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interviewBLAST (sur YouTube)· 20 septembre 2024 26 min

MACRON/LE MAIRE : ILS ONT RUINÉ LA FRANCE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour et bienvenue dans dissolution le nouveau programme de décryptage politique pour blast alors pourquoi dissolution et bien parce que pour la première fois sous la 5e République personne n'a de majorité confortable pour gouverner et ça c'est la conséquence directe de la dissolution de juin dernier les répercussions de cette dissolution brutale et inopportune seront nombreuses et bien souvent surprenantes elles vont se faire sentir durant toute l'année c'est pour ça qu'à blast nous allons couvrir l'actualité politique au Parlement de près pour vous décrypter ce qu'il s'y passe quelle stratégie les groupes politiques vont-ils adopter pour faire passer les lois qui leur conviennent à quelle fin selon quel principe la gauche arrivée en tête parviendra-t-elle à bloquer les projets macronistes le RN va-t-il continuer son ascension vers le pouvoir les macronistes Alliés r survivants vont-ils continuer leur règne en ver et contre tout ou faire face à des oppositions insurmontables c'est ce que nous verrons durant toute l'année dans dis solution je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale au sommaire de ce premier numéro de dissolution on verra tout d'abord en bref l'activité politique de ces dernières semaines après un été à procrastiné Emmanuel Macron a enfin nommé son Premier ministre le trait droitier Michel Barnier cette lenteur résolue du président de la République paralyse nos institutions qui ont pourtant tant à faire après un été d'inaction politique cette léthargie s'est particulièrement fait sentir en matière budgétaire le déficit public est bien pire que prévu Michel Barnier a déjà déclaré que les finances de l'État a étit dans un état catastrophique et qui ne s'interdisait pas forcément une une augmentation des impôts alors pas sur les ménages les plus modestes ou sur les petites entreprise plutôt sur les grands groupes industriels et les classes plus aisées mais même ça et bien pour le parti présidentiel c'est une ligne rouge à ne pas franchir et qui conditionne leur participation à un éventuel gouvernement qui a cramé les caisses de Bery et à qui profite la crise budgétaire c'est ce que nous verrons dans notre zoom parlementaire enfin on reviendra sur les échanges parfois savoureux à la commission des finances qui font le piquant de notre vie politique dans de nouvelles rubriques mais tout de suite la première rubrique sous les [Musique] radars dans cette courte rubrique on revient rapidement sur quelques petits éléments qui auraient pu passer en dessous des radars et on vous tient informé de ce qui se passe en politique Michel Barnier Premier ministre depuis le 5 septembre 2024 a enfin présenté à Emmanuel Macron un gouvernement qu'il semble avoir accepté le nouveau gouvernement largement dominé par les macronistes serait encore un peu plus droitisé en eff fait des personnalités LR très à droite entreraient au gouvernement montrant par là qu'à force de perdre on peut bien finir par gagner nous reviendrons dans une vidéo très prochainement pour décrypter la composition du gouvernement les difficultés qu'il attendent et les stratégies disponibles à la gauche pour s'opposer à sa politique ultralibérale pendant ce temps Brigitte Macron la première dame a fait son effort de distraction et est apparu brièvement dans la série Emil in Paris qui a souvent été critiqué pour le schématisme de cette description de la France et des Français Émilie c'est vous je la suis sur Instagram oui oui oh et mon pays vous adore mais avec [Musique] plaisir bonjourour bonjour pour continuer le marathon de communication permanente mais autour des j Emmanuel Macron a annoncé le 14 septembre qu'il souhaitait réserver chaque année cette date pour en faire la fête nationale du SP l'an dernier à la même époque il avait décidé que les élèves de 6e planteraient des arbres je veux que on est dès la 6e de cette année qu'on commence à avoir des élèves qui plantent des arbres à la prochaine crise politique nul doute qu'il lancera