Cannes 2018 : les coups de cœur de nos critiques
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
hama 2 dans une compétition qui était d'assez bonne qualité mais sans grande différence de niveau entre elles et meilleur film je retiendrai burning du cinéaste coréen lee chang dong qui revenait en compétition après huit ans d'absence pendant lesquelles il a été tour à tour mise de la culture et opposants au régime qui lui a succédé au monde lee chang dong a adapté une très courte nouvelle de haruki murakami pour en faire un film très ample qui suit le développement d'un personnage central jang soo un jeune homme qui veut devenir écrivain et qui le suit à travers un récit qui est d'abord une histoire d'amour et qui devient peu à peu un free leur qui met en cause ou non un tueur le film tout en gardant les thèmes de murakami l'illusion la mobilité de la frontière entre l'imaginaire et le réel est ancrée dans l'histoire de la corée dans sa division entre nord et sud dans ces inégalités sociales dans la crise économique et politique elle qu'elle traverse en ce moment pour moi le film qui m'a le plus marqué cette année à cannes s'intitule asaco 1 et 2 et signée par 1 relativement jeune cinéaste japonais qui s'appelle ryûnosuke hamaguchi qui est un premier venu dans la compétition cannoise est un cinéaste quasiment inconnu en france il ya une vraie lucidité dans sa manière de deux sont des sept cette histoire de formation amoureuse de cristallisation amoureuse une vraie amertume aussi une vraie beauté vrai délicatesse pourrait dire de ce film que c'est une sorte de vertigo sentimentale voilà avec une histoire de double avec tout au long le combat entre l'imaginaire et la réalité l'illusion et la trivialité l'exceptionnalité et la routine le sim qui m'a particulièrement plu c'est cassandre audi exotico un film de marie losier présenté à la cie de la section acide ibuild droit alors ce film est un documentaire sur un catcheur mexicain haut en couleurs c'est fellinien ta sandro c'est un catcheur qui combats habillés en drag queen et en même temps qu'ils se lâchent les cheveux il nous scotche le spectateur devant l'écran on a pu le quitter pendant plus d'une heure parce que ce récit est à la fois un récit d'une star mondiale du catch qui a combattu de 1987 à 2017 c'est un homme qui est recousu de partout et surtout qu'à sandro est un film très politique parce que cassandre au reggae mais quand il a commencé le catch c'est qu'il a commencé en 1987 son dernier match date de juillet 2010 est celle 30 ans quand il a commencé ouvertement gay à billes en drag queens ça n'allait vraiment pas de soi voilà il a fait aussi beaucoup avancer les mentalités à travers son propre combat lui même alors ma palme d'or cette année c'est le livre d'image de jean luc godard [Musique] pour godard on peut parler d'un des rares cinéastes qui fait encore un cinéma d'actualité un cinéma qui se pose la question de ce qui aujourd'hui constitue notre contemporain notre monde contemporain qu'est ce qui nous entoure quelles sont les grandes problématiques du siècle audard se sert des images les autres pour lui même agir en peintre pour peindre comme ça son propre film à grand magma d'image qui coule les unes après les autres [Musique]
Océane Godard