Municipales à Dunkerque : les défis de la réindustrialisation verte
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France Culture. Les matins de France Culture, sur les chemins des élections municipales, en direct de Dunkerque. En direct de Dunkerque avec nos invités. Lundi, Emmanuel Macron était ici même pour saluer l'annonce du plus grand four électrique d'Europe. Chez ArcelorMittal, le même jour, le Taïwanais Prologium posait la première pierre de sa gigafactory de batterie dans la ville quelques heures plus tôt. Le Premier ministre avait signé la programmation énergétique qui acte la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, dont deux à Gravelines, aux portes de Dunkerque. Bref, en une semaine, le symbole est frappant.
Un mois des municipales, le gouvernement fait de cette ville l'incarnation de ses ambitions industrielles. Et c'est la raison pour laquelle je vous ai invité. David Lefranc, bonjour. Vous êtes directeur aménagement et environnement Grand Port Maritime de Dunkerque, qui est un port essentiel non seulement à la ville, mais à la région, puisque je l'ai dit, c'est le troisième port de France. Et à côté de vous, Thibaut Bouguet-Dada, bonjour. Vous êtes post-doctorant à l'Université de Bretagne Occidentale, chercheur associé au laboratoire CERAPS de l'Université de Lille, et vous êtes spécialiste de l'action publique environnementale.
Vous travaillez sur les politiques de renouveau industriel, qui sont aujourd'hui au cœur de l'action publique, ici même, à Dunkerque. Et puis enfin, Nicolas Pinsard, économiste associé de l'Université de Lille, au Clercé. Vous travaillez sur l'espace socio-économique de la vallée de la Batterie, et vous êtes en charge du projet de recherche. Batcar, peut-être, si vous deviez nous exposer, pourquoi cet enjeu, avec notamment cette Gigafactory, est essentiel à la ville et à la région ?
Oui. Donc déjà, il y a plusieurs Gigafactory qui se trouvent dans la vallée de la Batterie, donc dans les Hauts-de-France. Ça ne se trouve pas que dans le Dunkerque. Alors il y a un vrai enjeu de décarbonation, et aussi de renouveau industriel. Typiquement, l'État français et la Commission européenne ont pour stratégie commune d'allier ces deux éléments-là. Et donc, ce renouveau industriel est pensé comme un moyen de décarbonation. Aussi, au niveau industriel, il y a un vrai enjeu, puisqu'on voit que le secteur automobile fait face à des difficultés, et notamment vis-à-vis de la concurrence asiatique.
Et un moyen pour trouver un nouveau souffle à ce secteur automobile, c'est d'enclencher une émergence de la filière des batteries. Et donc, il y a un vrai enjeu de ce point de vue. Après, il y a aussi la recherche de réduire la dépendance, justement, vis-à-vis des constructeurs asiatiques. Mais j'imagine qu'on pourra en reparler par la suite.
Thibault Bouguet-Dadin, là aussi, la question environnementale passe par les batteries, passe par ce four électrique qui a été mis en service.
Alors oui, effectivement, à Dunkerque, c'est un territoire qui est responsable pour 21% des émissions de gaz à effet de serre d'origine industrielle, qui est durablement marquée par l'industrie lourde. C'est un territoire qui accueille plus de 20 sites Céveso, seuil haut, seuil bas, avec différentes filières industrielles qui sont présentes. On a évoqué la sidérurgie, il y a également la pétrochimie avec le site de Versalis, l'aluminium également. Dans le bassin, autour, on retrouve également des cimentiers, je pense à l'Ouest et Equium. Et il y a également un terminal métanier qui a été lancé au milieu des années 2010.
Et c'est un territoire qui a pris la question de la réindustrialisation et de la décarbonation avant que cette question-là soit mise à l'agenda au niveau national. Parce que c'est dès la nouvelle mandature de Patrice Vergritte à partir de 2014 que se met en place cette dynamique à travers les échanges qui ont pu avoir lieu, notamment dans le cadre des EGEL, les états généraux de l'emploi local, puis le programme territoire d'innovation de grandes ambitions.
Il faut dire aussi que la désindustrialisation a été un véritable traumatisme ici. Il y avait des pertes d'emplois importantes dans les années 2000, Thibaut Bouguedada. C'était quelque chose de très significatif. Et le maire actuel, les pouvoirs publics se sont beaucoup investis pour renverser le mouvement. Lequel est renversé aujourd'hui ?
Effectivement, cette question de la désindustrialisation, même au-delà du cas de Dunkerque, elle a marqué largement les Hauts-de-France. Je parle notamment pour l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais. Parce que l'ancien bassin-minier n'est pas très loin. On retrouve aussi des marques de désindustrialisation dès les années 80, avec la fermeture des ateliers et chantiers de France en 87, la fermeture de la raffinerie des Flandres en 2010. C'est un territoire qui perdait environ 1000 habitants par an au tournant des années 2010-2015.
