Stéphane Peu dans "L'invité politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Stéphane Peu, vous êtes aussi président du groupe à l'Assemblée nationale. Alors à ce propos, nous avons un premier ministre hein depuis mardi. Vous avez écrit sur X cette réaction à laquelle je vais vous faire réagir.
Logiquement le Premier ministre après Sébastien Lecnu devrait être Brigitte Macron. Vous voulez dire par là que c'était le dernier des proches du président de la République qui a été nommé ? Oui, ce que je voulais dire avec un un peu d'humour parce que c'est quand même pas interdit d'en avoir un de temps en temps, c'était le président de la République se repli sur son dernier carré.
On est vraiment le cornus c'est c'est son frère jumeau. C'est quelqu'un qui est ministre depuis le premier jour où le président de la République a nommé un gouvernement en 2017. Il a été de tous de tous les gouvernements.
Il a utilisé ou changé de portefeuille mais ça fait 8 ans qu'il est voilà ça fait 8 ans qu'il est qu'il est mini. C'est un fidèle de parmi les fidèles de d'Emmanuel Macron. Donc c'est c'est pour ça que j'ai j'ai fait cette ce petit trait d'humour, c'est qu'on est vraiment c'est la famille quoi.
Là lorsqu'il parle de rupture, si on regarde ce ce CV depuis 2017, vous pensez que céit un élément de langage ou que c'est possible de faire différent quand on a été aussi longtemps très proche d'Emmanuel Macron ? Non, moi je pense pas parce que les Français on on le disent et et le répètent. Ils veulent un changement de politique et ils l'ont exprimé dans les urnes en 2024 aux européennes.
Puis ensuite lors du des de la dissolution, ils veulent un changement de politique et le président de la République refuse qu'on change de politique et donc n'entend pas ce que 70 % des Français disent d'une manière ou d'une autre par leur vote. Et donc il y a là un déni démocratique qui est à mon avis le le péché originel de cette législature. Il y a tout premier ministre que ce soit Michel Barnier avanthier, François Berou hier ou le cornu aujourd'hui sont frappés d'illégitimité puisqueils ils sont nommés en dépit ou contre l'expression majoritaire des Français.
Alors bien sûr, il y a pas personne a une majorité absolue à l'Assemblée nationale, mais enfin dans une démocratie, il y a une coalition qui est arrivée en tête, c'est celle du Nouveau Front populaire. Et je ne dis pas que ça aurait été simple, mais nous avions pris l'engagement et nous continuons de prendre l'engagement si nous étions appelés en responsabilité de faire texte par texte, de construire des majorités, de ne pas utiliser le 493. toute chose qui permettent de garantir un bon fonctionnement du Parlement, mais en respectant le vote des Français, en ayant un gouvernement de gauche.
Les Français veulent une politique de gauche en France. Alors, il a donc nommé quelqu'un de son camp qui est en train de consulter. Donc, apparemment les oppositions, ce sera pour plus tard aujourd'hui et l'indice la journée des des syndicats de salariés, mais aussi du patronat.
Mais monsieur le cornu a le même souci que monsieur Barnier, que monsieur Baou, c'est d'essayer de tenter une non censure. Alors pour vous, est-ce que c'est un graal atteignable ou on va peut-être vers un un nouveau premier ministre à l'ône du débat budgétaire ou vers une dissolution ? Vous voyez ça comment ?
Avant qu'on entre dans le détail des concessions qui pourraient être faites ? Non non, enfin c'est c'est vou à l'échec. Euh la rupture c'est un élément de langage.
Euh on ne peut pas être le fidèle d'Emmanuel Macron, nommé par Emmanuel Macron contre la vie majoritaire des Français et prétendre à une rupture. Donc c'est un élément de langage. Et la la le président de la République ne veut toucher à aucun de cet thème l'impôt de solidarité sur la fortune qu'il a supprimé, les les une fiscalité avantageuse pour pour les riches, la réforme des retraites, enfin tout toutes ces choses qui ont été des points durs et qui font que les Français sont en colère parce qu'il voit bien que ce sont toujours les mêmes qui payent ceux qui travaillent.
