Crise agricole :"On ne veut pas mourir en silence !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes sur Sud Radio, il est 13h3. Nous allons discuter, échanger, partager des avis, des informations sur la tragédie agricole. Lae tragédie agricole, c'est la porte sur évidemment cette épidémie de de dermatose.
Nous attendons la présence de Bertrand Ventau qui est sur le terrain bien entendu, je le suppose très mobilisé qu'on va avoir en direct le président de la coordination rurale. Mais nous avons en studio à côté de nous un témoin, un témoin un peu original qui est la journaliste Noémie Alouisa, reporteur au journal du dimanche. On connait Noémi surtout pour ses prises de position, ses enquêtes, ses études sur l'antisémitisme, le racisme, la tragédie du Proche Orient.
Et elle est allée avec cet œil neuf, cet œil un petit peu extérieur. Noémie est allée dans l'Ariège, elle est allée voir l'élevage qui a été euthanasié l'autre jour et Noémi témoigne de la détresse, de la souffrance. justement avec son extérieur, elle n'est pas elle n'est pas justement impliquée, j'allais dire dans les enjeux parce que quand on est journaliste et qu'on va voir cette cette situation, on a envie de prendre partie.
Et Noémi nous apporte un témoignage très émouvant, très bouleversant dans le dans le JDD. On va on va en discuter avec elle. Noémie, vous êtes resté combien de temps sur place en Ariège ?
Je suis restée 3 jours sur place et je suis partie assez tôt. Et c'est ce que je vous racontais juste avant le le début de l'antenne, c'est que tout part de Sud Radio parce que c'est sur Sud Radio dans l'émission de Valérie Expert que j'ai fait une chronique la semaine dernière un petit peu disons-le par hasard. On voyait simplement une dépêche AFP qui raconte un affrontement entre 300 gendarmes et des des des paysans qui se battent pour défendre leur vache.
Et donc je vois simplement cette actualité. à ce moment-là, il y a très peu de médias qui en parlent ou en tout cas surtout des médias régionaux, des médias locaux. Je me dis quand même cette histoire est incroyable.
Des hommes qui se battent pour leurs vaches et qui affrontent des gendarmes. C'est-à-dire qu'on a à la fois des gens qui nous nourrissent, qui affrontent des gens qui nous protègent. Et donc cette image terrible me surprend et je me dis bah je vais faire ma chronique là-dessus chez Valérie Expert parce que c'est quelque chose d'intéressant.
Et donc je commence à m'y intéresser comme ça, c'est vrai, de façon un petit peu hasardeuse dans la mesure où vous avez raison de le préciser. C'est pas du tout mon domaine d'expertise, mais malgré tout euh comme comme de nombreux journalistes, je je m'intéresse à l'état du pays et surtout disons-le, j'ai j'ai le cœur brisé quand je j'entends les premiers témoignages des gens qui nous racontent ce qu'ils vivent, c'est c'est humainement c'est c'est douloureux. Et donc en tant que journaliste, on a simplement envie de leur donner la parole.
Et donc dans cette affaire, je je ne suis même pas actrice ni témoin. Simplement je leur tends le micro et c'est ce que j'ai essayé de faire dans ces deux pages dans le JDD. Vous avez touché du doigt et des yeux et par la parole des hommes et des femmes en souffrance qui se battent pour préserver un patrimoine.
Ils ne sont absolument pas responsables de ces dégâts sanitaires. Il y avait des précédents avec la grippe avière. On a vu des agriculteurs, des éleveurs se battre. la population s'interposait entre les forces de l'ordre et les élevages de canard et et c'est la population qui a eu gagné le qui a gagné le ministre de l'agriculture et l'État avait dû faire marche arrière.
On avait pas finalement tanaisé ses élevages de canard touchés par la grippe avière parce qu'il ne l'était pas contaminé. C'est le principe de précaution qui est mis en cause. Là, ce sont des bovins, ça c'est un élevage de vache.
