Visite du pape Léon XIV : "Un moment de grande simplicité", selon François Muller diacre à Strasbourg
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Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Bonjour François Muller. Vous êtes le diacre de la cathédrale de Strasbourg et vous étiez à Paris vendredi et samedi pour vivre de l'intérieur la visite du pape Léon XIV. Quelle est d'abord l'image que vous gardez de ce moment vécu notamment samedi pendant la messe ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Autrement dit, vous trouvez que c'est très différent de la visite du pape Jean-Paul II en 88 ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Pourquoi cette visite en France, elle est importante pour les fidèles, alors les croyants comme vous, mais aussi peut-être pour d'autres personnes ? Qu'est-ce qu'elle représente cette visite ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Est-ce que cette visite de Léon XIV en France peut permettre de booster, entre guillemets, la fréquentation des églises, la foi en général ?
- 4:21OuverteRéponse directe
Vous observez cette hausse de plus en plus de personnes qui viennent vous voir pour être baptisées ?
- 5:14OuverteRéponse partielle
Vous retenez quelque chose aussi de cette visite en 2014, où elle est passée un peu inaperçue, j'ai l'impression ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00PrésentateurChiffre
« La conférence des évêques de France a enregistré une hausse importante des baptêmes en 2026. Trois fois plus de baptêmes qu'il y a dix ans. »
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Metz, dernière étape de la visite de Léon XIV avec vous Sophie. Étape à côté de chez nous de ce voyage de 4 jours en France du souverain pontife choisi par de nombreux fidèles alsaciens. Bonjour François Muller. Bonjour, bonjour. Vous êtes le diacre de la cathédrale de Strasbourg et vous, vous étiez à Paris vendredi et samedi pour vivre de l'intérieur la visite du pape Léon XIV. Quelle est d'abord l'image que vous gardez de ce moment vécu notamment samedi pendant la messe
? Eh
bien c'est une image très particulière parce que je m'étais tellement réjoui, je me suis dit oh là là ça va être quelque chose, plein d'émotions et tout. Je me souviens encore de la visite de Jean-Paul II à Strasbourg quand il est rentré au stade, oh là là ça prend ça.
Donc ça c'était en 1988, vous l
'avez
déjà vécu ?
Oui, j'étais jeune encore. Et donc je m'attendais à la même chose et je me
suis dit
mais pas du tout, mais pas du tout. Moi qui croyais des grandes émotions, non. Un bien-être, tout simplement. Tout était normal, tout était bien. Je me suis dit il y
aura
des joies, des youpi et tout doux. Non, une joie partagée mais sans des grandes clameurs. Même les jeunes là qui criaient Léo, les autres répondaient Léo et tout. En fait c'était une litanie, ce n'était même pas vraiment, voilà. Je
précise que vous, vous étiez dans la chorale en fait, composée de plusieurs personnes de différents diocèses de France.
Exact, exact.
Vous, vous étiez au premier rang finalement ?
Oui, on était très proche et en fin de compte on était un peu sur le côté et entre nous et le Saint-Père,
il
y avait tous les évêques. On ne voyait plus le Saint-Père. Mais il y avait un grand écran quand même, voilà. Mais tous ceux qui étaient sur les Champs-Elysées, ces trois kilomètres, imaginez-vous. Moi je trouvais ça horrible. Je me suis dit mais ils sont au fond du fond et pourtant ils étaient avec nous. Non, il y avait vraiment une ambiance particulière, voilà. Voilà, tout ce côté grandiose, c'était en fait une espèce de simplicité, tout simplement. La foule, elle était intime. Il y avait une star ? Même pas, mais un ami de proximité.
D
'ailleurs il est passé à trois mètres de moi et c'était tout normal en quelque sorte.
Autrement dit, vous trouvez que c'est très différent de la visite du pape Jean-Paul II en 88 ? Alors il y avait eu le stade de la Méno à Strasbourg, il y avait le stade de Lille à Mulhouse. Donc vous décrivez une sorte de ferveur, une sorte de pape accueilli en star. C'est très différent avec le pape Léon XIV
?
Moi je l'ai vécu très différemment. Alors peut-être que l'effet d'être dans un endroit clos, comme dans un stade, a joué alors que là c'était très ouvert. D'ailleurs je me suis dit, les autres qui sont à trois kilomètres là-bas à Champs-Elysées, et bien non, ils étaient avec nous et c'est bien. Et même le pape, quand il a commencé son homélie, son serment, je me suis dit ça y
est,
il va nous dire les quatre vérités. Et bien non, il a commencé en se disant qu'il est doux de se retrouver, pour des frères et des sœurs, de se retrouver ensemble. Voilà, et il nous a précisé que Jésus connaît chacun de nous par son nom.