Et donc il y avait vraiment un enjeu à pouvoir repolitiser cette question de l'industrie et à recréer un nouveau narratif autour de celle-ci pour pouvoir la rendre en quelque sorte de nouveau désirable. Et ça, ça passe forcément par la capacité des acteurs à réussir à produire un nouvel horizon normatif, si je puis dire, qui réussit, on va dire, à porter cette question de l'industrie comme quelque chose de désirable, notamment pour les jeunes et pour la création d'emplois.
Pourquoi ? Parce que ça, ça a été quelque chose de pas évident à faire. Thibaut Bouguidada, c'était un secteur qui avait du mal à attirer ?
C'est un secteur, effectivement, qui souffre, en fait, d'une image assez difficile, je veux dire, marquée notamment par toutes les pollutions que ça peut impliquer. On évoque souvent le carbone comme étant l'enjeu central, notamment parce qu'il est lié au climat, mais l'industrie est marquée par d'autres types de pollutions. Ça ne vous a pas échappé, notamment les questions liées à la pollution de l'air. Et plus récemment, alors je pense là, par exemple, à d'autres territoires comme la vallée de la Chimie à Lyon, mais la question des PEPFAS. Et donc, du coup, ça reste un secteur économique qui peut souffrir de son image.
Nicolas Pinsard, on le sent, donc c'est un secteur qui attire à nouveau, mais il a fallu déployer un certain nombre d'efforts.
Oui, en effet, et donc il y a eu un soutien relativement important, notamment du Grand Port Maritime de Dunkerque, la communauté de communes, ainsi que l'État et au niveau européen. Pour autant, le secteur des batteries fait face à des difficultés qui sont relativement importantes. Alors, il y a plusieurs gigafactories, notamment il y a des gigafactories qui ont débuté à partir de rien. Donc, il a fallu à la fois se doter des technologies, des compétences.
Justement, une gigafactory, c'est quoi, si vous deviez nous expliquer quelles sont les composantes nécessaires à la fabrication d'une gigafactory ? D'après ce que j'ai compris, en fait, c'est un mécano extraordinairement complexe où il faut réunir une multitude de compétences et de pratiques industrielles différentes.
Tout à fait. Donc, une gigafactory, c'est une méga-usine. Donc, c'est une usine qui est très, très, très grande, très longue sur plusieurs centaines d'hectares, qui a pour aussi définition de produire une quantité d'énergie en gigawatt-heure. Et donc, c'est une méga-usine qui est extrêmement complexe, qui allie à la fois des dimensions mécaniques, électroniques, mais aussi chimiques, puisque typiquement, la production de batteries qui est dominante aujourd'hui dans ce qu'on appelle la vallée de la batterie, qui se trouve donc dans les Hauts-de-France. C'est une composition chimique qui est à base de graphite, de lithium, de nickel, de manganèse, de cobalt.
Donc, il y a tout un processus chimique de laisser en maturation ces différents éléments-là pour produire des cellules qui, par la suite, seront assemblées en modules et pour donner au final une batterie qui sera installée dans les véhicules électriques.
Il y a quelque chose qui me fascine dans la fabrication des batteries, c'est la phase qu'on appelle le ramp-up, parce qu'une fois qu'on a assemblé ces différentes compétences, on n'est pas sûr que ça marche. C'est-à-dire, le ramp-up, c'est cette phase de bascule et parfois ça marche, parfois ça ne marche pas.
Et oui, en effet, c'est comme toute nouvelle industrie qui se développe, il y a une courbe d'apprentissage. Au départ, en effet, il y a des difficultés pour connaître tout le process, avoir les bons équipements, avoir les bonnes compétences, etc. Et typiquement, on remarque que les acteurs qui s'en sortent le mieux dans cet espace des gigafactories, ce sont des acteurs qui avaient déjà l'habitude, sur plusieurs années, de produire des batteries à l'étranger. Et en effet, une des difficultés dans ce ramp-up, c'est qu'il y a un côté relativement, pas aléatoire, je dirais, mais en tout cas, qui n'est pas linéaire.
C'est malgré le recrutement, malgré les investissements, par moment, il y a une difficulté à produire à un niveau équivalent d'il y a quelques mois. Il y a plusieurs aspects qui peuvent expliquer cela. C'est des fois des problèmes techniques, les machines qui dysfonctionnent, ça arrive très souvent. surtout que dans ces gigafactories, c'est extrêmement robotisé. Si vous visitez ces gigafactories, en fait, il y a très peu d'ouvriers et ouvrières, relativement, en tout cas, à la présence de robots. Il ne faut pas du tout imaginer les usines sorties de Seconde Guerre mondiale ou encore au début du XXe siècle avec ces dizaines de milliers d'employés.
