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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 6 octobre 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Gouvernement : "Sébastien Lecornu était dans une position inextricable" (Philippe Vigier)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous apprécié ce discours de sortie expresse de Sébastien Lecornu ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Vous dites que si le président démissionne, c'est les institutions qui sont par terre. Vous souvenez-vous que de Gaulle a démissionné et que les institutions sont restées solides ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous plaidez pour la nomination d'un premier ministre de gauche. Pensez-vous qu'Emmanuel Macron est prêt à voir un premier ministre défaire sa politique économique et revenir sur la réforme des retraites ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est le seul moyen ? Un premier ministre de gauche et après il faudra trouver un accord de non censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe VigierFait
    « Il était dans une situation politique totalement inexplicable. »
  • 3:30Philippe VigierFait
    « Il valait mieux partir la tête haute plutôt que de se faire censurer en plein hémicycle. »
  • 5:00Philippe VigierFait
    « Moi je vois qu'une solution, c'est d'aller chercher un premier ministre de gauche avec lequel on puisse travailler pas un insumi. »
  • 6:30Philippe VigierFait
    « On sait les conditions dans lesquelles la précédente réforme que j'ai soutenu a été faite. »
  • 7:00Philippe VigierFait
    « Il faudra accepter des choses que l'on ne voulait pas a priori. »
  • 9:00George FencinetFait
    « On a assisté au suicide de la dissolution par la dissolution de la présidence. »
  • 9:30George FencinetFait
    « Reconduire un gouvernement tel qu'il a été reconduit hier soir était une provocation la plus large vis-à-vis des Français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europa info émission spéciale avec vous Pierre Devil suite à l'actualité politique de ce lundi 6 octobre et nous ont rejoint en studio George Fencinet et Alexandre Chevau du service politique de Chers amis bonjour et merci de nous accompagner pour cette deuxè heure de d'émission spéciale. En effet, à cette heure-ci, vous retrouvez Romain des Arbres et Marie Marie Estelle du pont. Et si on en parlait de 15h à 16h ?

Voilà. Et là pour l'instant et si on parlait de la démission de Sébastien Lecornu, dans un instant, Philippe Vigier, député modè sera avec nous. Mais d'abord écoutons Sébastien Lecnu et les raisons de sa démission c'était tout à l'heure sur le péron de Matignon.

Moi qui suis un militant qui au fond est est gravit les marches de la méritocratie républicaine grâce à l'élection comme maire, comme président de département, comme sénateur, je suis un militant et j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent. Mais il faut toujours préférer son pays à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français. Voilà ce que dit Sébastien Lecu, Philippe Vigier.

Bonjour, merci d'être avec nous en direct député de Réloire et porte-parole du Modem. Comment est-ce que vous avez apprécié ce discours de sortie sortie expresse de Sébastien Lecornu ? Oui, une sortie expresse du premier ministre Sébastien Lecnu qui a tiré des conséquences du fait que il était dans une situation politique totalement inexplicable.

Vous savez que les les républicains devaient se réunir ce matin, notamment en particulier avec l'arrivée de Bruno le maire au gouvernement qui n'était pas accepté par eux et d'ailleurs et par beaucoup d'autres. Il s'est rendu compte qu'il n'aurait pas les moyens de gouverner, que la tâche qui lui avait été confiée par le président de la République était impossible de la réaliser, c'est-à-dire de faire en sorte qu'on puisse avoir un budget et dégager une majorité et un peu de stabilité. Et il valait mieux partir la tête haute plutôt que de se faire censurer en plein hémicycle.

En politique, il faut savoir du courage et il faut savoir par il a posé un acte de courage. Donc maintenant, il faut écrire la nouvelle page. Quelle nouvelle page Philippe Viget ?

Moi il y a pas 40 solutions, il y en a trois. La première c'est une démission de président de la République. Moi, j'ai toujours dit que j'étais opposé à ça parce que pour une raison simple, ça veut dire que les institutions sont par terre.

Ça veut dire que pour n'importe quel président de la République, demain de maire, président de département de région et bien écoutez le même phénomène peut se reproduire si jamais à un moment ou un autre les habitants ou les Français sont en désaccord avec une politique qui conduit. Donc ça c'est la fragilité, l'instabilité. On voit bien voyez les marchés financiers, les entreprises, les citoyens n'en peuvent plus de cette instabilité.

La deuxième solution naturellement de de changer le premier ministre et donc là parti au président de la République bah de poser l'équation et de voir comment il peut faire. Moi je vois qu'une solution, c'est d'aller chercher un premier ministre de gauche avec lequel on puisse travailler pas un insumi. Donc le modèle irait soutenir un premier ministre de gauche.

