Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrontières · 29 novembre 2024 107 min

La matinale du 29/11 : Procès du RN : Marine Le Pen doit-elle aller en prison ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] La France n'a pas accueillir tout le monde en France, surtout des étrangers s'il y a une fichesse et qui a une bonne raison. S'il y a le moindre risque, il doit partir. Un français souche, c'est quelqu'un qui a plus de nom de sa famille sur les monuments morts que dans les réjugistes de la CAF.

Ils trouveront toutes les excuses du monde pour ne pas parler du problème. Ils parleront de tout pour ne pas expliquer que le problème c'est les TR. immigration, insécurité, islam.

La matinale de Garen. Bonjour à tous. Bienvenue sur Frontière dans la matinale de Garen.

Il va vous accompagner pendant 1 heure. Enfin ça c'est sur le papier. Vous connaissez le personnage, son franc parler, son humour et surtout sa sincérité.

Bref, du Garen dans le texte. La matinale de Garen, c'est du débat, du combat, tout l'ADN de la France qu'on aime en 60 minutes et probablement plus le sommaire. Merci la voix.

Aujourd'hui dans la matinale de frontière tout de suite après le sommaire, le débassant frontière avec René Bouani face à Pierre Gentier. Ensuite je vous proposerai mon édito dans ils font du bruit pour ne rien dire puis dans la séquence les pieds dans la dans le plat, je recevrai l'eurodéputé et avocat Alexandre Barreau. Pour finir aujourd'hui, mon invité exceptionnel sera l'ancien capitaine de gendarmerie Hervé Morau.

On commence tout de suite. [Musique] On débute tout de suite avec le débat sans frontière. Je reçois mes deux invités.

Veillez vous installer. Je reçois aujourd'hui deux avocats. René Bustani ainsi que Pierre Gentier.

Le débat sans frontière. C'est parti. Monsieur Colard.

Monsieur Col. Monsieur Colard. Monsieur Colard.

Monsieur Colard. C'est insupportable. C'est insupportable.

Le débat sans frontière. Je vous présente mes invités. René Bostani, vous êtes vice-président du cercle droit et liberté.

Pierre Gentiller, vous êtes connu pour vos punchlin sur les plateaux télé. Vous avez été candidat à aéren aux dernières élections législatives et surtout vous êtes tous les deux avocats au barreau de Paris. Messieurs, on entre tout de suite dans le vif du sujet.

Le procès des assistants parlementaires est au cœur de l'actualité et pour le journaliste de médiia part Fabrice Sarfi, le problème réside dans le fait que Marine Le Pen fasse le procès à l'envers de la justice audio. Quand Marine Le Pen dans notre système médiatique déclaratif décide de faire le procès de la justice, alors là ça devient l'événement. L'événement n'est pas qu'un parti qui préside aux affaires suprêmes de la nation soit accusé d'avoir détourné près de 5 millions d'euros d'argent public avec 25 complices dont la personne morale déjà condamnée dans une affaire précédente.

Le problème c'est que Marine Le Pen décide d'en faire un sujet politique. Est-ce que le journaliste de Médiia part Fabrice Arfier a raison Pierre Gentil ? Écoutez de toute façon il fait un travail qui est le travail de Médiia part qui est un travail militant.

Bon voilà quoi, je pense qu'on sait un peu à quoi s'attendre quand on écoute mais il y a part qui m'arrive d'ailleurs au devoyer. Donc on peut aussi de manière piratée évidemment ce qui peut voilà ça peut être intéressant. Maintenant ce qu'il faut bien comprendre c'est que là ce qui se passe et ce qui se joue quand même à travers ce procès, c'est pas simplement une simple affaire juridique, c'est aussi une affaire politique.

Et même les juges ne font pas à mon avis abstraction de cette réalité. C'estàd qu'on ne parle pas euh vous savez, il y a une vieille représentation de la justice. Elle tient euh le glève, elle tient la balance et elle est aveugle.

Mais mais en réalité, c'est une fable. La justice n'est pas aveugle quand elle juge, quand elle quand elle quand elle auditionne ici Marine Le Pen. Il s'agit de la candidate trois fois à l'élection présidentielle et annoncé candidate déclaré à l'élection présidentielle.

Donc, il est évident que lorsque les magistrats vont se prononcer, la question de la peine d'éligibilité euh ne sera pas regardée sans considération de la personnalité de Marine Le Pen. Et encore une fois, c'est tout à fait normal. Maintenant, sur le fond du dossier, si vous voulez, on peut en parler parce que ce qu'on entend beaucoup dans l'espace untique, c'est que le procès est déjà joué.

Que Marine Le Pen est déjà condamné, que les assistants parlementaires sont déjà condamnés. Moi, je voudrais rappeler deux choses. Un, euh, il n'y a aucun et ça c'est validé par tout le procès, il n'y a aucun enrichissement personnel.

C'est quelque chose qu'il faut rappeler. C'estd que Marine Le Pen n'a pas touché un centime, je dis bien un centime d'argent public. Donc, faut faire attention au termes qu'on emploie.

C'est important, on entend parler de de corruption, de d'un certain nombre de termes de détournement de de fonds public. Très bien. Mais euh encore une fois, pas d'enrichissement personnel et surtout surtout il n'y a pas d'emploi fictif.

Il n'y a pas d'emploi fif puisque ces assistants parlementaires ont travaillé. La question au fond, c'est quand même une question qui est une question juridique qui est celle de l'appréciation de la réalité du travail d'attaché parlementaire au regard des standards du Parlement européen. Je m'explique et je laisse mon confrère René s'exprimer après.

En réalité, est-ce qu'un attaché parlementaire, la question de droit qui pourrait se poser, c'est est-ce qu'un attaché parlementaire est un fonctionnaire ? Quel est le travail attaché parlementaire ? Est-ce que est-ce qu'au fond c'est c'est un travail qui est défini dans les cadres dans les canons du Parlement européen ou est-ce que c'est à la disposition du parlementaire dans la mesure, je m'empresse de le préciser, où il s'agit d'un travail politique ?

Il s'agit pas, je sais pas, de de de faire la vaisselle pour le pour le parlementaire, voyez, ou d'aller chercher ses enfants à l'école bien évidemment, mais il s'agit de produire un travail politique et en l'occurrence, ils ont produit un travail qui est un travail politique. Alors, évidemment pas dans les standards tels que le le voudrait le Parlement européen qui de toute façon, voilà, dans cette affaire, on le sait, est hostile à Marine Le Pen, est hostile au Ronde national pour des raisons idéologiques fondamentalement. Vous êtes un petit peu plus vite que la musique.

On va juste revenir à à au premier point. Euh René Bouustani, est-ce que c'est le procès à l'envers de la justice ce procès de Marine Le Pen ? En fait, justement pour répondre à à votre question, c'est de savoir est-ce que euh Marine Le Pen en a fait un procès politique ?

Je pense que oui. Je pense sincèrement qu'elle a profité de ce procès pour essayer justement de mettre en avant et de se défendre en faisant de ce procès un procès politique et de dire que en réalité c'était un procès qu'on faisait contre le Front National, contre le Rassemblement national et contre ces électeurs. ce qu' a différemment fait et a abordé différemment le modem qui a été poursuivi pour les mêmes choses et également les député du Front de gauche de l'époque c'est qui sont tous en réalité poursuivis pour les mêmes faits, c'est-à-dire pour avoir utiliser l'argent du Parlement européen, non pas pour financer des assistants qui travaillaient effectivement au Parlement européen, mais plus pour leurs activités politiques en règle générale.

Et donc c'est ce système là entre guillemets qu'on peut appeler système ou pas qui a été qui qui est poursuivi par la justice. Et donc Marine Le Pen a décidé d'en faire. Regardez, on s'attaque à moi, on essaie de me faire terre.

Là où le modè à l'époque qui a été poursuivi l'année dernière, eux sont restés véritablement cantonnés dans la défense des faits et du droit. On peut euh d'ailleurs ça se voit bien dans les dans les réquisitions euh du procureur qui lui également a je pense dépassé son rôle et c'est pour ça que ça a servi Marine Le Pen parce que lui aussi a été très euh vindicatif dans ses réquisitions. Ce qui a donné une justification à Marine Le Pen pour dire regardez la cible moi-même d'un procès politique.

On essaie de me faire terre. on veut faire terre mes électeurs, c'est ma mort politique derrière. Et donc ça c'est forcé un coup politique.

Est-ce que c'est bien joué ou pas ? Dans tous les cas, à mon sens, je pense que ça n'aura pas de conséquence sur la décision. Ça ne va pas influencer la décision des justes qui eux vont se baser selon moi, sur des règles de droit.

Après, la vraie question, peut-être qu'on en reviendra après, c'est est-ce que ces règles de droit sont légitimes ? Et est-ce que justement Marine Le Pen ne va pas, on va dire subir le fait que de de de subir les le pouvoir des lois que les lois ont donné au juges de manière disproportionnelle ? Mais ça peut-être qu'on reviendra après sur sur question.

Un tout petit mot justement sur le caractère politique pour approfondir encore. On a beaucoup commenté, vous savez, les réquisitions du procureur et euh c'est ce qui a fait les rappeler. Alors effectivement, on peut les rappeler, c'estàd que le procureur euh requisonnement dont deux fermes, il me semble et 5 ans d'inéligibilité pour Marine Le Pen et une amende de 100000 ou 200000 €.

Je ne sais plus quel est le montant. Très franchement, le plus important étant évidemment la la peine d'emprisonnement et l'inéligibilité avec exécution immédiate. Mais ça, j'imagine qu'on viendra sur ce point après sur le caractère politique.

Quand un procureur déclare pas à propos directement de Marine Le Pen, mais dans le procès contre un ancien député, monsieur Jalque, qui n'a rien contre lui mais que je cite "ça me ferait trop mal". Fin de citation de vous demander la relaxe. Vous savez un procureur c'est un magistrat d'accord ?

Et les magistrats même si ici évidemment il est dans son rôle en ce sens qu'il il attaque, il est à charge, il invoque à travers cette petit élément, cette petite phrase d'une réquisition, deux réquisitions au pluriel qui ont duré plusieurs heures. Il utilise un élément personnel. Ça me ferait trop mal.

Voyez là, je pense qu'on a quand même un révélateur de tout ce que ne doit pas être justement ici. La justice est potentiellement du caractère politique. Un magistrat est soumis à l'impartialité.

On peut être à charge, on peut être en attaque, mais on doit rester impartial. Qu'est-ce que c'est l'impartialité ? C'est pas la c'est pas ça se confond pas avec l'indépendance.

Pardon, je vais très vite, mais cela signifie simplement qu'il n'a pas à mettre ses convictions personnelles sur la table et les confondre avec le droit puisque son jugement, son jugement, ses réquisitions pardon doivent se fonder sur le droit. Or ici, il y a un doute très sérieux et c'est ce qui fait craindre effectivement que nous sommes face à un procès politique. Voilà.

Donc ça ça je pense que c'est ça a vraiment été la pierre de chauffe sur laquelle Marine Le Pen a réagi et à vrai dire elle a eu raison bien sûr et bien pour rebondir exactement sur ce sujet on a un autre extrait à vous faire écouter c'est l'avocat Gill William Golnadel qui a lui aussi évoqué le procès du RN et pour lui la justice n'est pas impartiale son la demande d'exécution immédiate de l'égligibilité je la considère comme totalement scandaleuse. La première fois de ma vie d'avocat que j'entends une procureur reconnaître qu'elle n'a rien contre un prévenu, en même temps demander sa condamnation parce que ça lui ferait trop de mal. Ça c'est tout à fait exceptionnel.

René Bustani. Oui. Alors, je pense qu'il faut distinguer deux choses.

C'est-à-dire que oui, est-ce que c'est un procès politique ? Ça, je ne sais pas. Est-ce que le jugement sera impartial ? sans doute, mais est-ce qu'il y a une instrumentalisation de la justice ?

C'est-à-dire que en réalité, moi je pense que le le procureur, il fait des réquisitions, il représente l'intérêt général, le gouvernement, l'État, les Français d'une certaine manière, mais c'est pas lui qui tranche à la fin. Donc ces réquisitions ne volent pas jugement. Donc c'est pas parce que lui est est pas partiel.

D'ailleurs, son rôle n'est pas d'être impartiel puisque justement il doit prendre il doit il doit prendre partie dans sa dans ses réquisitions parce qu'il demande la condamnation. C'est un de ces principes deontologiques, l'impartialité. Pardon de vous reprendre René, mais non, c'est pas tout à fait ça.

C'est-à-dire que dans la quand quand vous dites impartiel, c'estàd qu'au moment où il va où il va requérir à ce moment-là, forcément en fait le le doit prendre la part de la partialité, c'est l'absence l'absence d'APC et l'absence de partie au préalable. Oui, au préalable. Mais bien sûr, mais au moment où il fait ses réquisitions, on est à la fin.

Donc en fait, il a fait son il y a eu il y a eu les réquisitions, il y a eu le procès, il y a eu l'enquête et donc à la fin il doit il prend il fait voilà. Exactement, c'est pas la même chose. D'accord.

Très bien. Non, non, mais voyz ce que je veux dire, c'est que à la fin c'est mais c'est pas lui qui tranche débat juriste. Non, non, c'est pas ça.

Mais c'est qu'à la fin c'est pas lui qui tranche. C'est c'est au magistrat de trancher. Donc c'est ça.

Et c'est là à ce moment-là où on va voir le verdict. Est-ce que le le verdict sera pris de manière totalement impartiale ? Est-ce que les motivations qui vont amener ou non, parce qu'on ne sait pas encore, les condamnations des personnes poursuivies seront faites de manière impartiale ou pas ?

Et c'est vraiment ça le c'est à mon à mon sens, c'est vraiment ça le sujet. Voilà. Est-ce que vous pensez que Marine Le Pen sera condamné ?

Pierre Gentilier. Alors, c'est très compliqué de de réagir à chaud et encore plus pour nous en tant qu'avocat parce que je dois vous rappeler quand même que déontologiquement on on vous parle des règles de droit mais c'est difficile pour nous de même si voyez par exemple moi je suis engagé politiquement de de de parler vraiment dans dans le fond d'un d'un procès. Ce que je peux dire effectivement simplement c'est que la condamnation de Marine Le Pen, je parle pas de la peine d'emprisonnement mais en tout cas à l'inéligibilité avec exécution provisoire me paraît hautement improbable.

Elle me paraît hautement improbable. Donc je vous permettez juste d'être sur ce point développer. Je je on peut entrer dans le débat et rappeler pourquoi est-ce qu'on parle d'exécution prévourire. déjà rappeler aux gens qui nous écoutent qu'est-ce que ça signifie.

La peine d'inéibilité signifierait que Marine Le Pen ne peut pas pour le temps de la peine, les réquisition vont jusqu'à 5 ans, ne peut pas se présenter à une élection. A priori, je dis bien a priori suivant une jurisprudence du Conseil constitutionnel, cela n'entraînerait pas sa démission de son poste de parlementaire puisque nous ne sommes pas face à un mandat exécutif. Ce n'est pas le cas de Louis Alot qui lui en revanche est maire de Perpignan.

