La France à Macron, EP13 : La fin d'un règne #quotidienclassics
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Bonjour, c'est Emmanuel Macron à l'appareil. Merci chers amis. C'est le début d'une nouvelle ère.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est pas Gérard Majac ce soir. La tâche est à réunir.
J'arrive. C'est en frappant au cœur que vient la vérité. Vous êtes quand même gonflé.
Brigitte. Brigitte finito. J'ai rien oublié.
J'ai pas dit de carabouille [applaudissements] des bout dechou qui accompagnent le président et sa femme Brigitte. C'est l'image de la soirée. Voici le président Macron qui arrive avec son épouse Brigitte Macron entourée de jeunes Macron qui est en train d'arriver au son de l'hymne européen.
C'est l'image qui a été envoyée dans le monde entier. Le message, le symbole, la jeunesse, l'Europe, le président accompagnant le futur, l'optimisme, l'amour. Bref, tout ce qui ressemble à un emoji mignon.
Alors oui, c'est bien foutu les bout de chou tout ça, mais mais encore une fois d'ù l'importance d'une belle image, d'une belle lumière et d'une belle réalisation car une autre image existe d'un autre angle prise de plus loin. [rires] Alors maintenant, imaginez [rires] vous vous baladez dans les bois tranquille un soir, [rires] vous voyez ça là qui arrive là, je vous assure que c'est pas le président Brigitte les bouchou que votre cerveau voit. C'est soit la secte des coincés qui marchent dans la nuit, soit des zombies attirés par une lumière aveuglante.
Mais on est d'accord que tu te barres en courant. [rires] D'où l'importance de la réalisation, surtout lors d'une soirée du BDE. [musique] Les journalistes et les DJ, l'histoire de deux mondes qui ne se sont jamais rencontrés.
Il y a un DJ qui vient de s'installer à quelques dizaines de mètres. C'est vrai qu'ici, on se croirait vraiment en boîte hein. Excusez-moi [musique] Julien, la fête a débuté.
Il y a un DJ qui est en train de jouer beaucoup de morceaux. Un DJ a donc joué beaucoup de morceaux hier pour les macronistes. Les 10 jokers commencent à faire monter la musique.
Les deux mondes ne se sont vraiment vraiment jamais rencontré sur le son d'un disque jcky pour ce DJ au platine DJ qui est en train de chauffer la salle. Est-ce que le DJ remit la musique et toujours ce tefer de TF1 Julien Arnaud ? L'ambiance est de plus en plus festive du côté du champ de Mars avec le 10 jokey qui est en train de se faire plaisir et de faire danser la foule.
Si vous aussi vous organisez un séminaire, un afterwork où la fête du BDE, la playlist des macronistes est faite pour vous. Avant de voir arriver les ters, la playlist du macroniste, tu commences avec une petite house des baléards. S House, love tonight, tout le monde connaît.
Ensuite, un petit son Brésil pour chauffer l'ambiance sans choquer ta mère. Salomé Desre. Ouais, [musique] tu fais monter tout le monde avec une petite Liana D feeling feeling. [musique] Et pour faire passer le message lourdement après 20h, les journalistes ne s'y sont pas trompés. commence à faire monter la musique et on reconnaît d'ailleurs Damien une chanson qui s'appelle One More Time une fois de plus et qui est un un tube des D punk.
On a entendu le titre des DF Punk One More Time diffusé ici. One more time ça veut dire une fois de plus en anglais. Pour l'arrivée de François Baou, tu mets un petit hot.
Il y a Jean Castex qui arrive en boîte avec son crew sur de la techno. Il y a toujours un gars pas invité qui s'incruse dans les soirées. Bah, il était là.
Et la meilleure arrivée de boîte, la ministre du travail. [musique] On peut la revoir. On aime beaucoup cette arrivée. [musique] Une musique qui contraste avec les chaînes d'info.
Vous connaissez le remix de DJ Le ? Non, je crois que c'est évidemment une très bonne nouvelle pour [musique] la majorité, pour le président de la République, DJ Baou de la gravité, le sens de ces millions de français qui l'ont soutenu, le programme et il y a quand même un grand écart qui va pas être facile à faire et je redoute moi ce 3è tour social qui se fera dans les rues. Ça c'est le premier point.
