JULIEN ODOUL : « Gabriel Attal a été l’un des fossoyeurs de notre pays ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse partielle
Bonjour Julien Audoul.
- 0:09RelanceÉludée
Ce matin dans le Figaro, Jordan Bardella prend pour la première fois la parole depuis sa rétrogradation au titre de Premier ministre. Alors il nie toute déception. Est-ce qu'il faut vraiment croire celui qui s'est vu candidat à la présidentielle pendant un an ?
- 0:52RelanceRéponse partielle
On a quand même du mal à vous croire. Lors de son premier déplacement à La Flèche, c'était mercredi dernier, c'était dans la Sarthe, donc avec Marine Le Pen. On voyait bien quand même qu'il avait du mal à cacher sa déception.
- 1:22RelanceRéponse partielle
Donc il n'a pas d'État d'âme. Zéro État d'âme. Il est passé en quelques heures d'un candidat potentiel à présidentiel au poste éventuel de Premier ministre. Comme ça, sous revient, la fleur obligée.
- 1:54FerméeRéponse directe
Donc vous êtes sûr qu'il jouera le jeu complètement pendant cette campagne ?
- 1:59OuverteRéponse partielle
Après tout, si Marine Le Pen perd en 2027, il reste 2032. Et il sera forcément en tête de gondole ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Jordan Bardella n'a jamais été rétrogradé. Il était toujours prévu qu'il conduise la prochaine majorité présidentielle, qu'il soit le chef du gouvernement, le Premier ministre de Marine Le Pen. »
- 0:34Invité politiqueFait
« Il n'y avait pas de plan B. Nous avions la chance d'avoir deux personnalités majeures pour conduire nos idées à l'élection présidentielle. »
- 1:14Invité politiqueChiffre
« La violence, c'est celle qui aujourd'hui frappe les Français à tous les niveaux. C'est celle que nous voulons justement éradiquer dans notre pays. L'insécurité, notamment les 1000 coups et blessures par jour, les 120 attaques aux couteaux par jour. »
- 2:06Invité politiquePromesse
« Non mais déjà, nous allons gagner 2027. Nous allons gagner cette élection présidentielle. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Nous avons une candidate à l'élection présidentielle. Nous avons un candidat pour Matignon. Nous avons une vision. Nous avons un projet. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Il faut rassembler les Français qui partagent nos idées, qui veulent moins d'impôts, qui veulent plus de sécurité, qui veulent le retour de l'identité française. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Quand on a été Premier ministre du pire président de la Vème République, je pense qu'on devrait avoir la décence, déjà, de demander pardon aux Français et de ne pas se présenter devant les Français. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Il y aura un seul et même projet qui sera défendu par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Un projet juste socialement et surtout juste économiquement et efficace économiquement. »
- 5:45Invité politiqueFait
« Ce projet, encore une fois, il n'a pas bougé et il se base davantage sur les annuités travaillées plutôt que sur les âges de départ, le nombre d'annuités travaillées qui conditionnent le départ avec une retraite à taux plein. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Ce qui est certain, c'est qu'il y a eu une inflexion majeure, et tout le monde l'a remarqué, avec notamment un démenti cinglant pour le jugement de première instance. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Bien sûr, parce que je suis innocent, et je suis présumé innocent comme Marine Le Pen. »
- 7:44Invité politiquePromesse
« On ne se place pas dans cette éventualité. La réalité, c'est que Marine Le Pen est éligible. Marine Le Pen est candidate, et Marine Le Pen va gagner l'élection présidentielle. »
- 9:16Invité politiqueFait
« Mais c'est une vaste blague. M. Juppé, qui avait été condamné à 14 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. M. Juppé a été propulsé au Conseil constitutionnel. »
- 9:36Invité politiqueFait
« L'extrême-gauche, M. Mélenchon, était un délinquant. Il a été condamné définitivement à trois mois de prison. Il est candidat à l'élection présidentielle. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Monsieur Raroy est un raciste, tout simplement. Ses propos sont scandaleux, honteux, lamentables. »
Temps de parole
- Julien Odoul69 %
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Bonjour Julien Audoul.
Bonjour.
Ce matin dans le Figaro, Jordan Bardella prend pour la première fois la parole depuis sa rétrogradation au titre de Premier ministre. Alors il nie toute déception. Est-ce qu'il faut vraiment croire celui qui s'est vu candidat à la présidentielle pendant un an ?
Jordan Bardella n'a jamais été rétrogradé. Il était toujours prévu qu'il conduise la prochaine majorité présidentielle, qu'il soit le chef du gouvernement, le Premier ministre de Marine Le Pen.
À un moment, c'était aussi le plan B comme Bardella pour devenir éventuellement candidat à la présidentielle.
