BACKSEAT : Saison 1 - Épisode 5 - Avec Kronomuzik et Fabien Roussel (14/10/2021)
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à vous, bonsoir le chat, comment tu vas ? Très content de vous retrouver ce soir pour une nouvelle édition de Backseat, votre grand rendez-vous d'actualité politique sur Twitch. Comme chaque semaine, je suis extrêmement bien entouré, je suis avec mes chroniqueurs de grands talents, notamment Usul, salut. Bonjour. Est-ce que tu vas bien ? J'ai la patate ce soir. Oui, j'ai vu que tu avais vraiment la patate ce soir. J'ai vraiment la patate. La semaine dernière, je n'avais pas trop la patate, mais là j'ai vraiment la patate. C'est Fabien Roussel qui donne la patate au Chrono Music ? Un peu les deux, mais c'est une super émission ce soir.
On a un plateau, voilà, on a deux invités exceptionnels. Et ça, c'est cool, tu peux cacher la bouteille en plastique, on fait croire qu'on n'a pas de bouteille en plastique sur ce plateau, voilà. Très bien. Avec nous également Léa, salut Léa.
Bonsoir. Ça va ? Ben, moins bien que celui du tout.
Oh, la patate quand même ? Ouais, ça va, ça va.
Ça va, ok, d'accord. Non, non, je déconne. Lui, il va super bien, ben du coup…
Mais on va tous super bien, et toi Gaspard, comment tu vas ? Très bien, très très bien. Au fond du trou. Au fond du trou, j'ai envie de crôner. Eh ben, bonsoir à vous trois, j'espère que vous avez passé une bonne… Moi je suis allé voir d'une, ça y est, je suis allé voir d'une, putain c'est beau.
Ah mais il est encore ici ?
La claque. Mais il est encore au ciné jusqu'en décembre, il faut y aller trois fois. Ah non, il faut aller le voir, aller voir d'une. J'étais dans le ciné, le nombre de fois je me suis dit tiens ça c'est mon futur fond d'écran, ah non plutôt ça, ah non encore ça. Belle photo donc ? Mais tout le film est beau, genre chaque plan de caméra est un tableau, c'est une merveille, j'ai vraiment adoré. Chaque vision de Zendaya est une pub Lancôme. Oui, oui, oui, par ailleurs. C'est magnifique. Oui, par ailleurs c'est vrai, non non, vraiment super film et non je sais pas vous avez fait quoi de beau vous depuis la dernière fois qu'on s'est vu ? Beaucoup de choses moi. Qu'est-ce que t'as fait toi ?
Déjà on a sorti l'épisode sur Marine Le Pen lundi, allez le voir, ouvrez les guillemets sur Marine Le Pen. Ouvrez l'Elysée ça s'appelle, tu permets que je te reprenne. Oui, oui c'est vrai, on avait dit ça oui, c'est vrai. Et puis là cet après-midi j'ai enfin enregistré l'émission dont je parlais la semaine dernière.
Celle pour Blast, où je vais faire des portraits avec mon camarade de host politique de grandes figures de la 5ème République qui sont encore convoquées aujourd'hui par les acteurs d'aujourd'hui. Donc comment les gens s'en sont emparés ou pas, est-ce qu'on peut faire un bilan ? Genre De Gaulle, ça peut être VGE, ça peut être Mitterrand, ça peut être Jospin, ça peut être Rocard, ça peut être Tapie. Tapie, tapie. Des gens encore en vie alors ? Alors nous on a dit des gens morts ou presque. Bonsoir Lionel, si tu nous entends.
Tu parles de Tapie, c'est marrant, mais quand Tapie est décédé, moi j'ai fait ma revue d'actu comme d'habitude sur ma chaîne et j'avais prévu de parler de Bernard Tapie. Et quand j'ai annoncé que j'avais l'intention de parler de Bernard Tapie, tout mon chat, une grande partie du chat m'a dit, oh non, viens on n'en parle pas, c'est un salaud, c'est un arnaqueur, etc. Et je me suis dit, putain les gars, j'ai d'autant plus envie de vous en parler que vous avez cette réaction-là. Parce que Bernard Tapie, que ça nous plaise ou non, c'est un moment politique de l'histoire de la 5ème République.
qui a pesé à un moment une histoire particulière et j'ai envie d'en parler pour ce que c'est, c'est-à-dire un phénomène limité à ce que c'est, mais enfin quand même, ça dit des choses.
Peut-être l'âge aussi, parce que moi j'ai l'impression que pour les gens qui ont mon âge aujourd'hui, 23, 24, 25 ans, on sait qui c'est, mais en fait on le connaît à travers les affaires. C'est le truand de nos parents.
La génération à nous, elle a grandi avec la descente en fait de Vélin Tapie. C'était les affaires, c'était le tribunal, c'était l'arbitrage, etc. On n'a pas connu les années 80. Il m'a dit les années 80, genre tu te rends pas compte, Tapie c'était un truc. Il arrivait à la télé, il nous faisait des émissions, il parlait d'entreprise, de machin, c'était une époque. C'était une époque, c'était un truc particulier quoi, et nous on n'a pas connu ça. Moi je suis d'autant plus content ce soir, que cet après-midi du coup on a enregistré chez Blast l'épisode sur Georges Marchais.
Et qu'on reçoit ce soir le premier secrétaire du parti communiste. Donc évidemment j'aurai une petite question sur l'héritage de Georges Marchais, je pense que tu me laisseras la poser.
D'autant plus qu'en fait ça fait un mois que je bosse sur Georges Marchais, donc je suis chaud comme la braise. On va préciser que Georges Marchais est ancien premier secrétaire du parti communiste français. Évidemment pendant 22 ou 23 ans, un truc comme ça, 22 ans je crois. Multicandidat à l'élection présidentielle, et c'est lui qui a ouvert le parti communiste à une époque où Moscou laissait un petit peu la bride, et ce qui a donné le programme commun. Ouuuh !
Non ça se discute, parce que ça a duré 2-3 ans l'ouverture pour Georges Marchais, le reste du temps il a suivi la ligne de Moscou, parce que Moscou avait des billes contre lui si jamais il cassait les couilles, notamment qu'est-ce qu'il avait branlé pendant l'occupation, etc. Et Moscou avait les documents. Mais du coup j'ai hâte de voir ta vidéo très bien pubée. Léa, Gaspard, ces derniers temps ?
Moi j'ai fini mon livre hier.
T'as fini de lire un livre ou t'as fini d'écrire un livre ? J'ai fini d'écrire mon livre !
Et ça c'était un grand moment quoi, Georges j'ai écrit fin comme dans les films. Un gros caractère. Il sort quand ce bouquin ?
Mars. Et il parle de quoi ?
De la place des femmes en politique en France.
All right, super !
Il y a une perspective historique, il y a des comparaisons internationales, et puis il y a des propositions. Ça ne va pas.
Qui sait, tu seras peut-être notre invité de la semaine en mars prochain.
Ça va être compliqué là.
Et toi Gaspard ?
Vous avez des actus de la semaine de ouf. Tu as sorti une vidéo toi ? J'ai débattu avec Sarah El Haïry. Ah tu peux débattre ? La ministre de la jeunesse. Voilà, déléguée à la jeunesse et à l'engagement. Ce qui était intéressant. Et ça sort demain. Et c'est dans quelqu'un de grande, tu t'es retrouvé à débattre avec elle ? Ça t'a pas donné envie de crever ? Ça m'a... Non, en tout cas, j'ai...
Est-ce qu'elle t'a parlé de wokeisme ?
C'était un dialogue un peu de sourd en vérité. En fait, ce qui s'est passé, c'est que je me suis retrouvé dans une conférence avec elle sur l'engagement de la jeunesse. Et en fait, j'ai commencé... Sciences Po. Et Sciences Po lui verse une espèce de tapis rouge. Moi, j'étais pas du tout habitué à Sciences Po, etc. Je réalise en fait que... Sciences Po Paris ? Ouais. Et qu'on lisse absolument tous les... Ouais, sinon on appelle ça les idiopathes provinces. Ah oui, c'est vrai. Bref, qu'on lisse absolument tous ces propos, qu'on lui sert du... Ma chère madame la ministre, etc. Ça doit être une ancienne de Sciences Po. C'est une allumine.
T'imagines ? Je sais pas.
Peut-être que ça réalise à Sciences Po. Mais toujours est-il que... Je commence un peu à la titiller en live sur l'inaction, tu vois, du gouvernement. En plus, à l'époque... Enfin... Non, non, le gouvernement, il a tant fait. Et il repart... Avec les... Le shake-up psy. Tu es vraiment un punk, toi ? Laisse parler, Gaspard. Vas-y, Gaspard. Avec, du coup, des files d'attente pour des colis alimentaires qu'on voyait encore dans la presse. Et je commence à la confronter là-dessus. Et puis, je vois toute la salle. Surtout les organisateurs qui sont un peu en mode genre... Ah bon ? Sérieux ? Qu'est-ce qu'il fait ? Il pose des questions ? Non, mais en fait... Voilà, exactement.
En tout cas, j'ai compris à travers ces gestes-là que la place n'était pas au dialogue, mais plutôt à l'espèce de soupe politicienne. Et du coup, je lui ai proposé de débattre sur une chaîne neutre. Et du coup, on a débattu sur une chaîne qui s'appelle Le Crayon. Et ça sort demain. Ok, ok. Franchement, je ne sais pas si c'est un débat. Je trouve que c'est plutôt un dialogue de sourds, encore une fois. Mais c'était intéressant et... Sarah El Haïry, quoi.
Ben oui, ça pose vraiment la question de... Il y a des fois, tu débats avec des gens, tu te dis mais est-ce qu'ils font exprès de ne pas comprendre ou est-ce qu'ils ne comprennent pas ? Sarah El Haïry, le doute est permis. On ne sait pas exactement. Vous êtes méchant avec Sarah El Haïry. Ce n'est pas facile d'être ministre de la Jeunesse. On ne peut plus rien dire de ça. Non mais attends, elle le cherche aussi.
Elle n'est pas juste une mauvaise ministre de la Jeunesse. Elle est...
En plus, elle n'est pas là pour se défendre. Non, non, attendez. Elle va venir nous expliquer que tout ce qui nous divise, nous divise. Et tout ce qui nous rassemble, nous rassemble. Et que c'est important d'être unis. C'est mieux que d'être divisés. Elle commence bien cette émission. Allez, c'est parti.
On va partir sur les sujets de la semaine, les amis. C'est parti, sujet de la semaine.
C'était d'un spontané ces applaudissements. Merci le public. Vous êtes extraordinaire le public. Les sujets de la semaine. Cette semaine, les amis, il y a deux sujets qu'on a sélectionnés et sur lesquels j'ai envie d'entendre vos retours. Le premier sujet qui a fait l'actualité, c'est la naissance d'un nouveau parti. New Player Enter the Game. Nouveau parti créé par Edouard Philippe que vous voyez à l'image. Non. Edouard Philippe, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron qui est sorti de son relatif silence. Il avait déjà publié un bouquin dont on avait un petit peu parlé. Il est sorti de son silence.
Ça y est, il a lancé son mouvement à l'occasion d'un grand rout à plus de 3000 personnes dans sa ville du Havre. Il a lancé un parti qui s'appelle Horizon. Nouveau parti qui entend faire partie de la grande famille du macronisme. Il a lui-même annoncé qu'il était d'accord pour rejoindre la maison commune qui est en train d'être créée par les ténors du parti. Pas à n'importe quelles conditions, on pourra en parler. Edouard Philippe donc qui a fait son discours en positionnant ce parti, en assumant le caractère jambe droite de la Macronie.
Sachant que le même week-end est né également un autre parti qui s'appelle Territoire de Progrès qui existait avant sous forme d'Asos qui maintenant est officiellement un parti et qui est censé représenter la jambe gauche de la Macronie. Toujours estime qu'Edouard Philippe, un ancien Premier ministre qui en cours de mandat lance un parti politique. c'est pas anodin. Comment pensez-vous que Emmanuel Macron a regardé ça dimanche chez lui ?
Je voulais préciser un truc. Gilles Boyer qui est donc son BFF et qui est numéro 2 du parti, il a insisté sur le fait que c'était pas un mouvement. Il se distingue en disant c'est un parti et nous on fait confiance au parti. C'était assez intéressant de voir ça. Macron je pense que c'était prévu. Il n'a pas de découvert dimanche. C'était attendu. Après je veux dire Philippe il nous fait ce qu'ont fait quasiment tous les premiers ministres de la République. Enfin depuis 58 c'est-à-dire quand t'es Premier ministre tu tentes, tu commences à essayer d'avoir une espèce d'existence politique individuelle. Je ne sais pas si vous vous souvenez, Villepin avait quand même lancé son parti en 2010.
Villepin était sur les rails pour devenir candidat du camp. C'était contre Sarkozy à l'époque.
Et du coup c'était quand même assez intéressant. Alors ils ont tous tenté. Le seul qui a réussi c'était Pompidou. Mais finalement c'est assez intéressant de voir que il y a quand même cette espèce de malédiction de tous les premiers ministres qui tentent et qui sont trop chauds parce qu'ils se disent OK je suis Premier ministre, next step, président c'est sûr. Et qu'ils y vont. Et là j'ai l'impression qu'Edouard Philippe il est en train de faire le truc un peu comme ça en se disant non mais il fait une Edouard Philippe. Les gens m'aiment bien. Je veux y aller tranquillou bilou. Ça va bien se passer. Sauf que dans 5 ans personne ne saura. Enfin tout le monde l'a oublié quoi.
Il y a que Chirac et Pompidou qui ont été Premier ministre avant de devenir Président de la République. Tous les autres. Hollande n'a jamais été Premier ministre. Sarkozy n'a jamais été Premier ministre. Et Macron n'a jamais été Premier ministre.
Et tous les premiers ministres qui ont tenté n'ont pas réussi.
Et tous les autres sont pétés la gueule. Il y a une malédiction c'est intéressant.
Jusqu'à Jospin quoi.
Est-ce que Gaspard tu penses que Edouard Philippe rêve de l'Elysée en se rasant le matin en se peignant la barbe en blanche ?
Probablement pas parce que j'y mettrai un petit peu de nuance aussi parce qu'aujourd'hui quand on voit les sondages c'est la personnalité politique préférée des Français. Il a 75% d'opinion favorable chez les électeurs de Fillon. Très populaire chez les macronistes à 81%. Et même chez les écolos où il est à 66% d'opinion favorable. Donc en vérité s'il voulait y aller, il pourrait en fait. Il lui manque pas grand chose. Moi j'ai l'impression que là il se positionne. On dit ça aussi un peu de Bruno Le Maire de temps en temps en disant que Bruno Le Maire pourrait être... Il est discret Le Maire. Ouais discret. Proche du coup.
Qui reste à sa place au gouvernement par rapport à Philippe qui essaye de... Philippe qui est parti déjà ? Oui qui est parti. Non non exact mais qui monte son mouvement. Moi je pense pas. Moi ce qui m'a marqué en revanche c'est la forme. La forme un peu one man show. Je sais pas si vous avez trouvé ça intéressant ou pas. On peut remettre des images de la régie si vous avez toujours ce que... C'est vrai que ça faisait un peu TEDx quoi. C'était grave TEDx. Très très startable.
Alors sur la forme j'ai trouvé ça pas trop mal. Ouais regarde un peu. Au sens de ça change un peu. Parce qu'on peut parler du fond. Même si la direction artistique est à chier. Maintenant qu'on a parlé de la forme. À chier par terre. On peut parler du fond. Avant ça encore une fois un tout petit peu de stratégie quand même dans leur dernier livre qui vient de sortir... Dave et l'Homme. Il raconte la passation de pouvoir en 2017. Ce moment où François Hollande passe le pouvoir à Emmanuel Macron. Et François Hollande dit à Macron toi aussi tu seras trahi. Sous-entendu par Edouard Philippe. Toi aussi mon fils. Ce à quoi Macron lui aurait répondu il n'osera pas, il me doit tout.
En parlant d'Edouard Philippe. Est-ce que vous pensez qu'il va se faire trahir à terme ? Bah de toute façon non je sais pas.
Et du coup d'ailleurs cet article c'est peut-être qu'on a lu le même. Cet article qui fait un peu un compte rendu du bouquin de Dave et l'Homme qui a l'air très intéressant. C'est les bouquins de fin de règne là où tu racontes tous les bails des 5 ans. Même si la grosse différence entre ce bouquin là et le fameux un président ne devrait pas dire ça.
C'est que cette fois-ci apparemment les collaborateurs proches de Macron ont plutôt eu la consigne de ne pas parler à Dave et l'Homme.
Tu m'étonnes. Bah voilà parce que ça avait beaucoup de coûté cher politiquement à François Hollande.
Donc cette fois-ci bon les gens ont parlé le moins possible à ces deux journalistes qui nous sortent quand même des trucs. Parce que Attali par exemple a parlé et donc il y a une citation d'Attali sur cette question là précisément.
Qui dit Emmanuel Macron est très intelligent mais il n'a aucun sens moral contrairement à Edouard Philippe qui est moins intelligent. Mais qui lui a une morale et Jacques Attali dit plutôt que bon normalement Edouard Philippe ne devrait pas trahir. Là il est parti pour plutôt attendre son tour qui devrait plutôt être le tour d'après.
Là je pense qu'il capitalise si on est sur le commentaire de la course de petits chevaux et de quelles sont les stratégies personnelles des uns et des autres.
Il capitalise sur le fait que LR c'est un fiasco et que la candidature LR, tu peux pas créer ton truc de droite, ton mouvement de droite et être la prochaine grande figure de la droite qui éventuellement va accéder à la présidentielle en te basant sur ce parti en ruine qui galère à trouver sa ligne politique etc.
Alors vaut mieux être dans la roue de Macron qu'est l'héritier naturel de la droite finalement, l'héritier ordinaire. Et donc lui il a trouvé sa ligne politique qui n'est pas une course à l'échalote identitaire, c'est là où il y a une petite nuance.
C'est pas la surenchère identitaire contrairement à Bertrand, Pécresse et d'autres qui sont là à dire oui Eric Zemmour a raison mais enfin quand même il est extrême, on est d'accord avec les constats mais il est un peu extrême dans les conclusions.
Lui il est là pour dire moi mon truc c'est la dette, moi je vais vous faire du baladur en fait, je vais vous faire du baladur. Pour être très précis, Edouard Philippe a proposé 20 principes de son parti horizon. Ah non mais il y a plein de trucs réac racistes dedans, on est d'accord. Mais pour préciser ce que t'es en train de dire, effectivement pour parler du fond donc, Edouard Philippe propose de poursuivre la transformation du pays et il a appelé à mettre de l'ordre dans les comptes comme dans la rue. Voilà. Donc la question de l'ordre dans la rue on voit à peu près ce que c'est, on est sur de la sécurité.
Oui mais l'ordre dans les comptes donc ça fait référence à la question de l'endettement, à la question du déficit et de la dette.
La dernière fois on avait reçu du coup Philippe Juvin qui nous disait oui il faudrait plus de services publics, alors plus de pognon.
Non non pas plus de pognon, il faut qu'il y ait moins d'impôts et du coup les services publics on va juste dégraisser un peu le personnel administratif. C'est ce que nous a dit Philippe Juvin. C'est ce que nous a dit Philippe Juvin il y a deux semaines. Lui il dit bah oui non on va continuer la saignée, on va partir sur une retraite à 67 ans. Alors nous ça nous paraît, je sais pas s'il y a des gens ici ou les gens qui nous regardent, qui ont des parents ouvriers, qui ont des parents aide à domicile, je ne sais quoi. Vous les imaginez bosser à 67 ans, nous ça nous fait tomber de notre chaise.
Mais pour d'autres gens, c'est une marque de sérieux de dire les pauvres vont bosser jusqu'à ce qu'ils crèvent, point. Jusqu'à leur espérance de vie en bonne santé. Et un an ou deux au-delà même s'il faut, voilà. Edouard Philippe est là-dessus, ça ça fait sérieux à droite. Edouard Philippe qui maintient quand même un sérieux avantage dans la Macronie. On voit par exemple que certes il n'a pas réussi à remettre à l'ordre du jour sa fameuse réforme des retraites dont il aurait bien voulu qu'elle soit reprise par Jean Castex. Mais par contre il a réussi à obtenir l'annulation du revenu d'engagement.