Je voudrais quand même remercier évidemment 14 et 15 millions à gauche Lou du FN et à droite la ministre Pompili et le ministre de la ruralité à prouver que le [rires] débat à un moment donné il va bien falloir que la classe politique fasse son autocritique. Alors après enquête ce pas de danse eniablé était sur Daf Punk sur one more time et avec le vrai son c'est toujours aussi super. [musique] Et on fait en termine avec du son.
Toujours à la fin du discours d'Emmanuel Macron, un spectateur a voulu faire passer un message. L'avez-vous entendu ? Alors, autant pour moi.
Il y avait deux messages. Man très belle performance monsieur. Les messages Manu à poil et pète-moi le cul Manu ont bien fait le tour du monde.
Manu à poil le cul à poil à poil. Étienne, vous êtes le grand manitou du du magazine hebdomadaire. Bah si. n'exagérez rien.
Bah si le point et vous venez de sortir donc une édition spéciale sobrement intitulée le président. L'édition spéciale aurait pu s'appeler le président mal élu, le président réélu par défaut, le président des villes, le président qui n'a pas su stopper l'extrême droite. Pourquoi alors tout simplement le président ?
C'est super la sobriété non ? Oui, c'est bien. Et puis quand vous voulez résumer tout ça là, il y a il y a 50 pages.
On va pas mettre un un petit commentaire qu'on pourrait faire le le dimanche soir. Bah, parfois vous en faites com d'ailleurs puis c'est une tradition, il était au point, c'est que depuis le début du point en 72, on met le président pour le pour le numéro qui suit l'élection présidentielle. Vous auriez fait quoi si Marine Le Pen avait été élu ?
Vous auriez mis la présidente ? Je vais vous dire le souvent on prépare deux numéros et la deè on avance et là on l'a pas fait parce qu'on s'est dit ce serait une telle bascule historique qu' j'avais pas d'idée du j'ai réfléchi he j'ai pas trouvé le titre et moi je pense souvent à cette j'avais en tête cette formule mais qui n'est pas un titre d'Ana Armatova qui est une poétesse russe extraordinaire et qui disait en 1914 ça s'est passé en 1 heure et nous avons vieilli de 100 ans. C'est ça que j'avais en tête.
C'est une bascule historique. Mais j'ai pas trouvé le titre. Peut-être que Marion en a un mais moi j'en ai pas.
Je sais pas. Je sais pas ce que j'aurais fait. On sait jamais à l'avance en réalité dans quelle situation on va être, dans quel état d'esprit on va être.
Vous pouvez pas savoir à l'avance. Vous pouvez faire les scénario que vous voulez et vous ne le savez pas. Et je pense que ça aurait été un événement non pas politique mais géopolitique.
Alors la grande question Macron. Va-t-il ou peut-il gouverner autrement dans un esprit d'ouverture vis-à-vis de ceux qui ont voté pour lui afin de faire barrage à à Le Pen ? Votre réponse : il peut Marion ?
Il doit il doit il doit. En revanche, pour ce qui est de madame Irma, là où il a il a flanché, si je puis dire, c'est quand il avait dit que sa grande mission ce serait de d'enlever aux gens le l'envie de voter pour des extrêmes. Donc ça c'est vraiment le contraire qui s'est passé et les extrêmes ont même multiplié puisque de 1, on est passé à deux.
On avait l'extrême droite, maintenant on a l'extrême gauche et l'extrême droite et puis lui faisant office d'extrême centre au milieu. Donc ça il a raté et c'est vrai que ce n'est plus le même président qu'on attend. On attendait en 2017, c'était le réformateur, c'était celui qui le jeune tout fou qui venait de nulle part sans parti, sans sans étiquettes et et sans expérience qui nous apportait le renouveau et puis qui avait cette fameuse formule du en même temps.
Ça peut plus marcher aujourd'hui. La société s'est détériorée, les clivages donc se sont accentués, la fragmentation c'est elle aussi renforcée. Donc lui là, ce qu'on lui demande, la mission principale, c'est d'apaiser les choses. ce qui veut dire d'apaiser, de reconstruire, de de réconcilier les gens.
Ce qui veut dire réformer non seulement les institutions, il faut absolument introduire plus de parlementarisme, plus de proportionnel. Arrêter ce Jupiter, ça ne peut plus marcher, ça rend les gens fous. Et ce qui veut dire aussi se réformer lui-même.
