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interviewSénat (sur YouTube)· 11 juillet 2025 92 min

Candidature au Commissariat à l'énergie atomique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mes chers collègues, merci donc de d'avoir répondu présent et nous sommes très heureux d'accueillir madame Étiendvre. Donc Anne Isabelle Étienvre qui est la candidate proposée par le président de la République à la fonction d'administratrice générale du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, le CEA. En vertu de l'article L32-3 du code de la recherche, l'administrateur général ou en l'occurrence l'administratrice générale du CEA fait partie du conseil d'administration de l'établissement et en assure la direction générale.

Elle dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l'établissement et le représente. Elle estmée pour une durée de 4 ans renouvelable une fois. En outre, si l'administratrice générale devait être nommé présidente du conseil d'administration comme ses prédécesseurs, elle le serait pour la durée de son mandat d'administratrice générale dès lors qu'elle est membre de droit du conseil d'administration.

En application 5e alinéat de l'article 13 de la Constitution, cette nomination par décret du président de la République ne peut intervenir qu'après audition par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Cette audition est ouverte à la presse et au public et elle est retransmise en direct sur le site du Sénat. Elle donnera lieu à un vote à bulletin secret pour lequel les délégations de vote ne sont pas autorisées.

L'Assemblée nationale vous entendra madame aujourd'hui à 15h. Puis nous procéderons simultanément au dépouillement à l'issue sans doute autour de 17h. Dépouillement pour lequel les deux scrutateurs scrutateurs désignés seront nos collègues Daniel Gremiller et Antoinette Gul. et je les en remercie.

Il ne pourra être procédé à cette nomination si l'addition des votes négatif dans les deux commissions représente au moins 3/5 des suffrages exprimés. Pour mémoire, le poste d'administrateur général du CEA était occupé depuis 2018 par monsieur François Jacques, lequel a été nommé président directeur général du KNÈ. par décret du président de la République le vendredi 23 mai 2025.

Notre commission l'avait entendu ici-même également en application du 5e alinéa de l'article 13 de la Constitution. Cette audition avait eu lieu le 29 avril dernier. Je voudrais rappeler brièvement madame Étienvre votre parcours.

Vous êtes ancien élève de l'école normale supérieure Paris Saclé et docteur en physique. De 2012 à 2016, vous avez été coordinatrice du laboratoire d'excellence consacré à la physique des deux infinies et des origines. Et en parallèle, à compté de 2014, vous avez été chef du service de physique des particules de l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'univers du CEA.

À compté de 2016 et jusqu'en 2022, vous avez occupé le poste de directrice de cet institut de recherche. Et à ce titre, de 2019 à 2022, vous êtes la déléguée scientifique de la France au Conseil de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le CERNE. de juin 2022 à novembre 2023, vous rejoignez le cabinet de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, madame Sylvie Rotaillot en tant que conseillère recherche.

Depuis novembre 2023, vous êtes directrice de la recherche fondamentale du CEA. Avant de passer la parole à notre collègue Christian Redon Sar, rapporteur sur cette nomination et en le remerciant très sincèrement, je souhaiterais rappeler que le commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives est un organisme de recherche classé comme établissement public à caractère industriel et commercial épique, créé en 1945 et placé sous la tutelle des ministères chargés de l'énergie de la recherche de l'industrie, de la défense et du budget. Doté d'un budget de plus de 6 milliards d'euros et comptant près de 22000 salariés.

Répartis sur 10 sites dans différentes régions, le CEA est l'un des trois plus grands opérateurs de l'État. Il assure à la fois des missions relatives à la défense nationale réalisée par sa direction des applications militaires et des missions civiles réalisées notamment par ces directions des énergies, de la recherche technologique et de la recherche fondamentale. montant uniquement dédié à la recherche et au développement en matière d'énergie nucléaire.

Le domaine de compétence du CEA s progressivement élargi à la recherche technologique pour l'industrie, aux sciences de la matière et de l'univers, à la santé et aux sciences du vivant et enfin aux énergies renouvelables, au climat et à l'environnement. À cet égard, je souhaiterais vous interroger sur deux domaines de spécialité peu connues du CEA mais essentiel pour notre avenir, la transition numérique et la médecine du futur. Alors que les technologies numériques bouleversent les modes de production et le fonctionnement des sociétés, le CEA dispose de compétences très fortes sur l'ensemble de la chaîne de valeur, qu'il s'agisse de la microélectronique, des logiciels et des données ou bien encore de l'intégration système.

Dans le domaine clé de la microélectronique, dans quelle mesure les travaux du CEA peuvent-ils permettre aux entreprises française et notamment à ST microélectronique de résister à la concurrence des géants américains et asiatiques ? S'agissant de l'intelligence artificielle. Comment les travaux du CEA peuvent-ils contribuer à réduire la consommation d'énergie et d'eau lié en particulier au refroidissement des data center dans un contexte de vieillissement de la population qui va engendrer une forte hausse des maladies chroniques et neurodégénératives alors que nous savons désormais l'impact dévastateur que peuvent avoir les pandémies mondiales, le CEA est également très investi dans le développement de la médecine du futur grâce notamment à ses compétences dans les domaines du marquage isotopique, de la radiobiologie ou encore de l'imagerie biomédicale.

À l'heure où il devient possible d'exploiter massivement les données de santé, comment le CEA peut-il contribuer à l'identification des marqueurs individuels de prédisposition et des évolutions des maladies ? Voilà, ça c'était sur un focus sur deux sujets plus particuliers. Euh et donc je vais sans plus tarder céder la parole à notre rapporteur Christian Redon Sarasi et puis euh bien évidemment vous pourrez donc intervenir à la fois pour vous présenter et pour donner aussi votre vision mais aussi répondre aux questions de monsieur le rapporteur et à ces deux questions et ensuite si vous le voulez bien nous ouvrirons des questions beaucoup plus larges à l'ensemble des membres de la commission.

Et cher Christian, je te laisse la parole bien volontiers et je te remercie du travail que tu as accompli dans un temps très contraint. Merci. Merci madame la présidente, madame Étiambre, chers collègues, comme vous l'avez rappelé madame la présidente, nous sommes réunis aujourd'hui pour nous prononcer sur la candidature de madame Anne Isabelle et Tianvre dont la nomination est proposée en qualité d'administratrice générale du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives.

L'enjeu pour nous est d'approuver ou non cette nomination de madame Chambre à ce poste pour une durée de 4 ans comme ça a été dit. Depuis sa création, le CEA constitue un acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation au service des grands enjeux stratégiques et industriels de notre pays. Conçu après la Seconde Guerre mondiale pour développer toutes les applications issues des sciences de l'atome, le CEA est historiquement porteur des ambitions nucléaires françaises, d'indépendance énergétique et de défense nationale. reconnu pour l'excellence de ses travaux de recherche et ses compétences dans les technologies de pointe, il a progressivement étendu ses activités à de nouveaux domaines tels que le numérique, la santé ou bien les énergies renouvelables.

Dans chacun de ces domaines, le CEA développe de nouvelles connaissances scientifiques et transfert des innovations technologiques auprès du monde industriel conformément aux grands axes stratégiques de son contrat d'objectif et de performance qui court sur 2001, 2021-2025. Alors qu'un nouveau contrat d'objectif et de performance devra être finalisé d'ici la fin de l'année, quelle priorité pour le CEA souhaiterez-vous porter auprès de ces tuteles, différentes tutelles qui ont été évoquées ? Quels sont les points marquants du bilan de votre prédécesseur François Jacques que vous souhaitez poursuivre et approfondir ?

À contrario, souhaitez-vous apporter des inflexions sur certains aspects ? Au-delà de ces deux questions relativement générales, je souhaiterais aborder avec vous une série de points plus spécifiques qui concernent chacun des portefeuilles d'activité du CA. Ils sont nombreux, j'en ai ici quatre ou cinq.

Donc le CEA, la relance et la filière de la filière nucléaire et les énergies renouvelables. Tout d'abord, l'administrateur général du CEA est membre du conseil de politique nucléaire chargé de définir sous l'églique les grandes orientations de la politique nucléaire nationale. Alors que le nucléaire connaît une forte relance dans notre pays depuis le discours présidentiel de février 2022 annonçant la construction de six réacteurs nucléaires PR2 et une option pour h autres.

Le CEA joue plus que jamais un rôle essentiel de soutien et d'expertise auprès des industriels de la filière que sont EDF, Framat et Orano. En ce qui concerne le parc électroducéire actuel, les activités du CEA contribuent à permettre la poursuite de l'exploitation et la prolongation de durée de fonctionnement des réacteurs nucléaires en service, en particulier les plus vieux d'entre eux, dans des conditions qui, il faut le reconnaître, parfois interrogent. Quel regard portez-vous sur notre parc électronucléaire ?

Comment le CEA peut-il favoriser sa longévité tout en maintenant le niveau de sûreté le plus élevé ? Et ceci à quelle échéance ? Les ces dernières années, le CEA a essémé dans le cadre du nouveau nucléaire quatre start-ups pour concevoir les petits réacteurs du futur.

Elles ont toutes été retenues dans le cadre de l'appel à projet réacteur nucléaire innovant du plan France 2030. Le CEA accompagne également les autres start-ups retenus, notamment à travers l'agence de programmation nucléaire innovant qui l'héberge. En outre, le CEA participe au projet Newward, réacteur nucléaire SMR de petite taille et de faible puissance à eau pressuriser.

Comment comptez-vous consolider le rôle majeur joué par le CEA dans l'émergence du nouveau nucléaire en France ? Et pensez-vous que l'objectif d'engager la construction d'une première centrale de référence SMR en 2030 pourra être tenu ? Le CEA assure par ailleurs le pilotage de la construction du réacteur Jules Orovic.

Installation destinée à tester le comportement des matériaux et combustibles sous-irradiation. Mais celui-ci construit sur le site de Cadarach en partenariat avec h autres pays accumulent les retards et les surcoups aujourd'hui supérieur à 2 milliards d'euros, soit un coût initial multiplié par 4. Comment voyez-vous l'avenir de ce réacteur Julovic ?

