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interviewFrançois Ruffin· 16 janvier 2026 75 min

François Ruffin en Tournée Générale ! (à Montluçon)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bernard Arnaud, première fortune de France entre à l'Institut de France à l'Académie des sciences morales et politiques. Faut le faire quand même parce que les sciences morales, le mec a menti aux ouvriers quand il a repris Jacques Saint-Fire en promettant de garder les emplois. Il a il s'est exilé fiscalement en 1981 à l'arrivée de François Mitterrand et comme quand le diable rouge François Hollande revenait à l'Élysée, il a menacé de fuir là encore en Belgique.

Il truque sur à peu près tout pour pas payer d'impôt dans notre pays en montant des holdings tous azimut à la fois à Malte et à Jerséy. Et enfin il espionne, vous savez, il espionne les journalistes, il espionne les concurrents, il nous a espionné nous à Fakir. Et je je marnotise et ça n'est pas lui qui est le méchant de la semaine, c'est Bruno Lemire qui a donc prononcé cette phrase sur l'intelligence, l'intuition et ainsi de suite.

Pourquoi je mets Bruno Lem comme méchant de la semaine ? Parce que bon, alors il a creusé la dette, vous savez comme jamais, à la pteuse et si la gauche a fait fait la moitié de ça, 1000 milliards d'euros, si la gauche avait creusé la moitié, le 10e de ce déficit là, on nous dirait tous les jours que c'est le Titanic. Lui, il a fait pour comment ? en diminuant les impôts des plus riches, Bernard Arnaud et compagnie en menant ça à l'air savant une politique de l'offre mais euh c'est pas et euh d'ailleurs avec Éric Lombard, son successeur au ministre de l'économie qui a admis cette semaine qu'il y avait une étude de Bercy qui disait que en effet les plus grandes fortunes de ce pays déclaraient zéro revenu fiscal et donc ne payent pas d'impôts sur le le revenu dans notre pays.

Et en plus Bruno Lemire, vous le savez maintenant, il travaille pour Macro Advisory Partners qui est un cabinet conseil américain. Je veux dire que dans ce moment-là, un ancien ministre français décide d'aller travailler pour un cabinet conseil situé à New York américain au moment où les États-Unis sont en train de menacer l'Europe de de au Groenland et menacer à peu près tout la la planète toute entière, ça devrait être une trahison à peu près une trahison nationale considérée à l'égal d'aller travailler pour les Russes aujourd'hui. Et mais ce qui me fait le choisir comme méchant de la semaine, c'est que normalement le rôle de Bruno Lemire est de nous protéger.

Le rôle de Bruno Lomer, c'est d'être finalement le patron de la c'était d'être le patron de la police fiscale. C'était de nous protéger des évasions. C'était nous protéger la tricherie des plus grandes fortunes de notre pays.

Et quand on voit qu'il y a une collusion comme ça avec un tricheur fiscal généralisé, ça signifie que il y a une corruption au sommet de l'État, une confusion entre les intérêts privés et les intérêts publics. J'ai une anecdote en tête. toujours à propos de Bruno Lemire, il y avait eu un scandale, je sais pas si vous vous en souvenez parce que les scandales se succédant, on les oublie mais qui s'appelait Open Luxe.

On avait découvert les journalistes, un consortium de journalistes qui avait des comptes offshore au Luxembourg et 17000 comptes ouverts par des Français et il y avait les 37 plus grandes familles françaises qui étaient concernées dont les Miliers au champ et compagnie dont Hermes mais dont aussi Bernard Arnaud. On avait donc ça représentait 100 milliards d'euros. Donc c'est des sommes absolument considérables hein 100 milliards d'euros.

Et en commission des affaires économiques avec mon collègue communiste Sébastien Jumel, nous interrogions Bruno Leire. On lui disait "Bah alors qu'est-ce que vous comptez faire sur Open Luxe là les 37 familles ? Qu'est-ce qu'il y a exactement ?

Je sais pas, j'ai pas vu. Alors moi, je revenais derrière, je dis "Ben si, vous savez, ça fait la une du monde que il y a de l'exil fiscal qu'ils ont ouvert des comptes offshore là-bas. Ah bon ?

Alors, je vais me renseigner. Vous imaginez, ça fait la une de la presse, on a là le le responsable de la police fiscale qui veut dire "Ah bah non, j'ai pas vu ça. Ça dénote une collusion absolue avec les malfras." Et donc je pense que et résumé dans cette scène qui se déroule à l'Académie des sciences morales et politiques, en fait tout le souci de notre pays.

Vous savez quand Sarkozy disait "Vous en avez assez de cette bande de racaille, on va vous en débarrasser." Mais en vérité, ce qu'on voit c'est qu'on a une bande de racaille qui est à la tête de l'État dans une collusion entre les intérêts privés et les pouvoirs public et que nous ne sommes pas protégés sur un holdup qui se déroule tous les jours sous nos yeux. Voilà pourquoi Bernard Arnaud à la limite il est dans son rôle.

C'est un rapace. Il cherche à prendre ce qu'il a à prendre. Dit c'est le capital, c'est presque normal.

Mais en revanche, ce qu'on demande, c'est à nos dirigeants politiques d'être là pour s'interposer entre le fort et le faible, d'être là pour s'interposer entre travail capital, d'être là pour s'interposer entre les intérêts particuliers de 500 Fortunés et l'intérêt général de tous les Français. Et voilà pourquoi je considère que l'attitude de Bruno Lemaire est finalement beaucoup plus grave que l'attitude de Bernard Arnaud et que il faut pas qu'on conseille qu'on considère ça comme un savat de soi. Voilà pourquoi cette semaine j'ai choisi comme méchant de la semaine monsieur Bruno Lemire.

Merci à vous. [applaudissements] Alors une autre chance de gagner des cadeaux. On a un petit quiz pour vous. un peu en rapport avec évidemment avec l'endroit où on est, mais ça va être très facile pour vous ici quand même.

C'est un quiz local. Alors bon, un quiz local. Euh première question, qui est le député en blouse ?

Ouais, voilà, c'est c'est vraiment c'est vraiment trop facile. Qui a dit ? Non non non, mais madame a déjà gagné.

C'est pas possible. C'est pas possible. Vas-y.

Est-ce que tu veux nous dire quelque chose à propos de Christophe Tivrier ? s'il vous plaît. Ben c'est c'est une emblème c'est l'emblème de commenterie.

Voilà. Vas-y. Euh je me souviens encore du merveilleux spectacle que Christou voilà que les élèves du collège avaient fait il y a quelques années.

Effectivement la société secrète la Marianne auudess de la boulangerie de son père. Oui. Ouais.

Il avait créé la société secrète la Mariane qui rassemblait des militants au-dessus de la boulangerie de son père. Il habitait à Durquille, c'est pour ça qu'on a le lycée Tivrier à Larquille et c'est de là que sont né toutes ces idées et qui a poussé aux élections. Il avait toujours sa blouse d'ouvrier à l'hémicycle.

Euh donc commenterie a était la première commune socialiste au monde en 1882 [applaudissements] d'une part et d'autre part c'est vrai que au moment où j'ai enfilé le le maillot de foot à la tribune de l'Assemblée nationale, j'ai eu pas mal de remarques de gens du coin qui nous ont dit bon euh ça nous rappelle Christophe Tivrier qui lui n'enlevait jamais sa blouse dans l'hémicycle. Je répondais "Mais est-ce que Christophe Trivrier a été imposé à 1500 € d'amende et euh à l'époque il ne l'avait pas été ? Alors euh 2è question qui est une question un peu un peu piège, j'avoue.

Euh en quelle année et où a été élu le premier maire socialiste du monde ? Oui oui mais non mais bon c'est pas grave, il a donné la réponse. On passe à la suivante. [rires] Deuxème question du coup quel monument parisien a en partie été conçu ici à Montluchon.

La Oui, tout à fait. Les quatre pieds de la tourelle ont été exactement. [applaudissements] Les DVD ont été pris, il reste plus que les bouquins.

Je suis désolé pour toi. Alors bah vas-y. Euh euh alors ouais la dernière question.

Euh qui a écrit la soupechou ? Celui que tu veux. Vas-y.

Vas-y. Ça c'est sur c'est falet. René Fallé. [applaudissements] Alors pourquoi euh pourquoi avoir choisi de poser cette question sur la sous-po René Falé ?

Parce que René Falet était un auteur du Bourbonnet donc du coin et c'est un auteur qui me tient à cœur. Je vais faire une longue digression. Euh pour moi, la soupechou, vous voyez à peu près euh le glode paysan du Bourbonis qui reçoit chez lui un extraterrestre, et bien euh c'est un film politique.

C'est un film politique. C'est un film politique pour deux raisons. La première raison, c'est une acceptation de l'autre.

L'alien arrive et plutôt que on se dise qu'on est menacé, qu'on sort le bazooka, qu'on va lui tirer dessus, qu'on va le rejeter, que fait le Glode, le paysan du coin ? Il lui ouvre les bras, il se met à picoler avec lui, il fait un concours de paix avec lui et en fait le le la soupchou est une, une populaire d'acceptation de l'autre. La deuxième raison, c'est ce que ce qu'on voit dans la soupechou, c'est une invasion d'un monde rural qui a ses traditions, qui a ses liens personnels par la modernité.

C'est un parc d'attraction qui vient s'installer, c'est le supermarché et ainsi de suite. Et René Falet vient montrer la beauté d'un monde qui pour lui est en train de disparaître. Je je vous dis euh pour moi c'est politique et c'est politique aussi de rendre hommage à la souspochou et à René Falé.

René Falé a reçu le prix du roman populiste. Moi populiste, c'est un mot qui m'a toujours plu en vérité quand on regarde dans le dictionnaire. Tu veux que je lise la définition du Robert ?

