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🟠 CLÉMENTINE AUTAIN FACE À ROBERT MÉNARD

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On va parler d'abord du match du weekend avec Bernard Arnault et Gabriel Zucman.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Bernard Arnault accuse Gabriel Zucman d'être un pseudo universitaire militant d'extrême gauche. Réponse de l'économiste.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Robert Ménard, vous trouvez que Bernard Arnault va un peu fort ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Clémentine Autain, vous refusez de vous mettre dans un camp ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Robert Ménard, vous saluez Bernard Arnault pour ses emplois en France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Clémentine Autain, vous proposez une taxe sur les patrimoines ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Clémentin bonsoir. Député écologiste et social de Snick fondatrice de l'après euh exoumise. Je vous présente comme ça pardon pour le pour le raccourci mais pour que les gens qui nous regardent ce soir sachent d'où vous nous parlez et d'où vous allez débattre avec Robert Ménard.

On va parler d'abord du match du weekend si vous le permettez avec sur ma droite c'est une image l'homme le plus riche de France Bernard Arnaud patron du groupe de luxe LVMH. Sur ma gauche, l'économiste Gabriel Zucman, promoteur de la taxe du même nom euh et défendu notamment par Olivier Fort sur ce plateau il y a quelques instants. Bernard Arnaud accuse Gabriel Zucman d'être un pseudo universitaire militant d'extrême gauche qui fait sourire Clémentine Autin dont l'idéologie Gabriel Zulman vise la destruction de l'économie libérale.

Réponse de l'économiste monsieur Arnaud, la fébrilité n'autorise pas la calomnie. Cette rhtorique guerre éloignée de celle d'un Trump ou d'un Musk devrait tous nous inquiéter. Robert Ménard, il y va un peu fort.

Bernard Arnaud, non ? On peut discuter du fond des choses sans s'envoyer des tartes à la figure. Quoi que monsieur Zucman n'ait pas de pertinence pour en parler, c'est de la bêtise.

Je veux dire, moi je me suis amusé à regarder où il est, où il a enseigné, tout. Il y a pas long un doute sur ses compétences. Qu'il soit pas d'extrême droite, tout le monde en conviendra. il avait fait participer au au programme économique de la NUPES aux dernières législatives.

Donc c'est un type carrément de gauche, un monsieur de gauche. C'est pas pour ça que c'est par définition des bêtises qu'il nous dit. Moi je pense que en tout cas moi je me refuse à me mettre dans un camp c'estàd où il faut être du côté de monsieur Arnaud ou il faut être du côté de monsieur vous poser la question comme ça.

Mais oui. Non mais attendez je vous le dis. Euh moi je pense pas non plus, tout à l'heure, j'entendais le premier secrétaire, premier secrétaire, c'est ça, du partialiste parce que vous l'avez fait remarquer, qui parle à propos des gens qui ont beaucoup d'argent.

Ces gens-là, et attendez, on est c'est superbe qu'on ait des monsieurs Arnaud en France quand même. Il a créé 200 il y a 200000 personnes qui travaillent dans le monde pour lui. Il y en a 40000 en France.

Moi, je suis maire. Si monsieur Arnaud veut s'installer à Béier, je les portes sont grandes ouvertes et je lui fournis des terrains parce que ça fera du travail pour les gens de chez moi. Non mais d'abord il faut dire ça.

Moi monsieur monsieur Arnaud je suis je trouve formidable que euh dans les 10 plus grosses emprestrees du luxe dans le monde sep françaises. C'est incroyable, on a ce succès là. Je vais pas vous dire.

Ensuite, dernier point, une fois que j'ai dit ça, oui, je pense que dans la situation présente, il faut demander aux gens les plus riches de payer plus et qu'il y ait une taxe sur les patrimoines, parce que on confond tout, c'est pas les revenus là, on parle des patrimoines qui a une taxe sur les patrimoines pour les gens les plus aisés, enfin les multimillionnaires. Bien sûr, je pense à quelques conditions. Une c'est qu'elle est pas un taux confiscatoire de qu'elle exclut qu'elle exclut le l'outil de travail n'est pas le cas aujourd'hui la taxe Zucman.

Attendez, c'est ce que je dis la science et et et trois qu' donc elle exclut ça et trois qu'elle exclut le le le comment s'appelle laison principale mais qu'on l'étende à bien plus de gens bien plus de gens que les 1800 1800 foyers prévus par la donc je pense qu'on pourrait juste au moins s'entendre là-dessus et c'est une condition et je finis madame là-dessus et c'est une condition si on veut demander des efforts parce qu'il faudra demander des efforts à tout le monde monde sinon on nen sortira pas. Vous pouvez pas demander les efforts à des gens qui ont moins d'argent si vous en demandez pas aussi à ceux qui ont beaucoup d'argent. Il faut d'abord Clémentin se féliciter que la France est plein de Bernard Arnaud qui Robert rappelait les chiffres il y a quelques instants 400 emplois en France je l'ai rappelé aussi face à Olivier Fort tout à l'heure 15 milliards d'euros d'impôts sur les sociétés versiées versées en disant par LVMH.

Écoutez celles et ceux qui produisent des richesses, ce sont celles et ceux qui travaillent avant tout. Donc il y a aussi une petite musique aujourd'hui dans le débat autour de la taxe Zucman qui vise à laisser penser que ces milliardaires comme Bernard Arnaud sont ceux qui créent de la richesse. Je voudrais poser ça pour commencer.

Ceux qui créent de la richesse de la plusvalue, ce sont celles et ceux qui travaillent. Mais je reviens à votre question de départ sur Bernard. rôle dans le succès de ces boîes quand même.

Permettez-moi de juste je continue. Euh je voulais revenir sur votre entrée sur les propos de Bernard Arnaud où je je ressens une forme de d'affolement parce que la taxe Zucman s'installe dans le débat public et moi qui l'ai porté avec ma collègue Evassas à l'Assemblée nationale en février dernier où nous avons d'ailleurs obtenu une victoire puisque l'Assemblée nationale a voté pour l'attaque Zucmane. Elle a ensuite été rejetée au Sénat puis elle a reçu enfin en même temps elle a reçu le rejet de la Macronie et du gouvernement et du président de la République.

Mais cette taxe Zucmane 86 % des Français la veulent. Et je veux expliquer et ce sera peut-être le point de débat en particulier que que je veux que nous ayons. Vous dites il faut en exclure les biens professionnels, l'outil de production.

Et bien si on enlève les biens professionnels, en fait il y a plus de taxe Zucman. Parce que que nous dit que nous dit Gabriel Zucman ? C'est que les ultra riches tout en haut de la pyramide sociale, on parle comme vous l'avez dit de 2800 personnes, ils contournent l'impôt, il ne paient pas en fait l'impôt sur le revenu et leur patrimoine, il est fabriqué par des actions dans le système financier.