la journée de la propreté en se baignant dans la scène pour faire distraction un de ces ministres lui a été douillettement pantouflé Bruno Le Maire partira enseigner dans une prestigieuse université à Lausane en Suisse mais avant son départ on le retrouve tout de suite pour décrypter le jeu des macronistes avec la crise budgétaire qui annonce dans cette rubrique on essaie d'analyser en profondeur avec vous un sujet politique important en se donnant le temps de la réflexion et de l'analyse qui manque souvent dans les médias dominants on décryptera pour vous les stratégies les objectifs et les raisonnements derrière le baratin politicien qu'est-ce qui s'est passé pourquoi c'est important et à qui ça profite cette semaine on s'intéresse au déficit de la France et à la responsabilité de Macron dans tout ça dans une note des services de Bery communiqué au parlementaires début septembre le déficit public est annoncé à près de 5,6 % du PIB beaucoup se sont émus et accusent le gouvernement d'avoir secrètement cramé la caisse monsieur le ministre démissionnaire de l'économie monsieur le ministre démissionnaire des comptes publics et collègues députés puisque vous êtes député ministre vu que c'est la cour des miracles en ce moment vous ne venez ce soir nous présenter les effets de 7 ans de macronisme et de votre bonne gestion des finances à savoir un déficit record de 150 milliards d'euros en 2023 et un déficit prévu pour 2024 à - 5,6 % on nous avait vendu un duo de prodé finance final on se retrouve avec le palmchou cette remontée de bretelle a eu lieu le 9 septembre 2024 quand les ministres démissionnaires casenav et le maire ont répondu à l'invitation du président de la commission des finances de l'Assemblée nationale Éric coqurel à cette occasion ils ont défendu leur bilan non sans une certaine complaisance nous avons des visions économiques financières budgétaires différentes et je crois que pendant ces 7 années nous avons pu les exposer de manière sereine respectueuse au service de nos compatriotes ce qu'on leur a rapidement reproché je peux comprendre que quand on s'apprête à quitter un poste qu'on occupe depuis longtemps on est tendance un peu à au Olivé son bilan voire même à verser dans une forme d'autosatisfaction mais là quand même parfois on a l'impression que vous exagérez carrément même sur la situation économique prétendument florissante de la France la persistance du chômage de masse c'est une réalité le nombre de faillite d'entreprise qui a dépassé la barre des 50000 cette année c'est une réalité le déficit commercial qui reste préoccupant c'est une réalité bref quand on a un bilan aussi désastreux d'une certaine façon le budget de l'État ressemble à celui d'une famille il y a des rentrées d'argent et des sorties le déficit c'est quand on dépense plus que ce qu'on reçoit normalement une famille ne peut pas vraiment faire ça à un moment donné sa consommation devra rester au moins égale à ses rentrées d'argent avec l'État c'est un peu différent et il est rare de nos jours de pouvoir présenter un budget excédentaire pour évaluer l'importance économique de ce déficit on le compare avec la valeur du produit intérieur brut c'est-à-dire la richesse créée en France et c'est ce qui donne ce fameux chiffre des 5,6 % du PIB les finances publiques seraient déficitaires de 5,6 % de la richesse globale créée en France cette année cette comparaison doit permettre d'évaluer si cet excès de dépenses est soutenable pour l'économie française plus le pourcentage est haut plus on hypothèque une partie importante de notre richesse pour combler nos dépenses cette augmentation du déficit inquiète parce qu'elle augure des difficultés croissantes pour la France à rembourser ses emprunts or qui dit difficulté à rembourser ses emprunts dit aussi difficulté pour emprunter et un cercle vicieux s'enclenche moins d'emprunt égale emprunt plus cher égale plus de déficit égale moins d'emprunt et cetera cette situation est particulièrement cocasse parce que les macronistes n'ont cessé de clamer leur sérieux budgétaire au nom de la sacrointe règle d'or budgétaire qui impose un déficit inférieur à 3 % ils ont justifié des coupes toujours plus