Dans une interview, je crois que c'était au Figaro, je sais plus, Edouard Philippe disait Oula ce truc là pour les jeunes, le truc mal financé, moi je suis pas trop pour, qu'on donne de l'argent comme ça aux jeunes. Non, il faut qu'ils aillent bosser, on est en pleine reprise économique, etc. Il a obtenu gain de cause si il tentait que c'était une revendication personnelle. C'est pas le seul à défendre ça, Bruno Le Maire aussi était d'accord là-dessus. En tout cas pour conclure, je veux juste conclure mon truc, c'est que tous les trucs identitaires, parce que tu as dit l'ordre dans la rue, l'ordre dans la rue ça dit quand même un peu ce que ça veut dire.
C'est quand même le Premier ministre qui était en charge au moment où on éborgnait les gilets jaunes. Donc bon on est quand même sur quelqu'un qui a aucun problème, a muté l'allemand, le préfet l'allemand de Bordeaux à Paris pour maintenir l'ordre.
Et bon, on est quand même sur un gars qui a de bonnes bases à ce niveau là. Mais il a pas besoin de faire de la surenchère, il se dit ça va pas être ça ma valeur ajoutée. Le camp de la droite, ça doit pas représenter que ça, sinon on va se perdre. Il faut qu'on soit le sérieux budgétaire et c'est ça qu'il faut qu'on incarne. Mine de rien, Fillon incarnait ça plus le côté réac. Fillon disait on va faire une saignée de 500 000 fonctionnaires, etc. Tout en disant et en plus, je suis bien un bon gros cato réac avec la grande famille de 9 enfants et le château et tout, vous en faites pas.
Édouard Philippe insiste moins là-dessus, lui il reste vraiment sur le sérieux budgétaire, ça va être ça sa ligne. Édouard Philippe qui, je le rappelle, est un jupéiste, donc est plutôt sur la ligne jupé. Léa, comment est-ce que tu expliques le fait qu'Édouard Philippe reste très populaire ? Alors ça, ça m'échappe totalement.
Ça t'échappe à toi ? Sa popularité depuis le début, elle m'échappe. Ah ouais ? Ah ouais, je pense que c'est, je sais pas, je vois pas ce qui est aussi, alors, j'ai vraiment du mal à comprendre. Vraiment, ça m'échappe et surtout chez les sympathisants effectivement de gauche, c'est ce que tu disais tout à l'heure, Gaspard, c'est vrai depuis des mois, chez certains sympathisants VLV notamment, c'est vrai qu'il séduit quoi. Et moi, ça m'échappe un peu, je comprends pas pourquoi en fait.
Gaspard, t'as une idée ? Moi j'ai une idée, mais... En fait, il y a un truc quand même, il y a un épisode quand même dans l'affaire Philippe qui je pense a pu marquer quand même pas mal de Français, notamment parce que ça a fait beaucoup d'audimat à l'époque, c'était ces fameuses conférences de presse pendant la gestion du Covid. C'est vrai, le fait qu'il ait reconnu qu'il savait pas tout.
Exactement, il a eu des mots à des moments qui ont été reconnus quand même par beaucoup d'observateurs comme des mots de ce qu'on appelle en nombre d'État, c'est-à-dire un mec un peu au-dessus de la mêlée quand il disait, vous savez, il y a un côté je vais vous parler un peu clairement, on est face à un péril majeur qui s'appelle une pandémie mondiale, on ne sait pas tout. On ne peut pas tout, on fait un peu ce qu'on peut. À un moment, il avait répondu tac au tac à un journaliste qui lui demandait, est-ce que vous avez pas peur de prendre des mauvaises décisions ?
Il lui avait répondu, vous savez, en ce moment je ne prends que des mauvaises décisions, j'ai le choix contre de mauvaises décisions. Et franchement, en ce moment, c'est pas facile. Et il y avait un côté, je pense qu'il y a beaucoup de gens dans l'opinion publique qui ont pu entendre ce côté, tiens, un mec qui, à la différence d'Emmanuel Macron, qui lui nous faisait des allocutions à la télévision en nous disant, on va se relever, la France, oui, nous sommes en guerre, mais on va y arriver à une espèce de, très macronien d'ailleurs, un truc qui a pu séduire un autre type d'électorat.
Mais voilà, j'ai l'impression que ce petit épisode du Covid a pu laisser entendre qu'Edouard Philippe était plutôt un bon gars pour beaucoup de gens, même s'il y a quand même eu le fiasco des masques et des tests dont j'ai l'impression d'oublier.
Il incarnait un peu le bon père de famille à ce moment-là. Le premier ministre, surtout, qui s'en est pris plein la tronche avec le Covid-19, c'est Jean Castex, justement, qui était aussi un peu, au départ, au départ, vas-y, usule, tu peux... Non, je réfléchis. Non, mais la... Oui, qui a été aussi vue pour certains, qui a été placée là aussi pour être monsieur gestion de crise avec son... Moi, ce qui m'a un peu marqué aussi, c'est qu'on n'a pas trop parlé de son anti-walkisme et de cette volonté de se battre contre la police de la pensée. Il a eu une phrase, oui. Qui a une petite phrase sur Homer.
Qui est devenu un passage obligé, en fait. Oui, ils sont tous comme ça. Non, mais vas-y, Gaspard, continue.
Moi, j'y vois en tout cas un peu de volonté d'aller séduire des jeunes qui, aujourd'hui, peuvent être séduits par des idées plus zémouriennes, une volonté d'être un peu anti-walk. Je veux dire, je trouve ça intéressant. Je ne trouve pas ça anodin, le fait qu'il se positionne comme ça. Surtout que, quand tu le dis, il était sur une ligne jupéiste depuis le début, enfin, depuis ses 10, 15 dernières années. Et je ne sais pas si profondément c'est la droite qui l'incarne, cette droite anti-walk, cette droite anti-progressiste, cette droite anti...
Non, je ne suis pas persuadé non plus, je trouve que ça jure dans sa bouche. Je trouve que ça ne marche pas dans d'autres bouches. Ça ne marche pas très bien, ça sonne un peu faux. Il y en a un qui démolit la figure aujourd'hui d'Edouard Philippe dans une interview au Figaro, c'est Christian Jacob, le patron du parti Les Républicains qui est en train d'organiser son congrès pour le 4 décembre prochain. Il a déclaré, je crois, d'ailleurs c'est le titre de l'article, c'est « Edouard Philippe a détruit la France » ou « a mis le feu à la France », je ne sais plus exactement quel mot qu'il utilise. Pour les gilets jaunes ?
Il parle d'humain en général, il fait le bilan d'Edouard Philippe en disant « Edouard Philippe ne me parlait pas de ce mec-là, il n'est pas de notre famille, il n'est pas de chez nous, etc. » Tu sens un espèce de réflexe pavlovien de panique des Républicains qui voit bien qu'Edouard Philippe séduit énormément de gens de l'électorat des Républicains, d'autant qu'il y a un autre truc. Et là, je retrouve le Edouard Philippe très malin politiquement, c'est que dans son discours de présentation de son parti Horizon, il a été très précis sur le fait qu'il avait bien l'intention d'engonger des soutiens de maires et d'élus locaux. Et ça, moi, ça a fait-il quand il a dit ça.
Parce que ce n'est pas juste pour dire « moi les maires, j'adore les maires, les territoires, tout le monde le dit ». Lui, il sait très très bien que quand il dit « j'invite les maires à adhérer », d'ailleurs je crois même qu'il y aura une catégorie d'adhésion à son parti, spécialement pour les maires, il vise les maires Les Républicains, clairement. Il vise les maires Les Républicains. Je rappelle que Les Républicains ont reporté énormément de petites villes pendant les élections municipales. Il y a une vraie force de frappe locale du parti Les Républicains et j'ai bien l'impression que Edouard Philippe a l'intention de faire une OPA précisément sur ce sujet-là.
Et je pense qu'il est très malin en faisant ça.
C'est ce que je disais, il y a un parti qui est manifestement en décrépitude, qui est perdu en tout cas, qui est en déshérence.
Le bon mot, ce serait déshérence. Un parti qui est en déshérence, qui ne sait plus où il est. Il reste juste une guerre des chefs, qui sont dans l'outrance, qui se battent entre eux, mais il n'y a pas de projet commun. Tout le monde ne s'est pas opposé à Macron avec la même vigueur. Lui, il dit, je vous offre une maison pour vous, avec une ligne idéologique qui est le classique truc de l'austérité, de la rigueur budgétaire. Et qui parle à beaucoup de gens, qui parle à tout un électorat mobilisé, bien sûr. C'est pour ça que c'est très baladur. C'est très baladur pour les vieux qui nous regardent. On vous embrasse évidemment.
Autre sujet de la semaine, les amis, que je voulais aborder avec vous, c'est cette conférence qu'a organisée Emmanuel Macron à l'Opel et l'Elysée lundi dernier, pour présenter son grand plan d'investissement qui s'appelle France 2030. Un plan d'investissement de 30 milliards d'euros, réparti dans plein de domaines d'activité, mais surtout autour de la question de la réindustrialisation du pays, de son appareil productif et de son innovation. La remontada. La remontada de l'industrie française. France 2030, donc ce grand projet où Emmanuel Macron, voilà, il s'est remis dans son côté jupitérien, je trace des caps à long terme et l'intendant suivra.
Discours qui a été analysé comme, discours qui a été annulé comme, pardon, qui a été interprété pour beaucoup comme un espèce de simili discours de campagne. Est-ce que c'est aussi comme ça que vous l'avez suivi ? J'ai l'impression que Léa, tu es d'accord avec ça.
Il était déjà en campagne depuis un bail. Enfin, pour moi, il est en campagne depuis le mois d'août, mais là, c'était évident. Et il est en campagne sur des choses qu'il maîtrise, qui sont l'innovation, qui sont la start of nation. Il se remet un peu dans ce délire, dans un côté plus réformiste et en soutien à l'activité, plus que quand il s'était présenté en 2017 où il voulait carrément faire la révolution avec son livre éponyme. Mais vraiment, il va, à partir de fin octobre, aller expliquer ce plan dans toute la France. Tu vas pas me dire que ce n'est pas une campagne quand même. Il faut arrêter de se foutre de la gueule des gens. Ça commence à me saouler un peu, gentiment.
Tous les présidents l'ont fait. Tout le monde, bien sûr. Et bien sûr, tout le monde le fera. Mais qu'il l'admette au moins. Je veux dire, s'il attend... Apparemment, il attendrait janvier pour se lancer vraiment...
Pour moi, il va attendre le dernier moment.
Ça fait chier, ça fait chier. Parce qu'en plus, je me souviens, il y a deux semaines, je me suis pris la tête avec une députée de la République en marche de Paris. Marie Lebec.
Oui, Marie Lebec, oui.
Qui a fait un tweet. Je me suis pris le bec avec Marie Lebec. Enfin, j'avais répondu à un de ses tweets. Elle avait fait un tweet en disant, oui, alors Pécresse va se lancer à la course à la présidentielle. Hidalgo se lance à la course à la présidentielle. Qui va s'occuper des Franciliens et des Parisiens ? C'est là, mais tu te fous de la gueule du monde, quoi. T'es là avec un président qui est en campagne depuis trois mois. C'est quoi cette espèce de... Enfin, soyez au moins honnête, quoi.
Non, non, mais ça, c'est un argument de merde. Pour le coup, moi, je fais partie de ceux qui ne voient pas d'inconvénient au fait d'être en exercice et en campagne en même temps. Oui, mais il faut le dire. Moi non plus, je ne vois pas l'inconvénient. Attention, parce qu'encore une fois, Emmanuel Macron, à la différence de tous les autres candidats, il est en poste. Donc, il est dans une position de défense du titre. D'ailleurs, il y a une confusion dans son plan de relance 2030, là. Quelle confusion ? Il y a une confusion. Est-ce que c'est le plan pour la France ? Genre, c'est voter, le truc ? Bah non, apparemment, ce n'est pas au projet de loi de fin.
Alors, par ailleurs, il y a quelques mesures qui sont au budget.
Il y a quelques mesures qui ont été reprises aussi de France Relance. Oui. Et puis, il y a quelques mesures qui vont être présentées à l'Assemblée nationale. On est d'accord que, largement, c'est un truc qui, pour le moment, n'est pas au projet de loi de finances, c'est-à-dire n'est pas... Quelques dispositions. ...ni voté, ni rien. Je crois qu'il y a 400 milliards au projet de loi de finances. C'est quasiment, il a fait la promotion d'éventuelles promesses électorales, parce que son plan 2030, mine de rien, le mandat, il va commencer en 2022, il va s'arrêter en 2027. En gros, c'est le plan pour aller jusqu'à 2027, quoi.
Le plan de ces prochaines années, donc il y a une partie des budgets qui ne sont pas du tout votés, ou je ne sais pas quoi, c'est des promesses. Ah oui, c'est exactement ça. Oui, oui, ça ressemble beaucoup des promesses. Mais oui, mais je crois qu'il y a une confusion dans l'opinion publique entre, est-ce qu'on est sur un mec qui nous fait des promesses sur un truc de sa campagne,
ou est-ce qu'on est sur des engagements du président avec un projet qui, de toute façon, va arriver ou pas ? Je crois qu'il y a une grosse confusion là-dessus et qu'il en joue.
Bah, naturellement.
Il y a quelqu'un dans le chat qui a posé la question de savoir est-ce que son temps de parole est décompté par le CSA. C'est ça, oui, mais le CSA ne décompte pas encore le temps de parole des candidats, la campagne officielle n'a pas encore commencé, ce sera au tout début de l'année 2022. Pour l'instant, Emmanuel Macron, dans son expression, est comptabilisé dans le tiers de temps de parole qui est dévolu à l'exécutif. Voilà, en ce moment, les règles de temps de parole, c'est un tiers exécutif, un tiers majorité, un tiers opposition. C'est comme ça, donc c'est décompté, oui, oui, en l'état actuel des choses.
Il y a un autre truc sur lequel il a beaucoup appuyé dans son plan, dans ce fameux plan France 2030, Emmanuel Macron, c'est sur la valeur travail. Il a eu notamment ce passage qui a été commenté sur les Français font partie de ceux qui bossent le moins, il va falloir se remettre au boulot, etc. Alors, beaucoup de gens ont interprété ça sur le travail au long de la semaine, sur les 35 heures, les 39 heures, la question des heures sup, etc. Moi, j'y vois surtout aussi le travail au long de la vie, donc c'est le décalage. Macron, il voit ça en tout cas, il voyait ça, oui. Sur le temps de retraite. Gaspard, est-ce que toi aussi tu vois ça comme ça ?
Oui, en fait, moi, ce que je vois aussi, c'est qu'en effet, ce France 2030, c'est profondément, s'inscrit dans une logique très productiviste, on en parlait. Et dans un simili d'envie environnementale, mais on ne sait pas trop et c'est un peu brouillon, il y a aussi le fait que, il n'y a pas d'associations notamment qui ont mis en avant le fait qu'il y a très peu de choses sur la rénovation thermique. Pardon, je reprends ça, sur la rénovation thermique des logements, qui était pourtant quelque chose qui faisait partie... Parce que c'était voté. Oui, ça a été déjà voté dans la boîte climat.
Non, mais mon point là-dessus, c'est qu'il met en avant dans son plan de relance beaucoup de choses sur la rénovation thermique des logements. Il y a presque 30 milliards sur les 100 milliards qui sont investis là-dedans. Et par ailleurs, ici, je vois 1 milliard investi dans le nucléaire. Donc, il y a une volonté profonde de remettre un petit coup vis-à-vis du nucléaire. Et j'ai une réaction de Charles Fournier, qui est un élu EELV, qui nous dit, en vérité, c'est un peu une perte de temps. Parce que ces petits réacteurs nucléaires que veut commander Macron à travers France 2030, on ne les aurait qu'en 2035, en vérité.
Donc, il y a une espèce d'incohérence par moment sur sa politique écologique. Et bon, ça ne fait que le souligner. Mais je suis d'accord avec toi, Léa, sur le côté, il fait campagne sur la Startup Nation. Il va à BPF France pour faire un discours. Et au-delà de ça, il file de la thune à ses potes, quoi, aussi. Il ne faut pas oublier ça. Il est en train de filer de la thune. Il fait plaisir à l'industrie. Un petit milliard par-ci, un petit milliard par-là, quelques millions par-ci.
Ce n'est pas une question de potes. C'est quand tu es président de la République, le secteur industriel, tu le développes. C'est très bien qu'il finance ses campagnes. Où tu le vends ? Ça, c'est dans le bouquin de Davé et l'homme dont on parlait tout à l'heure. Ils reviennent un petit peu sur la liquidation du patrimoine industriel français. Notamment depuis que Macron était sous Hollande chargé de l'économie. Il y a eu des liquidations considérables. D'Alstom qui passe aux mains américaines, etc. Avec des intermédiaires entre les deux qui prennent un pognon de dingue.
Et Davé et l'homme, chez Bourdin, vont même jusqu'à dire « Écoutez, il y a quand même un système qui n'est pas loin d'un système de corruption.
Quand des hauts fonctionnaires de l'État français font des dossiers dans lesquels ils est très bien, on cède ci, on cède ça, à des groupes. Et puis ça peut être des groupes étrangers, etc. » Bon, apparemment, il y a des enquêtes qui sont en cours pour voir. C'est des trucs qu'on saura dans cinq ans, en fait, pour être bien précis.
Mais en tout cas, il y a des observateurs qui ont souligné que venir nous parler aujourd'hui de désindustrialisation, quand on a participé à ce point, à la désindustrialisation précisément,
il y a quand même un côté un peu ironique. Tu as aussi l'analyse d'entre-temps, il y a eu la crise du Covid qui est passée et le plan France Relance qui a dit... L'opinion et toute l'Europe, tous les gouvernements européens ont dit « On a un problème d'autonomie stratégique en Europe, on ne produit plus nos propres véhicules, nos propres avions, nos propres machins. Il va falloir qu'on remette le paquet, etc. » Pour le coup, je n'ai même pas l'impression que ce soit plus macroniste que juste purement européen.
Moi, ce qui m'emmerde aussi dans cette histoire, c'est qu'en fait, il est en train... Typiquement, la question des médicaments, ils vont lâcher je ne sais plus combien pour qu'on puisse faire... Des lignes de production en France. Des lignes de production en France, parce qu'on s'est rendu compte qu'on n'avait pas le paracétamol, etc. Que la recherche planchait, c'était vraiment très compliqué. On l'a vu, on n'a pas de vaccin qui a été... Pourtant, on a quand même des industries pharmaceutiques qui fonctionnent très très bien en France, une industrie pharmaceutique qui normalement devrait être en pointe.
Et on se rend compte que finalement, là où la thune a été perdue, parce que ces boîtes-là ont quand même décidé de lâcher essentiellement de la thune à leurs actionnaires au lieu d'investir dans la recherche, c'est l'État qui va devoir sortir la thune pour réinvestir dans la recherche. Et bien moi, ça me casse les couilles, pour être très sincère. C'est quelque chose qui me fait chier. Et quand je dis qu'il fait des cadeaux à certaines industries, c'est là où je veux en venir. D'accord.
C'est ça, l'État néolibéral. C'est-à-dire, l'État néolibéral, ce n'est pas un État qui se retire de l'économie. C'est un État qui décide de mettre la société entière au service de ses champions de l'industrie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire, par exemple, quand il y a la crise du Covid, plutôt que de dire au patron, vous avez fait des investissements et d'habitude, vous prenez des dividendes en disant, j'ai fait des investissements, j'ai pris des risques, donc je prends mes dividendes. Là, finalement, le risque, il se concrétise aujourd'hui. Tiens, il y a une pandémie mondiale. Bon, on va raquer, ce n'est pas grave. On va compenser le risque.
Et aujourd'hui, son plan d'investissement à Macron, c'est finalement un plan où il va un peu piloter du pognon. D'ailleurs, il y a des patrons qui n'aiment pas trop. Il y a des patrons qui sont tellement habitués à être gâtés depuis des années, qui lâchent des phrases. Bon, là, c'était dans les échos aujourd'hui. Il se prend pour qui, en gros, pour nous piloter notre pognon ? Bah oui, donc, ils vont quand même recevoir du pognon. Mais ils se plaignent quand même, parce que l'État dit, j'ai ciblé 10 secteurs et tout. Ce n'est plus le CICE. Mais il se prend pour qui ? Voilà, on ne nous file plus du pognon gratos.