On a plus de lien avec une vache qu'avec avec un canard. Il y a plus de de relations humaines, certaines dones de prénoms. Certains gendarmes, certains policiers ont dit "Nous, ça nous fait mal au cœur." Ils ont témoigné de façon discrète mais ils ont témoigné.
Ça nous fait mal au cœur de devoir rétablir l'ordre et de nous affronter à des gens qui représentent un peu un peu nous-mêmes. C'est c'est c'est une certaine idée de la France que l'on est en train d'attaquer quand on attaque ou c'est une situation dramatique, terrible et douloureuse. Et vous avez raison aussi de de préciser et de rappeler euh la le lien qui unit les paysans à leurs animaux parce que beaucoup de gens qui vivent dans les villes et moi aussi on n'imagine pas ce que ça peut représenter ce lien affectif parce qu'on se dit finalement leurs animaux vont à l'abattoir.
Ils sont destinés à mourir, à être mangé, à être transformés en steak caché. Et donc par définition, il y a pas de lien qui se crée. C'est d'instinct ce qu'on peut imaginer quand on ne connaît pas le monde rural.
Et ça fait partie des choses que j'ai découvert en allant discuter avec ces gens parce que vous avez raison de le rappeler, il leur donne des noms. Ces vaches, ces animaux, ils ont des caractères, ils ont des personnalités, ils en prennent soin. Ils se lèvent à 4 5h du matin pour les soigner, pour s'occuper d'elles.
Ils se lèvent la nuit pour savoir qu'elles vont bien. Ils les font accoucher, ils les accompagnent tout au cours de leur vie, tout en sachant qu'elles sont destinées ensuite à à à terminer dans dans notre ventre à être mangé. Mais malgré tout, et c'est ça qui est beau, c'est ça qui est qui est étonnant quand on vient de l'extérieur, c'est de découvrir ce lien affectif qui est qui existe entre les éleveurs et leurs bêtes et leurs vaches et leur veau.
Alors là, vous étiez sur l'élevage d'Ariège. L'élevage dans le dou. Oui.
Dans le dou et dans le Jurain. C'était juste avant le je suis partie en fait juste avant la fin. C'était celui qui a des fruit la chronique.
Vous êtes allé dans le dos, dans le jurin. Vous avez rencontré le même genre de situation, le même genre de souffrance ou non ? Oui, exactement la même chose, les mêmes revendications d'ailleurs assez contradictoire parce que par définition une corporation n'est pas non plus un parti et des gens peuvent avoir des idées différentes.
Certains par exemple réclament une vaccination totale du cptel, d'autres réclament un abattage qui soit partiel et qui ne soit pas total. Il y a des revendications diverses. On va avoir un un un patron de syndicat.
Les syndicats eux-mêmes ne sont pas tous d'accord, on le sait là-dessus. Mais ce qu'il y a de de commun quand vous traversez la France et que vous écoutez ces ces paysans, c'est l'amour de la nature, l'amour des bête et le sentiment de mépris social. Il y a un vrai sentiment, ils le vivent comment justement ?
Ils se sentent méprisés par l'État, ils se sentent déconsidérés, ils ont l'impression qu'on n'est pas conscient de l'ampleur de la tragédie qu'ils vivent. Oui. Et certains se résignent ou totalement.
Il y a il y a une il y a un sentiment de méprise sociale qui est terrible et ça se cristallise autour de la figure de la ministre de l'agriculture Annie Jeanevar qui est très critiqué et il y a pas un paysan que je n'ai pas rencontré qui m'a pas parlé de deux choses la ministre de l'agriculture et le mercur ce sont deux choses qui reviennent toujours dans la conversation qui sont considérées aujourd'hui comme pas comme des amis mais en tout cas des des comme des comme des figures qui vont à l'encontre de leurs intérêts. Voilà crois qu'on a Bertrand Vento en ligne. Est-ce que vous nous recevez Bertrand Ventau ?
