est un débat du temps long parce que c'est un effort qu'on va faire maintenant mais pour les années qui viennent, c'est un débat qui va durer et la question qui se pose, c'est effectivement combien ça coûte ? Qu'est-ce qu'on fait ? comment on le finance, on va pas prendre des positions politiques, c'est pas la le rôle du plan.
On va éclairer le débat et donc dans les toutes prochaines semaines, c'est le premier travail qu'on engage, j'insiste là-dessus, on va faire des propositions sur ce qu'on entend. C'est-à-dire si on fait un effort qui est aujourd'hui 2 % du PIB pour notre défense qui passerait à 3 ou à 4 ou à 5 %, c'est combien de milliards d'euros ? Je pense c'est pas mal de mettre quand même des ordres de grandeur dans vous alle prononcer sur des outils pour trouver cet argent par exemple. un spécialiste de la défense et je veux pas me substituer au ministre des armées et à tous ceux qui réfléchissent à la défense ellême.
Non, là je parle plutôt des outils financiers pour d'abord des ordres de grandeur, savoir de quoi on parle et puis après j'entends des gens qui disent il faut faire des économies pour financer cet effort de défense de combien on parle d'économie pour quantifier les choses. Certains disent c'est un autre choix qui est personnellement pas le mien mais il faudrait augmenter les impôts. Ça veut dire quel ordre de grandeur aussi est-ce que c'est possible ?
Certains disent, on va mutualiser une partie de cet effort financier au niveau européen. Je pense que c'est une bonne piste. Quelle forme ça prend ?
Est-ce qu'il faut un budget européen défenser la protection sociale ? Non, ça je crois que personne le souhaite. Et moi je me situe, c'est d'ailleurs aussi l'esprit du plan dans le cadre du modèle social français.
Mais on a un effort supplémentaire à faire. On va aussi faire des comparaisons européennes. Que font les autres ?
Est-ce que une piste, ce qui à mon sens est plutôt la bonne voie, ce serait plutôt d'essayer d'augmenter le gâteau en quelque sorte, produire plus, travailler plus collectivement pour avoir une richesse nationale supérieure qui nous permette de financer cet effort de défense sans casser justement ce à quoi on tient, c'est-à-dire le modèle social. Je crois que dans un grand pays, on a déjà fait face à des défis depuis 70 ans en France sur la transition écologique, sur l'investissement, la sécurité sociale, sur l'investissement de la défense. On a toujours réussi à le faire en tenant les debouts, le modèle social et notre sécurité.
Et là, on a effectivement quelque chose qui dans les 10 prochaines années va être un effort probablement inédit d'augmentation de nos dépenses militaires et de sécurité. Il faut l'assumer. C'est aussi un enjeu européen, vous le vous le disiez, la préférence européenne, elle a été actée par les 27 euh pour le réarmement de de l'Europe pour acheter européen.
Euh mais pour le coup, ça aussi ça se planifie. Je comment on fait pour harmoniser, pour éviter peut-être des doublons entre les pays ? Ça aussi, c'est un sujet qu'on va regarder avec le ministère des armées, avec d'autres acteurs au niveau européen.
Il faut qu'on fasse quelque chose qu'on a jamais fait. On est aujourd'hui dans un système, la France étant une exception, tant mieux, on est souverain, où les pluparts des pays européens achètent Américains pour leur défense. Il faut qu'on faut qu'on se désintoxique cette dépendance américaine.
La France le sa pardon, les derniers avis de de de du Danemark, de l'Allemagne sur les F35, ça vous donne ils maintiennent leur commande, leur commande. Ça vous donne l'impression qu' qu'il sont en train d'enlever la perfusion ? Je suis parfaitement lucide.
Enlever la perfusion comme vous dites, ça prendra un peu de temps parce que ça fait plusieurs décennies, ça fait depuis l'après-gerre que dans le cadre de l'OTAN, dans le cadre d'une dépendance industrielle aussi aux Américains, la plupart des pays européens à commencé par nos voisins allemands achètent américains. Il y a quand même des mots très forts. Le chancelier allemand qui est un chrétien démocrate, pas exactement un anti-américain primaire, a dit "Il faut que on ne soit plus dépendant des Américains.
En Allemagne, ça a du poids." Dans les actes, ça a pas l'air complètement concret. Je prendre un acte très concret.