Pensez-vous qu'il pourra être mise en service d'ici la fin de la décennie et doit-on s'attendre à de nouveaux surs ? L'Institut national des sciences et techniques nucléaires du CEA délivre des formations de différents niveaux de qualification dans les domaines de l'énergie nucléaire. Alors que le groupement des industriels français de l'énergie nucléaire estime que la filière aura besoin de recruter pas moins de 10000 personnes par an d'ici 2033.

Comment comptez-vous parvenir à doubler le nombre de diplômés pour parvenir donc à prou diplômés par an ? Maintenant, en ce qui concerne l'assainissement et le démantellement, un sujet sensible au regard des des à la fois de l'existant et des projets, le CEA est responsable du démantellement de ces installations nucléaires en fin de vie et de l'assainissement des sites concernés consistant à enlever la radioactivité résiduelle. Il lui faut également gérer les déchets qui en résultent.

Il s'agit là d'une activité majeure pour le CEA puisqu'elle mobilise tous les ans plus de 700 millions d'euros et quelques 1100 agents sur plus d'une trentaine de sites devant faire l'objet d'un démantellement. Il s'agit de sites ancien souvent unique, des réacteurs expérimentaux, des laboratoires qui compliquent parfois les opérations. Il y a 10 ans, les retards accumulés et les hausses de coûts et les difficultés de financement avaient conduit les autorités de sûreté nucléaire à demander au CEA de procéder à un réexamen complet de ses obligations de fin de cycle.

Cela a notamment conduit le CEA à opérer une hiérarchisation des différents chantiers et à restructurer l'organisation et la conduite de ces opérations d'assainissement démantellement. De votre point de vue, la gestion de ces opérations complexes est-elle aujourd'hui maîtrisée ou leur organisation vous paraît-elle perfectible ? Comment poursuivre les efforts pour améliorer la maîtrise des coûts et les délais et des délais pour et préparer le démantellement des futurs équipements ?

Pour ce qui concerne maintenant les activités de défense et de sécurité du CEA, bien que cela ne soit pas dans le champ de compéten direct de notre commission, je voudrais tout de même aborder maintenant ce domaine de la défense et de la sécurité. Le contexte international nous interpelle. l'attaque russe contre l'Ukraine, pays qui avait renoncé à son arsenal nucléaire contre des garanties internationales de sécurité, les frappes israélo-américaine contre le programme iranien, la décision du Royaume-Uni de recréer une composante aérienne de sa force de dissuasion nucléaire, le choix allemand d'acheter des F35 pour justement emporter des armes nucléaires américaines, les attaques ukrainiennes contre les bombardiers stratégiques russes ou encore la centralité des boucliers antimissiles dans les conflits d'aujourd'hui avec l'usage d'armes hyper personnique sont autant de faits qui montrent combien le sujet de l'armement est revenu au sommet de l'agenda stratégique.

Dans ce contexte que je viens de rappeler à Grotré, notre pays est en fait de l'arme nucléaire sur l'assurance vie, l'ultima ratio de son indépendance, le CA joue un rôle absolument central. Il a pour mission de concevoir, fabriquer, maintenir en conditions opérationnelles puis démanteler les têtes nucléaires qui équipent les forces nucléaires aéroporté et océanique française. Il est aussi chargé de la conception et la réalisation du suivi en service et du maintien en conditions opérationnelles des réacteurs et des cœurs nucléaires qui équipent les bâtiments de la marine nationale, sous-marin et porte-avion.

Le CEA contribue également à la sécurité nationale et internationale à travers l'appui technique qu'il apporte aux autorités pour les question de lutte contre la prolifération nucléaire et le terrorisme et le désarmement. Alors que les questions du nucléaire civil, du nucléaire militaire et du lien entre les deux sont au cœur des enjeux de sécurité de notre continent. Comment renforcer encore le rôle que joue le CEA dans la défense de notre pays et la lutte contre la prolifération nucléaire ? sur le volet industriel.

Maintenant, considéré comme les l'un des trois organismes les plus innovants au monde, le CEA joue un rôle essentiel en France en matière de recherche. Une excellence dont témoigne les quelques 4718 publications scientifiques dont 54 % de copblication internationales réalisé en 2023. Il contribue au rayonnement international des sites auxquels il participe, en particulier bien sûr Paris Saclé, la première université française au classement de Shanghaï.

Il est le deuxè bénéficiaire des financements européens avec plus de 300 projets financés dans le cadre du programme Horizon Europe. Alors que vous êtes actuellement la directrice de recherche fondamentale du CEA, comment comptez-vous en qualité de future administratrice générale maintenir voire améliorer encore les performances du CEA en matière de recherche ? Une grande partie de ces recherches ont des débouchés industriels et viennent favoriser l'innovation de nos entreprises grâce à l'exploitation des technologies innovantes mises au point par le CEA par la session des licences.

En tant que premier déposant de brevet en France et en Europe, il dispose de 7200 familles de brevet actives. Le CEA a de ce fait un rôle majeur pour accompagner les entreprises dans leur projet de RED afin de favoriser le développement d'un tissu industriel plus compétitif, en particulier dans les domaines de l'énergie, du numérique et de la santé. Alors que le CEA compte aujourd'hui environ 700 partenaires industriels dont 42 % de PME.

Comment comptez-vous renforcer encore le lien avec les nombreux laboratoires partenaires et son rôle de soutien à l'innovation dans nos entreprises industriel ? Comment faciliter davantage les transferts technologiques vers nos PME ? Depuis 1972, le CEA a créé plus de 250 start-ups dont les 3/4 euh dans la DIPTECH, c'est-à-dire des entreprises porteuses de technologie de rupture. 10 ans après leur création, 80 % d'entre elles sont encore en activité. et certaines connaissent un succès mondial à l'instar de Seetech leader mondial dans le domaine des semi des matériaux semicionducteurs innovants ou de l'INRED spécialisé dans la fabrication des détecteurs infrarouges.

Comment amplifier encore cette dynamique de création d'entreprise innovante à l'initiative du CEA ? Et maintenant dernier point les enjeux internes au CEA. Avant de vous céder la parole, madame Étiambre, je souhaite aborder une dernière thématique, celle donc des enjeux internes au CEA.

Comme d'autres organismes de recherche, le CEA connaît un vieillissement de ses effectifs et doit s'efforcer d'améliorer sa marque employeur. Sous l'impulsion de François Jacques, le CEA a beaucoup évolué dans son organisation interne ainsi que dans son modèle financier ces dernières années. Voyez-vous des chantiers à poursuivre ou d'autres chantiers à ouvrir pour améliorer l'efficacité et l'attractivité du CEA ?

Comment améliorer la soutenabilité financière du CVA dans un contexte marqué par de fortes dépenses contraintes et une tendance à la baisse des financements publics comme privés. J'en ai terminé donc avec les différents thèmes que je souhaitais aborder. Nous avons maintenant besoin pour nous prononcer sur votre nomination de bien comprendre comment vous vous positionnez sur les différents enjeux que je viens d'évoquer et d'identifier les priorités qui seront les vôtres pendant les 4 années de votre mandat. qui vous serait confié à la tête du CEA.

Je vous remercie d'avance pour les réponses que vous apporterez à ces différentes questions. Merci beaucoup monsieur le rapporteur en remerciant également à vos côté l'administrateur Jean Gondien qui a travaillé avec vous pour établir ce rapport. Voilà madame, nous laissons la parole bien volontiers pour répondre à toutes ces questions et d'autres sujets que vous souhaiteriez mettre en évidence devant l'ensemble des membres de la commission.

Madame la présidente, merci beaucoup. Monsieur monsieur le rapporteur, un grand merci. Mesdames et messieurs les sénateurs, c'est vraiment pour commencer, je voudrais vraiment vous dire que c'est un très grand honneur très sincèrement d'être devant vous aujourd'hui afin de vous présenter ce que sont à mes yeux les enjeux clés du CEA pour les quatre prochaines années.

Donc je répondrai euh au au fil de la présentation de ces enjeux à la plupart de vos questions et je reviendrai bien sûr à la fin sur les questions qui n'auraient pas été abordées euh dans la présentation de ces enjeux. Donc je sais bien sûr tout l'intérêt que vous portez au sein de cette de cette commission au sujet de recherche et d'innovation qui font vraiment vous l'avez dit l'ADN du CEA. Vous l'avez souligné madame la présidente et monsieur le rapporteur, le monde actuel est confronté à la conjonction d'enjeux majeur dans un contexte géopolitique particulièrement tendu et instable rendant plus que jamais essentielle la prise en compte des besoins souverains pour nos sociétés dans plusieurs domaines et bien évidemment la défense, l'énergie et le numérique en font partie.

Il est par ailleurs nécessaire, je le crois très sincèrement, de renforcer le lien entre la science et la société pour renforcer la confiance collective dans le progrès scientifique et technique. Alors, le CEA s'inscrit depuis longtemps pleinement dans ces défis en tant qu'organisme national de de recherche au service des politiques publiques ancré dans le besoin de souveraineté depuis 80 ans, tout en montrant au fil des décennies une formidable capacité d'adaptation. Le CA mène à bien ses recherches et ses activités de recherche et de développement de manière très ciblée par le biais de de programme qui permett d'assurer le continuum de la recherche très amont jusqu'au transfert industriel dans les domaines qui lui incombent.

Ce qui lui donne un rôle très spécifique dans l'écosystème aussi bien national qu'international. Alors, permettez-moi maintenant de de donc de détailler un peu le cap que je donnerai en réponse à votre souhait si je suis nommée à la tête du du CEA pour ces principales activités qui raisonnent donc fortement avec les les défis actuels cités à l'instant. Je me suis donc fixé sep priorités.