Oui, bonjour Bertrand Ventau. Merci d'être à l'antenne de Sud Radio. Je suppose que vous êtes sur les terrains en première ligne, confronté à la colère et à la souffrance des agriculteurs, des agriculturistes, des éleveurs.
Où en est-on aujourd'hui à l'heure qu'il est dans l'évolution du conflit ? Est-ce que vous sentez de la part du gouvernement une éventuelle possibilité de faire une pause sur l'euthanasie systématique des élevages ? Je sens pas honnêtement, je sens pas la la ministre de l'agriculture à vouloir lâcher.
C'est pour ça que on a interpellé le premier ministre pour qu'il vienne régler ce confi là. Euh je la sens pas lâcher parce que parce qu'elle est tellement tenue par le par le réseau FNSA qu' qu'elle veut pas évoluer. Elle a tort de pas vouloir évoluer parce qu'elle peut encore se rattraper et éviter l'abattage par principe de précaution d'animaux qui sont sains et déployer la vaccination.
C'est ce qu'elle doit faire le plus rapidement possible. Comment vous expliquez cette collusion entre la FNSA ? Vous allez me dire, elle est ancienne la cogestion de l'agriculture française par la VSEA quand c'était pas la FNSEA qui désignait elle-même le ministre de l'agriculture.
Mais là aujourd'hui, on comprend pas pourquoi la FNSA c'est des éleveurs. Ils sont en totale phase avec cette logique d'abattage systématique. Euh il y a pas un débat qui s'est ouvert au sein de la FNSEA elle-même ?
Je crois qu'il y a des problèmes entre la base et le haut du réseau euh qui est un peu déconnecté. Après, ça c'est les histoires qui les concernent. Euh moi je veux pas me mêler de leurs histoires.
En tout cas, c'est sûr la base doit être déçu, mais il y a des intérêts financiers autres qui doivent nous échapper et c'est vraiment un sujet vraiment un sujet. Et donc vous considérez que la ministre est à l'écoute, qu'elle se fait quasiment dicter son comportement euh par la FNSA. B en fait, ça s'est fait dictter son comportement par la FNSA, par la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire et elle a également de très très mauvais conseillers.
Ça se sent ça se sent qu'elle est très mal conseillée par des gens qui vont pas l'approche de elle a besoin de soit ses conseillers de prendre c'est elle qui doit trancher et d'arrêter d'écouter ses conseillers elle doit nous écouter elle doit écouter la profession agricole qui demande la vaccination et l'arrêt des abattages animaux qui sont sains. C'est une catastrophe pour les éleveurs. Ça va être une catastrophe pour la filière viande.
C'est une catastrophe pour la balance commerciale de la France et ça donne une très très mauvaise image à l'international et au niveau européen de ce qui est fait aujourd'hui en matière politique sur la DNC en France. Bertrand Vtau, quel est l'argument majeur sur l'euthanasi l'abattage obligatoire et système de la totalité du troupeau qui profess cette vision de du de la situation ? En fait, c'est une interprétation de la réglementation européenne qui est franco-française et qui est basée sur le principe de précaution.
Donc euh ben en fait euh vous regardez ce qui se passe très honnêtement en Italie euh ou en Espagne, l'approche n'est pas du tout la même. On nous dit c'est l'Europe. Non, ce n'est pas l'Europe, c'est l'application franco-française.
Euh alors là, c'est sur la DNC mais je vous rassure sur la tuberculose, c'est exactement pareil parce que là aussi il y a un carnage sans nom qui est en train de s'opérer et vous avez le même problème sur l'approche des phyos, la gestion de l'eau et des produits vétérinaires en France. C'est ça l'histoire. elle est là et et le principe de précaution a tellement diffusé dans les strates de décision euh ben qu'on est un peu perdu.
D'ailleurs, je vais vous dire hein, quand vous voyez le conseiller du président de la République qui est soulèvement de la terre, il devait dégager suite au salon de l'agriculture, il est toujours là hein. Donc ces gens-là sont ensemble et font que la France bientôt ne produira plus rien et surtout les bons produits de qualité qu'on avait qui faisaient l'emblème de notre gastronomie reconnue au patrimoin de de l'UNESCO. C'est incroyable que euh j'allais dire ces enjeux, ces souffrances durent depuis des décennies.