Il n'y avait pas de plan B. Nous avions la chance d'avoir deux personnalités majeures pour conduire nos idées à l'élection présidentielle. Marine Le Pen qui était notre candidate naturelle et si elle était empêchée, Jordan Bardella. Donc que tout le monde se rassure, Jordan Bardella est un homme d'État, est un homme qui va conduire la prochaine politique de la France et c'est très bien ainsi.
On a quand même du mal à vous croire. Lors de son premier déplacement à La Flèche, c'était mercredi dernier, c'était dans la Sarthe, donc avec Marine Le Pen. On voyait bien quand même qu'il avait du mal à cacher sa déception. Et d'ailleurs, on peut comprendre que ça puisse être violent.
Mais non, il n'y a pas de déception. Et excusez-moi, il n'y a pas de violence. La violence, c'est celle qui aujourd'hui frappe les Français à tous les niveaux. C'est celle que nous voulons justement éradiquer dans notre pays. L'insécurité, notamment les 1000 coups et blessures par jour, les 120 attaques aux couteaux par jour.
Donc il n'a pas d'État d'âme. Zéro État d'âme. Il est passé en quelques heures d'un candidat potentiel à présidentiel au poste éventuel de Premier ministre. Comme ça, sous revient, la fleur obligée.
C'est ce qui change avec nos adversaires. Et c'est vrai que je comprends que ce soit totalement inédit. C'est que nous ne faisons pas de la politique pour nous-mêmes. Jordan Bardella ne voulait pas être candidat juste pour mettre sur sa carte de visite candidat à l'élection présidentielle. Jordan Bardella, comme tous les membres du Rassemblement national, veulent la victoire de nos idées. Et ils veulent la victoire de Marine Le Pen en 2027.
Donc vous êtes sûr qu'il jouera le jeu complètement pendant cette campagne ?
Je n'ai aucun doute là-dessus. Mais je serais étonné que certains s'en inquiètent.
Après tout, si Marine Le Pen perd en 2027, il reste 2032. Et il sera forcément en tête de gondole ?
Non mais déjà, nous allons gagner 2027. Nous allons gagner cette élection présidentielle. Marine Le Pen a montré qu'elle avait toutes les qualités, toutes les capacités. Et notamment la solidité. Et je pense que, vu la période actuelle, les Français et les Français ont besoin d'une présidente solide pour conduire les affaires de l'État.
C'est une meilleure candidate que Jordan Bardella, Marine Le Pen ?
On ne va pas peut-être faire le match entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Ils sont évidemment dans la même équipe. Ils sont unis ensemble pour faire gagner la France et les Français, pour la renaissance française. Et très clairement, nous avons un ticket inédit. Nous avons une candidate à l'élection présidentielle. Nous avons un candidat pour Matignon. Nous avons une vision. Nous avons un projet. C'est vrai que tous nos adversaires, eux, ils n'ont même pas le début du commencement d'une proposition, parce qu'on ne les entend jamais. Et surtout, ils n'ont même pas un candidat valable pour l'élection présidentielle.
Jordan Bardella avait commencé un petit peu à imprimer sa marque pendant cette campagne. Dans le Figaro, il continue. Il tend la main à l'électorat historique de la droite et plaide même pour un gouvernement d'union nationale. L'union des droites, c'est pourtant ce que dénonce Marine Le Pen depuis des années.
Alors, vous avez vu la nuance. Gouvernement d'union nationale. Il ne s'agit pas d'un gouvernement d'union des droites. Ça veut dire quoi ? Il faut parler à toutes les composantes de la droite. Mais oui, il faut rassembler les Français qui partagent nos idées, qui veulent moins d'impôts, qui veulent plus de sécurité, qui veulent le retour de l'identité française. Et Marine Le Pen a toujours défendu, et depuis 2022, l'idée d'un gouvernement d'union nationale. C'est-à-dire mettre autour de la table les personnes...
Mais il y a qui ? Bruno Retailleau, par exemple ?
Déjà, vous avez Éric Ciotti, bien évidemment. Oui, mais alors lui, il est déjà allé. Qui a déjà fait l'union, mais encore une fois, c'est un exemple qui est probant. Et nous tendons la main, effectivement, à tous ceux qui ont envie de redresser la France. À qui, précisément ?
Est-ce que c'est pour Bruno Retailleau ? Vous lui dites, demain, vous pouvez être au sein du gouvernement.
Mais que ce soit Bruno Retailleau ou les autres, et il ne s'agit pas d'ailleurs tous d'être au gouvernement, mais il s'agit de participer à la prochaine majorité présidentielle. Il s'agit de se rassembler autour de nos valeurs, et surtout d'engager l'opération de sauvetage de notre pays. François-Xavier Bellamy, ça pourrait être pour vous un allié de demain ? Je ne vais pas faire le casting, ce n'est pas à moi de le faire ici et maintenant.