Ce n'est plus l'argent gratuit, là, maintenant, il y a des secteurs, c'est ciblé et tout. Mais bon, globalement... Sur une partie, d'ailleurs, je... Globalement, le principe du capitalisme, c'est quand même aussi de dire le privé est un secteur avec la concurrence qui va créer de l'innovation, etc. Et là, on a quoi ? On a un État qui dit, bon, bah, on va mettre des billes. On va mettre des billes, nous, c'est-à-dire collectivement. C'est-à-dire tout le monde, tout le monde, nous. On va donner de l'argent aux entreprises pour qu'elles innovent mieux parce que, manifestement, elles n'innovent pas assez.
Parce qu'elles ont décidé de ne pas capitaliser l'argent sur la recherche.
Il faut que ce soit piloté, pilotons ! S'ils ne sont pas foutus de le faire, faisons-le ! Le pilotage, il se trouve aussi, justement, dans le choix des secteurs stratégiques qui veut faire de l'hydrogène un plan d'avenir pour l'Europe où il faut que l'Europe développe sa propre technologie là-dessus, etc. C'est aussi l'autonomie stratégique. Pareil pour le Airbus des batteries. Les batteries, pour ne pas qu'on dépende des pays asiatiques pour s'offrir en batterie pour les 50 ans qui viennent, c'est extrêmement important. C'est aussi de la planification. Oui, mais regardez-moi.
Bien sûr, on n'est pas contre, mais il faut aussi que ces entreprises-là fassent un effort.
C'est peut-être une question de contrôle, du coup. Mais on se retrouve à dire à Renault, essayez de vous entendre avec PSA parce que sinon, on va être à la bourre. Sinon, on ne va pas y arriver. Puis Renault et PSA, c'est des entreprises capitalistes. Donc elles se tirent la bourre l'une et l'autre. Donc le premier qui a fait un petit pas en avant, l'autre il regarde, l'autre il n'est pas content, etc. Ils ne veulent pas collaborer comme Macron voudrait qu'il collabore. Et pourquoi c'est le capitalisme ? C'est normal, ils sont concurrents. Donc à un moment, je crois qu'il va falloir qu'on se pose tout simplement la question du pilotage de l'économie.
Macron n'a pas révolutionné l'approche de cette question avec son... Ah non, et puis en France, on a une tradition d'interventionnisme fort dans l'économie via le pilotage des investissements, justement. Non mais je suis d'accord avec toi pour dire que ça... Oui, on file de l'argent, on arrose large et après on voit. D'ailleurs ça pose aussi des questions... Mais ça a été le cas pour EDF, pour la SNCF, pour Air France, pour Airbus.
Mais c'est surtout qu'il n'y a aucune conditionnalité, c'est ça aussi le problème. Et c'était aussi le problème pendant l'accident.
C'est une question de conditionnalité, c'est davantage ça. Zéro, quoi. Oui, mais justement, et c'est là où tu vois d'ailleurs que parfois l'Union Européenne essaie d'avancer un peu plus loin justement qu'Emmanuel Macron, sur le pilotage et sur la conditionnalité.
La conditionnalité pour l'Union Européenne, ça fonctionne essentiellement avec les Etats étrangers qu'avec les Etats européens quand même.
Alors ça dépend de quelle Union Européenne, mais en tout cas pour ce qui est de la Pologne et la Hongrie, c'est la conditionnalité sur les droits de l'homme qui est un peu spécifique. Et pour le reste de l'économie, moi j'ai entendu des députés européens, pas forcément des Français, expliquer que les 100 milliards d'euros du plan de relance à l'échelle européenne allaient devoir être ciblés en fonction des secteurs et allaient devoir avoir des contreparties précises en termes d'emploi, en termes de standards européens sur les émissions de gaz à effet de serre, sur les standards sociaux, etc.
Est-ce que c'est aussi ce que critiquaient par exemple pas mal de députés, dont des députés de la majorité, sur les conditionnalités des aides pendant la crise ? Enfin, on est encore dans la crise, mais au plus fort moment de la crise en disant qu'il y a zéro conditionnalité. Zéro conditionnalité. C'est quand même hallucinant.
Puisqu'on parle d'innovation, parce que ça c'est un truc aussi qui a été reproché au discours de Macron, ça a été de dire, bon ok, il y a des problèmes qui se posent, d'écologie, de ressources, tiens, les terres rares, qu'est-ce qu'on fait, comment s'appellent les semi-conducteurs, machin. Et lui, il répond assez souvent par l'innovation. L'innovation, c'est un peu la formule magique des capitalistes. On va s'en sortir parce que l'innovation va faire que. L'innovation financée par l'État, je rappelle, par exemple, prenons Quant. Vous connaissez Quant ? Oui, le moteur de recherche français, oui. Le moteur de recherche français arrosé, arrosé.
Depuis des années, on veut notre Google, on a décidé que ça allait être Quant. Vous allez sur Le Monde, si vous êtes abonné sur Le Monde, leur moteur de recherche interne, c'est Quant, on ne trouve rien, c'est une catastrophe. Bon, ces entreprises-là, sous perfusion du coup, largement, parce qu'il faut absolument financer l'innovation, n'importe laquelle, du moment que c'est français, se retrouvent avec un truc bof, qui arrose ces cadres. Il y a des gens, en fait, ils sont dans ce système-là, mais ils se mettent bien à coups de pognon, de subventions et de machins. Leur baraque n'avance pas, mais on a des secteurs, ils ne savent pas non plus quand couper les aides.
Parce que les aides, ils les donnent à qui ? Ils les donnent à des potes innovateurs, de je ne sais pas quoi, c'est un petit milieu, on s'arrose gentiment dans un petit... C'est aussi parce que l'économie européenne est fortement compétitive, dès lors qu'elle a des avantages d'innovation. On ne peut pas compétiter avec la Chine et l'Inde sur la quantité d'usines et la quantité de gens qui peuvent produire des trucs. En revanche, sur des très, très hautes valeurs ajoutées technologiques, c'est vrai que l'Europe...
Mais c'est pour ça qu'il faut investir dans la recherche et le développement, ça c'est clair. Absolument. Mais il faut que les entreprises soient responsables aussi.
Le chat réclame la prise de parole de... Non, mais je vous écoute parce que... Moi, je vais ce soir.
La vérité, c'est que moi, je ne me positionne pas des masses par rapport à tout ça. Je ne sais pas. La seule chose que je remarque, en effet, c'est l'importance d'une prise de position européenne. Et ça va être intéressant de voir à quel point tous ces sujets vont émerger pendant la campagne, voir à quel point la place d'une Europe plus forte ou au contraire, une souveraineté seulement à l'échelle nationale va permettre de se placer sur ces sujets-là. Oui, moi, je trouve ça intéressant. Je ne suis pas hyper convaincu, en effet, de la... Comment on appelle ça ? La transparence, en tout cas l'authenticité de ce discours un petit peu écologique, énergétique de Macron.
Mais non, c'est intéressant. Ok. L'hydrogène vert. Les amis, on va se jouer à conclure.
Soit on a le marché, soit on a un truc piloté. Si on a un truc piloté qui ne marche que quand les capitalistes gagnent, tu vois, et que quand ils perdent, c'est encore l'État qui perd pour compenser, pour que les capitalistes continuent à gagner, ce n'est pas le marché non plus. Je pense qu'on a compris. Oui, oui, je pense qu'on a compris où tu voulais en venir. On va passer aux cartes... Voilà. On va passer aux cartes blanches de l'émission, comme chaque semaine, mes amis. Je vous ai proposé, je vous propose, de prendre un petit peu de temps, chacun et chacune, pour me dire un truc que vous avez envie de dire.
Un conseil de lecture, un coup de cœur, un coup de gueule, un truc dont vous avez envie de parler. Tiens, Gaspar, on va commencer par toi.
Ça marche. Aujourd'hui, les amis, moi, j'avais envie de vous parler de quelque chose que vous avez peut-être vu passer dans la presse. On en a un peu parlé. C'est l'UFC, pardon. Oui, c'est ça. L'UFC, l'Union fédérale des consommateurs que choisir, qui a décidé de porter plainte mercredi contre McDonald's France. Donc, l'UFC, que choisir ? Peut-être les gens ne situent pas trop, alors je vais resituer. C'est une association française bien connue qui est chargée d'informer et de conseiller, de défendre les consommateurs. Et donc, l'UFC, que choisir, qui dépose cette plainte contre McDonald's, France, c'est important de le préciser, la dépose pour pratique commerciale douteuse.
Trompeuse, pardon. Douteuse, trompeuse, on est à peu près sur le même sujet. En gros, l'assaut accuse la marque de fast-food de signer des partenariats avec des très jeunes influenceurs pour qu'ils fassent leur pub de façon plus ou moins déguisée via leurs réseaux sociaux. En effet, ces dernières années, on a pu voir des exemples de vidéos d'enfants influenceurs qui, les yeux émerveillés, ouvrent des colis surprises de McDo avec toute la série de jouets Happy Meal dont vous vous souvenez peut-être. C'est mon nostalgie. Oui, absolument. Oui, moi aussi.
Parmi eux, parmi ces chaînes YouTube, moi, personnellement, je ne suis pas habitué à avoir ce genre de choses parce que c'est des petits algorithmes un peu vicieux ou espèces de niches où c'est surtout sur YouTube Kids que ça existe. On voit le duo légendaire, Maïa et Maman d'Amour, 600 000 abonnés, ça laisse à réfléchir, peut-être c'est une question de pseudo, en fait, tout ça, a publié trois vidéos dans lesquelles la petite Maïa reçoit par surprise des colis de la part du fast-food rouge et jaune. C'est très, très, très mignon. Il y a un an, on pouvait voir fleurir sur YouTube Kids aussi des vidéos de jeunes influenceurs qui décidaient d'ouvrir leur propre McDo à la maison.
Parmi eux, la chaîne Studio Bubble Tea qui réunit près de 1,8 million d'abonnés ou encore Swan et Néo qui réunissent 5,7 millions d'abonnés. Tout plaqué pour ouvrir un McDo chez soi. Donc, à juste titre, quand on voit que le petit Néo est habillé avec un tablier McDo et avec un merch complet de McDo, tablier, gobelet, cornet de frites, package à pimile déjà, plié de manière industrielle, c'est simple, ils sont plus équipés que le McDo en bas du studio dans lequel une bonne partie de l'équipe et moi-même allons se fournir avant chaque émission backseat. Est-ce que finalement...
Toi aussi, t'as un partenariat ? Est-ce que les parents... On a cramé, hein !
Est-ce que les parents, finalement, du petit Swan et du petit Néo n'ont pas oublié de déclarer que c'était, en effet, un placement de produit ? Oups ! Alors ça, ça met en colère, évidemment, cet asso, l'UFC que choisir. Et il y en a un autre qui n'est pas content, c'est BLM Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances et de la relance, qui a lancé une guerre aux influenceurs sur TikTok. Je ne sais pas si vous avez vu un petit peu cette volonté de repréciser.
D'ailleurs, il avait frappé un grand coup, enfin, Bercy avait frappé un grand coup en juillet dernier quand Nabila avait écopé une amende de 20 000 euros pour avoir fait des stories non déclarées en 2018 sur la promotion de services boursiers, sans jamais vraiment dire, un peu nébuleux, etc. Mais si ce qui est particulièrement horrible, et moi, ce qui me rend malade, c'est qu'on martèle à des gamins sur YouTube Kids de façon déguisée, un produit qu'on sait ignoble pour la santé. Bon, alors nous, en tant qu'adultes, qu'on consomme, pourquoi pas ? Mais vraiment, ce martelage sur les gamins, je trouve ça assez affreux. Et pour rappel, je termine avec un petit chiffre.
D'après une étude publiée par Santé Publique France, en juin 2020, plus de la moitié des publicités vues par des enfants ou des ados concernent la malbouffe sur Internet.
Merci, Gaspard, pour cette carte blanche. Et mon McDo me reste encore sur l'estomac. C'est un peu le fournisseur officiel avant Backseat. Léa ?
Déjà, je vous prie de bien m'excuser parce que je n'arrête pas de renifler. Je suis vraiment désolée.
C'est pas grave. Ça ne s'entend pas ? Non, on n'y a pas fait référence. Vous m'entendez mieux, là !
Elle est très distinguée. Vous avez compris ? Tu veux que je fasse Agnès Pagnurachier ? C'est quoi, déjà ? Rune achée. Rune achée, pardon. Je n'arrête jamais. Dis-le. S'il te plaît. Ah oui, on a permis de la faire. La ligne de production, ce n'est pas une punition. C'est la magie. C'est pour mon pays. Voilà. Ça, c'est distingué.
Il faut bien que tu parles devant ton micro, Léa.
Donc, moi, pour ma carte blanche, j'avais envie de vous parler d'un livre qui s'appelle Middle England en anglais et qui s'appelle Au cœur de l'Angleterre en français. C'est un roman de Jonathan Coe qui est donc un auteur anglais qui est une trilogie, en fait. Donc ça, c'est le dernier livre de la trilogie qui parle de pas mal de politiques et qui analyse la société anglaise juste avant le Brexit, pendant et après. Et c'est ouf. Genre, je vous le conseille. Vraiment, c'est très, très bien documenté. Vraiment super bien. Je l'ai entendu au matin de France Q. C'est pas genre ça parle des discussions en famille, des familles que ça a brisé, etc. Exactement.
Genre, c'est vraiment le repas de famille chez ta belle-mère au fin fond des Yvelines où tu vas parler de Frexit. En fait, tu te retrouves dans des situations comme ça. Les personnages sont super bien taffés, super intéressants. C'est très drôle aussi. Et pour les personnes qui s'intéressent à la politique, s'il y a vraisemblablement des personnes qui nous suivent ce soir, je vous le conseille vraiment parce qu'on est plongé en plein cœur d'une espèce de manigance aussi politique avec les Tories. Enfin, on apprend plein plein de choses. C'est brillantissime. Voilà, foncez, lisez-le, c'est chambé.
Merci beaucoup pour cette recommandation. Léa, Usul, à ton tour, ta carte blanche aujourd'hui. Oui, moi, je l'ai écrite. Oh, tu t'es inspiré de Gaspard, c'est ça ? Comme Gaspard et je me suis dit, s'il faut que je me recycle, il faut que je montre que je sais faire des trucs. Voilà, bon, alors ça, ce n'est pas pour une chronique sur Inter encore qu'on ne sait jamais comment Inter... Mais c'est un plan de carrière pour la suite. Oui, c'est important. Oui, oui, oui. Attendez, on démarre. Ma carte blanche du jour va déplaire, déranger, irriter. Je prends le risque de me faire annuler.
Cancel, comme on dit aujourd'hui. Je vais vous parler du wokisme et de la cancel culture. Cruelle ironie, ceux qui s'effraieront les premiers de la cancel culture seront les premiers
à être cancels eux-mêmes. Le piège identitaire se referme d'abord sur les plus courageux. Jean-Michel Blanquer, Brice Couturier,
Pierre Ménès et combien d'autres encore sont tombés au champ d'honneur pour que vive toujours qui une certaine idée de la République, qui de la liberté,
qui de cette grivoiserie rablaisienne de vestiaire dont les hommes ne sauraient se passer. Ils n'ont pas le même maillot mais ils ont la même passion
d'énoncer le wokisme. Ils ont le même âge, ils ont la même couleur de peau, voilà peut-être ce qu'on leur reproche. Est-il encore permis d'être un homme blanc dans ce pays ? Importer des campus américains, le wokisme nous divise,
nous enferme, nous assigne résidence. Chacun a sa place. Et ça, ça n'est pas la République. Ce repli séparatiste, celui des musulmans LGBT, des néo-féministes post-modernes, des intersectionnels décoloniaux, des étudiants en sociologie inclusive, sont en passe de devenir hégémoniques. Ces mouvements disent demander l'égalité mais ils fractionnent en réalité notre société car,
bon voilà,
je pense qu'on a le... Je le fais bien ou pas ? Non, tu le fais très bien.
Je peux prendre une chronique du coup, un peu n'importe où à France Inter, à RTL, au Point, à Express. Une vidéo de motivation. Non mais franchement, le wokisme, vous en avez pas marre ? Moi, c'est un truc que je me demande sincèrement. Moi, je l'ai écrit un peu avec le générateur aléatoire de wokisme importé des Etats-Unis qui nous sépare, machin. On sent... Ils écrivent absolument
tous la même chose. Mais tous ! Tous ! Non mais moi, j'en ai ni marre ni pavard. Je regarde ça, je regarde très extérieur. Je trouve ça curieux, effectivement, ce débat qui arrive en France. Je trouve qu'il arrive avec des gros sabots parfois, mais je trouve qu'il soulève des questions intéressantes.
Mais non mais voilà, un Thauven, Rachel Kahn, machin. C'est ça, c'est le truc des franc-tireurs là. Oh là là, ils lancent leur propre revue là, les anti-wooks. Ils font un crowdfunding pour ça. Mais moi,
j'ai l'impression d'entendre depuis trois ans la même chose.
Leur discours, c'est exactement toujours la même chose. Il n'y a aucune finesse, il n'y a rien, il n'y a rien de nouveau.
S'ils changent le mot, alors c'était islamo-gauchiste il y a un an, maintenant c'est wokisme. Il y a trois ans, c'était intersectionnel, j'en sais rien.
Il y a cinq ans, c'était encore féministe.
Et ils mélangent tout. Et puis il y a dix ans, c'était théorie du genre. Oui, théorie du genre. Et c'est la même chose. C'était comment elle s'appelle ? Comment elle s'appelle ? L'ancienne ministre de l'éducation nationale. Ah oui, la Chatevalle au BKCM qui s'en était pris plein la gueule à l'époque. Avec ses ABCD de l'égalité. Les ABCD de l'égalité, la théorie du genre, la journée de retrait de l'école, etc.
J'ai écrit ça en me disant si jamais on ne peut plus rien dire d'autre que ça, parce que moi, quand j'écoute vraiment les grands médias, j'ai l'impression qu'en fait on ne peut plus rien dire d'autre que ça, que tu as absolument 80% des éditorialistes qui font leur truc sur ce ton-là. Bon, je me dis, si à un moment, il faut que je bosse ailleurs qu'ici,
il faut au moins que je sache faire, donc on va s'entraîner. Ce n'est pas très dur, dans l'absolu, ce n'est pas très dur. J'ai même l'impression
que des personnes
très médiocres peuvent arriver aujourd'hui à se faire une carrière parce qu'ils sortent juste ça et que c'est ça qui est attendu, c'est ça qui est ronflant, qui fait plaisir aux bourgeois d'écouter le matin, ils sont là. C'est vrai que tu as une failleur ce soir. Non mais, j'en peux plus. Moi, j'aime bien quand tu es comme ça, mais c'est vrai que tu...
À ce sujet, je vous conseille un très bon article. Parce qu'après, il y a des invités. Les Invocultives ont sorti un article le mois dernier pour lequel j'avais été interviewée qui s'appelle « Qui a peur du grand méchant walk ? » et c'est un article de Myriam Levin. C'est très, très bien. C'est assez intéressant
et je vous conseille vraiment. Moi, je n'ai pas de carte blanche ce soir, si ce n'est qu'il y a un petit streamer montpellierain qui est en train de faire un live pour annoncer un événement dans lequel je serai très probablement dans deux semaines. Je vous en reparle demain. Voilà. En fait, je ne sais pas si je peux le dire ou pas parce que je ne sais pas où il en est dans son live. Bref. Le Z. L'autre Z.
Le bon Z. J'y serai. Ça a été annoncé, c'est bon, je peux le dire. Je serai au The Event dans deux semaines. Yes, let's go, ça va être génial. Voilà. Qu'est-ce que je voulais dire ? C'est la suite de notre émission. Peut-être accueillir.
Les amis, c'est la suite de notre émission et comme chaque semaine, on a décidé d'inviter une personne qui va venir nous parler de son rapport à la politique cette semaine, chers amis. J'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Chrono Music.
Salut BG. Pendant ce check, j'allais faire un petit tour.
T'allais faire un tour ? On le fera après quand on boira des bières. Comment tu vas Chrono Music ? Ça va et toi ? Écoute, ça va super bien. Très content de t'accueillir Chrono Music. Tu es un artiste complet. Tu es musicien, tu es vidéaste, tu es également écrivain. Tu viens de sortir ce bouquin. En fait, c'était le jardinier, un Polar. Un Polar que tu as sorti il y a combien de temps ? Il n'est même pas encore sorti.