Euh on a l'impression que chaque année, on repart à zéro. Il y a des promesses, il y a des engagements publics gouvernementaux et finalement rien ne se met en place ou si peu. Bah en fait quand on regarde sur la partie sur le monde agricole, le monde agricole c'est structuré à l'époque du développement agricole autour de la FNSEA, de ses satellites et tout tout le monde est contaminé.
C'est-à-dire que le ministère de l'agriculture est contaminé et arrive pas à se remettre en question avec une approche pragmatique de l'agriculture. La composante qui a aussi des syndicats qui ont progressé, qui ont apparu et ils sont restés bloqués dans les années 60. Aujourd'hui, c'est pas ça qu'il nous faut.
Aujourd'hui, on a besoin de liberté pour les agriculteurs. On a besoin d'étricoter ce qui nous encadre, ce qui nous entrave. Et là, il est temps d'écouter réellement la coordination rurale parce que on veut libérer l'agriculture française.
Il faut vraiment que la ministre nous écoute et arrête de nous tenir à l'écart. Moi, je l'ai rencontré la semaine dernière, j'ai pas un accueil magistral et dès que la rencontre a été finie, l'assistante nous a dit "Bon, il est temps que vous sortiez quoi." Alors, je trouve que c'est pas tellement correct avec le premier syndicat de France, sachant qu'on est capable de critiquer, de revendiquer, mais aussi de proposer et on lui a fait des propositions et vraiment temps qu'elle nous écoute parce que la colère grossit et même si elle s'arrête peut-être pour le Noël, le 1er janvier, ce que je don dont je ne suis pas sûr, il pourrait bien que mois de janvier ça reprenne de l'ampleur mais comme on a jamais connu.
Bertrand Venton, vous restez avec nous. On se retrouve dans quelques instants. On continuera à parler de cette crise agricole et surtout de la perception euh que les agriculteurs ont aujourd'hui, de la diversité syndicale.
Ils ont découvert qu'il y avait peut-être pas qu'une seule voix pour s'exprimer. À tout de suite. Vous nous appelez au 0826 300.
Je suis persuadé que beaucoup d'entre vous se sentent concernés ou sont sensibles à cette thématique. Et on continue l'émission. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.
Nous sommes avec Bertrand Ventau, président de la coordination rurale qui est sur le terrain et avec Noémie Aouia qui elle est allée voir dans le doux et dans le jura des éleveurs. Ma cofler, vous avez une question pour Bertrand Ventau ? Bertrand Ventau juste avant la la pause, vous disiez que la colère des des paysans, des agriculteurs pourrait prendre une ampleur qu'on a jamais connu, sachant que ça avait déjà pris une ampleur assez assez impressionnante ces deux dernières années.
Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Ben, je veux dire que face à la mort qui est programmée et qu'on nous programme, on n' pas envie de mourir en silence et que pour nous notre métier, il est noble et on a fait ce métierlà pour être libre et pour pas être contraint pour la plupart qu'on est. Euh effectivement, face à la mort, vous avez deux choix.
Soit vous la subissez, soit vous êtes en réaction. Donc aujourd'hui, il y a une vraie colère qui est en train de monter. Vous avez aussi une inquiétude des jeunes, des jeunes qui sont en établissement de formation, qui sont très inquiets, qui sont en train de nous rejoindre, qui nous rejoignent sur les mouvements ou qui font dans les lycées agricoles parce qu'ils sont inquiets pour leur avenir.
Ils croient en l'agriculture, ils croient enlever des vaches, ils croient en faire pousser du blé. Et là aujourd'hui, le message que leur envoie le gouvernement français est de dire "Vous avez plus d'avenir." Donc l'inquiétude est grande, elle est en train de gagner toute la société rurale qui est derrière nous.