importantes dans les services publics les ministres macronistes se sont alors lancés dans un exercice très difficile défendre leur bilan la fin de leur mandat leur a inspiré une défense tout en poésie ils sont des mozards Desf finance et les problèmes ne sont pas de leur faute c'est la conjoncture dans cet exercice de haute voltige les deux ministres ont ainsi expliqué la cohérence de leur action budgétaire depuis 2017 comme Bruno Le Maire le dit il y aurait eu trois grandes phases d'abord celle du rétablissement des comptes publics la première phase c'est rétablissement des comptes publics 2017 2018 2019 et je rends hommage au Premier ministre de l'époque Douard Philippe ainsi qu'à son remarquable ministre des comptes publques géralde Darmanin avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler comme ministre des Finances en 2016 le déficit public était à 3,8 % en 2017 nous avons ramené le déficit public à moins de 3 % en 2018 nous avons ramené le déficit public à 2,3 %. le 22 juin 2018 le Conseil européen a sorti la France la procédure pour déficit excessif dans laquelle nous étions depuis plus de 10 ans après le des compes public il y a eu le deème temps le deuxème temps c'est le temps des crises l'État aurait été contraint d'augmenter les dépenses à cause des différentes crise les gilets jaunes le covid l'inflation premier temps ça a été des gilets jaunes avec des demandes légitimes de meilleure rémunération du travail qui ont conduit à des dépenses supplémentaires je pense à l'augmentation de 100 € de la prime d'activité à la baisse de l'impôt sur le revenu pour 5 milliards d'euros pour ceux qui travaillent et la mise en place de la prime la de deè crise c'est le covid là aussi on a oublié la brutalité du covid on a oublier que cette crise économique a été la plus grave depuis 1929 que jamais depuis 1929 hors période de guerre nous avions connu un tel effondrement du PIB - 7,5 % en 2020 et bien face à ces crises nous avons fait un choix la protection protection de nos entreprises protection de nos compétences protection de nos salariés et une fois que les Français étaient bien protégés par Bruno Le Maire il y a eu la 3oisè période celle dans laquelle nous sommes celle du dur rétablissement de la normalité budgétaire du aux crise on l'oublie trop souvent on les oublie les crises ça tombe bien parce qu'effectivement ça n'est jamais très agréable et donc parfois il est préférable de les oublier mais ce sont des réalités économiques et financières qu'il faut regarder de près et en plus de tout ça le déficit aurait été aggravé par un coupable très dépensier les activité territoriale il commence même par prévenir qu'il ne fait de procès à personne mais bon s'il y a besoin de se dire qu'on mène d'inquisition contre personne c'est quand même qu'il y a un peu l'odeur du bûchet non je ne fais de procès à personne mais je constate chiffre à l'appui que les dépenses des collectivités locales sont dynamiques et Thomas CASNAV donnera tous les éléments là-dessus c'est pas une critique on peut très bien dire que c'est très bien que les dépens de collectivité local soi dynamique et que ça permet de porter l'investissement investissements localement mais dans ce cas-là il faut bien réduire la dépense ailleurs parce que si le niveau d'endettement des collectivités locales augmente ben ça pèse sur le niveau d'endettement global de la FR alors récapitulons ils sont àcis depuis 7 ans avec 5 années consécutives de liberté budgetaire total et 2 ans de grande liberté budgétaire depuis 2022 mais ils parviennent encore à nous expliquer que ce déficit ce n'est pas de leur faute c'est la faute au gilets jaune c'est la faute au covid la faute à l'inflation et la faute aux collectivités territoriale mais pas à ceux qui gèrent les finances publiques depuis 7 ans ce collier d'immunité est fabriqué par un tour de passe-p bien connu de la droite la dépolitisation de la question une crise c'est la faute à pas de chance c'est pas eux c'est les événements une crise c'est inévitable et objectif c'est pas politique eux n'ont fait quiy répondre ce discours des crises occulte la responsabilité politique de premier ordre que la macronie a