Autoroute A69 : « Il y a l’état de droit. Il y a aussi l’état d’urgence climatique »,
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
monsieur le ministre clémentbaune resterez-vous sourd aux appels à arrêter le projet d'autoroute a69 entre Toulouse et castre vous annoncez depuis des mois que plusieurs projets routiers seront arrêtés parce qu'à l'heure de la planification écologique on ne peut pas faire comme avant c'est vous qui le dites et vous avez raison alors comment pouvez-vous refuser de remettre en cause la 69 ce projet autoroutier daté typique d'un temps révolu où étit clairement sous-estimés les enjeux écologiques votre ministère délégué est rattaché à celui de la transition écologique c'est pour lui que le Conseil national de la protection de la nature est chargé de l'expertise sur la biodiversité il a émis un avis défavorable sur ce projet autoroutier l'autorité environnementale compétente pour ce projet a rendu aussi son avis elle a a jugé ce projet anachronique reposant sur des données obsolètes et puis 1500 1500 scientifiques au moins certains parmi les plus respectés au plan international sur le climat vous disent que laa67 69 est un de ces projets auquels il faut renoncer monsieur le ministre qu'est-ce qu'il vous faut encore la parole est au ministre délégé en charge des transports monsieur Clément merci monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs monsieur le sénateur Jacques ferernck vous connaissez bien ce dossier et nous avons échangé en toute honnêteté avec vous à beaucoup de reprises sur beaucoup de sujets je connais votre honnêteté intellectuel peut-on rester sourd aux besoins des habitants du Tarne peut-on rester sourd aux élus très majoritaires de ce département et de l'ensemble du tracé de l'autoroute à69 qui l'attend et le réclam de depuis de nombreuses années et même des décennies peut-on rester sourd monsieur ferern quand on est un républicain comme vous l'êtes et j'ai demandé au préfet du Tarne de les réunir tous en préfecture il y a encore quelques jours à cet avis à cette impatience aux élus de différentes sensibilités politiques madame Delga du Parti socialiste monsieur Ramon du Parti socialiste le maire de castre qui est du parti les républicain il y a différentes sensibilités politiques et j'ai même entendu des écologistes qui font partie de la majorité régionale de madame delg qu'on dit que ça n'était pas un motif de rupture avec Caro delg signe qu'on peut au moins en discuter même si leur opinion est connue sur ce sujet peut-on rester sourd à tout cela quand dans une démocratie la décision publique vous importe comme elle m'importe et je dois la faire respecter quand il y a eu des 500 réunions public quand les élus dans leur immense majorité je le dis ont confirmé et reconfirmé leur avis et leurs attent quand les procédures juridiques que vous évoquez monsieur fernque parce que tous les avis que vous mentionnez ont été utilisés à l'appui de recours plus d'une dizaine tous et en encore un référé il y a quelques jours ont été écartés par le juge nous sommes dans une démocratie et dans un état de droit tout le monde a le droit d'avoir une opinion vous avez la vôtre elle est respectable on peut même manifester pour défendre son opinion il y a deux choses qu'on ne peut pas faire céder à la violence et j'aimerais que vous condamniez aussi les débordements les violences graves qui ont eu lieu face à nos forces de l'ordre face aux agents de l'État face au services publics samedi dernier dans le Tarne et il y a une deuxième chose il y a une deuxième chose quand on est républicain et quand on est démocrate vousoulettees qu'on ne peut pas accepter c'est quelle que soit son opinion ce n'est pas une minorité une minorité qui dicte sa loi à la majorité qui a affirmé sa position et la répété merci Monsieur FLI monsieur le ministre que ce soit bien clair mon groupe déplore mon groupe réprouve mon groupe condamne ces actes de violence ils ne sont pas tolérabl alors non je vous en prie ne les laissons pas nous empêcher d'être à la hauteur du débat de fond oui bien sûr il y a la légitimité d'élus qui ont porté ce vieux projet depuis longtemps bien sûr il y a l'état de droit il y a aussi l'état d'urgence climatique l'urgence pour la biodiversité et la légitimité des générations futures pouvoir admettre qu'on a pu se fourvoyer se tromper c'est ce qui fait l'excellence de la démocratie il n'est pas trop tard pour en être à la [Musique] hauteur
Jacques Fernique