Médicaments : 40€ en plus sans aucun vote
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« Sur chaque boîte de médicament, 1 € reste à votre charge. Chez le médecin, 2 €. À partir du 1er octobre, cette facture peut monter de 40 € par an. »
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« Le décret le porte à 140. Ce plafond, il y en a deux. Un compteur pour le médecin, un autre pour la pharmacie et les transports. 50 € chacun jusqu'ici, 70 chacun en octobre, 140 au total. »
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« Cette idée, on l'a appliqué pendant 20 ans. 2005, 1 € par consultation. 2008 centimes par boîte. 2024 tous les montants doublent d'un coup. »
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« L'assurance maladie creuse un déficit de 13,8 milliards cette année. »
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« La Cour des comptes chiffre à plus de 80 milliards par an les exonérations accordées aux entreprises. »
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« Un malade chronique, lui y arrive sans effort entre consultation, médicaments et examens de contrôle. »
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« Les patients modestes trient leur ordonnance au comptoir et laissent les boîtes qu'ils devront payer. C'est un renoncement à se soigner. »
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« Le gouvernement voulait porter ce plafond à deux euros. Devant l'opposition des associations et des soignants, il a reculé à 140 et l'a présenté comme un geste. »
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« Le plafond était fixé à 100 € depuis 18 ans. Il gagne 40 % d'un seul coup. »
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« La pension moyenne s'établit à 1705 € brut selon la CGT. Celle des femmes est inférieure de 36 %. »
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Sur chaque boîte de médicament, 1 € reste à votre charge. Chez le médecin, 2 €. À partir du 1er octobre, cette facture peut monter de 40 € par an. Personne ne vous les réclame au comptoir. La sécurité sociale les retient plus tard sur un remboursement suivant. Votre mutuel, elle n'a pas le droit de combler le trou. La loi le lui interdit. Beaucoup de gens payent ses euros sans savoir qu'il les payent. Pour que la note ne monte pas à l'infini, il existe un plafond, 100 € par an et par personne. Le décret le porte à 140. Ce plafond, il y en a deux. Un compteur pour le médecin, un autre pour la pharmacie et les transports. 50 € chacun jusqu'ici, 70 chacun en octobre, 140 au total.
Les montants ne changent pas. 1 € reste 1 €. Ce qui change, c'est le nombre de fois où vous le payez. Reste à savoir pourquoi maintenant. Cette idée, on l'a appliqué pendant 20 ans. 2005, 1 € par consultation. 2008 centimes par boîte. 2024 tous les montants doublent d'un coup. Cette année, c'est le plafond qui monte. Ces trois décisions ont un point commun. Aucune n'est passée par le parlement. Un décret se signe au ministère. Ce n'est pas un contournement. D'ailleurs, le Parlement a voté le principe il y a 20 ans et laissé au gouvernement le soin de fixer les montants. Depuis, les chiffres se règlent au ministère. L'assurance maladie creuse un déficit de 13,8 milliards cette année.
Le gouvernement doit trouver de l'argent quelque part. Il commence par le demander aux gens qui se soignent. Il pourrait le chercher ailleurs. Une exonération de cotisation, c'est l'État qui dit à une entreprise "Celle-là, tu ne la verses pas." La SQ ne l'enquaisse jamais. L'État lui renvoie la somme prise sur l'impôt et une partie n'est pas compensée du tout. La Cour des comptes chiffre à plus de 80 milliards par an les exonérations accordées aux entreprises. 13,8 d'un côté, 80 de l'autre. Qui atteint ce plafond ? Pas celui qui voit un médecin deux fois par an. Un malade chronique, lui y arrive sans effort entre consultation, médicaments et examens de contrôle.
Et comme il y a deux compteurs, il peut les remplir tous les deux. chez le médecin, à la pharmacie, le maximum deux fois la même année. Le second compteur inclut les transports sanita à 4 € de trajet. Un passant dialysé fait ce trajet trois fois par semaine parce que ses reins ne fonctionnent plus. 12 € par semaine, rien qu'en ambulance. Son compteur de 70 € est plein avant la fin de l'hiver. Il le payera en entier cette année et toutes les suivantes. Pour lui, la hausse n'a rien d'incertain. 40 € de plus par an, 20 sur chaque compteur, sans qu'il change quoi que ce soit à ses soins. Mais quelqu'un a fini par vérifier l'argument d'origine.
Cet argument s'était responsabiliser, faire payer un peu pour que les gens consomment moins. L'Institut de recherche en économie de la santé a vérifié, la consommation n'a pas baissé. Ce que les chercheurs observent est différent. Les patients modestes trient leur ordonnance au comptoir et laissent les boîtes qu'ils devront payer. C'est un renoncement à se soigner. En juillet, le gouvernement voulait porter ce plafond à deux euros. Devant l'opposition des associations et des soignants, il a reculé à 140 et l'a présenté comme un geste. Le plafond était fixé à 100 € depuis 18 ans. Il gagne 40 % d'un seul coup. À partir de 2028, il suivra l'inflation automatiquement.
L'automatisme est là le vrai changement. Une os inscrite dans un texte ne se décide plus. Elle s'applique. Plus aucun ministre n'aura son nom dessus. France à Sauce Santé fédère les associations de patients. Elle dénonce des mesures qui pénalisent ceux qui ont le plus besoin de soins. La ligue contre le cancer dit la même chose, une précision honnête. 18 millions de personnes restent exhonérées de ces franchises dont les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. La mesure épargne les plus pauvres et frappe ceux qui sont juste au-dessus. Et juste au-dessus, ça commence bas. Un salarié au SMIC à temps plein n'a pas le droit à cette complémentaire.
Il payera les 140 € comme tout le monde. Combien tout cela rapport-t-il ? Pour la version à 200 € le gouvernement a avancé 2,3 milliards. Pour celle qui s'applique en octobre, nous n'avons trouvé aucun chiffre public. Le ban des ministres restera vide sur ce sujet. Un décret ne se discute pas dans l'hémicycle. Il est signé, publié au journal officiel puis appliqué 5 semaines plus tard. Regardons cet argument de l'inflation car 6 jours plus tard, il ressort dans l'autre sens. Dimanche, le ministre du travail Jean-Pierre Farandou s'exprime sur les pensions de retraite. Selon lui, les indexés à 100 % sur l'inflation pose un problème économique.
La même inflation sert donc deux fois dans deux directions. Elle justifie d'augmenter ce que vous versez pour vous soigner. Elle devient un problème quand il s'agit de protéger ce que vous touchez. Trois scénarios circulent à Bersi. Geler les pensions au-dessus de 3000 € bruts, soit 1400000 retraités, sous-indexer tout le monde ou une année blanche 6 milliards au maximum. Sous-indexer, c'est augmenter les pensions moins vite que les prix. Une année blanche, c'est ne pas les augmenter du tout. Dans les deux cas, le montant du virement ne bouge pas. C'est ce qu'il permet d'acheter qui baisse. La pension moyenne s'établit à 1705 € brut selon la CGT. Celle des femmes est inférieure de 36 %.
Une année sans revalorisation se ressent tous les mois. Les pensions passeront par le budget, donc par un vote. Les franchises, elles sont déjà signées. Le décret entre en vigueur le 1er octobre. Toutes les sources sont en description. Si ces franchises vous concernent, racontez-les en commentaire. Nous lisons tout. D'ici là et mercredi.
Stéphanie Rist