Et là, c'est pensez qu'on peut changer comme ça ? Bah justement, c'est là que c'est plus compliqué, c'est que je pense que ça impose une réforme de lui-même. Ça impose de gouverner beaucoup plus à l'allemande euh en écoutant, en consultant, en négociant et c'est pas vraiment euh sa marque de fabrique.
Donc c'est là que ça va être plus difficile. Étienne, dans le long entretien que vous avez publié avant le second tour, Emmanuel Macron vous a dit un truc bizarre. vous a dit, je cite, je parle de progrès du quotidien et non plus vraiment de progressisme.
Ça vous Oui. La question c'était est-ce que les les crises identitaires, les besoins de limite de frontières qui s'expriment pas seulement en France, mais un peu partout en Occident vont pas arriver à un moment à l'accident d' Le Pen comme il y a eu le Trump ou le Brexit avant en France, ça pourrait être Le Pen par exemple et il dit oui, c'est possible. Il dit cette angoisse qu'il a de la de cette montée identitaire ou de cette demande de frontière et de limite fait qu'il fait des concessions.
Il se dit bah oui, j'évite de parler de progressisme parce que ça ça fait référence à un mouvement infini qui crée de l'insécurité culturelle en tout cas. Donc c'est il tient compte des choses. C'est là où j'ai une petite différence d'ailleurs peut-être avec Martergame sur ce sujet-là.
Pourquoi faudrait-il qu'il fasse des concessions ? Il a gagné euh il a été élu selon les règles du jeu de la constitution de 58 qui a été approuvée par 80 % des voix en 58. que la France est plus fracturée.
Oui, mais il faut faire attention faire des concessions à qui faire des concessions à Marine Le Pen, faire des concessions à Jean-Luc Mélenchon au risque d'ailleurs de fragiliser l'Europe parce que je sais qu'on pense à peu près la même chose sur ce sujet-là. Est-ce qu'il faut dépenser beaucoup plus d'argent ? Parce que Marine Le Pen comme Mélenchon, c'est le père Noël hein, c'est on distribue de l'argent comme ça, on s'en fiche.
De toute façon, c'est de l'argent magique, ça compte pas et quitte à nous mettre en porte àfa-vis de l'Allemagne et ça donc faut faire attention à ça. C'estàd que le vainqueur est obtenu d'adopter le programme du vaincu. Mais il a un programme, il a il faut quand même aussi qu'il fasse ça.
Sur la proportionnelle par exemple, c'était une promesse de 2017. Donc ça rejoint aussi ce que disait Marion. Ce serait faire une concession, un compromis mais pour quelque chose qu'il défendait lui-même.
Oui, il y a des compromis que qu'on peut toujours faire. Après, il faut voir aussi, c'est que les les promesses de campagne, moi je dis toujours ça faire attention, c'est que heureusement qu'elles ne sont pas toujours suivies. aussi de Gaul en 58 quand il est arrivé, il avait pas promis l'autodétermination en Algérie.
Heureusement qu'il l'a faite. Heureusement que Schreuder quand il est arrivé au pouvoir, enfin après son deuxème mandat, il a fait toutes ses réformes et il l'avait pas promis dans son dans cette chose. Heureusement que Mteran a trahi ses ses promesses en 1983 parce que sinon on serait sorti de l'Europe.
Oui, certes. Là où je suis pas d'accord avec toi, c'est que malgré tout, il n'est tenu à rien certes, mais c'est pas Vladimir Poutine, c'est pas un dictateur et il est responsable de la société qu'il va laisser dans 5 ans. Et s'il continue à gouverner de manière extrêmement verticale et sans sans donner leur part aux partis, sans donner leur part aux députés, sans donner leur part au syndicat, sans donner leur part aux maires et aux élus locaux, la société va pas exploser.
Je pense qu'il a une responsabilité. C'est pas ce n'est pas lui qui est simplement, il n'est pas là à gérer son propre fauteuil, il est là à gérer un pays et une société qui est dans un état très malade où le le politique est totalement discrédité où justement on en est même à revenir à à mettre en question la légitimité de l'élection, ce qui est complètement fou. On en est avec des politiques qui sont là à parler du 3è tour comme si les deux premiers ne comptaient pas.
Et enfin, je pense qu'on est dans un climat de fantilisme total. Je suis d'accord sur la méthode, mais est-ce que ça l'oblige à faire sien le charlatanisme économique des gens qui l'a battu ? Pas forcément.