occupé dans leur gestion dans leur choix politique successif de régler ces crise avec toujours plus de néolibéralisme les crises financières sanitaires économiques et écologiques sont politiques tant par leur cause que par la méthode pour les résoudre à chaque crise ce sont leurs philosophies budgétaires qui ont été imposé souvent par la force quand ce ne sont pas directement leurs actions qui les ont provoqué se dédoiner de sa mauvaise gestion budgétaire en invoquant la crise des gilets jaunes c'est particulièrement cynique en 2018 ce soulèvement de masse a été directement causé par l'incapacité fondamentale du macronisme de s'adresser aux classes populaires et à leurs problèmes ils allume un feu et refuse ensuite de payer l'addition pour l'éteindre ce n'est pas leur faute c'est la crise mais plus encore la la crise des gilets jaunes née de l'augmentation de la taxe intérieure sur les produits énergétiques est une conséquence directe de la politique budgétaire néolibérale du macronisme après avoir supprimé l'ISF une mesure très favorable aux fortuné le gouvernement Philippe avait voulu rattraper le cû en taxant les produits énergétiques dont les classes moyenne dépendent beaucoup c'est la méthode Macron réduire la pression fiscale sur les riches et se rattraper sur les pauvres cette stratégie au long cours a été particulièrement mise en avant dans la conférence de presse des deux responsables principaux de la commission des finances du Sénat comme ils l'ont rappelé depuis 2017 les dépenses publiques ont augmenté de 100 milliards d'euros alors que de l'autre côté les recettes n'ont augmenté que de 10 il faut regarder l'évolution des recettes et l'évolution des dépenses de l'État c'est assez factuel sauf qu'elles sont totalement décorrélées entre 2018 et 2023 les recettes de l'État ont progressé de 10,8 milliards d'euros c'est les chiffres fournis par le gouvernement et bien entre ces mêmes dates 2018-202 3 les dépenses de l'État ont progressé elle de plus de 100 milliards d'euros l'allègement de la pression fiscale c'est essentiellement fait sur les riches et les classes moyennes n'en ont que peu profité et c'est cette baisse de recette qui crée la pression budgétaire on gagne moins et on dépense plus le déficit en franceain qui s'accroit depuis des années il est dû principalement non pas à la hausse des dépenses publiques mais à la baisse des recettes bien et la baisse des recettes c'est une décision aussi politique et on retrouve ce même cynisme du gouvernement sort à propos des collectivités territoriales les deux ministres ont en effet accusé les collectivités de faire déraper les finances publiques mais comme on l'a déjà pointé du doigt ce dérapage est encore une fois largement la conséquence de leur choix politique les macronistes ont retiré l'essentiel des leviers fiscaux des collectivités territoriales en supprimant entre autres la taxe d'habitation cette taxe permettait aux collectivités territoriales d'avoir une certaine souplesse fiscale en modulant son importance en fonction des besoins financiers désormais c'est un chèque de l'État qui la remplace et tout le monde s'accorde à le dire c'est une compensation à la baisse je trouve indécent les propos que vous avez pu tenir en expliquant que finalement il y avait un dérapage avec 15 milliards d'euros euh lorsque aujourd'hui vous devez l'État doit euh ne serait-ce que pour les allocations individuelles de solidarité 20 milliards au département si je prends que cet exemple les macronistes ont donc réduit les ressources et la souplesse fiscale des collectivités et en plus le point d'indice des fonctionnaires a été réévalué pour tenir compte de leur perte de pouvoir d'achat de plus de 20 % en 20 ans il faut rajouter à cela l'inflation qui touche particulièrement durement les collectivités territoriales en effet les collectivités dépensent beaucoup d'argent dans des secteurs où l'inflation est importante comme le carburant pour les transports publics l'alimentation pour les cantines et les matériaux pour les bâtiments publics si les dépenses sont contraintes à l'augmentation et les recettes gelé voir réduite c'est la garantie d'un boom du déficit directement