Donc populiste, il y a deux définitions. Il y a une définition littéraire qui s'applique peut-être plus et il y a une définition politique où le petit Robert précise que c'est souvent péjoratif. Et donc populiste, c'est un discours politique s'adressant aux classes populaires fondé sur la critique du système et de ses représentants.

Franchement, la critique du système et de ses représentants, j'ai pas de difficulté avec ça, mais même la définition littéraire, c'est courant littéraires s'appliquant à décrire avec réalisme la vie des gens du peuple. Je pense qu'en tant que journaliste, même en tant que porteur des voix populaires, on doit en faire une fierté de s'appliquer à décrire avec réalisme la vie des gens du peuple. que en en 2005 au moment du vote non sur le traité continu européen, je rappelle que les Français à ce moment-là ont voté non à 55 % et c'était 80 % chez les ouvriers et à peu près 80 % chez les agriculteurs aussi.

Et bien, il y avait eu un édito de Serge Julie dans l'ération qui parlait d'une épidémie de populisme. Et en vérité, ce mot de populisme est venu signifier le divorce entre les classes populaires et la gauche, entre la classe populaire et les élites en général, mais les élites de gauche en particulier. Et ça a été un divorce matériel dans les années 80.

Les élites de gauche, en gros, ont peu été touchées par la mondialisation. le taux de chômage euh des euh des des classes supérieures a pas augmenté dans les années 80 pendant que le taux de chômage des ouvriers lui était multiplié par 4. Donc il y a une base matérielle qui a fait que on n' pas eu du tout le même rapport euh à au multiculturalisme euh à euh à à l'ouverture des frontières et ainsi de suite.

Et ça c'est traduit aussi par un divorce culturel. C'est-à-dire que euh pour la gauche de cette époque-là, et il en reste des traces malheureusement aujourd'hui, aller au camping, jouer aux boules, enfin ce genre de loisirs populaire, même aller assister à des matchs de foot était pointé avec un ton snob comme quelque chose de de dégradant. Je le dis par exemple, moi je dis aujourd'hui comme président de la République, il nous fait il nous faut un mixte de Dominique de Villepin et de Patrick Sébastien.

Et je pense que le plus grand cabaret du monde par exemple, c'est pas une émission qu'on doit regarder euh à l'époque, on devait regarder avec des dins, c'est un lieu où s'exprimait des talents et ainsi de suite. Et voilà, je je pense qu'il y a quelque chose à travailler sur le le rapport de la gauche à la culture populaire. Et René Fallé était un bon médiateur en la en en la matière.

René Falet qui était euh un grand ami, vous le savez, de George Brassins. Et euh il me semble qu'on fait une mi-temps avec George Brassins. C'est bien ça ?

Exactement. Donc là, on se donne 5 minutes de pause, ça vous va ? Ça vous est-ce que Est-ce qu'il y a des questions d'abord ?

Oui, il nous reste 3 minutes sur des questions. Ouais. Question remarque tous azimut.

Allez-y. Camarade, tu veux dire un mot peut-être ? Toi ?

Ouais. Camarade Jean-Pierre, agriculteur. [applaudissements] Merci François.

Donc bonsoir à tous. Je me présente Jean-Pierre Fournier. J'habite à On est sur une exploitation agricole avec mon épouse sur 100 hectares avec 75 vaches au brac.

Et euh donc en ce moment, vous écoutez parler beaucoup d'agriculture entre la DNC ou aussi le mercossure. Sur la DNC, je vais passer vite. Alors, on est contre à 100 % les abattages totaux, on va dire.

Moi, j'appelle ça plutôt l'euthanasie totale, voire du bovicide parce qu'on peut utiliser ce mot. Euh, je m'imagine même pas recevoir ces gens-là pour abattre mon troupeau. Il y a 30 ans qu'on travaille dessus.

Euh alors, on est frileux sur les vaccins aussi parce qu'il y a 30 ans qu'on ne vaccine aucune bête. On n pas plus de problèmes, voire moins que les élevages plus intensifs qui qui vaccinent à gogo et qui avec très peu de frais vétérinaires. Voilà.

Donc, il faut que ces gens-là, ils apprennent aussi à connaître bah la nature, comment que ça fonctionne et tout ça parce que on peut travailler autrement. Voilà. Et je pense que c'est dans l'intérêt aussi du consommateur.

D'ailleurs, on voit s'élever des voies où les gens demandent à ce qu'il y ait des labels euh de avec de la viande sans vaccination et je pense qu'on va y venir. Mercure, mais je vais parler maintenant du mercur vite fait. J'ai été euh responsable syndical au niveau départemental du MODEF, un petit syndicat agricole et on a euh en 91, j'ai été tabassé par les CRS parce queon avait arrêté des vaches polonaises euh deux camions de vaches polonaises et donc j'ai été même auditionné tout ça mis en cellule pas longtemps mais quand même et donc déjà ça existait, il y avait le Gat, les traités du GAT, il y a eu le CTA, il y a eu tout ça.

Donc c'est pas nouveau le Mercosur, il faut le savoir. Ce qui est grave, c'est qu'on est devenu déficitaire au niveau production de viande. On nous impose le mercur avec des normes que n'ont pas et que nous on a et il y en a qui disent "Ouais, mais il faut qu'au moins ils aient les mêmes normes." Non, faut que nous on reproduise plus pour être autonome, pour avoir une souveraineté alimentaire.

Parce que si on commence à dire comme ça, il faut qu'ils aient les mêmes normes que nous, ça veut dire qu'on accepte qu'on qu'on en reçoive. Et ça, faut l'éviter au tout. Et une dernière chose que je vais dire vite fait, c'est que euh l'agrandissement des exploitations, c'est bien beau, mais ce n'est pas une source de souveraineté alimentaire parce qu'on s'aperçoit qu'avec des exploitations petites ou moyennes, on produit plus en produisant mieux que dans des des exploitations industrielles, on va dire.

Voilà, avec une qualité de vie pour les agriculteurs qui est meilleure parce que on voit des gens qui sont la tête dans le guidon qui réfléchissent plus, qui investissent à gogo, qui euh voilà. Alors, je termine en disant que je suis fier de mes deux filles parce qu'elles vont reprendre notre exploitation dans 2 ans, donc sur une centaine d'hectares. Elles espère vivre de de ces 100 hectares sans avoir des des milliers des enfin des centaines d'hectares et tout ça quoi.

Nous, on a vécu avec un SMIC pour deux par exemple depuis plusieurs années avec mon épouse sur l'exploitation. Voilà. Et je terminerai en disant une parole de PP Mourik qui disait "Je ne fais pas l'apologie de la pauvreté, je fais l'apologie de la sobriété." Voilà. [applaudissements] [applaudissements] On n pas fait de chapitre Mercure parce que j'en ai parlé toute la semaine mais je redis que moi j'ai vu ma Picardie se vider ses usines au profit d'une Chine devenue l'usine du monde.

J'ai pas envie de voir mon pays se vider de ses fermes au profit d'un Brésil devenir la ferme usine du monde ou d'une Ukraine devenant la ferme usine de l'Europe. Et Jean-Pierre a raison de dire que c'est pas nouveau. Il y a eu le CTA, il y a eu les accords du GAT, il y a eu les accords de Marrakech en 1994 et ainsi de suite.

Le souci c'est que je pense que on est on veut marquer un point d'arrêt. Cette histoire là justement on veut qu'elle s'inverse, veut qu'on en finisse avec ça. Au fond, on a des dirigeants qui sont on va y revenir en deuxième partie avec d'Orient Urban de la CGT des forges de commenterie sur la question industrielle.

On a des dirigeants qui sont en complet désaccord sur le chemin avec là où veulent aller les gens. Et donc évidemment ça ça nourrit le pire. et se dire que le traité sur le Marcosur doit être un point d'arrêt parce que derrière Ursula Vererleyen, elle veut continuer à signer des traités là avec l'Inde, avec l'Australie, avec l'Indonésie, avec la Malaisie, enfin voilà, elle a elle veut être la championne du grand déménagement du monde.

Et moi, je dis c'est le combat de ma vie depuis la l'usine Whirlpol de 2001. Ça fait 20 ans que je me 20 25 ans que je me bagarre pour en finir avec ce grand déménagement du monde quoi. [applaudissements] On reprend la 2e mi-temps avec Deorient d'Urban qui est délégué CGT chez Eura Style à Commenterie. [applaudissements] Donc, tu voulais un petit mot sur les forges de commenterie que tu as été fait voir aujourd'hui.

Euh, entreprise crée en 1846 et qui a appris le 3 novembre que sur 240 emplois, il en resterait que 47. Euh donc il y aurait beaucoup beaucoup de suppression de poste avec un arrêt rapide de l'acier et du recyclage. Et bah donc nous notre question d'Orient ce soir c'est comment est-ce que vous avez appris cette nouvelle et comment vous avez réagi en tant que délégué.

Donc pour bon, bonsoir tout le monde déjà dans un premier temps. Donc pour refaire un petit peu l'historique de l'entreprise, donc on est une société qui fait historiquement des aciers rapides. Donc c'est de l'acier qui sert à fabriquer des outils coupants, donc des tarots, des forêts, des choses comme ça qui sont utilisées majoritairement dans le l'usinage de bloc moteur, de voiture, de choses comme ça.

Et depuis 2016, on a vu une nouvelle activité qui était venue qui était venue se greffer sur le site de commenterie en complément. C'est c'est une production de recyclage. Donc on recycle les catalyseurs pétroliers ainsi que les batteries alcalin salines qu'on retrouve le plus souvent dans les les télécommandes, les choses comme ça le plus courant et aussi des batteries NIMH.

