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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 14 novembre 2024 58 minDivertissement

Les aléas du direct chez France Inter - C à vous la suite, l’intégrale - 14/11/2024

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h, avec Pierre, Patrick et Mohamed aux côtés de C.Teboul. - M.Bouhafsi: J'ai rarement vu un rouget aussi beau qui a été pêché hier, avec un gâteau de pommes de terre aux cèpes.

Pas un gratin, il n'y a pas de fromage. Une sauce aux arêtes, c'est ce que m'a dit le chef. Je vais lustrer avec du beurre blanc le rouget. - A.-E.Lemoine: Je ne savais pas qu'on lustrait... - M.Bouhafsi: Je pensais qu'on badigeonnait. - C.Teboul: Lustrer, c'est le geste de faire briller. - A.-E.Lemoine: Les couleurs sont sublimes. - M.Bouhafsi: Jusqu'à la fin de la soirée.

Je rajoute du beurre pour Patrick. - A.-E.Lemoine: Merci, Mohamed.

C'est un auteur, compositeur, interprète qui a décidé d'aimer la vie, malgré le monde de cinglés dans lequel on vit, avec du mazout dans les océans, des trucs bizarres dans nos assiettes... - L.Chedid: Il y a des colorants pas marrants, du mazout dans les océans, des trucs bizarres dans nos assiettes, pauvres biftecks....

Monde cinglé, je t'ai dans la peau. - A.-E.Lemoine: "T'as beau pas être beau", un des grands succès de L.Chedid, qui continue de vouloir rêver. - L.Chedid: Changer d'air, changer d'âge...

Rêveur, rêveur...

De l'aube au crépuscule...

Rêveur, rêveur...

Marcher sur la lune. Quel que soit le décor... - A.-E.Lemoine: "Rêveur, rêveur", c'est le titre du 18e album de L.Chedid, avec son fils à la guitare.

L.Chedid est ce soir notre invité. Bonsoir.

On est très heureux de vous recevoir pour parler de ce 18e album, et surtout pas pour célébrer vos 50 ans de carrière. Vous n'aimez pas fêter vos anniversaires. En revanche, vous savourez la chance d'être toujours aussi inspiré. - L.Chedid: Oui.

J'ai cette chance d'adorer faire des chansons, d'adorer écrire, faire de la musique. Et de plus en plus, je dirais. Débarrassé de pas mal des scories de l'adolescence, de l'âge adulte où on commence à faire des choses... - P.Cohen: C'est quoi?

Des obligations? - L.Chedid: Oui, des obligations.

Il y a aussi de te demander comment tu vas gagner ta vie, des trucs comme ça. Je peux toujours me poser ce genre de questions. En tout cas, je me suis rendu compte avec l'âge qu'il y a des tas de choses qui vous préoccupent quand vous avez 20-25-30 ans et aujourd'hui, moins. - A.-E.Lemoine: Le monde est encore plus cinglé qu'à la fin des années 70, mais vous avez toujours ce monde dans la peau? - L.Chedid: Oui!

C'est marrant. On a presque l'impression aujourd'hui que d'aimer la vie, aimer les gens, partager avec eux, c'est presque un péché. - A.-E.Lemoine: Ou alors, on passe pour un grand naïf, un bisounours. - L.Chedid: Oui. "Il est gentil celui-là..." J'en ai rien à faire.

Ca me fait très plaisir de passer pour un bisounours...

Je ne pense pas être un bisounours, bien que je n'ai rien contre les bisounours. Je pense surtout que...

C'est important de tirer les gens vers le haut plutôt que de les tirer vers le bas. On est tellement envahis de choses désagréables, assez pourries. De temps en temps, s'il y a une voix qui dit que la vie n'est pas que ça...

Ce n'est pas que ça. - A.-E.Lemoine: "Rêveur, rêveur".

Vous avez toujours été un enfant très rêveur. Souvent, l'enfant qui choisit la place au fond de la classe, près du radiateur. - L.Chedid: Oui.

J'étais très mauvais à l'école. Très mal scolarisé, je pense, et pas du tout adapté à la chose. Le jour où je me suis libéré de ça, j'étais content. - P.Cohen: Comme souvent, vous avez mis de la famille Chedid dans ce disque.

Vous avez mis Emma, votre femme, Anna, plus connu sous le nom de Nach, votre fille pour les choeurs. Et votre fils, Matthieu, pour un solo de guitare à la M. ... - Je suis là. ... - Je suis là. - L.Chedid: Ca te fait vivre le truc.

C'est incroyable. Tu es un bon petit gars... - P.Cohen: Matthieu, qui dit qu'il y a au moins un conseil que vous lui avez donné pour sa carrière musicale, sa carrière de chanteur...

Si une chanson ne tient pas sous la forme d'un guitare-voix, ce n'est pas une bonne chanson. - L.Chedid: C'est sûr.

Toutes les chansons qui peuvent être jouées piano-voix, parfois, elles ont plus d'intimité, de chaleur, qu'avec une orchestration énorme. J'ai fait une expérience piano-voix. Ca a été un grand moment pour faire des concerts juste piano-voix. - A.-E.Lemoine: Ca ressort le texte, la mélodie. - M.Bouhafsi: Votre autre actu, c'est celle d'un jouet.

Un soldat rose inoxydable depuis plus de 15 ans. En 2006, vous racontez l'histoire d'un jouet. F.Cabrel en gardien de nuit.

Vous avez dit oui tout de suite. - L.Chedid: Je reçois un texto: "Salut, Louis.

C'est Francis. Il paraît que tu essaies de me joindre. Voilà mon numéro de téléphone.