Non, pas tout ce qu'il a battu, mais je pense que ce que le vote Le Pen et le vote Mélenchon ont dit, c'est qu'on n pas écouté, on n pas fait attention à certaines personnes, à une catégorie de la population qui se sent relégué, qui se sent oublié et là légitimement lui n'a pas joué son rôle de En même temps. Quand il s'est fait élire, il s'est fait aussi élire par un front républicain antipen. Et la jambe gauche de son en même temps, il l'a un peu oublié.
Il a il avait fait il y a je pense que les les présidents ont toujours des péchés originels. Il ils commettent quelque chose au début de leur mandat qui leur colle à la peau pour le reste de des 5 années. Ça a été le cas avec Sarkozy quand il est allé faire la fête sur le Palom le Paloma, je crois que ça s'appelait le yacht de Bolloré.
François Hollande c'était j'aime pas les riches, j'aime pas les gens qui gagnent plus de 4000 €. Donc ça y est, c'était c'était fichu. Après il a essayé de réformer, c'était Non, ça c'était après je crois je crois. et et l'erreur de le péché originel de Macron, ça a été sa première loi de finance où il a supprimé l'ISF tout en donnant des faisant des mesures qui qui appauvrissaient enfin qui étaiit fatal pour des gens qui vivaient très difficilement leur mois.
Et là, il a été catalogué président des riches. Il n'a pas pu s'en défaire. Et pourtant, la fin de son mandat et la le plus c'est le président le plus socialiste qu'on ait jamais eu.
On avait on a jamais eu un accompagnement social pareil pendant la crise du Covid. C'était c'était des chèqus et des cadeaux à tout le monde. Il a empêché l'effondrement social, il a empêché l'effondrement du pouvoir d'achat.
Mais c'est fini, il a son étiquette sur le front et il n'arrive pas à s'en défaire. J'imagine que vous devez être aux anges depuis les résultats du deè tour. Et ben pas moi parce que dimanche ça a été la douche froide ou ce que les étudiants du CRW s'appelle une douche.
Oui, car j'en reviens toujours pas mais les Français ont réélu l'homme le plus détesté de France avec plus de 50 non le stagiaire en régie l'homme politique le plus détesté de France. Du coup voilà reparti pour 5 ans de micron. Mais qui offre un nouveau CDD de 5 ans à quelqu'un d'incompétent ?
Normalement, personne ne fait ça à part les dirigeants du PSG. Pour moi, une fois de plus, je vous le dis, on est chez les maboules. C'est contre lui et son arrogance légendaire qu'on aurait dû faire barrage.
Je vous rappelle quand même toutes ces petites phrases méprisantes. Je traverse la rue et je vous trouve un travail. Les Français sont des gaulois réfractaires.
Je vous présente Roseline Bachelot, votre nouvelle ministre de la culture. Franchement, comment peut-on accepter de continuer à vivre avec quelqu'un qui n'arrête pas de nous tromper comme ça ? Tu peux répondre à ça, Yann ?
Bien sûr que non. Tu ne t'appelles pas Will Smith. Moi, j'ai aucune confiance en ce type.
On nous vend Macron comme le président de la modernité. Alors que regardez cette vidéo des ministres Joël Girot et Barbara Pompili. Bon bah, ça c'est terrible, excusez-moi, mais on ne danse plus comme ça depuis Grain de Star.
Pardonne-leur miafraille. Je vous le dis, ce second mandat, ça sent pas bon. Et pourtant, le premier épad à des kilomètres du studio.
Macron est un malade. Ouais, elle a mis du temps. Yan.
He ouais. Macron est un malade mental. Regardez, il va vouloir faire sa sa fameuse retraite à 65 ans.
C'est trop vieux ça. Dans quel état sera Jean Castex à 65 ans ? Il a 56 ans, il en fait déjà 78.
Puis surtout, il y a il y a des métiers où la pénibilité, c'est pas possible. 65 ans, les ouvriers du BTP, les magaziniers, le coiffeur d'Adrien Catnin. [rires] Mais tout ça, il s'en fiche.
Tout ça, il s'en fiche. Ça va être 5 années de case sociale et de chaos. Avec lui, il faut s'attendre au retour des gilets jaunes qui vont encore staccager les rues de Paris et la conjugaison.
Tiens, quoi d'autre ? Dans ce que ce qu'il ose appeler un programme suppression. Suppression de la redevance.
Comment on va faire pour financer France Télé ? Vous avez vu le niveau des cadeaux dans des chiffres et des lettres ? C'est plus un jeu télévisé, c'est une brocante dans l'oise.