Et là si effectivement c'est assorti une exécution provisoire, ça suppose effectivement la démission. Néanmoins, donc pour rappel le mandat de maire est un mandat exécutif et le mandat de député est un mandat législatif un mandat représentatif. Vous n'avez pas c'est comme conseiller régional ou conseiller départemental c'estàd que vous vous n'êtes pas à la tête d'une administration.

Voilà c'est ça ce qui change. Donc c'est c'est un petit détail mais c'est ça ça fait la différence. En revanche, si demain il y a une dissolution et que Marine Le Pen et d'autres parl anciens parlement parlementaires qui sont jugés ont été condamné une peine d'iningibilité avec exécution provisoire, alors ils ne peuvent pas se représenter.

Le principe est le suivant : la loi Sapin 2, je crois ou a prévu une exécution automatique de la peine d'inéligibilité dès lors qu'elle est prononcée. D'accord ? Donc si elle est condamné à 5 ans sur le papier, je dis bien sur le papier, le juge doit la sortir de l'exécution provisoire.

Ça signifie quoi ? Ça signifie que en droit français, vous avez la possibilité de faire appel dans jugement. En principe, l'appel est suspensif.

Seulement là, il y aurait une exception, c'est-à-dire que on exécuterait immédiatement l'inéligibilité dans le temps de l'appel qui interviendrait courant 2026. Ça, c'est le principe que tout le monde est en tête. Mais il y a une exception et qui n'est pas moindre.

La loi Sapin a prévu, la loi Sapin 2 a prévu que le juge peut déroger à ce principe et ne pas appliquer l'exécution provisoire sur l'inligibilité à la condition de motiver son jugement. Je vraiment on est dans le on est dans le détail dans la technique mais il faut vraiment bien comprendre. Avant, il y avait cette possibilité d'exécution provisoire simplement maintenant c'est automatique.

Alors, faut il faut s'interroger. Pourquoi est-ce que les juges prononçaient une exécution provisoire ? Pour deux raisons essentiellement.

Un, et vous allez comprendre pourquoi je dis ça, un parce que il y a un risque de récidive. De parce qu'il y a des antécédents judiciaires. Maintenant, est-ce que cela va être prononcé ?

Je ne pense pas. Pourquoi ? Parce que les juges détestent qu'on leur applique l'automaticité.

Ils sont attachés à la personnalisation de la peine et donc il d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils sont contre les peines planchées pour les contre les peines planchées parce qu'ils veulent fixer eux-mêmes ce qu'ils estiment juste au regard d'un très vieux principe droit pénal auquel ils sont pour une bonne partie attachée qui est la personnalisation de la peine. Or, je pense qu'ils vont raisonner comme antérieurement à la loi Spin en l'appliquant en disant voilà la loi Spin nous permet si on le motive, si on le justifie, on va le motiver, on va le justifier et en utilisant les anciens arguments justement avant la loi SPIN qui qui peuvent être encore utilisés, Marine Le Pen n'a pas été condamné antérieurement et deuxièmement il n'y a pas de possibil. Oui, mais là on parle de Marine Le Pen, on distingue la personne morale de la personne physique.

Et deuxièmement, il n'y a pas de risque de récidif puisque Marine Le Pen plus chef de la délégation au Parlement européen. Voilà. Donc à mon avis, pour ces raisons vraiment juridiques de fond, voyez, je suis même pas sur le politique, on pourrait en parler aussi.

La condamnation à l'inéligibilité avec exécution provisoire me semble autement improbable. René, là-dessus, je suis assez d'accord avec l'analyse de mon confrère. le sur le fait est-ce que Marine Le Pen, le Rassemblement national et cetera euh et sont coupables.

Ça là-dessus, je peux pas me prononcer. J'ai pas les j'ai pas le dossier, j'ai pas étudié le dossier et cetera. En revanche, effectivement sur la sur la sur la sur le fait que est-ce qu'il y aura l'exécution provisoire, je ne pense pas pour les raisons invoquées par mon par mon confrère et parce que je pense que les juges vont prendre en considération également l'aspect politique d'une telle décision.

Ils vont savoir qu'en réalité cette décision euh va être très contestée, va peut-être même créer un séisme politique puisque à partir de ce moment-là, vu qu'il y a pas de recours en réalité contre cette contre cette exécution provisoire parce que c'est ça en fait la le on va dire là où c'est où c'est dangereux parce que en matière civile l'exécution provisoire existe mais là on est en matière pénale et en matière civile lorsque l'exécution provisoire est prononcée il y a une possibilité de faire appel de cette exécution provisoire lorsque notamment les conséquences sont irréversibles. Or là, en matière pénale, il n'y en a pas. Donc là, on va se retrouver dans une situation où dès maintenant, on va savoir que et et et sans possibilité d'appel et de changement que Marine Le Pen pourra pas se présenter à l'élection présidentielle si jamais elle était condamnée effectivement à 5 ans parce que parfois elle peut elle pourra être condamnée à 1 an, 2 ans 3 ans d'inéibilité.

Sauf si l' sauf pardon si je vous sauf si l'appel invalidait en Exactement. Bien évidemment, entre-temps entre-temps mais et donc là en fait, on se retrouve dans une situation où je pense que le que le que la justice va justement faire preuve un peu de de tempérance et de mesure dans le sens où il y aura un appel, s'il y a une condamnation euh importante, un appel sera en principe prononcé et demandé par les partis. Et donc ils vont pas vouloir à ce moment-là, je pense créer un incident politique, un politique.

Je pense pas que ça soit dans l'intérêt ni de la justice ni du euh de la justice d' sens là. Et c'est mais c'est comme Mais en revanche sur la condamnation en fait, c'est un peu comme dans l'affaire Fillon. J'aimerais bien faire un petit peu un petit peu un parallèle par rapport à ça.

Pourquoi ? Parce que en fait quand on parlait tout à l'heure de l'instrumentalisation de la justice, je pense qu'il y a une partie de la justice qui est peut-être instrumentaliser par le politique notamment par deux pour deux raisons principales. La première, c'est en réalité la les lois sont très mal écrites actuellement et elle donne un pouvoir au juges très important.

Pourquoi ? Parce qu'elle est sujet à interprétation. Donc en réalité c'est exactement comme dans l'affaire Fillon. comme dans l'affaire du Parlement européen, qu'est-ce que qu'est-ce que le travail d'un parlementaire, d'un assistant parlementaire, que doit-il faire et cetera ?

Or, du coup, en fait, vu que ça sort du cadre euh juridique et cetera, en fait, on donne le pouvoir au juste d'interpréter, de savoir est-ce que ça c'est un bon assistant parlementaire, est-ce que ça c'est pas un bon assistant parlementaire, est-ce que du coup l'argent a été bien utilisé ? atte à la séparation des pouvoirs et c'est une atteinte dans ce cadrelà à la séparation des pouvoirs mais c'est le cas dans plein d'autres sujets par exemple sur les lois de liberté d'expression les lois plév gau fabus même sur la loi sur qui fait la la qui est d'actualité aujourd'hui sur la poie du terrorisme c'est la même chose. C'est-à-dire qu'on laisse un pouvoir d'appréciation trop important au juges.

En réalité, on se met dans la main des juges et ce sont les politiques qui ont décidé ça parce que ce sont les politiques encore une fois qui rédigent les lois. Donc donc ça c'est pour moi ça c'est un point assez important à mettre en à mettre en avant. Et donc et la deuxième chose c'est de se dire que le problème c'est qu'à partir de ce moment-là où le grand bas de combat juridique s'est mis en marche et cetera comme dans l'affaire Fillon la question c'est la justice est-ce qu'elle peut faire autre chose que de condamner ?

Pourquoi ? Parce que est-ce que ça serait pas une atteinte un peu à l'institution de se dire que on a mis autant de moyens pendant des années, on a poursuivi autant pendant des années pour à la fin aboutir sur rien du tout ? Et ça c'est quelque chose qui selon moi peut parfois euh parfois poser problème.

Ils sont une question, ils sont trois juges à décider de la peine à la fin, c'est ça ? Oui. Oui.

Trois juges, trois magistrats. Est-ce que on pourrait imaginer un monde dans lequel Marine Le Pen va dormir en prison ? Ah non non mais de toute façon je vous coupe tout de suite il y aura pas de il y aura pas de prison puisque même dans les réquisitions du procureur 5 ans de 2 ans en fermes avec aménagement ça veut dire avec brassé électronique mais le juge peut décider déjà infamant le le juge peut décider d'aller plus loin et de mettre 3 ans de prison le juge peut décider les plus sévères mais en pratique euh dis bien en pratique il est r oui vous savez légalement on peut tout faire enfin juridiquement on peut tout faire mais maintenant en non mais en pratique il y a pas eu d'enrichissement comme la répé il y a pas eu d'enrichiss Il y a pas eu de là là là je je pense que les pardon les ris pour le public non plus.

Enfin personne prendrait une décision de de que Marine Le Pen aille en prison. par ailleurs pour pour aller dans le sens de mon confrère sur sur cette question au fond qui atteint voyez, on touche à la séparation des pouvoirs ici et en même temps, je suis d'accord avec René, c'est-à-dire que les juges n'ont pas inventé cette loi, on leur a donné hein. C'est la loi Sapin, elle porte bien son nom hein.

C'est monsieur Sapin qui a porté cette loi gouvernement de Hollande. Évidemment, c'est moi je me sens pas très proche et je me sens pas de responsabilité mais c'est vrai que vous savez c'est c'est ce qu'on dit assez souvent en tout cas c'est ce que je dis quand je critique le système juridictionnel c'est qu'en fait les juges ont trop de pouvoir parce que nous avons donné trop de pouvoir au juges qu'il s'agisse des traités. Vous savez, on parle souvent euh de quand on parle d'un autre sujet de politique migratoire, des décisions de la Cour de Justice de l'Union européenne, de la CEDH, mais pardonnez-moi, qui admis dans les mains des juges des traités comme par exemple la CEDH, la Convention européenne des droits de l'homme ?

Ce sont les politiques. Donc voilà, les politiques, moi je me sens pas directement représenté mais voilà, je je vais dédouiner un petit peu les magistrats là-dessus. On leur a donné aussi ce pouvoir et quand on donne un pouvoir à quelqu'un, il s'en sert.

C'est c'est tout à fait logique. Donc c'est normal que les juges s'en saisissent et c'est et et le le vrai problème et on le retrouve là, mais vous allez voir la la question sur la je fais le parallèle sur le le délit d'apologie de terrorisme, c'est la même chose. C'estd que à l'origine ce délit, il était dans la loi de 1880 qui protège la liberté d'expression.

Manuel Vals en 2014 l'a sorti pour des raisons politiques, l'a mis dans le droit pénal général. Donc en fait toutes les garanties qui s'offrent à la liberté d'expression ne s'appliquent plus. Et donc on se retrouve dans le droit pénal général avec des poursuites contre des hommes politiques pour des prises de position.

Et donc on et donc avec bien évidemment dans ce cas-là le procureur qui poursuit, on va savoir un peu voir la jurisprudence que ça va donner. Est-ce qu'ils vont être condamnés ou pas parce que pour l'instant il y a énormément d'enquêtes qui sont ouvertes. Mais dans tous les cas ces enquêtes, ça entraîne quoi ? des mises en examen, des auditions, des procès et donc d'une certaine manière ça délégitimise des hommes politiques et donc on d'une certaine manière c'est instrumentaliser qui la garde à possible les comparédiat c'est ex donc en réalité on se retrouve dans ce cas-là à une d'une instrumentalisation de la justice qui est faite mais qui a été créée par les hommes politiques eux-mêmes.

Donc voilà et c'est c'est en fait c'est une bombe à retardement. Ce sont des des lois comme ça qui sont faites et qui qui le qui leur explos qui leur expose à la figure quelques temps après. C'est ce que je dire c'est un cadeau empoisonné dans la main des juges parce que revenons au procès de Marine Le Penant.

Euh la condamnation à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire ferait l'effet d'une bombe d'une bombe au saint même je veux dire sur l'image de la justice parce que quelle meilleure illustration par cette condamnation de l'expression gouvernement des juges. Voilà c'est-à-dire que là nous avons une ingérence en tout cas nous avons une ingérence. Cela apparaîtrait aux yeux d'une grande majorité de Français évidemment comme une ingérence inqualifiable et disproportionné des juges dans le domaine politique.

Quoi donc on veut nous retirer la possibilité de voter pour la principale candidate d'opposition en France qui plusit à l'élection présidentielle. Donc c'est très très compliqué pour les juges. Je dois faire abstraction de cette dimension politique.

On voudrait que les juges soient des automates. Vous savez ça c'est quelque chose qu'on qu'on entend fréquemment. Les juges, ils font en fonction du droit.

On a l'impression quand on entend ça que la voilà exactement l'expression de non esquec. On a l'impression quand on entend ça que le juge est un automate. Mais vous savez si euh la juge n'est le jugement n'est pas encore rendu par des machines ou par l'intelligence l'intelligence artificielle, bien qu'il existe des logiciels d'intelligence artificielle pour euh pour travailler sur les sur le sur le droit notamment sur la prédictibilité des jugements, je pense que la justice sera toujours rendue par des hommes parce qu'on n'accepterait pas qu'elle soit rendue par des robots.

C'est le droit, ce n'est pas une affaire mathématique. Le droit ce n'est pas une affaire mécanique, c'est une affaire humaine. C'est la raison pour laquelle ce sont des magistrats, ce sont des juges, des hommes, des hommes et des femmes qui rendent ces jugements.

Et donc, ils ne feront pas abstraction de cette dimension humaine et de cette dimension politique. Voilà pourquoi il me paraît compliqué de la condamner à l'inéligibilité avec exécution provisoire. Pour rebondir.

C'est-à-dire que moi je pense pas qu'il y aura exécution provisoire. En revanche, rien rien n'empêche parce qu'en fait on est au premier degré de juridiction, on n'est pas en appel, mais rien n'empêche de faire le procès d'appel en octobre 2026. Oui.

En novembre 2026 voire même en janvier 2027. Et donc là, en fait, on va se retrouver dans la même situation. Oui.

Oui. Oui. Bien sûr.

Même pire peut-être parce qu'en fait, ils pourront pas anticiper. Exactement. Alors que là, bon, donc en fait, vous voyez là, ça va faire que repousser repousser le problème.

D'ailleurs, c'est pour ça que si demain euh Marine Le Pen est condamné pour une peine d'inéibilité avec surcis et cetera, est-ce qu'elle fera appel ? Mais en fait, dans tous les cas, c'est ça qui est intéressant. C'est ça en fait parce que même si elle pense qu'elle est innocente, ma dernière une de mes dernières questions, si Marine Le Pen prend 5 ans de prison dont deux avec surcis aménageable, une amende mais pas d'inéligibilité, est-ce qu'elle fera appel ?

De toute façon en face il y aura appel. On l'a bien vu avec le procès des assistants parlementaires pour François Baou. Donc c'est pour ça qu' en fait l'histoire de Bou c'était un petit peu différent.