Donc cette activité cette activité était vendue comme quelque chose qui rapportait de l'or depuis le jour où on l'avait mis. Bon ça avait demandé de la mise au point bien évidemment ça se fait pas ça se fait pas tout seul. C'était quelque chose qui rapportait de l'argent.

Bon on voyait bien que les comptes étaient un petit peu déficitaires depuis quelques années. Ça c'est malheureusement dû à un groupe minieramet dont on était propriétaire qui va bientôt y avoir 3 ans à décider de nous céder à un fond d'investissement Saintma Capital. Donc je vous fais pas de dessin avec un fond d'investissement de ce qui peut se passer.

On est en plein dedans. Donc ce fond d'investissement nous a totalement totalement abandonné. Ce sont se sont focalisés sur nos usines de Suède qui ont une production différente.

Ils font de l'acier sous forme de poudre. Euh donc ils nous ont absolument pas accompagné. Quand on accompagne pas une entreprise, qu'est-ce qui arrive ?

Évidemment, de toute façon, ça finit par se casser la figure. C'est ce qui est c'est ce qui arrive quand on n pas un industriel à la tête. Donc fort de ce constat là, on voyait bien que ça commençait de de décliner.

On a eu un CSE extraordinaire qui s'est tenu le 3 novembre. Donc c'était censé nous annoncer des orientations stratégiques. Donc fa mode orientation stratégique, je pensais pas que c'était des orientations de ce genre-là.

Donc ce qui est arrivé c'est qu'ils nous ont annoncé l'annonce a été faite pas not par notre PDG en visio. Madame n'a pas voulu se déplacer nous a annoncé écoutez ça va mal la décision qui a été prise. Donc voilà où est-ce qu'on en est.

Ils ont décidé d'arrêter les deux productions majeures de commenterie en laissant seulement 47 personnes. Ces 47 personnes, de toute façon, on sait très bien que sur le long terme, ça pourra pas être viable pour le site. Et euh nous, on est intimement convaincu que s'il a cette production sur le site de commenterie, bon peut-être que provisoirement, ils ont pas de solution, mais deuxièmement, c'est que sinon faudrait dépolluer le site.

Donc, un site industriel de 1846 qui a vu passer de l'huile pendant des décennies, vous doutez bien qu'il va falloir creuser profond. Donc financièrement, c'est très compliqué. Ça va ?

Euh juste on va venir sur votre projet parce que vous avez un un un vrai projet pour la suite. Je vais revenir un tout petit peu sur le passé. D'abord quand je lis les propos de la direction, il y a un mot, c'est la première fois que je le rencontre et ça m'a surpris, c'est le mot détourage.

Faut voir que normalement, on appelle ça les fermetures d'usine. Ils ont trouvé ensuite des formes d'euphémisme avec plan PSE, plan de sauvegarde de l'emploi. C'est-à-dire, il faut c'est Orwell quand on détruit de l'emploi, on dit qu'on en sauvegarde.

Mais là, ils ont trouvé un nouveau mot. Ce qu'ils font dans votre cas, c'est juste du détourage. C'està-dire que c'est un truc de Photoshop.

Je sais pas si vous voyez, vous détourez l'image et bien là, ils disent voilà on détour c'estàdire que bon ben il y a tout ça qu'on va enlever et puis bon on garde le truc au milieu sur les l'acier poudre c'est ça ouais et le reste on le détour on l'enlève c'est dire l'uphémisation comme si c'était juste une histoire de logiciel quand il y a évidemment des vies qui sont derrière je voudrais revenir sur un point commenterie les forges c'était vous étiez leader mondial sur l'ass rapide La rapide. Oui, l'activité historique. Vous aviez les brevets sur l'assci rapide.

Comment ? Et ça c'était jusqu'en 2006, vous étiez leader mondial. Comment ça se fait que 20 ans plus tard, il y a plus rien ?

Bah, je pense que le souci, alors moi 2006 évidemment étant de 94, j'étais un peu jeune mais euh on a beaucoup de personnes expérimenté sur site. Est c'est comme la Révolution française, on l'a pas vécu mais on en parle quand même quoi. C'est ça.

Non mais je pense que le problème qu'on a c'est comme tout, c'est que quand on est racheté par des gros groupes comme nous on avait été racheté à l'époque par le groupe Eramet. Euh de toute façon, c'est des groupes qui qui investissent pas forcément sur les sites de la même façon. Et on avait plusieurs plusieurs entreprises qui étaient sous le gros péramètre d'obérie du Val.

Ça s'est toujours tiré les pattes entre tous les sites. Sauf que les Duuval étant les patrons, étant les principales actionnaires du groupe, de toute façon l'argent elle est pas chez nous hein. Donc on payé un peu pour les autres, on les a payé quand eu allait mal sauf que le jour où nous on allait mal, il y avait plus personne pour nous soutenir quoi.

Donc à petite fois les investissements venaient plus chez nous. Il y a eu des choses de faites mais ils nous ont complètement abandonné. Euh quand je regarde l'histoire de votre groupe, au fond vous êtes un cas d'école.

Malheureusement, des cas d'école, j'en ai plein. Mais vous êtes victime d'un double pillage. Vous êtes victime d'un pillage, je dis par l'est et sur le travail.

C'està-dire en l'occurrence en 2006, il y a une Johne vinture avec un groupe chinois Pyong Gangong, il s'appelle, il me semble, quelque chose comme ça. Ouais, c'est ça, hein. Et euh euh donc déjà la Chine vient à cette époque là d'entrer dans l'Organisation mondiale du commerce.

En plus, vous faites un John Venture, il y a un ingénieur qui euh va en Chine. Manifestement, ils sont capables de copier les processacier rapide, de mettre en place un système et donc évidemment le coût du travail est moins élevé en Chine. Pas besoin de d'expliquer plus loin.

Et vous êtes victime d'un deuxième pillage par l'ouest, non plus sur le travail mais sur le capital. Et là, c'est des fonds de façades belges mais en vérité américain au 3/4 derrière. Saintma Capital qui vient euh détourer, reprendre ce qui lui paraît être l'activité la plus rentable et jeter le reste et avec un laisser faire des politiques en la matière euh qui qui laisse faire.

Maintenant, je voudrais que tu nous dises un peu parce que en fait c'est ce qui m'a intéressé qui fait que quand euh il y a eu l'appel de Marina que je me suis plongé dans votre projet, ça m'a intéressé et je me suis dit ben on peut y aller. Est-ce que tu pourrais nous dire vous vous avez pondu un projet en intersyndical ? D'ailleurs, je le signale avec il me semble FO et la CFE CGC euh et euh vous avez mis sur pied un projet avec des un cabinet d'expertise.

Est-ce que vous pouvez nous dire ce que c'est votre projet pour ce que vous voulez faire pour la suite ? Oui. Donc en fait ce qui s'est passé c'est qu'au lendemain des annonces, donc le 3 novembre euh enfin une fois que les annonces ont été faites dans un atelier par la direction parce que l'ord dit c'est de question d'annoncer ça, vous vous débrouillez annoncer une pourriture pareille.

Donc une fois que les annonces ont été faites, on on s'est réuni des salariés de tout gor de métier autour d'une table dans une salle. On a dit bon maintenant on fait table race de de l'historique et qu'est-ce qu'on peut faire pour sauver l'usine ? Alors je vous avoue que c'est très enfin c'est vraiment très impressionnant quand on se retrouve avec tout corps de métier, tout niveau en se disant maintenant qu'est-ce qu'on fait ?

Donc la si rapide comme je le disais enfin on est on est plus du tout on a de la concurrence de tous les côtés. La Chine nous a nous a mangé donc c'est plus possible. Donc on a dit nous qu'est-ce qu'on peut faire autour du recyclage ? parce que le recyclage, on y croit, c'est une question de souveraineté nationale et je rappelle qu'on est les seuls à le faire en France et en Europe, il y a des modèles qui existent mais pas du tout les mêmes que les nôtres.

Euh donc en fait ce projet donc on a réussi à trouver une une possible solution de réorganiser complètement le l' enfin le le fonctionnement du site autour du recyclage. Donc on a on si vraiment on arrivait à construire ce projet, on arriverait à sauver un nombre très significatif de postes. C'est compliqué de parler nombre de postes parce que évidemment c'est pas c'est pas fait, c'est pas abouti.

Mais sur les 190 qui seraient potentiellement supprimés, on arriverait peut-être à en sauver une centaine. Donc c'est quand même pas rien. Par contre, faut quand même se faut quand même se dire qu'on en laisse sur le carreau.

On aura pas le choix. Et donc quand on avait présenté cette ce projet à la à notre direction, on l'a fait sur Clermont parce que la PDG voulait pas rentrer sur le site de commenterie bien évidemment. Donc on leur a dit "Écoutez, est-ce que vous aviez trou est-ce que vous aviez regardé tous les scénarios ?" Je lui ai dit comme ça.

Elle me dit "Oui, on a tout regardé, on a aucune solution." Bon ben, j'ai écouté, on repart, ça sert à rien. Si vous avez tout regardé, ce qu'on a fait, vous l'avez fait aussi.

Oui, mais non, on n pas regardé ça. Non, parce qu'ils sont jamais posé la question de ce qu'on pouvait faire. Donc ce qui s'est passé, c'est queils sont mis d'accord pour regarder le projet.

On a un groupe de travail, on a fait la deuxième réunion hier euh justement pour tout pour construire ce ce projet parce que évidemment nous, on n pas toutes les données, on a besoin du contrôle de gestion du groupe. Malheureusement, on a besoin d'eux même si on pourrait on aimerait bien s'en passer. Mais donc la première réunion qui a eu lieu, ça s'est très mal passé parce qu'ils ont passé 2 heures à détruire point par point ce qu'on avait monté.

Donc vousz bien qu'on en est pas resté là. Quand on avait rendez-vous avec le ministère, on leur a dit quand ils nous ont demandé un petit résumé ce qu'il y avait eu. J'ai dit ça va pas être possible de travailler comme ça, faut qu'ils y mettent du leur.