Je termine par le biais de holding. D'accord ? Et donc si on ne va pas, si on fait des exceptions, on passe à côté.

Mais c'est pas une histoire d'exception, c'est que c'est 90 % de l'assiette. La taxe Zucman 90 % de son assiette imposable est sur les biens professionnels et ces biens professionnels n'ont rien à voir avec le four boulanger, le charcutier de un gros four à 100 millions sinon. Oui, le principe même de la taxe, c'est d'aller chercher l'argent là où il est, là où euh les ultra riches mettent de côté en fait contournent échappent à l'impôt par de l'optimisation fiscale.

Donc si on l'enlève en fait, on ne touche plus la cible. Madame, attendez, si c'est pour dire que en même temps que l'imposition plus importante des plus riches, on doit lutter contre une optimisation qui permet à ces mêmes plus riches d'éviter de payer les impôts qu'ils devraient payer. Mais je suis 1000 fois d'accord.

Par quel bia ? Alors, quelle est votre proposition concrète ? Attendez, non, attendez, je peux finir.

Vous êtes pas maître d'école, donc je vais essayer de répondre comme je l'entends. Maîtresse peut-être ? maîtresse, je voulais pas parce que je sais pas si on garde le sourire, on s'écoute et on essaie de ne pas trop s'interrompre serait un mot.

Oui, il faut il faut lutter contre l'optimisation fiscale mais pardon, vous interrogez pas sur le fait que aucun pays développé n'est imaginé une seconde. Il y a oui, un pays qui l'a fait, la Norvège, c'est quoi ? C'est la Norvège et ils sont revenus dessus.

Est-ce que vous vous interrogez pas sur le fait qu'aucun pays n'ait mis ça en place ? Peut-être que vous avez vu que j'ai pas dit du mal de monsieur Zukman, mais peut-être qu'il est un tel génie comme il est franco-américain qu'il a fait qu'on on va bénéficier de son génie ici. Je ne suis pas sûr je ne suis pas sûr qu'on fasse pas une grosse gourde.

Une fois encore, moi je pense qu'il faut demander aujourd'hui aux gens qui payent le plus, qui gagnent le plus de payer plus qu'il ne payent. Mais on ça me semble le bon sens même. On pourrait s'entendre là-dessus, pardon, on pourrait sans pour autant penser que non, ils n'ont aucun rôle dans leur fortune.

Pardon. Il y a oui aussi des grands chefs d'entreprise qui font de grandes réussites et ça ne vous coûterait rien de le saluer de la façon que de de la même façon que je salue monsieur Zucman comme un grand un grand professeur d'économie. Non, monsieur Arnaud n'est pas il est il a une part de responsabilité dans ses dans ses succès.

Souvent des accords avec vous. Alors, dites-le, ça nous tue pas de dire qu'il a quelques qualités. Euh les milliardaires pour la plupart sont euh au démarrage des gens qui ont eu des privilèges très importants.

Souvent, ce sont des rentiers, des héritiers. Donc le mérite, faisons très attention. Première chose la chose quelque chose de dire que ce que ce monsieur a du talent, il est français madame, c'est génial pour la France.

C'est pas le sujet. Mais oui, c'est le sujet. Le sujet c'est l'égalité.

Le sujet c'est le fait qu'on est passé de 6 milliardaires en 1996 en France à 145 milliardaires et moi j'estime que ça c'est un creusement des inégalités surtout formidable pays madame. Ce serait formidable si on les faisait payer plus d'impôts surtout surtout quand on constate au même moment qu'aujourd'hui on a jamais eu autant de pauvreté depuis 30 ans. Donc on est devant un problème qui est que il y a une sécession des ultra riches.

Et quand vous voyez la campagne qu'ils sont en train de mener en ce moment, tambour battant, je veux dire c'est ça va loin. Bernard Arnaud qui prend la parole, des surenchères incroyable, une forme d'affollement alors qu'il s'agit de payer 2 %. C'est un impôt minimum.

S'ils en payent déjà 0,5 % de leur patrimoine, ils ne payeront que 1,5. Donc c'est c'est vraiment un taux qui est très petit et on sent pensez que les patrons sont en panique en ce moment. une une forme de de panique parce que les Français sont dans la rue, les Français sont mobilisés aujourd'hui sur cette question centrale qui est celle de la justice fiscale et ça doit commencer par le haut du panier parce que l'impôt là-haut, il est régressif.

Madame, vous trouvez normal ? Non, je sais que vous non que les ultrariches paient en proportion de le revenu deux fois moins d'impôts de taxe deation que la majorité. Essayons de sortir des postures, je suis d'accord avec vous. ils doivent plus payer.

On peut quand même se dire que si on a plein de milliardaires en France, c'est formidable pour ce pays à condition qu'il paye plus d'impôts et que ces plus d'impôts aillent aux gens qui ont moins d'argent. Je ne comprends pas qu'on puisse pas au moins s'entendre là-dessus. Vous avez compris ?

Moi je n'ai je n'ai aucune harne je n'ai aucune harne aucun réflexe de classe je sais pas comment il faut dire aucune envie de vengeance contre les gens qui réussissent en France je suis ravi madame A je suis ravi que des gens réussissent en France la seule chose que je dis on pourrait s'entendre là-dessus on pourrait se dire s'entend làdessus en disant ils réussissent c'est formidable pour ce pays on va leur demander de faire un peu plus d'efforts pour que de cette réussite tout le monde bénéficie Pardon. En plus, je peux vous répondre sur monsieur ? Oui, en plus le groupe de oui mais en fait non. [rires] Vous avez raison.

Le groupe de monsieur Arnaud, c'est pas un groupe qui exploite les gens qui travaillent pour lui. Ça pourrait être on pourrait le sour la réponse de Clémentin Robert B, vous êtes terrible de d'un parti qui vous aveugle. Écoutez-moi, je pense que l'aveuglement aujourd'hui est de côté de celles et ceux qui sont contre la taxe et je dis à celles et ceux qui nous regardent que par exemple l'extrême droite à l'Assemblée nationale s'est abstenu hein sur la taxe hupan.

C'est important de le savoir. C'estàd que ça a été rappelé régulièrement vous répondrez tout à l'heure je vous repose la question si c'est pas la taxe duman pour empêcher les ultrariches de fabriquer plus d'argent. Il ils s'enrichissent chaque année de 8 à 10 % leur patrimoine grossi de 8 à 10 %. pour répéter, je reviens sur le fond de choix de société.

