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interviewC à vous· 10 janvier 2025 60 min

Laurent Lafitte : attention, humour corrosif ! - C à vous : l’intégral - 10/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec O.Leray, P.Lescure et M.Bouhafsi, aux côtés de V.Deforce, notre chef étoilé.

Il nous a accompagnés toute la semaine. Résultat des courses: de l'embonpoint! Ca ne s'arrange pas ce soir avec une croziflette. - M.Bouhafsi: On finit en fanfare avec de la croziflette.

Il y a de l'effiloché d'agneau, des carottes, des graines, de l'abondance...

On va flairer le plan de travail. - V.Deforce: On va se lâcher.

On va balancer la farine. - M.Bouhafsi: On fait comme ça? - V.Deforce: On n'y était pas de main morte.

Une fois que c'est fleuré, on met la pâte dans le laminoir. - M.Bouhafsi: Je le fais rapidement.

Il y a S.Abkarian et L.Lafitte qui attendent.

Ca ne tombe pas? - V.Deforce: La télé, c'est plus sûr, comme carrière.

Je reprends la main. - M.Bouhafsi: On la laisse à Babeth. - A.-E.Lemoine: Allez-y, chef.

C'est l'histoire d'un acte de foi en l'humanité. Quand Georges, metteur en scène amateur, honore une promesse et monte "Antigone" de Jean Anouilh, dans le Liban des années 80 déchiré par la guerre civile...

Il a la belle idée de réunir sur scène des acteurs issus des différents camps du conflit. - Vous venez pour le théâtre? druzes, Palestiniens. - J'y comprends rien, à cette guerre.

J'ai jamais foutu les pieds au Liban. - Quand tu arrives dans un camp, tous les autres sont des ennemis. Tu comprends? - Salut.

Il y a un petit problème: l'acteur chrétien ne peut pas passer la ligne de démarcation. Il faut que cette pièce existe, qu'on existe. - Tu comprends qui, dans cette guerre? - Je suis pas pour la guerre.

Je suis là pour la paix. - Tu poses aucune question. Tu ne le regardes pas dans les yeux.

Jouer un rôle, c'est lié au péché, c'est haram. - Ici, on manque de tout. Je ne comprends pas ce que vous venez faire avec le théâtre dans notre pays. - On va la monter, cette pièce. - Ici, c'est le front entre l'Orient et l'Occident. - Les acteurs, ce sont des soldats.

Toi, tu l'oublies peut-être, mais la guerre n'oublie pas. - A.-E.Lemoine: "Le Quatrième Mur" est l'adaptation de David Oelhoffen du roman de S.Chalandon.

Une oeuvre qui mêle la tragédie théâtrale et la brutalité du monde réel. L.Lafitte joue Georges, perdu dans une ville et un conflit qu'il ne connaît pas.

Il est guidé par Marwan, S.Abkarian, qui ne comprend toujours pas sa démarche. Bonsoir.

Bienvenue sur le plateau. On est ravis de parler de ce film, qui n'a pas vocation à expliquer le conflit. C'est une invitation à la réflexion sur un sujet complexe: comment l'art peut-il agir sur le monde?

Son efficacité, son impact, ses limites...

C'est une question complexe qui devient concrète pour votre personnage, Laurent. - L.Lafitte: Il arrive avec un idéal d'intellectuel parisien.

Il pense qu'il peut réunir ces communautés qui s'affrontent et créer un espace de paix autour de ce projet. Au-delà de la question de l'art plus fort que la guerre, qui est très utopique, là, c'est l'art malgré la guerre. - A.-E.Lemoine: C'est juste dire que la guerre n'est pas la seule logique possible. - L.Lafitte: C'est ce qu'il va essayer de faire.

Généralement, quand on répète un spectacle, la finalité, c'est le soir de la première. Là, ce n'est pas tant ça que surtout réunir les gens. Je ne veux pas spoiler le film, mais il a déjà gagné en les réunissant. - A.-E.Lemoine: C'est quoi exactement, le 4e mur? - L.Lafitte: C'est une convention théâtrale.

C'est le mur invisible entre le plateau et le public. Ca existe aussi au cinéma. Quand on regarde directement dans la caméra, on casse le 4e mur.

Quand on s'adresse aux spectateurs, on casse le 4e mur. Là, c'est la tragédie qui va le casser et rattraper le personnage de Georges. - A.-E.Lemoine: Votre personnage, Simon, le rappelle à la réalité.

Il a un propos qu'on entend souvent chez les détracteurs des artistes qui s'engagent: "Vous faites ça pour soulager votre conscience d'abord." C'est un procès d'intention qui mérite d'être soulevé? - S.Abkarian: Oui et non.

Oui parce que c'est parfois vrai. Non parce que ça vient d'une douleur profonde, qui est issue des gens qui s'entre-tuent, quoi. La célébration n'a plus tellement lieu.

C'est de la survie. Les Libanais sont passés de la vie à la survie pendant la guerre. C'était un pays qui était ceinture noire de la fête.

C'est des gens qui savent faire la fête, mais ce phénomène a disparu doucement avec la guerre. - A.-E.Lemoine: Obligation de survie...

Il n'est pas question de représentation théâtrale. C'est ce que rappelle votre personnage à celui de L.Lafitte. - S.Abkarian: Par la force des choses, oui.

Quand les bombes tombent...

Néanmoins, des gens ont continué à essayer de faire du théâtre et des fêtes au Liban. C'est difficilement arrêtable. Le personnage de Laurent vient de l'extérieur. - A.-E.Lemoine: Il a une bonne conscience... - S.Abkarian: Réunir les communautés en guerre, ça tient du miracle.

Il y arrive. C'est ça qui est fou. - A.-E.Lemoine: Sans spoiler le film... - S.Abkarian: Je ne spoile pas. - A.-E.Lemoine: Dans la vraie vie, Simon, vous pensez que le théâtre et la beauté peuvent sauver le monde.