Donc il y a quand même eu des retombées parce que hier la deuxième réunion, ils sont venus avec des chiffres et on a une vraie base de travail. Donc par contre, je dis pas que ça change leur optique de sûrement pas le faire, mais par contre, on a au moins des chiffres et on va pouvoir construire avec eux le projet pour voir s'il est s'il est viable à fin. Ouais.

Je je viens sur trois points dans votre projet. La première chose, c'est la question de la démocratie. Moi, je pense que on changera vraiment le travail dans notre pays si les salariés ont leurs mots à dire sur ce qui se passe dans l'entreprise.

Et je suis partisan d'une démocratie et ce que ce que vous avez fait en mettant tout le monde dans toour de la table en disant qu'est-ce que c'est le projet qu'on veut faire ? Je dirais que de la même manière dans les établissements scolaires, il faudrait que tout le personnel, les AESH aussi, les enseignants, tout le personnel puisse se mettre autour d'une table et discuter de notre projet, qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui va pas. Et moi, je vois la nécessité de mettre une démocratie dans l'entreprise à la fois par le haut, c'està-dire un/ers de salariés présent au conseil d'administration qui peut peser sur la stratégie de l'entreprise et une démocratie par le bas.

Je suis pour une demi-journée par mois où les salariés puissent se réunir sans leur hiérarchie et discuter entre eux de l'organisation du du travail, comment ça se passe et ainsi de suite. Bon, c'est la première chose, c'est la question de la démocratie et votre démarche, elle montre ça. La deuxième chose, c'est la question écologique parce que ce que vous vous proposez de faire, c'est en vérité un projet écologique en disant bah plutôt que d'aller chercher des nouveaux minerais, il y en a qu'on peut recycler, on va commencer par recycler ça.

Je dis pour que c'est une raison supplémentaire pour en faire un projet d'avenir. Enfin, le troisème point c'est la question du capital parce que ce qui vous manque finalement c'est du capital pour pouvoir mener ce projet. C'est ça.

Euh donc dans ce projet alors le problème de l'usine de commenterie parce qu'on écoute souvent est-ce qu'il y a possibilité de faire une scope ? Est-ce qu'on peut faire quelque chose comme ça pour avoir un ordre d'idée si on voulait redémarrer une partie de la production qui s'est arrêtée il y a quelques temps parce que ils on a vidéos de ce qu'on avait. Si on veut redémarrer, il faut déjà 6 millions d'euros juste pour acheter la matière.

Donc faire une scope, vous pensez bien que c'est un peu compliqué. Euh dans le projet, le projet serait conditionné à un achat d'équipement qui s'appelle une granulation. Alors, je vais pas rentrer dans le détail.

En gros, aujourd'hui, quand on fait donc quand on fond du métal, on fait des lingots de 450 kg et demain, on on souhaiterait le faire en granulé parce qu'on s'ouvre un marché illimité. On trouve des on trouve des clients qu'on a pas aujourd'hui. Il il y a beaucoup de demandes.

Il faut tu réclames, tu demandes combien là il faut combien ? Il faut qu'on te donne combien ? Là c'est un projet à 56.

Bon ça va. Bah si on peut se cotiser, moi ça me va mais c'est un projet à 56 avec 2 millions d'aide de LAAD qui avait été chiffré déjà. D'accord.

Donc ça fait 3l6. Et moi ce que je leur ai dit c'est écoutez si on sauve si on sauve sans emploi ce qui est pas passé dans les dans le PSE pour le Supra vous le mettez dans l'entreprise. Donc c'est un peu plus vertueux quoi.

Donc ça aime pas trop. D'accord. Évidemment.

OK. Euh pour terminer, enfin, il y a une journée qui est prévue sur l'industrie à l'Union locale CGT, il me semble le 30 janvier. Le vendredi 30 janvier, ça on nous a dit ça d'une part.

Donc j'ai pas eu le temps de regarder. Voilà. Et surtout, il y a une autre date, c'est vous, vous avez une date butoire au 12 janvier puisque le PSE euh le 12 février, excuse-moi, évidemment, au 12 février puisque le détourage, le PSE se termine le le 12 février.

C'est la fin de procédure fin de procédure légale au 11 février. Envoie envoie à l'inspection du travail le 12. 11.

D'accord. Bon et donc bon et donc il y a la nécessité pour vous d'avancer très vite sur ce projet là ou de de faire reculer la date. Je dis il y a toujours une cartouche.

L'État a la possibilité de ne pas homologuer un plan social et de faire repousser les délais pour que pendant ce temps-là vous puez trouver un repreneur, vous pouviez suer trouver des capitaux, vous avanciez davantage sur votre projet. Oui, donc c'est ça. Donc c'est on a des discussions avec le cabinet à Ber donc la MIRE ceux qui s'occupent de la restructuration d'entreprise.

Donc je pense que la la dernière des solutions qu'on aura de c'est d'essayer de gagner du temps au moment de la de l'homologation du du projet d'accord parce qu'évidemment ils veulent essayer de nous faire signer tous les articles un par un sauf que c'est hors de question parce que si jamais on signe, on bénit le truc et ça passera par l'inspection. Donc ils y regarderont pas. Et je pense réellement qu'il y a une possibilité de de gagner du temps.

Ce sera pas un miracle mais ça nous laissera au moins des opportunités pour essayer de trouver une solution. Très bien. Merci d'Orient et un grand bravo à toi et à tous les camarades dans votre combat.

Euh [applaudissements] je le dis euh on a déjà Charline est où Charline qui est l'experte qui nous accompagnait cet après-midi a déjà rédigé une question écrite au gouvernement. C'est sur son cahier là pour demander au gouvernement que la banque publique d'investissement finance le la transformation de l'usine et c'est une possibilité qui existe quand même avec la BPI. L'État a ça et peut pas dire juste on trouve pas de repreneur, on trouve pas d'investisseur.

Ça je pense qu'on abordera le sujet demain après-midi avec les services de l'État. Et donc nous on a déjà tout sur notre cahier et c'est envoyé pour être dans les tuyaux d'une question écrite au ministre de l'économie dès demain si vous nous donnez le feu vert. Voilà.

Bah c'est super. Je te remercie et puis je vous remercie tous pour votre soutien. [applaudissements] Merci.

Je voudrais profiter. Alors je vais être un peu long là c'est le discours, hein. Mais je voudrais profiter de enfin profiter entre guillemets mais m'appuyer sur le cas Éracile sur les cas des forges de commenterie pour nous poser deux questions.

Vous savez il y a plein de trucs sur lesquels on a l'impression que notre pays marche sur la tête. et je voudrais aborder ces sujets-là, euh comment on fait pour remettre notre pays à l'endroit euh euh dans la série de bistro qu'on entame comme ça. Euh deux questions.

La première question, c'est comment ça se fait qu'on a un gouvernement qui ne cesse de dire réindustrialisation et que pendant ce temps-là, la désindustrialisation se poursuit ? Deuxème question, comment ça se fait qu'on a une épargne record dans notre pays et que pourtant sur les forges de commenterie mais sur à peu près tout le reste et ben on ne trouve pas le capital et que même on dit qu'il faut faire des sommets à Tus France pour attirer les capitaux américains. Voilà les deux questions que je voudrais traiter avec vous ce soir.

D'abord pourquoi la première réunion qu'on fait de ce tour de chauffe quelque part est sur l'industrie ? Parce que depuis 25 ans mais même auparavant, avant même d'écrire dans mon journal, je suis absolument convaincu qu'un pays qui n'a pas de base productive de base productive matérielle, qu'il s'agit de la base productive matérielle de l'agriculture ou de l'industrie, c'est un pays qui est cuit. C'est un pays qui se place en situation de dépendance sur à peu près tout.

C'est un pays qui à qui manque les richesses évidemment pour financer l'hôpital, pour financer l'école, pourut financer à peu près tout derrière. Or euh si jamais on est pass on est passé aujourd'hui sous la barre des 10 %, vous savez hein, la part du PIB dans l'industrie dans le PIB est passé sous la barre des 10 %. Ce qui nous met maintenant à la hauteur de la Grèce.

Il faut bien voir que c'est un choix politique. Ce n'est pas un malgré soi. Ce n'est pas, comme ils l'ont répété à cause du coût du travail, ça c'était leur excuse.

C'est un choix politique qui a été opéré par nos gouvernements depuis les années 80. Qu'est-ce que c'était le raisonnement ? Le raisonnement c'était que bon bah voilà, il y avait la mondialisation, il y avait l'européanisation et finalement l'industrie c'était un truc qui était un peu vieux.

Ça pue, ça pollue, c'est le passé, c'est dépassé, il faut s'en débarrasser et ils s'en sont largement débarrassés. Alors euh il y a euh les boîtes euh à Diceo, il y a des boîtes chez moi je peux nommer Abellia, euh il y a des boîtes qui s'appellent Pariso, siège de France, on les connaît pas mais dans des tous les territoires, ce sont euh des centaines et des centaines de petites entreprises, de petites industries qui ont disparu comme ça. Mais pour le comprendre, il faut regarder ce qu'ils ont fait nos fleurons.

Vous prenez juste la lettre A harcelor c'estàd usinor qui a fusionné d'abord avec les luxembourgeois espagnol et ensuite qui a été cédé à Mital l'indien et qui a contribué à dépesser notre outil stratégique en matière de sidérurgie et qui là veut continuer et avec des dirigeants politiques qui laissent faire. Toujours dans les A, vous prenez Alcatel à notre euh fleuron en matière de télécommunication avec qui a été cédé aux Américains puis à Nokia et qui avec un un PDG à l'époque, Serge Churuc, qui disait qu'il voulait faire du fabless, c'est-à-dire une entreprise sans usine, sans main d'œuvre parce que ça serait plus propre et qui à l'époque était applaudit comme étant un visionnaire par toute l'élite médiatique, politique, économique de l'époque. Mais vous prenez encore toujours dans les un alstom que à notre fleuron en matière d'énergie que Macron cède aux Américains de général électrique et qui à son tour dépessé.