En réalité, ce sont des industries extrêmement capitalistiques avec énormément de robots. Et un des facteurs très, très importants dans ces industries, c'est justement d'avoir accès à ces matières que j'ai nommées tout à l'heure, notamment le nickel, manganèse, lithium, cobalt et graphite. Et ça, ce sont des matières qui sont souvent, très, très souvent extraites et surtout traitées à l'extérieur de nos frontières nationales et européennes. Thibaut Bouddada, je vous vois, opiné du chef. Oui, oui, tout à fait.
Pour aller dans le prolongement de ce qu'a évoqué Nicolas Pinsard, c'est-à-dire que les projets de décarbonation qui sont aujourd'hui portés sur le territoire sont des projets à forte teneur capitalistique. Et aujourd'hui... Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, finalement, il y a peu d'ouvriers qui vont travailler dans ces gigafactories ? Alors, moi, ce n'est pas nécessairement sur ce point-là que je voulais évoquer, mais c'était plutôt sur le fait que ce sont des investissements qui ne sont pas rentables à court terme. Je pense là, en particulier, sur la décarbonation de l'industrie.
Et donc, en fait, il y a un enjeu à, justement, pouvoir financer ce delta entre, aujourd'hui, le prix de production tel qu'il est mené avec des industries, des origines énergétiques fossiles et le passage à des énergies entre guillemets plus propres. Et je pense ici, par exemple, à l'hydrogène ou encore sur tout ce qui est peut-être lié à la technologie, la capture et le stockage de carbone et géologique. Et en fait, c'est à ce niveau-là que la trajectoire allait sur une crête. C'est parce qu'aujourd'hui, les industriels, ce qu'ils attendent, c'est que la puissance publique, l'État, l'Union européenne, s'engagent financièrement à soutenir ces programmes de décarbonation.
Et aujourd'hui, ça doit se faire, donc, dans un contexte budgétaire que vous connaissez, qui est assez difficile. Évidemment, contraint. Sur lequel les industriels ont un besoin de visibilité.
David Lefranc, vous êtes l'une des personnes les plus importantes de la ville puisque vous êtes le directeur aménagement et environnement du Grand Port Maritime de Dunkerque. On parle sans cesse du port parce que tout arrive au port et tout vient au port. Alors, c'est le troisième port français. Si vous deviez nous le présenter, David Lefranc.
Oui, merci. Alors, d'abord, je ne suis pas certain que je sois l'une des personnes les plus importantes. Je fais partie d'un collectif au port de Dunkerque. Sinon, vous n'aurez pas invité. Merci. Très bien. Alors, le port de Dunkerque, c'est 7000 hectares. C'est effectivement le troisième port industriel et logistique de France. C'est un port qui est très ouvert sur l'international avec de nombreuses lignes internationales. C'est un port en eau profonde. C'est important de le dire. C'est un port qui permet d'accueillir, en fait, l'ensemble des navires et l'ensemble des lignes dans le monde entier. Tous les ports ne sont pas en capacité de le faire avec de nombreux atouts.
D'abord, on est très proche, finalement, d'une ligne maritime qui est la plus fréquentée au monde. C'est un élément de compétitivité aussi et c'est sur lequel on s'appuie, d'ailleurs, pour développer de grands projets, de nouvelles infrastructures. Je pense au nouveau terminal conteneur qui sera inauguré dans quelques années, dont les travaux vont démarrer dans moins de deux mois.
Il y a combien de conteneurs qui sont reçus ici même ?
Aujourd'hui, on a environ 700 000 conteneurs qui sont reçus sur Dunkerque. C'est une croissance qui est très forte ces dix dernières années avec un objectif de doubler à moins de dix ans pour accompagner l'industrialisation à la fois du territoire mais également de la région Hauts-de-France puisqu'on parle de la réindustrialisation sur Dunkerque mais c'est aussi une réindustrialisation qui s'exprime sur les Hauts-de-France. On a parlé de la vallée de la batterie. Il y a des liens très forts entre Dunkerque et la région.
Je disais en commençant qu'il y a un collectif je veux assister sur ce collectif le port de Dunkerque sa mission c'est d'aménager des espaces portuaires d'aménager des nouvelles zones industrielles logistiques des infrastructures très bien.
Parce que ça prend une surface extrêmement importante le port de Dunkerque alors ça a été aussi d'ailleurs une chance pour la ville parce que ça donne beaucoup de fonciers à aménager.
C'est vrai donc c'est une des forces en fait de ce territoire et du port c'est d'avoir du foncier encore disponible qu'il convient d'aménager mais avec prudence parce que l'objectif de la réindustrialisation c'est, on l'a dit ça s'inscrit sur la décarbonation mais elle doit être au bénéfice des salariés et des habitants de ce territoire.