Mais c'est différent mais il y a quand même un appel ce que je vous dis. Donc a priori a priori je encore une fois je veux pas anticiper mais il y a de fortes chances pour que de toute façon il y ait un procès en appelle en 2026 et ça à mon avis c'est quelque chose dont on n pas assez conscience. dire que la grande bataille, la grande mère des batailles, la bataille qui sera au bord du gouffre 1 an, 6 mois peut-être avant l'élection présidentielle, c'est le procès d'appel en 2026.

Ça veut dire que Marine Le Pen devrait commencer sa campagne dans le tribunal de bataille en fait, elle est pas seulement elle va commencer sa campagne au tribunal comme elle l'a comme on l'a vu pendant ces dernières semaines à donner des interviews à partir du du tribunal. Sauf sauf parce que nous vivons un moment constitutionnel inédit. Si une élection présidentielle a lieu de manière anticipée h courant 2025 par exemple.

Ce qui changerait la donne par rapport à l'appel. Alors ce qui change la donne par rapport à l'appel sauf on peut faire de la politique fiction un jugement est rendu en mars avec une peine d'inéligibilité à sortie de l'exécution provisoire. Scandale.

Avril élection présidentielle parce que la situation est intenable. Marine Le Pen ne peut pas se présenter. Voilà.

Voilà. Maintenant, je vous dis, je l'ai dit tout à l'heure, je l'ai développé suffisamment longuement avec mon confrère René. Il me paraît autement improbable qu'il y ait une une telle condamnation.

Quelles seraient les conséquences de l'inéligibilité de Marine Le Pen et indirecte au niveau de la population, au niveau de Alors, les conséquences politiques, elles seraient grandes. Pourquoi ? parce que le premier parti d'opposition ou premier parti de France parce que il y a plus vraiment de majorité maintenant donc il y a plus vraiment de majorité donc ni d'opposition en tout cas le le l'un des premiers partis de France se verrait privé de sa tête et donc là on va se retrouver dans une période de de on va dire d'instabilité politique encore plus importante.

Pourquoi ? parce que d'habitude au moins quand quand il y a une une majorité et qui est instable comme actuellement, on se dit au moins il y a une opposition qui est capable de prendre la relève. Là, on va se retrouver dans une période d'instabilité pour le fond national, pour le rassemblement national, mais je pense que la nature ayant horreur du vide, quelqu'un d'autre émergera à ce moment-là.

Mais c'est sûr que ça sera pour le rassemblement national, ça sera un coup dur assez assez important. Pierre, moi je répète que ça me paraît vraiment, je dis le terme, ça me paraît hautement improbable. Je je je viens me placer dans dans plein de configurations et moi-même je j'aime bien faire un peu les plans sur la comète, mais là là vraiment on tire très très loin dans la galaxie quoi.

C'est on m'a dit que Marine Le Pen était elle-même inquiète de l'inéligibilité. Oui, mais c'est normal, elle doit s'inquiéter parce que à partir du moment où elle risque où elle où elle le risque, moi à mes clients, je leur dis jamais c'est bon, c'est gagné, vous aurez la relaxe. C'est impossible.

Si on disait ça, exactement. En revanche, ce qu'il faut ce qui est intéressant, c'est de voir un peu ce qui s'est faussi à l'étranger et même aux États-Unis qui a une une justice pour le coup parfaitement enfin indépendante qui est qui est un pouvoir à part entière et cetera. Euh all ils sont pas allés.

Non non, le parquet n'est enfin c'est une partie mais le parquet n'est pas indépendant. Les juges sont indépendants. Les juges sont indépendants.

Mais ce que je veux dire c'est que c'est c'est un c'est un pouvoir à partent aux États-Unis, ce qui n'est pas le cas dans la constitution française et même dans la culture euh juridique française. En revanche, aux États-Unis, aux pas tous, il y en a qui sont nommés, il y a il y a pas mal de systèmes. Et même aux États-Unis, ils ont fait preuve alors qu'ils sont gement intransigence vis-à-vis des délit, des même des hommes puissants et cetera, on a vu que même pour Donald Trump, il a pu passer entre les mailles parce que justement il représentait une issue politique.

Et donc même les les les juges infinés ont soit décalé, soit repoussé leur leur jugement et leur condamnation éventuelle pour justement éviter de passer et de et de de fausser l'élection présidentielle américaine. Peut-être que cette cette affaire parce que tout à l'heure on a dit qu'on a mis dans les mains justement des juges des outils qui étaient des outils trop importants. Vous voyez, je pense je l'ai regretté, on a eu plus il y a plusieurs débats là qui ont été justement organisés à l'occasion de ce procès et que personne ne soit prononcé au fond sur la question même de l'inligibilité et de la possibilité pour un juge d'infliger une peine d'inéligibilité.

Euh moi sur ce principe même, je je le conteste euh parce que je là on l'a évoqué tout à l'heure, c'est une c'est une atteinte à la séparation des pouvoirs et par définition quand on prononce quand un juge prononce une peine d'illigibilité vis-à-vis d'un politique, c'est une interférence qu'on le veuille ou non hein, je veux dire et puis surtout accessoirement ça veut pas dire qu'il n'est pas condamné. Ça veut simplement dire que il est condamné à de l'emprisonnement mais qui n'est pas condamné à l'inéligibilité. C'est aux électeurs d'en juger.

C'est aux électeurs d'être juges. Vous savez encore une fois le droit, les magistrats et les règles donc du coup qui qui fondent leur pouvoir euh tout ça vient à l'origine de l'origine du peuple par la voix de ses représentants qui fait le droit, hein, qui fait la loi. Donc ils n'ont pas à se placer, d'après moi, même si je sais qu'on leur a donné cet outil, par-dessus la volonté populaire.

Et c'est un petit peu le évidemment le sentiment qu'on a là. Donc peut-être d'ici quelques temps, d'ici quelques années, reprendre ce débat sur la question de savoir si un juge peut infliger une peine d'inéligibilité. Je précise pas sur la question de l'emprisonnement, pas sur la question de l'amende.

Ce n'est pas le sujet, c'est vraiment sur l'inéligible. Excusez-moi. Mais en France, on n' jamais eu de débat sur ce sujet avant cette histoire de Marine Le Pen.

C'est bien regrettable. Voilà pourquoi on on a jamais eu ce débat alors que des peines d'inéligibilité ont toujours été prononcé depuis je pense que c'est dans la loi il y a eu le débat au moment de au moment de Nicolas Sarkozy lorsqu'il il était poursuivi euh juste après justement l'élection présidentielle de 2012 qu'il a perdu, il a été poursuivi et quand il s'est il a tenté de de de revenir en 2015 planer sur lui justement les conséquences d'une inéligibilité d'une condution juridique. à l'époque on a jamais dit ah il faut interdire deah absolument non plus hein c'est c'est mon confrère Pierre Gentiller qui en parle mais au contraire au contraire non il y a un débat il y a un débat je l'entends souvent à la télé et dans les partis politiques de droite hors hors du il y a des gens qui disent qu'il faut il ne faut pas autoriser au juges l'expression de de du vote populaire si je peux me permettre c'est parce qu'en fait Balcani a été jugé inégiible personne l'a défendu en disant Encore une fois, l'inéligibilité correspond à Alors, je me souviens plus exactement quelle est la date à partir de laquelle on a mis en place ces peines d'inéligibilité, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que il y a eu tout un mouvement dans les années 90 qui font suite, vous savez, à tous ces scandales autour du financement de la vie politique et et il y a eu un mouvement qu'on parle de moralisation de la vie politique.

On a beaucoup parlé au moment de la faire Fillon, mais en réalité c'est une lame de fond qui commence depuis les années 90, vous savez avec les affaires de la mairie de Paris, avec la condamnation d'Alin Jupé et et on a cru bon à ce moment-là effectivement de de voir ces peines d'inéligibilité prononcé donc par des magistrats comme une solution à des dérives qui ont existé hein qui ont existé qui peut-être sont encore sont encore présentes. Bien sûr, je je le ni pas. Mais peut-être qu'on a trouvé la mauvaise solution ici, hein.

La solution serait une peine d'emprisonnement, une amende entendu, mais sur la question de l'inéligibilité, c'est un jugement populaire qui doit être rendu au sens du suffrage. Voilà. Mais tout ça tout ça s'explique, je pense aussi beaucoup.

Je je je sais pas ce qu'on pense là-dessus René par ce qui s'est passé dans les années 80 90 parce par par le fait qu'à l'époque il n'y avait pas de loi enfin il n'y avait pas de statut clair sur le financement de la vie politique. Aujourd'hui tout cela a considérablement changé. Voilà, les règles sont devenues extrêmement strictes sur le financement des vi de la vie politique.

Avant avant c'était un peu n'importe quoi. Il y avait des pays étrangers qui ramenaient des valises de billets. On connaît, bon, je donnerai pas de nom quoi que vous me direz, ils sont tous morts maintenant.

Mais euh il y avait il y avait une corruption énorme dans le monde politique. Il y avait des enrichissements personnels chez beaucoup de politiques. Euh ça existe toujours mais maintenant c'est plus jugé euh il y avait des mélanges de genre il y avait Oui.

Et puis des affaires qui se mélangaient avec le monde de la politique, avec la mafia dans le sud de la France. Il y a toujours eu des histoires assez graves. Oui, mais en fait effectivement c'est les c'est un peu ce qu' c'est un peu ce qu'on disait au début.

Euh c'est-à-dire que effectivement c'est bien évidemment lié à la moralisation de la vie politique qui était ou pas nécessaire. Mais la vraie question c'est de savoir c'est est-ce que si quand il y a des peines d'igibilité, est-ce qu'on ne fait pas le fait que ça soit systématique, c'est ça qui pose problème, notamment dans des affaires qui sont en réalité des affaires de de d'interprétation de la loi, de la réglementation. Il y a pas de volonté véritable dans le cadre par exemple de de du financement des partis politiques enfin de Marine Le Pen et cetera, du Parlement européen ou comme François Fillon à l'époque avec son épouse, c'est on on rentre vraiment dans le cœur du du en du pouvoir législatif et c'est ça qui moi est dérangeant parce qu'en fait on vient interpréter des règles qui sont pas claires et le fait que ces règles sont pas claires et donc que les personnes à l'époque parce que tout le monde faisait comme ça en réalité.

Ben maintenant on se retrouve 20 ans après parce que c'est des trucs c'est systèmes qui date de 2004. Ouais. Donc en réalité 20 ans après on revient dessus.

Alors ça durait pendant des années mais on revient dessus sur des systèmes qui ont été mis en 2004 qui dérangeaient personne. Et puis un jour monsieur Olaf Schuls arrive et dit en fait c'est pas comme ça qu'on devrait interpréter le règlement et donc on devrait être beaucoup plus strict. Donc à partir de là, la justice bah se se charge et et prend à Brasc ces questions là et disent "Mais attendez, on va vous poursuivre et en plus on va vous condamner à l'enibilité." C'est là où en fait on se rend compte de la disproportionnalité des sanctions et des et des conséquences politiques euh par rapport en réalité à ce qu'on reproche en réalité au Rassemblement national, à Marine Le Pen et cetera.

C'est vraiment des questions d'interprétation. C'est comme si on leur disait pour des raisons "Ah, vous avez mal interprété telle ou telle réglementation, vous êtes en tort. OK, je prends l'administration a changé sa doctrine mais c'est pas pour autant que je suis pour moi un fraudeur.

C'est que j'ai pris la règle comment elle était, je l'ai interprété à ma façon, c'est un sujet, c'est normal qu'à la fin peut-être les tribunaux tranchent, c'est une chose, mais derrière les conséquences telles comme si c'était des délinquants euh est pour moi assez gênante. On en revient au fond à ce sujet de le la responsabilité du législateur, du rédacteur, tu comprends ? Euh c'est c'est toujours le c'est au faute, c'est toujours la même discussion, c'est-à-dire que on tape à bras raccourci sur les juges.

Moi-même je je tape plus sur le Conseil constitutionnel, à vrai dire, parce qu'il fait pas vraiment du droit, mais on on tape beaucoup sur sur les magistrats, mais en réalité, on ne tape peut-être pas assez sur les parlementaires et pas que sur les parlementaires, sur les préfets, sur ceux qui font les lois, qui empilent les lois. C'estàd que la difficulté du droit aujourd'hui, c'est sa lisibilité. Sa lisibilité au regard de la rédaction.

René l'a rappelé, c'estàd que nous avons des rédactions qui sont maladroites, qui ne sont pas claires et quand une rédaction, un article de loi est mal rédigé ou alors est ambigu mais alors là c'est ou alors trop large mais c'est la porte ouverte à l'interprétation infinie et c'est ce qui donne la politique. C'est ce que font les juges. C'est l'objet même du procès de du Rassembl national.

Bien sûr, c'est ça le sujet. par rapport au règlement du du Parlement européen l'article 62 qui a été mal rédigé et qui une dernière question on a beaucoup parlé ce sont les politiques qui ont donné ses droits au juges les politiques peuvent retirer ses droits au juges ou mais il faut une volonté politique. Or vu qu'on parle de moralisation du côté une volonté politique mais il y a un système de cliciti.

Il suffit que les parlementaires essayent de changer une loi et que le Conseil d'État ou le conseil constitutionnel dise "Ah non, vous avez plus le droit de c'est toujours c'est plus difficile de retirer mais c'est comme au français, c'est plus difficile de leur retirer un droit que de leur donner et un pouvoir." Or mais mais quand on dit j'ai un autre exemple moi qui était assez marquant et qui est assez intéressant je trouve c'est le fait que par exemple en 2007 quand Nicolas SarkoZi est arrivé à l'Élysée, il disait "Ah je ne comprends pas le budget de l'Élysée, il est il est opaque pour les Français parce qu'effectivement par séparation des pouvoirs en fait le budget de l'Élysée n'était pas connu. Pas en détail, il avait un budget, une enveloppe, on ne savait pas comment il était alloué et personne n'avait un droit de contrôle et de regard." Il a dit "Moi, je je change ça.

Moi, je suis quelqu'un de moral. Je donne le pouvoir à la Cour des comptes de venir regarder ce qu'il y a dans Et donc en fait la Cour des comptes, elle est arrivée, elle a vu "Ah mais attendez, mais avec monsieur Buisson, vous avez beaucoup de contrats. Euh, c'est il y a beaucoup de contrats.

C'est très élevé parce qu'il commandait des sondages et cetera. Peut-être que ça se faisait d'ailleurs avant. Peut-être même qu'il en faisait moins qu'avant.

Et là la justice est saisie, elle a dit "Mais attendez, vous passez des contrats avec monsieur Bisson, mais vous respectez pas les règles de marché public." Ah ben je vais vous poursuivre. Alors qu'avant en réalité il y avait jamais eu, c'était la défense de Nicolas Sarkozi mais ça n'a pas fonctionné. qui disaient "Mais attendez, les règles code du marché public, ils sont très très strictes et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a énormément de maires et cetera qui sont poursuivis parce que ce sont des règles très très strictes, très dures." Euh il a dit "Mais attendez, ça s'appliquait pas au président de la République et au budget de l'Élysée.

