L'affaire des sondages de l'Elysée, tensions France-Algérie, Jean Castex rencontre le Pape... Actus du jour
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« l'Elysée aurait dépensé plus d'1,5 million d'euros pour tous ces sondages. »
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« la France qui a divisé par deux le nombre de visas accordés aux citoyens algériens »
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« ça reviendrait à reconnaître le président biélorusse Loukachenko »
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« les militaires avaient commis des crimes contre l'humanité en réprimant les manifestants »
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Un hommage et des tensions multiples entre l'Algérie et la France qu'on va expliquer. L'affaire des sondages, elle aussi, qu'on va essayer de rendre plus clair. Le gouvernement qui rencontre le pape ou encore un missile supersonique de la Chine qui fait beaucoup parler. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé un bon week-end. On est de retour et comme chaque jour, du lundi au vendredi, vous le savez, on est parti pour un nouveau résumé de l'actualité en moins de 10 minutes. Et on commence avec un premier sujet rapidement, mais c'est un sujet assez important puisqu'on va beaucoup en entendre parler dans les prochains jours.
C'est un procès qui s'ouvre aujourd'hui, le procès sur les sondages de l'Elysée. Une affaire dans laquelle plusieurs proches de l'ancien président de droite Nicolas Sarkozy sont actuellement jugés. Et pour bien comprendre de quoi on parle, il faut remonter à 2009 lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République et donc qu'il était à l'Elysée. A cette époque, la Cour des comptes, qui est pour faire vraiment très simple, chargée de vérifier les finances de l'Etat, révèle que l'Elysée a demandé à des sociétés de réaliser des centaines de sondages auprès de la population. Des sondages sur plein de sujets différents, mais le tout sans passer par les procédures classiques et légales.
En gros, normalement, si l'Elysée veut faire un sondage pour sonder la population sur un sujet, savoir ce qu'en pense l'opinion, eh bien, ils doivent lancer ce qu'on appelle un appel d'offres. C'est-à-dire que plusieurs instituts de sondage peuvent postuler pour répondre à cette demande de sondage de l'Elysée. Mais là, en l'occurrence, contrairement à ce qu'il faudrait faire légalement, eh bien, il n'y avait pas d'appel d'offres. Et toutes les entreprises qui ont réalisé ces centaines de sondages sont des entreprises qui appartiennent à des proches de Nicolas Sarkozy ou encore de ses conseillers. Au total, eh bien, l'Elysée aurait dépensé plus d'1,5 million d'euros pour tous ces sondages.
Alors, si on en parle aujourd'hui, comme ça, près de 10 ans après, c'est donc que cette affaire a été amenée en justice. Six des proches de Nicolas Sarkozy sont notamment jugés pour recel, favoritisme et détournement de fonds publics. Vous l'aurez compris, donc, ils se sont accusés d'une certaine façon d'avoir favorisé leurs amis pour, en fait, commander ces sondages auprès des sociétés de leurs amis et donc les enrichir. Et parmi les proches de Nicolas Sarkozy qui sont jugés, il y a par exemple Claude Guéant qui était secrétaire général de l'Elysée au moment des faits. Et les accusés risquent entre 2 et 7 ans de prison et jusqu'à 375 000 euros d'amende.
Et information importante, Nicolas Sarkozy ne sera pas présent au procès car les faits qui sont reprochés ont eu lieu. Lorsqu'il était président de la République et donc, eh bien, vu qu'il était président de la République à ce moment-là, eh bien, il est protégé légalement pour cette affaire par ce que l'on appelle l'immunité présidentielle. Bref, c'est donc une nouvelle affaire judiciaire autour de Nicolas Sarkozy et de son entourage. On va sûrement pas mal en entendre parler dans les prochaines semaines. Donc, ça me semblait assez intéressant et important de faire un petit point là-dessus aujourd'hui. Allez, on continue avec le sujet à la une de cette vidéo.
C'est une commémoration qui a illustré une nouvelle fois la difficulté de réconciliation et les vraies tensions entre l'Algérie et la France ces derniers mois. En fait, ce dimanche, la France a commémoré le 60e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Ce jour-là, eh bien, des dizaines de manifestants algériens ont été tués et jetés dans la scène par la police française. Et ce, alors que, eh bien, ces Algériens protestaient contre un couvre-feu établi par l'armée française en Algérie. Le tout en pleine guerre d'Algérie, avec donc des Algériens qui voulaient leur indépendance vis-à-vis de la France.
Alors, on en a beaucoup parlé cette année car, pour la première fois, un président de la République française, Emmanuel Macron, donc, a participé à cette commémoration. Il a reconnu, je cite, un crime inexcusable en dénonçant notamment le rôle de Maurice Papon. Maurice Papon, qui était en fait le préfet de police de Paris à l'époque. Mais le truc, c'est que cette initiative d'Emmanuel Macron n'a pas fait l'unanimité en France et ça a fait pas mal débat. D'abord, une partie de la droite ainsi que l'extrême droite reprochent à Emmanuel Macron des repentances à répétition, donc, d'aller trop loin, en fait, dans la reconnaissance de certains agissements de la France.
Et à l'inverse, eh bien, à gauche, beaucoup reprochent à Emmanuel Macron de ne pas avoir été assez loin, notamment de ne pas avoir donné un bilan officiel du nombre de victimes et de ne pas avoir parlé officiellement de crimes d'État. Un terme, en fait, qui était souhaité par de très nombreuses personnes pour ne pas mettre la responsabilité de ces actes uniquement sur le préfet de police de Paris, mais bien sur l'État qui serait donc responsable de ce massacre.