Ils ont offert des pogs Power Rangers hier et le volet écologique de Macron, c'est tout aussi catastrophique. Construction de six nouvelles petites centrales nucléaires. Oh, c'est mignon.
On est la France. bon sang. Si ça explose, on mérite une vraie catastrophe digne de ce nom comme Ternobyl ou les toilettes du mandarin de Jad Porte de Bagnolet.
Mais le plus grave avec cette réélection que Micron c'est la complaisance vis-à-vis de l'islam, vis-à-vis de la foularosphère. Or 60 % des Français sont pour l'interdiction du voile dans l'espace public. Là totalement d'accord.
Moi, je suis pour interdire tout ce qui permettrait de deviner la religion de quelqu'un. Donc pour les musulmanes, on interdit le voile. Et pour les catholiques, on supprime cinq enfants sur 7.
On garde que 16 et Gédéon. Non, c'est c'est quand même dommage que Le Pen ne soit pas passé. En plus, elle avait fait elle avait fait une belle campagne.
Tu as vu son score dans les Dom Tom ? Yan regarde, c'est dingue. Presque 61 en Guyane, pareil en Martinique, quasi 70 en Guadeloupe.
Après, c'est pas étonnant, c'est des régions en colère à cause notamment de de la vie chère comme dans ce Carrefour Market de Mayotte où le paquet de compote est à 19,90 €. Là-bas, pour acheter un dessert, il faut un CDI, deux garant et une assurance yaourt. Et malgré ces scores incroyables, 3e échec national pour Marine Le Pen, alors doit-elle se représenter une 4è fois ?
Écoutez, je sais pas. Ce que je sais, c'est que la France penche à droite et qu'elle a besoin d'un président ayant les épaules de Marine, la blondeur immaculée de Marion Maréchal et la calviciie d'Éric Zemour. En somme Yan, la France a besoin exact d'ul Kogan.
Ça s'appelle donc les 100 jours et c'est l'histoire passionnante et bourrée d'anecdote des 100 jours qui ont suivi la réélection de Macron. L'histoire d'un homme totalement à côté de ses pompe. Est-ce qu'on peut dire ça comme ça ?
Oui, on peut dire ça comme ça. Le paradoxe, c'est que Emmanuel Macron rentre dans l'histoire en se faisant réélir. He, c'est un véritable exploit.
Et en même temps, il traverse un passage à tout à fait étonnant qui va expliquer la situation inextricable dans laquelle il est aujourd'hui. Ça se passe quand ça ? Ça se passe dès le lendemain de son élection.
En fait, tout de suite, il prend des décisions stratégiques qui se révèlent être à cont-temps. Il veut nommer une première ministre, mais ça son entourage s'y oppose. Les Français ne lui donneront pas de majorité absolue à la le truc c'est qu'il n'a rien préparé.
Non, il a rien préparé. Ça c'est Ça c'est clair. Euh ça c'est très inquiétant quand même.
Ça s'est passé comme ça. Il a pensé durant tout son premier quinquena à sa réélection. Ça a été son obsession.
Il a pensé chaque jour. Mais en revanche, ce qu'il ferait le lendemain, il l'a pas du tout anticipé. Les derniers mois, en plus de son de son premier mandat, ont été complètement occupés par la présidence française de l'Union européenne, la guerre en Ukraine.
Il a quand même dû un petit peu faire campagne et donc il a pas du tout pensé à la suite. Emmanuel Macron en plus, c'est quelqu'un d'assez séquentiel et donc effectivement il arrive comme ça au soir du 24 avril, au soir de son triomphe complètement démuni. Vous étiez venu en 2022 il y a 1 an et on vous avait demandé d'écrire votre définition du macronisme et du le pénisme.
On va les relire. Ça c'est celle de 2022. On va commencer par le macronisme et vous allez nous dire si vous souhaitez amender vos définitions, les retoucher, les enrichir ou les corriger.
Macronisme. On commence. Forme particulière du 21e siècle de l'optimisme en politique, méthode de gouvernement procédant par crise successive pour atteindre un but inconnu.
Mouvement politique de soutien en président Macron 2017-2027 puis 2032. C'est original ça. Est-ce on garde ou on modifie deux ou trois trucs ?
Bah disons peut-être le mot optimisme. Ah OK. Donc on enlèvera le optimisme.