En 2017, on était pas nombreux et le président de la République était un peu seul à le voir. On a dit, il faut lancer des projets industriels communs franco-allemands parce que la seule façon d'acheter européen, c'est d'intéresser les autres pays européens à l'industrie de défense. Ils ont assez peu d'industrie de défense les autres pays européens.
Nous, on a d'Asso, on a Talè, on a Safran, on a des grands industriels de défense. C'est une chance, on va exporter, j'espère que sur les chars, ça n'a pas très bien fonctionné. Mais c'est je l'avion du futur et le char du futur qui sont les deux projets industriels qu'on a lancé avec les Allemands, ils sont affreusement compliqués parce qu'on avait jamais fait ça et qu'on touche au régalien, on touche au souverain.
C'est très sensible mais il fallait lancer ces projets en 2017 parce que si on commence pas quelque part, si on ne crée pas une industrie de défense européenne et on l'a fait avant Trump 2, on l'a fait avant la guerre en Ukraine, on avait été je crois le prénom a été visionnaire là-dessus. Si on ne fait pas ça, si on ne jette pas les bases d'une industrie de défense européenne qui intéresse tous les pays européens, c'est-à-dire qui produit local, qui produit en Pologne, qui produit en Allemagne, qui produit en Espagne, et bien la dépendance aux États-Unis reviendra. Et donc il faut imaginer quelque chose un peu comme on a fait du temps d'Airbus, du temps d'Arien Espace avec des avantages et puis parfois quelques défauts.
Il faut qu'on soit capable de produire en européen, pas seulement en France. Un emprunt européen commun, vous y croyez ? raconter dans dans votre bouquin qui vient de sortir.
Je je dirai tout malgré je je diraiis malgré tout que la politique est belle. Chez stock, vous vous racontez comment ça s'est passé au moment du Covid. Est-ce que vous dites par exle vous racontez comment Angela Merkel avait dit nine et et a changé d'avis mais en l'occurrence vous le dites aussi les Allemands là aujourd'hui ne sont plus sur cette même position.
Est-ce que vous pensez possible à nouveau dans le contexte budgétaire contraint pour tout le monde la possibilité de de de de je dire ça va être difficile. J'ai vécu la crise Covid, on a fait quelque chose d'exceptionnel qui est un plan de relance européen et un endettement commun pour faire face aux conséquences économiques de la COVID. C'est un moment de même nature aujourd'hui sans doute encore plus difficile.
Rien n'est gagné mais il y a des signaux positifs. Beaucoup de pays européens se sont réveillés. Alors on pas tout à coup acheter français ou acheter européens et plus du tout acheter américain.
Je suis lucide là-dessus. Mais il faut les accompagner dans cette démarche. Les Allemands ont changé et le chancelier Mertz, un chancelier chrétien-démocrate qui dit "On doit être indépendant des Américains, c'est une révolution.
À nous maintenant d'arriver à proposer des projets de commun aux Allemands." Mais sur l'emprunt européen, les les les Pays-Bas n'ont pas changé, les Autrichiens visiblement n'ont pas changé. Vous qui avez négocié avec ces pays quand vous travaillez avec Emmanuel Macron, est-ce que vous imaginez que dans leur tête, il puissent évoluer jusque- là ?
Mais parce que j'ai vu les négociations européennes, je sais à quel point c'est difficile, j'ai aucune naïveté. Bon euh les fruot comme on les appelle, c'estàdire les pays qui veulent pas dépenser beaucoup disent. Oui, comme vous voulez.
Moi je suis plus diplomate. Mais ils sont pas ils ont pas changé et puis parfois ils ont des raisons qui sont importantes. Ils tiennent à leurs finances publiques.
On voit bien qu'en France parfois on a été un peu trop laxiste. Il faut sont frontaliers de la Russie et peuvent sûr. Mais par exemple les pays aujourd'hui c'était impossible il y a quelques années.
Ils disent ayons un emprunt de défense. Les Allemands ils y sont ouverts donc on va y arriver ça j'en suis sûr mais ça sera un combat de conviction. Merci beaucoup Clément Bon au commissaire au plan commissaire général de de France stratégie d'avoir été l'invité du 830 France info.
Merci Beréranger Bonte 8h50 votre filo Marine Clet.
Marine Le Pen