Et et donc oui, effectivement, il y a il y a une grande colère qui se lève et qui est qui est silencieuse, qui se qui se manifeste aussi sur des manifestations et je voudrais je ne souhaite vraiment pas que ça soit hors de contrôle parce que c'est pas ma vision, mais il faut vraiment qu'on ait une réponse politique de la part de la de la ministère culture. Mais je crois qu'elle a pas envie de nous répondre. Je crois que vraiment c'est je fais une fois de plus appel à Sébastien Lecnu qui est notre premier ministre pour venir trancher ce dossier là qui est très très compliqué et très lourd de conséquence.
Il n'est pas tranché rapidement. qui est allé sur le terrain. On se souvient de la conférence de presse devant la mode de paille, c'est lui qui a pris le dossier à BRC et bon même si ça n'a rien ça n'a rien donné, on avait quand même la dimension que c'est le sommet de l'État qui était consciente qu'il fallait faire quelque chose.
Noémie Aouiam. Oui, j'avais une question juste pour vous, une question un peu un peu technique par rapport à ce que vous disiez vis-à-vis de la de la ministre de l'agriculture parce que en fait son argument à elle pour dire qu'elle est contre la vaccination obligatoire et totale du Cheptel, c'est qu'en fait ensuite ça risque de d'empêcher le commerce parce que le risque c'est qu'on ne puisse plus ensuite commercer véritablement parce qu'on va se transformer en zone non indemne et ce sera le cas pour toute la France. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
C'est-à-dire le risque si on accède si la ministre décide d'accéder à votre requête qu'on ne puisse plus ensuite commercer. Bah tout d'abord faut déclasser la maladie parce que c'est une maladie qui est classée à donc faut la déclasser et là après on aura plus de problème et puis après c'est des accords à négocier avec avec nos nos partenaires commerciaux historiques. Euh voilà je c'est pas très compliqué en fait.
Il y a juste à déclasser la maladie et faire des accords bilatéraux avec nos partenaires historiques. C'est son travail de ministre. C'est un travail qu'elle a à faire avec ses conseillers.
Si ça lui vient même pas à l'oreille de d'avoir pensé à ça, c'est qu'il y a un problème. Je vous dis, elle est très très mal conseillé. classement consisterait une fois qu'on a un cas de contamination dans un élevage, on isole cet élevage, on le confine, on abat la la l'animal contaminé et ensuite on suit l'évolution de la maladie dans l'élevage pour savoir s'il y a contamination ou pas avant de passer à l'euthanasie générale.
Il y a peut-être on peut faire peut-être chose en deux temps. Oui. Après après, il y a deux choses.
Il y a la partie des zones aujourd'hui qui sont pas touchées qu'il faut absolument essayer de vacciner le plus tôt possible et il y a le traitement aujourd'hui de la maladie où les cas explosent et où effectivement il faut regarder ce qui est possible en terme de dérogation pour pas abattre tout le chtel. En plus vous avez un sujet qui est très technique, c'est-à-dire que vous avez par exemple un lot qui est contaminé et l'éleveur aujourd'hui les éleveurs sont en train de rentrer leurs animaux. Donc vous pouvez avoir qu'un l'eau qui est touché avec 20 animaux.
Vous mettez tout dans le même bâtiment et vous avez vos 200 beauvains qui sont contaminés. C'est ce qui s'est passé dans le doux. C'est ce qui s'est passé aussi en Ariège et là vous tuez les animaux pour rien.
Donc il y a un vrai travail de fond à faire de construction. Si la ministre est d'accord mais il faut vraiment qu'elle se réveille pour épargner un maximum d'animaux et avoir une approche sanitaire qui est totalement différente et et qui épargne aussi bien les éleveurs que leurs animaux. C'est un drame ce qui se passe que aberration suprême lorsque l'élevage est abattu.
Bien entendu, la vache contaminée, l'animal contaminé, il va à l'écarissage, il va le à la destruction. Mais euh on peut supposer que les bêtes abattues qui sont saines, leur viande est comestible et on pourrait les consommer. Or, tout est envoyé à la destruction.