OK. On le mettra à jour. Dans ce livre, je vous conseille peu de journalistes sont capables d'écrire ça.
Un chapitre, le retour de la haine, qui est un chapitre formidable qui décrit bien les Français, qui décrit bien la division permanente, le ressentiment permanent, l'insatisfaction permanente. Quoi qu'il se passe, il y a de la colère en France. Et vous dites aussi dans ce chapitre très bien qu'Emmanuel Macron par des caractéristiques particulières que vous expliquerez suscite encore plus de haine que les autres.
Et donc ce chapitre est remarquable et il justifie l'épithète que j'ai employé tout à l'heure à propos de l'en du à mon avis. Le meilleur est-ce qu'on est justement au sujet de Macron ? Est-ce qu'on est au niveau de détestation de Macron qui vous paraît à un niveau qui vous paraît dangereux ?
On est un niveau qui est dangereux parce que quand un pays euh a un tel ressentiment vis-à-vis de celui qui le préside, c'est une cause d'instabilité dans une période en plus qui est une période assez convulsive hein entre l'Ukraine, l'inflation et cetera. Enfin bon. Donc oui, c'est dangereux.
Dangereux pourquoi ? Pour la démocratie. Dangereux parce que il peut se passer n'importe quand ce à quoi on ne s'attend pas du tout.
Ah exemple fin juin, début juillet, personne ne s'attendait à ça et c'était quand même c'était quand même impressionnant. Est-ce que cela va durer jusqu'à la fin de son deuxème quinquena où il peut renverser la tendance ? Non, je crois pas.
C'est foutu là. Crois pas, je crois pas. Je crois que les relations seront difficiles.
Ça l'empêchera pas de prendre des initiatives. Euh sa seule chance d'être populaire à mon avis c'est dans 15 ou 20 ans. Ah oui parce que souvent il y a des on on rehausse ou on abaisse après Giscar il est parti très impopulaire.
On a dit pendant des décennies qu'il s'était rien passé de bien tant qu'il était président. Puis maintenant on dit quand même c'était pas mal ce qu'il a fait. Alors, il faut lui reconnaître quand même quelque chose de bien hier pour une fois.
Pour une fois, il était court, hein. Il nous avait habitué à faire du 30 minutes ou du 40 minutes. Hier, on était sur du 5 minutes 05.
Il faut voir les points positifs quand même. C'était hier à 21h02. [musique] Voilà.
Bon, on recommence. C'était hier à 21h01. Ah y est bon allez c'est bon c'était hier à 21h01 [rires] allez c'est bon on a compris c'était hier à 21h01 française français trois niveaux de lecture trois stades de compréhension des experts en droit constitutionnel ont compris pris au bout de 2 minutes 09 quand il a dit ça.
C'est pourquoi après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre constitution, alors les autres les non experts en droit sont restés de mar dans leur comm ça deè niveau de lecture 15 secondes plus tard il donne encore une info. J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Mais encore là, beaucoup n'ont toujours pas compris.
Donc et le 3e et dernier niveau de lecture est à 2 minutes 26. Je dissus donc ce soir l'Assemblée nationale. Arrêtons-nous quand même 2 minutes sur cette phrase : "Je diss donc ce soir l'Assemblée nationale." Et c'est chez vous, c'est pas facile.
Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Les chaussettes de l'archiduchè, se sont-elles sèches archisèches ? Alors qu'il y avait un moyen beaucoup plus simple de le dire.
Mes chers compatriotes, j'ai décidé de dissoudre l'Assemblée nationale. Je vous remercie. 4e Premier ministre en 1 an un petit point de vue Suisse sur ce qui se passe en France.
Et oui Yanne. Alors que la Suisse, Mont Pays, a élu cette semaine sa présidente et son vice-président. Un vignerant sympa répondant au prénom de Gu [rires] dans la joie et la bonne humeur, la France continue de son côté de danser la valse des premiers ministres depuis la chute de Michel Barnier.
Pauvre Michmich, on le voyant encore ce weekend erré comme une âme en peine à l'inauguration de Notre-Dame ambiance. Le collègue qui s'est fait virer mais qui vient quand même au repas de Noël parce que son préavis est pas terminé. Tout le monde devait être là.
E Michel, tu es venu alors ? Mais c'est super. Le pauvre, il a il a même duré de vie qu'un petit pot de basilic. [rires] Non mais c'est poignant.