C'est ce que vous aviez déclaré en 2022 en récoltant 3 Molières. Vous avez tenté cette expérience il y a 30 ans en tentant de monter une pièce en Arménie. - S.Abkarian: Oui.

Ce n'était pas exactement il y a 30 ans. C'est ce que je sais faire. Ce petit ou ce grand savoir que j'ai, je le mets à disposition de mes contemporains.

Il ne suffit pas d'être dans une zone de guerre pour savoir que c'est nécessaire. En France, c'est tout aussi nécessaire. Nous sommes les premiers à être contaminés par les Pythie, les gens qui reçoivent les alarmes...

Mon travail, c'est de me poser sur un plateau, d'être devant une caméra et d'essayer de raconter une histoire...

Pourvu qu'une personne soit touchée. Ca peut faire que le monde sera vu d'un autre point de vue. - M.Bouhafsi: Même si ce n'est pas un récit historique sur la guerre, il témoigne du massacre de Sabra et Chatila.

S.Chalandon a vu ces massacres. Il a changé ses larmes en encre en écrivant "Le Quatrième Mur". - L.Lafitte: Quand cet écrivain parle de ce moment, il dit qu'il a vu cette femme ligotée sur un lit, qui avait été violée, égorgée ou éventrée...

Il a voulu d'une certaine manière la faire revivre ou, en tout cas, que ce ne soit pas juste une image d'horreur. Il a voulu construire un récit autour pour que ça raconte quelque chose qui ait un minimum de sens. Quand Sorj en parle, 40 ans après, il a les larmes qui lui viennent très facilement.

C'est un moment de sa vie très puissant. C'est très beau de l'entendre parler de ça. - O.Leray: Vous avez tourné à Beyrouth, sur les lieux de cette histoire.

Simon, vous y avez passé une partie de votre enfance. Vous connaissez le contexte historique du film. - S.Abkarian: Oui, avant et pendant la guerre.

La ville est un personnage important. Comme dit Sorj, on n'aurait pas pu...

Ce n'est pas la même chose de tourner dans un Beyrouth marocain reconstitué que de tourner à Beyrouth même. J'ai connu cette ville festoyante et s'entre-tuant. - A.-E.Lemoine: Elle est encore marquée par cette histoire. - L.Lafitte: Oui, il y a des stigmates de la guerre civile.

On sent aussi tout ce mélange de communautés, ces ultracommunautarismes, ce que ça représente comme danger...

En France, on a ce grand idéal universaliste qui est pas mal questionné. C'est intéressant de voir ce que peut provoquer l'ultracommunautarisme dans certaines villes. Beaucoup de gens m'ont dit que Beyrouth, c'était génial, qu'il y avait une énergie très particulière comme dans beaucoup de pays qui ont traversé des épreuves...

Je suis arrivé et j'ai repensé à ces amis qui m'avaient dit ça. C'est surtout une ville brutale. Elle est en chaos.

Cette politisation du chaos un peu occidentale, quand on n'est là qu'une semaine et qu'on a son billet de retour, ça ne tient pas longtemps. C'est une ville difficile. Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau.

Il faut cadenasser son essence. Il n'y a pas de feux tricolores, d'éclairages publics. Tout se fait en économie parallèle, en espèces, en dollars.

C'est des gens qui survivent. - A.-E.Lemoine: Ca, c'était avant ce que subit le Liban... - L.Lafitte: On a tourné il y a 2 ans.

C'était avant les attaques d'Israël contre le Hezbollah. - A.-E.Lemoine: "Le Quatrième Mur", c'est un film qui fait réfléchir, mais pas que.

On vibre aussi. On a peur. On aime voir exister toutes ces communautés qui demandent le droit à exister, à être représentées.

La représentation prend tout son sens. - L.Lafitte: Il y a beaucoup de cinéma.

Ce n'est pas un film politique, qui prétend expliquer quoi que ce soit. C'est avant tout un film de sentiments, d'enjeux, d'amour, de guerre...

C'est la tragédie. J'aime beaucoup quand mon personnage dirige les acteurs et leur dit: "Attention, là, ce n'est pas un drame. Le drame, on cherche des solutions et c'est bourgeois.

La tragédie, c'est implacable. Il faut mourir comme un roi." - A.-E.Lemoine: C'est une impasse, une aporie. - L.Lafitte: Il n'est pas facile à caser! - A.-E.Lemoine: Je suis très contente. - P.Lescure: 2025, 1re fois. - L.Lafitte: Au Scrabble... - A.-E.Lemoine: Le film est en salle mercredi prochain.

Simon, vous êtes dans "Nos âmes se reconnaîtront-elles?" au Théâtre des Amandiers. - L.Lafitte: Avec Manal Issa, comédienne qui joue une actrice que je dois diriger dans "Antigone". - A.-E.Lemoine: Et elle joue Antigone. - L.Lafitte: Vous êtes allée en boîte de nuit?

Vous avez un tatouage... - A.-E.Lemoine: C'est un choix discutable.

C'est pour la vie. Voici L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Il y a en ce moment un doc sur myCanal qu'on ne peut louper quand on aime le cinéma et M.Scorsese.

On a ressorti une interview de M.Scorsese datant de 2004. Le réalisateur raconte ses passions mêlées pour le cinéma et la musique. - P.Lescure: Dans ce documentaire, Scorsese détaille et illustre le mariage de l'image et de la musique, qu'il ne réussit que si la musique ne dicte pas trop les émotions.

Il faut trouver le bon équilibre. Au-delà de sa connaissance encyclopédique, Scorsese a aussi fait appel de temps en temps aux plus grands, comme B.Herrmann pour "Taxi Driver". - P.Lescure: Quand on tombe sur un tel passionné, on est servis côté bandes originales.