Oui. Alors, contrairement à la tuberculose, vous avez une partie des animaux qui partent qui sont consommés, ben là effectivement, ça part pas à la consommation. Mais en fait, ce qu'il faut surtout retenir, c'est que c'est une maladie qui est arrivée.
Il faut prendre le recul nécessaire. Elle va certainement se dissiminer mais dans l'instant ce qu'on utilise est mon avis beaucoup trop brutal et met en péril la balance commerciale française met en péril aussi des familles d'agriculteurs. Le principe de précaution ne fait que trop durer en France dans l'approche des maladies.
Aujourd'hui, il faut prendre du recul, il faut agir, sauver un maximum de vaches, d'éleveurs, parce queon va en avoir besoin. Et la l'approche n'est n'est pas du tout n'est pas du tout la bonne. Il faut sortir de ce massacre organisé où on nous dit qu'il y a que 3000 animaux qui aujourd'hui ont été abattus.
Mais au final, quand ça va être parti dans dans toute la France, ce qui risque d'être le cas, et bien vous aurez peut-être des centaines de milliers d'animaux, enfin du moins des dizaines de milliers d'animaux qui vont être abattus. Regardez l'exemple de la tuberculose, on en fait tuer depuis 40 ans et ça a pas réglé le problème. La maladie est toujours là, elle est maltraitée.
Donc aujourd'hui, ben voilà, il faut que le protocole évolue. Il y a des revendications syndicales, les ultras ont fait des revendications. Ce soir, si la ministre ne lâche pas du l'est, bon ben c'est au premier ministre de trancher ce sujet.
Sinon, on va la France va être ben va risque d'être bloqué quoi. Nous avons un auditeur de Sud Radio qui nous appelle, c'est Benoît qui nous appelle de Montescu. Bonjour Benoît, vous êtes en zone agricole ou non ?
Vous êtes en zone agricole ? Bonjour. Ah oui, en zone agricole depuis cinq générations alors et en faisant que de l'élevage.
Que vous inspire cette situation, cette tragédie ? Ah ben la situation, on l'a vit euh aujourd'hui, on l'a vit très mal hein. Euh voilà, on a été euh défendre les leveurs dans l'ariège.
Bon, avec mon fils, on a on a pris des grenades mais comme jamais, on a été pris vraiment comme des mais c'est on a même pas de mot pour le dire. C'est c'est vrai. On a été repoussé, on a été enfin voilà.
Mais aujourd'hui, on a on vit avec la peur. Voilà. Et puis c'est la peur parce que si ça continue comme ça, alors bientôt en Occitanie, en France, mais il y aura plus une vache quoi.
Vous êtes toujours en activité Benoît ? Ah oui, moi je suis en activité. J'ai mes j'ai mes deux fils derrière qui reprennent mais je sais pas quoi leur dire hein.
Je vous dis franchement, je sais plus quoi leur dire. C'est un élevage vous avez vous Oui. Élevage de limousine.
Ouais. Donc en en race à l'étente à viande. Race à viande.
Oui. En viande. Voilà.
Vous êtes vous êtes on est dans le temps lesaron. On n'est pas on n'est pas encore retouché mais mais ça va venir, on le sait, on le sait. Vous êtes filié un syndicat ou pas ou vous êtes indépendant ?
Ah oui, c'est CR82. Bon voilà, on est on est des gens qu'aujourd'hui euh on fait on fait partie des fous furieux mais on défend une cause. On est là pour défendre une cause et et puis on la défendra parce que si ce soir moi je moi je vous dis franchement la ministre elle a rien à venir fait.
Elle a pas à venir en Occitanie aujourd'hui. Si elle a pas des bonnes choses à nous dire, mais qu'elle reste à Paris. En tout cas, vous confirmez du massacre.