Rendez compte ? Il y a 3 mois, il est parti de chez lui en disant à sa femme : "Chérie, nous allons peu nous voir, je dois servir la France." Et vendredi [grognement] dernier, il est revenu.
Il s'est posé en slip devant les 12 coups de midi sur téléphone. Déjà remplacé le mec en laissant la France dans le même état où il l'avait trouvé à savoir en voie de développement à nouveau sans gouvernement toujours sans budget avec une dette et un déficit en plein essort. hein.
Ça faisait quand même 4 ans que quand on demandait à la France comment aller les finances, elle ne répondait ça. Je vais vous dire gouvernement est carrément devenu un anglais sur l'appe du monde entre la Syrie et l'Ukraine. La politique française, c'est une zone de conflit maintenant.
Alors loin de moi l'envie évidemment ni la compétence d'ailleurs de pointer du doigt un coupable dans toute cette histoire. Mais c'est lui Yann, c'est lui là. C'est lui, regardez-le en train de dire "Oui, je vois pas de quoi vous parlez, c'est pas ma faute." Mais pourquoi il a dit sous l'Assemblée nationale ? c'est tellement un mystère.
Ça pourrait être un Indiana Jones. Le plus fou le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il suffisait juste de pas le faire. Yan, c'est tellement simple de pas faire un truc.
Faire une tarte, c'est compliqué, faire pas de tarte, c'est un ratable. Regardez moi là, par exemple, est-ce que je suis en train de dissoudre l'Assemblée nationale ? Non. et ça ne me demande aucun effort.
Je suis là, je suis content, on est ensemble, je dissou pas l'assemblée. Voilà, c'est pas plus compliqué [applaudissements] mais c'est vrai. Quatre quatre [applaudissements] premier ministres en 1 an, il Matignon, ça rentre, ça sort.
On pourra bientôt faire des primes avec Nicos la gouvac, ça devrait s'appeler quoi. Celui qui gagne fait pas un CD mais un CD 3 mois au gouvernement. Quelle merde !
Je veux dire pardon mais on s'est quand même retrouvé pour la fois que la même shortlist que d'habitude sur laquelle il y avait Casneu et Berérou. À un moment, il y a même Segolen Royal qui a postulé quoi. Bah super.
Bah moi au cas où je cherche à acheter un fidget spinner et un album de Frérot de la Vega parce que visiblement on est toujours en 2015, rien ne change, tout se répète. Je pense qu'il y a un moment dans la semaine Macron a me taper Alain Jupé plus toujours vivant [rires] sur Google. Ils sont tellement à bout et sans espoir, je suis à peu près sûr dans un brainstorming, quelqu'un finit par dire "Bon, mais sinon en vrai, vous diriez quoi de Pierre Niné [rires] Oui, un brainstorming car c'était bien ça la dernière idée de génie d'Emmanuel Macron cette semaine, recevoir les partis pour je cite réunir les différentes forces politiques afin d'échanger sur une plateforme programmatique une réunion des partis pour discuter du programme politique Yanne.
Est-ce que ce serait pas la définition de l'Assemblée nationale qu'il aurait jamais fallu dissoudre ? Allez la bouclé, bouclé. Merci pour tout.
Je rentre en Suisse, me reposer une semaine avec Gu, c'est quand même plus simple. Oui, mon frère, [applaudissements] c'est Emmanuel Macron qui est à l'Élysée et qui va partir l'année prochaine. On a appris ce weekend, c'est le Parisien qui nous a appris ça, que il se préparait une dernière année d'enfer.
Emmanuel Macron qui mijote pour la fin de ce mandat et notamment ceci qui fait quand même penser à Donald Trump. Il va organiser le 14 juillet sur les Champs-Élysées le plus gros défilé qu'on ait connu. Ça c'est du Donald hein, ça c'est clair hein.
Ouais, Donald il construit un Arc de triomphe. Qu'est-ce qu'on va fêter le 14 juillet ? Qu'est-ce qu'on va commémorer le 14 juillet 2026 ?
Il y a une bataille, il a une révolution et non pas du tout. Ces conseillers expliquent que c'est son dernier 14 juillet. Alors, il y aura plus de soldats, il y aura plus de chars éventuellement tous les chefs d'état européens non européens pour l'instant peut-être du monde, peut-être peut-être même de l'univers, mais c'est pas son 14 juillet.