Je crois que l'idée dans la stratégie du territoire et du port avec les différents acteurs et notamment les collectivités locales c'est de faire en sorte que la réindustrialisation ce ne soit pas que des emplois supplémentaires ce qui est déjà très bien et de la valeur ajoutée mais c'est aussi au bénéfice d'une amélioration de la qualité de vie et de l'environnement. Et on voit
que ça construit de partout lorsqu'on se promène sur la digue on imagine que tout ceci est fait pour accueillir des habitants ou des nouveaux emplois ce port en eau profonde c'est quand même clé du succès de la région comment d'ailleurs celui-ci a-t-il été développé quelles sont donc les modernisations qui ont été apportées pour lui permettre de continuer à compter autant dans l'économie de la région et de la France ?
Alors sur la stratégie globale d'abord la stratégie globale du port de Dunkerque c'est la stratégie du territoire c'est à la fois s'appuyer sur la décarbonation on en a parlé beaucoup mais aussi la diversification c'est un élément important c'est de pouvoir diversifier aussi l'économie l'activité sur ce territoire et sur le port pour cela on s'appuie depuis plus de 10 ans maintenant sur un triptyque qui consiste à développer l'industrie mais l'industrie doit être au service du transport maritime et développer le transport maritime qui elle-même doit permettre de développer la logistique donc c'est vraiment sur ce triptyque qui est un cercle vertueux finalement qu'aujourd'hui s'appuie une partie de la réindustrialisation de ce territoire un autre élément important aussi sur la décarbonation c'est que l'idée c'est pas seulement d'attirer des nouvelles activités décarbonées c'est aussi de faire en sorte d'embarquer les activités existantes et qui sont aujourd'hui encore pourvoyeuses de beaucoup d'emplois vers la décarbonation vous annonciez tout à l'heure que cette semaine le président de la république est venu annoncer la création d'un nouveau four aux côtés du dirigeant d'ArcelorMittal c'est un investissement de plus d'un milliard d'euros mais il est venu sur un des deux sites d'ArcelorMittal qui lui a investi près de 500 millions d'euros pour l'acier électrique donc pour l'acier de demain qu'est-ce que ça veut dire Thibaut Bouguet-Dada
tous ces investissements avec donc la question de l'acier électrique et comme enjeu la décarbonation
si on renvoie ça de manière un peu plus large si on fait un peu un pas de côté ça renvoie quand même à un imaginaire plus large où c'est par les promesses technologiques qu'on arrivera nécessairement à décarboner et à faire avancer ces enjeux aujourd'hui c'est vraiment le discours qui performe et d'une certaine manière on a un peu en quelque sorte dû apparaître une bulle parce qu'en fait au tournant de 2022 à 2023 il y a eu une multiplication de projets très importants sur le territoire d'Incarquois pas seulement également sur d'autres poches industrielles du territoire il y a eu une inflation assez significative en termes de communication institutionnelle autour de ces projets mais par contre ça ne doit pas faire perdre de vue qu'au stade d'aujourd'hui on est encore au stade du projet et que la plupart de ces annonces sont encore au stade des études et qu'il faut réussir à faire atterrir ces derniers en décision finale d'investissement
Thibaut Bouguet-Dada post-doctorant à l'université de Bretagne occidentale Nicolas Pinsard économiste au Clercet à l'université de Lille et David Lefranc directeur aménagement et environnement du Grand Port de Dunkerque on se retrouve dans une vingtaine de minutes nous sommes en direct depuis Lefran Grand Large à Dunkerque le jour est parfaitement levé et nous sommes tout prêts à accueillir le journal de 8h car il est 8h sur France Culture les matins de France Culture sur les chemins des élections municipales en direct de Dunkerque et nous voici en direct en public depuis le FRAC Grand Large le fonds régional d'art contemporain Grand Large c'est un immense bâtiment avec bien sûr de l'art contemporain jadis on y fabriquait des navires c'est donc très haut de plafond c'est à quelques mètres de la mer une mer magnifique un peu démontée et puis nous sommes en compagnie de Thibaut Bouguet-Dada qui est post-doctorant à l'université de Bretagne occidentale Nicolas Pinsard qui est économiste associé au Clercet de l'université de Lille David Lefranc le directeur aménagement et environnement du Grand Port Maritime de Dunkerque et puis je vous ai demandé de venir Gaëtan Lecoq bonjour vous êtes secrétaire général de la CGT ArcelorMittal on a beaucoup parlé de votre entreprise peut-être quelques mots pour nous présenter ArcelorMittal parce que pour vous c'est votre quotidien mais nous c'est un nom une sorte de symbole