D'accord ? En fait, ce que vous dites ressemble à ce que dit le président de la République quand il nous dit "Je veux que des jeunes rêvent d'être milliardaires." Moi, ce n'est pas ma conception de la réussite et ce n'est pas non plus l'objectif que j'ai envie que l'on se personne vous a dit qu' avait comme seul réussi de gagner plein d'argent, mais que des gens gagnent plein d'argent et qu'ils s'en fassent bénéficier les autres, c'est formidable.

Faites un effort et laissez-moi développer deux trois phrases de pouvoir dire quelque chose et souffrez que vous allez être bé de la société, de la richesse et des inégalités parce que s'il y a des milliardaires, ça veut dire qu'il y a des gens qui gagnent des sommes colossales et c'est forcément au détriment des autres quand vous engrangez des dividendes. D'accord ? les dividendes, ils sont ils viennent pas de nulle part, ils viennent de la plusvalue qui a été produite par des travailleurs et des travailleuses.

Donc si vous dites que c'est pas grave que les milliardaires s'enrichissent et ils le font sur le dos de celles et ceux qui travaillent croyez que les 40000 salariés pens que vous alliez voir les 40000 salariés de monsieur Arnaud que vous lui dis non non et que vous leur dis attendez et que vous leur disiez si demain parce que c'est ce qu'il dit je mets en place ce système je me tire de France je suis pas sûr qu'il a qu'ils aient envie et qu'il vous donnent raison moi je pense que l'idé en fait on pourrait dans ce pays s'entendre être raisonnable trouver des mesures de bon sens mais on peut pas y arriver avec vous avez une espèce d'a priori cont de gens qui me sidèrent moi je ne connais pas monsieur Arnaud pas connaiss je pense que tant mieux s'il gagne de l'argent et si on peut en profiter un petit peu voilà du tout comme ça ça marche comme ça et ça marche comment être sur les faits vous avez raison sortons de l'idéologie parlons des faits pour moi l'exil fiscal C'est un élément de propagande de celles et ceux qui ne veulent pas de la taxe duman. Pourquoi ? Oui.

De propagande. Il y a du fanatisme dans la politique de l'offre. Il faut se dire les choses.

C'est un aveuglement sur ce que la les sciences sociales nous apprennent. Je prends le rapport sorti il y a 2 semaines du conseil d'analyse économique un organisme rattaché à Matignon. Donc voyez pas spécialement pro taxe duman.

Et pourtant qu'est-ce qu'il nous dit ? confirme toutes les études passées. Si on fait 1 % de taxe DUCMAN, et bien ils ont évalué l'exil fiscal.

Ça veut dire que 0,03 % entre 0,03 % et 0,003 % de ces haut patrimoine partiraient. C'est-à-dire que c'est littéralement marginal. Donc c'est un fantasme et cela ne correspond pas à ce qui est observé.

Donc ils peuvent nous dire ça en boucle. Ce n'est pas une réalité parce que quand on est milliardaire, pardon, mais on n'est pas à 2 % d'impôts prêt. On ne change pas toute sa vie, toutes ses entreprises, toute sa sociabilité uniquement parce que l'État fonctionne pour que vous payez autant d'impôts en proportion de vos revenus que votre chauffeur ou votre secrétaire.

C'est de ça dont il s'agit. Fig furez-vous que je suis en partie d'accord avec vous. Je pense qu'il y a plein de gens qui ne partiraient pas parce qu'ils soient attachés à ce pays, parce que leur vie est ici, parce qu'ils chantent français, parce qu'ils aiment ce pays comme vous l'aimez, comme je l'aime, comme on l'aime tous les trois ici.

Exactement. Voilà. Je pense que les 003 % combien il paye d'impôts ?

Monsieur monsieur Arnaud, monsieur Fael, vous allez dire "Monsieur Arnaud, vous alliez me demander à moi combien pays d'impôts 15 milliards d'impôts. Alors, attendez, lui on sait rien parce que c'est secret. Et devant la représentation nationale, il avait dit il y a quelques mois 15 milliards en 10.

Attendez, pardon. On peut avoir un raisonnement qui est pas le vote sans être absurde. Madame, soyez essayez d'être gentil un tout petit peu.

On n'est pas l'Assemblée nationale. On sait pas à l'Assemblée nationale. On [rires] va pas voter.

Et je n'ai aucune envie de dire, on a déjà voté, rassurez-vous, sur la taxe et d'ailleurs on a enfin oui allez-y Robert sur les les impôts de Bernard. Moi, je n'ai pas envie de prendre le risque que les 10 ou 15 plus gros patrons partent de France et je pense qu'on prend un risque colossal. Voilà, c'est mon point de vue et je pense qu'on peut alors peut-on connaître juste sa proposition pour lutter contre l'optimisation fiscale proposition.

Contrairement à vous, contrairement à vous, je ne fais pas semblant d'être un spécialiste de tout. Alors sur à cette question, non à cette vous pouvez me demander tout ce que vous voulez à cette question parce que vous dites que c'est pas la bonne manière mais vous avez raison, il faut lutter contre l'optimisation. Donc je dis comment on fait ?

Il me semble qu'il y a eu un ISF qu'on a supprimé H et je pense qu'on pourrait au fond ce que je veux dire c'est remettre à peu près ça avec une taxe. Mais l'ISF ne touche pas cette cible. Monsieur Ménard, attendez, est-ce que je peux finir que que cet ISF il il arrivé pour les plus riches jusqu'à non, il arrivé, il était progressif, il arrivé avec le plus riche jusqu'à 1,5 % et ce que j'essaie de vous dire juste c'est qu'on pourrait étendre les gens, augmenter le nombre de gens qui sont susceptibles d'être taxés et les taxer moins pour être sûr qu'il reste ici.

Je maintiens que les 1800 doivent payer autant d'impôts que les Français en proportion de leur revenus et ça pour moi c'est non négociable. et je vois que vous n'avez pas de proposition. L'ISF ne touche pas la question de l'optimisation fiscale.

S'il y en a toujours un qui finit après l'autre à minuit, je ser encore là en train d'essayer de passer au thème suivant que je remarque que vous devez avoir une science infuse parce que dans le monde entier il y a pas un pays qui a pensé que votre idée simple géniale et efficace était toujours par définition. Moi je remarque une chose quand même passionnante. On a plein de défauts en France mais on a une capacité depuis 10 jours à se passionner tous pour les impôts, la taxe Zucman, le patrimoine, les 2 %, les 0,5 et cetera.

Faut quand même se féliciter de ça. Il y a des débats chouettes dans ce pays. Robert Ménard, si vous le dites, si je le dis, je voudrais qu'on parle de toute autre chose.

C'est un magnifique débat, vous avez raison. Et je suis très heureuse qu'il ait pris depuis février dernier que nous avons déposé cette proposition. C'est autre chose à présent.