Si c'est pour chanter, c'est d'accord." - F.Cabrel: Je garde les pieds sur terre, la tête froide, un revolver jusque dans ma baignoire... - M.Bouhafsi: "Le Soldat rose" repart en tournée le 30 novembre, avant de se poser au Palais des Congrès du 27 décembre au 5 janvier.

Ca fait quoi d'avoir écrit une histoire musicale aussi emblématique? Ca doit être une fierté particulière. - L.Chedid: Oui.

Ce n'est pas évident à faire. Ce qui est beau, c'est que tous les artistes...

Ca date d'il y a 20 ans. Tous les artistes sont encore là aujourd'hui. Ce n'est pas mal.

Ca prouve qu'il y a une continuité, une pérennité dans l'histoire. Ca a rencontré son public. Il y a tellement de gens qui ont 25 ans, qui ont découvert "Le Soldat rose" quand ils avaient 5 ans.

C'est très touchant. Quand on va dans les spectacles et qu'on voit les parents. Ce qui est très rare, c'est de réunir les parents et les enfants.

En général, les parents vont dans des spectacles musicaux en se disant: "C'est ma BA de la journée." Là, je voyais des parents avec la bouche ouverte. Ils regardaient ça, ils étaient émus par V.Paradis qui jouait "Made in Asia".

Ca perdure. C'est beau de faire des choses qui peuvent traverser des décennies. - A.-E.Lemoine: Vous avez demandé à ceux qui vous aiment de vous écrire leurs rêves.

A chaque fois, vous prenez la parole sur les réseaux sociaux. Vous écrivez de façon manuscrite vos messages, vous les prenez en photo. J'aime bien cette façon de résister, tout en utilisant la technologie moderne.

Vous avez écrit une quarantaine de chansons. Vous en avez jeté 70 %. Dieu merci, vous n'avez pas jeté "Je serai là", l'un des 12 titres qui composent ce merveilleux album. "Je suis là", vous allez l'interpréter ce soir. ... - L.Chedid: Où que tu sois, où que tu ailles, si t'as le coeur qui sort des rails.

Douleur capitale ou vénielle quand les nuages s'amoncellent. Même si j'peux pas t'empêcher d'être triste, je plongerai dans les abysses. Scaphandrier, j'irai au fond te repêcher.

Je suis là, je suis là. Ici ou tout là-bas. Je suis là...

Je suis là. Jamais bien loin de toi. Envers et contre tout, pour la vie, jusqu'au bout.

Je suis là...

Si par moments tu as l'âme vide, glacée dedans et l'oeil humide, je viendrai rompre le silence en te chantant la vie qui danse. N'hésite pas une seule seconde. Il y a quelque part dans le monde quelqu'un qui tient à toi.

Et ce quelqu'un, c'est moi. Je suis là. Je suis là.

Ici ou tout là-bas. Je suis là...

Je suis là. Jamais bien loin de toi. Envers et contre tout, pour la vie, jusqu'au bout.

Je suis là...

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: L.Chedid. "Je suis là" et non pas "Je serai là".

Je mets au futur car je veux déjà un autre album. "Rêveur, rêveur", c'est disponible à partir de demain. - L.Chedid: A minuit. - A.-E.Lemoine: C'est dans toute la France. - L.Chedid: Je suis très heureux de faire les Bouffes du Nord.

C'est un endroit extraordinaire. C'est le 13 et le 14 décembre. C'est la 1re fois que je le fais.

Je suis très heureux. - A.-E.Lemoine: Il y a encore des salles que vous découvrez? - L.Chedid: Oui.

C'est une salle magique. - P.Cohen: Très beau son. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure de L'OEil de Pierre. - P.Lescure: J'ai pensé à vous, Louis, il y a quelques jours, quand j'ai appris la mort de Quincy Jones.

C'est quelqu'un qui vous a inspiré. - L.Chedid: Il a inspiré tous les musiciens.

Déjà, ce parcours! C'est un type qui est arrivé en France à 20 ans ou 18 ans. Il a étudié avec Nadia Boulanger...

C'est lui qui a fait les arrangements de "Blouse du dentiste" de Salvador. Un type incroyable. Il s'est fait trépaner.

Il a eu un AVC. Il s'est reconstitué, je ne sais pas comment il a fait. Et il a fait M.Jackson!

C'est un surhomme. - P.Lescure: Ce sont des jours mélancoliques que nous venons de vivre.

Ces artistes révolutionnaires qui ont amené la pop dans les années 50. Il y a eu le saxophoniste L.Donaldson, à 98 ans.

Pour le découvrir, vous pouvez écouter "Blues Walk". Il y a 2 jours, l'un des plus grands acteurs de l'histoire du jazz est parti à 99 ans, R.Haynes, 4 mois avant de fêter son siècle. ...

Toute cette génération de musiciens noirs américains a fait le pont entre la Nouvelle-Orléans et le bop. Dans les années 50, ils ont tous passé du temps à Paris, où on aimait le jazz, et où les noirs étaient plus libres qu'en Amérique. - La 1re fois que je suis venu en France, c'était à Paris en 1954.

Je faisais une tournée. Une tournée en Europe. C'est la 1re fois que j'ai eu ma photo sur une revue. ...

Pour nous, c'est d'abord donner au public. On croyait en notre musique. C'est important, pour un monde qui connaît des moments si difficiles. - P.Lescure: R.Haynes, une musicalité folle, aux côtés de Pat Metheny. ...

Regardez cette photo. En 53, à New York, R.Haynes est à la batterie avec C.Parker...

Q.Jones a aussi passé beaucoup de temps en France. Il a beaucoup travaillé avec N.Boulanger.