c'est ArcelorMittal c'est une entreprise qui fabrique de l'acier et comme je le dis et comme je me répète depuis plusieurs années ça fait deux ans qu'on est rentré dans la bataille pour essayer de sauver cet acier notre souveraineté nationale parce que l'acier c'est comme pour moi c'est comme l'eau c'est comme l'électricité c'est un bien commun et je rebondis sur l'édito de votre collègue si demain on n'a plus d'acier en France comment on fait pour faire fonctionner toutes nos entreprises nos usines qui consomment de l'acier moi je connais aucune usine en France qui ne consomme pas d'acier voilà donc pour moi c'est une souveraineté nationale parce que si demain on devient dépendant des indiens comme ce qui est en train de se mettre en route ou des Brésiliens je ne suis pas pour je ne suis pas pour la guerre justement nous à la CGT on est pour la paix mais si demain il se passe quelque chose on va devenir dépendant d'autres pays donc voilà pour moi l'acier je le dis c'est un bien commun c'est un bien commun
mais alors l'entreprise investit beaucoup elle investit aussi grâce à l'état comme l'a rappelé Jean Lémarie elle va bien ou elle va mal cette entreprise l'entreprise va très bien
très très bien même l'année dernière c'est ça qui est un petit peu incohérent l'année dernière il nous a annoncé un premier plan social 600 suppressions d'emplois là ils viennent nous annoncer au comité européen un deuxième plan social qui va concerner à peu près 5600 emplois en Europe et 1600 en France l'entreprise a multiplié par 2,5 ses bénéfices l'année dernière l'entreprise va très très bien le problème qu'on a avec monsieur Mittal c'est que monsieur Mittal n'est pas un industriel monsieur Mittal est un financier avec la complicité je le dis ouvertement de l'état avec la complicité de l'état il est en train de délocaliser tout notre savoir-faire et nos brevets notre matière grise en Inde pour abandonner le vieux continent européen voilà
et alors
ce four électrique qui vient d'être mis en service ce four électrique qui vient d'être annoncé qui avait déjà été annoncé en mai 2025
oui il n'est pas mis en service c'est un projet
c'est un projet qui avait déjà été annoncé en mai 2025 suite à la pression de la CGT parce que ça fait 2 ans qu'on mène le combat qu'on met une pression médiatique et qu'on lutte sur le terrain qui devait théoriquement commencer les travaux au 3ème trimestre 2025 et ils ne l'ont pas fait donc en fin de compte écoutez on est du nord comme on dit c'est du bouillon réchauffé quoi donc voilà et si je parle avec l'accent c'est récoffé donc voilà Thibaut Bouguet Dada oui mais je poursuis un peu cette réflexion là de façon un peu plus large du bouillon réchauffé l'économie politique des politiques de décarbonation je pense pas je parle moi je parle pas de bouillon réchauffé mais ce qui revient souvent dans les discours qu'on peut avoir avec les collègues quand on étudie ça sur différents types de territoires et sur différentes filières technologiques c'est qu'en fait souvent le discours c'est celui de la promesse technologique et ça ça date pas c'est pas quelque chose de nouveau par rapport à ce qui se joue à Dunkerque c'est une dynamique plus large j'étudie en ce moment notamment les politiques de l'hydrogène d'autres collègues étudient tout ce qui peut avoir trait à la capture et au stockage de carbone géologique on étudie aussi la trajectoire d'électrification et ce que montre en fait l'ensemble de ces travaux là en quelque sorte c'est qu'il n'y a pas vraiment de pilote dans l'avion et qu'en fait on a tendance parfois à avancer à vue dans le flou avec une difficulté à savoir combien va coûter réellement cette décarbonation on a du mal à savoir quels sont les prix de l'électricité à l'horizon de 10 ans et aussi le prix du carbone parce que ces travaux là ne sont pas rentables justement
c'est la question que j'allais vous poser Thibaut Bouguet-Dada donc le processus qui consiste à électrifier les fours il va être rentable quand ?
pour le moment c'est vraiment difficile à juger Arcelor a apparemment signé un contrat avec EDF pour pouvoir avoir une fourniture nucléaire sur le long terme il n'y a pas de chiffres qui ont été donnés à ce propos
Gaël étant le coq aujourd'hui vos fours ils fonctionnent comment ça ressemble à quoi un four qui produit de l'acier j'imagine que c'est gigantesque vous avez besoin de quel type d'énergie
aujourd'hui on est comment dire on consomme énormément de charbon notre principale matière première c'est le charbon après je rebondis ce qui vient d'être dit le contrat qui a été signé avec EDF c'est 47 euros du kilowattheure donc c'est un prix très très très très bas parce que moi je sais je me suis rendu à Gans à Gans ils essaient de négocier avec le gouvernement belge ils sont entre 70 et 80 euros à peu près du kilowattheure mais c'est pas c'est pas un problème je veux dire c'est pas un problème de à l'heure actuelle l'état l'Europe ils ont fait des choses pour l'état non pas vraiment parce que Macron c'est le grand copain vital mais l'Europe a fait des choses pour avancer avec le parti apparemment l'état a financé une partie
en passant alors peut-être des fours de son copain mais non mais