La décision de la France de reconnaître l'État palestinien, ce sera demain en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. Emmanuel Macron annoncera clairement la position française qu'il a laissé fuiter depuis plusieurs mois à présent. Une dizaine de pays dont des pays importants à Royaume-Uni, Canada, Australie notamment ont annoncé leur décision aujourd'hui où le feront demain dans le sillage en quelque sorte de la position française.

Position critiquée par certains en France et à l'étranger. On était avec l'ambassadeur d'Israël en France tout à l'heure qui nous disait tout le mal qu'il pensait de cette reconnaissance de d'un état palestinien. Emmanuel Macron vient de donner une interview à la chaîne de téléaméricaine CBS.

En voici un extrait. Nous annoncerons donc la reconnaissance, mais qui est le début d'un processus politique et d'un plan de paix et de sécurité pour tout le monde. Donc juste après cette reconnaissance, nous avons une première phase qui est je dirais la phase d'urgence, le cesser le feu, la libération de tous les otages et troisièmement la restauration des routes humanitaires et la stabilisation de Gaza.

Nous avons un deuxième paquet qui est le lendemain sur la façon d'organiser Gaza en terme de gouvernance, de sécurité et de reconstruction. Et le troisème paquet, la perspective des deux États. Mais reconnaître l'État palestinien aujourd'hui est la seule façon d'apporter une solution politique à une situation qui doit cesser.

Mais vous ne faites pas de la libération des otages une condition avant la reconnaissance. C'est donc une condition claire avant que nous ouvrions une ambassade. C'est la première série de conditions et d'exigences que nous mettrons en place dans le processus de paix.

Mais nous annoncerons le 227 reconnaissance de l'État palestinien. Madame Lacron assure en quelque sorte le service avantvente de la reconnaissance par la France de l'État palestinien. Cesser le feu, libération des otages, talibilisation de la région.

Robert Menard, la semaine dernière, vous nous disiez beaucoup de mal de la décision d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il vous rassure un petit peu ? Absolument pas parce qu'il se fout de nous.

Pourquoi ? Je vous rappelle que je prends deux conditions qui sont les plus simples. C'était la libération des otages et démilitariser le Hamas.

C'était des conditions préalables à la reconnaissance. Maintenant, comme il joue tout le temps sur les mots, vous avez compris, il dit pas avant la reconnaissance puisquil va le faire. Étapes plan.

Non non non. Il dit avant l'installation d'une ambassade euh une ambassade euh palestinienne, c'est pas la même chose. Ça veut dire qu'une fois de plus, il s'est moqué du monde une fois de plus, il dit pas d'ambassade tant qu'il y a pas de libération des des avant, il disait pas de reconnaissance tant qu'il y a pas de libération.

Pardon, c'est pas tout à fait la même chose. Demain, demain le jour le jour du nouvel juif, le jour alors qu'il y a toujours 48 otages aujourd'hui reconnaître. Moi je suis pour un état palestinien, je l'ai toujours dit pas maintenant.

Maintenant c'est donner une victoire au Hamas. Je dis pas c'est donner une victoire à le verra avec la fête que tous les partisans du Hamas et le Hamas lui-même fera demain après cette reconnaissance. Et moi je n'ai pas envie de leur offrir cette voix làà on est évidemment la seule solution c'est évidemment deux états.

Pas maintenant. Est-ce que vous entendez ces arguments Clément Quinotin du pas maintenant 2 ans seulement après le le 7 octobre avec les otages ? Non de Dieu, ils sont là les otages, ils sont toujours otages.

Je vais le dire calmement même si vos propos me mettent aussi très en colère. Il y a juste quelque chose que vous omettez et qui est gravissime, c'est que nous vivons aujourd'hui une tragédie humanitaire à Gaza. C'est un génocide qui est perpétré par l'armée israélienne de Benjamin Netaniaahu.

Donc ça c'est la première chose, c'est que dire pas maintenant, moi j'ai envie de vous dire, on aurait dû le faire depuis très longtemps la reconnaissance de l'État de Palestine, ça c'est l'évidence parce que quand vous avez une injustice aussi forte et bien vous créez un terau épouvantable de violence, de tragédie. Donc cette reconnaissance, je l'ai plaidé depuis des années et des années et je pense que elle arrive bien tard. Mais dire que ce n'est pas le moment alors que euh Benjamin Netanou non seulement s'enfer à affamé la population, à tuer des civils, à assassin des oublé le 7 octobre madame, vous avez oublié le 7 octobre.

Vous avez oublié qui qui est responsable de ce qui se passe à Gaza aujourd'hui ? Israël ou le Hamas ? Qui a commencé, si j'ose dire, qui a violé des femmes ?

Qui a tué des enfants ? Qui qui ? Madame, mais vous savez très bien que le conflit israélo-palestinien n'est pas né le 7 octobre.

Mais je vous ai jamais dit ça. Qu'est-ce qu'est-ce qui a justifié l'intervention de l'armée israélienne à Gaza ? C'est quoi le 7 octobre ?

Qu'est-ce qui justifie les crimes de guerre, monsieur Ménard ? Une chose est d'intervenir pour se défendre mais là on n'est pas dans cette situation. L'armée israélienne Benjamin Netaniaou n'interviennent pas pour se défendre.

Il bfou il bafou le droit international. Il font des crimes de guerre. génocide peuple monsieur madame ils se défendent face à des gens face à des gens qui ne veulent pas reconnaître Israël qui ne veulent qu'une chose rayer Israël de la je ne défends pas monsieur Benanou je défends le droit d'Israël d'exister et je vous rappelle je vous rappelle que depuis 1948 chaque fois ce n'est pas Israël qui a refusé de reconnaître C'est exactement le contraire.

Je vous rappelle pour votre gouverne. Non, monsieur Ménard, vous pouvez pas dire ça. Vous savez que ça n'est pas la réalité.

Comment je sais que c'est pas la réalité ? C'est pas la réalité pas la réalité. Moi je pense que le peuple israélien, c'est un peuple, il a droit à un état et d'ailleurs il a un état.

Le peuple palestinien est un peuple, il a droit à un état. Mais aujourd'hui la situation c'est que le gouvernement israélien de Benjamin Netaniaahu cherche par une politique du fait accompli de l'extermination humaine. Et vous dites mais comment vous pouvez employer comment vous pouvez employer des mots par il y a une extermination vous savez attendez vous savez le sens de l'exmination Robert Clément s'il vous plaît s'il vous plaît clémentin j'allais mais c'est uneaveuglement regard de la réalité de la tragédie la différence de vous moi je suis allé Clément aussi je suis allé jordanie.