Ça c'est pour la parole de l'Église. Pourquoi cette visite en France, elle est importante pour les fidèles, alors les croyants comme vous, mais aussi peut-être pour d'autres personnes ? Qu'est-ce qu'elle représente cette
visite ? C'est cette proximité, je crois, cette ouverture, et d'ailleurs à Lourdes, on a vu qu'ils rencontrent aussi des victimes
d'abus sexuels dans l'Église.
Et bien voilà, c'est important, et je crois que tout le monde s'y attendait un petit peu. C'est un sujet horrible, c'est le moins qu'on puisse dire. Voilà, mais tout ça s'est fait de manière très très normale, très personnelle, très très évidente et très simple.
Est-ce que cette visite de Léon XIV en France peut permettre de booster, entre guillemets, la fréquentation des églises, la foi en général ?
Je
crois surtout que le coup de boost, on l'a vu, il existe déjà par les jeunes. Et moi-même, j'étais vraiment surpris du nombre de jeunes qu'il y avait sur ces immenses places. Alors c'est vrai qu'on le voyait sur les grands écrans. Et je me suis dit, mais oui, mais le troisième âge, il est un peu absent, on dirait. Voilà, et ça se voit aussi à la cathédrale. La cathédrale, il y a beaucoup de jeunes qui viennent aux messes et aux célébrations à la cathédrale. On le voit peut-être plus ici, en plein centre-ville. Bon, c'est aussi l'effet cathédrale peut-être, mais qui reste simple aussi, que dans nos paroisses rurales où c'est vrai qu'il
y
a une messe toutes les trois semaines, quatre semaines. Bien, mais il y a quelque chose qui bouge et je pense aussi que le pape y est pour quelque chose.
Il y a une augmentation, justement, vous le dites assez bien, de la fréquentation des églises, mais aussi des baptêmes en France. En tant que diacre, vous pouvez célébrer des baptêmes et des mariages. Vous observez cette hausse de plus en plus de personnes qui viennent vous voir pour être baptisées ?
Oui, effectivement, dans la paroisse de la cathédrale, notre archiprêtre Didier Mounzinger, les samedis, il est très présent pour les mariages et pour les baptêmes. Oui, oui, effectivement. Et moi-même, il m'est arrivé de célébrer des baptêmes, même si souvent le samedi, vous savez, je suis guide de tourisme, alors le samedi, je me promène.
Vous avez plusieurs casquettes,
c'est vrai.
Je me promène avec des touristes, mais bon, voilà.
Non,
non, cette vie, elle est bien présente, bien présente. Et dans nos villages, ça va revenir aussi.
Selon vous, ça va revenir. La conférence des évêques de France a enregistré une hausse importante des baptêmes en 2026. Trois fois plus de baptêmes qu'il y a dix ans. Dernière question, la visite du pape, c'est toujours un moment important. Il y
a
eu aussi le pape François en 2014. Vous retenez quelque chose aussi de cette visite en 2014, où elle est passée un peu inaperçue, j'ai l'impression ?
Peut-être, peut-être, mais je suis tellement subjugué maintenant parce que j'ai vécu ces deux jours à Paris que, voilà...
Vous gardez le pape Léon XIV.
Je suis dans cette ambiance et dans cette prière, en fin de compte.
Merci François Muller d'être venu dans le studio d'ici Alsace ce matin à l'occasion de cette visite du pape Léon XIV en France et notamment à Metz ce lundi. Je rappelle que vous êtes le diacre de la cathédrale de Strasbourg. Merci beaucoup.
Voilà, en disant, il faut suivre ça aussi la télévision. En Alsace, il y en a beaucoup, beaucoup qui voulaient aller à Metz et puis il n
'y
avait pas assez de place. Et même moi,
j
'étais parmi les premiers inscrits. Et puis je me suis dit, bon, comme j'étais à Paris, j'en laisse un autre ou une autre.
Vous avez
laissé votre place. Merci beaucoup François Muller.
Ici
.fr pour retrouver l'interview. D'ailleurs, si vous allez à Metz suivre la visite du pape,
n
'hésitez pas à réagir via WhatsApp 0388 25 15 15 entre 9h et 10h. C'est Marion Becker qui vous accompagnera et qui accompagnera vos témoignages durant une heure.