Je sais bien que vous allez faire les raccourcis mais je vous dire c'est pas c'est pas nouveau. nouveau moi au mois de juin 24 après je vous écoute Philippe Biget bien sûr mais vous dites le modèle non Philippe Biget c'est pareil je suis pas non mais vous savez François Baou avait appelé à voter ses golenes royales en 2007 donc moi je pas fait donc je suis très à l'aise et voyez donc bah voyez vous rattrapez mais on peut dans on peut être dans une famille politique et pas toujours dire la même chose sinon c'est ce qu'on appelle la camisole de force moi j'avais toujours enfin il y a de la cohérence aussi en politique on va pas jouer à ça vous et moi allez vous revenez à 2007 là nous sommes en 2025 la situation sont suffisamment graves. Je pense pour qu'on regarde les choses avec beaucoup d'humidité, beaucoup de gravité en apportant des réponses à des concitoyens qui nous disent "Débrouillez-vous enal bol entendez-vous." Voilà ce qu'ils m'ont dit hier encore tout le dimanche.

Voyez moi j'oublie pas hein. La leçon, elle est bonne, elle est violente. Ce sont des gifes que l'on prend et c'est normal.

Donc est-ce que c'est le seul moyen ? pense oui un peu le de gauche et après il faudra trouver un accord de non censure. Et bien ça veut dire qu'il faudra accepter des choses que l'on ne voulait pas a priori et que vous savez le renvoqué n'est-il pas dit lui-même qu'il ne censurerait pas obligatoirement le premier ministre de gauche ?

C'est lui-même qui l'a dit et bien qu'on va donc être placé dans la situation identique à celle que nous pour les socialistes. Question vous question pour vous George Fenc. Euh bonjour Philippe.

Euh nous nous connaissons, nous étions députés ensemble. Je partage pas du tout votre analyse. Vous dites "Si le président démissionne, c'est les institutions qui sont par terre." Vous souvenez que quand de Gaul a démissionné, les institutions sont restées solides.

On avait une constitution qui a permis effectivement et un certain George Pompidou qui a pris effectivement le relais. Donc arrêtons de brandir cette menace que s'il y avait un départ de président Macron, la France s'écroulerait. La France s'est déjà écroulée.

On a assisté à plusieurs suicides Philippe. On a assisté au suicide de la dissolution par la dissolution de la présidence. Nous avons assisté au suicide de François Bairou lorsque celui-ci vote demande un vote de confiance sur un simple constat que la France était en faillite et maintenant le suicide que alors là celui-ci celui-ci hein l'attitude l'attitude de Sébastien le cornu celle-là elle est golienne et là moi je lui tire mon chapeau.

Il a il a tiré la conséquence de son impuissance et dans l'intérêt du pays il s'est retiré du pouvoir. Dieu face que ça en inspire un autre. F B répond très simplement mais je connais également bien l'histoire politique de mon pays la présentation des choses avait dit c'était quoi de avait dit quoi la télévision si vous êtes d'accord avec moi au cours du référendum je continuez si vous êtes en opposition avec moi je m'en vais ça n'est pas la question qui a été posée par Emmanuel Macron faut pas confondre les deux choses donc là s'il deviait partir parce qu'en fait quelque part on voit bien qu'il a une pression qui montait non je pense eu des erreurs d'appos très clairement et et malheureusement nous sommes dans une impasse.

Reconduire un gouvernement tel qu'il a été reconduit hier soir était une provocation la plus large vis-à-vis des Français. Et pourtant, nous avons soutenu cette démarche mais on a découvert un gouvernement à 20h comme tout le monde et on a découvert surtout que sur le plan programmatique rien n'était vraiment fisclé. Mais ça ne fonctionne pas comme ça.

Dans n'importe quel conseil municipal d'une commune de base, ça fonctionne pas aussi. Bah oui, mais enfin là quand même dans une situation, on le sait depuis plusieurs mois, qui qui est une situation de décès d'essa former des des coalitions. Et là où je suis d'accord avec vous, fille Big, c'est que avec Michel Barnier, avec François Baou, ça n'a pas marché.

Il y avait-il une raison d'espérer que ça marche avec Sébastien Lecornu ? Je me tourne vers Catherine Net qui écoute et qui va réagir également. Mais non, mais c'était ce gouvernement est morné parce que il ne pouvait pas survivre quoi.

Il était condamné. Et je pense que là, c'est vrai que le ministre, le premier ministre Cornu a démissionné. C'est vrai que c'est c'est peut-être golise, golien, comme vous voulez, mais parce qu'il savait qu'il valait mieux partir aujourd'hui que de d'être renversé, censuré dans 3 jours.

Donc c'était voilà. Et puis euh et puis je crois que il a il a essayé de de faire quelque chose de se supprimer l'article 493 y compris pour le budget alors que c'est la seule la seule hypothèse où ça n'était pas remis en cause dans la constitution. C'est l'abus de 493 qui peut être contesté.

Là, c'était vraiment mais croire que donner la voix au parlementarisme au moment où le parlementarisme est complètement euh je veux dire ne peut trouver comme il dit aucune ligne orange. Il n'a que des lignes rouges et surtout on est déjà dans la future présidentielle donc chaque parti a des calculs qui est c'est pas ne avant de penser à la France pense déjà à la présidentielle. C'est c'est ce qu'a dit monsieur le cornu et c'est vrai que la logique et bien ça serait que le premier ministre le président démissionne.