Il a fait plein de choses. Il s'est bien amusé avec E.Barclay, S.Distel et son pote H.Salvador. ... - C'est un mélange extrêmement rare.

J'ai travaillé avec Sinatra. C'était un incroyable chanteur. Ce n'était pas un rigolo.

C'est génial d'avoir un ami avec qui vous pouvez rire, pleurer ou encore le regarder jouer aux boules pendant des heures et des heures. Vous savez, Henri a une petite obsession. - P.Lescure: La pétanque!

Cet OEil était pour vous, Louis, et pour tous les amoureux du jazz. - A.-E.Lemoine: Merci.

Bonne tournée. A très bientôt. - L.Chedid: Merci de m'accueillir aussi chaleureusement. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du Bonus de Lorrain.

La radio à l'honneur dans votre bonus. - L.Sénéchal: Après la publication des chiffres d'audience.

La mauvaise nouvelle, c'est que le média radio s'érode d'année en année. Moins de 38 millions de Français écoutent la radio. Bonne nouvelle, tout le monde a gagné. - Tous les 3 mois, Médiamétrie publie les audiences de la radio.

On est très contents d'apprendre que nous avons recruté 75 000 nouveaux auditeurs. - C'est notre 3e meilleure entrée en 22 ans sur RTL. - C'est le meilleur podium ever dans l'histoire. - Merci à vous, chers auditeurs.

Vous êtes 347 000 de plus à écouter Europe 1 tous les jours. Une très belle rentrée. - L.Sénéchal: Il n'y avait pas beaucoup de messages chez RTL.

RTL se présente comme le 1er groupe privé de France. RTL perd 300 000 auditeurs et se retrouve derrière franceinfo. Franceinfo est la 2e radio de France. 5 millions d'auditeurs sur toute la journée. 5 millions, c'est juste une matinale chez France Inter, le numéro 1. - France Inter reste de loin la radio préférée des Français. *-7,2 millions d'auditeurs.

C'est du jamais-vu dans l'histoire de la radio. *-C'est 265 000 auditeurs de plus qu'il y a un an. Toutes les tranches sont en hausse, toute la journée.

C'est dit, Léa. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: N.Demorand, L.Salamé, à la tête de la matinale la plus écoutée de France, qui a passé le cap des 5 millions d'auditeurs.

Ils sont tous les deux nos invités avec 2 autres figures de cette matinale, S.Devillers et C.Vanhoenacker.

Salut, Léa. Salut, Nicolas. Salut, Charline.

Bravo pour ce record historique! 7 millions d'auditeurs sur toute la journée... 7,2 millions!

Ca veut dire quelque chose. Ca veut dire quoi? On vous entendait dire "ça veut sans doute dire quelque chose". - C.Vanhoenacker: Ca veut dire qu'on est dans la merde.

Ce sont des pressions, il faut maintenir le niveau, il faut rester premiers. - A.-E.Lemoine: Il vaut mieux être challengers? - C.Vanhoenacker: Je préfère. - L.Salamé: Charline a toujours préféré être challenger.

Quand on est passé devant RTL, elle a dit... - C.Vanhoenacker: C'est le début des emmerdes! - A.-E.Lemoine: C'est vertigineux. 5 millions d'auditeurs rien que pour votre matinale.

Vous ne pensez pas individuellement à chacun d'eux, Nicolas? - N.Demorand: Ca reste abstrait.

Et en même temps, la radio est un média chaleureux. On essaye de les accompagner tous les matins. On sait que la radio du matin est une radio très intime.

Les gens se réveillent. Les gens sont calés sur les différentes chroniques, les différents rendez-vous. C'est assez bizarre.

Intellectuellement, c'est abstrait. En même temps, on sait que c'est une radio très proche et chaleureuse. - C.Vanhoenacker: Parfois, les gens se rendorment sur certaines chroniques. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire quoi, ce record historique? - L.Salamé: D'abord, on est contents.

On était très contents ce matin. Ca dépend des vagues. France Inter est 1re depuis quelque temps.

Cette vague-là, on l'attendait avec un peu d'angoisse. On s'est dit que peut-être on allait lasser, que les gens en auraient marre. On était contents parce que, on ne va pas se mentir, il n'y a pas un jour qui passe sans qu'on n'ouvre pas certaines chaînes, les réseaux sociaux où on lit tous les jours qu'on serait une chaîne woke, gauchiste, bobo, déconnectée, élitiste, parisianiste.

Ce que montrent ces chiffres par leur ampleur, c'est que ça n'est pas ça. Nous, on sait qu'on n'est pas ça. - N.Demorand: France Inter, c'est la radio populaire, aujourd'hui. - L.Salamé: Dans le détail des nouveaux auditeurs, il y a des tendances.

Ils n'habitent pas Paris mais la région, les petites villes, des villages. Ils ne sont pas CSP+. On ouvre à beaucoup de monde.

Il y a de plus en plus de jeunes. Oui, France Inter devient une grande radio. La grande radio populaire, pas populiste.

C'est pour ça qu'on était heureux. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez rappelé, il y a des critiques. "Chaîne de gauche..." Pourtant, vous étiez les 1ers surpris d'entendre R.Dati expliquer qu'elle était l'une de vos fidèles auditrices. - N.Demorand: Vous êtes une auditrice assidue de France Inter. - Ca peut sembler baroque. - R.Dati: Vous voyez, votre sectarisme.

Pourquoi un peu baroque? - N.Demorand: Je vous le dis avec beaucoup de sourire. - L.Salamé: Il paraît que vous connaissez la grille par coeur. - R.Dati: Pourquoi c'est surprenant?