Mais vous prenez Péchiné, notre fleuron en matière d'aluminium qu'on a cédé à euh Alcan, le groupe canadien puis à Riotinto. En fait, quand on regarde nos fleurons industriels, on comprend qu'on a une élite des dirigeants euh politiques qui ont quelque part trahi notre pays en trahissant l'industrie et en laissant tomber les ouvriers. et jusque Emmanuel Macron évidemment.

Alors Emmanuel Macron du rapport à qui dit il faut s'inscrire pleinement dans la mondialisation mais le Emmanuel Macron de 2017 quand il est élu qui dit voilà c'est Schum Peter qui doit l'emporter ce qui doit être détruit doit être détruit parce que ça fera mieux renaître ailleurs. Et donc en gros si on perd des usines de papier si on perd des usines de fabrication de barquettes d'aluminium si on perd ce genre de de vieux truc là c'est pas grave parce que nous on aura la startup nation. Donc ça c'est encore en 2017, c'est la rangaine qui nous est servie par les élites de notre pays.

Et puis il y a un événement qui change la donne dans les discours. Cet événement c'est la crise Covid parce que nous on en a pas été surpris. On n' pas été surpris de se retrouver à poil.

On n pas été surpris de plus être capable de produire des masques. Et c'est ma mère avec des infirmières qui se sont mis à coudre des masques sur leur machine à coudre. Vous avez dû vivre ça ici.

Ce sont des des directions d'hôpital qui sont allé acheter de la toile de jardin chez Jardinand pour faire ou chez Truffo pour plus de médicaments, d'anesthésians qui faisaient que non seulement on avait des gens qui mouraient dans les hôpitaux mais en plus qui mouraient dans de grandes souffrances parce qu'il on avait plus les médicaments et nos dirigeants ont découvert à quel point on était en situation de dépendance que on attendait les livraisons de masque et les avions sur le tarmac de l'aéroport Charles de Gaul parce qu'il y aurait des masques à l'intérieur. Et à cette époque-là, Emmanuel Macron retourne sa veste et dit "Déléguer à d'autres notre protection, notre santé, notre alimentation est une folie." Donc en gros, le libre échange mondialisé est une folie.

Ça sur le discours, ils ont changé mais en vérité dans les faits ça peut changer. Par exemple, je prends un exemple qui est le cas du masque. Sur le masque, il y a eu des dizaines de millions d'euros qui ont été donnés pour recréer des usines de masque dans notre pays.

Et pourtant, je rends visite à euh au patron des masques français. Donc, le patron des patrons du masque français, le responsable de la Fédération qui a une usine qui se trouve à côté de Montpellier. Je vais le voir et euh euh le chef de la tuerie me dit "Bon bah allez, puisque vous êtes là, on va remettre en route les machines." Je dis "Bah bon, pourquoi elles tournent pas les machines ?" Bah il dit "Non, ça tourne pas." Euh et mais comment ça se fait ? 99,9 % des masques sont d'importation chinoise. 99,9 99,3 % de la commande publique, c'està-dire des pompiers, des hôpitaux, des lycées, des collèges, c'est d'importation chinoise.

Ce sont des vraies statistiques, hein. Et donc évidemment, si vous recréez un outil industriel mais que derrière vous laissez les frontières ouvertes pour l'importation de produits à moindre coût, et ben ça participe pas à faire renaître l'outil industriel. D'où euh un échec complet de la réindustrialisation.

Et au fond, notre base productive aujourd'hui, elle est malgré les les centaines de millions, les milliards, les dizaines de milliards qui ont été injectés là-dedans, notre base en matière industrielle, elle est inférieure à ce qu'elle était en 2017 ou en 2019. Euh je donne les solutions, je donne nos solutions. D'accord ?

Il y a quatre choses à faire. Faut pas croire que c'est compliqué, c'est juste que comme ils veulent laisser faire le marché, ils font pas ce qu'on a besoin de faire. La première chose dont on a besoin, c'est des protections.

Il nous faut des taxes frontières, il nous faut des barrières douanières, il nous faut des quotas d'importation. Je donne un exemple. Vous avez eu ADCO là qui avait une molécule qui servait alors je me souviens plus la métionine, c'est ça ?

Mais qui servait à nourrir les volailles et les bestiaux. On a eu le même cas l'année dernière à Amien sur une autre molécule qui s'appelle la Lisine qui est et on avait Eurolisine qui est le dernier fabricant de cette molécule toujours pour les ports et les volailles en Europe dernier fabricant. On l'a sauvé l'usine.

Pourquoi ? parce que la Commission européenne a relevé de 80 % ses taxes aux frontières de l'Union européenne sur les importisations chinoises qui étaient deux fois moins cher, bien que cin fois plus polluantes. Donc voilà, protection, la protection, la protection, la protection, c'est toujours une nécessité.

Deuxième solution, évidemment, il faut conjuguer ces solutions. Il s'agit pas de faire l'un ou l'autre. Deuxième solution, il faut des aides ciblées.

Oui, je suis favorable à des aides à l'industrie, mais les aides, elles doivent être ciblées sur l'industrie. On doit cibler, on ne doit pas arroser. Or aujourd'hui, quand on fait par exemple Hollande fait le crédit impôt compétitivité emploi, le CICE colossal milliards d'euros, qui en bénéficie le plus au champ casino et Carrefour.

C'est-à-dire ce sont pas des groupes industriels, ce sont pas des groupes qui sont en concurrence à l'international, ils sont en concurrence sur le territoire national. Donc des aides public là-dedans, ça n'a aucun intérêt. Mais là, ils vont supprimer la CVAE, contribution sur la valeur ajoutée des entreprises entre 3 et 4 milliards d'euros. et ils nous disent "Oui, c'est pour l'industrie parce que 1/4 va aller à l'industrie." Mais ça veut dire que les 3/4 de ce qu'on donne là, ça va pas à l'industrie, ça va aller aux banques, aux assurances et à tout le reste.

Donc il faut cibler. Et cibler sur l'industrie, c'est une mesure qui sera beaucoup plus efficace et qui sera beaucoup moins ruineuse pour le budget de l'État. Et il faut cibler sur les PME.

C'est pas vrai que c'est par les grands groupes. Les grands groupes, ils ont détruit de l'emploi depuis 10 ans. D'accord ?

Là où se crée l'emploi dans notre pays, c'est par les PME. Et donc c'est ce tissu-là euh qu'il faut le plus soutenir. 3è solution, il faut des tarifs stables en matière d'électricité.

Vous savez que on produit l'électricité en France, on consomme l'électricité en France et pourtant ça passe par un tarif européen l'électricité qui se passe ce que Marina a décrit c'estàd une augmentation de 400 % dans les collèges mais une augmentation de 400 % ou doublement triplement quadriplement des prix complètement instables aussi pour les artisans, pour les commerçants et pour l'industrie qui a besoin de stabilité de savoir quels seront ses coûts dans la durée. Enfin, le 4è point et c'est là-dessus que je vais être long et on m'a dit que je serai chiant. On m'a dit que je serai chiant.

Mais je vais essayer de de vous dire combien parfois être chiant est important. La mobilisation de l'épargne nationale, c'est un sujet clé. Alors, on a parlé des fores.

Je vois Philippe qui est là. Philippe, j'ai croisé hier, je donc on était hébergé à l'hôtel des ducs de Bourbon en face de la gare. Je rentre dans le hall de l'hôtel et il y a un gars qui sort dans un fauteuil roulant un peu bizarre.

Je dis bah qu'est-ce que c'est que ce truc ? Vous êtes en situation de handicap ? Non non, je viens me montrer qu'est-ce que c'est mon appareil parce que je l'ai créé il y a combien de temps ? 12 ans ?

Il y a 12 ans. Je l'ai créé il y a 12 ans pour mon beau-père qui est en situation de handicap. des fauteuils traditionnels, ils étaient trop grands et donc ça passait pas.

Il avait plus la force de le faire en manuel. Donc j'ai créé un fauteuil surmesure. Le truc, franchement, c'est une autootamponneuse, quoi.

Euh euh donc c'est vraiment c'est super. On s'avance, il y a même pas besoin de rien faire. On s'avance, la machine, elle comprend qu'il faut avancer, on se recule, ça freine.

Enfin, c'est vraiment le truc est génial. Et je lui dis bah vous êtes donc ça c'est un prototype. Il dit "Non, non, on le vend, on le vend beaucoup plus à l'étranger et ainsi de suite.

Vous êtes combien de salariés ? On est deux. Qu'est-ce que tu as comme problème ?

Bah, j'ai comme problème que moi j'ai besoin d'embaucher un commercial, j'ai pas d'argent pour embaucher un commercial. Voilà, on a des talents dans notre pays et ce talent peut pas se développer parce qu'il a pas le capital pour financer un commercial, pour financer peut-être une ligne de production et ainsi de suite. Donc d'abord, on peut saluer Philippe parce que vous avez [applaudissements] mais ce que je décris sur l'absence de capital pour ça, c'est vrai de manière générale dans le pays, c'est vrai sur l'industrie mais on peut si on a besoin de défense, on aura pas d'une défense sans mobilisation de l'épargne, sans capital.

On a'ura pas une transition écologique, par exemple un grand plan rail. Les régions ont chiffré qu'il fallait mettre 50 milliards d'euros pour moins se déplacer en voiture et faire renaître des gares un peu partout, avoir un rail qui fonctionne. Il faut un grand plan rail.

