Inauguration de la permanence FN d'Evreux : conférence de presse de Marine Le Pen
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:15Invité politiqueFait
« Je redis comme je l'ai dit ce matin que je croyais moi qu'il n'y avait plus de paradis fiscaux, que ce problème avait été réglé par le G20 dans une grande déclaration du 2 avril 2009 »
- 2:31Invité politiqueFait
« On s'était aperçu d'ailleurs qu'un certain nombre s'était blanchi assez rapidement au fil des semaines et on s'aperçoit qu'en réalité rien n'a été fait. »
- 2:59Invité politiqueFait
« c'est de rétablir des frontières. Car il ne peut pas y avoir de contrôle aux frontières, y compris sur les flux financiers, s'il n'y a pas de frontières. »
- 3:28Invité politiqueFait
« Oui, c'est incontestable le contrôle d'échange qui participe de la politique que nous réclamons depuis longtemps, qui a été exposée dans le cadre du projet économique pendant la campagne présidentielle »
- 3:40Invité politiqueFait
« et qui s'accompagne bien sûr d'un retour à la monnaie nationale. »
- 9:19Invité politiqueFait
« Jean-Pierre Bouchard, dont Mediapart rappelle qu'il est un ami de longue date de Jean-Marie Le Pen mais oublie de dire qu'il est le père de Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur. »
- 11:08Invité politiqueChiffre
« 17 contrôles fiscaux, une multiplication inouïe d'accusations qui ont dû faire l'objet d'une quarantaine de condamnations, d'ailleurs, des journalistes devant les tribunaux correctionnels. »
- 14:45Invité politiqueFait
« Car enfin, je tiens que le non-cumul des mandats est un des éléments de la moralisation de la vie publique. Lorsque l'on sait que 80% des élus condamnés pour des faits commis dans l'exercice de leur mandat sont en situation de cumul »
- 15:21Invité politiqueFait
« Mais lorsque le président de la République nous dit que le non-cumul sera voté en 2017, il se moque du monde. »
- 18:35Invité politiqueFait
« Alors non seulement j'ai pas réagi mollement, mais j'ai réagi à 5h du matin, puisque j'avais 11h de décalage horaire, et que je me suis levé à 4h30, pour pouvoir intervenir directement sur toutes les chaînes qui m'ont demandé des interviews »
- 18:57Invité politiqueFait
« J'ai été la seule, la seule, à demander la démission de Jérôme Cahuzac dès le début de cette affaire. »
Temps de parole
- Marine Le Pen100 %
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Bien, je suis heureuse de voir que la presse s'est déplacée en nombre pour ce déplacement qui ne fait pas partie d'ailleurs exceptionnellement du Tour de France, mais qui participe de la tournée des fédérations que j'ai lancée dans le cadre évidemment de l'organisation des futures municipales que nous regardons, comme vous le savez, avec beaucoup d'optimisme et beaucoup d'enthousiasme. Alors nous avons ce matin écouté avec attention l'intervention du président de la République.
Évidemment, nous espérions beaucoup plus de cette intervention et notamment nous espérions que le président de la République annonce la dissolution de l'Assemblée nationale pour que le peuple souverain ait à nouveau la parole et que celui-ci permette ainsi de sortir par le haut des mouvements extrêmement brusques qui secouent aujourd'hui le gouvernement socialiste. Comme j'ai eu l'occasion de le rappeler, il n'y a plus de confiance dans ce gouvernement, il n'y a plus de confiance dans la politique qui est menée, il n'y a même plus de confiance au sein même du gouvernement dans la politique qui est menée. Alors à partir du moment où M.
Montebourg a exprimé d'une manière, il faut bien le dire, assez brutale le désaccord qui était le sien, que M. Hamon s'est mis dans sa roue en quelque sorte pour critiquer la politique d'austérité qui est menée par le gouvernement de M. Hérault, on ne voit pas bien comment on peut continuer comme si de rien n'était en se limitant à la désignation d'une haute autorité visante à demander la transparence sur les patrimoines des uns ou des autres. Moi je m'en méfie toujours d'ailleurs quand on évoque la création d'une haute autorité pour résoudre un problème parce qu'on a l'habitude de dire que c'est en général l'enterrement de première classe, du problème en question.