causé par la politique néolibérale des gouvernements macronistes alors que proposent les ministres démissionnaire pour nous sortir de cette crise budgétaire qu'ils ont méthodiquement fabriqué à grand coup de théorie néolibérale je dis que si on veut que que les collectivités locales et des finances publiques qui soient toujours mieux tenu il faut aussi leur laisser plus de liberté c'est ma conviction absolue plus de liberté pour les collectivités locales donnera de meilleurs résultats sur les finances publiques quand elle se voit imposer une augmentation d'un point du point d'indice alors même que elles n'ont pas leur mot à dire sur la rémunération des fonctionnaires je comprends qu'elles se plaignent d' avoir de liberté suffisante quand on leur rajoute systématiquement des contraintes des règles des qui ont un coût et qui n'ont pas les moyens de les mettre en place je comprends qu'elles puissent se poser des questions sur la bonne tenue de leurs finances publiques la liberté des collectivités locales recommandé par Eric vert dans son rapport permettra de tenir les finances publiques de la nation j'en suis convaincu c'est ma deuxième recommandation sa deuxème recommandation c'est juste du néolibéralisme il propose subreptissement de déréguler la fonction publique locale la droite et le macronisme veulent en finir avec le statut de fonctionnaire territorial ce statut garantit l'égalité de traitement des fonctionnaires et des collectivités les ministres sortants veulent le modifier au profit d'une contractualisation généralisée de l'emploi territorial ils veulent faire rentrer définitivement le néolibéralisme dans la fonction publique après avoir supprimé les impôts des riches essayer d'alourdir les impôts des classes moyenne l'issue de cette crise budgétaire est déjà bien connue réduire les dépenses c'est-à-dire diminuer la solidarité et réduire la richesse effective des classes moyennes qui dépendent de la redistribution l'hôpital public c'est la santé de ceux qui ne peuvent pas payer les cliniques privées l'école publique c'est l'instruction de ceux qui ne peuvent pas payer les écoles privées la dépense publique c'est la richesse commune de ceux qui n'ont pas les moyens de la richesse privée réduire la dépense publique c'est s'attaquer directement au niveau de vie des classes moyennes et des plus démunies pour la gauche toute cette controverse budgétaire se résume au fond à ça la gauche ne reproche pas au gouvernement d'être trop déficitaire d'avoir trop dépensé le NFP reproche au macronistes d'avoir mal dépensé d'avoir enlevé aux pauvres pour moins prendre au riches deuxème point vous dites on accuse de trop dépenser non on vous vous accuse on vous reproche parfois de mal dépenser parce que la réalité quand même c'est que quand on additionne les baisses d'impôts pour les plus aisés les titulaires de revenus financiers la suppression de la CVAE la suppression de la taxe d'habitation pour 20 % des ménages les plus aisé bah ça fait quand même un manque à gager de presque 50 milliards d'euros mais contrairement à ce que les parlementaires souhaitent le débat budgétaire au Parlement se réduit de plus en plus à mesure que le gouvernement tarde à être nommé le problème global et vous nous aviez d'ailleurs prévenu par téléphone donc c'est pas vous éventu le responsable premier mais c'est que on est en dehors de la loi organique c'est-à-dire qu'on a maintenant quasiment 6 semaines de retard ce retard est directement le résultat de la procrastination estivale d'Emmanuel Macron qui n'a qu'un seul but contraindre la discussion parlementaire pour donner au gouvernement la possibilité d'imposer plus facilement son point de vue et ça toutes les forces politiques le disent c'est la responsabilité politique du seul chef de l'État les Français ont découvert le sens du mot procrastiné il est aujourd'hui consubstantiel au président de la République à sa manière d'être et d'agir mais procrastiner se défausser c'est malheureusement du temps non utilisé la situation politique de l'Assemblée nationale et sa division partisane compliquée vont rendre les discussions sur le budget particulièrement importantes et délicate beaucoup va se