On aura pas ça si on n pas le capital pour le faire. Et quoi qu'on on décide de faire, ils nous disent "Mais oui, mais comment on finance ça ?" Et la solution proposée par Emmanuel Macron depuis 2017, c'est quoi ?

Il nous faut être attractif, il nous faut de l'attractivité, il nous faut aller séduire les fonds d'investissement américain angloaxon et c'est le sommet de TF France tous les ans. C'est invité Elon Musk, Marc Zuckerberg, TikTok, Airbnb, c'est-à-dire ceux qui refusent de payer les impôts qui sont un prédateur de l'économie. Ce sont les prédateurs de l'économie qu'on a à qui on déroule le tapis rouge à l'Élysée et il il le dit.

Voilà, on a baissé le coût du travail pour eux pour les attirer pour attirer 12 15 20 milliards d'euros par an et on a baissé aussi le coût du capital, on a fait la flat taxe et ainsi de suite pour queil viennent dans notre pays. C'est l'attractivité. Et on est d'abord, moi je veux vous dire, je pense que les capitaux américains, il faut s'en protéger.

Il ne faut pas les attirer. On devrait se protéger des capitaux américains. Pourquoi ?

Il y a eu 1500 entreprises en 10 ans qui ont été rachetées par des fonds d'investissement. Mais moi, je l'ai vu dans mon coin une usine comme Wats qui travaillait pour pour fabriquer des des pompes à chaleur. Du jour au lendemain aux États-Unis, ils ont décidé de la fermer.

C'est loin, ils s'en foutent, ils détourent. Vous voyez, quand on a des fonds d'investissement, ils réfléchissent en financier, ils réfléchissent pas du tout en industriel. Et par ailleurs, il y a des entreprises stratégiques, Exéia, les composants électroniques, sur l'énergie, la TCOR, l'aviliation militaire, il y a des entreprises stratégiques qui ont été cédées.

Normalement, on doit pouvoir s'y opposer. Vous savez, il y a un décret là-dessus. En 3 ans, alors qu'on a près de 1000 entreprises qui sont passées en 3 ans à des fonds d'investissement, il n'y a que 6 dossiers qui ont été retoqués en 3 ans.

Donc, c'est on fait la danse du ventre pour finalement se faire racheter à là où on devrait s'en protéger. Quelle est la solution alternative ? J'ai La solution alternative, elle est simple, hein.

On a 6000 milliards d'euros d'épargne nationale. On a un taux d'épargne qui est record. On vient de dépasser le taux d'épargne des Allemands.

Pourquoi ? Parce que les Français et les plus riches français sont un peu inquiets et plutôt que de consommer, ils mettent de côté. Traditionnellement dans notre pays c'était entre 10 et 15 % on est à 20 % quasiment on est à 19 %.

Donc on a un taux d'épargne qui est gigantesque. Les bourses débordent évidemment je demandais à tout à l'heure qui a ici je j'étais au forge de commenterie qui a un a une assurance vie. Il y a personne en face de moi qui avait une assurance vie.

Donc c'est pas toutes les bourses qui débordent mais le ça déborde de capital dans le pays. Et pourtant on nous dit qu' on peut pas financer Philippe. On nous dit qu'on peut pas financer les forges de commenterie, qu'on peut pas financer un grand plan rail.

Il y a quand même quelque chose qui est de l'ordre d'un paradoxe en la matière. Quel bouget je propose ? Alors, on va me reprocher de pas mettre fin au capital, mais je vous dire, ce sont des bougées qui sont assez simples.

Enfin, premièrement, on a alors même, vous savez, je je me suis rendu à ma banque, c'est la Caisse d'Épargne. J'ai de l'argent, j'ai réussi avec Merci patron. Donc j'ai je Ben oui, oui, c'est vrai en plus.

Bon ben voilà, donc je demande à ma Caisse d'Éparne. Bon ben voilà, moi je je veux bien mettre de l'argent mais chez vous, mais je voudrais que vous me disiez qu'est-ce qui va servir à financer les projets locaux, qu'est-ce qui va servir à financer l'industrie ? Ils avaient rien à me proposer.

Voilà. Alors que il y a peut-être des volontaires comme ça. L'idée de Barnier de mettre un livret industrie, pourquoi pas ?

Bon, il y a je propose deux mesures. Il peut y avoir des mesures beaucoup plus globales, mais je propose deux mesures simples. Le livra, c'est là que je deviens chiant et que je deviens technique.

Le taux de centralisation du livré est aujourd'hui de 60 %. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que auparavant c'était 100 % du livréa qui allait à la Caisse des dépôts et consignation et la Caisse des dépôts et consignations finance notamment le logement social.

Et puis il y a eu une offensive libérale des banques et qui ont réussi à ramener le taux de centralisation du livré à 60 % mais en plus comme elle distribuent le livré l'État leur donne 1 milliard d'euros en plus parce qu'elle distribue le livra. Bon, simplement se dire qu'on ramène de 60 à 80 % le taux de centralisation du livré, c'est 120 milliards d'euros. Vous avez deux fois et demi de quoi financer un grand plan rail.

Donc voilà et c'est une alors évidemment les banques, elles vont pas être d'accord, hein. Euh le deuxième mesure et qui est sans doute plus ample, c'est l'assurance vie. L'assurance vie, c'est 2000 milliards d'euros.

D'accord ? Donc c'est énorme. 2000 milliards d'euros.

Je bon évidemment personne mesure ce que ça signifie mais c'est quasiment le PIB de la France. D'accord ? Donc là il y a un stock qui est considérable.

En plus il faut voir que sur l'assurance vie, notamment sur les successions en matière d'assurance vie, euh il y a de la défiscalisation. Ça veut dire que l'État fait cadeau de 5 à 6 milliards d'euros. Qui ici a une assurance vie ?

C'est pas grave, on vous annoncera pas. Qui a une assurance vie ? deux personnes, trois personnes, 4 personnes, 5 personnes, 6 personnes, 7 personnes, il y a 8 personnes, 9 personnes, on est une petite centaine dans la salle, il y a une dizaine de personnes qui ont de l'assurance vie.

Bon euh je veux pas vous cibler ceux qui ont levé la main, mais dans le pays, ce sont plutôt les cadres, ce sont plutôt les professions du supérieur qui bénéficient de l'assurance. On fait 5 à 6 milliards d'euros de cadeaux fiscaux sur l'assurance vie pour inviter à prendre de l'assurance vie. Mais il y a pas de condition à ça.

C'est-à-dire que là, on a une assurance vie qui est supposée aider l'État, elle le fait à 24 % à peu près. Mais en vérité 36 % part aux institutions financières qui achètent des actions avec et on sait pas si c'est actions françaises ou des actions américaines, mais c'est sur les grands marchés d'action des multinationales. Et vous avez que 4 % de l'assurance vie. qui va au PME.

Donc évidemment se dire que on maintient l'outil assurance vie, pourquoi pas on maintient même de la défiscalisation mais on dit il y a des conditions, ça va pas sur les actions, ça va sur le financement de l'économie réelle des PME et ainsi de suite. Et c'est un outil majeur pour financer les fauteuils roulants de Philippe ou les faire les forges de commenterie. Maintenant tout ça c'est un combat.

Ces deux mesures qui paraissent techniques mais évidemment c'est deux mesures techniques où il y a eu une offensive ces dernières décennies des financier une offensive des banquiers pour faire que ça soit libéralisé que tout soit sur le marché. Il voit bien qu'il y a un souci au niveau de la mobilisation du capital. Quelle est la solution proposée par les libéraux, par les macronistes, par Urvleon, par le rapport Dragiy et par la Commission européenne ?

Vous savez, c'est comme les les médecins euh chez Molières. Euh il faut saigner, ça marche pas. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Il faut saigner encore plus. On a un grand marché, ça marche pas. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Il faut faire un plus grand marché. Et la solution qui propose au niveau européen, c'est de faire un plus grand marché du capital. Et évidemment, là, il y a une bataille qui a mené parce que notre conviction en matière de capital, mais en matière d'énergie, mais en matière de travail, c'est que il faut moins de marché.

Au contraire, il faut canaliser, il faut réguler et il faut diriger là où va aller l'économie. Mais évidemment, il va y avoir ne serait-ce que sur ces deux mesure technique un grand combat un grand combat à mener pour euh pour les imposer. Je le dis euh évidemment ce à quoi on va invite ce soir, c'est un passage à l'action.

C'est si on on maintiendra pas une base industrielle dans notre pays si jamais on ne on ne parvient pas à prendre le pouvoir quelque part et à imposer nos solutions parce que leur solution c'est le marché tous toujours plus de marché encore du marché. Voilà pourquoi on vous invite à vous engager fortement à debout et euh si euh on l'emporte, je dis toujours dans la rue et dans les urnes, etth bien à la fin à la fin, c'est nous qu'on va gagner. C'est nous qu'on va gagner.

Euh il nous reste un petit temps pour faire une séance de questions-réponses. Oui, on peut prendre des questions et on fera un ou deux petites annonces à la fin. Voilà. [applaudissements] Allez-y, on prend on vous ça vous va ?

On prend trois questions et après je bois une bière avec vous. Qui veut ? Alors, je sais pas comme je suis un peu plus grand que toi dans l'âge si je dois dire tu ou vous, mais euh tu as dit euh le taux Caisse d'épargne était que vous pouvez Alors là, j'y connais rien.

J'étais pas bon, j'étais pas bon en mathématiques. Contrôle voilà, elle va me faire un contrôle qui que c'était 20, c'est ramené à 20 %, on propose 60 % et et que qu'avant c'était 100 %. Alors pourquoi ne pas proposer 100 % ?