Je redis comme je l'ai dit ce matin que je croyais moi qu'il n'y avait plus de paradis fiscaux, que ce problème avait été réglé par le G20 dans une grande déclaration du 2 avril 2009 où on nous avait expliqué qu'il y avait eu des listes noires, des listes grises, des listes blanches. On s'était aperçu d'ailleurs qu'un certain nombre s'était blanchi assez rapidement au fil des semaines et on s'aperçoit qu'en réalité rien n'a été fait. Que par conséquent on ne peut pas compter sur l'Union Européenne pour apporter une réponse à ce problème qui est un problème semble-t-il réclamé. Quel est donc le moyen de sortir de cela ?
Le moyen de sortir de cela, nonobstant la dissolution que nous continuons évidemment à réclamer et qui permettra de trancher en même temps la ligne politique et les problématiques d'éthique, c'est de rétablir des frontières. Car il ne peut pas y avoir de contrôle aux frontières, y compris sur les flux financiers, s'il n'y a pas de frontières. C'est donc bien toute la contradiction de la classe dirigeante française, UMP et PS, qui ont contribué depuis des années à effondrer les frontières, que ce soit en matière de flux migratoires, en matière de flux commerciaux ou en matière d'ailleurs de flux financiers.
Oui, c'est incontestable le contrôle d'échange qui participe de la politique que nous réclamons depuis longtemps, qui a été exposée dans le cadre du projet économique pendant la campagne présidentielle et qui s'accompagne bien sûr d'un retour à la monnaie nationale. Voilà, ce contrôle d'échange est le seul moyen de pouvoir mettre fin aux problématiques d'évasion fiscale. Parallèlement, il est évident que si le président n'a pas démis son gouvernement, s'il n'a pas opéré de dissolution, si, comme je l'ai entendu ce matin, il continue la même politique d'austérité, on peut conclure que pour lui, ça revient à circuler, il n'y a rien à voir.
Je pense que les Français vont évidemment juger très durement cette tentative de rejeter d'un revers de main les questions, les questionnements qui se posent dans le peuple français. Il y a pourtant un grand besoin et un grand désir de démocratie et j'en veux pour preuve d'ailleurs les résultats du référendum en Alsace qui ont démontré que les Français ne sont pas dupes des opérations qui sont actuellement menées.
Alors, il s'agit ici pour nous de venir parler à nos adhérents, à nos militants, à nos sympathisants, de venir évoquer avec eux inlassablement les solutions que nous proposons pour sortir à la France de la situation dramatique dans laquelle elles s'enfoncent, car pendant ce temps, le chômage continue à monter, pendant ce temps, les entreprises continuent à fermer, pendant ce temps, le pouvoir d'achat continue à s'effondrer, sans qu'aucune solution nouvelle, plausible, ne soit apportée par le gouvernement de M. Hérault. Nous avons appris ce matin, avec beaucoup d'intérêt, il faut bien le dire, que l'UMP envisagerait de créer à lui-même une liste dissidente pour les élections européennes.
Cette liste, semble-t-il, serait dirigée par M. Guénaud et comporterait la présence de M. Dupont-Aignan, de M. Lucas, etc. Alors, là encore, je veux dire, comme au Parti Socialiste, à l'UMP, ils ne pourront pas longtemps jouer, en gros, la majorité et l'opposition en même temps. De deux choses l'une, soit cette liste aux européennes est sincère, et dans ces conditions, il faut que tous ces gens qui sont à l'UMP, notamment M. Lucas, M. Guénaud, en démissionnent. C'est un peu comme M. Montebourg, quand on est ministre du redressement productif et qu'on est en désaccord total avec la politique économique menée, il faut démissionner, ou alors se taire.
De la même manière, ces responsables d'UMP, s'ils sont en désaccord avec les positions européistes de l'UMP, et s'ils sont sincères, ils doivent démissionner de l'UMP. Ou alors, il s'agit là encore une fois d'une opération, d'une manipulation électoraliste, dont le but est d'éviter que ceux de l'UMP qui sont en désaccord total avec la politique fédéraliste européenne menée par la direction de l'UMP, ne rejoignent les rangs du Front National. On attendra avec impatience, dans les semaines qui viennent, des éclaircissements sur cette annonce effectuée par le site Atlantico. Voilà un petit peu ce dont nous allons parler cet après-midi.