Je pense qu'il sort le 29. Je me demandais s'il est déjà sorti ou pas. Il sort le 29. Non, mais les précommandes ont littéralement explosé. On est millionnaire. Beau gosse. Je suis très content que tu sois venu avec nous. Merci pour l'invitation. Ça régale. Oui, ça va. Ça va super bien. Tu es super bien sapé.
Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui ? Non, je suis comme ça tout le temps. Beau gosse. On a bossé ensemble il y a plusieurs années maintenant. C'est toi qui fais le générique, la boucle d'attente de mes émissions habituelles. Tu as également fait des musiques pour Usul avec qui tu as travaillé.
Tout à fait.
Ouvrez les guillemets et ouvrez l'Elysée. Tu as fait les deux et tu as bossé pour tout un tas de potes. On ne va pas les énumérer.
Oui, c'est le népotisme.
Complètement. C'est un petit milieu. Écoute, écoute, chrono, merci encore d'être là. Tu sais que tu es dans une émission politique.
Je le sais.
Tu t'y es préparé ? Tu as un peu d'appréhension ?
J'ai lu tout la politique avant de venir. C'est quoi ton rapport à la politique ? J'aime bien. C'est vrai ? Non. Non. Je suis belge. Oui. Ce n'est pas une excuse. Si, quand même, je trouve. Pourtant, c'est intéressant
la politique en Belgique.
Oui, il paraît. C'est les Français qui disent ça souvent. Les belges.
Sont vrai d'accord.
Je ne sais pas, je crois qu'il y a quelques belges qui sont politisés quand même. Oui, il y en a deux, trois. Et toi, ce n'est pas ton cas ? Si, tous les jours, je suis de gauche. Je me lève, je ne pense qu'à la gauche. Je me dis, qu'est-ce que je peux faire là ? Pour la gauche. Pour la gauche. La vraie gauche, pas la fausse. Oui, c'est pour ça que tu as fait le générique d'Ouble les guillemets.
On attend quand même. Éduis le boss. Est-ce que dans ta famille, quand tu étais jeune, est-ce que ça parlait de politique ? Est-ce que c'est des sujets que tu as abordés ?
Jamais.
Jamais ? Toi, c'est un truc assez extérieur. Oui. Est-ce que tu l'as découverte à un moment, la politique ? Est-ce qu'il y a eu un événement ? Oui, j'ai rencontré un Français. Tu as rencontré un Français ?
J'ai pris l'apéro avec un Français. Ça a pris 15 secondes. On a compris, la politique. Tu trouves que les Français parlent beaucoup de politique ? Tout le temps, mec. Tout le temps, la gauche, la droite et tout. Gauche et droite. Moi, j'ai appris ça en venant ici. Sérieux ? Oui. Non, c'est marrant.
C'est un peu le sketch de Mister V. Ah ouais, tu ne serais pas de gauche.
Je ne suis pas pas lequel. Alors comme ça, tu mets un masque, c'est de droite ? C'est un peu ça. Moi, j'ai cette impression-là. On politise tout. On politise tout tout le temps. Pour moi, c'est omniprésent chez vous. Et tu trouves que c'est une bonne chose ou une mauvaise ?
Je m'en fous.
Ok. Ouais.
D'accord. C'était bien de l'inviter, moi, je trouve. Et nous,
on parle du bouquin.
Il n'y a pas un côté un peu cliché où les Français, tout est politique, tout est manifestation, tout est insurrectionnel en permanence. C'est des clichés qu'on entend à l'étranger. C'est pour ça que je le disais.
Ouais, je ne sais pas. J'avoue que je ne parle pas trop des Français quand je suis chez moi. T'as honte. Mais, ouais, moi, c'est vraiment le sentiment que j'ai eu, en tout cas, tu vois, que c'était très politisé. Mais, à titre personnel, moi, je le prends vraiment comme vas-y, c'est votre... Il y a des gens, c'est le foot, la musique et tout. Je vous, vous êtes tous...
Ah ouais, le foot aussi. Le foot aussi, c'est vrai. Mais la politique, beaucoup. La politique, beaucoup. Là, t'as remarqué qu'il y avait une présidentielle qui arrivait ? J'ai remarqué. Est-ce que tu suis ça ? Même de loin ? Ou pas ? Je regarde toutes les vidéos du Zul.
Ouais ? Non, mais c'est vrai.
Ta source d'information principale sur l'actu, c'est Internet ?
Ouais, je n'ai pas de source principale de... Tu ne regardes pas la télé, tu n'écoutes pas la radio ? Non, voilà. Je scrolle sur Twitter et je vois les polémiques chaque jour. Et alors, tu en penses quoi ? De ces polémiques permanentes ? Je suis diverti à fond. Je clique, je like, je retweet. Donc toi, ça t'amuse ? Ouais, c'est le bordel. Est-ce qu'on t'a déjà cancel sur Twitter pour des blagues limites ? Parce que toi, pour resituer, pour les gens, tu as une chaîne YouTube où tu fais de la musique, il y a un côté un peu didactique puis il y a un côté très ludique aussi après où tu vas faire des morceaux. Mais tu es aussi un entertainer de Twitter. Tu balances beaucoup de conneries.
Je suis un sombre tweetos. Voilà. Et TikTok aussi. C'est une question
que tu te poses des fois jusqu'où je peux aller avant d'être cancel et de me manger une... Allez,
juste une shitstorm quoi. Juste une petite shitstorm. Est-ce que tu t'en es pas pris jusque-là, j'ai l'impression ? Je crois qu'une fois, il y avait des Asiates qui n'étaient pas contents parce que je faisais des vannes sur les Asiates. Ils n'étaient pas contents. Et c'est la seule fois
que ça t'est arrivé ?
Je crois que ouais. Je crois que sinon, on ne m'a jamais rien dit. Mais en même temps, je fais des vannes. Ah, tu fais des vannes H24. Donc effectivement,
c'est dur de te prendre au premier degré. Donc je ne vois pas exactement l'angle d'attaque. Oui,
tu es plutôt shitpost que shitstorm. Oui, je suis plutôt shitpro. Le bon mot. Mais c'est vrai, je suis plus dans ce truc de voilà, on est là, on fait des blagues mais on ne fait pas des blagues. Si, on dit ouais, Macron, on connait ou quoi ? J'ai fait dos. Pas ouf.
Tiens, d'ailleurs, en parlant de Macron, quand tu vois le président de la République débarquer sur YouTube avec Malfoy et Carlito ou sur TikTok ou des trucs comme ça, ça te parle ou pas ?
Moi, je me dis quand je pense à tous les gamins de 14 ans qui vont voter Macron.
C'est bien, ouais.
C'est pas... Tu penses qu'ils vont voter leurs parents ? Je pense. On sous-estime l'influence des enfants. Non, mais en vrai, t'as raison en plus.
L'influence des enfants... Il n'a pas raison, il dit n'importe. Il dit n'importe exprès, il lui dit pas t'as raison, je ne l'encourage pas. Je suis des connes, mais non, il y a des enquêtes qui ont montré que les enfants ont une influence sur le vote de leurs parents. C'est vrai ? Ouais. Mais tu crois qu'il les a vues les enquêtes ? Peut-être.
C'est parce qu'il a une cravate, tu lui fais confiance, tu prends les trucs. Tu votes en Belgique du coup ou pas ? Je n'ai pas le choix, chez nous c'est obligatoire. C'est ça, et donc du coup, t'es forcé d'être politisé en quelque sorte ? Oui. Pour de vrai, tu votes à l'aveuglette du coup ? Oui. C'est vrai ? Ouais. On a un truc, c'est Plotivitilote. Tu connais ? Non. C'est Plotivitilote, test une vie crotte. Et c'est vraiment un truc de belge ? Attends, en français, c'est pique et pique et go les grammes. Ah oui, voilà, c'est ça. Et vous, c'est quoi la version belge ? Plotivitilote, test une vie crotte. C'est extraordinaire.
Mais vous le faites dédié à la politique du coup, il y a un espèce de truc pour la politique. Ah non, mais ça, c'est juste moi, je crois. Je crois que c'est pas une tradition belge, je pense. Non, mais tu penses, ça, ça, ça va. Est-ce que tu crois que tu es des potes qui pourraient être désintéressés au complet de la politique et du coup, qui votent vraiment par pure obligation parce que le vote obligatoire, ça a été une question parfois en France. Là-dedans de ouf, tu vois, on est obligé,
sinon tu as une amende. Ouais, c'est ça, j'allais te demander puisque nous, en France, on n'est pas habitués. D'ailleurs, il y a un débat en France, faut-il rendre le vote obligatoire ? Avant de te demander ce que tu en penses, c'est combien l'amende ?
Je ne sais plus, je crois que c'est 400 balles.
Ah, c'est pas mal, personne ne la paye, l'amende non plus parce qu'en toute façon, l'État Belge n'a pas les moyens d'aller chercher le pognon pour tout le monde. En fait, c'est un peu une fausse solution. Tu as déjà payé une amende, toi ? Non, mais je vote. Ouais, parce que tu votes du coup. Non, c'est marrant. Et tu es pour ou contre le vote obligatoire ? Tu penses que c'est une bonne idée ? Je ne sais pas, moi, je ne suis pas président. Non, mais parce que si tu votes, ta pique et pique et collégramme, tu vois, genre, je ne sais pas.
Ah ouais, je pense que l'abstention, c'est cool que tu puisses ne pas y aller. Il fait beau le dimanche, tu vas aller à la pêche et tout. Vas-y, tu vois. Je trouve ça cool. Je trouve ça plus chiant que ce soit obligatoire. Non, mais en vrai, je laisse Jean-Claude.
Non, mais je ne sais pas, vous êtes pour ou contre le vote obligatoire, vous trois d'ailleurs ?
Non. Je n'ai pas l'impression que c'est en rendant la chose obligatoire que tu vas intéresser les Français à la politique parce que si... De toute façon, ils y sont, je pense, dans l'intérêt à la politique. Ah bah, grâce à Baxi, toi, oui. Non, je pense que c'est juste... Bah oui, déjà. Et puis, je pense, ouais, ce qu'ils font, qu'ils ne votent pas, ce n'est pas qu'ils ne sont pas intéressés par la politique parce que je pense que c'est clair qu'ils sont intéressés par la politique. Ouais, je pense juste qu'ils n'ont pas un cul, quoi. Ouais. Ils se disent, vas-y, mon dimanche, il fait beau, je vais faire des trucs, je ne vais pas aller faire...
Ça ne sert à rien d'autant souffler d'un cul dans le cul d'un âne. C'est vrai, ça c'est sympa comme activité alternative. Non, désolé, je ne suis pas allé voter, je suis en train de souffler dans le cul de mon âne. Ça a le même effet. Ça, c'est valable comme excuse parce qu'il y a quand même des exceptions. Je ne sais pas, je crois que tu payes quand même l'amende si tu dis que tu faisais ça chez nous. peut-être, vous foutez de ma gueule, non ?
Du tout.
Et qu'est-ce qui t'a donné envie d'écrire un polar ?
C'est un genre très politique, tu sais.
C'est vrai ? Il faudrait que je sais ce que que tu fasses une vidéo là-dessus. Tu pourrais peut-être prendre un exemple. Analyse de livre. J'ai toujours bien aimé écrire de la merde et voilà.
C'est vraiment marrant, je n'ai pas encore tout lu. Je l'ai reçu. Ah, tu l'as reçu ? Je l'ai reçu. Mais non. C'est-c'est.
Comment ça se fait ?
Par la poste, quoi.
Allez.
Oui. Et donc ? Tu l'as envoyé aussi, je crois. Mais vous l'avez reçu ? Je ne l'ai pas encore reçu. Mais c'est ça, moi, je dois l'a dit. Comment ça se fait que tu l'as reçu ? Tu mens. Après, je n'ai pas ouvert, ça se trouve, c'est le bouquin de Viktorovitch que j'ai reçu. Oui, je pense que c'est ça. Parce que moi,
j'ai reçu un colis, je suis censé les dédicacer là. Ah. Et avant de les envoyer, j'ai des trucs préaffranchis. Ah oui,
j'ai reçu un truc, je me suis dit c'est un bouquin, puis après je partais, donc je me suis dit ça va être le truc de le chronomusique. Mais du coup, non, c'est pas sûr. Mais j'ai lu les extraits qu'il y avait sur Twitter, j'ai lu les pages entières parce que t'es annoté, t'as été annoté par le compte Twitter Popesi. Tout à fait, le boss.
Qui est, je ne sais pas, il est prof de lettres ou quoi le gars. Et il a fait des notes
de bas de page, mais c'est encore plus turbo débile de rajouter un mec sérieux derrière qui vient faire des notes genre c'est sérieux par dessus un truc qui est manifestement débile. Mais c'est débile bien, moi, de ce que j'ai lu, ça fait penser à des proches, quoi. Allez, on y va, on y va.
Clairement, je ne dis pas les choses parce que sinon, je serais dans la merde. Évidemment, tu serais conçelle. Avec Coluche et Philippe Coutou. Exactement.
Mais bien sûr. Mais il y a ce côté-là de je me laisse entraîner par ma plume, je digresse, je dis de la merde, je fais une référence à ça et tu le lis, c'est de la forme pour la forme, quoi. C'est vraiment, évidemment, l'histoire. Ah,
mais c'est que des beaux mots. Moi, l'éditeur m'a dit il met des mots. Alors, comment t'as trouvé un éditeur ? C'est Popesi. Ah, c'est lui qui t'a trouvé ça ? Ouais, il m'a dit, tu veux le publier ton truc ou pas ? J'ai dit, il y a un biais à faire. Parce que si j'ai bien compris, tu l'as écrit à chaque fois parce qu'en plus, il y a un côté, c'est l'artiste, il y a un côté,
c'est une performance parce que t'as écrit ça. Oui, oui, oui, oui. Tu vas nous lire un passage, il y a Horty dans le chat qui te dit trop stylé Hitman. C'est une performance parce que t'as écrit ça. Biso Horty. En fait, c'était le jardinier aux éditions Lapin écrit par Chronomusique illustré par l'Abbé. Ça coûte 16 balles et c'est disponible du coup bientôt. Est-ce que tu veux nous lire un extrait ? Mais on est d'accord que t'as écrit ça en live avec ton chat à chaque fois. Non, t'as pas envie. Et tu l'as écrit avec ton chat d'ailleurs.
Oui, je l'ai écrit en live. Alors par contre, j'ai fait ça avec des copains. C'est génial. Donc, je vais en oublier sûrement mais j'ai plein de copains devant Horty qui sont venus écrire avec moi en live. On faisait des petites sessions deux heures. On écrivait et puis avec le chat et tout. Le chat, les gens qui me suivent, c'est des génies.
D'ailleurs, ils sont remerciés à la fin du bouquin. Il y en a une palanquée
qui est remerciée à la fin du bouquin. C'est bien,
ça fait des pages en plus pour pas cher. Oui,
c'est ça. Moi, on m'a dit il met des mots.
Comme ça, ça fait épais quand même.
Plein de mots.
Ça fait épais, on dirait un vrai livre.
Oui, mais c'est un vrai livre. Par contre, je ne peux pas te laisser dire que ce n'est pas un vrai livre.
Non, je ne le dirais certainement pas. Non, t'en veux pas. Je vais en revenir à ce qu'on disait un petit peu de temps. On parlait d'humour, on a fait des blagues sur des proches, etc. Est-ce que tu penses qu'il y a un humour en politique en France en ce moment ? Ou est-ce que tu as l'impression qu'il y a un politique moins correct comme beaucoup de gens qui trouvent que c'est plus drôle, on ne peut plus rien dire, etc. Vous pouvez répéter la question ? Parce que toi, tu fais des blagues sur la politique. Tu fais des vannes sur la politique. Tu l'as dit toi-même tout à l'heure. Tu parles de Macron, tu parles de Le Pen. Tu n'hésites pas à y aller. Est-ce qu'on t'a déjà fait chier avec ça ?
Est-ce que tu as l'impression ? Non,
on ne m'a jamais fait chier avec ça. Mais je pense que les gens savent que je suis belge. Moi, je suis dans une espèce de parodie d'humoriste politique. Mais je pense que les gens savent... Je ne sais pas, il y a des humoristes politiques. Je ne sais pas, je pense que après, est-ce que tout est politique ou pas ? Il y a Haroun. Haroun, moi, je le trouve très politique. Oui, il a fait 1h30 sur la présidentielle. Oui, mais même quand il ne parle pas de... Il est très politique. Il est très... Voici mes opinions, voici machin, ce n'est pas Éric et Ramzy que je préfère un peu.
Mais est-ce que tu n'as pas finalement un humour qui est très, comment on dit, génération Z, le truc de cette espèce de désespoir voilà, l'humour comme pudeur pour le désespoir.
L'humour cynique, oui. Vaut mieux rire de tout parce que de toute façon, c'est désespérant sinon...
Est-ce qu'on montre son cul pour cacher son cœur ? C'est la question. Et tu vois, ça, c'est toi, ça. Ça, c'est moi. Ça, c'est toi. Et quel cul ? Et quel cul ? Tu le montres quoi ? Ton cul ou ton cœur ? On va essayer de faire un peu des deux.
Il y a des gens dans le chat qui voulaient savoir si tu as déjà été victime de racisme en rapport à ce que tu disais tout à l'heure sur les blacks, sur les Asiates.
C'est... Je ne sais pas comment le dire. Non, tranquille.
Tranquille ? Tu n'as pas des hordes de deux mecs d'extrême droite qui ont débarqué dans tes mentions ?
Non. Pour te faire de la réflexion, tant mieux pour toi en vrai. Non, c'est juste, c'était bizarre. Genre, j'étais dans un bled en Belgique, c'est germinal le bordel. Et genre, j'étais le seul Asiate dans ce truc. Il y avait moi, mon padrier, mon petit frère. Il n'y a personne d'autre. Donc ça, c'était forcément tu t'expliques à un gamin que la Corée, ce n'est pas en Chine. Tu vois, c'est compliqué. Et c'est tout. C'est de l'ignorance. Je n'ai jamais eu des gens méchants. C'était juste des gens qui ne comprennent pas. Ou tu sais, ils ont une ref, ils ont vu un Asiate, c'est Bruce Lee. Toi, tu es Bruce Lee. C'est normal. Je suis le genre. Mais vas-y, c'est...
Il y a encore les brux qu'ils n'avaient pas vu Squid Game. Ah ouais, non. Il y a Gaspard. Sans trop de... J'ai l'impression de ne pas trop marcher sur des gens en disant ça. Je te sens assez désabusé de la politique. Qu'est-ce qui t'a rendu comme ça, tu crois ? La politique ? Mais est-ce qu'il y a un événement particulier ? Est-ce que c'est plutôt la politique belge ? Est-ce que c'est la classe politicienne européenne ? Est-ce que c'est la classe politicienne globalement ? Non, je crois déjà qu'il y a une... Je te dis, pour moi, c'est culturel. Genre en Belgique, en tout cas, moi, dans ma famille, ce n'était pas vraiment un sujet. C'était un sujet de vieux qui s'embrouillent.
Et voilà, tu vois, flemme. Parce que justement, tu disais que finalement, quand tu regardes les vidéos du Zul, ouvrez les guillemets, etc. Parce qu'il est beau. Moi, je regarde pour la plastique. Non, mais justement, il y a aussi ce côté peut-être un peu... Comme beaucoup de monde. Ouais, je pense. Il y a ce côté aussi un peu d'entertainer sur les vannes, sur la culture très web, etc. Est-ce que c'est quelque chose... Est-ce que ça peut te faire pencher d'un bord politique ? Tu crois justement avoir cette facilité, cette accessibilité, cette emprise des codes du web qui n'est pas forcément présent sur tous les bords politiques aujourd'hui sur Internet ? Je n'ai pas compris ta question.
Très simplement. Moi non plus, je dois t'appeler. Très simplement, est-ce que avoir un show comme ouvrez les guillemets, ça te permet, tu crois, ça peut te faire pencher d'un bord politique parce qu'il y a cette accessibilité avec ce côté des codes du web que toi, tu cultives aussi beaucoup versus... Est-ce que tu es influencé par Usul ? Est-ce que tu penses que Usul pourrait te faire... Est-ce que OLG pourrait te faire pencher vers OLG ou un autre ? Je prends l'exemple parce que tu as cité Usul. Finalement, tu consommes du contenu politique. C'est ça que je veux dire. Est-ce que tu sens que ça te politise ou pas ? Non, pas trop. Non, je ne regarde pas avec... Ouais, de distance.