La première, ça fera écho à l'une de de vos questions, monsieur le rapporteur, concerne la défense. Le CA étant un acteur clé pour la dissuasion nucléaire et la recherche du en effet, le CEA via la direction des applications militaires a la responsabilité, vous l'avez souligné, monsieur le rapporteur, de mener à bien les programmes que l'État lui confie dans le cadre de la mise en œuvre et du renouvellement de sa dissuasion nucléaire. Cela concerne notamment les armes nucléaires ainsi que les chaufferies nucléaires embarquées dans les sous-marins et le porte-avion de la marine nationale.

C'est donc une responsabilité majeure qu'il faut exercer avec la plus grande rigueur au service des besoins régaliens de l'État et en mobilisant toutes les compétences du CVA pour y parvenir. Les activités nucléaires civiles contribuent en soutien notamment pour les besoins de la propulsion nucléaire ainsi que pour la gestion des matières et c'est évidemment très important. Le CEA mène à bien de surcroit des activités de recherche dual en mobilisant les compétences de ces de ces équipes dans l'ensemble de de l'organisme et coardonne notamment le contribue fortement au programme de lutte contre le terrorisme, le programme NRBCE nucléaire, radiobiologie euh chimique et explosif.

Et donc il propose vraiment des solutions technologiques euh allant des diagnostics à l'identification et aux contemmesures médical face à des risques en constante évolution. C'est donc un programme important dans un contexte particulièrement tendu et donc une cinquantaine de projets de recherche aujourd'hui en collaboration avec d'autres partenaires sont ainsi réalisés et je pense que c'est important que cela continue. En réponse à votre question, je voudrais aussi dire que la mobilisation des compétences des équipes de recherche du CEA pourra être renforcée au service de l'innovation de défense dans plusieurs domaines clés tels que les composants électroniques sécurisés, la simulation et les moyens de calcul et notamment grâce à la future machine exasquelle européenne à Reco Hébergé à Brouillère de Châtel en en essonne.

À ce sujet, l'astrophysique ou les sciences du climat ou la fusion sont sont des disciplines à la pointe de l'art en terme de développement euh de code de calcul et de traitement des données massives, ce qui enrichit les travaux que la direction des applications militaires mène dans le cadre de son programme simulation. Donc, au-delà de ce sujet emblématique, la physique nucléaire, l'étude des matériaux ou encore les développements instrumentaux sont autant d'exemples de sujets transversaux entre les programmes civils et militaires du CEA qui illustrent les synergies entre nos équipes et je crois beaucoup à cette fertilisation croisée entre les différentes directions du CEA qui représente un un levier d'action extrêmement efficace et donc je m'attacherai à renforcer cette fertilisation croisée entre nos équipes. J'en viens maintenant au second point, la RED pour l'énergie décarbonée.

Le besoin d'une production d'énergie souveraine, efficace et et décarboné dont le coût est maîtrisé constitue et continuera à constituer un enjeu majeur pour la société et pour l'industrie. La relance du nucléaire au côté des énergies renouvelables permet de répondre à ce besoin. Dans ce contexte, le GE le CEA jouera pleinement son rôle d'opérateur de la recherche en bonne articulation avec l'ensemble des acteurs de l'énergie.

Nous nous mobiliserons l'ensemble de nos équipes de façon interdisciplinaire pour assurer là encore le continuum de la recherche à mont jusqu'à l'industrie. C'est vraiment la raison d'être de notre organisme. La relance du nucléaire, vous l'avez souligné, sera naturellement au cœur de la stratégie du CEA dans le domaine de l'énergie.

Je souhaite réellement que nous allions de l'avant dans ce domaine en cohérence avec les décisions prises dans le cadre du conseil de politique nucléaire. Je souhaite en particulier, ce sera vraiment l'une de mes priorités si je suis nommée à ce poste, bâtir avec les principaux industriels de la filière nucléaire une relation solide, une relation de confiance qui prend en compte les besoins de chacun. C'est extrêmement important.

Donc je partage avec vous très brièvement les principaux axes stratégiques du CA dans le domaine du nucléaire civil qui qui répondront je pense à vos questions. Monsieur le rapporteur, vous avez parlé de la prolongation du parc actuel. C'est effectivement un défi immédiat qui qui se présente pour la filière nucléaire.

Et donc je souhaite vraiment que nos équipes euh mettent leurs compétences dans le domaine de la RED vraiment au service des besoins de l'industrie pour veiller à une en particulier à une bonne compréhension du vieillissement des matériaux, de leur structure. Nous avons des compétences en physicochimie, en physique des matériaux. Nous avons des infrastructures de recherche.

Nous avons des capacités en simulation en code neutronique qui peuvent permettre d'aider à examiner la possibilité de de poursuite de du parc actuel en lien donc bien sûr avec nos nos partenaires industriels. Nous travaillons également sur le sujet du combustible qui était aussi très important. Vous l'avez souligné également, l'émergence de projets innovants est un est un sujet extrêmement intéressant qui participe, je pense, au leadership de la France dans le nouveau nucléaire.

Donc, je pense bien sûr au projet de de Small Modular et aux 9 11 start-up pardon qui ont été sélectionnés dans le cadre de de France 2030. Et donc à ce sujet, il est important que le CA via son agence de programme pour le nucléaire innovant que vous avez cité aide l'ensemble de ces start-ups autant qu'elle qu'elle le souhaite via l'expertise de de nos de nos équipes. Euh là encore aussi bien sur euh les différents codes en utilisant nos infrastructures de recherche pour ne citer que ces que ces deux sujets-là.

Vous avez posé la question de la comment dire de la robustesse de l'hypothèse d'un démarrage de l'un de ces projets en 2030. Il m'est difficile de vous dire aujourd'hui si ce sera le cas. Je pense qu'il faut souhaiter le succès de ces projets parce qu'ils sont sources d'innovation.

Le CEA les regarde avec beaucoup d'attention comme vraiment des projets en grande complémentarité par rapport au au projet de plus grande envergure que la filière et le CEA portent. Et donc ces projets en tant que vecteur potentiel d'innovation sont extrêmement intéressants. Ils sont aujourd'hui dans une phase qui n'est pas encore suffisamment mure pour que je puisse vous dire avec certitude si certains d'entre eux aboutiront, il faut leur souhaiter mais aboutiront à à une mise en place d'un réacteur en 2030.

C'est ambitieux, c'est un objectif ambitieux et nous regarderons attentivement naturellement si cela advient. Par ailleurs, nous définirons avec l'ensemble des acteurs concernés un programme de travail permettant d'atteindre la fermeture complète du cycle du combustible nucléaire. Dans l'immédiat, une feuille de route commune avec les industriels concernées sera bâtie d'ici la fin de l'année 2025, donc veillant à une cohérence d'ensemble et cette feuille de route sera proposée à l'État conformément là encore à une décision prise lors du dernier conseil de politique nucléaire.

Donc pour cela, je mobiliserai les compétences importantes des équipes du CEA, en particulier dans le domaine des réacteurs à neutron rapide en veillant à ce que soit prise en compte le retour d'expérience et les connaissances acquises dans ce domaine depuis de longues années au sein de l'organisme. Il nous faudra aussi maintenir au bon niveau nos infrastructures de recherche nucléaire. un sujet qui est au cœur de mes activités de depuis longtemps.

Elles sont essentielles pour la conduite de nos programmes et puis comme j'ai eu l'occasion de le de le dire, elle bénéficie aussi au partenaires industriel au sens large. Un mot du réacteur expérimental Jul Orovitz que vous avez cité, monsieur le rapporteur, c'est en effet un projet qui a connu de grandes difficultés technique, calendaire, conduisant naturellement à des surcouts substantiels. C'est exact.

Ce sera pour moi une priorité de le suivre avec toute l'exigence requise par l'importance de ce projet. C'est important d'avoir un réacteur de recherche en France, l'importance de ce projet, mais aussi le bon respect de son planning et de ses coûts. Aujourd'hui, le planning et les coûts à terminaison sont stabilisés depuis plusieurs années.

C'est une évolution positive, il faut que ça le reste. Ça suppose donc un suivi vraiment à à Rennes raccourci, beaucoup d'attention, beaucoup de dialogue avec l'État, ce qui est le cas aujourd'hui au travers de comité avec l'État tous les 3 mois. Je pense que c'est comme cela que nous arriverons à maintenir un bon contrôle sur la trajectoire de ce projet de de grande envergure.

Et donc pour répondre à votre question sur la date, aujourd'hui le planning et c'est stable depuis quelques années prévoit un démarrage en 2032-2033. Par ailleurs, nous nos équipes poursuivront le programme indispensable de l'assainissement et du démantellement des anciennes installations nucléaires de recherche. C'est un domaine important du nucléaire civil qu'il faut prendre en compte d'ailleurs dès la conception des des projets, hein, donc très très en amont pour pouvoir anticiper la bonne conduite ensuite de l'assainissement et du démantellement et incidemment prévoir aussi le coût de de cela.

Donc ce programme en fait est un programme qui qui est porté par un fond dédié soutenu par l'État. C'est un programme d'envergure segmenté en plusieurs projets sur nos différents centres concernés qui font l'objet d'un d'une équipe projet robuste qui est amené à faire des priorités au fil de la bonne vie des différents projets et donc de respecter l'enveloppe budgétaire globale en adaptant constamment les priorités au contexte budgétaire et à l'enveloppe globale, mais avec le souci permanent de continuer à avancer pour arriver à conduire et mener à bien ces activités d'assainissement démantalement qui sont vraiment très importantes pour l'ensemble de nos sites. C'est évidemment aussi un sujet suivi attentivement aussi bien par l'État que par l'autorité de sûreté.

Alors, outre l'énergie nucléaire, je suivrai attentivement bien sûr l'ensemble des travaux de RED ciblés pour la production d'autres formes d'énergie bas carbone ainsi que pour le stockage et le transport énergétique. Je pense notamment à la conception des cellules photovoltaïques à haut rendement dont il faut aussi augmenter la la recyclabilité. Je pense aussi à la durabilité, à la performance des systèmes d'électrolyse à haute température pour la filière hydrogène.