Ah bah s'il a le pouvoir, s'ils ont le pouvoir parce qu'il sera pas tout seul. Est-ce que j'en prends deux trois comme ça d'affilé ? D'accord.

Ça vous va ? J'ai aussi cette question là, c'est par rapport à mon projet aussi. Donc c'est Philippe l'entrepreneur qui a fabriqué ses fauteuils roulants.

Voilà, petit fauteuil roulant qui est fabriqué dans l'allié. euh à Valoi et qui a 60 % des pièces qui viennent d'Auverge. Comment on fait pour fabriquer effectivement un fauteuil comme je le fais euh en sans prendre en considération les normes qui sont des normes européennes et qui viennent nous imposer euh des choses qui font par exemple avec la nouvelle réforme de la sécurité sociale un fauteuil roulant aujourd'hui alors ça a été annoncé dans tous les médias c'est tout pris en charge par Macron.

Merci Macron. Et sauf qu'en fait la petite réalité des choses c'est qu'aujourd'hui l'État bloque les prix de vente des fauteuils roulants. Ce qui fait qu'un fauteuil roulant électrique aujourd'hui doit coûter que 6000 €.

Quel fabricant français est capable de fabriquer un fauteuil roulant qui coûte 6000 € quand tout est géré par Bruxelles. Euh comment on peut faire ? Sachant que demain, on va se retrouver que avec des produits qui seront chinois, subventionnés, payés par la sécurité sociale française ?

Et comment moi je fais pour sortir du lot ? Sachant que je propose simplement un produit qui est français, fabriqué dans mon petite région où il y a des pertes d'emploi en permanence et j'essaie d'avoir un maximum de fournisseurs qui viennent de la région. Madame, allez-y.

Pas trop comment formuler ça, mais quand quand vous dites on va gagner, on est tous d'accord, on a envie que vous gagnez. Mais ça va être quoi l'union de la gauche et est-ce que vous êtes pour le pour un changement de constitution et comment on va faire pour gagner en fait ? Comment on va faire ?

Oui mesdames si vous voulez un monsieur. Allez c'est pas gravey. C'est pas grave si vous êtes un homme je veux dire. [rires] Et pas sûr que je sois un adorme en vrai sur le papier et non plus sérieusement j'ai écouté je voulais pas intervenir mais bon je profite enfin je profite de votre présence.

C'est assez rare qu'on ait on va dire des têtes d'affiches comme vous ici là. J'ai une vraie question moi d'ordre pratique. J'ai entendu donc des profs, j'ai entendu des façons de parler des ouvriers, des agriculteurs.

La vraie question c'est que je vais prendre le discours de mes amis commerciaux, c'est que je me je constate que les N-1 bataillent, font le boulot de deux, font même des projets. J'entendais j'entendais pour créer des lignes sur les usines, enfin des lignes de vie d'usine, quoi. C'est vous vous réunissez pour la la vraie question, c'est que bon, moi c'est assez facile vu mon boulot, mais comment peut-on dire non à ça ?

Je sais pas si j'ai été clair. C'est-à-dire que j'entends des gens qui font des heures données. J'entends des gens qui créent des dans des boîtes donc qui qui proposent au donc avec des heures qui propose aux usines de comment comment vivre comment faire vivre cette usine.

Donc je vois au quotidien des gens qui bataillent euh qui font des heures sup qui maintiennent l'entreprise ou la boîte ou peu importe où ils sont. Et en fait euh quand on n' pas le pouvoir de dire non, comment peut-on faire pour euh un moment que ce que les N-1 cesse de maintenir en vie les N +1 qui eux sont bien contents que tout le monde fasse le boulot en dessous quoi ? Une autre question remarque.

Non, vas-y, vas-y, vas-y. Même s'il y a un gros déséquilibre là au niveau des prises de parole. Al moi c'est pas une question, c'est une sorte de cri du cœur.

Merci François Ruffin, merci pour tout. Merci depuis euh Daniel Marmé, moi je te suis depuis que je suis tout jeune. J'ai vécu avec toi en fait.

Je t'ai tout le temps suivi et tues ta radio était magnifique. Elle m'a vraiment ému à chaque fois. Merci pour ton combat.

Merci pour Fakir, merci pour cette lueur que tu donnes d'espoir dans ce monde qui est complètement fou où on est vraiment on est hors sol et tu es un peu enfin je dis nous parce que je suis pas tout seul avec ma famille, tu es notre point de repère. Tu on se dit encore puis on veut y croire encore parce qu'il y a encore des gens vrais comme toi qui viennent nous voir à Montluon. Qui viennent nous voir à Montluon et ça rien que pour ça encore mé et un merci.

Et euh continuons tous ensemble à y croire. Merci. Moi mon Luon, je trouvais que c'était une trop grande métropole.

Je voulais que ça se déroule à commenterie quoi, tu vois. Euh est-ce qu'il y a d'autres remarques avant que je fasse une question, avant que je fasse une réponse de clôture ? Juste une remarque, moi je veux pas défendre Macron, mais je trouve que tu as quand même pas été très honnête parce qu'il se met bien entre le capital et le peuple.

D'accord, pour protéger le capital mais il se met bien entre les deux. Alors quand même reconnaissant et puis peut-être que Marina, elle pourrait filer un coup de main à Brigitte parce qu'elle n'a qu'un élève mais qui a l'air d'être un sacré cran quand même. Euh d'autres marques ?

Ou je clos ? Je vais clore longuement parce qu'il y a beaucoup de puis comme il faut indiquer comment on va gagner, ça peut me prendre quelques heures quand même vu d'où on part. Euh il te reste 4 minutes 50.

D'accord. Euh d'abord pourquoi 80 % ? J'y vais sur un truc très technique.

D'abord, tout ça peut évoluer. Je viens pour discuter avec vous. Je vous dis que que quand je me positionne sur ces deux points-là, c'est après avoir eu plein de rencontres avec des économistes qui me disent "Oui, mais ça doit se passer au niveau européen, ainsi de suite." Bon, moi je veux bien qu'on ait toutes les réformes possibles au niveau européen.

Le problème, c'est que chaque fois qu'on se remet là-haut, on peut pas y croire que ça va changer, que ça va changer rapidement. Donc moi, ma question c'est qu'est-ce que je fais au niveau français ? puisque ce à quoi on se destine, c'est à diriger ce pays.

Et moi, je me destine pas à être député européen ou à être président de la Commission européenne. Or, dans les échanges avec les économistes qui sont des économistes de notre camp, on va dire plutôt ou avec les notes des experts qui nous sont remis, le souci c'est que à partir du moment où on a laissé les banques commerciales se saisir du livréa, si on leur dit que c'est maintenant elles auront plus de pognon pour le distribuer et que ça passe à 100 % qu'on reprend, il risque de rejeter le livré, de plus le distribuer et qu'on ait plus cette ressource là. Tu vois la difficulté et euh or euh euh bon, il y a quand même des chances pour qu'il continuent à le distribuer parce que c'est un bon produit d'appel pour faire venir de la clientèle.

Donc il y a il y a quelque chose de cet ordre-là. Mais donc le raisonnement qui était tenu c'est que à hauteur de 80 % c'est pas un dollar, on récupère 120 milliards d'euros mais disons qu'il y a encore un intérêt commercial des banquiers à distribuer le livret le livret développement durable et solidaire et ainsi de suite. Voilà pour une réponse technique.

Alors sur la question des normes, on fera un un un bistro entier consacré aux normes parce que quand les agriculteurs se sont soulevés l'an dernier sur la question de des normes, des tailles d'eux et ainsi de suite, moi je n'ai pas été dans un réflexe de ce sont des atroces pourjadistes, ainsi de suite. Je je veux pas une diminution de notre ambition environnementale. Simplement est-ce que notre ambition environnementale doit toujours se faire par des règles avec des codiciles, des articles alinéa 3 points et ainsi de suite ?

Je pense qu'il y a d'autres chemins pour engager une société vers la transition écologique que finalement en lui expliquant si elle doit pisser debout ou assis. En gros quoi. Et je vois bien alors ça je t'ai donné le numéro de Sébastien Pétavi qui est le premier député.

On a ici le premier député en blouse, mais vous avez en ce moment à l'Assemblée nationale en la personne de Sébastien Pétauil roulant à l'Assemblée nationale hein. Euh et euh je veux dire c'est quelque chose aussi faut regarder ce qui évolue en positif dans la société. Quand on regarde le monde par la le prisme du travail euh de l'économie de l'écologie, on est catastrophé.

D'accord, ça va mal. Je veux le regarder par d'autres biais où je dis pas que tout est parfait loin de là, mais où il y a des choses qui évoluent en positif dans la société. euh sur la place des femmes dans la société, sur la reconnaissance des des LGBTQIA plus et ainsi de suite.

Euh là, il y a eu des évolutions qui ont été des évolutions positives. Je prends un autre exemple, la sécurité routière. On est passé de de 12000 morts, moi je me souviens comment on conduisait sur les routes dans les années 80 euh et à aujourd'hui 3500, c'est encore trop.

Je dis pas que c'est bien, mais on a progressé en la matière et sur la place des handicapés, des personnes en situation de handicap dans la société, c'est très loin d'être parfait. On a une inclusion aujourd'hui qui est faite de manière low cost dans avec les AESH qui sont maltraités dans les écoles euh euh les collèges et les lycées. Mais on est passé quand même d'un moment où quand on était en situation de handicap, on gardait notre gamin chez soi et on le cachait quelque part parce que c'était une honte à maintenant.

On on dit et les discours ne sont pas toujours suivis des faits et des budgets mais on dit qu'on va construire une place pour les personnes en situation de handicap. Et il me semble que le fait que on est le premier député en fauteuil roulant qui entre à l'assemblée, on est un marqueur. Donc je moi je t'ai donné le numéro de Sébastien Petavi parce qu'il est un grand combattant pour dire cette limite-là elle ne va pas.