Non, c'est par intérêt aussi. Tu vois, je trouve ça intéressant mais je trouve ça intéressant à regarder. Je ne trouve pas ça intéressant à participer. C'est fatiguant à participer. C'est drôle à commenter. Oui, c'est rigolo. Mais c'est vrai
que c'est une comédie humaine. Mais tu vois, on parlait de rapport familial. Toi, tu as perçu ça comme un truc de vieux qui s'engueule. Moi, j'ai grandi avec la politique sous l'angle de l'humour. Mon père était très dépolitisé. Par contre, à 20h pile, quand le JT commençait, c'était mécanique tous les soirs. Il prenait la télécommande, il appuyait sur le bouton 4 et c'était le début des guignols. Ah oui, les guignols, c'était incroyable. Le début du JT, c'était le signal qu'il fallait mettre canal parce que les guignols commençaient. Et j'ai grandi avec les guignols de l'info. J'ai grandi avec l'idée de la comédie humaine qu'en fait, tout ça, c'est des marionnettes.
Tout ça, c'est des gros coups. Tout ça, en fait, il faut en rire. Et plus tard, j'ai grandi avec Coluche, avec des proches que mon père m'a fait écouter et que je connais tous absolument par cœur. Et j'ai compris bien plus tard que ça a été une porte d'entrée pour moi dans la politique, l'humour en politique. Et en fait, pour moi, c'est super important d'avoir commencé par ça parce que ça m'a formé très jeune une espèce de carapace autour du politique pour pas que ça rentre trop non plus. Il y a un côté, ça reste quand même une comédie humaine.
Des proches, moi, j'ai saigné de ouf. C'était probablement le truc que j'ai le plus lu quand j'étais gamin, tu vois, c'était vraiment le... Moi, ce que je trouvais... Les livres de des proches sont incroyables. Regarde. Mais ouais, moi, c'est plus le goût du verbe, c'est plus le mot que je trouvais fascinant puis l'absurde, le machin et tout. Mais pas le côté... Vraiment, pas le côté politique. Enfin, moi, je ne ressentrais pas ce côté politique. En même temps, chez des proches,
le côté politique, il est... Justement, il est très présent quand même. Il est présent, en même temps, des proches, il ne veut pas se situer. Il est à la fois anti-mec de droite, anti-communiste, anti... Et lui, il est là sur l'ironie de l'âme,
la tristesse, la noirceur, la mort, le rire, la vie, la joie.
Ouais, c'est vrai. Mais il ne prend pas trop partie des proches.
Non, voilà, c'est ça. Mais je pense que moi, il y a ce côté... Enfin, ce que je retrouve chez lui, c'est le côté genre... Pourquoi on s'embrouille là-dessus ? Je crois que c'est Navo qui disait ça. Et Navo, il disait... En vrai, si on veut s'embrouiller, on a la mort et ça nous occupe. Tu vois ? Genre, pourquoi on se casse la tête avec des détails ? Tu vois ce que je veux dire ? Pour moi, il y a ce côté-là chez des proches, le genre, vas-y, c'est... Est-ce qu'il y a des gens qui t'inspirent en politique ? En politique ?
Genre Xavier Bertrand.
C'est le péteur, ça ? Le prouteur. Le prouteur. Xavier Bertrand, le prouteur. Bah, lui... Ouais. Mais sinon...
Non, donc il n'y a personne... Je ne sais pas, même des personnes... Pas forcément des responsables politiques, donc ni des élus, ni des candidats, mais des personnes qui ont pris des positions que tu as trouvées courageuses. Des gens qui s'engagent, des personnes engagées dans des combats personnels. Parce que tu es musicien, on l'a dit tout à l'heure, ça peut être des rappeurs. Du rap engagé, du rap conscient, il y a des gens qui ont dit des textes, qui disent des choses dures, très vraies, très violentes, sur une réalité sociale vécue par énormément de gens. Il y a des artistes qui t'ont touché dans des combats qu'ils ont menés.
Ouais, moi j'ai fait une vidéo sur Despoiroutis, mais Despoiroutis, pour moi c'était un rappeur qui était archi engagé, mais qui était engagé, je ne sais pas comment dire, dans une espèce de quête de la vérité, plus que dans un combat politique. Enfin après, si tout est politique, alors ça... Oui, si tout est politique, on peut toujours engager ça, mais ouais. Mais pour moi, c'était plus un côté, il était... En fait, j'ai envie de dire que c'était un peu un activiste relativiste. Tu vois, c'est genre, il voulait que tout le monde soit relativiste et prenne du recul sur son truc et tout ça.
C'était ça, tu vois, parce qu'en gros, il faisait des punchlines qui choquaient dans tous les sens et ça veut dire, lui, il était de la banlieue. Renaud, d'ailleurs, il l'est toujours, Maestro, il continue sa carrière et tout, tu vois. Mais avec ce profil-là, il taclait les... Il va faire des phrases sur Jacques Chirac à l'époque, machin et tout. Et puis, à côté de ça, il va dire, il va critiquer des comportements des banlieues, etc. Et il va le faire toujours avec une espèce de violence qui t'oblige, en fait, à prendre du recul. Et ça, je trouvais ça intéressant.
Mais sinon, je ne sais pas, les chansons qui disent voilà, il y a des pauvres dans le monde, ça fait chier, je suis en mode bouillé.
Je ne voulais pas trop t'emmener là-dessus, mais c'est vrai qu'en France, on a une culture assez contemporaine du rap sur les enjeux des banlieues. On se souvient, c'était en 2005-2006, Sniper passait en direct sur MCM des titres qui mettaient la misère à Nicolas Sarkozy. À l'époque, petit ambitieux, trop prétentieux, tu vas détruire. C'était des trucs... Mais à l'époque, dans le rap, si tu ne chiais pas sur Sarkozy... Kenny Arcana, rap révolutionnaire, tu vois. Est-ce qu'il y a un rap en France qui a une voix politique qui porte ?
Là, maintenant, je pense que c'est un peu dead, tu vois. Je suis comme toi, j'ai l'impression que c'est un peu dead, oui. On va reparler de sucer leur bite, ils ne parlent pas de grand-chose. Oh là là ! Oh là là !
40 ans de la tente ! C'est fiat sûr !
J'ai écouté l'autre fois un rappeur assez récent et je me disais mais ce n'est pas possible, les parents, ils sont vénères ! Mais est-ce que sucer une bite, ce n'est pas politique ? Est-ce que ce que Chrono Music fait avec du pipi-caca, pour ne pas vouloir parler des trucs ? C'est politique ! Eux, quelque part, ils ne font pas ça avec suce ma bite, etc. Non mais, et que ce n'est pas le même désespoir au fond. Oui, ce n'est pas faux. Finalement, quand on y pend... Mais moi, j'ai connu comme Jean un rap très engagé, j'ai connu Aya, un qui est archi-engagé. Mais d'ailleurs,
ça a participé à ma conscientisation. La musique a participé à ma conscientisation à un âge assez jeune. En plus, je devais avoir presque 14 ans, c'était un moment important. Mais tu as fait une vidéo d'ailleurs sur le rap, sur un style de rap un peu particulier, très bling-bling.
Ah, il y a Médine qui n'est pas mal.
C'est du dos il y a plusieurs années maintenant. Ah oui,
mais c'était les clichés sur le rap et ça parlait de ce truc-là où le rap, on le résumait un peu à ce côté bling-bling et tout. Et c'est vrai que c'est sûr qu'il y a ce côté où la partie du rap qui a le plus survécu, c'est celle qui s'est le mieux adaptée à son environnement et son environnement, c'est la société R. Donc, voilà, tu vois. Genre le rap révolutionnaire, par essence, si la société ne change pas, il a vocation à disparaître. Et le rock révolutionnaire aussi. Oui, tout se casse la gueule, tout fout le con, ma bonne dame.
Tu penses que les artistes ont raison de s'engager en politique pour ceux qui le font ?
Je ne sais pas, je ne pense pas.
Oui, ce n'est pas forcément
leur rôle ou leur place ? Je ne sais pas, en fait, ils font ce qu'ils veulent, mais moi, non. Moi, je suis plus dans le truc de... En fait, dis bonjour à ta boulangère déjà. C'est politique ça. Oui, voilà, mais fais ça, tu vois. Fais ça. C'est le vivre ensemble, c'est faire société. C'est politique. Oui, pour moi, c'est ça. Mais c'est juste parce que je me dis, vas-y, qu'est-ce que tu peux faire ? Qu'est-ce que tu peux faire là maintenant ? Tu vois, tu peux être sympa avec les gens.
Oui. On va passer à la séquence suivante de l'émission. Tu restes avec nous, Chrono Music. C'est parti pour le quiz à la con. Le quiz à la con, les amis. Chrono, tu vas jouer avec nous. Il s'agit d'un jeu. Je vous pose une question. proposition de réponse et vous devez trouver la bonne réponse. Sachant que cette semaine, l'équipe formidable qui prépare le quiz à la con a décidé de faire un thème musical. Oh là là. En ton honneur. Première question de ce quiz à la con ce soir, les amis. Un des hymnes de campagne de Jean-Marie Le Pen utilisé en 1997 était réponse A. We will rock you. Réponse B. Un hymne avec tambour et cuivre. Réponse C. La musique d'un Bollywood ou réponse D.
Un zouk endiablé. Le chat. Vous votez vous aussi. Parmi ces quatre réponses, les questions... En quelle année, t'as dit ? Ah ouais. En 1997, c'était les élections législatives après la dissolution. Jean-Marie Le Pen avait une musique pour sa campagne. Laquelle était-elle parmi ces quatre propositions ?
Ça pose problème, d'ailleurs, il y a eu l'utilisation de YMCA par Trump, Queen aussi. Je crois que c'est Queen, les ayants droit, qui avait porté plainte.
Tu m'étonnes.
Parce que Trump l'utilisait dans...
Trump l'utilisait ça. Pareil, il y avait la manif pour tous à Paris en 2013 qui diffusait du Queen. Ce qui, dans le genre bien dégueulasse, se pose-là quand même. Freddie Mercury comme ça, à fond dans les enceintes avec des jeunes qui rassent avec des drapeaux contre le mariage pour tous. C'était un bon moment. Il y avait Ronald Reagan dans les années 80 qui avait pris Born in the USA. Vous savez, c'est plus éclaté de Bruce Sincene. Sauf qu'en fait, ils avaient juste pris le refrain parce qu'ils trouvaient ça bien patriotique. Ils n'avaient juste pas écouté les paroles. C'était un chant anti-guerre du Vietnam. Ils s'en sont rendu compte en train de l'arrivée. C'est une histoire.
Bref, on revient sur la question. En 1997, Jean-Marie Le Pen, il avait une musique. Qu'est-ce que c'était selon vous ? Réponse A, We Will Rock You. Réponse B, un hymne avec tambour et cuivre. Réponse C, la musique d'un Bollywood ou D, un Zouk en Diablé. Les gens qui ont préparé les questions, ils se sont dit à faire un truc musique parce qu'il y a chronomusique. Et ouais, c'est pour ça que je leur ai dit merci. Pas con, pas con. Alors, vos réponses ? We Will Rock You. Ça matche bien avec les gars. We Will Rock You, réponse A. Réponse A aussi, Usul. Moi, je vais donner la bonne réponse. Alors, pas encore du coup. Chrono, ta réponse ? Moi, je dis un Zouk. Toi, tu dis un Zouk, réponse D.
Et toi, tu dis un Zouk aussi. Toi, tu dis un Zouk et c'est la bonne réponse. Effectivement, c'était un Zouk en Diablé. En Diablé. C'était un Zouk en Diablé. Il n'y a pas d'extrait. La Régie peut nous passer un petit extrait. C'est réel, je me souviens. C'est réel. Je suis bien contente de ne pas me souvenir. Ça va arriver, ça va arriver. ne vous inquiétez pas.
Oh mon Dieu.
Banger. Je pense qu'ils avaient vendu des petits vignes. Ils avaient peut-être vendu des petits CD, des petits vignes. Donc, avec Jean-Marie, qui était un Zouk, tout ce qu'il y a de plus, Zouk en Diablé. Tu connaissais la réponse ? Ou tu as deviné ?
Non, mais j'ai regardé la réponse du chat. Le chat, j'ai trouvé le chat d'ailleurs. Vous pouvez écouter le peuple. Bravo, le chat. Ça, ça se slow and reverb chaque jour.
Question suivante de ce club, de ce quiz à la con. Attends, elle est où ?
Je me suis trompé de doc, c'est pas le bon doc.
Le bon doc, il est là. Pardon, excusez-moi. Quel célèbre chanteur apparaît dans le clip du fameux lip-dub de l'UMP ?
Ah bah, je sais.
Si vous connaissez la réponse, je ne la donnais pas. Est-ce que tu connais le lip-dub de l'UMP ? Oui. Est-ce que tu t'en souviens ?
Je pense que... Tu connais la mode de lip-dub ? Il connaît,
il connaît.
Oui, je pense que je l'ai. Ceux qui veulent changer le monde de l'UMP. Ça a déjà quelques années. Ah, 2007. Ça a marqué les esprits.
2007, ouais, ouais. Alors, quel chanteur apparaît ? Est-ce que c'est réponse A, Alain Souchon ? Réponse B, Michel Sardou ? Est-ce que c'est Alain Souchon sur une plage ? Est-ce que c'est Michel Sardou avec un drapeau français ? Est-ce que c'est Gilbert Montagnier au volant d'une bagnole ? Ou est-ce que c'est Johnny Hallyday sur une moto UMP ? Le chat, vous votez, vous me dites ce que vous en pensez. En haut d'un manche de guitare. Souchon, il n'aurait jamais fait ça.
Que ce soit Gilbert Montagnier au volant d'une voiture, ça me... Franchement, Souchon, il n'aurait pas fait ça.
Souchon, il n'aurait pas fait ça. Non, c'est avec de gauche.
Il avait même soutenu Arlette Lagnier. Non,
il y avait, comment il s'appelait ? Il a fait une chanson sur Arlette Lagnier. Oui,
parce qu'il l'aime.
Il y avait une chanteuse qui soutenait Sarkozy aussi qui avait fait un moment très gênant. Mireille Mathieu, le soir de sa victoire. Au secours. Tout le monde est là C'était des grands moments parce que c'était le début du petit journal de Yann Barthes aussi où il mettait ça en exergue. Il y avait qui d'autre comme artiste qui avait soutenu en 2007 ?
Il y en a un qui soutient le RN.
Comment il s'appelle ? Doc Gineco qui avait soutenu Nicolas Sarkozy.
Qui était encore bien frosé.
Il s'est bien fait chier dessus. Il y avait Ségolène Royal qui était soutenu par...
Tu m'étonnes, il ne l'avait pas volé.
Merde, la personnalité... Yannick Noah.
Ah oui, ça va.
Yannick Noah venait chanter pieds nus sur les meetings de Second Royal. Faudel,
il y avait Faudel. Il y avait Faudel. Doc Gineco évidemment. Mais Doc Gineco il avait des problèmes fiscaux. C'était ça l'histoire. Ah c'était pour régler les problèmes fiscaux. Il avait des problèmes fiscaux et on pouvait s'arranger si éventuellement il venait au meeting. Oui, Gims.
Gims qui a soutenu Pécresse. Extrêmement gênant ce moment-là. C'est compliqué pendant les régionales. Gims qui a soutenu Pécresse. C'est compliqué. Parce qu'en fait il ne soutient pas Pécresse. Il soutient la région. Il dit merci la région. Il a fait une vidéo un peu gênante où il dit merci la région parce qu'en fait la région a soutenu un festival de musique qu'il a organisé pour les jeunes dans les quartiers et un truc un peu chelou. Et en fait l'équipe de Pécresse l'a forcé un peu à dire merci Valérie Pécresse genre meilleure meuf et tout en pleine campagne régionale mais tu sens qu'il n'était pas chaud. Enfin c'était très bizarre. Un espèce de soutien pas assumé. On peut le voir ça ?
Ça se retrouve sur internet et il paraît que la prise ils l'ont fait plein de fois parce que vraiment Gims il est trop gêné il ne sait pas trop quoi dire. Vous l'aviez trouvé. Gilbert Montagné au volant d'une bagnole la région vous pouvez montrer un petit extrait rapide. Tu ne nous as pas demandé j'ai pas eu mon point alors que je savais. Je ne sais pas c'est la région qui a balancé la réponse alors qu'il ne fallait pas. Donc voilà. Et c'est souvent Gilbert Montagné au volant d'une bagnole. Mais les ayants droit avaient pété un câble sur cette chanson.
Les ayants droit de la musique avaient pété un câble la SNCF avait allumé la gueule de l'UMP parce qu'ils n'avaient pas demandé l'autorisation pour filmer dans le train. La SNCF avait dit non, ne faites pas ça. Bon, demain je dis ça mais nous pour la bande-annonce de Backseat on n'a pas demandé l'autorisation à la RATP. On vous embrasse à la RATP. Donc voilà. Troisième question de ce quiz à la con les amis. Quel était le slogan de la campagne des élections cantonales en 2004 de Fabien Roussel ? Fabien Roussel qui sera notre invité.
Le fameux. Celui contre qui je vais débattre.
Non parce que tu seras plus la question que tu es prouvé. Fabien Roussel donc en 2004 il était candidat aux élections cantonales. il avait un slogan c'était je vote communiste et réponse A et je milite réponse B et je t'emmerde réponse C et je suis jeune et réponse D je vote communiste je ne sais pas trop pourquoi mais bon.
Le dernier est marrant quand même. Quel est le rapport avec la musique du coup ?
Ok, là c'est Fabien Roussel c'est le contexte Fabien Roussel qui sera notre invité tout à l'heure.
