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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 3 décembre 2021 11 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprises

Macron, MBS, une démocrate traitée de “Jihad squad” et l’inattendue collection “Johnny” - 03/12/2021

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20InvitéFait
    « En 2018, lorsqu'il recevait Mohamed Ben Salman, MBS, à l'Elysée, le prince héritier d'Arabie Saoudite, quelques mois avant la mort du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie Saoudite en Turquie. »
  • 0:24InvitéFait
    « Pour rappel, le journaliste dissident avait été tué, séquestré, torturé, assassiné par des forces spéciales saoudiennes. »
  • 0:43InvitéFait
    « Emmanuel Macron doit arrêter de faire passer des intérêts économiques et stratégiques avant les questions qui fâchent. »
  • 0:54InvitéFait
    « aujourd'hui, quand on fait le bilan de l'Arabie Saoudite en matière de droits humains, il est catastrophique. »
  • 2:43InvitéChiffre
    « 13 ans de négociation pour la vente de 80 Rafales. Un contrat signé à Dubaï qui pourrait atteindre les 17 milliards d'euros. »
  • 3:17InvitéFait
    « Les deux hommes sont visés par une plainte déposée à Paris. Plainte pour crimes de guerre, torture, disparition forcée, participation à une association de malfaiteurs à caractère terroriste et financement du terrorisme. »
  • 3:59InvitéChiffre
    « – Selon les Nations Unies, d'ici à la fin de l'année, la guerre au Yémen aura causé 377 000 morts. »
  • 4:47InvitéFait
    « on sait très bien, tous les chiffres, tout le montre qu'Erdogan était un allié de l'État islamique. »
  • 5:33InvitéFait
    « elle s'appelle Ilan Omar, c'est une élue du Minnesota, elle porte le voile, et elle s'insurge contre des républicains aux propos islamophobes. »
  • 6:59InvitéFait
    « – Je m'envoie, j'ai apporté des centaines de threats sur ma vie, souvent été créés par des attaques républicains sur ma faith. »

Temps de parole

  • Invité37 %
  • Invité 213 %
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  • Invité 84 %
  • Présentateur3 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On parlait d'Emmanuel Macron, il a entamé aujourd'hui une tournée dans le golfe.

0:03
Invité

Oui, il était ce matin à Dubaï, au Qatar cet après-midi. Il doit se rendre demain en Arabie Saoudite. Le président qui affirme vouloir discuter de lutte contre le terrorisme, d'islamisme radical. Alors vous le voyez, là en 2018, lorsqu'il recevait Mohamed Ben Salman, MBS, à l'Elysée, le prince héritier d'Arabie Saoudite, quelques mois avant la mort du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie Saoudite en Turquie. Pour rappel, le journaliste dissident avait été tué, séquestré, torturé, assassiné par des forces spéciales saoudiennes. Et avec ce voyage, Emmanuel Macron pose une question diplomatique majeure.

C'est l'un des premiers dirigeants occidentaux à faire cet honneur à MBS depuis la mort du journaliste. Un voyage, un symbole que dénonce l'ONG Amnesty International. Emmanuel Macron doit arrêter de faire passer des intérêts économiques et stratégiques avant les questions qui fâchent. Et les questions qui fâchent, ce sont les questions droits humains. Parce qu'aujourd'hui, quand on fait le bilan de l'Arabie Saoudite en matière de droits humains, il est catastrophique. Il n'y a plus d'espace libre et critique dans le pays. La société civile est verrouillée. Le royaume continue d'exécuter. Les femmes restent soumises à des discriminations en droit et en pratique.

Emmanuel Macron n'a jamais vraiment pris la parole publiquement et interpellé Mohamed Ben Salman publiquement sur les questions droits humains. C'est ce qu'on lui avait demandé au moment du G20. Il n'y a pas eu un mot sur la question. Et aujourd'hui, il est très important qu'Emmanuel Macron interpelle son allié saoudien pour que ces questions soient débattues et que des mesures concrètes soient prises. Au tout début de cette tournée dans le Golfe, à Dubaï ce matin, Emmanuel Macron a répondu à ses critiques sur le voyage. L'Arabie Saoudite a organisé le G20 il y a plus d'un an. Tous les leaders du G20 étaient là. Juste, soyons honnêtes avec nous-mêmes.

Alors quoi qu'on pense du voyage en lui-même, les journalistes et les ONG se font gronder par le président. Sauf que factuellement, c'est faux. Il n'était pas là, il n'était pas présent au G20 à Riyad en pleine pandémie. C'était un sommet virtuel. Emmanuel Macron y avait participé, vous le voyez là, en visio, en direct de l'Elysée. Alors depuis la mort de Jamal Khashoggi, Mohamed Ben Salman a été reçu à Pékin. Il a rencontré secrètement le Premier ministre israélien. Mais c'est tout. Joe Biden refuserait même de le prendre au téléphone. Sur le fond, Emmanuel Macron a expliqué, justifié le voyage.