Ma vie s'est construite par quoi? Par l'audiovisuel public. - C.Vanhoenacker: Elle a dit la même chose à Europe 1. - A.-E.Lemoine: Vous étiez surpris? - N.Demorand: Elle a une connaissance vraiment impressionnante de la grille de France Inter. - L.Salamé: Ce n'est pas une posture.

A 5h, elle sait qui fait la chronique de 5h12. - C.Vanhoenacker: C'est elle qui a fait la grille des programmes!

Rires. - S.Devillers: Il n'y a pas mieux pour dire que France Inter est une radio qui rassemble.

La vraie nouvelle de cette histoire, c'est qu'il y a encore des médias qui rassemblent. On ouvre tous les jours la presse et on nous dit, on nous martèle que la France est divisée, qu'aujourd'hui, la classe politique ne fait rien de mieux, aidée par le marchepied médiatique, que de monter les Français les uns contre les autres. Ce qu'on essaye de faire du matin au soir sur France Inter, c'est plutôt l'inverse. - P.Lescure: Sonia, vous avez repris le flambeau de l'interview de 7h50.

Ce matin, vous receviez le maire de Rouen. Nos équipes de tournage ont pu constater qu'un matin ne ressemble jamais à un autre, surtout quand ça commence par une sacrée panne d'ordinateur et un invité à la bourre. - S.Devillers: Bonjour.

C'est S.Devillers à la matinale. J'ai un ordi, je ne sais pas ce qui lui arrive.

J'ai un écran noir. No signal. ...

Normalement, l'invité est là depuis 15 minutes. On meuble. Il arrive, il arrive... ... - S.Devillers: Ce n'est pas grave. - P.Lescure: C'est un carrefour sacrément stratégique. - S.Devillers: Il y a des 7h50 qui ont commencé avant l'arrivée de l'invité.

V.Cassel, on avait déjà posé la première question...

Et il est arrivé, là. - P.Lescure: On comprend pourquoi avec un carrefour stratégique comme ça, vous dites: "Dès qu'une interview est terminée, celle du lendemain me colonise la tête." - S.Devillers: Comme tous ceux qui travaillent dans des médias, d'abord, c'est le direct, le flux, l'intensité, l'adrénaline.

Derrière, il y a quelque chose qui redescend, sauf que l'on est en quotidienne. C'est une machine, la quotidienne de France Inter...

Il y a M.L'Hour et A.Baddou qui prennent le relais le week-end.

C'est une machine qui ne s'arrête jamais. - A.-E.Lemoine: A 7h50, vous vous êtes retrouvée face à F.Ruffin ou M.Maréchal... - S.Devillers: Vous êtes là, vous vous retrouvez devant S.Saldmann.

Il n'y a pas quelque chose de démagogique? - F.Ruffin: Ce n'est pas démagogique. - S.Devillers: Vous avez conscience que ni à K.S.Gascon son prix, c'est un délit? - M.Maréchal: Je ne me laisserai pas intimider par les LGBT.

On ne m'empêchera pas... - S.Devillers: On ne parle pas d'une opinion.

On parle d'un délit. La transphobie est un délit devant la loi. - A.-E.Lemoine: Les réactions ont été particulièrement violentes après l'interview de M.Maréchal. - S.Devillers: Oui.

J'ai reçu des kilotonnes d'insultes et de menaces. Ca a été jusqu'à la lettre de menaces reçue à mon domicile. Pour la 1re fois en 20 ans de radio, on a adressé une lettre de menaces chez moi. - M.Bouhafsi: Charline, vous voilà de retour à la matinale de France Inter du lundi au jeudi à 9h45.

Vous passez à la friteuse dans votre billet "Charline explose les faits". Vous avez parlé des électeurs woke de K.Harris qui pourraient débarquer en France. - Moi ce que j'aime chez Bardella... - C'est que des idées, il en a 3. - C'est les Français d'abord... - Les étrangers dehors... - Bardella, là, là, là... - Stigmatise-moi! - Oui, expulse-moi! - C.Vanhoenacker: Attends, Fred.

On a dit qu'il avait 3 idées et on n'en a donné que 2. - C'était pour la rime. - M.Bouhafsi: La satire politique, ça restera toujours votre ADN. - C.Vanhoenacker: Je ne sais rien faire d'autre.

Ca fait plus de 2 siècles que ça existe en France. Il n'y a pas de raison que ça s'arrête. Tant qu'on me laisse 1 minute de micro, je la prends pour faire de la satire politique.

Dans le contexte de guerre, de défiance, de fracturation, de wokisme, j'appuie là où ça fait mal parce que ça fait du bien, comme un massage. - L.Salamé: On peut dire qu'on est très contents d'avoir le retour cette saison de P.Cohen et C.Vanhoenacker.

Chacun dans son style, ils ont marqué les auditeurs. Chacun dans son style, avec la satire politique et l'édito politique, ils ont une puissance, un style qu'on a difficilement ailleurs. Ce n'est pas vous qui allez me dire le contraire.

D'ailleurs, il y a un effet sur les auditeurs qui podcastent à fond leurs 2 éditos. - A.-E.Lemoine: Ca ne vous interroge pas que le record historique de la matinale de France Inter coïncide avec le retour de Patrick et de Charline! - C.Vanhoenacker: Abordons ce sujet. - A.-E.Lemoine: Ca m'a interrogée. - C.Vanhoenacker: L'an prochain, c'est nous 2, on ne vous a pas dit? - L.Salamé: On se fait éjecter! - A.-E.Lemoine: Le nouveau couple!

Le retour de Patrick, c'était l'événement médiatique de la rentrée. C'est comme ça que vous l'avez présenté, Nicolas. M.Noël a raillé un peu Patrick. - M.Noël: Le feuilleton Cohen est aux auditeurs ce que la série "Amour, gloire et beauté" est aux pensionnaires d'Ehpad: un dérivatif du sexe.