Ou encore pour ce qui concerne le stockage, nous poursuivrons la la RD sur la conception de batterie performante plus durable et plus recyclable. C'est aussi très important. Une dernière thématique me paraît aussi importante, c'est celle des carburants de synthèse ou des molécules de synthèse dont nos économies ont besoin, en particulier pour la décarbonation de certains secteurs comme l'aérien ou le maritime.

Si je me projette à plus long terme, je souhaiterais vous dire un mot rapide sur la fusion thermonucléaire qui est un défi visant à produire de l'électricité, alors éidment pas tout de suite, pas avant 2050 certainement pas, mais sur lequel se positionnent les acteurs majeurs internationaux sur le sol européen ou encore aux États-Unis comme en Asie. Donc la France est le pays haute du projet international dans ce domaine, le projet ITER, un projet complexe lui aussi qui a connu des difficultés duant des retards significatifs, mais le dernier conseil militaire a a montré que le projet avait renoué avec une bonne maîtrise technique. Je pense que l'enjeu pour la France me semble être que ce que ce projet soit couronné succès et que l'ensemble des sept membres internationaux reste pleinement investi dans ITER, ce qui est le cas aujourd'hui.

Donc au côté d'Ither dont la France est donc le pays haute et auquel naturellement nos équipes contribuent, le CEA bâtira une feuille de route stratégique reposant sur ses compétences scientifiques et techniques préexistantes. Je pense en particulier à l'infrastructure West qui a connu un beau record de de maintien du plasma fusion il y a peu ou encore les aiments supraconducteurs sans oublier le laser mégajou à Bordeaux. Et donc je pense que c'est vraiment important que nous ayons cette feuille de route au moment où l'Europe en particulier édite une stratégie européenne en fusion.

Enfin, la mise en place de l'agence de programme sur l'énergie décarbonée, la PED dont le pilotage a été confié au CEA, permettra de renforcer la coordination entre les différents partenaires académiques comme industriel. Et donc je pense sincèrement que ça facilitera un impact plus fort aussi bien en terme de vitesse de définition que de déploiement des programmes de recherche qu'en terme de vision stratégique nationale. Donc je reviens maintenant au numérique ce qui me permettra de répondre à votre question madame la la présidente.

Donc là aussi, la maîtrise des technologies numériques restera un autre enjeu de souveraineté, qu'il s'agisse de la microélectronique, des logiciels et des systèmes ou encore des infrastructures numériques absolument indispensables pour le calcul intensif ou pour lire. Alors le CA se positionne dans ce domaine sur la recherche à mon sur les propriétés physiques de la matière qui sont vraiment à la base des technologies de l'information des technologies quantiques et sur le développement des composants microélectroniques. Donc le CA est bien intégré au programme européen Chips Act à Grenoble.

Et donc nous aurons pour objectif et donc je réponds là à votre question plus précisément euh pour objectif dans ce domaine de mener à bien le projet de construction puis d'exploitation des lignes pilotes de production de composants sur notre site de Grenoble en s'assurant et c'est absolument clé d'une articulation efficace avec l'ensemble des industriels de la microélectronique vous citiziez ST naturellement qui est notre partenaire historique mais peut-être que d'autres industriels sur notre territoire. soir souhaiteront bénéficier. Donc c'est vraiment notre rôle de faire en sorte que ces infrastructures soient aussi utiles que possible à l'ensemble du tissu industriel français dans ce domaine.

Je suis persuadé que la dimension européenne de nos partenariats dans la dans le domaine numérique devrait être aussi renforcée pour faire face à la compétition mondiale très forte dans ce domaine, assurer la souveraineté européenne et préparer les programmes futurs. Là aussi, l'agence de programme ASIC qui a été confiée au C en tant que pilote permettra de consolider une stratégie nationale dans ce domaine. Tout comme l'agence de programme le fait dans le domaine de l'énergie.

Dans le domaine de l'intelligence artificielle, les développements logiciels se poursuivront en mettant à profit les développements de l'IA pour la science très développé dans certains domaines, un peu moins dans d'autres domaines. Et donc là, j'aurais à cœur de vraiment renforcer l'interdisciplinarité au sein de l'organisme en faisant bénéficier l'ensemble de nos activités de ce que nous savons faire déjà dans le domaine de l'IA pour la science. Je pense que nous devrons aussi pleinement nous emparer du potentiel de l'IA générative pour ces applications fonctionnelles tout en veillant à ce qu'on son utilisation soit responsable avec une IA de confiance et une IA frugale, respectueuse naturellement des contraintes environnementales.

Vous citizez madame la présidente les data center. Dans ce domaine, le CEA essaie vraiment de rationaliser ses moyens de calcul en évitant d'avoir des cluster de petite taille sur l'ensemble de ces laboratoires, en ayant plutôt, c'est une stratégie que nous menons depuis plusieurs années, des centres de calcul de plus grande envergure, ce qui permet d'optimiser nos nos moyens, de les de les ouvrir plus largement et de les optimiser. Ça nous permet aussi d'avoir des actions vertueuses telles que la récupération de la de la chaleur fatale pour veiller à une plus grande décarbonation de nos de nos activités de recherche.

Et puis enfin dans le domaine du numérique, permettez-moi de citer le sujet de la cybersécurité, aussi bien matériel que logiciel qui fera l'objet d'une attention particulière en temps là aussi qu'enjeu de souveraineté incontournable. J'en reviens maintenant à la recherche fondamentale. Nos programmes nécessitent la présence d'une recherche fondamentale d'excellence au CEA dans les disciplines clé de l'organisme que sont la physique, la chimie, l'ingénierie, les sciences du climat, les sciences des matériaux ou bien encore les sciences du vivant.

Ce ne sont donc pas, vous voyez bien, toutes les disciplines scientifiques, mais bien celles qui contribuent au aux principaux programmes du CEA. Alors ces recherches, elles sont essentielles parce qu'elles permettent de faire progresser les connaissances aussi bien conceptuelles qu'instrumentales et elles permettent à nos équipes de rester au meilleur niveau mondial. Elles font l'objet de choix qui sont assumés, qui sont partagés et elles bénéficient d'une trajectoire financière qui est renforcée par les programmes PEPR lancés par France 2030.

Je souhaite dans ce domaine qu'une veille scientifique et technique soit renforcée au sein du CEA dès l'an prochain dans un monde où le cycle de l'innovation s'accélère. Je dirais un mot spécifique en réponse aussi madame la présidente à votre question sur notre action dans le domaine de la santé. C'est un domaine qui est historiquement présent au CEA.

Le C a notamment joué un rôle clé dans la naissance et l'essort de la médecine nucléaire qui est essentiel pour les besoins de santé de nos concitoyens. Le CA apporte une contribution à l'effort de de RD en santé au niveau national avec des lignes de force qui sont vraiment très spécifiques, qui sont je crois reconnues et qui reposent sur des compétences génériques qui sont transverses là aussi à l'organisme. Alors ces lignes de force, elles sont au nombre de trois. l'imagerie médicale qui est vraiment indispensable pour les pathologies cérébrales ou pour le diagnostic et le traitement des cancers.

Je je me permets de de citer l'exemple de l'IRM Isult, la plus puissante au monde qui a dévoilé ses premières images il y a quelques mois permettant d'espérer une meilleure compréhension du fonctionnement de notre de notre cerveau et donc par la même un meilleur diagnostic et peut-être ensuite un meilleur traitement des pathologies cérébrales. Deuxième ligne de force, les dispositifs médicaux de test et de diagnostic appliqués en particulier aux pathologies infectieuses. Et 3è ligne, le numérique au sens large, donc le traitement, le stockage de données massives, l'application de de l'IA à la santé qui est vraiment un enjeu croissant depuis plusieurs années.

Le Cam donc ses compétences génériques en numérique au service de la santé. Notre stratégie dans ce domaine de la santé c'est s'est affuté tout dernièrement et donc je souhaite maintenant qu'elle se déploie en lien vraiment avec les partenaires académiques, le monde hospitalier et bien sûr les la filière industrielle en santé. Par ailleurs, toujours dans le domaine de la recherche, le CA contribue à une fraction substantielle des infrastructures de recherche nationale et international tel que le CERN que je connais bien, le Ganil ou encore l'infrastructure de calcul dont dont dont j'ai parlé à l'instant, Alice Recoque.

Ce sont des éléments qui sont très structurants pour nos activités de recherche, des éléments d'attractivité au plan international. Donc, je veillerai à ce qu'elles puisse être aussi largement ouvertes que possible au monde académique comme au monde industriel. Enfin, et ça répond je crois à votre question monsieur le rapporteur, le ressourcement scientifique et technique Amont est important.

Il a été réamorcé grâce à la mise en place d'un programme de recherche baptisé Audace l'an dernier. Et ce programme qui est mené conjointement avec les universités de de Grenoble et de Paris Saclé permet l'émergence d'idées nouvelles vraiment en rupture technologique et donc un ancrage du programme dans la durée en cas de soutien par l'État permettra vraiment de détecter et d'accompagner de manière agile les idées les les plus novatrices. Je pense que nous renforcerons ainsi un esprit pionnier qui est vraiment indispensable dans un organisme de recherche.

Je tiens maintenant à évoquer le le positionnement européen et international du du CEA face au défis que pose la la compétition internationale ainsi que plus récemment le changement de de positionnement des États-Unis qui est évidemment majeur, l'Europe est l'échelle adéquate, je le crois vraiment pour atteindre un impact réellement dimensionnant sur nos activités. Il importe donc de contribuer à la structuration des des programmes clés de RD européen, à leur réalisation et infiné à la compétitivité industrielle de l'Europe ainsi qu'à son autonomie stratégique. Ce sera vraiment un enjeu majeur pour le CEA qui plus est dans un moment où le prochain programme cadre est en cours de définition.

En nous coordonnant étroitement avec nos partenaires européens du même du même homologue disons tel que le franofer en Allemagne, nous pourrons être force de proposition pour le prochain programme cadre avec des initiatives structurantes teles que l'a été chips act dans le domaine du numérique et nous pourrons faire de même naturellement dans le domaine de l'énergie. Le RC et le IC sont deux programmes actuels importants pour lequel, vous l'avez souligné, monsieur le rapporteur, les équipes du CEA sont bien positionnées aujourd'hui. Elles devront continuer à l'être, elles devront continuer à se mobiliser et je le ferai avec des actions incitatives.