Ça c'est vrai. Bon il ne le fera pas parce que moi je suis très partagé parce que déjà alors on n'utilise plus le 493 alors si maintenant ça va devait être la jurisprudence. Ou oui oui mais là non mais alors maintenant c'est dans l'air.

Il y a les les partis d'opposition ne veulent plus du 493. Donc c'est un pan de la Constitution qui tombe et si dès qu'un président ne plaît plus et ben il y a une coalition contre lui qu'il démissionne sous la pression sous la pression préentrée de ben voilà c'est c'est je veux dire c'est c'est quand même quelque chose qui qui fait peur aussi parce que ça ça va ça va ajouter surtout que il faut bien voir que je crois que la dissolution ne va régler aucun problème aucun peut-être les les le rassemblement national aura aura plus d'élus, je crois. Oui, même.

Et puis mais si et donc et après qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu'il fait ? Est-ce que que fait le président dépense s'il va avoir une majorité ou pas ? C'est voilà.

Bon, il aura peut-être pas non pas forcément la majorité mais à mon avis ça règle pas le problème et que admettons qu'il y a une présidentielle bientôt, je crois qu'aujourd'hui dans la l'état de division de la France, je crois qu'il est très très difficile aujourd'hui de retrouver une majorité. En tout cas, le pays va mal et et les bourses des vis. Le CAC 40 est en est en chute.

Les grandes banques françaises dévissaient tout à l'heure à la mi-journée plus - 5 % pour la SOGEN, le Crédit Agricole, la BNP Parabas, Paribas, ça vous parle peut-être pas mais c'est extrêmement important et et difficile pour pour l'économie non seulement française mais vis-à-vis de de l'Europe et des et des États-Unis. Voulier mon cher Alexandre Chavau qui est là également du service politique d'Europe dépontron minet qui a d pas passer une nuit blanche à essayer de composer le gouvernement un peu c'est un château de sable votre histoire vous avez passé votre nuit à faire des châteaux de sable puis finalement il y a quelqu'un qui est arrivé il a tout piétiné exactement non peut-être une une question pour rebondir sur la la chute des bourses à Philippe Vigier vous plaidez pour la nomination d'un premier ministre de gauche est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron est prêt à voir un premier ministre défaire sa politique éc économique, revenir sur la réforme des retraites, revenir sur la politique de l'offre et finalement déconstruire à peu près tout ce qui lui reste euh que de ce qu'il a construit depuis 2017. Si Bigier, écoutez euh qui revienne sur euh d'abord ce qu'elle prend le fera c'est le seul lui qui peut prendre la décision prendre la décision, il y a pas beaucoup de solutions.

Il faut un premier ministre de rupture. Il y a pas 30 ch il y a pas 36 possibles. Pour ça que j'ai mettais cette hypothèse sur la première list de gauche de gouvernement, je précise sur les retraites, il y a toujours la réforme du qui n'a jamais été supprimée par les socialistes.

Je vous rappelle, elle court toujours cette réforme. Écoutez, on sait les conditions dans lesquelles la précédente réforme que j'ai soutenu a été faite. le combat ça a été rappelé par Catherine n avec des milliers d'amendements le 493 qui a été dégainé à la fin mais écoutez par moment faut savoir ce qu'on veut soit il y a un peu de stabilité oui ça veut dire que le président il devra accepter des infections sur les politiques qu'il apporté depuis le début et les socialistes vous savez font aussi preuve de réalisme mais à un moment ou un autre ils comprendront que tout ce qu'ils disent ou qu'il racontent partout ne pourront pas l'appliquer et nous on sera là pour être des vig sentinelles de manière de manière à faire en sorte queon ne on narrête pas de détricoter tout ce qui a été fait gard Pardon, je suis persuadé une des parties.

Voilà, mon propos peut vous paraître un peu surprenant mais moi j'ai Ouiou oui oui, je vous découvre Philippe Bigier, je vous découvre. Non, vous me découvrez pas. Je fais partie de ce qui en juin 2024 avait expliqué qu'il fallait purger une solution avec la gauche qui nous expliqué qu'ils avaient gagné les élections.

Personne n'a gagné les élections. Personne. Personne gagné les élections et que Catherine l'a très bien décrit.

Le pays est tellement déchiré, chacun doit faire un peu acte des constriction. Se dire comment on aborde les 18 prochains mois. Je ne vois pas, je termine en je ne vois pas une campagne présidentielle se dérouler dans les 35 jours qui viennent.

On n'est plus du tout dans les circonstances 68 69 avec le général qui part dans le psychodrame que l'on connaît et et l'arrivée de George PvPou. C'est terminé à chaque époque sa situation. Vous avez raison de le rappeler Philippe Vigetier.

Merci beaucoup. Et justement, on va en parler de la gauche, plus précisément avec Mano Ambri qui sera notre invité dans quelques instants sur Europe.