Ah maintenant ça s'applique. Donc maintenant il y a les règles parce qu'il a ouvert les comptes et qu'il a donné la possibilité au magistrats de la Cour des comptes et cetera de venir auditer les comptes. Est-ce que c'est une mauvaise chose que les que les magistrats de la Cour des comptes viennent auditer ?

Je ne sais pas mais en tout cas voyez c'est cette idée de vouloir de transparence qui fait qu'à la fin ça se retourne contre eux et c'est eux qui donnent ces pouvoirs là systématiquement au magistrat et et à la justice. Mais mais c'est c'est tout à fait ça. Mais vous savez dans dans un autre genre j'ai évoqué le Conseil constitutionnel tout à l'heure, on parlait du pouvoir trop important des juges et je disais que ce sont les politiques qui ont donné au juges mais René a raison.

Pourquoi ? par bêtise en fait, mais vraiment par enfin par bêtise ou par modernisme. Voilà, je pense qu'il faut utiliser le terme.

Je donne un autre exemple d'un autre président de la République, c'est Valérie Giscardestin. Valérie Giscardestin, il a il a fait la cour à une autre juridiction qui est le Conseil constitutionnel que je connais bien et dont je parle assez souvent. Et c'est lui qui a donné au Conseil constitutionnel la possibilité d'être saisi par 60 parlementaires et 60 députés pardon ou 60 sénateurs.

C'est lui qui a transformé véritablement le conseil constel qui lui a donné euh enfin qui lui a donné un pouvoir en tout cas qui lui a reconnu un pouvoir. Vous savez le conseil constel, il va le pardon Valérie Juscardestin après son élection à la présidence de la République, il va devant le Conseil constitutionnel et il dit "Vous êtes les garant de l'état de droit." En disant cela, il donne le feu vert au juges, au conseil constitutionnel pour s'affranchir pour s'affranchir de règles qui au départ étaient des règles claires qui étaient le contrôle de la loi à la constitution.

Maintenant, il dit "Écoutez, depuis la décision que vous avez rendue il y a quelques années avant, le consexuel avait rendu une célèbre décision liberté d'association 1971, il dit "Bah écoutez, maintenant vous pouvez aller plus loin, allez-y. C'est important dans notre démocratie que nous ayons des magistrats qui aient un contrôle le plus large possible." C'est d'une c'est d'une bêtise au fond.

C'est vous savez c'est c'est partir du principe que les juges sont des espèces de tiers neutres comme ça qui n'abuseront pas de leur pouvoir. Or, il y a quand même une règle millénaire. C'est pardon, c'est un peu bête, mais quiconque a un pouvoir va avoir tendance non seulement à le garder, mais à essayer de l'étendre autant que possible.

Et on le voit, on le voit à travers le Conseil d'État, à travers le conseil constition modernisant pas les institutions comme il le faut. C'est surtout ça parce que le fait qu'il a que le que que des magistrats euh aient un pouvoir de garant de la constitution des des droits et cetera, pour moi ça me ça me choque ça. Ça existe dans d'autres pays comme dans dans d'autres démocraties comme aux États-Unis.

Sauf qu'en réalité la juridiction et les pouvoirs qui lui sont attribués, les modes de nomination et cetera, on va dire, correspondent au pouvoir qu'ils ont. Ce qui n'est pas du tout le cas du système du système français. Mais ça c'est un autre c'est un autre débat.

Le temps avance. On reviendrez pour en parler j'espère. Merci d'avoir participé au débat sans frontière.

Vous reviendrez vite. On commence à avoir l'habitude de vous voir chez nous. Vous êtes toujours les bienvenus.

On va tout de suite passer à mon édito dans Ils font du bruit pour ne rien dire. Je libère mes invités aller prendre un café à l'étage. Jingle de faim.

C'est insupportable. Coupleur le micro. Coupzleur le micro.

Alors, on peut mettre le jingle de On fait du bruit pour ne rien dire. rien dire rien dire quelque part en général mon édito du vendredi repose sur des propos tenus par des gens de gauche complètement hors sol des Pokémon type Sandine Rossu mais étant qu'on vient de sortir notre nouveau magazine 2027 à cœur il nous raconte j'ai décidé de vous lire mon édito que vous retrouverez à l'intérieur pour convaincre les derniers indécis de courir pour aller se le procurer. Je commence.

Je vais donc donner au gauchis cinq solutions pour mettre la droite au chômage. La montée inexorable de la Turbo Maxi extrême droite vous fait peur. Vous homme de gauche voulez la combattre ?

Il existe des solutions simples. Appliquez-les et mettez-les fachaot au chômage. Faites couler frontières et sauvez la démocratie du fascisme.

Premièrement, arrêter l'immigration, un choix populaire. Les sondages sont clairs et constants. La majorité des Français s'inquiètent de l'impact de l'immigration.

Cesser l'immigration de masse incontrôlée depuis des dizaines d'années et instaurer une politique d'accueil plus sélective comme par exemple n'accepter que les bacs + 5 au lieu des bacs -10 du tier monde serait un premier pas. Renvoyer tous les clandestins empêcherait les méchants fachaots de faire de la récupération. À chaque fois qu'un ocultaire viole ou tue une petite française et expulser tous les binationaux qui commettent un crime ou déligrave pourrait faire baisser la xénophobie totalement injustifiée ambiante couper l'immigration et expulsez-les pour faire terre l'extrême droite.

Deuxièmement, une justice implacable, rétablir l'ordre et faire respecter les lois. Les Français trouvent que la justice est laxiste. L'extrême droite fait son beurre dessus.

Il y a des moyens simples pour régler ce problème. Cela implique de créer de nouvelles places de prison, beaucoup de places de prison, de garantir des peines fermes et de mettre un point d'honneur à les faire respecter. Je sais que cette idée cette idée peut paraître loufo mais effectivement quand on voit que l'assassin de Philippine était sorti de prison au bout de 5 ans sur les se qu'il avait pris, certains français peuvent illégitimement, le droit avait été respecté avoir un goût amer dans la bouche. instaurer une justice dure et qui respecte les peines qu'elle prononce fera terre les fascistes.

Troisièmement, priorité nationale, défendre l'intérêt des Français. Les Français doivent doivent être la priorité des politiques sociales. Voir des étrangers bénéficier des aides sans avoir contribué alimente un sentiment d'injustice.

Par exemple, quand ils apprennent que 35 % des étrangers vivent dans des logements sociaux alors que la liste d'attente pour les Français peut dépasser 10 ans, cela crée un certain énervement. raciste, je vous l'accorde. Tout comme apprendre que les étrangers de plus de plus de 65 ans n'ayant jamais travaillé en France ont droit à une retraite, LAASPA, à hauteur de 102 € par mois.

On peut l'expliquer aux Français qui ont travaillé plus de 40 ans pour toucher leur misérable retraite, mais la pilule a du mal à descendre. Mettre en place une priorité nationale permettrait d'éviter une escalade des mouvements radicaux au sein de la population française. 4e point, réformer les aides sociales et baisser la la fiscalité des classes moyennes.

L'État providence doit être redéfini pour encourager le travail. Les Français qui travaillent en ont un peu marre de se faire raquetter la moitié de leur salaire pour financer les traines savades de la terre entière qui ont décidé de s'installer en France légalement ou non d'ailleurs. La liste et le coût de ce qu'on appelle les aides non contributives est effrayante pour eux.

Le revenu de solarité le revenu de solidarité active les aides au logement les prestations familiales la location l'aide médicale d'état la couverture maladie universelle complémentaire l'aide personnalisée à l'autonomie la location temporaire d'attente et bien d'autres et bien d'autres classes moyennes sont le ventre mou du fascisme. Il faut supprimer la majorité des aides sociales et le tabassage fiscal des Français pour qu'ils arrêtent leur chemin vers la turboite réactionnaire. 5e et dernier point. investir dans la sécurité intérieure un étatore face à l'insécurité.

Les Français veulent se sentir en sécurité. Un sentiment incompréhensible pour les humanistes que nous sommes. Mais voilà, ces petits fascistes en herb réclament de ne pas se faire poignarder dans les rues ou violer dans le hall d'entrée de leurs immeubles.

Il demande à avoir du bleu partout, une présence accrue dans les zones sensibles et des moyens pour intervenir rapidement en cas de trouble. Donnons-leur. Étonnamment, cette situation apaisée a existé en France récemment.

Pendant les JO, Paris est devenu un avre de paix. Policier partout, insécurité en chute libre comme le cuit moyen des Français pris une allocution de Sandrine Rousseau. Expulsion des clandestins, des craquedes et des voleurs.

Les Parisiens, pourtant majoritairement de gauche, ont adoré. On espère qu'un jour un sociologue naturellement de gauche pourra pourra nous expliquer pourquoi ceux qui votent pour l'extrême gauche étaient ravis de vivre dans une ville d'extrême droite. Pour en revenir à nos moutons, les 1000 agressions gratuites et les 120 attaques au couteau par jour donnent du grain à moudre à la presse de giga extrême droite tel que frontière.

Il faut mettre fin à la criminalité en France pour empêcher le renouveau du trè rich et couper l'herbe sous le pied de toute cette presse qui met en avant ces centaines de milliers de faits divers tous les ans pour nourrir la bête immonde. Le programme est simple. Chers camarades de gauche, moins d'immigration, moins d'insécurité, moins d'injustice, moins de taxes et moins d'impôts pour avoir moins de fascisme.

Ferme les frontières pour faire fermer frontières quelque part. On lance une page de pub et on reçoit notre nouvel invité tout de suite après. Nous avons lancé une grande campagne d'abonnement numérique. 6000 abonnés doivent être recruté d'ici le 31 décembre 2024.

Il vous appartient de nous soutenir en profitant d'une offre de qualité engagée et indispensable pour rééquilibrer la balance médiatique. S'abonner sur notre application mobile, c'est accéder à nos articles de fond, nos enquêtes, nos documentaires, nos magazines en ligne et toutes les autres fonctionnalités. Rendez-vous sur www.frontièmedia.fr ou sur notre application mobile et abonnez-vous en deux clics sans engagement.

Et je vous rappelle que nous sommes en pleine campagne de don parce que nous avons actuellement énormément de procès de la part des SOS racises, de la part des avocats des émeters. Nous avons des procès de la part d'association islamique. Euh n'hésitez pas à aller nous soutenir sur le site internet.

Un don est défiscalisé à hauteur de 66 %. On va tout de suite mettre le jingle de les pieds dans le plat. Je mets les pieds où je veux et c'est souvent dans la gueule.

Merci Alexandre Varot de nous avoir rejoint pour les pieds dans le plat. Je vous présente, vous êtes député européen du Rassemblement national, avocat en droit pénal. Vous étiez également député européen de 1999 à 2004 sur la liste de Charles Pasquis et Philippe Devillet.

Dans votre longue carrière politique, vous êtes aussi passé par l'UMP et depuis quelques années, vous êtes devenu un des conseils de Marine Le Pen. Merci Alexandre Varot de mettre les pieds dans le plat avec moi. On commence tout de suite.

Le procès des attachés parlementaires s'est achevé mercredi. Le jugement sera rendu le 31 mars pour Marine Le Pen et les 24 autres prévenus. Première question, de quoi sont exactement accusé Marine Le Pen les cadres du parti ainsi que les attachés parlementaires ?

Alors, pour ceux qui étaient dans une grotte au cours des deux derniers mois et qui ne savent pas, euh c'est un débat finalement assez administratif mais qui a pris euh une tournure pénale pour des raisons politiques, on va s'expliquer. Euh il s'agit de savoir comment on utilise ces attachés parlementaires. Est-ce que les attachés parlementaires selon la thèse défendue par le Parlement européen et le parquet doivent faire exclusivement du travail législatif, vivre à Bruxelles et ne contribuer qu'à l'élaboration des lois.

Où est-ce que les attachés parlementaires ont le droit de faire un travail politique non législatif sous la direction de leurs députés et éventuellement de travailler avec le parti politique qui les a fait élire ? en résumé la dichotomie et l'objet du délibéré qui va durer 4 mois. Le débat s'est bien passé autour de cette alternative et on peut y apporter ensuite beaucoup de nuances notamment en rappelant que le métier d'un député de la minorité ce qui est le Rassemblement national n'est pas le métier d'un député de la majorité parce que celui de la majorité fait la loi donc il fait du travail législatif.

Naturellement, il y a intérêt puisqu'il va remporter des succès dans ce domaine. Le député de la minorité, il fait plus du travail politique puisque au Parlement européen, il n'a aucun droit d'initiative et il ne peut que déposer des amendements qui ne seront jamais votés. Donc naturellement, il fait plus de politique pour devenir la fois d'après la majorité à son tour.

Dans ce cas, est-ce que Marine Le Pen est coupable de ceux dont on l'accuse ? Non. C'est sûr que non.

Non. Alors, si vous voulez, si on voulait faire des des un peu de funisme sémantique, je dirais oui, elle a fait ce dont on l'accuse, mais elle peut pas en être coupable parce que ça n'est pas un délit. Donc oui, nous avons des collaborateurs qui ont travaillé avec le parti qui les a fait élire.

Oui, nous faisons de la politique mais ça n'est pas reprochable. Euh ce qu'il essentiellement, c'est que euh pas un centime d'argent public n'a été détourné dans la poche de quiconque. Il n'y a pas eu un seul emploi fictif.

Tout le monde a travaillé et tout le monde a travaillé à faire de la politique. Si on nous reprochait d'avoir détourné de l'argent, ça serait indéfendable. Si on nous disait "Vous avez employé quelqu'un pour aller pousser le balai dans votre riade à Marrakech, ça serait indéfendable.

Euh mais rien de tout cela n'a existé. Tout au plus des gens ont travaillé sous les ordres de leurs députés en lien avec le parti politique qui les avait fait élire parce qu'ils pouvaient rien faire d'autre. Mais le projet du Parlement européen, c'est de nous enfermer dans les murs dorés de la prison de Bruxelles, euh pardon du Parlement de Bruelles.

Oui. Et euh lapsus volontaire euh de telle manière que nous ne servons absolument à rien parce que euh bien sûr, si nous devons nous minorités ne faire que du travail législatif à Bruxelles, et bien tous les jours nous rencontrerons des échecs et uniquement des échecs. Et comme nous n'aurons pas la possibilité de parler au français, ils sauront jamais ce qui se passe. ne progresseront pas et la majorité actuelle restera la majorité pour l'éternité et la vie de madame Vanerleyen sera un long fleuve paisible.

Mais nous ne sommes pas là pour rendre la vie facile à madame Vleyen. Nous ne sommes pas des employés du Parlement européen. Nous sommes au Parlement européen par la volonté des électeurs et uniquement des électeurs.

Ce sont nos seuls employeurs les électeurs. Voilà, nous ne sommes pas les salariés du parlement. Est-ce que dans ce procès des assistants parlementaires Didier Migo ou Dupon Moriti plutôt on se voit une une implication de près ou de loin dans les réquisitions du procureur ?

C'est bien l'État qui nomme les procureurs. Alors oui, c'est ce qu'on appelle un procès comme celui-là une affaire signalée. Ça existe depuis des décennies.