On entend quand même euh dire alors on verra ce qui se passe sur les retraites parce que j'imagine qu'il attend de recevoir les les partenaires sociaux comme on dit mais il y a une concession qui serait tout à fait possible. Monsieur le cornu envisagerait de supprimer la suppression des deux jours fériers alors qu'il devait rapporter 4 milliards dans le budget prévu par monsieur Bairou. Ce serait déjà un geste qui plairait à l'ensemble de l'échiquet politique puisque ça avait quasiment offusqué tout le monde de toucher à ça pour par rapport au pouvoir d'achat des Français.
Ça ce serait une concession mais pas suffisante pour vous. Ouais, mais non, parce que le le la présentation du budget de François Berou, c'était le musée des horreurs. Bon, donc j'imagine bien Sébastien Lecornu enlever deux ou trois horreurs dans dans ce musée des horreurs.
Mais cette suppression, la suppression, ce serait quand même important ou pas ? Oui, bien sûr. C'est c'est tellement injuste, c'est tellement incompréhensible de vouloir supprimer de jours fériers, de faire travailler les Français plus en les payant moins.
C'est c'est absolument insupportable. Donc il faut il faut le faire, c'est une concession, on l'entend mais enfin ce n'est pas ça une rupture. C'est quoi les lignes ?
Alors on a toujours dit, on dit les lignes rouges, mais Fabien Rousell a été appelé par monsieur le Cornu. Est-ce que il a évoqué, monsieur Roussell, vos lignes rouges ? Alors, on voit bien taxe pour les ultra riches, ne pas toucher au pouvoir d'achat.
Vous y ajouteriez quoi ? la suspension de la réforme des retraites. Il y a une résolution qui a été votée, que vous aviez mise en avant à l'Assemblée.
Euh, il y a des conditions nécessaires mais pour l'instant elles ne sont pas suffisantes. Bon, on on ira discuter probablement la semaine prochaine. J'irai avec Fabien Roussel et puis ma collègue qui est présidente du groupe au Sénat.
Mais bon, on le fait à chaque fois. Nous, on fait jamais la politique de la chaise vide. Donc on vient, on fait part de nos propositions, on est prêt à discuter mais effectivement il y a des lignes rouges.
Il ne doit pas y avoir un centime d'euros de prix sur le pouvoir d'achat des gens qui ne vivent de qui vivent de leur travail ou sur les pensions de retraite notamment des petites retraites. Premièrement. Deuxièmement, il faut revenir sur la réforme des retraites.
Elle est injuste. Elle est passée en force par le 493 contre la vie de l'Assemblée nationale et contre l'isorité des français. Suspension, abrogation.
Suspension. Nous, on propose abrogation. Ça peut être une suspension, mais en tout cas, il faut euh annuler la réforme des retraites qui rentre en vigueur là en ce moment euh euh et et de de manière très injuste et je rappelle que c'est quand même tous ceux qui ont commencé tôt qui ont les travails les plus les travaux les plus pénibles qui ont subiss les les conséquences et je sais de quoi je parle.
Il faudra conclave ou comment ça pourrait se passer si c'était le le l'idée du du nouveau premier ministre ? Mais les partenaires sociaux l'ont toujours dit. Les syndicats l'ont toujours dit, ils étaient prêts à à discuter.
Mais il faut leur laisser une carte blanche et pas faire un conclave avec tellement de de lignes rouges à ne pas franchir de la part du gouvernement que finalement il y a plus rien à discuter. Et on laisse le patronat tenir la main des de de du du conclave en disant que de toute façon si on touche un temps soit peu aux cotisations sociales, eux ils quitteront la table. Enfin, ils ont été très mal habitués le le les milieux patronaux par Emmanuel Macron puisqueà chaque fois qu'il levait le doigt, ils obtenaient tout ce qu'ils voulaient pendant que les Français qui travaillaient trinquaient.
Alors, avant de parler de la fête de l'humanité hein qui a commencé ce weekend avec un débat très important sur la gauche, j'aimerais vous entendre sur la destitution que veut engager la France insoumise. Ils l'ont déposé, on verra si le bureau de l'Assemblée la valide. Vous, vous ne l'avez pas signé, mais vous serez au côté de la France insoumise si tenté qu'elle arrive jusqu'au vote.