C'est pas vrai qu'on peut produire en France des fauteuils qui vont à tout le monde euh à 6000 €. Enfin il y a des fauteuils de base qui peuvent aller pour un certain nombre de personnes, mais il y en a d'autres qui ont besoin d'un autre type de fauteuil. Donc voilà, je te propose d'échanger directement avec lui.

Ensuite euh on en vient à des des questions beaucoup plus larges et beaucoup plus politique. Euh bon, d'abord quand on vous invite à à à dans le combat avec nous, je le redis, c'est bon pour votre santé. D'accord ?

Donc je veille, nous veillons sur vous. Euh ma conviction profonde, c'est que on peut étonner la catastrophe. Euh que on voit bien comment on s'engage sur une pente de la fatalité avec ce que vous devez entendre et que moi j'entends depuis des années maintenant euh chez les miens, c'est ceux-là on les a pas essayé et qui est maintenant contaminé chez des gens qui votaient à gauche plus traditionnellement par il faudra bien en passer par là.

Et donc, on voit une espèce de résignation qui est en train de gagner le pays euh et une espèce de contagion de la fatalité. Euh je le dis, pour moi, il n'y a pas de fatalité. Nous pouvons l'emporter.

Euh quand je m'engage en 2017 dans la première circonscription de la Somme, c'est déjà une terre où Marine Le Pen fait largement plus de 50 %. Et pourtant en 2017, en 2022, en 2024 par trois fois nous avons déjoué les prics, nous avons fait mentir les statistiques. Quand le soir de la dissolution, le soir pardon des élections européennes, Emmanuel Macron prononce la dissolution dans un coup de folie en disant voilà je vais découbiller une grenade dans les pattes des partis mais en vérité c'est une grenade dans les pattes du pays, dans les pattes de la démocratie qui dégoupille.

On a déjà Jordan Bardella qui est en train de préparer ses cartons pour Matignon. Bon euh je lance je oui je m'en attribue le mérite, je lance tout de suite Front Populaire en disant au parti "Soyez unis, arrêtez vos connerie". Et en 24 heures, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a 400000 personnes qui signent une pétition. On a des petites manifestations devant les sièges de parti mais avec les caméras qui viennent montrer ça. Et en 4 jours, vous avez des partis qui à la fois sous la pression mais aussi par intérêt s'unissent autour d'un programme et mène une bataille commune qui ne nous a pas permis de gagner mais qui nous a permis d'empêcher la desfaite et d'empêcher que le Rassemblement national ait une majorité.

Et euh le pari que je fais, le chemin que je fais, vous m'avez entendu prononcer primaire. Primaire parce que oui, il y a plein d'ambitions, il y a plein de visages qui ont envie d'y aller et j'en fais partie. Et bien qu'on donne la chance au peuple de gauche de choisir quel sera son candidat, quel sera sa voix qui va venir porter un projet pour entrer à l'Élysée et pour que ça soit nous tous ici qui entrions à l'Élysée.

Donc voilà, la méthode que je propose, c'est une primaire. C'est une primaire qui va se dérouler à l'automne et je dirais mon paris l'autre paris que je fais c'est que ceux qui choisiront de ne pas y entrer en seront punis. Ils seront punis de s'être tenu à part d'un train de l'histoire où il va y avoir 2 millions de personnes qui vont aller voter parce qu'ils sont vont se dire que on reprend un bulletin en main.

C'est un peu comme une une reprise en main de notre destin commun. Voilà le paris que je fais et que ceux qui viennent dire "Non, vas-y, tu lèves le petit doigt, je fais comme si tu avais levé la main." Moi, j'ai une question, c'est par rapport justement à ce que tu ou vous, je m'en fous.

Euh comment dire comment faire voter les gens qui ne votent pas ? parce que ça fait quand même une grande partie de la France quoi. Il y en a beaucoup en fait, ils en ont plus envie quoi.

Moi il y a longtemps ben voilà quoi. Oui. Bon, je je sais que c'est filmé mais tant pis.

Je vais dire la vérité, c'est que quand j'entendais les camarades insoumis qui disaient faut faire voter ceux qui ne votent pas et tout ça, moi j'étais inquiet parce que je savais que dans ceux qui ne votent pas, il y a des gens qui vont aller voter qui votent pas pour nous. Et le fait est que aux dernières élections législatives, il y a un vote massif qui n'a pas été un vote que pour nous. Ça dépend des coins.

Et je pense que vous êtes bien placé pour euh pour le savoir. Néanmoins, évidemment, je je souhaite que on combatte cette marque du fatalisme, de la résignation qui est euh l'abstention. Mais disons-nous que c'est pas vrai que les gens qui vont aller voter, ils vont automatiquement aller voter pour nous.

Moi, je crois que vous savez, je je euh j'ai prononcé le nom Bardella et je je n'aurais pas fait des tonnes là-dessus ce soir. Pourquoi je crois pas malheureusement que ça soit en critiquant le Rassemblement national qu'on parviendra à gagner ? Je crois qu'on parviendra à gagner si nous sommes l'espoir, si nous rallumons une lumière au bout du tunnel.

Vous savez, même quand la lumière est petite, qu'est-ce qui se passe ? Euh, les gens quand il y a une petite lumière au bout du tunnel, ils se dirigent vers la lumière. Et ben mon pari, c'est que c'est je suis pas né en rêvant d'une primaire, hein, vous savez.

J'en ai jamais rêvé mais vu la situation historique de la gauche, il me semble que c'est le chemin pour que les gens choisissent leurs candidats et qu'après ça veut dire qu'il y aura 2 millions, on aura 2 millions d'adresses mail, on aura 2 millions de numéros de téléphone, on aura de quoi réinstaller une gauche dans tous les coins et tous les cantons du pays, à la fois dans la France des bourgs et dans la France des tours. Voilà le paris que je fais que nous sommes capables, nous avons été capables en 4 jours de lever une armée. Il nous reste 500 jours.

à la fois peu et beaucoup. Et ben je pense que pendant ces 500 jours nous pouvons agir et je dirais puisque on est dans une terre qui est une terre de mémoire aussi vous vous la mémoire j'ai passé 1 heure à à la mairie de commenterie la mémoire est partout la mémoire socialiste, la mémoire de Christophe Trivrier, la mémoire de Isidor Tivrier déporté au camp de Strutov est mort là-bas du Tifus. Vous avez quelque chose mais en l'honneur de nos aïux qui eux aussi auraient pu se décourager.

Février 1934, les fascistes sont euh aux portes de l'Assemblée nationale mais le 12 février 1934, 6 jours après, réplique des syndicats de la CGT, la CGTU, c'est-à-dire des des communistes et des socialistes qui vont en place de la nation, deux cortèges séparés et là c'est la pression du peuple qui vient dire unité, unité unité. Les deux cortèges se rassemblent et c'est le point de départ du Front populaire. C'est-à-dire que au moment où c'était le plus noir, il rallument la lumière et ils en font de la joie.

Peut-être que c'est sur ce mot que j'ai envie de terminer. Euh sur la joie. Je pense que alors peut-être on me dit que je l'incarne pas tous les jours, c'est possible.

Mais euh voilà, je suis content qu'on ait eu Julien pour venir jouer de l'accordéon pour démarrer, parce que il faut absolument qu'on soit le porteur d'espoir et de joie. La joie est un combat, elle va pas de soi. C'est vrai qu'on est dans l'adversité, qu'on a une pente à remonter et pourtant je pense que pour contaminer les autres, on a un devoir de joie.

En tout cas, moi voilà ce que je m'engage à porter pour ces proches à moi. C'est Rousev qui disait il faut essayer quelque chose. Le pays nous en voudra pas d'avoir échoué mais il nous en voudra de ne pas avoir essayé.

Je vais essayer quelque chose. Nous allons essayer quelque chose. Et je dirais même que au-delà même d'essayer quelque chose, il faut qu'il se passe quelque chose.

Il faut qu'il se passe quelque chose dans le pays. On peut pas laisser faire ça. Voilà pourquoi je suis là aujourd'hui ce soir à Montlon.

Parmez-vous au bar le glacier et à nouveau je dis merci patron. Voilà. [applaudissements] Bon, [applaudissements] je je reprends notre cri.

Je reprends notre cri d'hier. Je reprends notre cri d'hier parce que franchement la première fois il était mou. Et à la fin c'est nous qu'on va gagner.

Non non, c'est toujours mou à Molonchon, ça va pas du tout. Et à la fin c'est nous qu'on va gagner. Ah c'est beaucoup mieux à Molion.

Merci à vous. [applaudissements] [musique] Je suis resté qu'un enfant grandi trop vite dans [musique] un monde en super plastique. Peux retrouver maman qu'elle me raconte des histoires de Jet et de Tarzan de princesse et de servalant.

Je lui sale dans ma mémoire, je lui soie, je lui sale. Je lui sale. Je lui sale.

Je veux traverser les océans, devenir montrer cristaux au clair de lune m'échapper la citadelle. Je veux devenir roi des marécages sortir de ma cage. Un père Noël pour Cendrillon escarpin.

J soleil je soleil du soleil du soleil. J soleil du jour jour. Je veux faire danser maman au sang clair des grillons.

Je veux retrouver mon sourire d'enfant perdu dans le tourbillon. Dans le tourbillon de la vie qui fait que l'on oublie que l'on est resté des mondes bien au fond de nos abris. Je soleil du soleil du soleil.

J'ai du soleil du soleil je suis resté qu'un enfant coré grandi trop vite dans un monde en super plastique je veux retrouver maman raconte des histoires de J et de Tarant de princesse et de ser volant j'ai du soleil dans ma mémoire j'ai du soleil du soleil Je soleil je du soleil et du soleil je du soleil du soleil je sois du salaire He