Le fond européen de défense, le programme Euratome sont également très dimensionnants pour nos activités. Et enfin, il faut pouvoir disposer d'infrastructures technologiques soutenues par l'Europe pour accompagner la maturité technologique jusqu'au transfert industriel. Sur le plan international maintenant, le CEA a noué depuis de nombreuses années des partenariats solides avec ses principaux homologues en Europe comme aux États-Unis ou ailleurs dans le monde.

Alors, le contexte actuel naturellement nécessite une vigilance particulière sur ces collaborations internationales en examinant attentivement l'impact des évolutions des politiques publiques en matière de recherche et d'innovation chez nos partenaires. J'en viens maintenant à un autre objectif qui me tient à cœur. Je souhaite vraiment que le CEA renforce son ancrage dans le monde académique et qu'il soit encore plus ouvert sur la société au sens large, ce qui inclut l'industrie.

Le paysage de l'enseignement supérieur et de la recherche français poursuit sa structuration et le CEA s'inscrira pleinement dans cette dynamique au-delà des partenariats solides existants avec les organismes de recherche comme avec les universités. Concrètement, je traduirai cela par un soutien aux politiques de site porté par les universités partenaires du CEA à Grenoble comme à Paris Saclé notamment. Une application renforcée, ça fait écho à votre question, monsieur le rapporteur, dans les activités d'enseignement, en particulier en soutien aux actions, compétences et métiers d'avenir qui ont été lancées dans domaines stratégiques. vous citiziez monsieur le rapporteur le nucléaire, il y a là un défi collectif pour toute la filière et nous jouerons notre rôle via NSTN avec le renforcement des formations dans ce domaine en lien avec l'université des métiers du nucléaire et l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur l'INSTN bien sûr et la contribution de nos personnels aux enseignements dans ce domaine dans l'ensemble des établissements d'enseignements supérieurs.

Je souhaite aussi suivre attentivement la formation par la recherche en veillant à la bonne insertion post-doctorale de nos docteur dans le monde socio-économique. Et enfin, je voudrais vraiment un renforcement des actions de communication vers les formations diplômantes en lien avec les métiers du CEA pour attirer les talents, tous les talents avec une attention particulière pour attirer les femmes vers les métiers du CEA. Par ailleurs, la diffusion des savoirs scientifiques vers le plus grand nombre, je le disais en introduction, fait partie intégrante de nos missions.

Elle est, je le crois, d'autant plus essentielle qu'il faut à la fois renforcer l'attractivité des plus jeunes vers les métiers présents au CVA, mais aussi, et c'est extrêmement important, donner confiance au grand public, vraiment au grand public quel qu'il soit, les plus jeunes comme les moins jeunes, les plus experts comme les moins experts envers le progrès scientifique et technique comme réponse au defis majeur auquel le monde est confronti. Cette diffusion sera renforcée par des actions de communication ciblées pour vraiment ancrer le dialogue avec la société. Et enfin, en écho à votre question, monsieur le rapporteur, vous le savez sans doute, la maxime du CEA et de la recherche à l'industrie.

J'entends vraiment la faire vivre pleinement au plus près des territoires au travers de nos différents centres et pôles régionaux de transfert technologique en bonne articulation avec l'ensemble des structures de val de valorisation existantes, que ce soit au sein des des universités mais également en lien avec les collectivités territoriales. La recherche partenariale est très présente dans nos instituts. Vous avez cité des chiffres éloquents avec plus de de 700 entreprises partenaires de toute taille.

Je pense que c'est un atout qu'il faut continuer à faire vivre. ce qui suppose de garder un bon niveau de dépôt de de brevet par vraiment des démarches extrêmement incitatives que j'ai dans démarré auprès de auprès de nos de nos équipes afin de garder un bon niveau de brevet qui est le reflet d'une innovation au sein de l'organisme et continuer à accompagner nos start-ups par un processus d'essémage qui est mis en place aujourd'hui avec une structure dédiée et processus d'essage qui doit être aussi simple et efficace que possible pour que nos start-up prennent leur en Paul et soit couronné de succès. Ensuite, j'aborderai enfin un sujet crucial pour ce poste qui fait écho aussi à l'une de vos questions, monsieur le rapporteur.

Les enjeux managériaux qui l'impliquent. Alors, le CEA, ce sont avant tout des femmes et des hommes reconnus pour leurs grandes compétences dans des métiers variés et qui font preuve d'un niveau d'engagement absolument remarquable. J'aurais constamment à cœur d'échanger avec nos équipes sur le terrain à l'écoute aussi bien de leurs préoccupations que de leurs suggestions dans le respect de chacun.

Il me paraît essentiel d'exercer ce mandat en gardant constamment à l'esprit des lignes directrices claires. Mener à bien les programmes dont le CEA a le pilotage avec rigueur et efficacité dans un contexte budgétaire, vous l'avez dit, contraint. porter une attention constante aux enjeux de sûreté et de sécurité.

Mobiliser les fonds européens grâce à un plan d'action que j'ai brièvement évoqué déployé dans l'ensemble de l'organisme particulièrement important dans un contexte budgétaire contraint. Simplifier les processus internes de gestion pour une bonne maîtrise des dépenses de gestion et garder le cap de l'ambition de l'organisme par un management serein qui repose sur un collectif soudé. une communication interne renforcée afin de maintenir l'adhésion collective de tous les personnels aux axes programmatiques du CA.

Une adhésion qui est nourrie par un très fort sentiment d'appartenance à nos de nos salariés au CEA. Pour conclure, je voudrais vous dire que j'assumerai, si je suis nommée, cette belle responsabilité avec autant d'humilité que de détermination, avec mes compétences scientifiques, mon expérience dans le suivi de projet complexe, mon vécu managérial. Je serai donc au service de l'État, au service des besoins de la société afin que le CEA poursuive ses objectifs avec force et sérénité.

Alors, je vérifie que j'ai répondu à l'ensemble de vos de vos questions. Je les rebalayeille euh très rapidement. Peut-être, monsieur le rapporteur, vous m'interrogiez sur le bilan et quel regard je porte sur le bilan et quelles inflexions.

Alors, je pense que nos projets sont par essence construits sur un temps long. Il a donc une forme de continuité au sein du CEA pour que ces programmes se s'inscrivent dans le temps. Le contexte général fait que certaines inflexions sont, je l'ai peut-être illustré, je crois l'avoir illustré dans dans mes propos, mais je reviens un instant dessus.

Certaines inflexions sont nécessaires. Sur la défense. Renforcer la recherche du service de l'innovation de défense me paraît être important.

Et au sujet de la défense concernant la prolifération et le le suivi de la de la prolifération nucléaire, nos experts du CEA et de la direction des applications militaires ont toujours été et continueront à être au service des services de l'État avec toute leur expertise qui est je crois reconnue dans ce dans ce domaine. Donc renforcer la recherche du par une plus grande fertilisation entre nos équipes dans le domaine de l'énergie. Accompagner le renouveau du nucléaire pleinement avec des défis immédiats.

La durabilité du parc, je vais pas revenir dessus naturellement, je vais pas les reprendre un par un, mais la durabilité du parc est un enjeu immédiat. Second enjeu immédiat, solidité et harmonie avec l'ensemble de la filière nucléaire. et troisème en jeu immédiat définir euh un programme pour la fermeture du cycle.

Je souhaite aussi que l'on ait une stratégie plus affirmée dans le domaine de la fusion thermonucléaire qui s'inscrit dans un temps plus long. Alors, je ne sais pas si c'est une inflexion, mais dans le domaine de des partenariats européens, l'enjeu du futur programme 4, je n'y reviens pas, mais est paraissance une inflexion, mais qui nous est imposée par le contexte européen dans le domaine de la santé. Et je pense que maintenant que nous sommes dotés d'une stratégie qui est vraiment affutée autour de nos lignes de force, je pense qu'il est important que nous accélérions notre transfert industriel dans ce dans ce domaine et que nous renforcions nos collaborations avec l'industrie. renforcer aussi le lien avec la société, je pense que ça c'est une inflexion à laquelle je tiens par plus d'enseignement, par peut-être encourager encore plus l'enseignement, encourager aussi le dialogue avec avec la société et les actions de diffusion des des savoirs.

Et enfin, dans le domaine de du management, je dirais le faire avec ce que je suis et ma personnalité. Merci beaucoup et je suis bien sûr à votre disposition. Merci beaucoup madame pour cette exposé extrêmement complet qui apporté les réponses au rapport tout aussi complet de Christian Redon Sarasi.

Donc il y a un certain nombre de questions de la part de nos commissaires si vous le voulez bien madame, on va les prendre trois par trois et puis vous pourrez ainsi répondre. On commence avec Franck Monta. Merci madame la présidente.

Merci madame Etambre pour votre présentation et et vos réponse au à la présidente et au rapporteur. J'auraiis trois petits sujets très très rapidement. Le stockage de l'électricité à grande échelle aura tôt ou tard des conséquences majeures sur le fonctionnement du système électrique national.

Le CEA travaille-t-il sur ce sujet ? Et si oui, quelles sont les perspectives de recherche ? euh sur un sujet aussi stratégique d'une part.

D'autre part, comment voyez-vous la la contribution du CEA à la définition d'une doctrine d'emploi des SMR dans le système industriel français en matière de décarbonation, de modulation éventuellement du fonctionnement du système électrique national dans son ensemble pour les zones non interconnectées également. Pensez-vous utile donc nécessaire de proposer à l'État des orientations en la matière et si oui lesquelles le CEA d'ailleurs a-t-il été sollicité sur sur ce point ? Et dernier dernier sujet, nous cheminons vers un mix électrique totalement décarboné à terme.

On sait que nous restons aujourd'hui très dépendant du gaz naturel en provenance notamment de Russie ou des USA pour répondre aux besoins de consommation à la pointe de notre système national. Quelles sont les pistes de travail du CEA pour atteindre la pleine autonomie nationale sur ce point ? Comment appréhendez-vous ce ce sujet ?