Ca se marie et ça finit toujours par se retrouver. Du passé faisons table rase pour nous projeter vers un avenir radieux. - En 10 ans à peine, il est déjà polyglotte en plus d'être une redoutable bête médiatique... - Oui, Nicolas.

C'est fou tout ce que vous pensez de P.Cohen. Heureusement que je suis là pour que ça sorte. - A.-E.Lemoine: Vous intégrez une bande de chroniqueurs de grand niveau? - P.Cohen: D.Seux est l'un des journalistes les mieux informés de Paris.

Il s'intéresse à tout. Pour savoir quelles sont les émissions de CO2 sur les mois derniers ou la balance des paiements...

Il est incroyable. P.Haski, qui fait l'édito international, pareil.

Il a lu la moitié de la presse internationale le matin. - C.Vanhoenacker: Que la moitié? - P.Cohen: Il fait l'autre moitié après sa chronique.

C'est assez impressionnant. Il y a une forme d'émulation. - N.Demorand: Patrick a...

On a travaillé ensemble à la matinale. Patrick présentait le journal de 8h, à l'époque. Quand tu rentrais en studio pour démarrer ton journal, je me mettais comme ça et j'étais au spectacle.

C'était impressionnant en termes de présentation de l'info. Là, c'est un travail où il ouvre le spectre de l'édito politique. Ce n'est pas l'édito politique au sens classique, fermé.

Là, il y a une définition beaucoup plus large. - L.Salamé: Et de parti pris. - N.Demorand: C'est important d'offrir ça. - S.Devillers: Quand Nicolas dit que c'est une radio qui entre dans la vie intime des Français...

On y occupe une place très particulière. On y laisse une place particulière. Dans les salons du livre, quand je rencontre des auditeurs, ils me demandent si mes enfants ont grandi.

C'est parce que ça fait 10 ans qu'ils m'ont au petit-déjeuner. C'est la même chose pour chacun d'entre nous. Retrouver Charline et Patrick...

Il y a une famille qui se reconstitue. Il y a quelque chose de très affectif et affectueux chez les auditeurs. C'est très touchant. - L.Salamé: On a pu craindre le retour de Patrick.

J'ai lu: "Vont-ils s'entendre, avec Nicolas?" Je tiens à rassurer tous ceux qui ont eu peur. Ca s'est très bien passé dès la 1re minute. - C.Vanhoenacker: Comme on a des résultats, est-ce qu'on ne demanderait pas de récupérer la redevance ou d'être financés? - A.-E.Lemoine: C'est le moment.

On est en direct. - C.Vanhoenacker: On fait de super résultats et on n'est pas refinancés. - A.-E.Lemoine: Et pour France 5 aussi. - L.Salamé: Il faut dire que c'est un vrai plébiscite des auditeurs, des Français.

L'audiovisuel public est en danger. On demande de faire des économies. Après, il ne restera pas grand-chose. - N.Demorand: Franceinfo passe devant RTL.

C'est quand même un moment historique incroyable. France Culture est en forte hausse. France Musique se porte très bien.

Les radios du service public sont plébiscitées par les auditeurs. Effectivement, ce n'est pas le moment de casser la machine. Espérons-le. - C.Vanhoenacker: Tu as entendu, Michel? - A.-E.Lemoine: Le message est passé.

On va dîner dans un instant. Tout de suite, le PVPP de Mohamed, qui est en lien avec France Inter. Le mot du jour? - M.Bouhafsi: "Libido", un mot qui vous parle.

Votre radio consacrait une journée spéciale au sexe, à l'amour et aux Français. Il y a une étude qui est sortie, la première depuis 2006, menée sur plus de 31 000 personnes. Tous les médias en ont parlé.

Si le sujet est très sérieux, on sent que dans l'oreillette d'A.-S.Lapix, on lui souffle quelques bêtises. - Il y a une plus grande diversité des pratiques...

C'est valable dans toutes les tranches d'âge. - Merci, Damien. Sans transition...

Pardon. La réouverture de Notre-Dame aura lieu le 8...

Pardon. Dans un instant, le journal météo climat d'A.Baydemir...

Elle a un fou rire. - M.Bouhafsi: Je vous invite à lire cette étude.

La sexualité des Français a évolué depuis nos grands-parents. Les Françaises sont plus satisfaites. Idem chez les hommes.

Le nombre de partenaires a augmenté. C'est 7,9. C'était 3,4 en 92 pour les femmes.

Ca s'est accéléré. Les pratiques se sont diversifiées. Hommes et femmes expérimentent de nouveaux horizons.

On a interrogé les Français. C'est le meilleur microtrottoir que j'ai vu depuis plusieurs années. - Il y a des rapports que vous préférez? - Oui, bien sûr.

Le missionnaire. - Je préfère à 2 et avec une pénétration. - Masturbation, cunnilingus. - Jamais je ne répondrai à ça à la télé! - On se masturbe un peu de temps en temps.

Moi, surtout. Mon mari, je ne sais pas. - L'endroit le plus insolite dans lequel vous l'avez fait? - Une cabine d'essayage.

Une ferme? - J'ai mon fils qui regarde et ça peut le choquer. - Ca devient vraiment très technique.

Je vais me retirer. - Des godemichets...

On va dans les sex-shops à Pigalle. - M.Bouhafsi: On a l'explication derrière mais on ne l'a pas diffusée.

Ce sont de vrais passants. - C.Vanhoenacker: On a envie d'inviter madame tout de suite. - M.Bouhafsi: La sexualité n'est plus un sujet tabou, surtout à France Inter.