en fin de compte c'est des certificats d'énergie qui vont être qui vont être remboursés par EDF mais on sait très bien qu'EDF c'est l'état maintenant c'est nationalisé Jean-Lemarie il y a une dimension qui est intéressante dans ce que vous dites et j'y pense en vous écoutant c'est là la dimension de Paris de Paris technologique puisque vous parliez de technologie à la fois pour les industriels et pour les politiques si on parle de temps et de temps long et là on parle de temps long parce qu'il faut du temps pour installer pour mettre en place ces technologies d'avenir il y a un moment c'est un peu comme un gardien de but au moment du pénalty vous choisissez pardon pour cette image de vous jeter sur la droite ou sur la gauche en espérant que vous serez du bon côté au moment où le tireur enverra son ballon est-ce que cette dimension là cette dimension de Paris elle est difficile elle est compliquée pour les dirigeants économiques et politiques c'est une question que je me pose Nicolas Pinsard en effet ça peut être compliqué typiquement sur l'ouverture de filières telles que les batteries il y a tout un apprentissage du côté des industriels mais aussi du côté notamment de l'état français pour accompagner ces industries notamment de la part de la direction générale des entreprises donc il y a des discussions entre les industriels et l'état pour essayer de favoriser le développement de ces industriels mais en tout état de cause aujourd'hui le marché est relativement pas aussi développé que ce qui était escompté et au regard du nombre de gigafactories dans l'Union Européenne probablement une partie relativement importante des gigafactories va disparaître mais pourquoi parce qu'aujourd'hui
ces gigafactories en Europe elles sont où ? il y a eu des projets avortés à cause donc de ce qu'on a évoqué tout à l'heure le ramp up donc cette phase de montée en charge qui peut se passer bien ou se passer mal mais aujourd'hui quels sont les concurrents européens de la gigafactory Prologium de Dunkerque ?
Prologium n'a pas encore lancé sa production mais typiquement en France il y a des gigafactories tels que AESC Envision ACC Vercore qui a lancé sa production
elles sont situées où ces gigafactories ?
alors donc Vercore c'est à Dunkerque AESC c'est vers Douai et ACC c'est vers Douvrain donc en fait très localisé dans le Nord bien sûr et en fait ça s'inscrit dans la région des Hauts-de-France puisque le marché en réalité de la production de batterie est relativement un marché de proximité alors proximité il ne faut pas penser à les petites épiceries mais en tout cas c'est moins de 700 km entre la production de batterie et le client de la batterie Final Jean-Lémarie Mais ce sont à chaque fois des engagements énormes à quel moment des dirigeants économiques ou politiques peuvent-ils dire ça y est on est sûr qu'on a fait le bon choix c'est là ça va se passer ça va marcher quelle est l'échéance de temps ?
Il y a ça c'est difficile à dire en tout cas il y a toujours une incertitude radicale dans le développement de nouvelles industries après la France en termes de position économique vis-à-vis de ses voisins elle a un avantage on a parlé on a parlé un petit peu de l'électricité en effet vis-à-vis de l'Allemagne et du Royaume-Uni en effet la France a accès à une électricité relativement peu chère par contre il y a aussi d'autres pays au sein de l'Union Européenne qui accueillent des gigafactories on peut penser à la Pologne et à la Hongrie essentiellement et ce sont des pays qui accueillent des gigafactories asiatiques et en réalité le développement de la production de batteries c'est en grande partie dû à l'implantation de gigafactories étrangères
et le port dans tout ça David Lefranc vous êtes directeur aménagement et environnement du Grand Port Maritime j'imagine que toutes ces nouvelles fonctions toutes ces nouvelles usines vont provoquer ou ont déjà provoqué un certain nombre de modifications au port
oui absolument alors moi je reviens simplement sur l'histoire de pilote qui serait absent de l'avion ou commandant qui serait absent du navire c'est pas du tout quelque chose dans lequel moi je m'inscris ces grands projets ce sont des projets de transformation fondamentale finalement de l'industrie évidemment qu'il y a toujours une part d'incertitude une part d'incertitude qui est liée à la maturité technologique une part d'incertitude qui est liée à la temporalité et au financement mais la feuille de route elle est claire la feuille de route elle est la réindustrialisation et la décarbonation je pense que personne ne remet en cause la nécessité de décarboner c'est en tout cas quelque chose qui est très clair au niveau de la puissance publique que ce soit sur le territoire ou sur l'Europe les politiques publiques moi je m'inscris en faux sur le fait qu'elles sont impuissantes les politiques publiques elles ont fixé un cadre très fort au niveau européen on parle quand même du green deal avec plusieurs milliards d'euros d'investissement dans la décarbonation et dans l'économie verte on parle de la stratégie nationale bas carbone en France avec France 2030 et des milliards d'euros d'investissement et de soutien public localement on a aussi des soutiens publics et des investissements le port de Dunkerque par exemple pour accompagner cette décarbonation et cette réindustrialisation j'insiste la décarbonation c'est une partie de la réindustrialisation du territoire c'est près d'un milliard d'euros d'investissement en 5 ans rien que pour le grand port maritime de Dunkerque il y a de l'argent quand même justement j'aimerais savoir