2004 attends il a quel âge aujourd'hui Fabien Roussel 45 ans à tout pété 45, 50, 50 du coup il devait avoir peut-être 30 donc ça peut être la C
Fabien Roussel il a 52 ans aujourd'hui tu l'as rajeunie ça lui fera plaisir oui donc ça fait il avait 30 ouais mais à 30 on est toujours jeune en politique il n'est pas encore là
tu commences déjà à lui laisser le vote
je pense le C c'est vraiment le plus pété donc je vote communiste et je suis jeune moi je t'emmerde je t'emmerde je t'emmerde je ne sais pas vous en pensez quoi
je trouve qu'en termes de slogan tu vois ça dit genre alors vous croyez que c'est pour les vieux ça pue
c'est un parti centenaire en même temps c'est dur si c'est ça et je t'emmerde ah vous pensez que c'est je vote communiste et je t'emmerde réponse B pourquoi pas je ne sais pas ça claire ah non c'est un slogan je vote communiste et je suis jeune oui c'est le slogan de sa campagne de 2004 il avait une affiche il avait une affiche je vote communiste et 2004 c'est pas interpellé en fin de soirée
Fabien Roussel a répondu une fois je vote communiste et je t'emmerde je t'emmerde je t'emmerde c'est celui qui fait le plus révolutionnaire je t'emmerde je t'emmerde c'est celui qui fait le plus révolutionnaire parce que je vote communiste et je suis jeune c'est révolutionnaire de voter communiste on en parlera tout à l'heure non mais tu vois quand on débat
Fabien Roussel en tout cas je veux dire
tu veux vendre un parti tu fais campagne machin etc
toi tu dis réponse B aussi je vote communiste et je t'emmerde ok le chat vous votez aussi pour ça à 57% et bien la bonne réponse c'était bien la réponse B je vote communiste et je t'emmerde
on a une affiche
on a une affiche de campagne donc Usul l'a perdu tiens Usul l'a perdu je vote communiste
et je t'emmerde c'est trop bien tu vois c'est trop bien ça a de la gueule moi j'aurais dit je te pisse au cul mais c'est quand même une question de loup quoi le dessin
ça ressemble à du cabu ou du charbe
ça ressemble au dessin à l'imagerie mai 68 on a déjà marqué canicule d'accord c'était après l'été de la canicule
ok
sans dire j'ai le droit
de dire des gros mots il y a des vieux qui sont morts donc c'est grave voilà
troisième question quatrième question de ce quiz à la con en 2020 quel élu du rassemblement national a fait le signe de Joule devant des caméras
ah oui
réponse A Jean-Marie Le Pen réponse B Stéphane Ravier réponse C Gilbert Collard ou réponse D Marion Maréchal Le Pen
c'est quoi déjà
c'est ça là ça
ça écrit Joule
ouais ouais à peu près
non ça écrit Joule ça fait un J ça fait un L ça fait un W bizarre ton W t'avais jamais vu
ça fait J dans le mauvais sens mais non mais non c'est le bon sens ah c'est bien si tu regardes il y a écrit J ça c'est la séquence BFM ah ouais c'est bien d'accord très bien Christophe Barbier qui fait les danses de Fortnite c'est dur c'est dur alors lequel de ces élus du rassemblement national a fait le signe de Joule devant des caméras en 2020 je l'ai vu tu l'as vu celui-là alors donne pas la réponse tout de suite
moi je vais dire Gilbert Collard
toi tu le dis Gilbert Collard réponse C ancien député Gilbert Collard Gaspard je dirais Jean-Marie moi Jean-Marie Le Pen réponse A j'ai pas vu passer ça Stéphane Ravier je crois qu'il est élu de Marseille 2020 c'était la municipale à Marseille en l'occurrence donc je vais tenter ça moi toi tu dis Stéphane Ravier eh oui tu as la bonne réponse du coup je pense que c'est Gilbert Collard et pas du tout la bonne réponse c'était la réponse B c'est bien Stéphane Ravier c'est celui que je connais je ne sais pas Jules qui rattrape ses points effectivement c'était bien Stéphane Ravier qui a fait le signe de Jul là aussi on a eu un court extrait en vidéo qui va arriver soon
d'ailleurs je vous conseille le compte Twitter il fait le signe qu'il y a un recensement de tous ceux qui font le signe
oh c'est énorme voilà Stéphane Ravier devant les caméras à la mairie de Marseille oh c'est énorme en plus il danse et tout là il zouk en fait voilà un gros moment politique je ne sais pas Jul il est positif il faut l'inviter il faut l'inviter
est-ce qu'il a mal pris moi je ne sais pas j'ai un mec de RN qui prend mon signe je suis vénère de ouf
tu as un signe toi ?
non
bah alors
non bah si j'en avais un
ça peut être un L dernière question de ce quiz à la con dernière question de ce quiz à la con encore une fois sur un thème musical quel chanteur s'est produit avec le coeur de l'armée rouge ça fera plaisir à Fabien Roussel réponse A Jul
non
réponse B Johnny Hallyday réponse C Jean-Jacques Goldman réponse D Laurent Woulzy quel chanteur français parmi ces 4 s'est produit avec le coeur de l'armée rouge moi Goldman tu connais le coeur de l'armée rouge c'est splendide
j'en ai entendu parler par mon copain de mes proches
t'as jamais regardé les spectacles de coeur de l'armée rouge c'est splendide il passe à Paris de temps en temps c'est extraordinaire très très beau moi je dis Goldman
aussi
c'est à dire comme le chat moi je sais pas mais j'ai envie que ce soit Johnny ça me paraît pas débile Johnny tu vois le truc épique machin remarque qu'il aime bien l'épique aussi Goldman il fait une armée de violons machin mais bon Johnny moi je tente Johnny parce que vous avez dit Goldman sinon j'aurais peut-être dit Goldman parce que je sais pas
voilà alors du coup vous me donnez quoi comme réponse Goldman Goldman réponse C moi aussi Goldman réponse C et moi je veux que ce soit Johnny Johnny Hallyday réponse B et toi Crono moi j'aimerais que ce soit Joule mais je pense que c'est Jean-Jacques Goldman et c'est la bonne réponse c'est bien Jean-Jacques Goldman le chat vous aviez trouvé également Jean-Jacques Goldman a fait une chanson avec le coeur de l'armée rouge c'est les coeurs de l'armée rouge je crois ça s'appelle je sais plus pareil on a un petit extrait normalement vous connaissez le frère de Jean-Jacques Goldman et toute cette histoire aussi attends regarde il y a un moment extraordinaire avec Goldman avec en transparence des t-shirts avec les toiles rouges
c'était quand ? est-ce que c'est important de savoir ?
c'est une excellente question je te remercie de me la poser hop elle date de
c'est qui la dame ?
je suis incapable de donner la date exacte je sais pas
mais t'es pas tout seul mais non ça c'est Patrick Simpson Jones là je sais pas quoi Goldman et Jones Frédéric Simpson je sais jamais
c'est le mec de Je te donne tu vois ils sont deux dans Je te donne bah et l'autre c'est lui oui c'est son duo historique donc voilà on a pas la date ? non on a pas la date j'arrive pas à la trouver quelqu'un dans le chat là peut-être je ne sais pas
ah oui le chat
Carole Frédéric c'est exactement voilà c'est ça Frédéric Goldman Jones oui c'est ça 92 oui donc je disais le frère de Goldman ils ont pas traîné c'est quoi cette histoire du frère de Goldman ? c'est une terrible histoire son frère dans les années 70 c'était l'extrême gauche mais l'extrême gauche qui braque des banques etc ah il était dans les fractions armées rouges des trucs comme ça ? je sais pas si c'était
fraction armées rouges ou s'il était à son compte mais enfin il a fait de la prison il a fait des écrits de prison il était un peu un télo donc ces textes ont un peu circulé il y a eu une correspondance machin et ça s'est terminé très tragiquement donc bon si le frère de Goldman il a été tué voilà ça s'est terminé très tragiquement et bon peut-être
Goldman on peut s'imaginer qu'ils ont grandi dans la même famille on peut supposer qu'il y a quand même une famille à Goldman pour le coup enfin oui Jean-Jacques Goldman ne s'est jamais à ma connaissance positionné politiquement je l'ai toujours entendu très en retrait justement de la scène politique d'ailleurs je me souviens que Jean-Jacques Goldman est sorti de sa retraite en plein coeur de la pandémie pour signer une pétition à la con pour demander le respect de ses droits d'auteur et de ses royalties et il y a des gens qui avaient réagi en disant mais Jean-Jacques Goldman tu peux pas revenir comme ça en pleine pandémie mondiale Jean-Jacques Goldman c'est la source de revenus non mais c'est ça il y avait un côté triste en mode Jean-Jacques arrête enfin juste à fait le c'est un peu triste quand même ouais c'est du côté je reviens en fait j'ai quitté la scène mais en fait je reviens juste vous dire qu'on a un problème d'argent nous les artistes c'est aussi le VRP de la SACEM non mais c'est parce que
c'est le VRP de la SACEM surtout oui non mais c'est ça à chaque fois que la SACEM fait un truc ils le sortent
non mais c'est vrai il y a des moments où les tempos sont pas bien choisis et là en pleine pandémie on aurait bien voulu un mot pour l'hôpital Jean-Jacques Goldman il choisit rarement bien
leur off-tempo
moi j'aurais bien voulu les cœurs de l'armée rouge avec Johnny ça aurait eu de la gueule c'est la fin de ce quiz à la con et par la même c'est la fin de cette première séquence de l'émission merci Chrono d'être venu
merci pour l'invitation merci mec c'était très cool alors du coup on redit
ton livre sort à partir de quelle date le 29 octobre le 29 octobre et en fait c'était le jardinier le titre de ce polar que je vous invite à lire ton twitter at chronomusique at chronomusique zizi kaka mixtape 2021 on l'attend celle là ça arrive fort tu sais que l'internet l'attend comme jamais comme gingin et bah merci beaucoup Chrono merci à vous c'est la fin de cette première partie
on se retrouve juste après une pause avec Fabien Roussel notre invité politique à tout à l'heure de retour sur le plateau de Backseat bonsoir très heureux de vous retrouver
pour cette deuxième partie de l'émission chers amis cette semaine comme chaque semaine nous avons le plaisir de recevoir un invité politique de premier plan cette semaine nous recevons sur le plateau de Backseat en direct le candidat du parti communiste français Fabien Roussel bonsoir Fabien Roussel comment allez-vous ?
super bien je suis très content d'être avec vous merci pour l'invitation
et bah ravi de vous accueillir merci d'avoir accepté cette invitation Fabien Roussel vous êtes je le disais le candidat à l'élection présidentielle de 2022 pour le parti communiste français qu'est-ce qui vous a décidé à vous présenter cette fois-ci alors que les deux fois précédentes vous aviez fait alliance avec Jean-Luc Mélenchon
la crise dans laquelle on est la crise sanitaire économique sociale cette crise en fait elle a mis un gros projecteur sur la France et en fait des difficultés qui se sont accumulées au fil des ans avec ce système économique que nous on appelle le capitalisme parce qu'il faut lui donner un nom qui a considérablement affaibli nos services publics désindustrialisé le pays mis à mal notre souveraineté économique mais en matière de médicaments en matière énergétique dans plein de domaines et donc il y a besoin pour réparer la France pour répondre aux urgences sociales et aux urgences écologiques il y a besoin de sortir de ce système économique et de remettre nos richesses au service de l'être humain et de la planète voilà en quelques mots et ça on ne le fera pas avec des demi-mesures on ne le fera pas en s'accommodant du système tel qu'il est aujourd'hui on ne le fera pas en restant dans les traités européens il faut véritablement reprendre le pouvoir à la finance aux banques aux multinationales il faut produire les richesses autrement donc il faut investir les usines le monde du travail c'est pas seulement redistribuer les richesses c'est produire autrement donc c'est participer à la production de ces richesses en faisant en sorte d'arrêter d'épuiser les êtres humains mais d'épuiser aussi la planète les ressources naturelles la biodiversité et ça ça passe par une candidature nécessairement ça passe par il faut qu'on s'en mêle quoi il faut que nous nous emménions il faut que tous on s'en mène
vous en êtes toujours mêlé vous le parti communiste vous avez toujours mêlé ces questions là
il faut une irruption populaire il faut véritablement reprendre le pouvoir à cette oligarchie qui dirige tout depuis plusieurs années de gauche comme de droite je dirais vous incluez Jean-Luc Mélenchon là-dedans ?
non je pense ces 15 derniers ces 15 dernières années du quinquennat ces 3 derniers quinquennats en gros je pourrais remonter plus loin pendant lesquels il n'y avait pas de candidats d'ailleurs du parti communiste non mais les gouvernements qui ont dirigé le pays il y a eu les socialistes et les verts qui ont dirigé un temps 2012-2017 il y a eu la droite sous Sarkozy là sous Macron tout ça a considérablement affaibli le pays et cette crise a véritablement montré nos difficultés et combien c'était plus difficile de surmonter une pandémie telle qu'on l'a vécu telle qu'on la vit et donc pour réparer cette France il faut qu'on reprenne le pouvoir dans le sens noble du terme et nous je comprends bien nous les communistes c'est le monde du travail c'est faire confiance aux salariés qu'est-ce qui a fait que pendant les 2 dernières élections vous avez décidé finalement de faire front commun derrière Jean-Luc Mélenchon et que là pour celle-ci vous décidez finalement 15 ans après 15 ans après avoir déserté la campagne présidentielle le parti communiste français décide d'avoir un nouveau candidat parce que la profondeur de cette crise donc appelle des réponses fortes qui permettent de répondre aux urgences et de s'adresser aux classes populaires aux familles au monde du travail et nous avons décidé de nous y investir dans cette campagne en portant un projet qui est différent de ceux des autres forces et différent aussi de celui qui est porté par Jean-Luc Mélenchon et donc nous voulons sur la base de nos idées je vais venir sur ces différences mais sur la base de ce projet de ce pacte que nous proposons aux français que je propose aux français aux présidentielles et aux législatives c'est d'aller convaincre des électeurs qui se sont détournés de la gauche qui sont dans l'abstention voire des fois mais surtout aux abstentionnistes reconstruire une force à gauche authentique sincère anticapitaliste mais aussi pour attacher à une république sociale et laïque et donc reconstruire cette gauche là nous le parti communiste français on veut laïque c'est ça la ligne de non c'est république sociale laïque féministe écologiste démocratique mais c'est pour reprendre les termes de Jaurès qui rassemble bien tout ce qu'il y avait dans Jaurès quand il disait la république laïque et sociale sociale et laïque et donc donc j'ai fait le choix de me démarquer en prenant des positions dont on parle beaucoup d'ailleurs notamment sur le nucléaire par exemple sur l'énergie en tant que telle et sur le nucléaire en particulier et donc ce ne sont pas des petits sujets quand même surtout quand on parle du pouvoir d'achat est-ce qu'il y a des électeurs
qui vous disent est-ce qu'il y a des électeurs qui disent moi je vote pour ce camp là si c'est toi Fabien je vote si c'est Jean-Luc c'est sans moi il y en a qui vous disent
je veux un vote communiste je souhaite le plus possible éviter que je n'ai pas envie d'aller dans cette campagne en parlant des autres et en pointant du doigt celui qui à gauche voilà j'essaye je souhaite mener le plus possible une campagne bienveillante sur la base des propositions que nous nous faisons pourquoi nous les faisons et en essayant de convaincre le plus possible et en faisant confiance aux gens j'entends des gens qui me disent des électeurs des gens qui me disent moi je je voterai plus pour un tel je voterai plus pour tel parti et donc je sens bien que à gauche il y a il y a une attente de toute façon quand vous additionnez l'ensemble des candidatures de gauche aujourd'hui que vous voyez que ça fait 25-27% tout mouillé c'est terrible parce que jamais jamais jamais il sera possible de l'emporter en restant à ce niveau là jamais c'est pas possible
ou alors c'est un hold up est-ce qu'il sera possible de l'emporter avec plus de 5 ou 6 candidatures différentes à gauche parce que Macron il l'a fait le hold up sans état d'âme
et c'est un vrai hold up mais on en a parlé comme ça parce que en 5 ans il a transformé le pays dans le sens des intérêts de la bourgeoisie etc un hold up s'il est bien utilisé derrière mais complètement mais ça a été dit on l'a dit à de nombreuses voix à gauche d'ailleurs et même dans le mouvement social ça a été dit comment ça se fait que dans notre pays cette entre guillemets dans cette démocratie aujourd'hui l'élection présidentielle c'est être qualifié au second tour avec 20% des voix et puis compter sur un barrage contre le Front National et ensuite faire une politique comme si on était champion du monde alors que c'est pas vrai et c'est ça que je regrette profondément ça pour moi une élection présidentielle c'est un projet qu'on doit promouvoir un projet de société qui doit susciter l'adhésion d'une majorité de citoyens pour pouvoir le mettre en oeuvre
il faudrait changer les institutions il faudrait
sixième république sixième république plus de pouvoir aux salariés transformer découpler présidentielle législative voire voire arrêter une présidentielle un présidentialisme tel que nous le vivons dans notre pays et redonner le pouvoir au peuple via une vraie institution qui est le parlement d'ailleurs je rappelle
que vous êtes parlementaire vous êtes député du Nord et vous siégez à l'Assemblée Nationale et pas dans le même groupe que les Insoumis d'ailleurs il y a un groupe GDR vous avez deux groupes qui ont des combats communs
et nous vivons très bien
nous sommes différents ce matin sur France Info Alexis Corbière de la France Insoumise justement un de vos collègues députés vous demande formellement de rejoindre la France Insoumise et la candidature de Jean-Luc Mélenchon qu'est-ce que vous lui répondez ce soir ?
je réponds que d'abord nous avons nous aussi lancé un appel ça va bien finir par se rejoindre on espère à se retrouver sur des idées et sur des idées dont on pense nous qu'elles sont importantes pour pouvoir aujourd'hui transformer profondément la France et c'est là-dessus qu'on doit se retrouver d'abord il y a des élections présidentielles il y a des élections législatives et il y a des sujets importants qui sont débattus en ce moment et on ne peut pas être sur des appels au rassemblement en disant tous derrière moi et dire tiens tu signes en bas et ça roule ma poule je pense que les difficultés dans lesquelles est la France mérite que on s'attaque à transformer profondément notre pays vous savez moi j'ai été marqué par le discours de François Hollande qui avait dit mon ennemi c'est la finance et puis derrière il a tout fait pour la finance et sa phrase c'était mon ennemi c'est la finance et à la fin de sa phrase il disait mais il n'a pas de visage etc et pourtant la finance elle a un visage j'ai les noms j'ai les adresses et moi c'est à eux que je vais reprendre le pouvoir et donc très concrètement Fabien Roussel là ici vous êtes sur Baxi vous êtes dans une émission qui est principalement regardée par des jeunes qui n'ont pas vu de candidat du PCF depuis plusieurs années à une élection présidentielle qu'est-ce qui très concrètement parce qu'on n'a pas répondu foncièrement à la question vous différenciez aujourd'hui de la ligne de Jean-Luc Mélenchon et de sa gauche radicale et bien le parti communiste français dans son histoire a été donc pour ceux qui nous regardent et qui n'ont jamais eu l'occasion d'écouter ou d'entendre un candidat communiste a été un parti un grand parti de rassemblement surtout dans les heures les plus difficiles qu'a connues la France quand je dis un parti de rassemblement c'est que dans nos gènes dans nos manières de faire nous avons toujours fait pour rassembler largement les français sans sans tenir compte au préalable de leurs étiquettes de ce qu'ils avaient pu voter sans leur demander ralliez-vous derrière nous et tout ira bien c'est une des différences fortes que nous avons par exemple avec la France insoumise que j'ai avec Jean-Luc Mélenchon je l'ai écrit d'ailleurs dans mon livre parce que si nous nous avions fait 19% au lendemain des élections présidentielles comme lui l'a fait nous aurions tout de suite créé les conditions d'un rassemblement très large à gauche avec les autres forces de gauche pour construire une alternative à gauche une opposition à gauche j'ai regretté mais je l'ai dit je lui ai dit j'ai regretté que Jean-Luc lui ait dit l'opposition c'est moi l'opposition c'est la France insoumise et je travaille seul et c'est extrêmement regrettable ensuite il a pris des positions que nous ne partageons pas le nucléaire par exemple c'est un gros sujet c'est un gros sujet parce que ça touche au climat mais ça touche aussi au pouvoir d'achat ça touche au pouvoir d'achat des familles mais c'est important aussi pour la réindustrialisation de la France avec une énergie décarbonée nous allons avoir besoin d'électricité décarbonée pour pouvoir reconstruire le pays brancher les voitures électriques fournir de l'énergie à nos acieries pour faire de l'acier vert ça existe et donc on a besoin de cette électricité nucléaire c'est comme ça tout le monde le dit et donc dire que l'on peut s'en passer c'est une erreur forte et d'ailleurs ça risque de coûter cher aux ménages et ça il ne faut pas mentir là-dessus on ne peut pas c'est pour ça que là c'est un gros bug quoi qu'on a entre nous c'est pas possible
vous avez rappelé vous avez rappelé l'identité historique du parti communiste il se trouve que Usul tu es communiste tu l'as dit dans une vidéo il y a plusieurs années ah ! communiste ? ouais ouais et justement qu'est-ce que tu as envie de dire au secrétaire général du parti communiste français candidat à la présidentielle ?