C'est un sujet que vous traitez sans tabou. - L.Salamé: Les grands écrivains disent que les scènes érotiques sont les plus difficiles à écrire.

L'orgasme qui explose...

Vous avez pris du plaisir à écrire ces scènes de cul? - S.Devillers: Notamment des orifices de la femme, le fameux trou.

Nous ne serions qu'un trou qu'il faudrait combler. - Le cul, le cul, le cul, mon sujet de prédilection. - Tu parles une fois de ton vagin et tu es la salope qui radote. - Est-ce que j'ai autant de libido qu'une glace à l'eau?

Hors de question qu'on me lèche. - Du cul, du cul, du cul! - M.Bouhafsi: Il n'y avait pas l'image. - C.Vanhoenacker: C'est ça, les résultats d'audience! - L.Salamé: Les 5 millionss... - P.Cohen: Si on l'interdisait aux moins de 18 ans, il n'y aurait pas autant de gens. - M.Bouhafsi: L'image du jour, c'est très différent.

On part en Asie. Regardez cette photo. Dites-moi à quoi ça vous fait penser.

C'est basique. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un sextoy? - M.Bouhafsi: C'est un caillou, mais c'est un caillou de compagnie, qui sert d'ami.

C'est très triste. C'est une tendance spéciale qu'on observe en Chine et en Corée du Sud. De jeunes gens adoptent des pierres.

Ils leur mettent des yeux et les baladent dans la rue. - C.Vanhoenacker: Toi aussi, tu as adopté Pierre.

Je ne vois pas le... - M.Bouhafsi: Ce phénomène étrange s'explique peut-être par le fait qu'en Chine, les rapports intimes sont beaucoup plus tabous que chez nous.

Ces cailloux comblent peut-être un manque affectif. Un vrai commerce s'est développé. Regardez ces jeunes hommes qui jouent comme des petits fous avec leur nouvelle maisonnette à galets. - M.Bouhafsi: Charline, je ne vous offre pas un caillou? - C.Vanhoenacker: C'est le Tamagotchi décroissant.

C'était ça, mais pas électronique. - A.-E.Lemoine: Là, c'est écolo. - C.Vanhoenacker: J'essaie de voir le positif. - A.-E.Lemoine: "Jibé et Lucien en coulisses"...

Ils aident le chef cuisinier, ce soir. - Je vais avoir besoin de coriandre fraîche et locale. - Locale, c'est-à-dire? - C'est-à-dire dans un rayon de moins de 30 m. ... - Bonjour.

Je cherche de l'herbe. - Quoi, comme herbe? - De la coriandre. - Ah, de la coriandre magique. - Non... - T'inquiète, j'ai capté. - Vous la faites pousser vous-même? - C'est quoi, ces questions?

Tu es de la police? - C'est parce que le cuistot veut du local. - Ah, le cuistot... "Le cuistot".

C'est 50 euros. -50 euros! - Ouais, mais c'est de la bonne. - Dans n'importe quel magasin, c'est beaucoup moins cher. - Quel magasin? - Les magasins dans la rue. - N'importe quoi! - Bah si. 99 centimes. - Ca, c'est de la coriandre. - Oui! - Tu te fous de ma gueule?

Tu ne m'as jamais vu. Tu te casses. Rentre chez ta mère!

Cours, casses-toi! - Tu n'as pas de la farine, s'il te plaît? - A.-E.Lemoine: Léa, Sonia, Charline, Nicolas, bienvenue à notre table autour d'un rouget... - C.Vanhoenacker: On a déjà tout bouffé! - A.-E.Lemoine: De Méditerranée, préparé par C.Teboul.

Un rouget de Méditerranée. C'est un menu de fête pour célébrer vos noces de laine, Léa et Nicolas. 7 ans de vie commune à l'antenne de France Inter.

Un couple qui dure. Chacun de vos collègues a une explication à fournir sur la longévité de votre union. - Le secret de l'alchimie?

Il n'y en a aucune. Tout est factice. - C'est le même secret qu'entre P.Cohen et moi: on ne se voit jamais en dehors. - Une bromance...

Je ne sais pas. C'est très joyeux de les voir travailler ensemble. - Léa est exactement le personnage qu'elle aime.

Nicolas est une boule de misanthropie. - C'est comme dans un couple: ils sont très différents. C'est pour ça que ça marche. - Nicolas fait cuire tous les matins des oeufs durs pour Léa.

Ce petit oeuf, c'est un enfant qu'ils partagent. - Comme tous les vieux couples, ça a sans doute à faire avec la sexualité. Soit il y en a énormément, soit il n'y en a pas du tout. - A.-E.Lemoine: Ca a à faire avec la sexualité? - N.Demorand: Non. - A.-E.Lemoine: Sonia, vous n'avez pas répondu à cette enquête. - C.Vanhoenacker: Je pense qu'on a affaire à un homme déconstruit et à une femme puissante. - N.Demorand: Les 2 se rencontrent. - A.-E.Lemoine: Et votre explication, Sonia? - S.Devillers: Je pense que c'est un vieux couple bourré de névroses, mais qui s'aime encore très fort.

Quand ils sont venus me chercher pour me dire de faire le 7h50, j'ai dit: "No way, je n'entre pas dans votre chambre à coucher." J'ai dit non pendant 3 mois. Finalement, c'est le bonheur. - N.Demorand: Nous ne couchons pas ensemble.

Nous avons un immense plaisir à travailler ensemble. Je pense que ça s'appelle tout simplement de l'amitié. - A.-E.Lemoine: Oui, c'est le mot.

Et du respect professionnel... - N.Demorand: C'est magnifique à vivre tous les jours.