Dès son premier film, "Mean Streets", il chope le grand virage qui fait passer la musique américaine du rock à la pop. - P.Lescure: En même temps, pour son chef-d'oeuvre "Raging Bull", Scorsese ira chercher les cordes italiennes du "Cavallera Rusticana". - P.Lescure: Le doc est sur myCanal.

C'est un bonheur. On prépare déjà le volume 2. - A.-E.Lemoine: A suivre.

C'est un récit qui démarre dans un taxi, celui qui mène vers le plateau de "La Grande Librairie". L'autrice d'un livre sur l'emprise exercée par un écrivain sur une enfant de 14 ans, que la complaisance de l'époque a laissé faire. - V.Springora: Le consentement doit exister.

C'est très compliqué. C'est une notion intime et sociale. Ca met en jeu la notion de liberté, de choisir...

Pour choisir, il faut savoir dire non. Est-ce qu'à 14 ans, on sait dire non? Il faut être libre de ses choix mais aussi égaux.

Est-ce qu'une relation entre quelqu'un de 14 ans et quelqu'un de 50 est une relation d'égalité? Je ne crois pas. - A.-E.Lemoine: Les toutes premières pages du "Consentement" évoquaient le père de V.Springora, un père absent et tyrannique.

Un homme mort 6 jours seulement après la parution de ce livre si important. C'est pour comprendre le comportement de son père, sa mort dans une solitude totale, qu'elle s'est lancée dans une enquête, une généalogie de la violence au coeur de son 2e ouvrage: "Patronyme". Elle est ce soir notre invitée.

Bonsoir, V.Springora. Le récit de votre 2e livre démarrait dans le taxi qui vous menait à "La Grande Librairie" pour parler du "Consentement".

Un appel de la police vous a appris la mort de votre père. Vous ne l'aviez pas revu depuis 10 ans. Vous avez pensé que vous l'aviez tué? - V.Springora: Oui.

J'avais beaucoup de culpabilité à l'époque. J'avais fait de mon père un personnage secondaire de mon livre, mais quand même présent. Un portrait pas très agréable pour lui.

Ayant vécu le fait d'avoir été mise en fiction dans les livres de G.Matzneff, j'ai eu tout à coup peur d'avoir reproduit le même processus mortifère. Il se trouve que mon père ne s'est pas suicidé.

Il est mort d'un infarctus. Je ne sais pas s'il avait lu ce livre. Je sais qu'il a été au courant.

Il m'a écrit un SMS où il me disait qu'il était fier de moi, mais aussi, avec sa perversité habituelle: "Tu aurais dû m'écouter à l'époque." J'aurais préféré qu'il me protège, à l'époque, mais il n'en était pas capable. - A.-E.Lemoine: Vous annulez l'émission pour constater son décès.

Vous êtes sa fille unique. Vous êtes allée à son appartement avec la lourde tâche de le vider. Vous y découvrez un territoire découpé en 2.

D'un côté, le salon où règne un chaos indescriptible. De l'autre, la chambre conservée intacte de votre grand-mère et une commode d'où vous exhumez 2 photos qui vous transpercent le coeur. Expliquez-nous pourquoi. - V.Springora: Ce sont 2 photos qui représentent mon grand-père paternel.

On me l'avait toujours présenté comme un héros de la Seconde Guerre mondiale. Il avait fui le nazisme et le stalinisme. Je découvre ces 2 photos de lui portant les insignes nazis, 2 photos très explicites...

Les voilà. Je l'ai immédiatement reconnu. Même si j'ai connu mon grand-père à 70 ans...

Sur ces photos, il y avait sa jeunesse qui m'a sauté au visage. Il y a ces symboles du mal absolu que je n'aurais jamais pensé voir sur son corps. - A.-E.Lemoine: Vous avez voulu enquêter pour savoir s'il avait été embrigadé ou si son adhésion à l'idéologie nazie...

C'était un nouveau coup de tonnerre. - V.Springora: Ca m'a obligée à faire un détour par l'histoire compliquée de la Tchécoslovaquie, un pays qui a changé 5 fois de régime, de frontières, de nationalité, de langue.

C'est une histoire très complexe. C'est celle d'un jeune homme qui naît dans une communauté allemande en Tchécoslovaquie. Il a la citoyenneté tchèque et, en même temps, il parle allemand depuis sa naissance.

Il est né en 1912. C'est encore l'empire austro-hongrois. En 1918, ça devient une république socialiste.

L'allemand devient la langue minoritaire. On impose le tchèque. La guerre a été perdue par les Allemands.

Il y a un sentiment d'humiliation très fort. Arrivent les années 30...

En 38, l'annexion de la Tchécoslovaquie. Là, tout s'inverse à nouveau. Avec le ressentiment de cette communauté, il y a une obligation quasiment de loyauté vis-à-vis de son appartenance...

Ca pose la question des choix qu'on fait en fonction de la fidélité... - A.-E.Lemoine: A quoi on doit être fidèle. - V.Springora: A quoi on doit être fidèle et en fonction de quoi on choisit d'être libre ou pas de sa conscience et de ses actes, malgré le poids de sa culture et de sa famille. - A.-E.Lemoine: "Ca ferait quoi d'être la fille d'un criminel nazi?", vous demande une amie de façon provocante. - V.Springora: Il y a plusieurs étapes.

D'abord, il y a une certaine colère. Je suis passée par pas mal de sentiments. Aujourd'hui, j'essaie d'avoir un point de vue le plus neutre possible sur cette histoire.

Je voulais comprendre sa trajectoire, la transmettre. Cette histoire du passé éclaire un peu le présent, comme souvent. On a des leçons à en retirer.