ben euh voilà aujourd'hui c'est quoi le parti communiste est-ce que c'est encore le parti du communisme qu'est-ce qu'on prépare derrière là on a l'impression que c'est une candidature je veux dire d'un regard extérieur on a l'impression que c'est une candidature qui part vers un truc de témoignage ou alors un truc pour préparer l'échec avec comme Anne Hidalgo voilà on prépare l'échec
on sait qu'on va perdre on y va gaiement et puis derrière il y a la législative il faut sauvegarder je sais pas le groupe parlementaire
je crois que les communistes ont encore un groupe sénatorial donc on a l'impression qu'aujourd'hui
le parti communiste c'est devenu le parti
des élus communistes qui veut survivre parce que bon
toute institution veut survivre c'est sa fonction première déjà d'essayer de survivre mais qu'est-ce qu'elle porte qu'est-ce que vous portez aujourd'hui et c'est désespérant pour des gens de gauche de se dire mais il est où le projet il est où le projet pour gagner il est où la stratégie on n'a même pas l'impression qu'il y a une stratégie
je vais vous répondre par un témoignage plusieurs témoignages j'habite dans le nord je suis député d'une circonscription très populaire dans le nord dans le bassin minier dans le Valenciénois je suis élu à Saint-Amand-les-Eaux et le week-end je suis très présent sur le terrain je rencontre beaucoup de monde beaucoup de monde les banquets les assemblées générales les troquer j'ai été je suis interpellé sous l'angle que vous venez de le dire on me le dit ça je réponds à ça directement j'ai dit d'accord qu'est-ce que je fais alors je vais derrière Jean-Luc Mélenchon ah non non non nous c'est fini on ne votera plus jamais pour lui
je ne sais pas s'il ne votera plus jamais pour lui c'est le dernier candidat soutenu par le Parti communiste qui a dépassé les 19%
non mais ce n'est pas que ça ce n'est pas que ça je dis je vais derrière Jean-Luc Mélenchon ah non plus jamais c'est fini la république c'est moi c'est terminé alors bon je vais derrière qui Anne Hidalgo ah non non la parisienne on n'en veut pas
je suis d'accord avec eux
bon alors il me reste quoi je dis Jadot alors les verts ça va
mais moi j'ai aussi entendu des gens qui m'ont dit Fabien Roussel ça va il est allé à la manif de flics des gens de la CGT des communistes historiques quand il a c'était trop la manif de flics
toujours est-il que je sens aussi qu'il y a besoin à gauche d'avoir une parole claire sur ces sujets dont on a parlé et de pouvoir s'adresser à cet électorat populaire ouvrier mais pas que jeune moins jeune qui qui ne se retrouvent pas dans les candidats qui sont présents et à qui nous nous pouvons parler si j'arrive à convaincre des gens qui ont voté à gauche mais qui ne veulent plus voter pour les candidats qu'ils ont eu jusqu'à maintenant si j'arrive à convaincre des abstentionnistes si j'arrive à renforcer justement la gauche en allant chercher si je n'étais pas là en gros vers qui ils iraient et donc je souhaite pouvoir justement renforcer cette gauche qui conteste le capitalisme et qui ne cède rien à ses principes républicains Léa Moi je voulais revenir justement sur l'identité du parti vous avez dit un mot qui moi me touche beaucoup qui est féministe et il est vrai que pour le coup le parti communiste français est un parti historiquement féministe c'est un des premiers partis à avoir présenté les femmes alors qu'elles n'étaient même pas légalement enfin c'était illégal de présenter des femmes qui ont été finalement été élues et puis bon bref
ils ne pouvaient pas voter
déjà ils ne pouvaient pas voter mais en plus ils avaient fait quand même le pari de présenter des femmes qui ont été élues mais dont l'élection a été finalement annulée par le conseil d'état peu importe mais quand même belle prouesse qu'est-ce que ça veut dire en 2022 un parti communiste féministe dans le sens où aujourd'hui après MeToo tous les partis enfin tous les partis politiques se disent plus ou moins féministes alors on a bien sûr la république en marche avec Emmanuel Macron qui se dit grand féministe on a les Verts qui dans le statut se considèrent comme un parti éco-féministe donc c'est pas rien on a voilà une candidature d'Anne Hidalgo qui est féministe et qui l'affirme depuis très longtemps comment vous vous vous distinguez aujourd'hui du parti communiste français alors que vous aviez quand même cette capacité historique à vraiment porter la voix des femmes et moi j'ai envie de savoir qu'est-ce que vous faites pour 2022 pour les femmes Fabien Roussel et bien c'est de la révolution féministe pour nous c'est du même niveau que la révolution écologique que nous devons mener c'est à dire c'est une révolution totale c'est pas des mesures c'est un changement profond de société ce que l'on appelle à faire comme modification au changement de société pour sauver le climat c'est les mêmes changements en profondeur que nous vont faire pour faire respecter l'égalité femmes-hommes pour faire respecter la moitié de l'humanité et donc j'adore le slogan des espagnols hasta la victoria y la vulva siempre les espagnols ils sont très forts et on a des ministres espagnols qui ont décidé en matière de droit des femmes ils font beaucoup d'efforts ils ont décidé eux de mettre les moyens pour ça et quand je dis ça quand je dis révolution et changement profond de la société c'est pour faire reculer deux types de domination il y a la domination capitaliste qui pèse sur les hommes et sur les femmes mais plus fortement sur les femmes beaucoup plus fortement sur les femmes et cette domination là que nous communistes traditionnellement nous dénonçons elle est absolument insupportable et donc l'égalité professionnelle salariale femmes hommes elle doit être au coeur de toutes les politiques et moi j'ai recensé toutes les lois qui ont été faites depuis il va être roudi 14 lois des beaux principes que dalle rien il est temps que là ça change radicalement mais il y a une deuxième forme de domination qu'il faut réussir à mettre en cause c'est la domination patriarcale le patriarcat il faut réussir à l'attaquer c'est un changement de société complet c'est un changement de mentalité complet qu'il faut savoir opérer et ça alors ça ce sont des objectifs mais quelles sont vos propositions ?
c'est de l'école jusque dans l'entreprise c'est les mentalités qui doivent complètement changer quand nous disons nous par exemple que pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes c'est un milliard d'euros qu'il faut mettre sur la table c'est pas qu'une question de moyens c'est derrière de la formation c'est derrière je vais parler des policiers justement quand je dis qu'il faut investir plus dans la protection et la sécurité je pense notamment à ces 30 000 policiers que je réclame formés présents et formés pour justement protéger recueillir la parole des femmes quand j'ai été visité
j'ai été visiter
une association qui recueille des femmes qui ont subi des agressions ou des viols ce qu'elles doivent faire est un véritable parcours du combattant pour aller voir le médecin légal pour déposer plainte pour etc ce que nous proposons c'est que dans chaque département dans chaque grande ville il y ait un lieu unique où ces femmes qui ont subi des agressions des maltraitances puissent venir et faire tout le parcours qu'il faut faire dans le même lieu dans le même moment et être accueilli recueilli écouté et pouvoir ne pas subir un véritable calvaire il y a les centres d'information pour les droits des femmes qui font déjà ça et qui font ça très bien ces lieux là il en existe ce sont des associations il faudrait que ce soit étatique ce sont ce sont des associations mais ces associations ne permettent pas il n'y a pas dedans les lieux de l'état il n'y a pas il n'y a pas la justice il n'y a pas la police il n'y a pas le psychologue il n'y a pas c'est ça que réclament les associations c'est ce qu'elles m'ont demandé de promouvoir parce que ça manque ça commence à se mettre en place en région parisienne en Ile-de-France et moi qui suis un élu de province du nord je vois bien comment on est très en retard chez nous mais on est très en retard dans l'accueil dans le recueil même de la plainte moi j'ai vécu un féminicide dans ma circonscription dans ma ville il y a un an on a fêté on a célébré l'anniversaire de la mort de cet institutrice qui avait porté plainte deux fois au commissariat et qui a été battu à mort qui a trois enfants c'est insupportable et quand on vit ça chez soi et bien moi je le vis comme nous l'avons vécu nous comme un comment dire une grande souffrance parce que y compris cette femme un échec c'est ça parce que cette institutrice on la connaissait voilà et elle ne nous en a pas parlé et moi je m'en veux pourquoi mais qu'est-ce que vous auriez pu faire ah ben moi je serais allé je serais allé chercher le procureur par l'épaule je serais allé chercher le commandant de police donc il faut qu'un député on en est là en fait mais c'est pas normal
c'est pas normal je précise que le gouvernement annonce le déclenchement d'une enquête sur les conditions d'accueil des femmes au commissariat central de Montpellier suite à une mobilisation sur internet
mais combien de femmes moi cette institutrice n'aurait jamais dû perdre la vie c'était il y a un an et aujourd'hui alors oui on va permettre d'aller recueillir la plainte chez elle mais j'espère au moins une chose c'est que les policiers qui vont aller recueillir les plaintes ne sont pas eux-mêmes des auteurs de violences contre le rachouge parce que voilà c'est pour ça
bien sûr
donc
mais recruter 30 000 policiers recruter les policiers dans quelles conditions aujourd'hui on a des policiers qui votent selon le CVIPOF à plus de 70% pour le rassemblement national on va en recruter 30 000 de plus dès comme ça c'est eux qui vont prendre les plaintes comment on change la police c'est pour ça que
la question de la formation j'ai parlé tout de suite de la formation elle est déterminante et quand je parle de changement de société de changement de mentalité c'est une question de formation c'est une question d'éducation c'est pour ça que j'ai aussi parlé de l'école c'est un discours complet qui doit être reconstruit qui est porté aujourd'hui par les féministes qui est porté par des mouvements comme MeToo qui est une révolution en soi et qui fait que heureusement que nos attitudes commencent à changer heureusement mais pas par la force pas par une volonté politique nationale donc vous c'est par un mouvement et donc moi je souhaite que un gouvernement un président de la république et un gouvernement ne soient pas à la traîne des mouvements féministes ne soient pas parce qu'il y aurait eu 91 féminicides qu'on soit à la tête est-ce que ce serait une priorité typiquement si vous arrivez au pouvoir c'est un changement de société c'est une priorité c'est une urgence je le mets au même niveau que la transition écologique c'est le même bouleversement de société que l'on doit faire parce que ce sont c'est des vies et c'est la moitié de l'humanité d'ailleurs elle est bidard parle de transition féministe
aujourd'hui le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin a annoncé déposer une plainte contre Philippe Poutou lui aussi candidat à l'élection présidentielle qui a déclaré sur France Info que la police tuait Fabien Roussel est-ce que la police tue en France ? Darmanin qu'est-ce qu'il peut déposer comme plainte ? Dès que les syndicats de police lui demandent il le fait je vous ai posé une question est-ce que la police tue en France ?
alors écoutez il y a je n'ai pas de chiffre précis mais en tout cas il y a l'IGPN qui est là pour dire s'il y a eu violence bavure meurtre ou pas l'IGPN
qui va être réformé suite au beau vol de sécurité
qui doit être réformé qui doit être réformé complètement et qui va l'être ce que nous appelons nous-nous-veux il y a des violences policières ok elles existent j'ai en tête et tout le monde en a parlé quand ce jeune homme s'est fait tabasser en rentrant chez lui par quatre policiers qui lui sont tombés dessus
Michel Zéclair
voilà les violences policières existent je ne vais pas citer tous les cas qui nous a rassemblés dans la rue pour dénoncer ces violences et il faut être ferme elles ne doivent pas avoir lieu il y a dans la police des hommes parfois des femmes on va préciser parce que là c'est vrai
que vous étayez un petit peu est-ce qu'il est possible aujourd'hui de dire des choses qui normalement sont simples pour un militant ouvrier qui connait l'histoire ouvrière qui sait à quel point la police a pu tuer maltraiter arrêter blesser des militants syndicaux des militants des militantes des ouvriers des ouvrières pendant des années c'est évident pour un militant ouvrier de dire ben oui la police tue la police est du côté de la bourgeoisie la police joue ce rôle-là dans l'appareil bourgeois de production aujourd'hui ça devient dur de le dire alors est-ce que parce que les syndicats de police font trop peur là ce qui est en train d'arriver à Philippe Poutou c'est simplement que les syndicats de police ont très mal pris une déclaration ils demandent à Darmanin de porter plainte et Darmanin porte plainte aujourd'hui vous avez peur aussi de vous mettre à dos les syndicats de police non pas du tout vous soutenez Philippe Poutou il est en ouvrier communiste
je discute avec j'échange beaucoup avec les syndicats de police pour prendre en compte les difficultés dans lesquelles ils sont il y a des syndicats de police progressistes oui mais est-ce que vous soutenez Philippe Poutou dans cette histoire je vais répondre à votre question à la fête de l'UMA j'ai été aussi interpellé par des jeunes par des jeunes communistes policiers et gendarmes et il y a ils vous ont dit quoi et il y a aussi dans la police des progressistes des communistes oui mais vous êtes marxiste c'est le rôle structurel des institutions et quand ils m'ont parlé et qu'ils m'ont parlé de leur quotidien et de ce qu'ils vivent j'ai réagi en disant mais vous aussi vous êtes les ouvriers de la sécurité et vous en prenez plein la gueule c'est une formule que vous avez beaucoup utilisée ouais mais c'est eux qui m'ont parce que quand je les ai écoutés je les ai écoutés comme des comme des des gens qui aiment ce qu'ils font et qui souffrent et qui souffrent mais pour répondre aussi à votre question je sais aussi et j'ai bien conscience je l'ai vu nous l'avons vu avec ce gouvernement que quand il y a un gouvernement qui mène une politique particulièrement antisociale dure comme on l'a vu avec la taxe carbone qui a provoqué les gilets jaunes et la taxe carbone c'était un déclencheur mais il y avait la hausse de la CSG il y avait la totale en 2018 en même temps qu'ils faisaient les cadeaux plus riches du pression de l'ISF quand il y a un gouvernement aussi dur et aussi antisocial il a besoin d'une hiérarchie qui va envoyer la police réprimer des mouvements sociaux et donc c'est la matraque et donc plus un gouvernement est antisocial et susciter la colère du peuple des français c'est jamais le peuple entier qui défile mais là avec les gilets jaunes on l'a vu quand même et bien il a envoyé les policiers réprimer ces mouvements et moi là-dedans ceux que j'ai dénoncés et d'ailleurs je l'ai vu parce que moi aussi j'en ai pris des coups quand j'étais dans les manifs j'imagine j'espère je ne je ne le souhaite pas je ne le souhaite à personne je ne le souhaite à personne c'est la vie de militant de gauche aussi ouais mais non non non non non parce que j'en veux moi à une hiérarchie qui donne des ornes et là-dedans il y a des bleus on prend des bleus mais il y a des bleus qui en donnent et qui ne sont pas non plus contents de ce qu'ils font et qui en souffrent aussi que la police les gardiens de la paix ne sont pas dans leur mission et dans ce qu'ils doivent faire et il faut aussi entendre ça et d'ailleurs je vais peut-être vous faire vous apprendre quelque chose mais dans les années 70-80 je crois que c'est dans les années 60 dans les années 70 le secrétaire général du SGP syndicat général des policiers était un dirigeant du parti communiste français
mais je sais très bien aussi que les communistes ont fait en sorte après la guerre qu'il y ait de plus en plus de communistes dans la police dans la gendarmerie parce qu'il fallait reprendre ce corps-là parce qu'on a une vision aussi progressiste
de la tranquillité publique sauf que là on a une vision progressiste de la paix civile de la paix sociale et ce que nous voulons nous ce sont des gardiens de la paix ce que nous voulons c'est assurer la tranquillité publique de tous la tranquillité la sécurité est un droit fondamental
je ne parle pas d'idées etc ou de grands principes je parle de rapports de forces concrets la police aujourd'hui vous avez dit elle est au service aussi d'une élite politique enfin du pouvoir politique qui va l'utiliser pour réprimer etc donc on peut blâmer le pouvoir et la chaîne de commandement à la limite mais pas les ouvriers de la sécurité c'est un peu ce que vous avez dit mais aujourd'hui la police dans une certaine mesure a pris un peu son autonomie avec des syndicats qui sont en mesure de peser pour que Darmanin porte plainte quand ils ont décidé de porter plainte des syndicats qui poussent toujours plus loin leurs revendications qui font peur qui terrorisent qui terrorisent les élus et vous y compris j'imagine vous n'avez pas envie de vous retrouver avec Alliance
qui fait des avis sur vous mais c'est pour ça qu'on doit être très exigeant intraitable sur la manière dont la police exerce ses missions exigeant sur le rôle que la police elle doit avoir de protection de sécurité de tranquillité publique et il y a des syndicats qui attendent ça d'ailleurs regardez comment ils ont moi ce qui m'énerve c'est que la droite et l'extrême droite donne des leçons à la gauche sur la sécurité parce que j'allais dire un gros mot ils l'ont quand même cassé c'est eux c'est Sarkozy qui a supprimé 13 000 postes de police c'est l'extrême droite qui dit la police on va faire des polices municipales on va laisser les villages s'occuper de la sécurité et on va même autoriser les villes à faire de la police privée des milices et c'est eux qui disent à la gauche vous vous êtes la gauche vous n'avez pas le droit d'en parler vous êtes nul mais merde enfin moi je veux si demain je suis président de la république je vais faire quoi plus de policiers plus de policiers c'est une des différences avec Mélenchon lui il a dit les policiers c'est des factieux je ne dis pas ça justement j'ai du respect j'ai du respect justement pour avoir dans notre pays quand ils disent le problème de la police c'est la justice des gardiens non non non non non ça c'est un syndicat de police qui a dit ça alliance que je n'ai pas reçu que je n'ai pas reçu et qui remet en cause les principes de la république donc c'est des factieux là du coup le syndicat alliance ok donc on fait le tri mais je ne fais pas je ne fais pas d'amalgame j'ai trop de respect pour la profession et les missions qu'ils exercent et l'utilité qu'ils devraient avoir qu'ils doivent avoir dans notre pays j'en connais tellement autour de moi qui se plaignent et qui m'en parlent depuis justement que j'ai montré que j'étais à leur écoute mais il y a des militants pour qui c'est pas clair cette histoire
de Fabien Roussel qui va au rassemblement où on entend ça au micro très fort applaudi etc que ce soit alliance pas alliance il voit Fabien Roussel à la manif de flic qui demande qui dit que le problème de la police c'est la justice
mais j'étais justement j'étais d'abord pourquoi j'y suis allé parce que c'était une erreur parce que une semaine avant non non non non non c'était pas une erreur je ne regrette pas une semaine avant c'est le commandant de police de Saint-Amand-les-Eaux de chez moi il venait d'y avoir ces deux drames coup sur coup de deux policiers qui avaient été tués coup sur coup et ça avait profondément marqué l'ensemble des forces de sécurité intérieure police, gendarmerie ça avait ébranlé tout le monde ce commandant me dit monsieur Roussel il y a une grande marche qui s'organise on est tous touchés vous savez même nous même nous à Saint-Amand on va y aller le truc les mecs ils font jamais de politique tout ça même nous on va y aller ça serait bien que vous soyez là aussi on a besoin de savoir que notre député il est à nos côtés parce qu'en ce moment c'est dur j'y suis allé d'abord pour ça je me retrouve dans un rassemblement où je vois l'ensemble des syndicats de police dont la CFDT et le syndicat alliance qui fait des déclarations intolérables et forcément qu'est-ce qu'on voit sur BFM et les chaînes d'info en boucle alliance alliance alliance tout ce qu'ont pu dire les autres syndicats on voit Olivier Faure qui dit droit de regard juste oui et d'ailleurs il a dû dire j'ai fait une dérive c'est pas bien donc lui il a dû dire la roulette mais les autres syndicats dont la CFDT qui a tenu des propos très justes on ne les a pas entendus et pourtant eux quand ils disent nous voulons travailler avec la justice nous devons travailler ensemble nous sommes frères nous avons besoin de plus de moyens et pour la justice et pour la police et quand le lendemain de cette manif j'ai reçu un mail de remerciement de plusieurs syndicats dont eux j'ai reçu le syndicat des commissaires de police qui m'ont dit nous monsieur Roussel on travaille beaucoup avec les maires communistes et on sait que les maires communistes justement sont très soucieux de la tranquillité publique qui se battent pour qu'on ne ferme pas un commissariat de police parce qu'ils en ont besoin pour leur population nous dans le bassin minier tous les commissariats qui ont été fermés dans ce territoire que je connais bien où le taux de pauvreté est élevé on nous abandonne c'est l'état qui recule partout et on nous a fermé combien de commissariats de gendarmerie et donc on se barre pour ça
juste une dernière chose c'est vrai qu'il y a beaucoup de luttes ces derniers mois dans lesquelles la jeunesse s'est beaucoup investie que ce soit des luttes féministes, antiracistes les gilets jaunes le mouvement écolo le point commun entre toutes ces luttes c'est que le gouvernement leur a envoyé la police c'est qu'ils ont essuyé la violence policière c'est que des gens qui n'avaient pas une conscience très développée sur ces questions là ont percuté la question policière alors qu'ils ne s'y attendaient pas nécessairement de plein fouet et ont du coup aujourd'hui un sentiment plutôt mitigé sur ces questions vous avez raison donc voir en effet le dirigeant du parti communiste aller voir vous comprenez que c'est
mais dans les repas de famille pas très stratégique dans les repas de famille on a pu trouver des gens qui étaient sur les ronds-points et de l'autre côté le tonton, le cousin qui était aussi en policier puis qui était dans les manifs et ils étaient malheureux et malheureux d'être opposés dans l'affrontement mais c'est comme je le disais tout à l'heure quand il y a un gouvernement très dur très antisocial qui fait des cadeaux aux riches et qui demande à la grande majorité de la population de serrer un cran à la ceinture il a besoin d'envoyer ses policiers au front et donc ça crée de l'affrontement et de la division moi je souhaite le rassemblement je souhaite vraiment rassembler tout le monde et arrêter justement ces divisions
Gaspard
je peux enlever ma veste ? oui bien sûr allez-y parce qu'il fait chaud ici vas-y Gaspard Fabien Roussel peut-être pour revenir un peu sur votre position plus globale et votre positionnement en parlant un petit peu de stratégie politique vous tendez publiquement la main on en a parlé un peu avant de parler de votre position sur la police vous tendez la main à Arnaud Montebourg l'ancien ministre de l'économie le plus entrepreneur start-up friendly des socialistes qu'est-ce que ça veut dire ? Alexis Corbière d'ailleurs l'a fait aussi ce matin vous a tendu également la main est-ce qu'en quoi Arnaud Montebourg est proche de la ligne du PCF ?