Ça ne veut pas dire que je cautionne, ça ne veut pas dire que j'oublie, ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas des partenaires exigeants. Ça veut juste dire que nous sommes une grande nation qui doit œuvrer dans le concert des nations. Et c'est cela de tout temps. C'est comme ça que ça se passe. Et donc, ça n'est pas réhabiliter ou cautionner. Il faut que les gens regardent ce qui s'est passé ces 8 derniers mois au lieu de dire des bêtises. C'est juste agir pour notre pays et pour l'intérêt de la région.

2:38
Présentateur

Dans le cadre de ce voyage en le Goff, on a appris ce matin la signature d'un contrat record avec les Émirats arabes unis.

2:43
Invité

Oui, 13 ans de négociation pour la vente de 80 Rafales. Un contrat signé à Dubaï qui pourrait atteindre les 17 milliards d'euros. 80 Rafales d'assaut, 12 hélicoptères Caracal du groupe Airbus. Et je profite de l'information pour vous présenter un autre homme fort de la région. Alors, là, vous allez voir des photos à gauche. Vous avez MBS, le prince héritier saoudien dont on vient de parler. À droite, MBZ, Mohamed Ben Zayed, le prince héritier d'Abu Dhabi. Les deux hommes sont visés par une plainte déposée à Paris. Plainte pour crimes de guerre, torture, disparition forcée, participation à une association de malfaiteurs à caractère terroriste et financement du terrorisme.

Le contexte, c'est celui de la guerre au Yémen depuis 2015. Et pour Katia Roux d'Amnesty International, cette vente de matériel de guerre aux Émirats se la pose question. On sait que les Émirats arabes unis, comme l'Arabie saoudite d'ailleurs, dirigent une coalition militaire au Yémen. Et on sait que ces deux pays sont responsables des principales frappes aériennes qui font des milliers et des milliers de morts civiles. Donc aujourd'hui, ce qui se passe, c'est que la France signe des contrats de rafales et donc fournit des avions et du matériel militaire à des pays qui vont pouvoir les utiliser et potentiellement commettre des crimes de guerre.

Et le droit dit que ces ventes-là sont inégales dès lors qu'elles permettent de commettre des crimes, en l'occurrence là, des crimes de guerre. – Selon les Nations Unies, d'ici à la fin de l'année, la guerre au Yémen aura causé 377 000 morts. – Un commentaire, France ? – C'est l'indication sélective, mais ça c'est tout à fait, désolé, c'est Amnesty International. C'est-à-dire qu'il y a un problème avec Ben Salman, MBS, comme on dit, Arabie saoudite, mais il n'y en a aucun avec Pékin, Erdogan, le Qatar, etc. – Vous pensez qu'ils sont silencieux là-dessus ? – Bien sûr, bien sûr, c'est-à-dire, vous savez très bien, ce sont des cibles. Et pourquoi ce sont des cibles ?

Parce qu'ils ont une politique qui n'est évidemment pas celle des autres. Les autres, attendez, excusez-moi, mais les autres, je pense notamment, par exemple, Erdogan, c'est qu'on va voir régulièrement, il n'y a aucun problème pour Macron, il est obligé de voir Erdogan, de toute façon, quand il se rend compte, dans le cadre de l'OTAN, c'est soi-disant un allié. Bon, on sait très bien, tous les chiffres, tout le montre qu'Erdogan était un allié de l'État islamique. – Donc vous dites qu'il faut discuter avec tout le monde, c'est-à-dire ?

– Mais moi, je dis absolument, je dis simplement, il faut arrêter cette fausse morale, je suis désolé, cette fausse morale, effectivement, quand on est chef d'État français, il faut oser parler, mais ça…

5:04
Présentateur

– Donc Joe Biden, il fait n'importe quoi alors ?

5:06
Invité

– Ce n'est pas la première fois, il fait n'importe quoi, c'est-à-dire aussi, d'ailleurs. Aux États-Unis, vous savez très bien, le gros problème de l'Amérique aujourd'hui, c'est que c'est comme un canard sans tête. Elle sait très bien que dans quelques années, l'économie chulinoise va lui passer devant, il y a une forme de climat de panique, c'est tout à fait différent. On ne peut pas prendre leur politique au sérieux, et en plus, pensez qu'ils vont nous aider, ils sont ailleurs, ils sont partis.

5:26
Présentateur

– Une députée américaine musulmane ciblée par des menaces de mort.

5:29
Invité

– Oui, je vous la présente, elle s'appelle Ilan Omar, c'est une élue du Minnesota, elle porte le voile, et elle s'insurge contre des républicains aux propos islamophobes. Et pour ce faire, elle a rendu les menaces qu'elle reçoit publiques. Tout part en fait de propos tenus par une autre élue, une républicaine, elle, et qui la montre du doigt régulièrement, précisément parce qu'elle porte le voile. – Alors on est dans la plus pure génération d'élus républicains post-Trump avec cette femme, et Ilan Omar demande au cadre du parti de condamner ses propos et attitudes. – Je m'envoie, j'ai apporté des centaines de threats sur ma vie, souvent été créés par des attaques républicains sur ma faith.

