Jérémie Patrier-Leitus : «On a un enjeu majeur, c'est de choisir l'immigration dans notre pays»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Écoutez, on va parler d'immigration. Les accords d'Algérie, c'est Édouard Philippe qui a été le premier à dire, avant même Marine Le Pen et Jordan Bardella, qu'il fallait revenir sur les accords qui liaient la France et l'Algérie, parce qu'il y avait un problème, notamment d'immigration et de rapports de force avec l'Algérie. Pardon, il l'a dit, et il a été le premier à le dire, donc je n'ai pas eu l'impression d'avoir un remake là-dessus.
Pour ce qui est du diagnostic, il y a une submersion migratoire en France ?
Non, mais ce n'est pas un diagnostic, c'est une mesure très concrète de dire qu'on va revenir sur l'accord parce que le reste, immigration zéro, c'est une posture, c'est un slogan, c'est ce que le Rassemblement National nous dit, mais concrètement, là, on a une mesure très concrète. Après, il y a un sujet sur l'immigration. Pardon, on ne va pas avoir fait tout le débat ici. Moi, j'ai travaillé sur la natalité. Je suis passé six mois à l'Assemblée Nationale, Gabriel Cluzel le sait sur la natalité.
On le sait tous, on a beaucoup aimé ce dossier
de la natalité. On va avoir un vertige démographique. Si on continue comme ça avec la natalité aujourd'hui, on n'aura pas 100 000, 150 000 immigrés par an, on aura 240 000. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on choisit notre immigration plutôt que de la subir ?
Vous ne craignez pas que les Français, au sens culturel, deviennent minoritaires dans leur propre pays au jour ? Cette idée de devenir minoritaire chez soi, ou la culture française deviendrait minoritaire chez soi ? C'est pour ça qu'il faut continuer d'assimier.
Le craignez-vous ? Vous pensez que ça fonctionne ? Moi, je pense qu'alors qu'il y a un vertige, je vais vous dire les choses franchement, alors qu'il y a un vertige démographique, alors qu'on va perdre des Français, peut-être 3 millions de Français d'ici 2035, on a un enjeu majeur de choisir l'immigration dans le pays et de ne pas subir, effectivement, une immigration illégale. Je n'ai pas de problème à le dire. Je l'ai écrit dans mon rapport. Et je n'ai pas eu l'impression, Édouard Philippe, quand il l'a dit hier, qu'il fallait cet ordre aux frontières, qu'il fallait respecter l'identité de la France, qu'il y avait un remake des années 2000. Maintenant, reprendre le pouvoir, pardon.
Le prendre, d'abord. Le prendre. Édouard Philippe, il a été Premier ministre pendant 3 ans. Il n'a pas été le Premier ministre d'Emmanuel Macron pendant 10 ans.
Jérémie Patrier-Leitus