Je vous remercie. Merci Franck. Marise Ousso.

Merci. Merci madame la présidente. Je merci madame Etor pour votre présentation qui était très complète.

Tout d'abord à titre personnel, je voudrais vous dire que en tant que femme, je serais vraiment très satisfaite si une femme de compéten scientifique aussi reconnue que la vôtre accédait à ce poste. Ça c'est dit. C'est dit. [Rires] Bon, ensuite, moi je voudrais vous poser une question parce que entre 2010 et 2019, le CEA s'est impliqué sur le projet Astrid euh qui était un projet de prototype de réacteur nucléaire de 4e génération. euh votre prédécesseur euh l'a interrompu euh alors que euh les salariés euh s'y opposé.

Moi, je voudrais savoir euh si à l'époque vous aviez été euh à ce poste, est-ce que vous auriez géré ces arbitrages de la même manière ? Et ma deuxième question, c'est que bon, le CEA est surtout connu pour l'énergie atomique, mais il s'est ouvert aussi aux énergies alternative renouvelable et j'aimerais savoir ce que vous envisagez pour les développer. Merci.

Merci. Et dernière série dernière question pour cette série avec Vincent Louau. Vincent, je me fais piquer l'honneur.

Je serais très fier de participer à la première nomination d'une femme à la tête du CV. Donc tu m'as piqué la chose. D'autant plus que mon territoire en Touren Héberger Thérèse Plagnol que j'ai bien connu sur la fin de sa vie.

Donc je serais très fier de participer avec à votre nomination. Euh le CEA, oui, tu l'as très bien dit, semble avoir quand même beaucoup réorienté une part importante de ces efforts de recherche euh du nucléaire vers les énergies renouvelables au point que DF a dû renforcer ses équipes de recherche et et développement pour combler ce vide. Euh comment comptez-vous répondre aux critiques euh sur lequel le CEA a délaissé son expertise historique sur le nucléire qui est quand même le pilier euh de notre souveraineté énergétique française ?

Merci madame. Voilà pour cette première série de questions. Merci beaucoup euh mesdames et euh madames et messieurs le les sénateurs.

Euh alors, je vais peut-être les prendre dans dans l'ordre sur la question du stockage. Donc nous travaillons d'une part, alors c'est pas à grande échelle mais nous travaillons donc sur le sujet sur le sujet des batteries. Alors en en veillant à ce qu'elle soit plus durable, plus recyclable avec des choses très innovantes à base de perovskit en en particulier.

Donc ça c'est vraiment sur les sur une brique technologique. À côté de cela, il est important bien sûr d'avoir une vision intégrée de de l'énergie et du et du stockage. Donc nous travaillons là-dessus également et nous le faisons bien sûr avec l'ensemble de des partenaires impliqués sur sur ce sujet et en particulier c'est un sujet qui est abordé dans dans l'agence de programme pour les pour l'énergie des carbonés et que nous pourrons continuer à renforcer sur le sujet des SMR.

Alors, je je vais peut-être reprendre en partie, mais peut-être repréciser ce que j'ai ce que j'ai commencé à dire dans mes propos introductifs. Je pense que ces euh différentes start-ups qui ont émergé sont intéressantes. Elles elles elles ont des concepts très différents, très variés.

Toutes n'ont pas la même maturité mais le CA se positionne vraiment en soutien. Certaines sont issues du CEA, d'autres non. Mais le CA se pose via son agence pour le nucléaire innovant vraiment en soutien de ces différentes start-up pour répondre à leurs besoins en en expertise.

Elles seront elles elles ont des vocations qui sont bien sûr très complémentaires du parc nucléaire. en particulier, vous l'avez cité, elles peuvent contribuer à des usages très différents, je pense notamment à la chaleur. Elles peuvent donc contribuer aux besoins de certains industriels et je pense que ça c'est intéressant savoir si ça avviendra aujourd'hui hein, c'est un petit peu ce que je disais en réponse à la question de monsieur le rapporteur.

Voilà, c'est une forme de paris mais il faut croire en l'innovation donc il faut les regarder attentivement, regarder les progrès de chacun. pour conseiller l'État autant que de besoins sur les différents projets qui sont en train d'émerger et vraiment essayer d'accompagner l'industrialisation de ceux qui sont les plus prometteurs. Et donc en effet, le SGPI sollicite, cit une de vos questions, sollicite le CEA en tant qu'expert pour cela et on le fera bien sûr avec toute notre mobilisation sur le sujet d'Astrid, sujet délicat.

Le cette décision a été prise dans un contexte qui était très différent d'aujourd'hui. Euh aujourd'hui, évidemment avec la relance du nucléaire, le contexte est est très différent. Et je pense pour me tourner vers l'avenir, je pense que nos équipes et vous l'avez dit, elles sont compétentes dans ce domaine, nos équipes sur sur les réacteurs à ne rond rapide sont vraiment ravis de se mobiliser pour construire le programme de fermeture du cycle qui nous qui nous est demandé dans une forme de renaissance.

Pour ce qui est des énergies alternatives, je l'ai cité très très brièvement dans dans mes propos. Je pense que le CA là encore ne fait pas tout mais il a une RD ciblée dans certains domaines. Le photovoltaïque hein, je je l'ai cité rapidement avec les les le travail sur sur le rendement.

On a pour atteindre le seuil symbolique de 30 % et aller au-delà. La recyclabilité, c'est extrêmement important. Nous avons aussi quelques technologies génériques qui contribuent par exemple à l'optimisation de certaines briques pour d'autres formes d'énergie.

Mais voilà, en terme d'énergie alternative, je dirais que nous sommes mobilisés sur l'hydrogène et sur le photovoltaïque essentiellement. Et enfin donc votre dernière question, monsieur monsieur le le sénateur. Je je pense que j'ai essayé de le dire dans mes propos, mais je pense que le CVA est vraiment à un moment important de son histoire avec la relance du nucléaire, qu'il y a une volonté collective forte au sein de nos équipes, une forme de fierté aussi à être voilà présent et à répondre présent dans cette relance du nucléaire avec toutes nos compétences qui vont vraiment de l'amont.

Et nous avons d'ailleurs, j'ai lancé dans ma direction actuelle une un programme transverse pour le nucléaire pour préparer le nucléaire de demain et d'après-demain. Donc toutes nos compétences de la mont à à à la Val et et à l'industrie. Je pense qu'il est important que que nos équipes soient soient mobilisées, qu'elles comprennent, qu'elles partagent les différents programmes qui sont qui vont se mettre en place, qui commencent à se mettre en place et qui vont être renforcés dans les années à venir.

Je pense qu'il est très important, vous l'avez cité, que l'on se positionne en complémentarité et en bonne intelligence avec l'industrie. L'industrie nucléaire française, elle est forte, elle est très bien structurée, c'est une c'est une force. Et donc nous, c'est il faut que nous jouions un rôle en bonne harmonie avec cette industrie pour former à la fin une équipe du nucléaire français cohérente au niveau national mais aussi au niveau international pour faciliter aussi l'export.

Pardon ? Oui oui Fran pardon une question concernant la pointe avec des énergies des carbon totalement comment comment le le C travaille sur ce sujet pardon vous avez tout à fait pardon je n'ai pas effectivement répondu à cette question aussi alors oui nous nous travaillons relativement modestement hein je je dois le dire mais nous travaillons sur ce sujet là également par encore une fois par une vision un petit peu intégrée de l'énergie qui a été mise en place par mon prédécesseur euh en regardant certains schémas en particulier c'est l'infrastructure enfin le laboratoire ITZ qui regarde cela pour faire un petit peu des schémas et conseiller le gouvernement en tant que de besoin pour faire un petit peu des schémas d'exploitation suivant différents scénaris de mix énergétique. Donc oui, nous y contribuons mais je ne dirais pas que nous sommes un acteur majeur de ce sujet.

Merci. Nous continuons avec une série de questions. Daniel Gremiller.

Oui, merci madame présidente. Trois questions. La première, la société évolution de notre société aujourd'hui, que ça soit en matière de nucléaire, que ça soit les data center, il y a côté refroidissement qui prend une ampleur absolument stratégique. lors de l'audition du directeur général d'It, monsieur Bigot, j'avais posé cette question et il m'avait fait la réponse.

Mais monsieur Gremier, ne soyez pas inquiet, notre recherche nous permettra demain de renvoyer l'eau nécessaire au refroidissement à une température inférieure à laquelle nous l'avons collecté. Et quand je dis ça, je dis très sérieusement parce qu' on se rend compte que ça fait partie des sujets vraiment majeurs aujourd'hui. Donc, je voudrais vous entendre sur ce point-là.

Le deuxème point euh vous l'avez dit, on est un tournant stratégique de la France qui veut renouer aux investissement nucléaires. Comment le CEA peut contribuer à ce qu'on soit en capacité industrielle d'être au rendez-vous en temps de la durée de l'investissement mais aussi des coûts de l'investissement ? On a quelques mauvais souvenirs.

Et puis dernière question, c'est je pense la question du recyclage de la matière. aujourd'hui le détenteur de la matière euh et on le voit bien avec la batterie avec la politique notamment de la la Chine mais pas que sur l'ensemble des matières ça sera ça va devenir un élément stratégique et les pays qui auront la capacité de retransformer de donc c'est pour ça j'emploie pas la notion de déchets mais bien de matière comment voyez-vous là aussi le rôle du CE Merci Daniel Patrick Chaz Oui, merci madame la présidente. Alors, c'est toujours difficile de passer après le meilleur d'entre nous.

Euh donc, il m'a piqué quelques questions. Moi, je voudrais donc vous vous interroger sur en fait la fusion ASN et RSN qui a eu des conséquences donc sur l'organisation du CEA. Donc, quel est votre regard sur cette fusion et et justement quelles sont les conséquences sur votre entreprise et comment vous les appréhendez ?

Merci Lucien Stanion. Merci madame la présidente. Madame, une petite question.