Non, je parle pas de si Jordanie, je parle de Gaza. Vous êtes allé voir le Hamas Gaza ? et je suis allée en 6 Jordanie et par notre petite différence répondre à non parce que chacun à Gaza par le gouvernement m'a empêché d'aller à Gazaud qu'on dise un mot si vous le permettez tous les deux de la proposition d'Olivier Fort et j'espère qu'on va redescendre un tout petit peu dans les décibelles décibel c'est la vie c'est Je défend de choses.

Ouais, je peux m'engueuler avec vous aussi si vous voulez. [rires] Si vous permettez, Olivier Fron du Parti socialiste qui était avec nous tout à l'heure a demandé au maire de isser un drapeau palestinien lundi à l'occasion de la de cette reconnaissance. Le ministre des missionnaires de l'intérieur, Bruno Taillot, lui a dit qu'il s'opposait à cette mesure.

Il a demandé à la justice administrative de trancher au cas par cas. Il y a des maires qui ont accepté de l'interdiction a été décidée qui ont décidé de maintenir tout de même le drapeau à partir de lundi. Et ce soir, Olivier Fort est venu nous dire tout à l'heure qu'il avait écrit à Emmanuel Macron pour lui demander par humanisme, c'est le terme qu'il utilise dans cette lettre, d'autoriser les maires à à hisser ce ce drapeau palestinien.

Lundi, Robert Ménard, est-ce que c'est effectivement un geste d'humanisme pour vous euh comme l'a défendu tout à l'heure le patron du PS ? Je n'irai pas sur sur le terrain de monsieur Rotaillot qui consiste à dire mais non c'est pas légal de le faire et tout. On l'a fait, vous l'avez fait vous ?

Attendez plein de mairies euh l'ont fait pour l'Ukraine et ça n'a choqué personne et personne fait Attendez si je peux finir je vais vous le dire. Donc je vais pas sur ce terrain. Je l'ai fait le 7 octobre avec le drapeau israélien.

Donc moi je suis pas sur le terrain. C'est scandaleux de voir un drapeau étranger sur l'hôtel. qui est installé dans une mairie communiste à Malakov.

C'est prê Attendez, vous avez compris sur le principe du drapeau ? Je dis pas moi, vous avez bien compris, je suis contre pas d'accord avec l'interdiction réclamée par Bruno Raillot. Je suis contre la reconnaissance de l'état d'un état de Palestine aujourd'hui.

Continu, on va pas revenir de ce qu'on a dit. Donc non, attends, mais c'est important. Donc évidemment, demain, je ne mettrai pas moi un drapeau palestinien sur ma façade.

Vous verrez demain ce que je vais faire sur la façade de l'hôtel de ville de Bier. Vous verrez demain ce que je vais faire. Je mettre de drapeau un palestinien, italien.

Il a des villes qui ont décidé ça. Oui, mais non, mais moi je ne je suis contre la reconnaissance aujourd'hui d'un état palestinien. Je vais pas mettre un drapeau palestinien sur la façade.

Je pense pour finir là-dessus enfin de mon point de vue que la le choix de monsieur le choix de monsieur Macron est pas seulement une faute politique, c'est une faute morale. Et je ne m'associerai pas d'une manière une monsieur Macron monsieur Macron et je ne m'assori pas d'une manière ou d'une autre à cette faute morale en mettant évidemment un drapeau palestinien sur la façade de l'hôtel de ville de ma ville. Clémentin est-ce que moi je serai évidemment au côté de main du maire de Sevran pour isser ce drapeau qui est aussi dans la circonscription que je représente déjà à trembler en France.

Je le ferai par l'expression simple d'une solidarité humaine avec un peuple qui subit encore une fois un assaut effroyable. C'est effroyable. 60000 personnes sont mortes, des civils sont morts et nous sommes là à nous demander si on va isser ou non un drapeau en solidarité.

Nous l'avons fait pour les Ukrainiens, nous l'avons fait le 7 octobre et nous ne le ferions pas alors qu'il y a encore une fois un génocide qui est en train d'être perpétrer. Vous ferez même s'il y a une décision de justice qui l' interdit. Moi je suis d'accord avec monsieur Ménard sur le fait que ce n'est pas un problème juridique.

C'est faux. Pardon madame les les mairies dont vous parlez les mairies dont vous parlez ont issé un drapeau israélien après le 7 octobre. Euh attention à Oui oui c'est possible je suis pas et pour les Ukrainiens nous l'avons fait je vous parle que vous avez dit israélien après le 7 octobre a eu chez moi, il y en a eu plein et plein de gens à gauche ont manifesté y compris le 7 octobre.

Ça suffit les leçons là-dessus. Mais non, c'est pas une leçon. Je vous je c'est pas une leçon, madame.

Ne reprenez pas. Je vous dis qu' est plein de maires de gauche qui ont comme vous j'imagine et plein de militants de gauche protesté, étit ulcérés, révulsés par ce qui s'est passé le 7 octobre. Vous avez raison vous dis.

Quel mairie communique, quel mairie d'extrême gauche a a mis le drapeau israélien le 7 octobre ? Je vous pose une question. Si vous pouvez me laisser répondre et si on peut euh se parler.

Euh moi aussi je suis très en colère, je suis outrée de ce que vous dites, mais je vous hurle pas dessus. Je pense que c'est pas très bon pour cette hurle pas. Je dis mon émotion madame.

Oui, moi aussi je suis très émue et je suis même très choquée de ce que vous dites. Voilà, très choquée. Très bien.

On doit pas le montrer de la même façon. Non, on le montre pas de la même façon parce que je pense que les auditeurs et les auditrices ont besoin de comprendre ce qu'on est en train de raconter. D'accord.

Donc moi ce que je pense c'est que non seulement il faut ici ce drapeau par solidarité à l'égard d'un peuple qui est massacré, exterminé, mais en plus on devrait demander à Emmanuel Macron et de manière très forte d'avoir des sanctions contre Israël parce que pensez que tout cela va s'arrêter juste en mettant un drapeau en reconnaissant enfin l'état de Palestine, ça n'est pas suffisant. Il faut que Israël cesse sa politique qui est une politique génocidaire. Et donc si vous n'entendez pas ça mais il n'y aura jamais de paix.

Vous croyez qu'on peut obtenir la paix en s'asseyant sur le droit international comme le fait Israël ? Vous croyez qu'on peut avoir la paix en acceptant pas la justice de la reconnaissance de l'État de Palestine ? Vous croyez qu'on peut avoir la paix en tuant des civils, en tuant des journalistes, en en affamant un peuple, en empêchant même des enfants d'être soigné, c'est pas de la rétorique, c'est de la réalité, monsieur.

C'est ce que vivent les palens. Faites la paix avec des gens qui nient votre existence. Mais qui ni l'existence ?