Je me suis exprimé ce matin sur l'opération de diversion et de manif de Mediapart, Mediapart qui est un site, comme vous le savez, militant, puisque pendant la campagne présidentielle, ils avaient interviewé tous les candidats à la présidentielle, ils avaient dit on interviewera tout le monde sauf Marine Le Pen, parce que nous sommes en désaccord et nous luttons contre la politique menée par Marine Le Pen. Au moins les choses sont claires, on ne voit pas bien d'ailleurs ce qui ressemble de Proudelon à du journalisme dans cette démarche, mais soit, et c'est dans ces conditions que Mediapart est allé faire les poubelles de Libération.
En général c'est l'inverse, c'est Libé qui fait les poubelles de Mediapart. Mais là en l'occurrence ce matin c'était Mediapart qui faisait les poubelles de Libé, les vieilles poubelles, parce que ça datait quand même d'il y a 20 ans, pour ressortir une accusation qui a fait l'objet d'une publication diverse et variée d'ailleurs, il y a une vingtaine d'années, sans bien sûr que ceci n'ait absolument aucune conséquence, et pour cause, puisque les accusations qui avaient été formulées ont fait l'objet des éclaircissements de la part de Jean-Marie Le Pen à de maintes et maintes reprises.
Alors, j'ai entendu la journaliste de Mediapart ce matin nous dire non mais en fait la vraie révélation c'est pas ça, c'est pas que Jean-Marie Le Pen a ouvert un compte en Suisse sur lequel il a effectué un prêt auprès de UBS, tout ça étant passé par l'administration fiscale française qui évidemment le confirmera aux journalistes qui lui en font la demande. Non, la vraie révélation c'est que le trésorier de l'association de financement du micro-parti Côté-Lec il y a 20 ans a effectué des investissements offshore. Et Le Monde, qui c'est censé être un journal sérieux, enfin quoi, de moins en moins pour finir, dit le trésorier de campagne de Jean-Marie Le Pen.
Et bien voilà des raccourcis qui ne sont pas très glorieux ni très dignes car il n'était pas trésorier de campagne. Le trésorier de campagne de Jean-Marie Le Pen et notamment évidemment aux élections présidentielles puisque le parallèle était fait avec M. Auger n'a jamais été Jean-Pierre Bouchard. Jean-Pierre Bouchard, dont Mediapart rappelle qu'il est un ami de longue date de Jean-Marie Le Pen mais oublie de dire qu'il est le père de Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur. Ah c'est sûr qu'entre amis de gauche, on essaie quand même de serrer les coudes, quoi.
C'est bien de faire dans la dénonciation mais si possible dans la dénonciation de l'adversaire politique, si on peut éviter de faire la dénonciation des copains, ce serait quand même beaucoup mieux. Tout ça vous démontre peut-être une fois de plus que le système n'a pas beaucoup de billes contre le Front National. Le Front National, parti politique qui n'a jamais été mis en cause dans aucune affaire concernant son financement à la différence de tous les autres partis, tous, sans aucune exception. J'ai regardé la longue liste des affaires qui ont ébranlé la Vème République et j'avoue que nous avons toutes les raisons d'être fiers de notre parcours.
L'objectif, vous l'aurez compris, je crois surtout que les Français l'ont compris, l'objectif est tenté de créer des amalgames. Alors on lance des trucs, c'est pas vrai, mais c'est pas grave, c'est ancien, mais on s'en moque, ça a déjà fait l'objet de procès en justice, mais dans le brouhaha, les Français l'ont peut-être pensé qu'après tout, le Front, il est pour quelque chose. Donc je réitère ici l'exigence évidemment d'éthique, l'exigence de propreté qui est la nôtre, que nous avons toujours soutenue, toujours maintenue. Et je dénonce, bien entendu, avec la plus grande virulence, ces opérations, qui ne sont ni les premières, ni hélas les dernières.
J'ai eu l'occasion de me dire ce matin que s'il y a bien quelqu'un qui a été décortiqué mille fois, c'est bien Jean-Marie Le Pen. 17 contrôles fiscaux, une multiplication inouïe d'accusations qui ont dû faire l'objet d'une quarantaine de condamnations, d'ailleurs, des journalistes devant les tribunaux correctionnels. mais son foi sur le métier, remettez votre ouvrage. Voilà, donc celle-ci, celle d'aujourd'hui, ne nous touche pas plus que celle d'hier et pas plus que celle d'hier. Elles ne changeront la vie que les Français ont sur le Front National. Désolé, M. Plenel, il faudra s'y reprendre encore, peut-être pour une autre fois.