jouer au Parlement que le gouvernement ne peut plus ignorer en repoussant perpétuellement la nomination du Premier ministre puis du gouvernement et Emmanuel Macron essaie de se mettre encore une fois dans une place où il pourra imposer cette volonté au Parlement une place qu'il ne pourra conserver qu'avec le soutien de l'extrême droite et puisqu'on parle de l'extrême droite rubrique suivante dans cette rubrique on se focalise sur les actions concrètes menées par les députés RN à l'Assemblée désormais troisème force politique les FAF ont des stratégies des ambitions des pièges attendre leur objectif atteindre la majorité absolue aux prochaines élections législatives et leur méthode pour pour continuer à être plébiscité est la même que toujours éviter le vrai travail politique et parlementaire pour faire des coups de Come pour pas cher on va donc mettre en lumière ce mépris secret du RN pour régler les vrais problèmes des Français ainsi pendant qu'on parlait d'investissement dans les services publics de future stabilité politique les petits FAF se sont bien agité et surprise surprise c'était souvent pour mouliner du vent le fameux Jean-Philippe tangy devenu maître dans le brassage médiatique a lancé le coup d'envoi en invoquant Tintin j'avais l'impression pour ne pas pleurer je préfère rire de voir dans au pays de leur noir Tintin du pont et du pont perdu dans le désert sur leur jeep qui passent leur temps à faire le tour sur eux-mêm ils sont perdus dans le désert ils font le tour sur eux-même ils reviennent sur leur trac il ils ne cessent de revenir sur leur trace et ils pensent être sur la bonne route et non seulement ils sont ils pensent être sur la bonne route mais ils font la leçon en pensant l'être et à un moment il voit un mirage il pensent être arrivé à destination il plongent et non ils n'ont à manger que du sable et donc au bout de 7 ans Monsieur le Maire vous n'avez à proposer aux Français que du sable mais la palme de la question la plus ridicule revient à Yael macher au cœur des débats budgétaire où on décide de la protection sociale des Français elle se meut du gel de la toute petite mission budgétaire consacrée à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale plutôt que de parler de l'assurance chômage ou de la taxation des grosses fortunes dans les SEP missions de l'État euh SEP mission de l'État qui voi leur crédit gelé dont un celui des anciens combattants mémoire et lien avec la nation à l'heure où la recrudescence des actes antisémite se fait en France il est à mon sens inconcevable que la France qui tient dans les pays ayant le plus de Juste parmi les nations ne puisse avoir de budget mémoriel conséquent donc ma question est simple pouvez-vous nous expliquer la raison de ce gel et est-il possible que cette situation change puisse changer sans aucune honte une députée d'un parti de collabo et d'antisémite notoire se paye le luxe de poser une question absurde sur le budget des anciens combattants et tout cela au nom du devoir mémoriel de la France dans son implication pour la seconde guerre mondiale le président d'honneur de ce même parti n'a jamais caché être un négationniste et a même été condamné pour la banalisation de crimes contre l'humanité dans l'affaire dit du détail je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé je n'ai pas pu moi-même en voir je n'ai pas étudié spécialement la question mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la deuxème Guerre mondiale il a estimé que les chambres à gaz n'étaaiit qu'un détail parmi les morts de la Seconde Guerre mondiale banalisant par là le fait qu'il s'agissait d'une extermination de masse et non d'une simple opération militaire et cette question de la députée est posé justement pour essayer de se détacher de leur héritage antisémite persistant c'est un coup de com pendant que certains tentent de reprendre l'argent volé au pauvres par les riches le RN fait comme d'habitude beaucoup de bruit et pas grand-chose agenda de ministre dîner gastronomique ride qui se creuse à vue d'œil la vie de ministre n'est pas un long fleuve tranquille et dans cette rubrique on revient sur quelques faux pas commis par notre gouvernement alors