Et Israël ni pas l'existence des Palestiniens. Bien sûr que non. Bien sûr que non.

Non, il tuent pas les Palestiniens. Ils tuent des Palestiniens. Il tu les civils et vous le savez.

Il les aff et vous le savez. Il les pousse en dehors des frontières et vous le savez. Vous vous accepteriez-vous de discuter avec quelqu'un qui dirait vous n'avez pas existé mais comment vous de dire ça non c'est pas censé c'est juste la réalité madame monsieur non pardon monsieur Mdam non s'il vous plaît madame s'il vous plaît je voudrais qu'on passe à un autre thème de ce rendez-vous si vous permettez on a compris que vous serez pas d'accord là-dessus je suis garant de la sérénité de de ces débats et je considère à ce moment précis du débat qu'il faut passer à autre chose si vous si vous me le permettez madame Motin et monsieur Ménard avec votre accord, je voudrais qu'on s'intéresse à ce qui se passe en ce moment même aux États-Unis.

Je sais pas si on va faire redescendre. Je suis pas sûr. J'espère quand même.

Du côté de l'Arizona, on voit ici, je crois que ce sont des images en direct de ce qui se passe dans cet immense stade de l'Arizona. 60000 personnes sont attendues pour rendre hommage à Charlie Cur. Charlie Cur, vous le savez sans doute maintenant, c'est cet influenceur ultra conservateur très proche de la Galaxie Trump qui a été assassiné il y a 10 jours par balle.

On attend dans ce stade tout à l'heure le président Donald Trump. On attend le vice-président Jed Vens, on attend la veuve de Charlie Kirk. 60000 personnes, des dizaines de milliers d'autres personnes à l'extérieur du stade qui n'ont pas pu y entrer.

C'est un événement XL qui est organisé ce soir. On a compris, on a compris Clémentin que Donald Trump voulait faire de Charlie Kirk une sorte de martyre politique. Est-ce qu'il est en train de réussir son paris ?

Ah, je me pose pas la question à ces termes-là. Moi c'est comme ça que je cette entreprise de de martyrisation, c'est pas un jugement mais c'est un mot qu'il a utilisé lui-même. Non mais en fait il y a une différence entre la victime et le héros, hein, le martyre et le symbole politique.

Et pour vous, Charlie Kirk est une victime. Pour moi, Charlie Kirk est une victime d'un assassinat abject et la violence politique, assassiner des personnes parce qu'on est en désaccord avec ces idées, c'est impossible, insupportable et cela ne doit pas exister. Donc je le je le condamne de manière extrêmement ferme.

Après c'est une autre question de savoir est-ce que Charlie Kirk est un héros, hein ? Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire est-ce qu'on décide que une personnalité qui apportait un certain nombre d'idées dans le débat public et bien c'est devenu ce que l'on a envie de défendre.

Donc moi, je veux défendre surtout un projet de société dans lequel on abaisse le niveau de violence politique qui a explosé aux États-Unis, vous le savez. Et les propos de Charlie Kirk interroge et c'est normal que l'extrême droite américaine s'en serve pour enfin c'est normal, c'est logique. disons que il s'appuie sur cet événement pour en fait radicaliser son camp politique.

Mais c'est dangereux parce que en ce moment Donald Trump et les siens sont en train d'instrumentaliser cette histoire pour mener une chasse aux sorcières, une forme de néomarcartisme contre ceux qu'ils ont d'ailleurs accusé au démarrage à Thort en disant "C'est la gauche, c'est les wistes, c'est pas du tout ça histoire de la mort de Charlie Kurck n'a rien à voir avec c'est pas ça. qui s'est passé moins parler. Oui, mais on a eu on a eu Mélissa Hortman qui a été aussi assassiné une soci une démocrate américaine.

Bon bah Donald Trump, il a pas décidé à ce moment-là que il en faisait une héroïne. Il a choisi Donald Trump dit Clémentin est en train de radicaliser son camp après la mort de Charlie Kurk. Robert Menard, j'ai passé ma vie, j'étais le patron de reportage frontière pendant plus de 20 ans, j'ai passé ma vie à défendre des gens dont je ne partageais pas le début d'un quart des idées dont j'aurais condamné les idées.

Exact. C'est la première chose qu'il faut dire parce qu'il y a un certain nombre de gens aux États-Unis, on sera d'accord là-dessus, qui par opposition politique sont prêts à trouver au fond des excuses à quelqu'un qui les aurait débarrassé de Charlie Kerk dont je ne partage évidemment pas le point de vue. Il est pas là aujourd'hui.

Aujourd'hui, il y a avec ça, vous l'avez dit, une montée de violence terrifiante. Terrifiante. et pardon.

Dans le cas de Charles Kirk, c'est des gens qui viennent de l'opposé politique qui le tue. Celui qui le tue, on verra ce qu'il en est. Mais il sa il a dit que s'il le faisait pour les propos qui sont tenus.

C'est ça madame que sur lequel je pense qu'il est conservateur. Non, attendez, non, ça vient de Non, non, attendez, ça vient d'une famille républicaine pour je précise les propos de Clémentin mais qu'il avait bien coupé. Mais c'est ce que vous ce que vous dites.

Vous dites oui, il a été tué par quelqu'un qui le reproche ses promos sur les transgenres et tout ça. C'est politiquement ça veut dire quelque chose ça. Attendez, moi j'ai pas de position les mêmes que lui.

Ça c'est la première chose. Mais j'ajouterai je suis aussi peut-être parce que c'est ça a été toute ma vie la défense liberté de la presse. Je ne comprends pas les mesures qui sont prises par Trump, par monsieur Donald Trump qui consiste à s'en prendre maintenant à ceux qui même s' tiennent des propos horsuriers parce que se féliciter de la mort de de Charlie Kirk, c'est une saloperie mais c'est pas pour ça que tu vas les priver d'un boulot et tout.

Vous avez compris ? J'essaie juste de dire ça. Et pourquoi je le dis ?

Parce qu'on est dans un pays les États-Unis qui était pour le militant des droits de l'homme que j'étais de défense liberté de la presse un modèle un modèle. C'est-à-dire qu'on pouvait tout ou quasiment tout dire, sauf il y a un appel direct effectif à la violence. Et je pense que ce pays où on en est arrivé là, c'est un recul colossal.

Mais rien rien ne peut excuser rien ne peut excuser cet assassinat politique. Quoi qu'on pense de ce garçon. H c'est menti non, c'est c'est très intéressant ce que ce que vous dites et je je connais votre parcours à Reporter sans frontières et donc c'est intéressant parce que il y a en fait une bascule fasciste aux États-Unis et la dernière fois que je suis venue sur ce plateau, vous vous souvenez, on a eu un échange assez rude parce que je disais vous avez un échange rude tous les deux.