Voilà, messieurs, tout ce dont nous avons discuté dans cette actualité chargée qui ne doit tout de même pas faire oublier l'État de la France qui, elle, continue inexorablement à s'aggraver jour après jour. L'intervention de François Hollande ne vous a pas convaincu ? Non, ça ne m'a pas convaincu parce qu'encore une fois, on ne peut pas lutter contre les paradis fiscaux, contre l'évasion fiscale si on ne remet pas en place des frontières. Or, à partir du moment où on n'a plus la souveraineté, à partir du moment où on attend des autres l'accord pour faire quelque chose, je ne vois pas pourquoi on n'y arriverait plus demain alors qu'on n'y est pas arrivé depuis 4 ans.
Encore une fois, à partir d'avril 2009, normalement, il n'y avait plus de paradis fiscaux. L'Union européenne s'était mis d'accord, le G20 s'était mis d'accord pour qu'on arrête tout ça. Bon, eh bien, on s'aperçoit que ça continue, et ça continuera. Donc, moi, je préfère faire pour la France ce qui est nécessaire de faire et de ne pas attendre l'accord de l'ensemble des partenaires dont on voit que maintenant, c'est le meilleur moyen, en réalité, d'enterrer tout changement et toute amélioration de la situation. Moralisation, transparence, ça ne vous suffit pas non plus ?
Ben, si vous voulez, la transparence, alors on a vu, il y a des gens qui se sont précipités ventre à terre pour aller publier leur patrimoine. Moi, j'ai aucun problème, je l'avais fait pendant la campagne présidentielle. d'ailleurs, d'un de vos confrères, parce qu'on n'était pas obligés de le faire. Un certain nombre était beaucoup plus réticent, d'ailleurs, de mémoire, y compris M. Mélenchon. La publication du patrimoine n'apporte pas grand-chose, en réalité. Ce qui est intéressant dans la publication du patrimoine, c'est de comparer le patrimoine au moment où on acquiert le mandat et le patrimoine au moment où on quitte le mandat. C'est ça qui est intéressant.
Mais ce qu'il faudrait surtout faire, et ça, je l'avais réclamé pendant la campagne présidentielle, c'est mettre en place une commission dont les membres seraient désignés par le président du Sénat et le président de l'Assemblée nationale pour vérifier les parcours professionnels de ceux qui sont nommés au poste de l'administration et évidemment, vérifier le parcours professionnel des ministres. Pourquoi ? Pour éviter le conflit d'intérêts. Car c'est ça, c'est la déclare. C'est beaucoup plus intéressant de savoir quels sont les revenus annexes d'un élu que de connaître l'étendue de son patrimoine. Est-il, par exemple, salarié dans une société ? Est-il salarié dans un laboratoire ?
Touche-t-il, par exemple, des dividendes d'une des grandes sociétés qui pourraient être impactées par une loi votée à l'Assemblée ou par un projet gouvernemental ? Ça, c'est beaucoup plus intéressant. C'est d'ailleurs ce qui est fait à l'étranger et il m'apparaît que c'était une carence. J'espère donc que c'est cet aspect-là, particulièrement, que ça tâchera à surveiller, à vérifier la haute autorité dont nous a parlé François Hollande. Et puis, il y a un autre phénomène, quand même, moi, qui me choque. C'est l'affaire du non-cumul. Car enfin, je tiens que le non-cumul des mandats est un des éléments de la moralisation de la vie publique.
Lorsque l'on sait que 80% des élus condamnés pour des faits commis dans l'exercice de leur mandat sont en situation de cumul, on se dit qu'il peut y avoir tout de même un lien de cause à effet. Ça ne veut pas dire que tous ceux qui sont en situation de cumul seraient soupçonnés. Mais ça veut dire que, très probablement, le fait d'être en cumul de mandats, eh bien, facilite ceux des malhonnêtes qui, de fait, usent de leur mandat pour pouvoir obtenir, pour pouvoir détourner la loi. Mais lorsque le président de la République nous dit que le non-cumul sera voté en 2017, il se moque du monde.
Je veux dire, soit on veut moraliser et on le fait tout de suite, soit on balade les Français et à ce moment-là, on dit que ce sera voté en gros pour son successeur. C'est ça, parce que c'est quand même de grandes chances que M. Hollande prenne la route de M. Monti et donc, voter la moralisation pour le voisin, je ne suis pas sûr que ce soit très efficace. Ça ne se fera pas, je crois. J'espère que cela se fera. Je suis frappé de voir M. Arlène Désir, vous me direz, il n'est pas une sautise près. Il nous expliquait qu'en tant que responsable du PS, il demande un référendum sur la moralisation. Le référendum, on le demande en général quand on est dans l'opposition, M. Désir.