Ouais. Alors bon, nous dans dans le groupe que je préside, il y a une partie du du de mon groupe qui a qui a qui a signé cette résolution de destitution. Bon, on était un peu on était un peu partagé.
Bon, moi comme garante de ce groupe, je je l'ai pas signé pour essayer de je comprends euh les Français ne ne enfin aujourd'hui il y a plus de paratonur. Emmanuel Macron est en première ligne. Les Français ont identifié depuis longtemps que c'était lui le responsable de tous leurs malheurs et que tous les premiers ministres qui défilaient n'étaient là finalement que pour tenter de le protéger et de d'éviter qu'il soit en première ligne.
Mais il est en première ligne. Les Français veulent qu'il partent. Alors je comprends la motion de destitution.
Moi je je j'ai je dis dans cette période c'est que je pense que Sébastien Lecnu fera l'objet d'une motion de censure. C'est inévidable. Il ne il est le sa que Sébastien le Cornu pas au bout.
Oui mais oui parce que c'est le c'est c'est le majord d'homme de de de d'Emmanuel Macron. Donc il va il fera que ce que Emmanuel Macron voudra qu'il fasse et donc il aura aucune marge de de de manœuvre. Donc il tombera, il sera censuré.
Mais quand on est dans une crise sociale et une crise politique telle qu'on est aujourd'hui, moi je pense qu'il faut il y a pas d'autres solution que de retourner et de redonner la parole au peuple. Pour cela, soit un référendum sur un sujet central, les retraites ou les choix économiques, soit un geste golien de la part du président de la République en démissionnant mais en permettant d'avoir une élection présidentielle dans une durée qui permette d'avoir un grand débat sur les options que que Mais Emmanuel Macron est incapable d'avoir un geste golien. il n'est pas du tout à la à la hauteur de ce geste, soit une dissolution et et des élections législatives.
Mais à un moment donné euh il n'a pas respecter le vote du peuple. Faudra donner la parole au peuple pour qu'il confirme ou infirme ce qu'il avait dit en 2024. Alors rapidement, vous parliez d'élections législatives éventuellement anticipé ça veut dire peut-être une gauche unie ou pas.
Il y a un débat demain après-midi à la fête de l'humanité que vous animerez avec Olivier Fort, Mathilde Panot, Marine Tondelier, François Ruffin. Est-ce que je peux l'intuler le débat des des meilleurs ennemis, des meilleurs amis ? Est-ce que le NFP est mort de sa belle mort ?
Ah, je crois pas du tout. Non. Euh alors, pas du tout.
D'abord la gauche, elle est diverse. Elle a toujours eu euh diverse. Oui, mais diviser, c'est plus compliqué pour une élection.
Ouais, mais je crois pas qu'elle sera divisée. Voilà. Je je je suis je suis assez confiant.
Il faut que moi moi je conçois mon rôle dans le débat de demain, mais aussi euh chaque jour à l'Assemblée nationale comme président d'un d'un des quatre groupes du du NFP comme un trait d'union, comme un un agent pacificateur, comme un casque bleu, enfin peu importe euh la formule. Donc moi, je crois et et à l'Union euh je pense que il faut toujours avoir à l'esprit que d'abord aussi loin qu'on remonte dans l'histoire, la gauche n'a jamais gagné dans ce pays sans sans quand elle n'était pas unie. Et quand qui plus est un danger qui pèse sur la France qui est celui d'une arrivée de l'extrême droite au pouvoir, il serait insensé d'avoir un autre chemin que celui de l'Union et de faire prévaloir euh nos différences sur ce qui nous rassemble.
Alors, nous verrons bien comment se passe ce débat et éventuellement si vos prédictions de dissolution euh arrivent. En tout cas, pour l'instant Sébastien Lecornu consulte et vous nous raconterez comment ça se passe lorsque vous irez avec Fabia Roussell et la présidente du groupe du Sénat. Merci Stéphane.
Peu. Merci. Yeah.
Stéphane Peu