En tout cas, plus largement, depuis le début de son mandat en 2017, Emmanuel Macron veut tenter de reconstruire les relations entre l'Algérie et la France et après avoir dénoncé à plusieurs reprises la colonisation de la France en Algérie, il avait notamment ordonné la rédaction d'un rapport pour tenter de mettre en place des initiatives avec l'Algérie et tenter aussi d'apaiser les mémoires. La question qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir si une réconciliation franco-algérienne est vraiment possible et surtout, si elle l'est, eh bien, dans quelles conditions ? En effet, en Algérie aussi, eh bien, ces initiatives du président de la République française divisent.
Certains les jugent positifs, mais d'autres les jugent aussi insuffisantes, tandis qu'enfin, d'autres les jugent calculés politiquement par Emmanuel Macron.
D'ailleurs, la preuve aussi des difficultés de réconciliation, c'est donc ce qu'on a vu ce week-end, mais c'est aussi ce qu'on a vu ces dernières semaines avec, notamment, la France qui a divisé par deux le nombre de visas accordés aux citoyens algériens, ce qui n'a pas du tout plu à l'Algérie, et en réponse, d'une certaine façon, eh bien, l'Algérie qui a, en fait, fermé l'espace aérien algérien aux Français, ce qui veut dire que quand l'armée française veut aller, par exemple, en Afrique, au Mali, disons, ou au Sahel, eh bien, ils doivent contourner l'Algérie pour s'y rendre, puisque ces avions militaires n'ont pas le droit de passer par l'Algérie.
Bref, cette question de la mémoire entre la France et l'Algérie, c'est un sujet qui est complexe, logiquement, et très sensible, et qui va continuer à faire l'actualité, notamment parce qu'en mars 2022, donc à un mois du premier tour de l'élection présidentielle française, eh bien, on commémorera les 60 ans de la fin de la guerre d'Algérie. Oui, donc on aura l'occasion, évidemment, d'en reparler. Encore une fois, si vous voulez plus d'informations sur ce sujet qui est donc complexe et qu'on a essayé de résumer au mieux dans cette actu, eh bien, je vous mets des liens directement en description.
Allez, on passe comme chaque jour aux actualités en bref, et on commence avec cette première actualité. Ça se passe en Europe. La Biélorussie a expulsé l'ambassadeur français, qui a donc dû quitter le pays ce week-end. Alors, pour l'instant, on ne connaît pas la raison exacte de son départ. Mais selon les médias biélorusses, c'est parce qu'il n'aurait jamais présenté certains documents nécessaires à sa prise de fonction d'ambassadeur de la France en Biélorussie.
Cela dit, si l'ambassadeur français n'a pas présenté ses documents, c'est visiblement surtout parce que ça reviendrait à reconnaître le président biélorusse Loukachenko, un président très autoritaire qui a été élu il y a quelques mois après des élections très largement accusées d'avoir été truquées. La France ne reconnaît pas donc Alexandre Loukachenko comme président de la Biélorussie. Et c'est donc d'une certaine façon ce qui aurait entraîné l'expulsion de l'ambassadeur français du pays. Deuxième information, Emmanuel Macron a lancé ce lundi les états généraux de la justice à Poitiers. Alors qu'est-ce que c'est ?
Eh bien pendant plusieurs mois, tous les acteurs du milieu de la justice, donc des juges, avocats, procureurs, etc. vont former des groupes de travail. Et l'objectif final, c'est de proposer une grande réforme de la justice française. Alors pour l'instant, j'en suis conscient, ça reste assez flou, mais on verra donc ce qu'il en est. Alors on continue avec une troisième information. Le premier ministre Jean Castex a rencontré le pape François ce lundi pour célébrer le centenaire des relations diplomatiques entre la France et le Vatican.
Alors cette rencontre arrive dans un contexte très particulier puisqu'elle arrive quelques jours seulement après la publication dont on avait parlé sur cette chaîne d'un rapport sur la pédophilie dans l'église catholique en France. Donc on peut se douter que c'est un autre sujet qu'ils ont dû aborder aujourd'hui. La quatrième information se passe en Asie du Sud-Est. Les militaires en fait qui sont au pouvoir en Birmanie depuis leur coup d'état en février vont libérer dans les prochains jours 5600 manifestants qui étaient donc emprisonnés depuis plusieurs mois. Cela dit, il reste de nombreux manifestants emprisonnés.
L'Organisation des Nations Unies a aussi déclaré que les militaires avaient commis des crimes contre l'humanité en réprimant les manifestants lors de ce coup d'état. Et enfin pour terminer, le gouvernement qui était au pouvoir avant ce coup d'état est désormais en exil à l'étranger. Eux veulent toujours être reconnus comme le gouvernement officiel de la Birmanie. Bref, beaucoup de tensions et de confusion encore dans le pays. On aura l'occasion d'en reparler. Enfin pour terminer, on part en Espagne avec une actu qui est beaucoup plus insolite que les autres.
L'écrivaine Carmen Mola, qui est très connue en Espagne pour ses romans policiers, a reçu le prix Planeta, qui est en fait le prix le plus prestigieux de la littérature hispanique. Mais le truc c'est que quand elle est montée sur scène pour récupérer le trophée et le million d'euros aussi qui va avec, et bien tout le monde a découvert qu'elle n'existait pas. Et en fait, Carmen Mola, c'était en fait trois hommes qui écrivaient sous ce pseudonyme. Bref, l'histoire est logiquement assez insolite. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant, quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter.
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