Je suis content de voir Léa tous les matins. C'est aussi pour ça que je fais la matinale. Elle est là tous les jours et je peux la voir. - L.Salamé: C'est beau! - N.Demorand: Ca t'étonne? - L.Salamé: Non, mais ça me touche. - P.Lescure: On dit quelquefois que la radio, qui est de plus en plus filmée, casse un peu la magie.

En même temps, pas dans vos chroniques. Ce matin, on était contents de vous voir incarner le seul personnage important du match de tout à l'heure. - C.Vanhoenacker: J'ai un déguisement de ballon de foot gigantesque.

Venez, on va se cacher ici. Merde! Il faut un tournevis.

Oh là là...

Pourquoi j'ai fait ça? Tout au service de la rigolade! - N.Demorand: Un énorme ballon... - C.Vanhoenacker: Qui est le mieux placé pour parler du match France-Israël?

Moi, le ballon. Ca a été autant tactique que technique. - P.Lescure: C'est très balèze.

C'est le seul acteur du match qui ne va prendre que des coups. - C.Vanhoenacker: C'est ça!

Je voulais affronter ces sujets-là. Il faut que je me renouvelle. Ca fait 12 ans.

Je veux affronter les sujets. Si je dois faire une chronique le 7 octobre, je le fais. S'il y a des licenciements chez Auchan ou Michelin, j'affronte.

Là, c'est l'événement de la journée. Je voulais l'affronter, me mettre comme un défi. Je me suis demandé comment faire.

Le but est de rire et de détendre. La société est tellement tendue...

Le point de vue du ballon...

C'est lui qui sera le mieux placé pour tout voir. Il est neutre. Il est là où on le pousse. - L.Salamé: Vous voyez pourquoi ça marche, sa chronique?

Les auditeurs d'Inter la suivent quelle que soit la place où elle est sur la grille. Il n'y en a plus beaucoup qui osent y aller sur le France-Israël. Quelle que soit la vanne...

Ca fait partie des sujets où tu ne touches pas, où tu as peur si tu es humoriste. Elle, elle y va. Tous les matins, c'est un nouvel angle.

Toi aussi, tu as hésité à revenir en quotidienne et en matinale. - C.Vanhoenacker: Il y a des coups à prendre. - S.Devillers: C'est un vieux débat.

Est-ce que les caméras de télévision... - A.-E.Lemoine: Sont les bienvenues dans les studios de radio? - S.Devillers: Je ne pense pas que ça a tué la radio.

Au contraire, dans une période où on se méfie des médias, où il y a des fantasmes, où une partie de la France peut s'en sentir exclue...

Il y a un côté "regardez comment on travaille et entrez dans notre studio". - C.Vanhoenacker: Entrez dans la chambre! - A.-E.Lemoine: Il faudrait nous montrer ces oeufs durs. - N.Demorand: C'est un vrai sujet. - S.Devillers: C'est une dispute tous les matins.

Je ne peux pas supporter... - N.Demorand: Ca pue. - L.Salamé: Nous, nous aimons l'odeur des oeufs durs. - N.Demorand: Léa a une petite faim après la matinale.

Je prépare les oeufs durs la veille à la maison. Il y en a toujours un pour Léa, plus un carré de chocolat noir. - C.Vanhoenacker: On est 1ers sur l'info.

On a du factuel! - A.-E.Lemoine: Bravo à tous les 4.

Bravo à France Inter pour ses 7,2 millions d'auditeurs quotidiens... - L.Salamé: Qu'on embrasse tous. - A.-E.Lemoine: On conclut par les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 14 novembre. Précédemment, en France, la prophétie auto-réalisatrice... - M.Le Pen: La justice ne suit pas.

Il y a un laxisme généralisé. - Il y a eu trop de laxisme, trop de mollesse... - Le problème, c'est qu'il y a du laxisme. - On a l'impression d'un laxisme généralisé. - J.Bardella: Le vote RN est le seul vote pour en finir avec le laxisme de la justice. - 5 ans de prison dont 2 ferme... - 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate pour M.Le Pen. - M.Le Pen: Tout le temps perdu ne se rattrape plus... - B.Chameroy: A la une de ce jeudi...

Le parquet a donné du fil à retordre aux journalistes en les obligeant à prononcer le mot "inéligibilité". C'est un défi. Les journalistes bafouillent. - Inéligibilité... - N.Demorand: Patrick l'a prononcé 12 fois ce matin.

Impeccable. - A.-E.Lemoine: Tout à l'heure, il s'est planté. - P.Cohen: En même temps, c'était mon sujet.

Inéligibilité. - A.-E.Lemoine: Tu t'es planté tout à l'heure. - P.Cohen: Je ne crois pas. - B.Chameroy: M.Le Pen dans la tourmente pour l'affaire des assistants parlementaires du FN. - M.Le Pen: Quand la procureur a dit qu'elle n'avait aucun élément, mais qu'elle ne pouvait pas réclamer la relaxe parce que ça lui faisait trop mal... - Il y a eu un moment de vérité hier dans les réquisitions... - Quelqu'un a dit: "Je n'ai aucun élément..." - Mais qu'elle ne pouvait demander la relaxe car "ça lui faisait trop mal". - Elle a dit: "Ca me ferait trop mal..." - "Je ne vais pas requérir la relaxe"... - B.Chameroy: C'est une technique... - M.Schulz, dont le groupe a été pris en flagrant délit avec des valises de billets qataris... - Des socialistes ont été pris avec des valises remplies de billets... - Les assistants étaient contraints à des travaux domestiques.

Il y en a un qui devait repasser des pantalons. - B.Chameroy: C'est quoi, un détournement de fonds publics par rapport à un falzar pas repassé?