Mais ce que je dis, c'est que dans le paysage politique français, vous avez plein de gens qui pensent à peu près la même chose, qui veulent en finir avec les dix ans de macronisme, qui veulent plus de sécurité, le retour de l'autorité, qui veulent baisser la fiscalité pour les Français, qui veulent le retour du bon sens. Ces gens-là ont vocation à travailler ensemble, et Marine Le Pen et Jordan Bardella souhaitent les rassembler au sein d'un gouvernement du Nord national. C'est assez gaullien d'ailleurs comme politique, on a un petit peu oublié le rassemblement de gens autour de convictions.
On ne veut pas un rassemblement pour de la tambouille, pour des postes, on ne veut pas un truc, un nouveau Front populaire, ou des alliances de briques et de brocs, on veut le rassemblement des convictions pour sauver la France.
– Sur les retraites, Marine Le Pen répète, 60 ans pour les carrières longues, 62 pour les autres. Jordan Bardella, lui, ne veut plus entendre parler d'âge légal et veut introduire une part de capitalisation, il répète cela dans le Figaro. Ça, c'est exactement la proposition de Gabriel Attal. Est-ce que ça peut vraiment séduire vos électeurs ?
– Non mais ne parlons pas de Gabriel Attal. – Il dit la même chose sur les retraites,
il dit la même chose que Jordan Bardella.
– Gabriel Attal, qui est l'un des faux soyeurs de notre pays, qui a participé au démantèlement de notre nation avec Emmanuel Macron. Je rappelle qu'il a été Premier ministre. Quand on a été Premier ministre du pire président de la Vème République, je pense qu'on devrait avoir la décence, déjà, de demander pardon aux Français et de ne pas se présenter devant les Français.
– Mais sur ce sujet des retraites, Bardella et Gabriel Attal, ils disparaissent.
– Je vous dis très simplement, il y aura le même projet. Il n'y aura pas le projet de l'un, le projet de l'autre. Il y aura un seul et même projet qui sera défendu par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Un projet juste socialement et surtout juste économiquement et efficace économiquement. Ce projet, encore une fois, il n'a pas bougé et il se base davantage sur les annuités travaillées plutôt que sur les âges de départ, le nombre d'annuités travaillées qui conditionnent le départ avec une retraite à taux plein.
– Mais parce qu'il est plus réaliste ou c'est un chiffon rouge l'âge de départ ?
– Mais encore une fois, il n'y a pas de plus réaliste, de moins réaliste. – Ils disent pareil, mais en même temps ils ne disent pas pareil. – Alors oui, je vais vous faire un scoop. Ce ne sont pas des clones. Ils ont effectivement des différences. Ils ne s'expriment pas de la même manière. Ils ne mettent pas peut-être le point-virgule au même endroit, mais sur la vision, le programme et les propositions, ils pensent exactement la même chose.
– Alors on va revenir à la situation judiciaire de Marine Le Pen, mais d'abord vous, parce que vous aussi vous avez joué gros mardi dernier, puisque vous faites partie des prévenus de ce procès. En appel, la Cour vous a condamné à 8 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité avec sursis, c'était sans sursis en première instance. Vous aviez dénoncé à l'époque un procès politique. Là, il n'en est pas question ?
– Ce qui est certain, c'est qu'il y a eu une inflexion majeure, et tout le monde l'a remarqué, avec notamment un démenti cinglant pour le jugement de première instance. Il est vrai, avec notamment le fait, pour la Cour d'appel, de ne pas perturber l'élection présidentielle, et c'était attendu par tous les Français, même par ceux qui ne votent pas au Rassemblement national. Mais là, aujourd'hui, je pense qu'il faut tourner cette page judiciaire. Je sais que nos adversaires aimeraient que ce soit une campagne judiciaire.
Marine Le Pen souhaite que ce soit une campagne démocratique sur le fond, parce que ce qui va intéresser les Français, c'est comment justement on apporte des solutions pour le pays, comment on redresse notre pays, comment on amorce la renaissance française.
Vous vous pourvoyez en cassation ?
Bien sûr, parce que je suis innocent, et je suis présumé innocent comme Marine Le Pen.
Tout comme Marine Le Pen, effectivement, qui se pourvoit elle aussi en cassation, la Cour a précisé qu'elle rendra sa décision début avril. On sait que le premier tour, il est fixé au 18 avril. Si cette Cour rejetait le pourvoi à quelques semaines du premier tour, Marine Le Pen serait alors condamnée définitivement. Est-ce qu'elle pourrait quand même aller jusqu'au bout de cette présidentielle ?
On ne se place pas dans cette éventualité. La réalité, c'est que Marine Le Pen est éligible. Marine Le Pen est candidate, et Marine Le Pen va gagner l'élection présidentielle. Pourquoi ? Parce qu'elle est la seule à écouter les Français. Elle est la seule à les comprendre. Elle est la seule à leur parler, finalement. Les autres n'ont qu'un seul objectif, c'est se maintenir au pouvoir, c'est faire barrage au Rassemblement National. Il faut avouer que c'est un petit peu court.
