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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 11 mai 2017 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploiEurope & international

Fabienne Keller (LR) : "Le sujet principal, c'est d'analyser cet échec, et de rassembler"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    L'opposition constructive que vous prenez au sein du mouvement Les Républicains, ça peut aller jusqu'où ?

  • 1:36RelanceRéponse directe

    Vous dites travailler ensemble en restant ce que nous sommes, vous avez entendu François Baroin comme moi, il dit attention, il faudra bien choisir son camp.

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Vous craignez quel type de représailles ?

  • 2:22FerméeÉludée

    Fabienne Keller, pour être très claire, si on vous propose de rentrer au gouvernement et puis déchirer votre carte du parti républicain, vous choisissez quoi ?

  • 2:58OuverteRéponse partielle

    Mais vous demandez certaines concessions à Emmanuel Macron, quelles sont-elles ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    On va vous poser la question autrement, quelles sont les preuves d'amour que vous attendez d'Emmanuel Macron pour adhérer un peu plus, si ce n'est à son projet, en tout cas à une action collective ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « Carlin, aujourd'hui la position des Républicains derrière François Baroin, c'est plutôt de s'opposer, d'être dans une logique de cohabitation. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « proposés de prendre en compte au fond cet événement majeur qui est arrivé dimanche, l'élection d'un nouveau président, »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Par exemple sur l'emploi, les projets ne sont pas très différents, et il est plus que temps de faire les réformes dont la France a tant besoin. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Je pense au code du travail, à la baisse des charges ou à la simplification pour les entreprises. »
  • 1:50Invité politiqueFait
    « Alors, moi j'ai entendu François Baroin la semaine dernière évoquer des exclusions. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Nous sommes au lendemain d'un échec politique cuisant, on n'a pas été présent au second tour. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Et le sujet principal c'est d'analyser ensemble le débat de ce qui s'est passé et de se rassembler. »
  • 3:13Invité politiqueFait
    « quand vous lisez les programmes d'éléments qui sont très proches, »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Alors il est vrai qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir gérer la France au centre droit et centre gauche à la fois, »
  • 4:58Invité politiqueFait
    « et que les réformes dont on parle depuis si longtemps, et bien voilà, on s'y met, c'est pas facile. »
  • 5:03Invité politiqueFait
    « Il y a aussi la question de l'équilibre budgétaire, donc des économies à faire, »

Temps de parole

  • Fabienne Keller76 %
  • Présentateur22 %
  • Présentateur 22 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Votre invitée ce matin, Éric Delvaux, c'est Fabienne Keller, sénatrice jupéiste Les Républicains. Oui, des Républicains divisés, quoi qu'ils en disent, sur l'attitude à avoir avec le futur gouvernement d'Emmanuel Macron. Bonjour Fabienne Keller. Bonjour. L'opposition constructive que vous prenez au sein du mouvement Les Républicains, ça peut aller jusqu'où ?

0:21
Fabienne Keller

Alors ça peut aller jusqu'où ? D'abord il faut qu'on en parle. Carlin, aujourd'hui la position des Républicains derrière François Baroin, c'est plutôt de s'opposer, d'être dans une logique de cohabitation. Et nous avons effectivement les proches de Juppé, mais aussi des proches de Bruno Le Maire et un certain nombre de sarkozistes, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand, proposés de prendre en compte au fond cet événement majeur qui est arrivé dimanche, l'élection d'un nouveau président, et surtout d'un président qui n'est ni d'un grand parti ni de l'autre. Et donc nous avons marqué notre volonté de travailler avec lui, en tout cas sur les éléments du programme qui sont très proches.

Par exemple sur l'emploi, les projets ne sont pas très différents, et il est plus que temps de faire les réformes dont la France a tant besoin. Je pense au code du travail, à la baisse des charges ou à la simplification pour les entreprises. L'emploi c'est la priorité absolue. Donc l'idée c'est de travailler avec lui, tout en restant bien nous-mêmes. Nous sommes à droite et au centre, moi je sais d'où je viens, je suis à Strasbourg, humanisme rénant, centriste. Voilà, c'est pas un changement de posture politique, c'est un changement de méthode. Et nous on aime bien ça à Strasbourg, parce que c'est l'organisation allemande, en termes politiques.

Quand il n'y a pas de majorité, c'est la coalition.

1:36
Présentateur

Vous dites travailler ensemble en restant ce que nous sommes, vous avez entendu François Baroin comme moi, il dit attention, il faudra bien choisir son camp. Vous craignez quel type de représailles ?

1:50
Fabienne Keller

Alors, moi j'ai entendu François Baroin la semaine dernière évoquer des exclusions. Nous sommes au lendemain d'un échec politique cuisant, on n'a pas été présent au second tour. Alors qu'il y a six mois encore, le centre et la droite devaient gagner cette élection, c'était presque évident. Donc nous sommes sous le coup de cet échec. Et le sujet principal c'est d'analyser ensemble le débat de ce qui s'est passé et de se rassembler. Je crois pas que l'exclusion, la punition soit la bonne méthode.

2:22
Présentateur

Fabienne Keller, pour être très claire, si on vous propose de rentrer au gouvernement et puis déchirer votre carte du parti républicain, vous choisissez quoi ?