Les conflits dont on parle aujourd'hui sont aussi hérités du XXe siècle, de cette période de la Seconde Guerre mondiale et de la façon dont on a redessiné un peu arbitrairement la carte du monde. - A.-E.Lemoine: Et c'est une histoire très universelle, qui nous pousse à nous interroger.

Et nous, d'où vient-on? Pourquoi on attend si souvent que nos proches soient partis pour reconstituer un puzzle dont il manque des morceaux? C'est une histoire qui se répète souvent. - V.Springora: C'est sans doute pour ça que tout le monde s'intéresse autant à la généalogie.

J'ai intitulé ce livre "Patronyme" parce que le nom de famille, c'est déjà le début du roman familial et de l'histoire qu'on transmet ou pas. On dit que tous les malheurs du monde viennent de la notion d'identité. C'est plutôt parce qu'on ne connaît pas suffisamment bien notre histoire et nos origines. - A.-E.Lemoine: Springora n'est pas votre vrai nom... - V.Springora: C'est le nom falsifié que mon grand-père a fait modifier.

Son nom d'origine était Springer, un nom allemand. Ce nom, Springora, qu'il nous a laissé, à mon père, mon oncle, ma cousine et moi...

Nous sommes quelques personnes à le porter dans le monde. Il disparaîtra après notre génération. Mon père et mon oncle n'ont eu que des filles.

Le temps de sa durée, avant qu'il ne disparaisse, je voulais raconter son histoire, car elle est universelle. - M.Bouhafsi: Vous êtes allée en République tchèque pour mener votre enquête.

Ce voyage vous a réservé quelques surprises, notamment avec la lecture de ce mot. Vous pouvez raconter ce que dit ce mot de votre voyage? - V.Springora: Ca me fait plaisir que vous abordiez cette histoire.

Malgré la gravité du sujet, il y a un peu d'humour dans cette enquête familiale, beaucoup d'autodérision. Je suis partie avec mes maigres moyens de détective privé amateur. Je me suis retrouvée, notamment en raison de la barrière de la langue...

Le tchèque n'est pas une langue facile pour une Française. Quand je suis arrivée en Moravie, j'étais dans un train et je cherchais la ville de naissance de mon grand-père. Je ne savais pas quand descendre.

Je voyais ce mot écrit partout. Je me suis dit que toutes les villes s'appelaient comme ça. J'ai finalement compris que ça voulait dire "sortie". - P.Lescure: Avec "Le Consentement", vous êtes devenue une figure majeure du mouvement MeToo.

Il y a eu le verdict du procès Mazan il y a quelques semaines, et G.Pelicot est devenue un symbole de la cause des femmes partout dans le monde. Vous avez peut-être vu qu'une journaliste britannique féministe a lancé une pétition afin que le prix Nobel de la paix soit attribué à G.Pelicot, pétition qui a déjà été signée par plus de 45 000 personnes.

Vous trouvez que c'est une bonne initiative? - V.Springora: Le symbole serait magnifique, même si un certain nombre de féministes alertent sur le fait qu'il ne faut pas héroiser les victimes.

G.Pelicot a fait quelque chose d'extraordinaire: nous faire entrer dans ce procès en le rendant public et en lui donnant une dimension historique qui nous a permis de mieux comprendre ce qu'était la culture du viol. J'ai trouvé qu'il y avait toute une terminologie utilisée pour qualifier les violeurs de G.Pelicot.

On les appelle les "violeurs ordinaires". On a parlé de "banalité du mal". C'était les mêmes propos pour parler du nazisme.

Tout ça dans la même sphère de réflexion. Ce serait une très belle chose, un très beau symbole Pour le monde entier, pour les femmes du monde entier, pour les hommes aussi qui subissent des viols, on le sait maintenant, que G.Pelicot reçoive ce prix. - A.-E.Lemoine: Merci. "Patronyme" est disponible.

C'est un récit fort, intime. Il y est question de consentement. On ne choisit ni son nom, ni son passé, ni son héritage.

C'est un prolongement de ce combat contre le patriarcat. - V.Springora: C'est vrai.

Il y a aussi la question du consentement à la barbarie, au mal. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, on est endoctriné? On est dans une période où on va assister, avec la fin de la modération sur certains réseaux sociaux, à une déferlante de propagandes innommables.

Il va falloir résister. Ca va être très difficile pour les journalistes de continuer à informer de façon objective. Mon grand-père a consenti au mal parce qu'il a été victime de cette propagande terrible de l'époque. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup d'être venue.

J'offre votre livre à L.Lafitte, qui vous écoutait religieusement. - L.Lafitte: J'avais lu le précédent. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venue.

C'est l'heure de la Fan zone d'O.Leray. L.Lafitte me réclamait des nouvelles de L.Marchand. - L.Lafitte: Comment va-t-il? - O.Leray: Il ne va pas très bien.

Il nous avait laissés parce qu'il n'en pouvait plus. Il était épuisé, à la fin de l'année. Il avait renoncé aux championnats du monde en petit bassin à Budapest.

Il ne pouvait plus faire un pas sans se faire alpaguer dans la rue. Il a eu besoin de couper. 4 médailles d'or olympiques.

Il a fait une petite pause. Il l'a fait intelligemment puisqu'il l'a fait en nageant dans un endroit cool, à La Réunion. Il a remporté le 50 m, le 100 m et le 200 m brasse.

Il a aussi fait des petites soirées déguisées à Toulouse sur le thème inattendu et original de...

A votre avis? De la natation. Preuve que ce n'est pas la nage qui le fatiguait mais toute l'émulation autour de lui.

Pour ne pas devenir fou, il a choisi de tout bousculer. Au revoir, la France et les Etats-Unis. - L.Marchand: J'ai prévu d'aller en Australie en janvier pour 2 ou 3 mois.