Et même si certains membres du parti républicains ont condamné cela, à l'heure, la leadership de la républicaine républicain n'a fait rien pour garder leurs membres accountable. Ce n'était jamais une option pour moi de prendre mon hijab et de rire. – Et Ilan Omar, pour le préciser, est arrivée aux États-Unis à l'âge de 12 ans. C'est une réfugiée d'origine somalienne.

7:36
Présentateur

– Un commentaire peut-être de Frédéric Martin ?

7:38
Invité

– Oui, vous savez, c'est un pays qui a élu Barack Hussein Obama. C'est vrai que l'islam pose un problème aux États-Unis toujours. Après, tout le monde reçoit des insultes. Je ne sais pas d'ailleurs comment ils ont son numéro de téléphone, il faudrait qu'elle en change. Simplement, je crois que le pays ne va pas bien, ce n'est pas le seul. J'espère qu'on va trouver une possibilité de recréer un dialogue aux États-Unis.

8:06
Présentateur

– Dimanche, ce sera le quatrième anniversaire de la mort de Johnny Hallyday.

8:10
Invité

– Et amis du bon goût, c'est l'heure de tendre l'oreille et d'ouvrir grand vos yeux. Vous aviez aimé, je le sais, la statue Hommage, vous savez, ce manche de guitare géant surplombé d'une Harley Davidson installée pour toujours sur l'esplanade de Johnny Hallyday à inaugurer en septembre à Paris. – Ce soir, je vous présente un drôle de collectionneur. – Il a raison. – Pas forcément un fan de Johnny, ce collectionneur, il s'appelle Philo Loco, c'est un éditeur et bouquiniste sur les quais de Seine à Paris. Depuis 2014, il collectionne les portraits ratés de Johnny Hallyday. Alors vous commencez à en apercevoir quelques-uns sur ces images tournées par Anaïs Roucouli et Mickaël Robert.

– Je vais lui en faire un. – Faut aimer, faut se projeter. Patrick, peut-être un pour votre salon ? – Non, on peut lui en faire un, le portrait raté. – Vous en faites Bernard Buffet, on dit. – Alors écoutez-le, regardez sur tout Philo Loco qui nous présente sa collection. – Donc la première oeuvre que j'ai achetée, c'était celle-là. Je faisais un vide-grenier à Ivry à côté et je suis tombé là-dessus pour, je crois, pour 3 ou 4 euros. Et j'ai été interpellé par ce visage et je me suis dit, est-ce que c'est Johnny ou pas Johnny ? J'ai un peu toutes les périodes qui sont représentées avec des techniques différentes et des qualités de réalisation différentes. Celle-là est pas mal.

C'est un peu Johnny sous cortisone. Donc il a pas le bouc, mais il est un peu gonflé. Alors ma préférée, en fait, celle qui m'a décidé à faire le bouquin, c'est celle-là. Et pour l'anecdote, elle m'a été annoncée à 1 euro. J'ai payé plus cher de port que d'oeuvre elle-même. Dès que je l'ai vue, j'ai su que j'allais faire un bouquin et que ça serait la couverture de bouquin. C'est vraiment Johnny à peu près, quoi. – Vous l'avez entendu, cet homme veut éditer un livre. Johnny à peu près, ce sera le nom du livre. Ce sera en 2022 grâce à un financement participatif. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, il ne se moque pas des fans de Johnny qui ont peint ses oeuvres. Écoutez.

– Il y a des tableaux qui prêtent à sourire ou à rire, ouais, forcément. Après, au-delà de ça, il y a quand même une démarche derrière. Les gens qui font ça, ils ne savent pas dessiner. Ils se lèvent un matin en disant, bah tiens, je vais acheter du papier, des pinceaux, je vais peindre un Johnny. Il y a quand même une vraie motivation derrière ça. D'après ce que j'ai pu constater, les fans de Johnny, souvent, c'est en famille, ça se transmet. C'est sur certaines générations maintenant, les grands-parents, les parents, les enfants s'y mettent aussi. Donc, ouais, c'est des choses qu'on conserve en famille. J'en ai vu beaucoup exposés chez des gens et qui n'étaient pas disposés à les vendre.

– L'exposition se prépare pour début janvier à Paris. On ira tous ensemble. Philo Loco, c'est le nom de ce collectionneur. Et la collection Johnny à peu près. D'un mot, j'en profite, puisqu'on est en train de terminer. Il y a un peu plus d'une heure à démarrer le Téléthon sur France Télévisions. 30 heures de direct, vous y verrez Soprano, Kenji Girac, Luan, Bispo, Juliette Armanet. L'idée, vous le savez, faire des dons, 36-37. Il n'y a qu'un numéro, c'est simple, 36-37.

10:50
Locuteur

– Sous-titrage Société Radio-Canada – Sous-titrage Société Radio-Canada