2:28
Fabienne Keller

Le sujet, c'est pas ma petite pomme, le sujet, je suis sénatrice, on en a déjà parlé au Sénat, c'est comment on fait pour débloquer un ensemble de sujets. J'évoquais l'entreprise, mais il y a le sujet de l'Europe, la France a été absente au cours des cinq dernières années, revivifier l'axe franco-allemand. Il y a le sujet de l'école, sur laquelle là aussi il y a eu une convergence. Enfin l'idée c'est plutôt de travailler avec là où nous sommes et notre groupe parlementaire au Sénat commence à y réfléchir.

2:58
Présentateur

Mais vous demandez certaines concessions à Emmanuel Macron, quelles sont-elles ?

3:03
Fabienne Keller

Oh, il n'y a pas de négociation sur des concessions, il y a un constat, quand vous lisez les programmes d'éléments qui sont très proches, quand Emmanuel Macron dit je veux donner le droit à l'erreur au chef d'entreprise, et nous on dit il faut reconstruire la confiance, enfin voilà, on est dans quelque chose de très très proche, il n'y a pas de négociation à ce jour, il y a un constat.

3:24
Présentateur

On va vous poser la question autrement, quelles sont les preuves d'amour que vous attendez d'Emmanuel Macron pour adhérer un peu plus, si ce n'est à son projet, en tout cas à une action collective ?

3:32
Fabienne Keller

Alors il est vrai qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir gérer la France au centre droit et centre gauche à la fois, c'est évidemment la nomination du Premier ministre qui sera un acte majeur, qui sera une réalité, enfin un acte qui va démontrer sa volonté d'ouvrir la gouvernance du pays.

3:55
Présentateur

Ça veut dire que vous réclamez un Premier ministre issu du rang des Républicains ?

3:59
Fabienne Keller

C'est pas comme ça que ça fonctionne, c'est M. Macron, nouveau président, qui pilote l'ensemble, mais ce sera un signe, un signe très fort, il peut y en avoir d'autres, mais voilà, dans ces temps où la vie politique est en quelque sorte incroyablement accélérée, la recomposition, on a vécu quelque chose de très fort dimanche, cette élection d'un homme qui n'était pas issu d'un parti, voilà, je crois que son acte de nomination du Premier ministre sera absolument majeur.

4:28
Présentateur

On n'a pas bien évalué, on a du mal à comprendre, peut-être allez-vous pouvoir nous renseigner ? Vous êtes nombreux au sein du Parti des Républicains à vouloir ainsi vous rendre disponible.

4:39
Fabienne Keller

Alors quand on en discute en bureau politique, on n'est pas majoritaire, mais quand j'en discute sur le terrain avec les habitants, j'ai vraiment le sentiment qu'ils sont soulagés après cette élection présidentielle qui a été assez violente dans sa fin, et qu'ils souhaitent que les élus, le monde politique se mettent au travail, et que les réformes dont on parle depuis si longtemps, et bien voilà, on s'y met, c'est pas facile. Il y a aussi la question de l'équilibre budgétaire, donc des économies à faire, il y a des choix qui seront un peu douloureux, mais qu'on s'y mette pour qu'enfin cette machine à créer de l'emploi, elle redémarre et que ça redonne de l'espoir à tous les Français.

5:15
Présentateur

Je reviens sur le concept de coalition que vous évoquiez en début d'interview. La coalition, c'est aussi l'union de deux partis minoritaires à l'Assemblée. Quels sont vos projets chez Les Républicains pour cette législative ?

5:28
Fabienne Keller

Alors, le projet a été présenté hier par le parti Les Républicains. Il est assez proche, il est décliné des projets qui étaient présentés dans le cadre des primaires, et puis ensuite, au moment de la présidentielle, il décline les principales thématiques.

5:44
Présentateur

Ça, c'est pour la plateforme. Je parlais en termes de nombre, nombre d'élus.

5:50
Fabienne Keller

Ah ben, le souhait pour les candidats sur le terrain du centre et de droite, c'est bien sûr de gagner autant que possible.

5:55
Présentateur

Et de façon réaliste, vous pensez à quel chiffre ?

5:58
Fabienne Keller

Oh, je n'ai pas de boule de cristal, mais la situation la plus vraisemblable, c'est qu'il n'y ait pas de groupe majoritaire, seul, à l'Assemblée nationale. Et puis, il y a une autre idée, c'est que si on veut conduire des réformes et les porter dans la durée, c'est beaucoup plus fort si elles font l'objet d'un accord plus large, parce qu'à nouveau, elles seront difficiles, et qu'il faut les mettre en œuvre dans la durée, la constance. Il y a la dimension réforme, et puis après, il y a la persévérance qui la rend efficace.

6:30
Présentateur

Vous parliez à l'instant d'un Premier ministre que vous souhaitez, issu du rang Les Républicains, le nom d'Edouard Philippe, son téléphone a sonné ?

6:36
Fabienne Keller

Écoutez, je ne sais pas, j'imagine que son téléphone sonne beaucoup, mais je n'ai pas échangé avec lui hier. C'est en tout cas un homme de très grande qualité, qui a déjà un très beau parcours. Il est maire du Havre, donc il est très proche des gens, et je crois qu'on est en politique dans un défi de proximité, de crédibilité, et tout à la fois de capacité à piloter, à gouverner.

7:00
Présentateur

On a bien entendu le message. Merci Fabienne Keller, sénatrice, donc jupéiste, Les Républicains. Merci et bonne journée.

7:06
Fabienne Keller

Merci à vous.