Je vais essayer de voir une culture, de m'entraîner avec un autre coach pour respirer, voir autre chose. J'ai vu avec mon coach, B.Bowman, pour avoir une autre façon de s'entraîner.

Je vais pouvoir surfer et profiter de l'Australie. - A.-E.Lemoine: Il est en Australie, à Brisbane. - O.Leray: Oui.

Il a commencé à s'entraîner avec son coach intermittent. Il est connu pour être habité par les performances des petits jeunes qu'il entraîne. Regardez, ça donne ça.

Hop. Il a tout donné. Il a pour objectif d'aider L.Marchand à s'améliorer sur le crawl.

Il se projette aussi un peu plus loin. Il se confie sur ce qu'il aimerait faire dans sa vie, à part nager. - O.Leray: Léon Guetta ou Léon Pesquet. -A.-E.Lemoine: Il veut faire de la musique ou aller dans l'espace.

Bonsoir, T.Sammut. - T.Sammut: On prononce le "T". - A.-E.Lemoine: Une méthode validée par L.Marchand préface votre livre.

A l'époque, vous n'aviez que 150 médailles à votre actif. Entre-temps, il y a eu L.Marchand et ses 4 médailles d'or glanées en 6 jours aux JO.

Quand vous avez rencontré L.Marchand, en 2020, il voulait arrêter la natation. Comment vous l'avez matrixé? - T.Sammut: Ca remonte à 4 ans et demi.

Il m'avait contacté parce qu'il traversait une période délicate. Comme bon nombre de sportifs, c'est normal de passer par des phases comme celle-ci. Il se mettait une pression de résultat. - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas se mettre la pression pour gagner l'or? - T.Sammut: C'est toute la subtilité de la méthode que j'utilise avec ces sportifs.

C'est déjouer les pronostics en sortant d'un carcan dans lequel on nous met très tôt parce qu'on est le fruit d'un résultat. On se juge au travers de résultats. On va s'estimer au travers d'un résultat.

Ca met une épée de Damoclès au-dessus de la tête des sportifs de haut niveau, alors que le but, dans une vie, c'est avant tout le plaisir, se découvrir, une meilleure connaissance de soi. C'est surtout s'affranchir d'un cadre et s'épanouir. On a certainement des valeurs universelles partout dans le monde qui sont le bonheur, la quête de l'épanouissement personnel. - A.-E.Lemoine: Vous avez rendu L.Marchand plus performant en lui disant d'arrêter de compléter ...complexer sur son physique, son tempérament. "Tu es timide.

Ce n'est pas un défaut." - T.Sammut: On collabore ensemble, mais ce n'est pas moi, le...

Il n'y a pas que moi qui travaille avec lui et qui l'ai amené à ce niveau de performance. C'est avant tout lui. En France, on a tendance à se voir au travers de nos prétendus manques.

C'était le cas avec L.Marchand. - M.Bouhafsi: Il ne voulait pas se mettre torse nu au Village France. - T.Sammut: Il était à côté de F.Manaudou... - P.Lescure: Ce travail, vous l'avez fait avec pas mal de sportifs.

Plus de 200 médailles. L'autre nageur français qui a fait sensation, c'était F.Manaudou, avec sa médaille sur le 50 m nage libre.

Il est lui aussi en Australie. Il a un petit message pour vous. - F.Manaudou: J'ai préparé une petite vidéo pour mon préparateur mental préféré.

C'est toi. On s'est rencontrés il y a 12 ans. Tu es très vite devenu un ami très proche.

Je vais arrêter les éloges, parce que je vais commencer à avoir les larmes aux yeux. Un grand merci pour toutes ces années. Je vais finir par une petite question.

Avec ta carrière brillante de préparateur mental, comment as-tu réussi à me faire perdre un titre olympique en 2016? Je l'ai encore en travers de la gorge. - P.Lescure: Expliquez-vous. - T.Sammut: Je lui ai fait perdre un autre titre.

Il a été une fois vice-champion olympique et une fois 3e. Il me chambre. C'est comme ça entre nous depuis des années. - A.-E.Lemoine: Votre méthode peut s'appliquer à Laurent, Simon, nous tous? - T.Sammut: Toutes les personnes ambitieuses qui ont envie de se révéler.

J'encadre des chefs d'entreprise, des chefs étoilés, des chanteurs lyriques...

Toutes les personnes qui ont envie d'apprivoiser la performance d'une autre manière. - A.-E.Lemoine: Sans se dire "tu es le meilleur" en se regardant dans une glace. - L.Lafitte: Vous le faites avant chaque émission. - T.Sammut: C'est plus se servir, pour F.Manaudou ou L.Marchand, du sport pour apprendre à se découvrir, voir jusqu'où notre potentiel peut aller, comment atteindre son plein potentiel.

Je baigne dans le sport de haut niveau depuis plus de 25 ans. J'ai une sainte horreur de la compétition, la compétition telle qu'on nous l'inculque depuis tout petits, à l'école. Il faut avoir des notes, battre les autres.

Qu'est-ce qu'on apprend sur soi quand on sait qu'on bat telle ou telle personne? On n'apprend rien. - L.Lafitte: Mais vous les préparez mentalement pour qu'ils gagnent. - T.Sammut: Vous avez bien lu le livre. - L.Lafitte: Moi, je ne l'ai pas lu.

C'est difficile, quand il y a des objectifs, de les aborder avec légèreté. - T.Sammut: Le but reste, pour les sportifs, de gagner des médailles.

On travaille sur l'objectif. Comment faire pour atteindre cet objectif? On voit que bon nombre de sportifs sont plus dans la peur de mal faire, d'échouer, de ne pas être à la hauteur.

On remplace la peur par quelque chose de plus dynamisant. - A.-E.Lemoine: "Un cancre dans les étoiles", c'est pour vous, Laurent.