J.-P.Tanguy avait la meilleure combine: le déguisement Calimero. - M.Le Pen est une femme courageuse qui, depuis son enfance, a fait face à l'injustice, à la violence politique.

Elle reste digne. On ne doit pas tout accepter, subir des choses injustes. - B.Chameroy: M.Le Pen et le RN ont monopolisé les antennes de toutes les chaînes info, notamment CNews.

Voici comment sont fabriqués les débats sur la 16. - Nous n'étions pas à toutes les audiences. Nous ne connaissons pas l'ensemble du dossier.

Néanmoins, si les uns et les autres veulent commenter... - B.Chameroy: "On n'en sait rien mais si quelqu'un veut tenir le crachoir..." Heureusement, la chaîne avait déployé son meilleur analyste politique. - Si elle est condamnée à une peine d'inéligibilité et que cette peine est active au moment de la présidentielle, elle ne pourra pas se présenter. - B.Chameroy: Mais non!

Presque aussi efficace que F.Lenglet sur LCI. - Question de F.Lenglet. - Non.

Pas de question. - B.Chameroy: Il faisait une petite sieste.

RN, suite et fin. S.Mabrouk recevait D.Migaud. - Est-ce à la justice de trancher ce qui devrait l'être dans les urnes? - Le garde des Sceaux n'a pas le droit de s'exprimer sur des affaires individuelles à partir du moment où un procès est en cours. - B.Chameroy: S.Mabrouk est passée à autre chose. - Mais M.Le Pen inéligible... - Vous pouvez me poser 10 fois la même question, je ferai la même réponse.

Je ne peux pas. - Une procureure peut dire cela? - Je n'ai pas de commentaires à faire. - Le procureur peut dire ça? - Je n'ai pas de commentaires à faire. - Combattre M.Le Pen, ça se fait dans les urnes ou ailleurs? - Je ne peux pas commenter.

Vous me ramenez à votre 1re question et je vous ai répondu que je ne pouvais pas commenter. - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, l'équipe de France affronte Israël au Stade de France.

N.Kanté était devant les journalistes. - Votre présence ici signifie que vous serez capitaine demain face à Israël? - Heu...

Je pense que c'est possible. Il manque encore un entraînement. J'espère qu'il se passera bien.

C'est fort probable. - B.Chameroy: Il a tourné autour du pot pour garder le suspense, mais 10 minutes plus tard... - N'Golo sera capitaine demain? - Oui. - B.Chameroy: En revanche, ils n'ont toujours pas de GPS pour repérer les journalistes. - Je suis à votre droite. - B.Chameroy: Un journaliste anglais était présent pour le plus grand bonheur de D.Deschamps. - F.Hollande et N.Sarkozy... - B.Chameroy: Que faisait E.Macron aujourd'hui?

Il était accueilli à l'Académie française presque comme à Cannes. Il a laissé un petit mot dans le livre d'or. Ca n'a pas plu à tout le monde. "Vous avez vu ce qu'il a fait?" Il s'est assis sur une chaise invisible.

Voici la star de la présentation du dico. Ils ont rencontré une connaissance commune. "C'est elle dont je te parlais." "Salut, vieille branche." Le président a assisté à la cérémonie de remise de la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie française.

C'est l'endroit où il ne faut pas bafouiller. - E.Macron: Vous êtes à votre matière...

A votre manière...

Il bafouille. Le français n'appartient pas...

Diffracte le temps... - B.Chameroy: Le président s'est rattrapé en dévoilant sa palette de rimes riches. - E.Macron: 40 définitions, 40 illustrations.

Un mélange de permanence et de pertinence. Vérifier, élucider, imaginer...

Votre institution est une consolation. Une colère et soudain, les yeux s'éveillèrent... - B.Chameroy: On finit avec X.Bertrand, qui était étonnamment de bonne humeur sur RTL. - Je suis content de vous voir.

L'autre jour, L.Wauquiez... - Pour l'instant, c'est réciproque. - B.Chameroy: Mais ça n'a pas duré. - Michel travaille avec Laurent qui n'aime pas Gabriel, qui n'est pas fan de François...

Ca peut tenir, un gouvernement comme ça? - Ca, on s'en fout. - J.Bardella parle d'une atteinte à la démocratie.

Et vous? - Compliqué, tout ça. C'est un tour de passe-passe.

Ce n'était pas un cadeau pour les retraités. C'était un cadeau pour Bercy. - Ce n'est pas un attelage un peu branlant? - B.Chameroy: Il imite super bien De Niro.

Il n'était pas là pour donner une leçon. - Je ne suis pas là pour vous dire "il faut". - B.Chameroy: Mais quand même un peu. - Il faut aller les chercher.

Il faut...

Il faut casser cela. - B.Chameroy: X.Bertrand était étonné que l'interview soit menée par un journaliste et qu'il pose des questions.

Il n'y avait pas assez de questions, selon lui. - Vous ne m'avez pas posé de questions. Déjà, la 1re question, le Parlement européen...

Il a été lésé ou pas dans cette affaire? Qui est responsable de cela? - B.Chameroy: Il s'est auto-interviewé. - Vous savez qui a dit qu'il y en avait marre de ces élus qui détournent de l'argent?

M.Le Pen en 2004. C'est la définition de la girouette. - B.Chameroy: Thomas, vexé, s'est vengé. - Qui a dit ça?

G.Darmanin. - B.Chameroy: L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation.

Merci, chef. Tournez-vous pour saluer nos téléspectateurs. Merci de votre fidélité.

Vous êtes de plus en plus nombreux. Tout de suite, la soirée sciences. A demain soir avec F.Luchini.