J'ai participé à une mission d'information sénatoriale sur les biocarburants sous la conduite de Pierre Ciper. Suis présent. Cette visite, on a visité l'unité de microal de microalgue de Cadarache.

Cette technologie s'appuie sur l'enzyme FAP. Pou pouvez nous dire quel est votre engagement dans la poursuite de ces recherches éventuellement leur développement et la poursuite du développement industriel de ces technologies. Voilà madame, nouvelle série de questions.

Merci. Merci. Euh merci euh à tous.

Merci pour ces questions. Alors la première question portée sur les sur les data centers. Euh donc je je reprends en partie ce que je j'avais répond commencé à répondre à madame la présidente.

Donc je pense qu'il y a tout d'abord ça répond pas exactement à votre question mais il y a tout d'abord un effort à mener d'optimisation d'ensemble de nos structures de calcul et de nos data center. Nous sommes vraiment très vigilants pour faire en sorte que ce soit des structures plus regroupées et donc moins gourmandes de façon intégrale intégrée en terme de d'énergie et en terme d'eau aussi. Euh pour ce qui est du refroidissement, ça reste ça reste un défi.

Tout n'est pas résolu, c'est certain. Je citais tout à l'heure le la récupération de la de la chaleur fatale pour euh au moins contribuer à chauffer par exemple nos nos centres avec cela. Mais la question du refroidissement est encore en cours de d'étude.

Nous essayons vraiment de d'optimiser cela. Nous travaillons avec d'autres industriels là-dessus pour essayer de de trouver les les voies et moyens pour pour avoir un bilan carbone de nos de nos data center qui est qui est encore meilleur. C'est c'est un sujet bien sûr qui dépasse largement le le CEA seul mais le CEA étant en effet fortement positionné sur les moyens de calcul à grande échelle ou encore pour pour l'IA étant amené à se positionner de plus en plus sur ce sujet, c'est un élément extrêmement extrêmement important. le nucléaire.

Donc je pense que nous avons un enjeu, c'est certain, en terme de compétences humaines, de ressourcement de des des salariés à même de porter ces sujets-là. Nous avons des équipes qui sont aujourd'hui fortes mais compte tenu de l'ambition, il faut que nous renforcions ces équipes. Et donc pour cela, nous avons donc plusieurs actions. la formation de nos jeunes, des actions vers et que je vais bien sûr renforcer des actions vers les écoles ingénieurs et l'ensemble des formations qui sont à même technicien également à même de voilà de de pousser ou de d'attirer de des jeunes vers les métiers du nucléaire.

Je pense qu'il faut vraiment aller vers les jeunes pour essayer de de les attirer. Donc un enjeu de ressources humaines qui est vraiment clé. Il y a un enjeu financier bien sûr de bonne maîtrise de nos projets.

C'est un voilà, c'est un enjeu que nous connaissons bien dans le domaine du nucléaire. Vous l'avez délicatement mentionné, mais c'est un enjeu qui qui qui est devant nous après plusieurs années sans construction de de grands projets. C'est vrai pour la filière comme pour comme pour le CEA.

Donc je crois que la la maîtrise des projets qui est par ailleurs un sujet que nous connaissons bien et que nous exerçons parfois avec un certain une certaine réussite dans la maison CEA, donc la maîtrise des projets nucléaires sera bien sûr un un un sujet que je regarderai avec beaucoup d'attention en renforçant aussi la formation de nos de nos chefs de projet et en et en les suivant avec toute attention requise. les matières maintenant. Donc nous avons en effet un programme qui est consacré en lien avec un programme de France 2030 sur le sujet et donc avec nos partenaires académiques sur le sujet de l'économie circulaire des des matières pour précisément essayer de plusieurs plusieurs aspects mais essayer en particulier de recycler et de réinjecter certains composants des matériaux pour un un meilleur une meilleure durabilité, une meilleure recyclabilité.

Nous essayons aussi notamment par la fabrication additive de définir de nouvelles matières qui soient plus facilement plus facilement recyclable. Donc oui, nous sommes positionnés sur ce sur ce sujet et et je le renforcerai en lien encore avec nos partenaires académiques. J'en reviens maintenant à la question sur l'ASN et la fusion entre l'ASN et l'IRSN.

Donc comme vous le savez, cela a conduit le CEA à héberger donc une activité essentiellement commerciale de dosimétrie passive. C'est une activité très spécifique qui n'est donc pas classique au CEA et qui donc est arrivé chez nous, je dirais à l'identique donc de façon relativement neutre même si nous veillons bien sûr à ce que les salariés concernés soient soient bien intégrés dans la maison CEA. Deuxième activité, elle concerne la défense et donc là c'est une activité que nous hébergeons mais pour le compte du ministère des armées qui se passe là aussi tout à fait correctement et nous suivrons cette intégration jusqu'à la fin de l'année puisque c'est donc une intégration qui se passe tout au long de l'année 2025.

Le point le plus important, c'est que nos liens avec l'autorité de sûreté, la nouvelle ASNR sont très bons. Donc ça n'a pas perturbé nos liens avec l'autorité de sûreté. Et ça, je pense que c'est le point le plus important de sur ce sujet.

Et enfin votre question sur les bio les biocarburants avec l'activité qui en effet est menée à bien à Cadare. C'est une activité très prometteuse qui a donné lieu à des brevets et à une start-up toute jeune à laquelle je crois beaucoup. Donc naturellement, nous continuerons à à accompagner cette cette activité des biocarburants qui est intéressante.

Elle se fait là, elle se fait aussi ailleurs au CEA avec d'autres d'autres approches et elle est porteuse voilà de beaucoup d'espoir je crois pour plusieurs domaines industriels. Et donc cette équipe en particulier à Cadarche est très mobile et très encline à faire du transfert industriel et je les encourage vivement à continuer dans dans cette voie là. Merci.

Nous continuons avec Eveline Renault Garabédian. Merci madame présidente. Madame, je voudrais revenir sur l'international.

Le CEA accompagne les entreprises françaises, les PME, les ETI, les start-ups dans leur développement à l'international et notamment via vos trois instituts de recherche, une politique active de brevet et de licence à l'international et la coordination avec BPI France, les SATT et les autres acteurs de l'écosystème. Si vous étiez nommé à cette fonction, est-ce que vous pouvez m'indiquer quels sont les développements que vous en vous envisagez pour renforcer ce soutien à l'activité internationale ? Merci.

Alors Micheline Jacques. Micheline, merci madame la présidente. Donc j'aurais deux questions qui concernent les territoires ultramarins.

Pensez-vous que le nucléaire peut trouver une place dans les territoires ultramarins ? Je pense particulièrement à l'industrie de transformation du nickel qui nécessite beaucoup d'énergie et dans le coût de production actuel est un frein au développement économique de la Nouvelle-Calédonie. Euh par ailleurs, les Antilles et le bassin caribéen font face à des arrivées massives de Sargas sur les côtes qui sont véritables fléau sanitaire pour les populations et environnementales pour les écosystèmes marins.

Une start-up de l'île de Barbade, Rome and Sargasom Inc. en partenariat avec University of the West Indies C Hill Campus ont lancé le premier véhicule fonctionnant au gaz naturel compressé. Ce gaz naturel utilise des eaux usées, des distilleries et un biométhane à base de sargas.

C'est une source de biocarburant innovante. Ce projet est pris très au sérieux au niveau de l'Union européenne qui apporte un financement à son déploiement. Votre soutien au déploiement d'unité de recherche au sein des universités antilla vous semble-t-il envisageable ?

Et seriez-vous favorable à soutenir des projets de coopération scientifique au niveau régional ? Merci Micheline. Dernière question pour cette série avec Anne-Catherine Voisier.

Merci madame la présidente. Madame donc de deux questions. La première qui concerne en fait la communication des sites en direction des populations voisines.

Moi, je suis en côte d'or avec le site de Valduc et et on est souvent sollicité. et je suis souvent sollicitée par les élus des communes voisines qui relait un certain nombre de questionnements des habitants. Donc voilà, comment abordez-vous, appréhendez-vous ces ces sujets ?

Et puis un autre sujet plus global, le CEA est associé dans le cadre de la réflexion qui est menée aujourd'hui autour du CERN et du grand collisionneur de particules. Donc quelle est votre implication et comment appréhendez-vous ce projet ? Merci.

Voilà madame, merci beaucoup. sur sur l'international. Alors, je je vais répondre de façon un peu un peu globale.

Le CA est vraiment par essence très international. Ces domaines de compétences sont très très visibles à l'international et nous avons des partenariats très forts, un peu historiques avec nos nos partenaires internationaux, que ce soit aux États-Unis, l'équivalent du CEA qui est le Département of Energy, le DOI qui a la même structure que nous. C'est vraiment notre jumeau, est un partenaire très important.

Nous continuons à travailler correctement avec lui aujourd'hui et espérons que cela restera le cas. C'est le cas des Britanniques. Ça raisonne avec l'actualité du moment.

C'est le cas de l'Allemagne, c'est le cas de l'Italie, c'est le cas de l'Espagne en Europe, c'est le cas du Japon avec le Riken euh notamment, mais ainsi que qu'ainsi que la la l'Agence pour l'énergie atomique. D'ailleurs, le comité mixte sur les le nucléaire s'est tenu il y a 10 jours entre entre la France et puis et puis le Japon et le CA était très présent. Voilà.

Donc je pense que pour ne citer que ces pays, la Chine ou l'Inde encore, pour ne citer que ces pays, je pense que nous avons voilà cette volonté d'avoir des partenariats avec vraiment nos homologues. Je pense que c'est comme ça qu'on que nous sommes efficaces et cela permet d'embarquer ou d'aider ou de contribuer d'une part un peu à la diplomatie scientifique avec nos autres partenaires universitaires et puis académiques, le CNRS ou ou d'autres, mais voilà, chacun dans dans son rôle. Ça permet aussi bien sûr d'accompagner l'industrie, en particulier l'industrie nucléaire ou la microélectronique à l'international avec cette dimension plus à mon qui permet parfois d'avoir des dialogues plus faciles au niveau au niveau international.