Une affaire signalée, ça veut dire que c'est un dossier dans lequel la hiérarchie demande des informations. Elle n'a théoriquement plus le droit depuis quelques années de donner des instructions, mais elle a toujours le droit d'être informée. Et donc il n'est pas possible, il est certain, qu'un dossier aussi que celui-ci qui met en cause la candidate déjà deux fois finaliste à l'élection présidentielle et comme qu'on annonce comme peut-être la future présidente.

Et ce dossier signalé évidemment ce ne sont pas les deux parquetiers présents à l'audience qui ont pris sous leur seul bonnet la décision de proposer que madame Le Pen soit condamnée à de la prise en ferme, qu'elle soit inéligible, 300000 € d'amende et cetera. Euh donc ils en ont parlé à leur chef de section, lequel a considéré qu'il était sage pour sa carrière d'en parler au procureur de la République de Paris, lequel a envie de devenir un jour procureur général et en a donc parlé à son procureur général, lequel à lui pris l'habitude de tout ça depuis bien longtemps et en a parlé au au directeur des affaires criminelles et des grâces qui est la tour de contrôle du ministre à la place Vendum. Le ministre place Vendô est un homme raisonnable. il sait à qui il doit d'être ministre et il a donc fait savoir tout ça au conseiller justice de l'Élysée.

Après, je ne sais plus mais jusque-là, je suis certain. Et donc euh Dupont Morti par exemple qui avait une qui a une dent particulière contre le RN, vous pensez qu'il puisse avoir une implication de près ou de loin dans les réquisitions du procureur ? Je vous ai dit comment marcher avec certitude les choses.

Après, je ne peux pas affirmer, je n'étais pas euh Dieu soit loué caché sous le bureau de monsieur du pont Moretti, mais il est certain qu'ils ont été un minima informés et que ils ont un minima approuvé. Euh voilà. Alors, je vous décris une information qui remonte le courant comme un saumon.

Euh je ne sais pas après ce qui se passe quand ça descend le courant. Évidemment, on peut avoir des pensées malveillantes quand on connaît un peu le monde politique et le monde judiciaire. On se rappelle que dans un procès similaire, François Baou avait été à l'époque relaxé.

Selon vous, y a-t-il une justice à deux vitesses à l'encontre de Marine Le Pen et du Rassemblement national ? Alors oui, il y a toujours eu deux vitesses à l'égard de Marine Le Pen et du Rassemblement national. Ça c'est une évidence dans tous les domaines.

On nous applique ce qu'ils appellent un cordon sanitaire. euh au Parlement européen, nous sommes discriminés quotidiennement euh dans euh l'attribution des emplois et le monde judiciaire ne fonctionne pas euh différemment. Euh bien sûr qu'on nous impose des réquisitions euh qui sont hors norme et que dès l'origine, on a mené un procès qui était hors norme.

Parce qu'il faut rappeler deux choses. Le procès du modem, c'est un accident. Il n'aurait jamais dû avoir lieu.

La seule plainte déposée par le Parlement européen, elle était contre nous, le Rassemblement national et c'est le Rassemblement national qui avait C'est pas le Rassemblant national mais c'est un député une députée anciennement du Rassemblement national, elle n'en était plus à cette époque qui avait des informations sur le modèle. Mais tous les partis faisaient la même chose que nous, c'est-à-dire rien d'illicite, tous les partis d'opposition fonctionnaient comme ça depuis des décennies. Et donc elle a transmis au procureur de la République de Paris un certain nombre d'informations sur le modem lequel s'est senti obligé de poursuivre parce que comme il s'agissait exactement des mêmes informations que celle du Rassemblement national.

Voilà. Mais la volonté du Parlement européen c'était de poursuivre Marine Le Pen et ceux qui travaillaient avec elle et uniquement eux. Uniquement eux.

Personne d'autre. C'était une volonté délibérement discriminatoire depuis l'origine. Et pourquoi François Bairou a été relaxé ?

Parce que il n'a pas été établi et ça sera certainement le cas d'ailleurs pour Marine Le Pen aussi que il y avait un un un système en place dont il eut était le chef euh il était chef du parti. Il était le chef du parti, mais le parti euh c'était pas le groupe au Parlement européen. Et euh les députés, je le suis et c'est à ce titre que je m'exprime euh chez vous ce matin, euh nous ne sommes pas des enfants euh à qui on dit euh tu te poses là, tu t'assois là, tu lèves le bras, telle maman, voilà euh on a passé l'âge les uns à les autres de ce genre de sport.

Donc euh les députés ont fait des choix, ils ont eu des recommandations de Marine Le Pen, il y en avait deux. N'embauchez pas n'importe qui. Dites-moi qui vous embauchez parce que moi je peux savoir que ce sont des gens qui posent un problème alors que vous vous ne le sauriez pas.

Voilà. et euh laissez-moi un droit de véu sur un certain nombre d'embauches problématique. Mais il a jamais été question de mettre des gens à la disposition du parti sous la contrainte de l'œil couroussé de Marine Le Pen.

Ça c'est une farce. Dans en en quête condamnation avec ou sans inéligibilité pour Marine Le Pen, quel est l'avenir pour le RN ? partie qui pendant des années scandé main propre tête haute.

Les gens risquent de se dire que vous êtes comme les autres, que vous vous servez dans la caisse. Bien écoutez, les gens qui nous connaissent savent que ça n'est pas vrai puisque dans cette affaire, il n'y a pas un centime de détournement. Euh on verra.

Moi, je suis un acteur, pas un commentateur de la vie politique, donc je vais pas commencer à évoquer les miles et unes hypothèses de la fin de cette affaire. Le 31 mars, nous aurons un premier jugement. Nous avons demandé avec force et euh je crois pour euh ceux de mes confrères qui plaidaient dans cette affaire avec talent euh la relaxe tout simplement.

Donc je n'envisage à votre micro rien d'autre que la relaxe. Après, les juges verront, il y a un écart extraordinaire entre ce que nous demandons et ce que demande le procureur. Très en fait, c'est très rare dans le monde judiciaire qu'on voit une telle incompréhension.

Et cette incompréhension, elle fait écho à une un vieux désaccord entre le monde politique et le monde judiciaire. Il faut bien dire que nous ne nous comprenons pas et que on a souvent l'impression que le monde judiciaire connaît mal le monde politique, ne comprend pas comment il fonctionne et le soupçonne a priori. Et on a été à l'ACé de ce soupçon a priori avec les fameuses réquisitions de la procureur qui examinant l'un des dossiers encore plus vite que les autres dans lequel il y avait aucun élément factuel termine en disant je n'ai aucune charge dans ce dossier mais je ne demanderai pas l'arelaxe ça me ferait trop mal.

On on a écouté l'audio tout à l'heure justement et on a entendu Gill William Goldnadel qui disait que il avait jamais vu ça. Non mais moi je je l'avais jamais vu mais je l'ai entendu parce que j'étais à l'audience euh auprès de de Marine Le Pen et de de mes camarades poursuivis et ça a été un moment de pure stupéfaction. Voilà 34 ans que je suis avocat.

Je n'avais pas le droit de plaider dans cette affaire. Question d'incompatibilité parce que vous êtes eurodéputé. Voilà.

Ah non, je ne suis pas eurodéputé, je suis non plus je suis député français au Parlement européen. Voilà la bonne formule. Euh 34 ans que je suis avocat, je n'ai jamais rien entendu de tel.

Et euh j'imagine la fatigue. Euh et cette cette procureur qui finit par dire ce qu'elle a au fond du cœur dans une phrase extraordinaire. D'ailleurs, au bout d'un moment, elle est plus venue à l'audience tellement elle a été conspée de toute part.

Il faut bien dire que c'est légitime, que c'est c'est une horreur ce qu'elle a dit. Elle dit à la fois qu'il y a pas de rapport entre ses réquisitions et la réalité. Et ensuite, elle dit que il y a un rapport par contre entre ses passions personnelles et ses réquisitions, c'est-à-dire les deux péchés contre l'esprit que peut commettre un procureur.

C'est terrible parce que il se trouve que c'est un de nos procureurs dans cette affaire. Donc là en en 10 secondes, elle a jeté le doute sur 10 he de réquisitoire. un peu plus que le doute gouverner, c'est prévoir.

En cas d'inéliggibilité de Marine Le Pen, qu'est-ce que vous feriez ? Le parti, je parle pas de vous. Alors, c'est une chose qu'on qu'on envisage pas et je vous ai dit que je n'avais pas envie d'être un commentateur.

Et bien écoutez, si l'un tombe, un autre se lèvera. Voilà. Mais mais ça ne se passera pas.

Vous en êtes sûr ? J'ai j'ai lu ça euh dans dans le vol des oiseaux, les entrailles d'un poulet de l'eau. Très bien.

Euh une dernière question euh sur ce procès. Euh est-ce que vous avez eu l'impression d'avoir un procès médiatique en même temps ? Oui, c'est si on considère qu'un procès médiatique, c'est le fait d'avoir des caméras tous les jours à la sortie du du tribunal.

Oui. Alors oui. Est-ce que les médias vous ont fait votre procès en même temps que les juges et les procureurs le faisaient ? bien sûr trop heureux.

Alors bien sûr, pas tous les médias, il y a des médias honnêtes, frontières par exemple, d'autres quand même et puis des médias absolument malhonnêtes qui ont saisi l'occasion pour faire des compte-rendus d'audience mensongé. euh voilà et et et prendre en tout point la suite sans nuance des procureurs, considérant qu'il n'y avait aucun argument de défense, d'ailleurs que la défense n'existait pas et que tout ce que nous pouvions euh dire euh n'avait ne présenter strictement aucun intérêt. Mais pour une partie de la presse, le le Rassemblement national est ontologiquement coupable.

Il n'y a aucune chance que nous soyons innocents de quoi que ce soit. Coupable parce que le Rassemblement national parce qu'ils sont le Rassemblement national. Oui, bien sûr, mais si si demain euh là, je compte des volets, ça sera euh voilà, si la si la scène ne coule plus dans le même sens, ça sera euh donc et voilà, euh nous pour certains, nous sommes coupables, mais nous, j'ai évoqué tout à l'heure le fait que nos seuls employeurs sont nos électeurs.

Euh notre seul boussole, c'est l'élection. Et il se trouve que d'élection en élection, grâce aux électeurs, nous progressons. Et ça, c'est un encouragement qui vaut tous les articles audio dans libération et médiia partent.

En fait, on finit par les lire en riant. Ils sont tellement prévisibles. Voilà, nous ce qui compte c'est que chaque jour, chaque seconde, nous ayons un français de plus qui nous fasse confiance.

Alexandre Varot, merci beaucoup d'être venu. Merci de m'avoir invité. On espère vous revoir bientôt.

Euh peut-être après le procès justement, vous pourrez venir commenter euh par exemple. Et euh donc euh à bientôt laisse partir. On met le jingle de fin. [Musique] Pour conclure cette matinale, place tout de suite à mon invité exceptionnel.

Je reçois le capitaine Hervé Morau. Installez-vous. [Musique] l'invité exceptionnel.

Alors, avant de commencer avec l'invité exceptionnel, je vais vous dire de vous abonner à la chaîne YouTube. C'est très facile pour ceux qui ne savent pas le faire. Vous avez juste à connecter avec votre compte Google.

Vous mettez en haut à droite, vous appuyez sur se connecter avec le compte Google, ça prend une seconde. Donc n'hésitez pas à vous abonner, à mettre un pouce bleu et à relayer cette émission. cette matinale.

Alors euh Hervé Moru, vous êtes ancien vous êtes Saint-syrien, ancien officier de gendarmerie. Vous êtes l'auteur de vérité d'un capitaine de gendarmerie, un bestseller à l'époque de sa première parution. Le livre est ressorti aux éditions Magnus le 15 novembre dernier.

Une version rééditée plus enrichie. Donc un ouvrage dans lequel vous dénoncez la violence et l'insécurité grandissante en France. Vous évoquez également le système judiciaire et l'islamisme.

Bonjour Hervé Morau, merci d'être présent dans notre matinale. Bonjour Garen, merci de me recevoir. Hervé Merau, vous avez subi un blâ en 2021 par la ministre des armées Florence Parlie lors de la première édition de votre livre.

Selon vous, y a-t-il une certaine vérité qui dérange au sommet de l'État ? Comment expliquez-vous ce blâme ? Ah, j'ai effectivement reçu ce blâme de la ministre des armées, plus haute sanction qui puisse être infligée à un officiel armée française mais également euh 40 jours d'arrêt de rigueur, mais également ma conjointe et moi qui n'ét pas encore mariés à l'époque et des contrôles fiscaux, mais également des procès en diffamation au pénal.

Je les ai tous gagné, je les ai tous remportés. Donc un combat de haute lutte pour faire connaître la vérité effectivement. Et pourquoi ?

Parce que il y a des vérités qui dérangent en fait. Oui, il y a des vérités qui dérangent parce que ce qui est écrit dans ce livre, vérité d'un capitaine de gendarmerie aux éditions Magnus, cette belle réédition, cette diffusion nationale méritait d'être signifiée à nos à nos concitoyens. Alors, la première version sortie il y a 4 ans avait une diffusion un peu confidentielle bien entendu puisque je ne disposais ni éditeur ni d'un diffuseur, mais elle s'était quand même vendu à 20000 exemplaires, ce qui est très estimable pour un livre auto-édité.

Et aujourd'hui, cette version totalement réécrite, abondée par les témoignages de tous les officiers sous-officiers d'active et en retraite de la gendarmerie nationale est formidablement enrichi et dit tout ce que les plus hautes instances de l'État voudraient conserver caché. Je monte juste un peu pour que les gens voient l'épaisseur du livre. Il y a il y a de l'information, il y a 700 pages quasiment.

Il y a beaucoup à dire. Absolument. Mais c'est un œuvre très très vivant parce que bien entendu à l'échelon d'une compagnie de de gendarmerie départementale et c'est la même chose partout en France en territoire pay urbain ou rural, les crimes les tentatives de meurtre, les meurtres, les viols, les agressions c'est l'hyperviolence.

Vous avez évoqué la violence Garen ? Non, aujourd'hui c'est l'hyperviolence, c'est l'islamisme, l'intégrise islamique qui se diffuse partout via les associations, via les frères musulmans. Euh la les la dimension émeud bien entendu qui est toujours là.

Nos concitoyens ont pris la mesure en en juillet 2023 et ça recommencera bien entendu puisque rien n'a été fait pour palier ces désordres. On on va en parler un petit peu plus loin dans dans cette interview. Juste une question Hervé Morau.

Depuis vous êtes devenu ouvrier viticol pourquoi avoir quitté la gendarmerie ? Ah ben j'ai j'ai quitté la gendarmerie nationale parce qu'à compté du moment où j'ai publié ce livre, j'ai posé ma démission. Alors bien sûr c'est un crève cœur parce que c'est un métier que nous adorons mes frères et sœurs d'âme et puis moi-même.

C'est un métier fait d'engagement de dévouement à la population. On est en première ligne. On est en mesure d'agir, de de palier, vous l'avez précisé Garen les insuffisances et l'axis de la justice par tout ce que nous pouvons faire pour les protéger, pour les secourir en mission de police secours notamment.