à quoi sert cet argent parce que donc la première source de pollution dans le port ce sont les navires les navires ils ne sont pas prêts d'être tous dépollués aujourd'hui David Lefranc
qu'est-ce qui se passe alors la pollution les navires émettent effectivement des émissions dans le cadre de leur transport mais on a aussi l'industrie qui génère des activités des émissions moi je le disais tout à l'heure en introduction l'objectif de la décarbonation et de la réindustrialisation c'est de profiter aux salariés c'est de profiter aux habitants aussi on a une formidable opportunité d'allier décarbonation et amélioration de la qualité de l'air dans les années qui viennent quand je parle d'amélioration de la qualité de l'air c'est pas parce qu'on va rejeter moins de CO2 c'est juste parce que les outils de production vont être transformés pour générer moins d'émissions de CO2 qui également vont générer moins d'émissions dans l'air on veille également à travers des feuilles de route et une stratégie qui est partagée à faire en sorte que la réindustrialisation sur ce territoire elle n'obère pas l'environnement elle n'obère pas je dirais le potentiel écologique de ce territoire par exemple on a réservé près de 1000 hectares sur le port pour la biodiversité pour des espaces naturels donc on veille vraiment à éviter de reproduire les erreurs de l'industrialisation du siècle dernier Thibaut Bouguet-Dada Je vais peut-être préciser un petit peu mon propos par rapport à la réaction de David Lefranc quand j'évoquais le fait qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion je ne conteste pas le fait qu'il y a un portage politique institutionnel très fort sur le territoire d'Inquerquois ça c'est clair en revanche quand on regarde au niveau national au niveau européen quand on regarde de façon assez fine ce qui se joue c'est des luttes institutionnelles très fortes entre différentes directions administratives et des jeux d'influence assez puissants également avec l'Europe et entre les acteurs énergétiques pour réussir à imposer la lecture de ce qui doit être fait pour pouvoir arriver à cette décarbonation quand on regarde la PPE il y a eu la PPE 3 quasiment deux ans pour pouvoir programmation pluriannuelle de l'énergie deux ans pour pouvoir réussir à la faire atterrir avec des luttes assez importantes entre les acteurs du nucléaire d'un côté et les acteurs du renouvelable de l'autre les scénarios que proposent des institutions comme l'ADEME comme RTE par exemple sont aussi des scénarios qui ne sont pas tous d'accord entre eux sur les moyens de parvenir à cette transition là donc il ne faut pas perdre de vue que aujourd'hui ces politiques publiques de décarbonation de l'industrie ces politiques publiques énergétiques elles sont le fruit de lutte institutionnelle et d'arrangements donc c'est plutôt dans ce sens là que j'évoquais le fait que on n'a pas de pilote clair
au niveau national Caïtan Lecoq délégué CGT d'ArcelorMittal vous vouliez réagir
moi je veux réagir parce que on parle beaucoup on parle de 20 000 emplois on parle du développement du Dunkerquois ok moi je suis content je suis content mais si c'est pour sacrifier nos vieilles industries c'est à dire les industries historiques du territoire comme Alluviof-Danker CarcelorMittal Versalis et créer au bout du bout des nouvelles usines avec des spicards je trouve que c'est pas ça l'avenir ce qu'il faut c'est qu'on arrive à conjuguer nos industries qui sont actuellement sur nos sites depuis plusieurs décennies et avec ok une implantation de nouvelles industries mais le problème c'est que les batteries c'est bien beau on se vante de ça je vois les bus des cabus plus 20 000 emplois tout ça mais il ne faut pas qu'on crée 20 000 emplois et qu'on en sacrifie 20 000
voilà qu'est-ce que vous voyez fermé comme usine ou quels sont les emplois qui se perdent vous avez évoqué ceux qui avaient été perdus à ArcelorMittal
écoutez moi je suis clair je suis clair toutes nos comment dire toutes nos industries historiques du Dunkerquois sont menacées à l'heure actuelle voilà donc je le dis clairement voilà il faut il faut c'est bien beau de créer des nouvelles boîtes mais si c'est pour en sacrifier les anciennes il faut que ça se complète et c'est ce qu'il faut faire comprendre aux politiques
Nicolas Pinsard est-ce que vous pouvez justement illustrer ces fermetures d'emplois qui d'après Gaëtan Lecoq sont aujourd'hui à l'heure
en effet typiquement il y a eu dans le secteur automobile la fermeture de l'entreprise Sogefi qui est donc un sous-traitant de premier ordre qui est donc un équipementier et qui a annoncé la fermeture de son usine juste avant les fêtes de Noël donc en effet si on regarde la structure d'emploi dans le secteur automobile dans les Hauts-de-France il y a à peu près 56 000 employés la moitié ça provient de la sous-traitance et en effet on parle beaucoup des nouvelles usines des gigafactories mais il ne faudrait pas oublier l'autre partie de cet écosystème qui est la sous-traitance et aujourd'hui il y a une vraie difficulté notamment parce que avec cette transformation productive du secteur automobile qui se tourne de plus en plus vers l'électromobilité ça signifie qu'il faut de nouvelles compétences pour les salariés et ça malheureusement d'après les organisations syndicales il y a un manque de ce point de vue
