Vers un retour du service militaire en France ? - L’édito de Patrick Cohen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00FerméeRéponse directe
Il ne s'agit pas de rétablir la conscription.
- 25:00OuverteRéponse directe
Avant d'en venir à ce que font nos voisins européens, on a noté qu'avant de présenter son plan jeudi, E.Macron a précisé qu'il ne s'agit pas d'envoyer des jeunes en Ukraine. Il fallait être clair le plus vite possible?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00E.MacronFait
« La Russie mène une confrontation stratégique, hybride, avec les Européens. »
- 10:00E.MacronPromesse
« Nous devons renforcer le pacte armée-nation. »
- 15:00P.CohenChiffre
« La durée proposée pourrait être de 10 mois, avec une rémunération mensuelle de quelques centaines d'euros et une montée en puissance progressive qui viserait un objectif de 50 000 jeunes mobilisés par an à l'horizon 2035. »
- 20:00S.ChenuPromesse
« On est plutôt favorables. Un service obligatoire, garçons et filles, de 3 mois. »
- 25:00O.FaureFait
« Laisser penser que c'est une nation entière qui se met au service de sa défense, c'est un élément de dissuasion. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ces 764 personnes sont mortes au travail. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h...
On évoque la santé de B.Bardot. Il y a aussi B.Montiel, le nouvel ami des animaux.
Dans votre Image, Pierre? - P.Lescure: Je reviendrai sur la saga des "Don Camillo". - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.
E.Macron confirme la transformation du service national. - P.Cohen: En un service militaire basé sur le volontariat, ce qu'il annoncera formellement et détaillera jeudi lors d'un déplacement sur le site de l'armée de terre dans l'Isère.
Dans une interview accordée à RTL, le président de la République a appelé à ne pas être faible face à la menace russe. - E.Macron: La Russie mène une confrontation stratégique, hybride, avec les Européens.
Elle les provoque par ses déclarations sur le nucléaire. Elle mène des actions cyber. Elle attaque nos hôpitaux, le système d'information.
Elle mène une guerre informationnelle. Cet ensemble fait qu'il y a une confrontation. Si nous sommes faibles en Ukraine, si on dit que ce n'est plus notre problème, qu'ils sont loin, vous donnez un signal de faiblesse. - P.Cohen: Ne pas être faible, alors que la Russie réarme et consacre plus d'un tiers de son budget à ses armées, ce qui suppose, selon lui, de mobiliser ou de remobiliser tout ou partie de la jeunesse. - E.Macron: Nous devons renforcer le pacte armée-nation.
Il est important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve. Elle apporte des compétences à nos armées. Il faut raffermir la nation. - P.Cohen: Drôle d'expression.
Pour mieux nous protéger face à une menace russe que le chef de l'Etat qualifie d'existentielle, E.Macron envisage la transformation du SNU en un service volontaire. On aura le détail jeudi.
La durée proposée pourrait être de 10 mois, avec une rémunération mensuelle de quelques centaines d'euros et une montée en puissance progressive qui viserait un objectif de 50 000 jeunes mobilisés par an à l'horizon 2035. Les premières réactions politiques sont plutôt positives. - S.Chenu: On est plutôt favorables.
Un service obligatoire, garçons et filles, de 3 mois. - O.Faure: Laisser penser que c'est une nation entière qui se met au service de sa défense, c'est un élément de dissuasion.
C'est important. Nous savons que la dissuasion doit être restaurée pour empêcher des conflits demain. - A.-E.Lemoine: Il ne s'agit pas de rétablir la conscription. - P.Cohen: Non, même si on en parle régulièrement depuis la suppression du service militaire en 1996. - J.Chirac: Je propose que le service national que nous connaissons aujourd'hui soit supprimé dès le 1er janvier 1997, et qu'il cède la place à des volontariats, tout en maintenant le principe d'un rendez-vous entre la nation et sa jeunesse. - P.Cohen: Il était déjà question d'un volontariat et de ne pas couper la jeunesse de ses armées.
Mais ce rendez-vous s'est effacé progressivement. A peine supprimé, le service militaire a régulièrement été regretté par les politiques. En 2007, S.Royal disait que c'était une erreur.