Je vois que vous êtes passionné. Ne le revendez pas. On va vous pister. - L.Lafitte: Et ça, c'est pour vous.

Ca vous apprendra. - A.-E.Lemoine: Vous voulez bien que je sois votre coach 2 secondes?

Vous voulez bien hausser les yeux au ciel en étant exaspéré? Vous faites si bien P.Cohen! - L.Lafitte: Il fait plutôt ça... - A.-E.Lemoine: A chaque fois que je fais une gaffe... "C à vous" qui est devenu "C à qui" grâce à J.Commandeur. - C'est une farce, ce bouquin.

Je connais très bien Catherine. On a travaillé ensemble à France Inter. Je vais vous raconter des petites anecdotes qui font le portrait assez fidèle de Catherine.

Un jour, elle arrive soi-disant en retard à une conférence de rédaction. Elle se gare sur une place handicapé. Ce n'est pas vrai? - J'en suis désolée. - Tu prends la place handicapé, tu prends son handicap.

Je vais te clouer sur un fauteuil roulant. Tu vas voir que tu ne vas pas réussir à rentrer dans ta cuisine. Franchement...

C'est à cause d'enfoirés comme toi que la France est dans cet état. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table, autour de cette croziflette préparée par V.Deforce.

Ca a été notre chef toute la semaine. C'est votre plus grand rôle. - L.Lafitte: P.Cohen?

Je crois. Actors Studio. - A.-E.Lemoine: Autant on reconnaît Patrick, autant on ne vous reconnaît pas du tout. - L.Lafitte: C'était le principe.

Ca a fait un peu parler avec J.Commandeur. On voit plus P.Lescure que Jérôme. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes bien marrés à vous foutre de nos gueules. - L.Lafitte: On ne se fout pas de vos gueules.

On a beaucoup rigolé. - P.Lescure: C'est-à-dire?

Je croyais qu'il y avait une réaction de Patrick. - L.Lafitte: Il est vexé? - A.-E.Lemoine: Pas du tout. - P.Lescure: Vous aimez bien vous grimer et de manière extrêmement subtile, qui déroute et fait tellement rire.

On se souvient des César. - L.Lafitte: Plus on vieillit, plus on mûrit, moins on vit de premières fois.

Il est très important pour nous autres, artistes, de rester curieux pour continuer à provoquer des premières fois et, surtout, je sais que beaucoup d'actrices dans la salle seront d'accord avec moi ce soir, faire bien attention à éviter la fois de trop. - P.Lescure: Vous aimez bien les postiches, le maquillage, mais pour interpréter B.Tapie, vous avez pris 15 à 20 kg. - L.Lafitte: J'ai pris 8 kg pour la 2e partie de sa vie.

Ca se voit très vite avec moi, c'est l'avantage. 8 kg suffisaient à bien changer de visage. Il y avait quelques prothèses pour B.Tapie, mais pas beaucoup.

Un peu le menton, le nez et la forme des yeux. Et la perruque. - A.-E.Lemoine: Excellente série sur Netflix. - L.Lafitte: Toujours disponible. - A.-E.Lemoine: Vous êtes prêt pour votre sketch pour les César 2025? - L.Lafitte: Je n'ai pas été...

On ne m'a pas proposé. Je vais peut-être...

Il faut que j'aille en chercher un, surtout. Je vais arrêter d'aller faire des sketchs. - A.-E.Lemoine: A bon entendeur, salut.

Sinon, Patrick peut se grimer en L.Lafitte et faire un sketch à votre place. Le PVPP de Mohamed.

On file au Narval. - B.Chameroy: Ils nous avaient manqué, ces habitués de ce bistro du 17e arrondissement.

Ils sont en pleine forme pour revenir avec nous sur l'actualité de la semaine. Ce matin, c'est les bonnes résolutions du gouvernement, la grippe et le départ de D.Deschamps qui ont retenu leur attention. - Bonne année. - Bonne année à toi aussi.

Que du bonheur! - Qu'est-ce qu'on lui souhaite, au nouveau gouvernement? - Beaucoup de travail. - Bonjour, Julien.

Un petit café. - Une chose qui serait pas mal, c'est le Sénat. Ils sont tous vieux.

Ils peuvent tous partir à la retraite pour faire des économies. - Tu penses qu'on aura combien de gouvernements en 2025? - Je ne sais pas.

Je vais appeler J.Debbouze. Il va nous le dire.

Il est à Marrakech. - Un plan blanc en pleine flambée grippale. - Tu veux qu'on remette un masque? - Si tu te fais vacciner, il n'y a pas de problème. - Tu penses que Zidane va remplacer D.Deschamps? - J'ai une info.

Monsieur Z.Zidane, le grand patron du foot, va revenir prendre les choses en main après D.Deschamps. - Si j'étais Zidane, je ne prendrais pas maintenant l'équipe de France. - C'est le chouchou de la France, avec J.-J.Goldman.

On aurait pu mettre Bayrou à la tête de l'équipe de France et Zidane Premier ministre. - Une "Marseillaise" pour Deschamps parce qu'il s'en va? Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé. - M.Bouhafsi: Si Zidane est sélectionneur des Bleus, vous l'aurez appris ici.

Il est 8h30 du matin et ils sont en pleine forme. Ce soir, une pépite, une humoriste. Elle cartonne sur les réseaux sociaux avec presque 3 millions d'abonnés en jouant des personnages un peu au-dessus du quotidien. - Coucou.

C'est Maria Moreno. J'adore interpréter des personnages que vous pouvez croiser dans la rue tous les jours. J'ai toujours été drôle.

Mes parents m'ont dit que j'étais un bébé très drôle. J'ai commencé en faisant un 1er sketch en interprétant un personnage, une gamine chiante. C'est la 1re vidéo qui a buzzé et qui m'a lancée dans tous les sketchs.