Le 14 juillet, il est à nous, il est pas à lui. On s'en fout de Et qui par voilà, c'est fini et ciao quoi. Et et pourquoi un gros 14 juillet ça va nous coûter combien ?
On a les sous pour faire ça. Oh, il est temps qu'il partent. Alors, il y a cinq traditions le 31 décembre le soir.
Il y a un bon ben la soirée avec le foie gras hyper tôt. Hyper tôt parce que faut pas rater. 2è tradition 23h12. [rires] [grognement] 3e tradition [bâillement][soupir] 23h37. [rires] 4e tradition le décompte. et 5e tradition, les vœux du président à 20h.
Les vœux du malaimé, c'était mercredi soir à 20h. Il est apparu assis pour une fois. Oh, il est assis.
Ambiance sombre devant un sapin, une cheminée, trois pauvres bougies et ce ton. Un tombat, la tête penchée, il nous a sussuré. Nous y arriverons.
Alors, regardons devant. et regardons loin. Vous pensez que j'exagère ? [rires] Alors, regardons devant et regardons loin.
Il a déprimé le pays en 2 secondes. Je vous souhaite une très belle, une très heureuse année 2026. Qui veut du fo gras ?
Sur le contenu des périphrases que nous allons traduire. Je serai jusqu'à la dernière seconde au travail, tâchant chaque jour d'être à la hauteur du mandat que vous m'avez confié. Je serai jusqu'à la dernière seconde au travail.
Traduction Jean-Michel, je ne démissionnerai pas. Point final. On ne sait pas.
Point final. Il l'a dit. Sa pas.
On ne sait pas quand se déroule la dernière seconde en fait. Autre périphrase : nul n'est aveugle sur les désordres du monde et nos propres failles. Traduction, vous la voyez, la merde internationale dans laquelle on est.
Autre périphrase alors que la loi du plus fort tente de s'imposer dans les affaires du monde et que notre Europe est assaillie de toutes parts. Donald Trump s'en balc et nous piétine tous les jours. On parlait du ton tout à l'heure, je pense qu'on a pas bien saisi le ton qu'il avait mercredi par rapport aux années précédentes.
Je vous souhaite une très belle, une très heureuse année 2026. On dirait qu'il est déjà nostalgique de quand il était président. Nous y arriverons. [rires] Alors regardons devant.
Et regardons loin qui veut du foie gras. [rires] Voici les années précédentes à la cavalcade ici essayer de rassembler. Là c'est qui veut du foie gras ?
Ah il est un peu perdu. Ne renonçons pas. Il faut tout de même sur ces sujets que nous nous regardions tel que nous sommes, nous y arriverons.
On ne paye pas ou presque la scolarité de nos enfants, le travail avec la [rires] réforme de l'assurance chômage. Je vous souhaite alors au moment où je m'exprime avec courage, audace, une très heureuse année 2026. En tout cas, il a unlock un nouveau lieu pour les vœux.
Après Après il nous avait fait la bibliothèque, après le jardin, après la fontaine fenêtre fermée, après le couloir, après le bureau, après le fond flou, après la fontaine fenêtre ouverte et donc désormais pour la première fois donc le sapin, le sapin cheminé et un point positif, un point positif au moins en 9 ans ils ont appris à cadrer. [rires] Mes chers compatriotes, ils ont remis 10 ans pour trouver la molette du Zoom. On a écouté tous les vœux d'Emmanuel Macron.
Je sais toutes les impatience, parfois les colères qui continuent d'exister dans le pays et je partage plusieurs d'entre elles. Alors, je sais bien sûr les impatiences, oserais-je dire que je les partage ? Votre impatience, vos exigences, j'en suis pleinement conscient.
On a l'impression de faire un peu de sur place. Oui. Dans notre vie de chaque jour, oui, 2024 sera Oui.
Durant cette année, Oui. [rires] Les valeurs que portent Oui. Cette année 2020.
Oui, cette année doit donc être et sera une année utile. L'année 2025 doit être une année d'action, une année utile. Que 2021 soit une année utile pour notre pays.
Et l'unité, plus il en parle, moins ça marche. Unité à mener. Je veux avoir pour notre nation trois vœux.
D'abord, un vœu d'unité. L'année 2025 doit aussi être une année d'unité. Je forme pour nous tous des vœux d'unité.
Restons unis. Restons ce peuple uni. Les vœux du président se sont terminés comme ça.
Vive la République, vive la France. car je Oui. [applaudissements][musique]