M.Le Pen propose, dans son programme, de rétablir un service national de 3 mois. En Europe, les pays d'Europe de l'Est et du Nord, voisins de la Russie, ont déjà lancé l'appel.
Certains pays n'ont jamais abrogé la conscription, d'autres l'ont rétablie face à la menace de la Russie. En rouge, les pays qui ont maintenu ou rétabli un service volontaire, entre 9 et 15 mois, selon les pays. C'est le cas des pays baltes, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Suède.
En vert, un service volontaire est installé. Ca pourrait bientôt être le cas de la France. - A.-E.Lemoine: Avant d'en venir à ce que font nos voisins européens, on a noté qu'avant de présenter son plan jeudi, E.Macron a précisé qu'il ne s'agit pas d'envoyer des jeunes en Ukraine.
Il fallait être clair le plus vite possible? - H.Vernet: Oui.
Après, qui a installé la confusion? Ces derniers mois, beaucoup a été dit sur la menace existentielle de la Russie. Il y a cette guerre hybride, les drones, les provocations.
S'est installée l'idée...
E.Macron a parlé de cette menace. Il a réitéré ses propos en juillet lors du discours de Brienne devant les militaires, en disant qu'il fallait se préparer à ça.
Il y a aussi les déclarations du général F.Mandon, qui pourraient laisser penser qu'il y a cette menace. E.Macron a voulu couper court à cette idée.
Vu le stade où on est actuellement de l'apprentissage inexistant, du rapport des Français à leur armée, c'est plutôt angoissant qu'autre chose. - A.-E.Lemoine: I.Lasserre, vous avez été étonnée que les propos du général Mandon suscitent autant de réactions. - I.Lasserre: Oui.
Il s'est peut-être mal exprimé. Sinon, ça n'aurait pas provoqué un tel tollé. Ses propos paraissent frappés au coin du bon sens.
On a vu cet extrait de J.Chirac. A partir de la suppression du service militaire...
Tout ça était une parenthèse. C'était la parenthèse des dividendes de la paix, des illusions...
On pensait qu'on s'était débarrassés, en Europe, de la guerre pour toujours. - P.Cohen: C'était 7 ans après la chute du mur de Berlin. - I.Lasserre: Il n'y avait plus la menace communiste et le terrorisme...
On arrivait à cohabiter avec la menace. On a changé complètement d'époque. On est dans une époque où on affronte plusieurs menaces à la fois.
Il y a la menace russe évoquée par E.Macron. Sur la carte, c'est intéressant.
Les pays qui ont rétabli le service militaire sont ceux du Nord et de l'Est. Les pays du Sud, sauf si la France le fait, n'ont pas la même perception de la menace russe. La France est toujours menacée par le terrorisme.
Il va falloir avoir une dissuasion multiforme, dirigée par plusieurs menaces. C'est souvent ça que les responsables politiques...
On dit toujours qu'il faut choisir entre la menace russe et la menace terroriste. On ne peut pas se payer le luxe d'avoir à choisir. La menace est là.
Il est logique de rétablir une forme de service militaire volontaire. Ca paraît assez logique. - P.Cohen: Ce qu'a précisé aussi E.Macron, c'est qu'on ne considère pas que la France est menacée d'une confrontation directe, sur notre sol.
La menace sur laquelle alertent tous les services de renseignements occidentaux, notamment les grandes puissances européennes, c'est une menace sur le territoire de l'UE, mais pas directement la France. - H.Vernet: Ce qui est nouveau, c'est l'évocation d'un choc frontal possible, pas sur le territoire national, mais en Europe.
Les prédécesseurs de F.Mandon disaient la même chose. Ca correspond à ce qu'on observe de manière assez réelle.
Par le jeu des alliances et de ses intérêts cruciaux vitaux, si la France était engagée dans un tel conflit, une guerre de haute intensité, ça veut dire que ce serait l'affaire des professionnels qui participent à une coalition, mais à l'intérieur, vous auriez besoin de ces jeunes formés à un service de 10 mois,
Emmanuel Macron