Non mais sur sur un terme, attendez, je je rappelle juste ça mais c'est sur le mot fascisme. Exactement. Et je pense que précisément c'est ça fait écho à ce que je disais à l'époque, c'est-à-dire que je ne crois pas que la majeure partie des gens qui ont voté pour Trump euh que le discours, même si bon il est pas exactement de même nature que celui que tient le Rassemblement national aujourd'hui, mais il est dans la même veine.

C'est à peu près les mêmes idées. Et d'ailleurs, quand on voit qui va soutenir Trump en ce moment dans cet événement de Charlie Kirk, c'est évidemment l'extrême droite française qui assume sa filiation. Sauf que là, on voit un pays qui est en train de basculer.

Et donc c'est pour ça que je dis qu'il faut regarder ça avec beaucoup d'attention parce qu'au moment où on vote, on ne se dit pas qu'on peut tomber dans des méthodes où un humoriste comme Jimmy Kimel peut virer de l'antenne immédiatement ou les antifascistes et bien le président de la République américain veut carrément les interdire. Euh et a une sorte de climat de terreur aussi qui fait terire les scientifiques, les intellectuels, les artistes, tout toutes les médiations. Et et là, c'est pour ça que je parle d'une bascule de ce pays dans le fascisme.

C'est étonnant parce que vous voulez toujours vous présenter comme la modernité même et tout et votre vocabulaire est un vocabulaire qui rend, moi je suis inquiet par ce qui se passe aux États-Unis, mais j'emploirais pas le mot fascisme. n'est pas de mais bon, il a été élu démocratiquement, il peut perdre les élections euh les premières élections là intermédiaires dans dans quelques mois. Monsieur Trump est pas là à vie.

Donc non, c'est pas le c'est autre c'est des choses qui m'inquiètent mais c'est pas le mot fascisme. Mais vous le mettez à toutes les sauces donc c'est la Oui, vous le mettez les fa qu'on s'entende sur le mot. Non, c'est pas un régime fasciste.

On a on a revenons à la France puisque ça peut-être intéresserait plus les gens tout à l'heure, vous avez fait une remarque sur ces news. Moi, je me réjouis. Non, non, non, non, mais non.

C'est le même débat. C'est le même débat. Moi, je me réjouis qu'il y a une chaîne comme C News aujourd'hui, pardon de le dire ici.

Qu'estce qu'elle vient faire là, Robert là ? Mais je vais vous le dire parce que la liberté d'expression c'est ça le respect de la liberté d'expression c'est quoi c'est accepter que des gens pensent différemment de vous pensent différemment de moi. Alors précisément non passez news.

Le problème de ces news c'est exactement l'inverse. C'est que ces news ne respectent pas la diversité d'opinion et d'ailleurs l'arcom passe son temps à épingler ces news pour la non représentation des différentes idées sur ces news. Vos idées toutes faites.

Je vous ai pas dit ça. Je vous dis juste aujourd'hui et ce qui m'inquiète aujourd'hui c'est un ce qui me rassure c'est qu'en France comme dans un certain nombre de pays et on rattrape la France rattrape ce qui se passe dans un certain nombre de pays il y a des points de vue plus différents qui se font entendre et je m'en félicite. Et c'est donc on a un désaccord sur ces news.

Mais attendez, c'est quand même terrible de dire à la fois je trouve que il y a Charlie KK, c'est formidable qu'il puisse dire ce qu'il a dit et dire en France on regrette qu'il y a une chaîne comme si moi je me félicite de ça. Je me félicite de ça. Ce qui ne m'empêche pas de dire et c'est ça qui me semble à l'œuvre aujourd'hui avec monsieur Trump autrement plus dangereux.

Je pense, j'espère qu'on sera d'accord, c'est que les réseaux sociaux font qu'aujourd'hui, s'il y a une liberté d'opinion bien plus large qu' a jamais eu en France, les réseaux sociaux, vous savez, font en sorte que chacun s'enferme dans ses propres, dans sa propre bulle. Et c'est ça et je pense que c'est là-dessus plutôt que des grands mots, on pourrait s'entendre et savoir comment on travaille pour que nos enfants ne regardent pas des choses qui ne font que les confronter. dans dans dans ce qu'il pense.

Juste Charlie KK, il avait quand même une qualité incroyable au-delà des désaccords, c'est qu'il accepta de débattre avec des gens et qui pas d'accord avec lui, c'est qu'il passait son temps aller dans des universités discuter avec des gens qui pensaient le contraire de lui. On pourrait trouver que c'est formidable de faire ça. Moi, j'ai du mal à trouver formidable un certain nombre de discours qui contreviennent, par exemple à des principes républicains essentiels quand Charlie Kirk il va vanter la ségrégation sociale, le retour des femmes à la vaia, l'esclavage, qu'il reproche aux juifs de favoriser l'immigration, que il réclame la peine de mort pour Joe Biden.

Bon, OK, bien sûr, la liberté, mais on a un problème, le mot fascisme, mettons l'autre côté, mais cette vague trumpiste, ce avec le mot peut-être libertarien, plus à la mode, qui est celui qui défend la liberté de dominer, la liberté de dire tout et n'importe quoi en s'asseyant sur le pluralisme, en s'asseyant sur les fake news, puisqu'il a de conception de la liberté par Oui, mais moi j'ai une conception libérale de la liberté. J'ai pas envie que vous décidiez vous ou qui que ce soit de ce que je peux dire ici sur ce plateau de télévision. Mais je Mais heureusement bien et c'est ça la liberté.

Je trouve ça formidable. Sauf que dans une chaîne comme Ces News qui est sur un canal qui est donné par une sphère publique et alors et bien quelqu'un qui regarde que ces news le problème c'est que s'il y a pas des règles pour que il puisse être confronté à votre discours mais il peut regarder BFM personne l'empoche et moi je vais sur ces news et personne ne me dit sur ces news ce que je dois dire et ben dans ce cas chacun dans sa bulle comme ce que vous dénonciez pour les réseaux sociaux vous le énoncez pour les les réseaux sociaux mais ça serait OK pour la télé ça marche pas si on veut créer du commun, il faut que sur l'ensemble des chaînes sur lesquelles on peut accéder facilement et bien on puisse trouver de la diversité. C'est ça le pluralisme et c'est ça la démocratie.

Nous reste 5 minutes. Clémentine notar Robert Bénard, je voudrais vous entendre sur un autre sujet. Vous parliez des réseaux sociaux pour ceux qui sont effectivement branchés sur les réseaux sociaux et je crois que c'est votre cas à tous les deux.