Le chiffre 7, c'est la vidéo qui a le plus marché. Elle a fait 7 millions. - M.Bouhafsi: C'est sympa quand son idole devient une fan. - F.Foresti s'est abonnée à moi.

J'ai vu ses likes. Je suis devenue folle. C'est mon humoriste préférée. - M.Bouhafsi: 3 millions quand elle joue des personnages odieux sur les réseaux.

Laurent, vous adorez interpréter des personnages imbuvables. C'est jouissif. P.Cohen, ce n'est pas venu de moi.

On se souvient de vous dans le rôle du sinistre procureur dans "Le Comte de Monte-Cristo". - Qu'est-ce qu'on me reproche, monsieur le procureur? Pourquoi vient-on m'arrêter au milieu de mon mariage? - Est-ce que vous connaissez un ennemi, monsieur Dantès?

Un jaloux? Vous venez d'être nommé capitaine, vous épousez un des meilleurs partis de la région. Vous avez pu faire des envieux. - M.Bouhafsi: Eligible aux César.

Vous interprétez un ennemi d'Edmond Dantès. Vous le jetez en prison en le sachant innocent. Jouer un salopard, c'est jouissif. - L.Lafitte: J'aime bien.

Chez Disney, j'étais fasciné par les méchants. Je me souviens de Médusa, de Cruella, du capitaine Crochet. - M.Bouhafsi: Vous avez les yeux qui pétillent. - L.Lafitte: Oui.

Je suis très connecté à ma méchanceté, à mon aspect cruel. Je l'exorcise grâce à certains personnages. Ca fait de moi une meilleure personne. - O.Leray: Vous avez joué des méchants dans une scène de poker dans "Casino Royale".

Ca fait quoi d'être un méchant de "James Bond"? - S.Abkarian: D'abord, on est bien payé. - A.-E.Lemoine: Vous êtes connecté à votre monnaie. - S.Abkarian: C'est ce qui nous manque...

On est connecté à la chose qui nous manque. Jouer dans un "James Bond", la question ne se pose pas. - A.-E.Lemoine: Un mot sur le projet, la façon dont vous allez réaliser "La Cage aux folles". - L.Lafitte: Le personnage de Zaza Napoli, créé par M.Serrault.

C'est un rêve d'acteur. Dans la pièce, ça n'aurait pas eu beaucoup de sens. Je ne vois pas ce que je peux faire de mieux que M.Serrault.

Là, c'est la comédie musicale créée à Broadway en 1983. Ca justifie le fait d'aller se frotter au personnage. - A.-E.Lemoine: Vous allez chanter? - L.Lafitte: Oui. - A.-E.Lemoine: "I Am What I Am". - L.Lafitte: Oui, mais en français. - A.-E.Lemoine: Vous avez commencé à répéter? - L.Lafitte: Non.

C'est dans un an. - A.-E.Lemoine: Vous êtes peinard.

Vous n'avez même pas commencé à bosser qu'on peut déjà acheter des billets. - L.Lafitte: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Mon rédacteur en chef dans l'oreillette a déjà acheté sa place. - L.Lafitte: Ca démarre très bien. - A.-E.Lemoine: Uniquement O.Py, L.Lafitte... - L.Lafitte: "Uniquement"? - P.Lescure: C'est très intelligent d'amener la comédie musicale.

La pièce serait datée et on ne peut pas refaire M.Serrault et Poiret. - L.Lafitte: Ca reste un grand divertissement familial mais un peu plus militant. - A.-E.Lemoine: Vous viendrez nous en parler, j'espère.

Tout de suite, les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 10 janvier. A la une de ce vendredi...

C'est encore la période et les 21 jours restants vont être longs. - Bonne année à vous tous. Bonne année.

Bonne année, Thierry. Bonne année, Gilles. L'équipe vous souhaite bonne année. - B.Chameroy: Une bonne année qui démarre sur les chapeaux de roue. - On commence par une mauvaise nouvelle.

Peut-être une tempête. - Une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français. - On parle de rugby.

On a une mauvaise nouvelle. - Mauvaise nouvelle pour les utilisateurs de TGV. - B.Chameroy: Certains ont moins de problèmes que d'autres. - On va faire une bataille.

S'il commence à faire trop froid, on va rentrer se réchauffer. - B.Chameroy: Vous avez raison.

Edition spéciale régions. On a scruté toutes les éditions régionales des JT. On a découvert le seul lieu où il faut vivre si on souhaite échapper au cafard.

Soit ils ne regardent pas les infos, soit ils prennent un truc. - On n'y trouve que des gens heureux. - Les gens sont très sympathiques.

Le boucher a une viande extraordinaire. - On a une très bonne école, un très bon centre de loisirs. - Les voisins sont cools. - B.Chameroy: C'est le seul endroit en France où tout le monde est content.

Dans le reste des régions... - Trafic TER perturbé. - Boire un petit café va coûter plus cher. - Les hôpitaux et les Ehpad ont décidé de rendre à nouveau le port du masque obligatoire.

A Besançon, plusieurs dizaines de personnes se retrouvent sans chauffage. - Un immeuble de 7 étages privé d'ascenseur. - B.Chameroy: Quoi de pire qu'un problème d'ascenseur quand on habite au 7e et qu'on se trimbale un pack d'eau?

Avoir un journaliste qui attend en embuscade dans la cage d'escalier pour te parler de ton problème d'ascenseur alors que tu habites au 7e. - Elle doit emprunter les escaliers pour rejoindre son appartement au 7e étage. - B.Chameroy: Tu t'attendais à quelle réponse?

La nouvelle ministre de l'Education était au salon Postbac 2025, accompagnée du ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui manque un poil de charisme. - E.Borne: On a tous les outils qu'on a développés qui seront à la disposition des jeunes. - Je rappelle... - B.Chameroy: "Vous vous en foutez?