Mais mais à côté du moment où où où j'exprimais ce qui était de cette réalité, de ce désastre judiciaire, et bien et bien il m'a fallu démissionner, je l'ai fait voilà à contrecœur, mais il n'y avait pas d'autres alternatives possibles et et ensuite ben je me suis attaché à montrer l'exemple. J'ai voulu faire un un métier parmi les plus difficiles, parmi les plus éprouvants et je suis effectivement depuis près de 2 ans ouvrier viticol dans les parcelles de Ving. J'y étais hier, j'y serai à nouveau demain.

Euh voilà, on crève de froid, on on se casse le dos mais c'est un très très beau métier au au contact de la terre et il est nécessaire. Le directeur général de la police nationale, Hubert Bonau était invité mercredi sur RTL. Celui selon lui, la société est de plus en plus violente.

On va écouter un son. Dans notre société aujourd'hui, je crois qu'on a une société qui est très fracturée, qui est d'ailleurs de plus en plus violente. Souvent, les les les mouvements sociaux se traduisent aussi par de la violence.

Je pense par exemple à Saint-Soline où on est face à un déchaînement de violence. Les gendarmes sont là pour faire respecter l'ordre, la loi et on voit qu'on peut avoir face à nous beaucoup de radicaux. La radicalité des mouvements parfois m'inquiète.

Vous êtes d'accord avec lui, j'imagine ? Oui, le le général d'armée Bonau euh était le commandant Bonau il y a 20 ans lorsque j'étais à l'école des officiers de la gendarmerie nationale. C'était mon instructeur.

Moi, j'étais le président de la promotion réseau Saint-Jacques, hein, la promotion qui était présente à l'école à ce moment-là. 20 ans plus tard, euh ben nous avons eu tous les deux des destins euh très divers. Il est aujourd'hui à la tête de la gendarmerie nationale.

Là, il est effectivement il est effectivement sincère dans son approche. On ne peut que le reconnaître. Mais je serais tenté de lui dire 20 ans après, que fait-il ?

Qu'a-t-il fait ? Moi, je reçois des courriels, des lettres, des messages. J'en ai encore reçu ce matin alors que j'allais vers votre studio Garen de de de centaines de milliers de gendarmes qui me font part ben de leur désespoir par rapport aux moyens dont qu'ils n'ont pas obtenu, par rapport à à cette incurie de la justice qui n'est jamais remise en cause, par rapport à cette lourdeur de la procédure pénale qui n'est jamais allégée, par rapport à ces casernes qui sont complètement pourries et qui désespèrent les familles de ces gens, hommes et femmes si engagés, que fait-il ?

Qu'a-t-il fait ? Alors, des mots, encore des mots ? Moi, je lui pose la question, qu' a l'intention de faire ?

Alors, il vient de prendre ses fonctions. Bien entendu, ses prédécesseurs ont fait si peu. Aujourd'hui, ça suffit.

Les gendarmes on ontassé et vous le savez, Garen aujourd'hui, les gendarmes démissionnent hélas parce que pour une immense majorité d'entre eux, ce sont des personnes très engagées, très dévoues à l'intérêt de nos concitoyens qui portent la France à bout de bras en dépit de toutes les les accueils auxquels ils peuvent avoir affaire. Mais que font que fait la haute hiérarchie gendarmerie pour eux ? À quoi est dû cette hypervolence dans la société aujourd'hui ?

Cette hypervolviolence, elle est due euh très prioritairement au laxisme de la justice. Incontestablement, le problème de la gendarmerie nationale comme de la police, on ne le dira jamais assez, c'est la justice. On n'incarcère pas.

Elle est également d au pouvoir politiques successifs euh qui n'ont jamais construit les centres de rétention ou les prisons. Décennies après décennies, on n'emprisonne pas, on laisse en liberté et tous ceux qui nous font du mal récidiv. Aujourd'hui, c'est la culture de l'impunité, c'est le désordre, c'est la récidive quasi systématique.

Les multirécidivistes avec des 15 20 citations sur leur casier judiciaire et j'en ai trop croisé moi-même. J'en ai trop interpellé et je les ai vu trop souvent relâcher, nous font un mal de chien et ne cesse pas. Tant qu'on incarcérera pas ces gens, quand tant qu'on ne réformera pas la justice pénale des mineurs, on n'y arrivera pas.

Et ceux qui ont gouverné à nos destinées n'ont jamais fait ce qu'il fallait. Jamais. Euh, vous dites dans votre ouvrage que le devoir de vérité doit s'appliquer au devoirs de réserve.

Pourquoi était-il si important selon vous de livrer votre témoignage au grand public ? Parce que l'essentiel du grand public, s'il peut avoir à souffrir de cette situation, s'il peut y être confronté lorsqu'il devient victime, on a souvent une vision qui est erronée. On connaît finalement très peu la gendarmerie nationale tant qu'on ne se retrouve pas victime, tant qu'on n'est pas tant qu'on ne souffre pas d'une atteinte au bien ou d'une atteinte aux personnes dans sa chair, tant qu'on n'est pas victime d'agression, de coup et blessures.

Déjà, j'ai voulu lui faire savoir au jour le jour dans au travers de l'expérience d'un capitaine de gendarmerie qu'il en était et et mes lecteurs me disent "Votre livre est extraordinaire parce que c'est comme un roman. On on vit vraiment tout ce que vous vivez, les crimes, les délits, la vie en caserne." Mais c'est infiniment plus fort parce que tout est vrai.

Tout est vrai et on le vit passionnément. On on prend la mesure de l'engagement de ces hommes et de ces femmes totalement dévoué à notre sécurité. On l'a soupçonné mais on ne la connaissait pas.

Grâce à cet ouvrage, on rentre plein pied dans la gendmerie nationale. Vous n'édulcorez absolument rien. Vous dites qu'il en est de la gloire de chez gendarmerie, mais aussi de ses bassesses au niveau du carriérisme, de sa cvilité, de cette haute hiérarchie gendarmerie qui ne fait pas ce qu'il faut parce qu'ils veulent toujours une étoile de plus.

C'est c'est un livre dont ils me disent qu'il est passionnant et très très émouvant et qui porte surtout beaucoup d'espoir. Vous dites que les Français n'ont pas ne voient pas leur gendarme à part quand ils ont vraiment un problème. Il il y a de plus en plus de Français qui commencent à être remontés contre les gendarmes et les policiers parce que les seules fois où il les voi c'est pour recevoir des PV pour excès de vitesse ou pour des tests d'alcoolémie.

Est-ce qu'on n'est pas en train de séparer le le métier de policier qui ne peut rien faire euh face à la racaille mais qui se voit obligé de de coller des PV toute la journée au aux honnêtes citoyens entre guillemets ? Et justement ce peuple qui ne voit le gendarme que pour se faire aligner et voit qu'il ne peut rien faire en face. Vous avez tout à fait raison mais ça c'est le poids de l'hérarchie.

Ça c'est le poids des directives qui sont données aux gendarmes par les commandants de compagnés, par les commandants de groupement de région, par le directeur général de l'armerie nationale lui-même, par les autorités préfectorales et mettre des prunes à 51 km/h au lieu de 50. C'est absolument insupportable et mes frères et sœurs d'art me disent à quel point ça leur devient absolument insupportable et de plus en plus, ils sont de plus en plus nombreux à refuser de faire cela. Alors les alcoolémies, les stupéfiants sont aujourd'hui un drame bien entendu.

On sait ce qu' est de la mortalité mais à un moment donné ça suffit. Les priorités sont ailleurs. Les priorités c'est l'ordre.

Les priorités, ce sont les investigations judiciaires par rapport à toutes les crimes et délits qui sont commis. Extrêmement graves, de plus en plus graves, toujours plus graves. Et ça nécessite de voir ces individus déférés et surtout incarcérer.

La priorité est là. Vous avez absolument raison, Garen. Et d'ailleurs pendant les gilets jaunes, il y avait-il une volonté de l'État de monter les policiers contre la population ?

Les gendarmes en ont énormément souffert. Moi-même à l'époque des gilets jaunes quand je commandais cette compagnie de gendarmerie, je suis allé vraiment au contact sur les ronds-points de cette population qui avait des des revendications extrêmement légitimes. Il n'y arrivait pas, c'était cette France des campagnes hein qui souffre, qui paye, qui est fiscalisé et qui ne s'en sort pas ou difficilement.

La fiscalité sur l'essence à l'époque, l'aggravation du contrôle technique était des choses qui venaient s'ajouter à tant d'autres qui à un moment donné n'ont plus été supporté. Moi, j'ai énormément immensément regretté que mais j'ai commandé un escadardon de gendarmerie mobile. Donc, je connais tout du maintien de l'ordre.

Mais là encore, les commandants d'escadron me disait euh ben nous obéissons aux ordres. Nous sommes obligés d'y obéir parce que la gendarmerie nationale comme la police nationale est aux ordres du pouvoir politique, est aux ordres de l'autorité préfectorale, notamment dans le dans en matière d'ordre public et nous n'avons pas le choix. Alors, bien entendu, euh certains gestes n'auraient jamais dû avoir lieu.

Bien entendu, des charges n'auraient jamais dû être ordonnées. Par ailleurs, des casseurs ont été laisser libre de mettre à sac euh des préfectures, des zones urbaines. Paris, l'Arc de Triomphe, vous vous en souvenez ?

Ça nous a fait énormément de mal. Les gendarmes ont reçu des instructions de laisser les casseurs casser. J'ai commandé un exc de gendarmerie mobile.

Donc nous agissons sur ordre sur ordre de l'autorité d'emploi. Qu'il s'agisse d'un commissaire de police en zone urbaine, en zone parisienne. Bien entendu, quand on reçoit l'ordre et et la population doit le savoir de ne pas bouger, c'est qu'on ne peut pas bouger, c'est qu'on ne peut pas intervenir, c'est qu'on laisse faire par faiblesse la plupart du temps parce qu'ils anticipent ce qu'il pourraient advenir.

Et c'est pareil pendant les émeutes de juillet 2023 où nombre de mes camarades gendarmes officiers sousofficiers m'ont dit "On on a dû être insultter, demeurer l'arme au pied, ne pas devoir intervenir pour ne pas risquer d'embraser les cités." Mais ça ça génère le désordre absolu. Ça permet à la loi du plus fort de se développer toujours plus par faiblesse, par l'acheter.

On a laissé se perpétrer l'injustice et ça c'est absolument insoutenable. Mais ça tient à la faiblesse du pouvoir politique. Hélas, ils ont une responsabilité énorme.

Le fait que l'État demande à ne pas intervenir sur les casseurs pendant les gilets jaunes, est-ce que c'est pas une volonté de l'État de rendre les gilets jaunes justement euh moins agréable à regarder pour le reste de la population ? Parce que ça a créé justement dans la population française un certain rejet des gilets jaunes quand ils ont vu la casse, est-ce une volonté de diviser de l'État ? On peut le penser absolument.

C'est c'est très très possible. Ça a suscité une très grande impopularité au sein des forces de l'ordre, au sein de mes camarades CRS et gendarmes mobile bien entendu. Euh là encore, on peut penser effectivement que ça a été une forme de souhait du pouvoir politique pour diviser pour faire en sorte que l'image de la gendarmerie nationale soit écornée alors qu'ils sont si vertueux, alors qu'ils sont si dévau à l'intérêt général ou incontestablement on peut le penser et je l'affirme.

Euh on va écouter un son, c'est le directeur de l'Institut pour la justice, Pierre Marissevit invité sur C News et qui est souvent chez nous. On passe le bonjour à Pierre Marissev. Pour lui, la situation du trafic de drogue en France est est catastrophique.

On écoute le son. Les plans Placnet XXL, on n'en peut plus. Personne n'en peut plus.

Euh et c'est on ne peut pas jouer avec des mots comme ça parce que derrière il y a des vraies vies qui se jouent sur le fait que 79 % du territoire soit couvert de point de bon on en est pas on en est pas étonné. Vous savez que c'est Gér Fourquet qui le disait il y a quelques années. Chaque département de laer à la Manche, à la Sonéloire au Finister a un point de deal.

Donc c'est toute la France qui est comme ça. On le sait. J'imagine que vous êtes d'accord avec Pierre Marie Sèv.

Ouais, je suis je suis d'accord avec Pierre Marie qui est un très bon analyste. Moi, je l'ai vécu au quotidien ce ce combat, cette guerre contre la drogue. Bien sûr, les points de sont partout en en territoire rural bien entendu aussi.

Ils diffusent toujours plus. Il favorise l'addiction de millions de nos concitoyens avec toutes les conséquences que ça suppose en terme de de santé publique qui sont absolument désastreux. Oui, rien n'a été fait contre les dealers aussi peu.

Là encore, est-ce que vos téléspectateurs le savent sur les 30000 dealers qui ont comparé dans les dans les tribunaux français l'année dernière, combien ont été concrètement incarcérés ? Enfin, moins de 2000 me semble-t-il. Tous les autres restent dehors et continu et récidives.

Là encore, on en revient toujours à la pierre angulaire, l'administration pénitentiaire et la construction des places de prison qui nous sont tant nécessaire. Moi, quand je les ai en garde à vue, les dealers et je leur pose la question, qu'est-ce qui vous ferait renoncer ? B la réponse va très souvent de soi.

Ce qui me ferait renoncer bah c'est 10 ans de prison quoi. Peine planchée, incompressible, des conditions carcérales strictes. Aujourd'hui, on me remet en liberté.

Rien ne rapporte plus que le trafic de stupéfiant. Moi je continue, pas de problème quoi. Moi les juges, les juges et et je j'invite à nos concitoyens à se rendre dans une cité judiciaire, à assister à des procès en correctionnel, à voir ce qu'il en est des réalités avant qu'ils ne soient touchés eux-mêmes dans leur chair, avant qu'ils ne deviennent victimes.

Rendez-vous compte de l'incurie de cette justice et vous vous en rendez compte lorsque les jugements sont prononcés. Moi, j'ai eu dans le casre de mes fonctions à à assister à ces procès parce que j'aime avoir la et et j'en parle dans le livre hein par rapport à à tous les crimes et délits que j'évoque dans ce livre. Je raconte également les procès, je raconte aussi les douleurs des victimes parce que les victimes ne sont jamais au centre euh des considérations de la justice.

Ce sont toujours les malfras qui ont toujours plus de droit. Ça ça me scandalise. Et on on n'y arrivera pas euh Garen tant que les prisons ne seront pas construites.

Le reste c'est de la littérature et Pierre Marie Sèv a bien raison. C'est de la communication, c'est de l'enfumage. Les points d'al se multiplient, les gangs aujourd'hui se multiplient.

C'est un fléo, c'est un cancer associé à l'intégralement puisque tout est lié et on n'en sortira pas tant qu'on a'ura pas une approche répressive. Contre l'hyper l'hyperviolence, on ne peut agir que par l'hyperrépression. Et le pouvoir politique n'a pas fait ce choix et aujourd'hui nous le payons.

Alors, ce n'est pas eux qui le payent, hein. Eux, ils sont déconnectés des réalités. Eux, ils sont en dehors de la vie de nos concitoyens.