Parce que quand on est dans la majorité, on demande la loi. On demande de voter la loi. Parce que quand on a tous les pouvoirs, on ne demande pas de passer par un référendum. Ça n'a aucun sens. À partir du moment où ils ont tous les pouvoirs, ils peuvent parfaitement, à ce moment-là, proposer la loi et la voter. On n'a pas du tout besoin de passer par un référendum. Bon, je pense qu'il croit, il pense toujours qu'il est dans l'opposition. Il faudrait peut-être lui dire qu'ils ne sont plus dans l'opposition. Voilà. Ce serait peut-être un élément, à mon avis, de réflexion intéressante pour lui. Et puis enfin, M.
Hérault a décidé de réunir tous les partis politiques pour discuter de la moralisation de la vie publique. Sauf le Front. Je dis donc que c'est l'hommage du vice à la vertu. Voilà. Le Front National est exclu des discussions sur la moralisation de la vie publique, ce qui démontre que M. Hérault, en réalité, n'a absolument aucune intention de moraliser la vie publique. Ça vous vexe, c'est ça, que les présidents de groupe de l'Assemblée soient invités demain à Matignon et pas le Front National ? Ah non, mais ça ne me vexe pas. C'est très révélateur. C'est très révélateur de la volonté de M. Hérault de continuer l'entre-soi. On va discuter entre nous. D'accord ?
Et puis comme ça, ça ne sortira pas du truc. Voilà. On discute entre nous. Ça fait 30 ans que ça dure. Quand même, les petites discussions entre nous, ça fait 30 ans que ça dure. Mais c'est ça dans les Français. On râle le bol. Les petites discussions entre eux, justement. Entre l'UMP et le PS. Voilà. Et comme j'ai eu l'occasion de le rappeler, un des moyens de moraliser la vie publique, c'est de permettre l'entrée d'une véritable opposition dans les Assemblées. Et ça, ça passe par la proportionnelle. Parce que croyez-moi que quand il y a une opposition qui fait son boulot, eh bien, ceux qui sont en face dans la majorité font beaucoup plus attention à ce qu'ils font.
Mais c'est sûr que quand on reste entre soi, et qu'en plus on est entre soi depuis 30 ans, eh bien, les choses sont plus compliquées. Voilà. C'est ainsi qu'on aimerait savoir ce qu'il en est des affaires qui ont pu être portées à la connaissance de M. Cahuzac, dont l'affaire d'un certain Hippodrome. Voilà. On aimerait savoir ce qu'il en est. Parce que le soupçon de connivence, incontestablement, il existe. Voilà. Et puisque vous êtes là, vous allez me permettre de répondre à une énième sottise malhonnête, c'est une énième malhonnêteté de Mediapart, qui ose dire dans son papier, que je n'aurais pas réagi, ou que j'aurais réagi mollement, dans l'affaire Cahuzac.
Alors non seulement j'ai pas réagi mollement, mais j'ai réagi à 5h du matin, puisque j'avais 11h de décalage horaire, et que je me suis levé à 4h30, pour pouvoir intervenir directement sur toutes les chaînes qui m'ont demandé des interviews, à 5h du matin, le jour de la démission de M. Cahuzac. Et qu'ai-je dit ce jour-là ? J'ai dit que c'est une bonne décision qu'il s'en aille, mais elle est mauvaise parce qu'elle est beaucoup trop tardive. J'ai été la seule, la seule, à demander la démission de Jérôme Cahuzac dès le début de cette affaire. Voilà. Dès le début.
En expliquant très clairement qu'à partir du moment où une enquête était ouverte, il pouvait tout être, sauf rester ministre du budget, puisque par définition, l'enquête allait porter sur une administration dont il était ministre de tutelle. Voilà. Bon, ben tout ça, encore une fois, démontre qu'il n'y a pas plus de journalistes à Mediapart que de beurre en broche. Il y a en réalité des militants politiques qui cherchent à régler un certain nombre de comptes contre ceux dont ils pensent que probablement ils vont bénéficier demain de la confiance des Français.
Marine Le Pen