Il y a une polémique qui monte depuis quelques jours au sujet des notes de frais d'Annie Dalgo. Je vais essayer de rester comme souvent le plus factuel possible. Robert Menard, Clémentin Autin.

Annie Dalgo à plusieurs reprises, à trois reprises depuis qu'elle est maire de Paris en 2014, a refusé de transmettre à des associations, des citoyens ses notes de frais. Ces associations ont saisi la justice administrative qui trois fois par trois fois leur a donné raison. Elle a donc dû transmettre ces notes de frais qui ont donc fuité via une association et via Mediapart ces derniers jours.

On apprend plusieurs choses dans cet aperçu de ces notes de frais. Je précise qu'on a pas l'ensemble de ces notes de frais. On apprend que euh elle a dépensé entre 2020 et 2024 un peu plus de 80000 € sur 4 ans, donc 20000 € chaque année, ce qui est en dessous du montant global qui lui est alloué par la mairie de Paris.

On apprend aussi qu'elle a fait des des achats qui peuvent surprendre. Par exemple, des robes Dior acheté l'an dernier pour 6300 €. Une blouse Dior 1100 € un manteau Burberry à à 3000 €.

Euh Olivier Fort qui était avec nous tout à l'heure n'a pas tout vraiment soutenu euh Annie Dalg en disant effectivement il y a des points qui euh qui méritent d'être éclairciés devrait sans doute s'expliquer euh là-dessus. Robert Ménard, Clémentin est-ce que vous pensez que c'est de la la mauvaise transparence, la transparence à tout prix qu'on fait de la chasse à l'homme ou de la chasse à la femme politique parce que c'est ce que dit Nidalgo qui dénonce une cabale contre contre elle contre la mère de Paris ou est-ce que vous estimez que c'est nécessaire et qu'effectivement même si tout cela est parfaitement légal ça interroge. Qui veut y aller en premier ?

Oui, moi je je connais Transparence citoyenne, l'association, l'association qui a fait ça puisque comme à plein de ma ils m'ont demander des comptes et moi je m'en formalise pas. En l'occurrence, ça va vous intéresser puisque moi ils m'ont demandé des comptes sur sur ma présence sur les plateaux de télévision, les vôtres et et ceux de de LCI puisque je vais partout pensant que le pluralisme c'est d'aller partout. J'y suis allé, il me demandait qui a payé.

C'est une question légitime et je leur ai répondu. C'est en l'occurrence comme ça ça me permet de le dire d'ailleurs au au Berois, c'est vous qui m'invitez qui payez mes frais de déplacement mais je ne suis pas payé. Je trouvais que la question était légitime.

Ils m'ont demandé les comptes. Je leur ai répondu ça et ils ont classé ça et c'est terminé. Je les ai eu encore cet après-midi pour leur dire c'est terminé tout ça.

Je pense que ça me choque pas qu'on me demande des comptes et je trouve que c'est important parce qu'il y a une telle suspicion sur l'ensemble de la classe politique qu'on a intérêt à ne pas se choquer de la demande des comptes sur madame Idalgot. Je vais de pas jeter le coup de pied de là. Je vais laisser aux camarades ici présents de gauche de régler leurs problèmes de leur lège ça leur famille.

Oui, ça fait cher le manteau mais peut-être que c'est le prix et peut-être que habillé chez chez les mêmes couturiers. Il reste 3 minutes. Clémentin vraiment pas du tout.

Euh oui, je pense que la transparence là en l'occurrence est nécessaire et je m'étonne qu'elle n'est pas encore communiquée parce que les montants qui sont c'est c'est c'est choquant en fait. qui vous choque c'est le montant, c'est la marque, c'est Dior pas non pas la marque nécessairement mais c'est vrai que mi bout à bout ce sont des truc Dior c'est pas LVMH par excusez-moi ça nous aurait ramené quelques minutes en arrière par mais je je enfin moi-même je en le en le lisant c'est vrai que je suis un peu sidérée qu'on a envie qu'elle montant de l'enveloppe qui vous choque par il y a des limites. Alors qu'est-ce qui est décent qu'est-ce qui est pas décent ?

On va pas être dans la démagogie. Quand on est maire de Paris, on s'habille pas dans les premiers prix et je pense qu'aucun français ne demande à Anniealgo de s'habiller aucun parisien voilà dans dans les premiers prix. Mais c'est vrai que là l'enveloppe totale euh et la manière dont c'est ventilé interroge et donc si elle l'assume et qu'elle pense que c'est ça la représentation si elle était si elle était maire de droite vous diriez exactement la même chose.

C'est pas parce qu'on est Ouais c'est droite. Enfin je je je vous je vous demande la précision. Vous pourriez me dire une mère de gauche doit pas s'habiller en Non, je dirais peut-être une raison de faire la différence parce que nous aussi on défend un certain modèle de société du partage des richesses pas de de dans l'argent public d'être de faire attention aussi au denier à la manière dont on dépense surtout dans un moment où la vie est très chère.

La vie est horriblement chère. On a un français sur quarrive pas à manger correctement et qui saute des repas. On a euh un français sur 6 qui gagne moins de 1288 €.

Donc forcément quand on s'achète un manteau à 6000 € et qu'on est élu euh je comprends que ça que ça chois à un moment donné quand j'étais jeune mais je suis bien plus vieux que vous. Donc on parlait de la gauche caviare, vous savez cette gauche qui était capable de donner des leçons de morale, de rappeler ce que c'était la gauche et tout, ne pas se l'appliquer à à elle-même. Moi, je comprends une partie de de votre argument qui constitue, c'està dire tu es maire de Paris, tu vas à l'étranger par exemple, que tu représentes un peu la France et tout ça.

Mais je me suis posé une question, mais c'est une question, j'ai pas la réponse, je n'en sais rien. Par exemple, ça existe pour pour madame Macron. Euh est-ce que tu es obligé d'acheter des vêtements ou est-ce que les marques françaises c'est ce que suggérait Olivier Fort vous êtes en train de reprendre pourrait faire prêter les On a la chance puisqu'on a la chance d'avoir sep des plus grandes marques de luxe en France est-ce qu'on pourrait pardon je finis comme on a cette chance là on pourrait demander à monsieur Arnaud de prêter un certain de vêtements on était d'accord mais pas [rires] sur ça parce que je pense que quand on é on n'est pas là pour faire la promotion des grandes marques.

Merci merci Ben je vous ai moins réconcilié sur la démagogie là vous êtes en ple merci beaucoup Robert merci beaucoup poursivre cette s'il vous plaît s'il vous plaît non non repartez pas vous poursuivrez s'il vous plaît vous poursuivrez cette discussion si vous voulez bien en dehors de ce plateau j'ai rien à dire je ne porte pas de jugement merci beaucoup le 20h Yeah.