Alors, ils peuvent nous donner des leçons de moral. Il peut avoir une approche dogmatique ou idéologique des choses. Quand vous souffrez, quand vous êtes sur le terrain, policier gendarme, nous prenons des coups.

Il y a il y a en permanence des procédures contre la lutte de subsfiant qui sont ouvertes dans les compagnies. Je le raconte encore dans vérité dans capitaine de gendarmerie, une enquête de stupéfiant, c'est énormément de travail. Les écoutéles, les filatures, les auditions de témoins, les planques, c'est 6 mois.

Et quand on voit au bout du compte que celui dont on a réussi à prouver la culpabilité est purement et simplement remis en liberté et va donc recommencer, et ben on se dit que le combat est ce qui ce qui favorise la démission aujourd'hui des gendarmes et policiers de France parce qu'ils se disent à quoi bon. Euh justement Emmanuel Macron en 2017 dans son programme il avait promis 15000 places de prison en plus ce qui était déjà pas suffisant et au final il en a fait que 7000. Pourquoi ?

Pourquoi est-ce qu'il ne fait pas ces places de prison qui sont pourtant réclamé par toute la population ? Parce que ces gens-là sont hors sol, parce qu'ils sont totalement déconnectés des besoins de nos concitoyens. Ils peuvent dire le contraire.

Le président de Macron et son contraire dans une même journée en une même phrase, on le sait maintenant de manière absolue au bout de 7 ans de de présidence, ces gens-là, ces gens-là ne se rendent pas compte de la vie de nos concitoyens, des souffrances que l'on endure. Alors, ils sont très très forts pour fiscaliser le peuple bien entendu, toujours plus, je ne vais pas y revenir, ils sont toujours très forts pour favoriser la fraude et l'assistana bien entendu. Euh mais mais par contre pour répondre aux attentes de nos concitoyens, non, il y a il y a plus personne. 7000 places de prison, mais c'est absolument dérisoire.

Moi, tous mes homologues policiers, gendarme jusqu'au plus haut niveau me disent c'est de 100000 places de prison dont on a besoin aujourd'hui. Si on veut retrouver l'ordre, l'autorité, si on veut que notre peuple soit véritablement protégé, c'est de 100000 places de prison dont on a besoin. Elles n'ont jamais été construites.

Alors moi, j'appelle de mes vœux un pouvoir politique qui un jour, bientôt, je l'espère, sera en mesure de répondre à ces attentes-là. Et là, nous serons véritablement protégés et les policiers et gendarmes n'auront plus le sentiment de travailler pour rien. De plus en plus de gendarmes et de politiciers démissionne.

Vous vous en avez un petit peu parlé tout à l'heure. Pourtant, c'est un véritable métier de vocation. Est-ce que ce métier ne fait plus rêver ?

Ce métier fera toujours rêver. C'est une certitude Garen. Aujourd'hui, nombre de policiers de gendarmes sont animés d'un idéal qui reste fort, très très fort.

C'est extra c'est un métier parmi les plus extraordinaire qui soit et je le défendrai toujours. Mais c'est un métier difficile. On prend des coups.

La hiérarchie ne vous soutient pas toujours par carriérisme ou par servilité par rapport à un pouvoir politique, par rapport à des autorités préfectorales. C'est un métier de contact. C'est un métier qui qui sert l'âme humaine, qui fait en sorte que notre nation, la France, notre pays continue à conserver encore une identité et des fondements.

Mais c'est un métier qui est toujours plus difficile. Et aujourd'hui, au regard de la vague des démissions qui concerne les plus jeunes comme les plus anciens, mais surtout les plus anciens qui en ont assez, on peut vraiment se poser de grandes questions. En école de sous-officiers de gendarmerie à l'incorporation, nombre d'instructeurs me disent que le niveau aujourd'hui est catastrophique.

On recrute au sein de la gendarmerie nationale et je pense que la porte-parole de la gendarmerie vous dira peut-être le contraire, mais je lui dis mais où est la réalité ? La réalité aujourd' est à 6/ 20 et on commence à me faire savoir que ça recrute à 4/ 20 avec une partie de la jeunesse qui sait si mal lire, si mal écrire, si mal compter alors que c'est un métier si difficile hein. La procédure pénale est complexe et difficile.

Les avocats que vous avez reçu vous ont peut-être entretenu. C'est un métier de de contact qui demande énormément de de capacité et de talent pour être mené à bien, énormément d' disciplines et de volontarisme, mais il faut aussi avoir le niveau académique qui permettent de le mener à bien. Vous avez en gendarmerie nationale des gens plein de bonne volonté mais qui n'ont pas le niveau académique nécessaire, les capacités rédactionnelles parce qu'au-delà du terrain, au-delà du contact de la nécessité d'interpeller, il faut bien sûr pousser les investigations judiciaires, réunir les preuves et permettre de transférer les personnes avec un dossier qui soit irréprochable.

Aujourd'hui, on ne l'a pas ou on l'a plus ou difficilement. Donc ça n'augure qu'assez mal sur l'avenir. Depuis l'affaire Nael, on a le la sensation que beaucoup de forces de l'ordre n'osent plus faire usage de leur armes alors que la situation l'exige.

Selon vous, est-ce que les menaces de la hiérarchie ou du système médiatique les poussent à ça ? Non, ce n'est pas l'hiérarchie. C'est la peur de la mise en examen.

Moi, je suis toujours sidéré lorsque lorsqu'on est en en position d'utiliser son arme, de ne pas le faire parce que ça donne de très mauvais signaux au malfra, au criminel. il ne sort pas son arme, il ne l'a jamais sorti et donc je peux je peux à peu près tout m'autoriser. Même quand quand les gendarmes aux policiers voi des tirs qui leur sont adressés, ils n'utilisent pas leur arme par peur là encore de la mise en examen.

Alors je ne suis pas en train de de militer pour un pour une irresponsabilité pénale au profit des forces de l'ordre mais si vous prenez en 2016 ce symbole absolu qui a été vir châtillon où ces policiers ont failli être brûlés vif, je l'évoque dans mon livre hein parce que je prends une approche aussi des des faits des faits nationaux. Moi, si j'avais été à leur place, si j'avais si j'avais si je m'étais senti brûler vif, moi je v je vous l'affirme, j'aurais sorti mon arme, j'aurais ouvert le feu et j'aurais essayé d'en abattre le plus possible. Oui, en état de parfaite légitime défense.

Moi, je ne comprends pas qu'il n'ai pas sorti leurs armes. Ils étaient dans la situation de légitime défense et en bien d'autres situations pendant l'affaire Naelle, elle s'est également trouvée. Pourquoi n'utilise pas n'utilise pas leur arme ? parce que je pense qu'ils ont à ce point peur de l'institution judiciaire, peur du jug d'instruction, peur d'être condamné pour homicide volontaire à 10 ans de prison.

Alors parce que là les les circonstances associées à la légitime défense ne seront pas peut-être parfaitement réunies que ça les que ça les inhibe, que ça les neutralise dans leur action et c'est un très très mauvais signal envoyé au Malfra. Là où des États là où aux États-Unis des policiers euh tireraient dans le tas, en France, on ne fait rien. Alors, entre les lieux des extrêmes, il me semble qu'on peut avoir une position médiane associée à aux conditions de la légitime défense.

Les États-Unis, euh si vous tirez sur quelqu'un qui est rentré chez vous, on vous donne une médaille à la fin. Donc euh Oui, absolument. Et bien, ça suppose de réformer euh de réformer la procédure pénale.

Absolument et et le code pénal pour donner une responsabilité à celui qui vient vous agresser chez vous. C'est absolument c'est absolument vrai. Moi je suis alors je ne suis pas surpris parce que je sais ce qu'il en est parfaitement mais l'autodéfense se développe énormément en France parce que l'État renonce à ses à ses fonctions régaliennes.

L'État n'est plus en mesure de protéger sa population. Pas à cause de nos camarades policiers et gendarmes qui font là encore de l'excellent travail mais parce que la dimension législative va toujours dans le sens du malfra. Ce n'est plus tolérable.

Et bien entendu, il faut faire évoluer cette législation. Cela appartient aux députés, au parti, à l'Assemblée nationale. Il faut qu'on ait une approche plus répressive des choses.

La version angéliste, la version idéologique, ça n'a jamais marché. Jamais. Il doit on doit absolument changer aujourd'hui le référentiel.

C'est absolument fondamental où nous irons de Car en sila où ce sera toujours pire. D'ailleurs, on a tous des histoires où un cambrioleur blessé pendant un cambriolage, le cambrioleur reçoit une peine moins lourde que la personne qui s'est défendue chez elle. Oui.

Qui est incriminé pour homicide, pour blessures involontaire, pardon et et qui sera condamné au pénal. Et effectivement, ça a tendance à inhiber, bien entendu, certains qui seraient qui auraient une certaine proportion à vouloir se défendre. Mais j'ai envie de vous dire Garen, de moins en moins parce qu'aujourd'hui la coupe est tellement pleine.

Aujourd'hui, vous pouvez perdre la vie pour un rien, pour un geste, pour un regard, un coup de couteau, plus de 1000 agressions avec des ITT extrêmement élevées tous les jours sur notre territoire. La liste des victimes ne cesse de s'incrémenter, ne cesse d'augmenter. De moins en moins de nos concitoyens supportent aujourd'hui et l'autodéfense développe et tant pis pour les conséquences pénales.

Beaucoup me disent "Mais si je me défends, que va-t-il en être des conséquences ?" Mais j'ai envie de leur répondre. Mais de toute façon, les malfras ne risquent rien.

Ils vont jamais au niouf. Ils sont jamais incarcérés par une justice qui est scandaleusement laxiste. Vous ne risquez rien non plus.

Donc défendez-vous. Au moins, vous sauverez votre intégrité physique. C'est cette phrase qui dit mieux vaut être jugé par 12 que porter par 4 incontestablement.

Finalement, pensez-vous qu'il y a une montée de l'islamisme dans les banlieux mais aussi dans les campagnes ? Clairement, incontestablement. Moi, j'ai appris j'ai appris l'arabe à Saintir, hein.

Je l'ai parlé pendant longtemps. J'ai fait énormément d'opérations extérieures, hein. J'ai eu beaucoup d'échanges avec, sans qu'il puisse s'en douter, avec les frères musulmans.

Bien entendu, hein, la politique est claire, hein. À à à court et moyen terme, on va souffrir très considérablement de l'hyperviolence, de toutes les injustices qui sont associées. Et en long terme, le cancer absolu, c'est c'est l'intégriste.

Il se diffuse partout, on le sait, à l'école, dans toutes les associations, dans tout ce qui est proche des enfants, des adolescents. Leur but est clair. s'en sont toujours ouverts à moi de manière très franche hein.

Ils le disent clairement. Nous avons le temps pour nous, nous avons la démographie pour nous, nous avons l'immigration pour nous. Nous saurons un jour faire de votre pays une terre d'Islam et et imposer le califat.

C'est pas compliqué hein. Pour eux, l'objectif est clair, hein. C'est le royaume de Dieu sur terre hein.

Et qu'est-ce qu'on fait contre ça ? Il faut défendre la laïcité de manière totalement absolue. Il faut enfin euh s'affranchir des dictates de l'Union européenne en matière de d'expulsion d'étrangers.

Il faut enfin avoir une position extrêmement ferme en matière de visa. Vous ne l'ignorez pas. Il faut construire ces centres de rétention administratif.

Aujourd'hui, il faut allonger la durée de rétention de 3 mois à 1 ou 2 ans si nécessaire pour obtenir les laisser passer consulaires. Là encore, j'ai servi dans les cernes de rétention administratif. J'ai vu arriver les personnels d'ambassade.

J'ai vu élargir, relâcher ce qui était retenu. Aujourd'hui, c'est un désastre comme tout le reste. Les moyens existent.

Il ne nécessitent que du courage, du courage politique. Que ceux qui nous gouvernent se montrent à la hauteur des attentes de notre peuple. On rappelle que le meurtrier de Philippines était en CR, était ressorti en avance d'ailleurs au bout de 75 jours au lieu des 90 maximum. 90 qui est ridicule déjà en soi.

Et et comment est-ce qu'on fait pour changer tout ça ? Et bien ça suppose un un changement de gouvernement bien entendu. Ça suppose une nouvelle majorité à l'Assemblée nationale.

Ça suppose d'avoir à la tête de l'État des hommes ou des femmes courageux qui ne failleront pas, qui ne feront pas preuve de clientélisme, qui seront véritablement soucieux de l'intérêt de la France du pays. Pas pour eux-mêmes, mais pour les autres. Ça suppose de la vertu.

La vertu. Policier et gendarme sont vraiment membres de l'administration pénitentiaire. Police ferroviaire soucieux de cet intérêt général. soucieux de porter la vertu.

Ils risquent leur vie. Vous savez, j'ai j'ai failli mourir un certain nombre de fois. J'ai été frôé par les balles.

Quand quand quand vous vivez ce genre de situation, vous identifiez ce qui est fondamental, essentiel, Garen. Vous vous réfléchissez à ce qui est à ce qui est nécessaire. Vous ne vous encombrez plus du reste.

Et ce qui est nécessaire à notre pays, c'est l'intérêt général et notamment au sein du pouvoir politique, au sein des partis. Parce que la situation est si grave, la situation est si catastrophique que maintenant on a besoin de vertu. On a besoin d'agir, on a besoin de renverser la table.

Ça fait longtemps qu'on en parle, ça n'a jamais été fait. Alors, je ne sais pas si le gouvernement sera censuré, s'il sera renversé, si si les choses évolueront dans le sens que nous voulons en 2025, en 2027, je l'ignore. Mais nous avons véritablement besoin de répondre maintenant à l'attente des Français, sinon ça n'ira plus.

Ce sera de mal en pis. Est-ce que vous pouvez raconter une expérience où vous avez frôé la mort qu'on que les que les Français sachent ce que c'est quand on est gendarme ? Alors, je l'ai frôé plusieurs fois en opération extérieure bien entendu dans le casre de mes fonctions.

Pour vous donner un exemple que je raconte dans dans le livre, c'était un exemple qui me tient à cœur que j'ai d'ailleurs jamais raconté. Ce sera une grande première. Aren euh c'est une jeune femme c'est une jeune femme dans la circonscription qui m'était confié la compagnie de gendarmerie de Bone qui avait été qui faisait une promenade euh en en fin d'après-midi, début de soirée.

Elle utilisait toujours le même itinéraire et cette jeune femme a été repérée par un prédateur. Il l'a attendu embusqué donc un chasseur he qui avait l'habitude de de l'affu. Euh il l'a attendu lorsqu'elle est passée à dans sa proximité immédiate et il s'est jeté sur elle et puis il l'a violé.

Il l'a violé atrocement. Il ne l'a pas tué. Elle a eu une présence d'esprit cette jeune femme, je le raconte en vérité extraordinaire.

Elle était extraordinaire de courage. Elle a réussi à à lui faire croire qu'elle avait aimé ce qu'elle avait ce qu'elle avait vécu, les sé ignobles qui lui avaient été qui lui avait été effit et et elle a persuadé de de rentrer avec elle à son domicile où l'attendait son frère et son père. Il lui a dit sur tout le chemin.