On se casse. Dommage. J'avais un truc à raconter..." Quelle région Miss France 2025 représentait-elle?

La Martinique. Il en était question dans son interview sur Sud Radio. Elle a botté en touche quand on lui a demandé si elle était Charlie et pour le droit au blasphème.

Début d'interview moyennement punchy. - Vous avez interdiction de parler politique? - Je préfère ne pas me prononcer.

Je ne me prononce pas. - B.Chameroy: Cette polémique est injustifiée.

On ne se focalise que sur les 2 malheureuses questions auxquelles elle n'a pas voulu répondre, alors qu'il suffisait de regarder l'intégralité de l'interview pour se rendre compte qu'elle n'a pas peur de répondre aux questions, y compris les plus houleuses. Elle n'a pas hésité à se mouiller, quitte à choquer. - Vous cuisinez? - Oui. - Vous avez Instagram? - Oui.

J'ai Instagram, TikTok. - Il y a quoi, sur votre fond d'écran? Il y a quoi, dans votre salade? - Un peu de lardons, des épices. - B.Chameroy: Elle a répondu.

Dans le reste de l'actualité des régions... - Plus que 3 jours avant les élections législatives partielles. - B.Chameroy: Vous savez ce que ça signifie?

J'espère que personne n'a oublié la chorégraphie. On ouvre une circo. On ouvre une circo.

Promis, on la referme. Bienvenue dans notre secte. Direction la 1re circonscription de l'Isère.

Les électeurs sont appelés dimanche aux urnes pour le 1er tour des législatives partielles. Ca signe le retour des débats en plateau. Pour bien faire les choses, un chrono pas du tout angoissant a été mis en place afin que les présentations des candidats ne traînent pas trop.

Ca ne les a pas du tout stressés. - On a un déficit de 170 milliards avec une dette à 3200 milliards. - B.Chameroy: Un chrono qui a flingué le moral de ce candidat. - Un autre avenir est possible.

Les enfants ne votent pas... - Terminé.

On respecte la règle. - B.Chameroy: Il y a celle qui en avait rien à fiche, du chrono. - J'ai un bilan... - B.Chameroy: Mais nous, on a un chrono.

Un chrono qu'il aurait été bon de mettre tout au long du débat. Propos incohérents. Ils parlent les uns sur les autres. - On est dimanche matin.

On pensait que vous seriez tous endormis. Ce n'est pas le cas. S'il vous plaît...

Je vais vous donner la parole...

Ils parlent les uns sur les autres. - B.Chameroy: Et ça fait du bien quand ça s'arrête.

Il y avait une bonne ambiance, dans ce débat. Un candidat a lancé une petite partie de "Questions pour un champion". La réponse a jeté un petit froid. - 19, vous savez ce que c'est? - On n'a pas prévu les buzzers. - C'est le nombre de condamnations qu'avait reçues le meurtrier de Lilian Dejean. - B.Chameroy: J'avais prévenu.

On referme cette circo. Obligation de l'Arcom: on présente tous les autres candidats. On file à Blois, où France 3 a mis en lumière le gros drame de ce début d'année. - Ils l'attendaient avec impatience, la fibre Internet dans leur quartier.

Son arrivée n'est pas passée inaperçue à Blois. Le poteau a été installé en plein milieu du trottoir, obligeant les piétons à contourner l'obstacle. Les riverains sont très mécontents. - B.Chameroy: Le reportage est accablant.

Les habitants sont livrés à eux-mêmes. Les images qui vont suivre peuvent heurter la sensibilité des plus fragiles. - C'est un poteau de communication tout neuf, destiné à supporter le réseau de fibre optique. - B.Chameroy: Tellement gênant qu'ils ont demandé à la dame qui passe tranquille avec la poussette de le refaire. - C'est un non-respect du piéton. - Ca va empêcher des personnes âgées, des familles de se déplacer.

On nuit à l'attractivité de la ville. - B.Chameroy: J'avais prévu d'y aller ce week-end, mais quand j'ai vu le poteau, je n'y vais plus.

Une partie de 1, 2, 3 soleil a été lancée. Ca valait le coup que l'invitée se déplace. - Il y a les tailleurs de pierre, des associations... - C'est ce qu'on entend dans le reportage. - B.Chameroy: Donc on la laisse en plan sur le plateau. "C'est con, j'avais gagné." C'est l'hiver.

France 3 Alsace nous permet de mieux comprendre avec le meilleur expert du moment. - Ce week-end, on a enregistré de fortes variations de températures en moins de 24 heures. - Effectivement.

Samedi, il faisait froid, et dimanche, il faisait chaud. - Merci. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec la rentrée qui est compliquée pour tout le monde.

On se remet doucement des fêtes, comme ce journaliste. Que le mot "référendum" pose problème, pourquoi pas, mais celui-ci... - Il parcourt la France pour les acheter avant de les re...

Il bafouille. - B.Chameroy: "Réparer", très bien.

L'info revient lundi. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3 d'avoir accepté notre invitation.

Allez au cinéma voir "Le Quatrième Mur". Essayez de croire un peu en vous-même...

Connectez-vous à votre méchanceté. Je pense que c'est la phrase du soir. Vous pouvez rester sur France 5.

Il y a un film avec H.Ford hyper bien. Ca, C'est un bon film.

Je me suis connectée à votre méchanceté. - L.Lafitte: C'est contagieux.

On va se quitter là-dessus. On va faire un polaroïd là-dessus... - A.-E.Lemoine: Excellent film, "Le Quatrième Mur", avec 2 acteurs formidables.

Vous pouvez vous tourner pour la photo. Il est temps que le week-end démarre. On se retrouve lundi.

Excellente soirée.