Thibaut Bouguet-Dada vous êtes jeune mais vous êtes un peu le régional de l'Etat vous êtes né à Dunkerque ou vous l'avez vu changer cette ville
oui oui ça c'est sûr j'ai grandi là je suis parti quand j'avais 18-19 ans c'est un territoire qui change énormément visuellement visuellement d'ailleurs même ici
parce qu'on est à la frac grand large donc on est sur la digue de chaque côté de la digue il y a maintenant un hôtel 4 étoiles bon c'était pas gagné
c'était pas gagné non et je pense que rien de ce qui se joue aujourd'hui n'est gagné et ça ne pourra être jugé que sur pièce empiriquement une fois qu'on aura suffisamment de recul sur les orientations qui ont été qui ont été décidées quels sont les changements qui vous ont le plus frappé
presque visuellement dans la ville
la digue de Dunkerque par exemple parce que je l'ai connu assez vieillissante et aujourd'hui beaucoup plus claire et éclatante après au niveau de l'industrie pour le moment ça reste en fait comme je disais précédemment au stade de projet donc effectivement on voit beaucoup de grues qui sont à l'ouvrage on voit que ça s'artificialise énormément après aujourd'hui moi je continue de constater que les émissions de gaz à effet de serre elles continuent à se poursuivre et que les engagements qui ont été prononcés doivent aboutir et ça ça se fera on pourra le mesurer uniquement sur le temps long
David Lefranc vous vous étiez enfin vous êtes optimiste vous considérez qu'il y a du volontarisme politique et que celui-ci
se traduit en acte tout à fait il suffit de se baler dans la ville ou sur le port vous voyez quand même des gigafactories Vercors c'est une réalité aujourd'hui c'est quand même des milliards d'euros d'investissement c'est un bâtiment de près de 80 hectares aujourd'hui c'est une réalité alors après il y a d'autres projets qui sont des réalités qui sont arrivés il y a quelques années l'industrie agroalimentaire par exemple je ne vais pas citer le nom mais qui produit là aussi et qui crée des emplois et de la valeur ajoutée ça c'est une réalité par contre effectivement je le disais il faut absolument emmener nos industries historiques vers la décarbonation et les accompagner c'est le sens des politiques publiques et puis je rebondis quand même peut-être sur la ville de Dunkerque puisque moi aussi je suis dunkerquois Louis XIV en son temps en hommage au célèbre personnage de la ville de Dunkerque Jean Barre voulait faire de Dunkerque la plus belle ville du monde alors je pense qu'on est en large progrès alors Louis XIV n'est plus là mais effectivement la ville se transforme dans ce sens
Qu'est-ce que vous aimez à Dunkerque ? Quels sont les coins que vous préférez que vous conseilleriez à ceux qui
ne connaissent pas encore Dunkerque ? Alors bien sûr la plage évidemment le centre-ville qui se renouvelle énormément et moi j'aime beaucoup cette culture du possible le collectif et ce lien entre le port les zones industrielles la culture industrielle et le territoire et ça c'est quelque chose qu'il faut vraiment garder parce qu'avec ça on va réussir à faire de grandes choses C'est vrai que c'est très beau la digue par exemple
la digue le frac grand large où nous sommes Nicolas Pinsard un mot de conclusion là-dessus
Et en effet en tout cas le Dunkerque et plus généralement les Hauts-de-France en réalité c'est le laboratoire des politiques industrielles voulues au niveau national et au niveau international et il y a beaucoup de choses qui se jouent ici dans ce territoire notamment si on prend un peu de recul il faut voir aussi que les rivalités internationales s'intensifient notamment vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine et à travers cette volonté de développer les gigafactories et la filière de la batterie il y a une volonté affichée de réduire la dépendance à ces deux grandes puissances mais en réalité aujourd'hui les différents acteurs restent dépendants en grande partie d'acteurs chinois asiatiques notamment Corée du Sud mais aussi Japon
Le dernier mot Gaëtan Lecoq
Le dernier mot c'est qu'il ne faut pas que Dunkerque devienne une maquette il faut que Dunkerque garde son industrie historique et poursuive son développement et qu'on avance dans le bon sens et qu'on fait vivre Dunkerque ses services publics et que tout le monde soit content
Merci beaucoup Gaëtan Lecoq secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Thibaut Wouguedada post-doctorant à l'université de Bretagne occidentale Nicolas Pinsard économiste associé au claircet de l'université de Lide et David Lefranc directeur aménagement et environnement du Grand Port Maritime de Dunkerque dans quelques secondes ma camarade Anne Lorchouin pour le journal de 8h45 et Marie Sorbier qu'on va accueillir Merci d'avoir regardé