Elle a cru mourir à chaque pas, à chaque maître. Tu verras, tu pourras me faire tout ce que tu veux. je suis seule chez moi, mes parents sont partis et et on va pouvoir prendre du plaisir à nouveau encore.

Et il l'a cru et il l'a suivi en voulant encore et et lorsqu'elle arrive à à son domicile et bien et bien elle peut enfin hurler son soulagement, hurler de peur et de terreur et son père réagit et et il prend la fuite à ce moment-là. Bien entendu, la gendarmerie nationale est prévenue. J'arrive avec mon psyle qui va en de la bac police avec mes gendarmes et et là la traque commence pour réussir à identifier et on avait simplement un signalement et je me disais il faut absolument qu'on soit digne du courage extraordinaire de cette jeune femme.

Elle aurait pu mourir 1000 fois. Elle a survécu. On doit être digne d'elle.

On pensait avoir identifié l'auteur des faits. Je me suis présenté. Alors on a gardé son domicile pendant toute la nuit.

Moi de mémoire, j'avais pris le créneau 3h 6h puisque c'est au capitaine de montrer l'exemple de prre les créneaux les plus difficiles. Et à 6h alors mon psy avait été engagé aux alentours de minuit 1h du matin donc il n'était pas disponible j'ai décidé de d'aller interpeller le violeur moi-même. On avait pas de certitude quant à son positionnement dans son domicile.

Donc un de mes on est de ces trois et bien sûr je suis entré entré le premier parce que c'est au chef de montrer l'exemple. C'est au chef de faire preuve de courage d'être à la tête des hommes. Vous savez que c'était un chasseur ?

Ouais, je savais que c'était un chasseur. On avait eu les éléments. On savait qu'il était armé, qu'il avait des armes de chasse à son domicile.

Euh, c'était un un homme frustre, hein. Euh euh je décide de rentrer. Euh une fenêtre était semi-ouverte, je la pousse, on me fait une courte échelle, j'arrive en faisant le moins de bruit possible dans son domicile, tous les sensagués.

Bien sûr, je sors mon arme prêt à tirer et et là, il vient vers moi et et j'étais à à à rien de l'abattre. Et là, bien entendu, on on donne les sommations d'usage euh à genou altouche fait feu, gendarmerie nationale. Et il s'est rendu et ensuite il m'a fait savoir ouais qu'il m'avait entendu en dépit du peu de bruit que j'avais fait et il lui il lui il lui a traversé l'esprit de de m'abattre.

Donc ce jour-là, j'ai failli perdre la vie. Mais ça fait partie du du métier du travail. Je reçois Jules Laurent qui est notre spécialiste police justice.

Je vais donc reprendre ma place à la tête de la table. Je laisse ma place à Jul. Fa un changement rapide.

C'est c'est improvisable. Super euh moi j'avais une question pour vous monsieur parce que vous êtes vous êtes dans la même édition que Laurent Burton. Euh je voulais savoir justement comment est-ce que vous évaluez le travail qu'il a fait à travers sa sa série sa chronique Guia.

Justement quel est le recul du gendarme aujourd'hui sur cette chronique qui l' sorti il y a plus de 10 ans. Ouais qui l'a sorti. Alors les ouvrages de de Laurence sont toujours prophétiques.

Hein lanceur d'alerte également. On a aussi un un parallèle, lui et moi, parce que j'ai été lanceur d'alerte avec la la sortie originale de vérité parce que parce que ce ce livre rencontre déjà un très très grand succès, parce que nous étions lui et moi, d'une certaine manière prophétique, hein. J'avais annoncé bien sûr les les émeutes qu'on a connu en juillet 2023, elles avaient été circonscrites en 2005.

J'étais commandant l'escadron de Jin Mville à l'époque. Mais là aujourd'hui, on a on a on a connu une forme de paroxisme qui sera appelée à se renouveler à nouveau puisque rien n'est fait. Mais on a une approche très lui et moi très prophétique, très sincère, très véritable.

Et par rapport à sa trogie guerriia, ouais, elle est remarquable. Alors par rapport au professionnel que je suis, quelquefois je distingue un point ou deux qui aurait mérité d'être corrigé bien entendu parce que ça ne se serait pas par rapport dans Guerria 1. Le ministre n'est n'est lorsqu'il lorsqu'il vient dans cette cité sensible, en ce cas dans ce territoire perdu de la République n'est pas protégé ou est mal protégé.

Ça c'est inconcevable. Euh lorsque j'ai des commandé gendarmer, lorsqu'un ministre ou un président de la République, un chef d'état se déplace, il y a de l'ordre pour le président 700 gendarmes et policiers qui sont mobilisés et pour un ministre, ce sont souvent quand même deux à trois escadrons et compagnie de CRS. Donc, ce sont chaque fois 200 gendarmes.

Ce sont des réunions préparatoires, tout est extrêmement préparé. Les renseignements territoriaux font un grand travail en amont. Les tireurs d'élite sont positionnés.

Donc par rapport à à à cette ouverture dans Guerya une, non, ça ne se serait pas passé comme ça et le ministre n'aurait jamais été dans dans la situation dans laquelle il il aurait été. On aurait pas permis, on aurait anticipé les choses et en tout cas quatre causes, si on n'avait pas pu l'anticiper, ça aurait été le fait d'un ou deux individus, ils auraient été neutralisés. Hm.

Euh est-ce que vous vous souvenez, j'imagine que oui, en 2012, si je dis pas de bêtises, en 2012, le général Soublé avait pris une prise de parole notable. C'était soit soit ce qu'il ne faut pas dire. Comment ce qu'il ne faut pas dire justement ?

Euh quel impact selon vous a eu cette prise de parole ? Est-ce que les choses ont bien changer depuis 2012 pour vous ou est-ce que on est toujours la même situation euh par rapport à ce qu'il ne fallait pas dire ? L'intervention du général Soublé en 2012 devant la devant cette commission de l'Assemblée nationale, ce qu'il dit c'est vous pouvez multiplier par deux le nombre de gendarmes, les forces de gendarmerie ou haut de police, rien ne changera.

Et madame Tobira qui était ministre de la justice à l'époque avait fait savoir à monsieur Vals de mémoire que cela lui avait fortement déplu et pourtant c'était la vérité. Donc oui, bien entendu, si vous multipliez le nombre de gendarmes par deux, vous aurez de la sécurité et on l'a vu bien sûr à Paris. Alors la France n'a pas les moyens d'avoir 500000 euh militaires de la gendarmerie nationale ou de la police nationale civile.

Ça ce n'est pas possible. Mais quandbien même vous les multiplieriez par deux, vous auriez davantage de sécurité publique. Mais tant que vous relâcherez multirécidivistes, tant que vous relâcherez les malfras, ça n'ira pas Jules.

On n'en sortira pas. C'est la récidive. Ce sont les multirécidivistes qui nous font un mal de chien.

Les prisons n'ont pas été construites. Je le répète là encore, tant que les prisons ne seront pas construites, tant que les centres de rétention administrative ne seront pas construits, on n'y arrivera pas. Je ne vous parle pas de prison comme celle du Salvador, hein, où ils en ont construit une en 18 mois avec de 40000 places.

Euh 70000 Garen ça progressé depuis. 70000 depuis alors bien entendu alors alors je le président Nab Bouquellé voilà moi ça me laisse extrêmement circonsqué parce que je suis un officialiste parce que de nombreux innocents ont été incarcérés à tort parce qu'il vous a sorti un un décret d'exception et procédé on parle on en parle dans le dernier numéro justement de Boué les grands esprits. Et alors, c'est un homme qui a été réélu triomphalement.

Il a il a il a effectivement libéré comme il le dit lui-même son peuple et 6 millions de saladoriens des 70000 gangsters qui leur pourissaient la vie mais du pays le plus dangereux du monde. Du pays le plus dangereux du monde qui est devenu depuis le pays le plus sécurisé au monde. Mais si on faisait un parallèle avec la France, on a un peu plus de 1000 homicides par an dans notre pays rapporté à leur population ça ferait 60000 hein.

Si nous avions 60000 homicides volontaires meurtre par an avec toutes les tout ce qui est associé, c'est-à-dire traite d'êtres humain, extorsion de fond, raquette et autres, raisonnerions-nous différemment ? Moi je le pense. On a un approche aujourd'hui avec nos yeux d'occidentaux, avec nos nos regards par rapport aux droits de l'homme et nous avons raison de le faire.

Mais quand on est quand on a affaire à une situation à un cancer de ce niveau-là payé le plus dangereux au monde où vous risquez la mort dès que vous sortez dans la rue, je pense que nos concitoyens exigeraient de la fermeté. Donc pour répondre à votre question, oui bien sûr tant que tant que les Malfras et notamment les multiréciddés vites, ils sont une trentaine de milliers hein à ne seront pas incarcérés de manière durable, tant que les trafiquants de stupéfiant ne seront pas incarcérés de manière durable, on n'en sortira pas. Ça n'est que de la communication, de l'enfumage et de la littérature.

Et j'ai envie de pour finir de presque de combiner les deux questions et Garen parfois on aime bien faire des projections. Quelles seraient vos projections entre ce que vous avez pu lire effectivement de Guerriia, de ce qu' a pu dire le le général Soublé, vous pour la France dans les 20 30 ans, quels sont les les points de tension ? réel qui pourrait amener à de véritables crises voir une situation bah de guerriade selon le Laurent Berton.

Qu'est- vous si vous ciblz ? J'étais j'ai été durablement très débitatif sur sur l'émergence d'une possible guerre civile. Moi je n'y croyais pas très clairement.

J'ai servi une douzaine d'années à l'armée de terre. J'ai fait beaucoup d'opérations extérieures. J'ai servi à l'étranger.

J'ai servi en gendarmerie immobile, en gendarmerie départementale une quinzaine d'années. J'ai une expérience maintenant qui est très riche. J'ai failli passer plusieurs fois.

Je vous l'ai dit. J'ai une approche des choses qui est très raisonnable. Je suis un officier égaliste.

Je ne croyais pas à la guerre civile, mais j'ai servi aussi en Bosnie, au Kosovo. J'ai vu ce qu'il en était des charniers, des épurations ethniques. J'ai vu ce qu'il en était des nettoyages ethniques entre Serbes, Croates et Bostoc qui ne se supportaient pas, qui avaient des religions différentes, qui avaient des langues différentes, qui avaient des cultures différentes.

Ces gens-là ne se supportaient pas. J'ai eu à vivre au Kosovo, le massacre de Ratchak, hein, qui va donner lieu aux 3 mois de bombardement. dans ces situations là quand j'étais observateur européen au Kosovo n'étions pas nombreux à l'époque quand vous vivez la situation quand vous êtes sur le charnier que que vous que vous vivez l'histoire d'une certaine manière parce que très peu de temps après, les Américains ont décidé du bombardement de l'OTAN, les 3 mois de bombardement de de la Serbie pardon.

Ça a été eu ça a eu des conséquences immenses. Vous vous souvenez de l'aller-retour de Primakov qui devait se rendre à Washington à ce moment-là, ministre des affaires étrangères russes qui a ordonné au commandant de bord de faire demi-tour. Ce jour-là, tout a changé.

Alors, moi, je n'avais pas connu le marché de Marcalé, hein, où vous avez plusieurs dizaines de personnes d'innocents qui subissent un tir d'artillerie prétendument qui qui incombé aux Serbes. Alors que maintenant, on sait que ce sont les Bosnia qui avaient tiré sur leur peuple peup propre peuple. Moi quand sur le massacre de Ratchak, j'étais extrêmement dubitatif hein.

Quand on quand on sort les corps, quand on voit ce qu'il en est, on se dit que c'est une manipulation des Kosovars albanais. On se dit que c'est une manipulation euh des Albanais pour obtenir l'intervention des des États-Unis, pour faire en sorte que que la Serbie soit soit bombardé. Et le jour où les les États-Unis ont pris cette décision, elle est extrêmement lourde des conséquences parce que ça a préparé tout ce qui a suivi et notamment l'affaire d'Ukraine quand les Russes ont vu concrètement ce qu'il en était la position des des occidentaux.

Les Russes qui étaient les alliés des Serbes, les Serbes sur place me disaient "Mais mais vous soutenez les musulmans, mais vous soutenez les kosovars qui ont des torts au moins autant égaux que nous, que les nôtres ?" Moi ça m'a laissé dubitatif sur le moment et effectivement quand on voit ce qu'il en est advenu, on se dit que cette décision n'a pas forcément été la bonne. Le régime de Milozevit bien entendu avait bien des torts.

Mais j'ai vécu il y a une vingtaine d'années ce que nous pourrions vivre à échéance en France dans une vingtaine ou une trentaine d'années à à échéance assez lointaine. Mais comme l'ont dit là encore les frères musulmans, les intégristes islamiques, nous avons le temps pour nous et notre démographie joue pour nous et nous ne renoncerons à rien et vous êtes des faibles et vous tolérez tout et vous vous soumettez. Une petite note positive quand même pour terminer parce qu'on est vendredi et que les gens vont partir en weekend.

Est-ce que vous avez une petite de l'espoir quand même pour l'avenir de la France ? Incontestablement. Moi, je suis un homme qui a vécu tellement de drames, qui a tellement été auprès des victimes, qui a tellement sondé l'âme humaine et qui en connaît la noirceur.

Je suis un homme extrêmement optimiste. Enfin, il y a aussi beaucoup d'humour dans mon livre, hein. Les lecteurs me disent "On rit énormément parce que vous avez de l'humour." Moi, je moi je croirais je croirais toujours en l'avenir de notre pays parce que je suis un profondément patriote.

Moi je j'aurais pu mourir pour la France. Euh, j'y suis toujours près d'ailleurs et comme je le dis, c'est comme cela qu'on aime. On a un pays absolument merveilleux qui regorge de potentialité mais on a besoin de dirigeants qui soit à la hauteur de nos attentes.

On a besoin d'une classe politique qui enfin fasse preuve de vertu. Ce souci véritablement de l'intérêt général répond aux attentes de ce peuple. On doit avoir des dirigeants dignes de nous et j'espère qu'on les obtiendra.

Tout est possible. Aujourd'hui, on est à la croisée des chemins. Tout est encore possible bien entendu, mais on ne doit plus céder.

On doit être fort que ce soit le jeu international entre nations ou que ce soit ce que l'on trouve aujourd'hui en France, on ne respecte que la force. Et bien sur ces beaux mots, nous allons terminer. Merci à Jules Laurent qui est notre rédacteur en chef et notre expert poly justice.

Je conseille à tout le monde d'aller se procurer le livre euh d'Hervora vérité d'un capitaine de gendarmerie aux éditions Magnus. Nos amis de chez Magnus, on reçoit quand même beaucoup de monde de chez eux. Euh merci à tous de nous avoir écouté, merci à la régie, merci à nos auditeurs, merci Hervé Morau d'être venis.

Lundi, vous retrouverez Louise Maurice à 8h et pour ma part, je vous retrouve vendredi prochain. On rend l'antenne. [Musique]

La matinale du 29/11 : Procès du RN : Marine Le Pen doit-elle aller en prison ? — Marine Le Pen · Pourquijevote