En tout cas, moi je tiens à à garder cela très dynamique et à le renforcer dans un contexte où ces sujets sont particulièrement clés partout dans partout dans le monde. Madame la sénatrice, votre question sur les sur les territoires d'outre mer. Euh alors, c'est très intéressant ce projet que vous citez sur sur les biocarburants.

Je ne le connaissais pas et donc je serais vraiment tout à fait désireuse de de d'en apprendre davantage et de voir si en particulier notre laboratoire qui qui est un à Paris saclé, le LSCE qui travaille sur sur l'environnement notamment euh voilà pourrait pourrait vous accompagner. Donc je suis vraiment à votre écoute sur ce sur ce sujet l'air tout à fait intéressant. Et pour ce qui est du nucléaire, je pense que un petit peu en écho avec un avec ce qu'on que l'on a pu échanger précédemment, il faudra voir quel quelles possibilités auront les petits les petits SMR qui pourraient peut-être être des encore une fois avec toutes les précautions nécessaires à ce stade de leur développement mais qui pourrait être intéressant dans ces territoires.

Je pense Valduc et la communication la communication de nos de nos centres. Je pense que nos directeurs de centre ont vraiment à cœur et et je le pense très sincèrement de communiquer avec le le grand public. Je nous sommes sur des activités sensibles et donc je pense que la communication de l'ensemble de nos nos centres tous sur tout le territoire avec aussi bien les collectivités territoriales que la population au sens large, c'est extrêmement important pour rassurer si s'il est nécessaire de rassurer de façon très très factuelle toujours avec toute la transparence requise mais aussi pour faire connaître ce que le ce que l'on fait et attirer des talents par la même occasion. sur le CERN, un beau sujet que je connais bien.

Alors, tout d'abord, de façon euh vraiment pas biaisé, même si je connais très bien cet endroit, le CNE, je pense que c'est un très bel une très belle construction européenne. Voilà, c'est un endroit qui a été construit au sortir de la Seconde Guerre mondiale pour réunir les scientifiques du monde entier autour d'un objectif scientifique pour la paix. Donc c'est une belle construction européenne qui par ailleurs a fait beaucoup progresser la science et la technologie avec beaucoup d'innovation.

Le CERN est aujourd'hui dans un moment important de son histoire puisque il vous l'avez dit madame la sénatrice, il réfléchit au futur projet de grands collisionneurs qui devraient prendre la suite du projet actuel. Alors comme ces projets mettent longtemps à construire, il faut y penser dès à présent. Ce projet est ambitieux.

Il a le soutien de la communauté scientifique internationale. Manifestement, il a par ailleurs un projet rival en Chine qui pourrait avec toutes les précautions requises mais qui pourraient advenir sans doute plus tôt. Il est par ailleurs honéreux.

Il emporte donc des questions financières, il emporte des questions aussi environnementales et donc il n'est pas acquis aujourd'hui que ce projet puisse advenir malgré tout le soutien qu'il a de sa communauté scientifique. Et donc je pense que pour s'assurer du voilà que le CERN restera euh cette ce ce beau centre européen euh rayonnant, je pense qu'il est important de continuer bien sûr à instruire la possibilité de mener à bien ce projet tout en réfléchissant à des options alternatives si d'aventure ce projet phare qui est la priorité ne peut pas advenir pour des raisons diverses. Merci.

Alors, il nous reste deux questions avec Vivian Artigalas. Merci madame la présidente. Merci Merci madame pour vos propos, vos exposés, vos réponses aussi.

Moi je vous avez parlé de que vous souhaitiez intégrer plus les femmes dans au CEA et vous avez aussi dit que vous aviez vouliez avoir un lien plus important avec la la société, notre société. Euh moi, je voulais savoir si euh euh si vous euh si vous si le CEA pouvait avoir une action sur amener les jeunes filles plus vers les filières scientifiques et vers les métiers des sciences et de la et de la technique, technologie, de l'ingénierie. Euh et si oui, quel dispositif vous pensez pouvoir mettre en œuvre pour cela ?

Merci beaucoup. Et dernière question avec Fabien Guayet. Oui, merci madame la présidente.

Donc une question en complément de de la question de mon collègue Chauvé sur la fusion IRSN parce que il y a eu au forcep sur la question sociale la réintégration au sein du CEA de de la doséométrie et de l'expertise nucléaire de défense. Comment vous vous voyez cette question avec ces salariés qui ont eu que 7 mois pour se préparer et au-delà au-delà de ces salariés là parce qu'on sait que ça s'est fait au-delà de ce qu'on pense de la fusion et et du pourquoi ça s'est fait quand même au force. L'ensemble des syndicats quel que soit de droits privés ou public était plutôt défavorable.

Donc comment vous voyez les choses et comment se passe l'intégration et au-delà de ça, comment vous comptez gérer les questions sociales au sein du CEA ? Ça reste une entreprise avec des négociations dont je sais que les NAO les dernières ont été extrêmement complexes et difficiles et et justement avec des syndicats qui étaient assez revendicatifs auprès de l'ancienne direction. Donc comment vous comptez gérer cette question ? parce que c'est aussi évidemment une question importante pour nous.

Voilà, je vous remercie. Merci beaucoup. Alors sur la question des femmes qui me tient bien sûr à cœur, je pense vraiment au-delà du CA, je pense vraiment que la l'essentiel de cette forme d'autocensure que l'on peut apercevoir que l'on peut oui apercevoir percevoir cette forme d'autocensure en tout cas d'une jeune fille vers les sciences, elle se joue vraiment dès le plus jeune âge, donc vraiment à l'école primaire. et puis après elle se elle se renforce.

Et donc je pense qu'il faut que collectivement, mais c'est une un sujet que que je discute bien sûr avec mes mes collègues des autres organismes de recherche et avec aussi les universités, je pense que tous aujourd'hui nous tentons de de renforcer nos actions vers le plus jeune âge euh par de la pédagogie, par des actions un petit peu concrètes dans dans les écoles qui sont par ailleurs toujours très très ouvertes et très accueillantes quand nous quand nous allons les voir. Donc voilà ce que je souhaite faire, renforcer vraiment ces ces partenariats avec les avec les écoles. Nos salariés ont vraiment toujours très envie d'aller à la rencontre des des jeunes publics pour quelques démonstrations pédagogiques qui donnent simplement le goût des sciences.

Je pense ensuite euh quand les quand on grandit un peu en âge, je pense que garder le contact avec le grand public est est clé pour voilà faire connaître ce que nous faisons, faire connaître ce que ce que ce que nous tentons de développer pour répondre aux enjeux du moment. Et c'est par par cela aussi que nous arriverons à attirer tout le monde, y compris les talents féminins en montrant que par la science nous répondons aux questions clés du moment pour la société. Je pense que c'est vraiment comme ça qu'on arrive à mobiliser les tout le monde y compris y compris les femmes.

Et enfin, si vous le permettez, comme quelle est la proportion des femmes sur l'ensemble des salariés qui sont au enfin gros un petit tiers un petit tiers, je suis en bonne compagnie. Euh et puis donc pour continuer sur votre sur votre question, je pense que ensuite au sein du CEA, moi je suis toujours très attentive à ce que euh les femmes puissent avoir un voilà un déroulement de carrière nominal en fonction de leur de leurs compétences, qu'elle puisse aussi avoir mais comme les hommes, un équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle satisfaisant pour pleinement pour pleinement s'épanouir sur la question de de l'ASN et de l'IRS. très saine.

Donc naturellement ce cette fusion s'est faite rapidement. C'est un c'est un fait. Donc le rôle du CEA a été de l'accompagner autant que autant que autant que possible pour que elle se fasse dans de bonnes conditions pour les salariés, aussi bien ceux du CEA que ceux qui nous ont rejoint.

Alors, je veux pas parler à leur place. Euh ce que je j'entends y compris de nos représentants du personnel, c'est que les salariés de la de l'ancienne ASN ou de l'ancienne RSN qui sont aujourd'hui chez nous, voilà, semblent heureux. Bon, je dis ça, je j'irai j'irai dialoguer avec eux directement pour me faire ma propre opinion, mais je n'ai pas d'écho, disons de de grandes difficultés.

Ça nécessita un accompagnement interne important, c'est certain. Euh et et donc ce sera un point de vigilance puisque c'est encore très très récent. Plus généralement sur la la question du dialogue social, c'est un sujet clé.

C'est un sujet que j'ai toujours pris très au sérieux dans mes dans mes fonctions y compris dans ma dans ma fonction actuelle. Et donc ce que je compte faire dans ce domaine, c'est c'est vraiment mettre en place toutes les conditions d'un dialogue social respectueux de chacun. Voilà, chacun est dans son rôle mais respectueux de chacun. avec un suivi rigoureux des actions, des demandes, des interrogations qui sont portées à la connaissance de la direction avec beaucoup de visites sur le terrain, beaucoup de rencontres avec les salariés.

Je pense que c'est très important pour comprendre, saisir un peu euh la température ou les préoccupations du moment. Donc ce sera un sujet vraiment d'attention pour moi dans un contexte voilà où la société dans son ensemble est tendue, où le contexte budgétaire tendra forcément les choses. plus que jamais, je pense qu'il faut accompagner, être à l'écoute et surtout bien partager nos programmes, nos orientation, nos choix pour que voilà tout le monde se sente embarqué dans notre programme d'organisme.

Merci. Il y a plus de questions. Madame, est-ce que vous avez un mot de conclusion ou vous avez été très voilà, vous avez répondu, je pense vraiment à l'ensemble des questions et on vous en remercie.

Merci beaucoup pour votre intérêt. Merci Merci à tous. Merci madame la présidente.

Merci monsieur le rapporteur. Et bien écoutez, merci à vous pour cette audition. On vous souhaite une belle audition également à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale dans quelques heures et puis nous nous allons d'ors et déjà voter et nous dépouillerons en fin d'après-midi.

Merci à vous et bonne continuation madame. Merci. Un grand merci.