Mais néanmoins, si Marine Le Pen était condamnée, elle resterait éligible. Mais sa peine d'un an sous bracelet électronique deviendrait applicable. L'image de Marine Le Pen menant une fin de campagne avec un bracelet n'est donc pas impossible. Est-ce que vous envisagez ce scénario ?
Non, on ne l'envisage pas. Et je vous le dis, la réalité aujourd'hui, la réalité des prochains mois, c'est que Marine Le Pen sera la candidate pour rassembler les Français. C'est tout ce qui nous intéresse. Et nous, nous aimerions justement que cette campagne puisse aller sur le fond. On a trop souffert par le passé de campagnes qui ont été perturbées par différents éléments.
Donc il n'y aura pas le retour du plan B, Bardella ?
Bien sûr que non, il n'y a pas de retour de plan B. Jordan Bardella n'a jamais été un plan B. Nous avions la chance d'avoir deux plans A. Et très clairement, nous avons surtout un plan pour Matignon, avec un homme d'État, Jordan Bardella, qui aura à cœur de conduire une politique au service des Français. Et nous aimerions, par les sécurités, par les pouvoirs d'achat, par les fiscalités, par les industries, par les santé, les sujets que ne veulent pas aborder nos adversaires.
Marine Le Pen, candidate malgré sa condamnation, il y a beaucoup de vos opposants politiques qui dénoncent une faute morale. Est-ce que de fait, avec cette condamnation, Marine Le Pen n'affaiblit pas la fonction présidentielle ?
Mais c'est une vaste blague. M. Juppé, qui avait été condamné à 14 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. M. Juppé a été propulsé au Conseil constitutionnel, l'une des institutions les plus éminentes de notre République. Les macronistes n'ont jamais dit que ça allait être un trouble moral ou que sais-je. L'extrême-gauche, M. Mélenchon, était un délinquant. Il a été condamné définitivement à trois mois de prison. Il est candidat à l'élection présidentielle. Je n'ai pas entendu LFI s'indigner de ça.
– Donc vous, vous pourrez faire campagne aussi sur la probité en politique, sans problème.
– Encore une fois, ce n'est pas pour un différent avec le Parlement européen, un différent purement administratif, où il n'y a pas un centime d'argent volé, il n'y a pas un centime qui a été détourné. Donc très clairement, Marine Le Pen a évidemment toute la légitimité. Et j'aimerais qu'on aille sur le fond de cette campagne qui va être décisive pour l'avenir d'entreprise.
– Alors là, on ne va pas aller sur le fond, mais on va aller sur le foot. Un dernier mot sur la Coupe du monde de foot. La France, on le sait, affronte l'Espagne demain en demi-finale. Je vais vous citer les propos tenus samedi par l'ex-premier ministre espagnol, Mariano Raroy. Que dit-il ? Eh bien, il dit « la France dispose d'un effectif de très haut niveau, cela dit, sans aucun français, mais elle joue bien ». Comment vous qualifiez ces propos ?
– Monsieur Raroy est un raciste, tout simplement. Ses propos sont scandaleux, honteux, lamentables. Ils devraient être contaminés par tout le monde, et heureusement, ils le sont par un bon nombre de responsables politiques, mais ce sont les mêmes que celui du président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Le président de l'Assemblée nationale du Sénégal a dit exactement la même chose.
– Qui effectivement a dit qu'avant le match France-Sénégal, que ce serait à l'arrivée de toute façon une Afrique africaine qui gagnerait.
– Exactement, donc monsieur Sonko a eu aussi des propos racistes. Or, j'observe qu'il y a beaucoup plus d'indignation vis-à-vis de monsieur Raroy, dirigeant espagnol, plutôt que contre monsieur Sonko, dirigeant sénégalais.
– Comment vous expliquez ces propos récurrents ? Vous avez cité effectivement monsieur Sonko, celui aussi de monsieur Raroy. Pourquoi cette équipe de France focalise ce genre de propos ?
– Mais parce que vous avez malheureusement des obsédés de la race qui considèrent que la couleur de peau, l'origine, détermine tout. C'est totalement l'antithèse du projet français. Le projet français, c'est qu'il y a trois couleurs, bleu, blanc, rouge, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion. – Jean-Luc Mélenchon, qui parle de créolisation. – Jean-Luc Mélenchon est également un raciste. Jean-Luc Mélenchon qui considère la France en fonction des couleurs. Nous, nous considérons la France en fonction du mérite, en fonction de l'amour du pays, en fonction de l'adhésion au projet national. C'est toute la différence que nous avons effectivement avec le projet raciste de LFI.
– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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Julien Odoul