qu'on fait nos ministres de plein exercice dernièrement [Musique] et oui nous venons peut-être à peine de retrouver un gouvernement de plein exercice après plus de 2 mois d'attente on a donc bien été obligé de se reporter sur les autres là ceux qui avaient démissionné sans partir une petite pépite de cette séance parlementaire vient de notre ex-ministre démissionnaire gérant les affaires courantes bref Bruno Le Maire sans s'étouffer non plus le champion de l'injustice fiscale se présente comme le chevalier blanc pour fondeur des grandes fortunes au service de l'équité fiscale moi je vous dire très sincèrement s'il y a un combat est livré aujourd'hui c'est le combat sur la taxation du 1 % les plus riches qui peuvent par toutes sortes de mécanismes fiscaux échapper à l'impôt mdr et donc Bruno il ira renseigner ça en Suisse comment on taxe les 1% les plus riches là vraiment il est déglingué comme jamais malgré l'animosité politique la morgue des macronistes et la verve de l'opposition parfois nos hommes politiques abordent des sujets important ou font preuve d'une humanité qu'on pouvait ne pas soupçonner comme avec la petite tournée d'en revoir entre un ministre du Budget et ceux qui l'a traité comme des paillassons pendant 7 ans merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le Rapporteur général cher Charles Courson monsieur le ministre mesdames et messieurs les députés je ne vous cache pas mon émotion puisque ce sera la dernière commission des finances à laquelle je participerai après 35 auditions 5 années passé comme commissaire des finances quand j'étais député et donc je ve vous dire le bonheur et la fierté que ça a été d'avoir participé à chacune de ces auditions et je voudrais vous marquer ma reconnaissance à vous personnellement monsieur le Président mais également à tous les parlementaires pour la qualité du travail que nous avons fait ensemble nous avons eu évidemment monsieur le Président des divergences et il n échappé à personne que é coqurel n'est pas BR le ma et BR le maire n'est pas et c'est très bien comme ça mais désormais les paillassons sont rapporteurs généraux du budget et président de la commission des finances et leurs questions auront un vrai impact sur la rédaction générale du budget de l'État voilà les quelques questions toutes simples que je do poser les réponse à ce rapport du rapporteur merci je crois ce qui va plus me manquer dans cette commission des finances c'est les débats avec Charles de Courson surtout Charles de Courson rapporteur général donc je suivrai ça la télévision au lieu d'être là physiquement comme je l'étais pendant 7 ans ça fait sourire Bruno Lemire probablement parce qu'il sait que son successeur lui en ira beaucoup moins voilà c'est tout pour les petites rubriques vous en retrouverez parfois d'autres parfois les mêmes dans les futurs épisodes si ce premier épisode de dissolution vous a plu n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche nous essayons d'apporter un regard un peu différent sur l'actualité politique au Parlement surtout qu'elle s'annonce à la fois passionnante explosive et très compliquée on essaie de décrypter les grands enjeux politiques tout en gardant un œil critique sur ce qui se passe si vous avez des retours des envies ou juste vos propres critiques à émettre contre certains politiques n'hésitez pas à le mettre en commentaire dernier point à l'heure où nous publions cette vidéo il reste précisément 262 jours avant qu'une nouvelle dissolution soit possible on se retrouve dans pas longtemps pour un nouvel épisode de dissolution et d'ici là on vous laisse avec une citation inspirante il y a une certaine idéologie répressive de la liberté dans le système capitaliste la société devrait d'abord créer les conditions matérielles qui rendraient la liberté accessible à tous ses membres avant d'être une société libre elle devrait créer la richesse avant de pouvoir la distribuer suivant les besoins des individus Herbert Marcus l'homme unidimensionel alors oui effectivement moi je considère qu'il faut d'abord produire la richesse avant de la redistribuer d'autres estime qu'il faut toujours plus redistribuer avant même de créer [Musique]