bon proche disons que sur beaucoup de thématiques on se retrouve plus quoi et qu'est-ce qu'elle par exemple le productivisme ?
justement là on parle productivisme non je sais pas dis-toi réindustrialisation c'est la réindustrialisation et la souveraineté économique c'est sur cette question énergétique aussi et ça ça fait ça fait moins de points de clivage et puis bon moi je lui ai dit à Arnaud j'ai dit bon nous on est des forces politiques chacun on est des forces politiques différentes la social-démocratie le parti socialiste c'est la social-démocratie ils remettent pas en cause le marché les traités européens les verts c'est le capitalisme vert le problème dans le capitalisme vert c'est pas la couleur c'est le capitalisme et ils remettent pas en cause le capitalisme les verts mais ils ont leur logique ça dépend lesquels et donc je ne leur dénie pas le droit de se présenter comme le PS les insoumis Mélenchon il a sa ligne c'est un parti mais j'ai dit à Arnaud mais toi pourquoi tu te présentes ?
il vous a répondu et toi alors ? bah non parce que moi moi non mais nous on a fait un choix nous sommes une force politique on a fait un choix oui lui il y a un côté franc-tireur il revient en politique mais lui j'ai dit mais oui mais toi il y a qui avec toi ? enfin Arnaud quand même qu'attendez-vous tous les deux alors ? mais qu'est-ce qu'il attend pour ne pas vous rejoindre ?
il faudrait qu'il vienne sur ce plateau nous dire pourquoi il ne rejoint pas écoute faisons un bout de chemin ensemble parce que ce qui est sûr c'est que moi de toute façon j'irai au bout je ne viens pas faire un petit tour je ne viens pas faire un petit tour parce que j'ai un projet pour la France vous ne vous rallierrez derrière personne ?
non parce que j'y crois parce que j'ai un projet pour la France parce que dans cette présidentielle il y a deux tours il y a un tour où on doit demander aux français de choisir leur projet et au second tour on se rassemble et je veux défendre c'est encore possible de se rassembler cet enjeu démocratique mais ce que je souhaite c'est qu'il y ait un candidat de gauche qui arrive à percer et arriver au second tour moi je ne tire pas un trait dessus regardez comment c'est déjà bousculé l'élection présidentielle vous me direz ça ne bouscule pas dans le bon sens mais enfin déjà le duo Macron-Le Pen alors moi c'est pendant des semaines quand je me suis déclaré candidat on m'a dit vous êtes fou c'est le duo Macron-Le Pen c'est une horreur il y a même des sondages de second tour qui va gagner entre Macron et Le Pen bah aujourd'hui c'est terminé il y en a déjà une qui n'est plus là au second tour bon le remplaçant c'est pas mieux mais tout ça pour dire que ce que j'ai retenu de ces dernières années c'est que les français ils n'aiment vraiment pas qu'on leur dise ce qu'il faut ce qu'il faut voter alors ça ils n'aiment pas et ils aimeraient bien qu'on leur laisse le choix et ils aiment bien créer l'événement les français ils aiment bien faire la surprise alors vous avez fait la surprise alors on en est qu'au début ah bah s'ils veulent vraiment c'est sûr qu'il y a un événement dans cette présidentielle c'est pas que le parti communiste s'y présente un candidat c'est que le parti communiste il commence à donner dans les sondages d'être présent au second tour je peux vous dire que là dans les chaumières alors là ça va être comme avec Giscard en 75 ils vont dire les chars soviétiques vont arriver aux Champs-Elysées sauf qu'il n'y a plus du RSS donc ils ne pourront plus le dire les chars chinois mais ils vont dire les chars chinois c'est pas le moins quand même ce serait une remonte c'est impressionnant mais enfin ça ce serait un événement et là vraiment on se dirait ouah ça va changer là on va parler autre chose que des prénoms on va parler du pognon vous avez critiqué également le choix de Jean-Luc Mélenchon de débattre avec Eric Zemmour là vous venez de dire que vous irez au bout donc si je comprends bien vous ne débattrez pas avec l'extrême droite de manière générale si vous êtes invité sur un plateau de télévision avec tous les autres candidats comme on a pu le voir en 2017 alors je précise je précise pour répondre directement à votre question j'ai dit que je ne voulais pas faire de la publicité à quelqu'un qui n'est pas candidat
ah c'est juste le problème de le candidateur et donc le jour
j'ai dit moi je ne débattrai pas avec lui lors de votre meeting à la fête de l'Huma vous avez dit moi je ne débattrai pas avec eux je n'ai rien à faire avec eux je n'ai rien à parler avec eux je ne débattrai pas avec lui avec eux là en ce moment si demain il y a un débat qui est organisé avec les candidats qui ont leurs 500 signatures déclarées officielles etc je ne vais pas dire je ne vais pas dire je ne viens pas parce que je me présenterai sur la ligne et je débattrai avec tout le monde mais je n'ai pas vous débattrez pas avec Macron faire un débat si il n'est pas candidat actuellement le jour où il sera candidat je débattrai avec lui vous avez débattu avec Valérie Pécresse qui a des positions de plus en plus extrême droite par exemple je ne me vois pas même s'il était candidat ou elle elle l'est je ne vois pas je ne vois pas d'intérêt à faire de débat entre nous deux je préfère que chacun on présente notre projet pour la France et les français décident mais on a tellement de différence que ça fait autopromo chacun quoi je ne souhaite pas ça c'est des matchs de boxe c'est vraiment ce n'est vraiment pas la belle image de la politique et justement ce débat qu'il y a eu avec Jean-Luc Mélenchon et le petit pétainiste le résultat des courses c'est que ça a lancé sa campagne on ne sait pas si c'est ça à l'autre et Mélenchon dans les sondages voilà en tout cas ça ne l'a pas fait dégringoler ça c'est clair je voulais revenir sur cette potentielle alliance enfin en tout cas cette main tendue vers Arnaud Montebourg Arnaud Montebourg pardon j'avoue que ça me fascine parce que moi je n'aurais jamais imaginé qu'un jour un candidat du PCF allait tendre la main à ce qui représente un peu la bourgeoisie de gauche parce qu'on ne va pas se mentir il est chef d'entreprise bah oui tout à fait mais je veux dire il habite dans le centre de Paris
c'est pas le pire du PS j'ai jamais dit
qu'il n'en demeure pas moins qu'il vit dans le centre de Paris qu'il a quand même des habitudes de bourgeois ça on ne va pas se mentir comment sociologiquement vous vendez ça à votre électorat
on a hâte de recevoir Arnaud Montebourg
par contre vous lui dire et vous le parlez oui on sera très aimable avec lui mais il n'en demeure pas moins c'est une réalité comment sociologiquement vous vendez ça à vos électeurs il a un habitus et en plus et en plus vous insistez sur le fait que vous voulez aller chercher cet électorat cet électorat finalement prolétaire du travail bah en tout cas comment vous faites ça avec Arnaud Montebourg c'était pour répondre qu'il est hors de question que je retire ma candidature pour le soutenir ça ça n'existe pas d'accord ok mais par exemple je veux dire ça n'existe pas quelles seraient les conditions quels seraient les termes de votre contrat présidentiel j'ai présenté mon programme mes premières déclarations d'ailleurs c'était le pacte pour la jeunesse et le pacte pour l'emploi et le pouvoir d'achat le 9 mai au soir quand j'étais investi et je souhaite rester sur cette ligne depuis on a comment dire avancé sur d'autres d'autres priorités et moi j'appelle au rassemblement derrière cette France des jours heureux à laquelle j'aspire et donc je l'ai dit à Arnaud Montebourg mais je le dis à tous les autres mais je voudrais d'abord m'adresser aux français et donc vous ne pensez pas que ça va vous mettre vous ne tirez pas une balle dans le pied mais je d'abord j'ai dit ça parce qu'on m'a posé la question j'ai dit que parmi tous les candidats c'est peut-être celui-là avec lequel il y a le moins de différence dans le projet mais l'enjeu c'est pas de regarder des alliances d'hommes d'appareils c'est de convaincre les français il y en a tellement qui ne savent pas aujourd'hui encore en route et je pense que vous en êtes conscient autant que moi certainement beaucoup mieux que moi d'ailleurs aujourd'hui les françaises et les français s'intéressent au projet des candidats ça c'est certain mais il y a quand même une question d'offre politique et de la personnalité notamment sur une élection telle que l'élection présidentielle reste fondamentale comment est-ce que vous pouvez composer avec ça et dire à votre électorat tout en ayant vraisemblablement un programme très ancré à gauche comme vous le dites en proposant cette personne qui est quand même un symbole de la gauche de gouvernement de la gauche socialiste c'est pas du tout la question c'est pas du tout la question c'est pas du tout la question je suis pas là pour dire si je l'aime ou pas donc je ne répondrai pas à cette question ce que je veux dire c'est que je trouve ça antinomique en fait je trouve ça vraiment antinomique sincèrement ok j'ai du mal à imaginer comment vous pouvez convaincre vos électeurs de voter pour vous si une telle personnalité finalement rejoint l'aventure communiste je pense qu'il y a besoin de plusieurs candidatures à gauche parce que nous sommes divers différents nous avons des projets différents je l'ai dit tout à l'heure donc cette diversité elle est importante dans notre débat démocratique on n'est pas les Etats-Unis nous les Etats-Unis c'est républicain démocrate moi si j'écoutais tout le monde il n'y aurait qu'un candidat de gauche et un candidat de droite c'est les Etats-Unis je pense qu'en France on a c'est plus compliqué que ça quand même excusez-moi mais non mais parce que la question elle est posée écoutez ce qu'il se dit il y avait quand même des primaires c'était assez intéressant il y a des lignes aussi au sein des partis les démocrates je dis vous prenez un Bernie Sanders vous prenez un Joe Biden c'est pas les mêmes démocrates il y en a dans le chat
qu'il faut remarquer que l'intérêt des Etats-Unis c'est qu'ils font des primaires
et résultat et résultat on a Joe Biden
une dernière question pour vous Fabien Roussel le gouvernement vient d'abandonner le gouvernement vient d'abandonner une mesure qui avait été promise par Emmanuel Macron qui s'appelait le revenu d'engagement pour les jeunes qui aurait pu prendre la forme d'un chèque versé chaque mois aux jeunes pour faire face à la précarité vous si vous devenez président de la République après la remonte à là du coup ça sera la
si Arnaud vient ça sera la remonte à deux la remonte à deux
et donc la remonte à deux quand vous allez remonter tous les deux jusqu'à l'Elysée est-ce que vous mettez en place un RSA pour les jeunes ?
alors c'est une revendication des organisations de jeunesse que ceux qui ont moins de 25 ans et qui sont sortis du circuit scolaire aient accès au RSA parce que c'est une injustice trop grande et donc les jeunes communistes notamment soutiennent cette proposition aussi je préfère je préfère il faut répondre à cette injustice et donc oui ils doivent pouvoir avoir accès à une aide tant qu'entre la fin des études et le boulot s'ils ont moins de 25 ans c'est pas juste qu'ils n'aient droit à rien c'est pas juste
mais vous préférez quoi ?
du boulot je préfère mettre le paquet pour que les 800 jeunes les 800 000 jeunes qui sortent de l'école tous les ans nous puissions leur garantir un emploi un salaire une forme ou une formation pas de la précarité on refait des emplois jeunes pas du CDD et à la hauteur de leur diplôme et quand j'en ai parlé avec les organisations de jeunesse j'aurais dit est-ce qu'il faut créer un emploi un contrat spécifique et on dit surtout pas on veut pas on veut rester dans le droit commun et ils y sont très attachés et donc la vraie question c'est toujours des trucs au rabais qu'on propose aux jeunes exactement la vraie question c'est de créer dans notre pays un vaste mouvement de création d'emplois il faut créer des emplois il y a tellement de gisements d'emplois à créer et les réserver en priorité à ces 800 000 jeunes qui sont pour moi investir dans la jeunesse c'est investir dans l'avenir du pays tellement on a on a de boulot de défis à relever et donc que ce soit par exemple pour faire la transition féministe que ce soit pour faire la transition écologique que ce soit pour réparer nos services publics vous savez que dans la santé c'est au moins 300 000 emplois à créer EHPAD aide à domicile hôpitaux déserts médicaux c'est 300 000 emplois mais à former et à créer sur 3-4 ans ce sont donc des gisements d'emplois énormes des emplois publics mais des emplois publics bien sûr oui et puis revaloriser les emplois actuels des emplois publics en emplois publics on en est nous à 600-700 000 emplois publics à créer quand on ajoute l'école quand on ajoute la sécurité la tranquillité publique mais je pense aussi aux éducateurs pour les jeunes je pense au c'est 600 à 700 000 emplois publics à former et à créer rien que dans le public ajoutez à ça la réindustrialisation du pays le souhait de consommer de produire en France ce que nous consommons en France dans l'agriculture c'est 200 000 emplois d'ici 2030 200 000 agriculteurs qu'il va falloir former et donner envie de faire ce métier là avec des exploitations à taille humaine bref c'est France 2030 ben ouais mais c'est ouais mais c'est ouais mais c'est France 2030 en vrai parce que quand on écoute le France 2030 de Macron c'est 30 milliards pour faire des mini-projets des mini-investissements des mini-réacteurs c'est la mini-France c'est la mini-France Fabien Roussel
on va s'arrêter là une dernière question il reste plusieurs mois de campagne on a compris vous irez jusqu'au bout vous la sentez comment cette campagne ?
qu'au début on n'en est qu'au début jusqu'au mois de décembre on va faire nous des réunions thématiques des rencontres des jours heureux pour présenter nos propositions sur plusieurs thématiques j'ai fait l'alimentation l'agriculture la ruralité à Clermont-Ferrand enfin à Billon dans le Puy-de-Dôme je veux aller dans les territoires ruraux je ne veux pas être que à Paris j'en ferai une sur l'emploi le pouvoir d'achat et moi je suis pour le droit universel au travail plutôt que le revenu universel voilà je suis pour défendre le droit au travail universel je ferai une rencontre sur l'écologie j'en ferai une sur l'éducation j'en ferai une sur la jeunesse bref je veux pouvoir présenter notre pacte pour la France aux français à travers toutes ces réunions thématiques et puis je souhaite que on sorte du débat pourri dans lequel on est c'est plus une campagne présidentielle c'est une campagne pestilentielle dans laquelle on est aujourd'hui ça pue ça sent les égouts c'est horrible et donc que l'on en sorte que l'on en sorte et que l'on parle des préoccupations des français parce que les sondages à part les sondages des candidats quand on regarde les sondages de ce que les français souhaitent que l'on parle ou dont on s'occupe c'est pouvoir d'achat c'est santé ce sont les deux tendances à la hausse et ces deux sujets là sont déterminantes et on en parle peu voilà
merci beaucoup Fabien Roussel d'être venu vous exprimer sur le plateau de Backseat c'est la fin de cette deuxième partie de l'émission ne bougez pas on fait une minute de pause on se retrouve après pour la conclusion de cette émission à tout de suite allez de retour sur le plateau de Backseat chers amis pour la conclusion de cette émission je crois que c'est la dixième émission de Backseat si mes calculs sont bons j'ai un doute dixième c'est ça ça vous a plu ?
beaucoup c'était vachement bien ce soir moi j'étais très content ah j'étais chaud patate attends toi t'étais chaud ce soir après je peux me calmer aussi il y a du jour je suis pas en forme et quand t'es en forme t'es en forme ça c'est le moins qu'on puisse dire non non c'est vrai que t'es en forme non mais j'étais content l'invité c'est pas tous les jours que moi j'avais jamais rencontré le premier secrétaire ou le secrétaire national on dit maintenant non t'as raison c'est le premier secrétaire je me suis trompé c'est ce premier secrétaire le premier secrétaire du parti communiste c'est mine de rien quelque part tu te dis c'est un honneur aussi voilà bon même si après t'as des trucs à lui dire et t'as pas hésité à lui dire et on a passé un peu de temps dessus donc c'était un plaisir Léa ça va mieux ton nez ?
je suis désolée d'ailleurs non vraiment je tiens à présenter mes excuses au chat et à toutes les personnes qui sont là c'est vrai qu'en première partie d'émission j'ai eu une espèce de crise de rinite c'était très désagréable mais c'est passé donc ouais effectivement ça va mieux désolée pour ça et sinon ouais l'émission était très cool alors c'est plus ce que c'était les cocos
pourquoi c'est plus ce que c'était pour ça moi j'ai changé d'un yota t'es déçu
Gaspard t'en as pensé quoi ? moi j'ai trouvé ça intéressant parce que le fait qu'il appuie sur le fait de vouloir parce que c'est vrai que pour beaucoup c'était une candidature comme celle de Montebourg une candidature de passage un peu symbolique etc le fait qu'il réappuie la volonté d'aller jusqu'au bout et pas de se ranger est-ce qu'il le fera ou pas ? ouais mais il peut pas dire genre j'y vais pour le symbole non ils vont tous dire je vais jusqu'au bout jusqu'au moment où on va plus y avoir le choix ils vont dire bon devant les circonstances exceptionnelles devant la menace finalement je me range derrière Jean-Luc Mélenchon
non je pense pas non je pense pas tu crois Jean tu crois qu'il y aura le choix ? honnêtement j'en sais rien je vais pas faire de pronostics on verra bien je trouve ça intéressant j'ai été content d'entendre Fabien Roussel ce soir de parler de la spécificité de sa candidature
et surtout qu'on l'entend peu en fait
et on l'entend peu non c'est vrai
c'est vrai moi j'étais contente d'avoir une discussion avec lui
c'est vrai c'était vraiment intéressant sur les spécificités particulières il a un petit peu appuyé sur un truc que d'ailleurs tu as dû usule c'est que le PCF est un parti d'élus c'est un parti d'élus c'est un parti d'élus ce qui veut dire quelque chose ce qui a aussi son avantage c'est pas que c'est pas que contraignant
ce qui leur donne un avantage par exemple par rapport à la France Insoumise qui n'est pas un parti d'élus tu vois par exemple pendant les régionales ils ont eu davantage d'élus qu'en 2015 ça a été pareil pendant les municipales ils prennent des sièges encore départementales municipales alors bien sûr c'est pas une vague communiste évidemment mais ils continuent quand même à s'implanter localement ce que la France Insoumise a énormément de mal à faire
il y a des gens qui se plaignent parce que l'émission est full gauche oui mais c'était un invité de gauche je suis désolé dites à vos candidats de droite de venir dans l'émission on en a eu deux de suite en plus qu'est-ce qui gueule ?
non mais c'est ce que je disais en plus oui c'est vrai qu'on en a eu deux de suite on a eu le président des jeunes avec Bertrand ce qui est quand même pas mal déjà ouais ouais c'est pas non mais c'est sûr on en parlait on en parlait avec avec plusieurs responsables de droite c'est vrai qu'il y a en ce moment les candidats aux Républicains Barnier, Pécresse ils vont rien faire ils ont pas envie de s'exprimer auprès des jeunes pour la simple et bonne raison que leur enjeu maintenant c'est le congrès le congrès c'est le 4 décembre et que d'ici le 4 décembre ils doivent s'adresser qu'aux adhérents LR donc là ils vont aller dans le Figaro et nulle part ailleurs non mais en vrai c'est ça donc là backseat pour l'instant pour eux c'est pas vraiment dans l'agenda encore une fois ils sont pas opposés j'ai eu plutôt des équipes de campagne qui m'ont dit ouais ouais ils viendront ils viendront avec plaisir etc mais je sens que c'est pas prioritaire pour eux les jeunes là actuellement donc voilà à l'inverse pour le coup des candidats de gauche où l'équipe de Fabien Roussel que je remercie très rapidement nous a dit oui bien sûr il viendra en plus Fabien Roussel il doit repartir dans le Nord dès ce soir il a décalé son billet pour venir sur backseat donc très très cool de sa part donc vous venez les gens de droite je les aurais pas emmerdés parce qu'ils allaient aux manifs de flics tu vois ça c'est normal ah oui qui aime bien châtie bien dans certains points du monde bon c'était une super émission j'étais très content merci à vous chers amis d'avoir suivi cette émission je vous fais des gros bisous on se retrouve la semaine prochaine à très bientôt ciao bye