Elle a du sang sur les mains cette femme aujourd'hui. Enfin, le gouvernement a du sang sur les mains. Ben disons façon de parler effectivement de toutes les manières, il sait qu'il est responsable et on sait bien que des mesures au réduit de prise, je vais en discuter avec Brant Ventau, on suppose qu'on aurait pu prévoir cette tragédie avant et qu'on attend toujours que la catastrophe soit en place avant de prendre les mesures efficaces.
En tout cas euh Benoît, on vous sent très mobilisé dans votre territoire également. Il y a une mobilisation générale. Vous sentez que la prise de conscience est collective.
Oui, oui, oui, on est très très mobilisé et puis je pense qu'on va surtout se mobiliser et ça va exploser. J'en ai peur, je vous le dis franchement, mais ça va exploser. On en est tous conscient et je pense qu'au gouvernement, ils le savent aussi.
C'est la raison pour laquelle le Premier ministre Sébastien Lecnu a peut-être envisagé qu'on pouvait proposer disons un moratoire à l'application des Mercosur Brovantu. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous répondez à Benoît ? Qu'il est dans le bon sens évidemment il a il répond.
Vous savez, on est des gens qui on est des gens qui travaillent qui travaillons, qui voulons qu'une seule chose, c'est travailler, sauver nos élevages. On est profondément respectueux de l'État à partir du moment où il nous respecte. On a la trouille aussi, moi je vous le dis honnêtement, j'ai vraiment la trouille que ça parte dans n'importe quoi et j'en ai pas envie.
Et c'est là où on a besoin de politique qui viennent nous rassurer, prennent des mesures d'urgence, traitent le problème rapidement. Euh, j'en appelle, je je me je je suis fatigué de me répéter, mais c'est au Premier ministre de prendre le manche, sinon ça va mal finir et j'en ai vraiment pas envie. Euh j'aime la France, euh j'aime le métier qu'on fait euh et je trouve qu'on n'est pas pris en considération.
Je vous promets que je suis j'en ai gros sur la patate et on a on vit dans la trouille. Moi, je suis éleveur aussi. On vit dans la trouille que cette maladie arrive et on en est prêt même à être rendu, à être obligé de mentir si on a la maladie pour pas faire abattre nos animaux.
Vous vous rendez compte que le président de la République a fait a fait savoir qu'il soutenait les agriculteurs qu'il était solidaire de leur de leur détresse. Comment vous l'interprétez ce message ? Oui, enfin il est Oui, enfin il nous soutient mais enfin derrière le maire Cossour il a signé euh donc il a dit non non j'amais chinerai mais il a signé.
Non, je pense que Emmanuel Macron, vous savez, l'agriculture, ça lui importe peu, il est pas là-dedans. Euh, peut-être qu'on a un espoir avec le premier ministre, mais Emmanuel Macron est la fin de ses mandats. Euh, c'est quelqu'un qui aime le libre commerce euh qui n'est pas capé pour euh aller lutter justement sur les négociations commerciale comme le fait Trump ou comme vers Poutine ou les présidents ou le président chinois.
C'est-à-dire qu'il est très respectueux de l'OMC alors que les autres disent il y a des secteurs auxquels il faut pas toucher. Il a pas su protéger notre agriculteur française. Il a pas de consensus au niveau de l'Europe pour nous protéger de Mercur et aujourd'hui ce qu'il envoie sur le Mercosur c'est juste pour essayer de calmer la colère paysane.
En accord avec son armée Arnaud Rousseau. Mais ce n'est que ça. Je ne pense pas que Emmanuel Macron aime l'agriculture française.
Malheureusement, j'aurais été heureux qu'il aime et qu'il nous défende corps écrit. Mais il est pas capé pour aller négocier au niveau au niveau international pour nous défendre que ce soit la viande bovine, le cognac et tout un tas de productions dans les céréales. C'est mon avis et voilà et puis à la fin de son mandat donc on va s'il y a pas de choses qui se passe pendant 12 mois on va encore souffrir.
Voilà, on entend votre colère, votre désarroie. Vous restez avec nous. On continue cette conversation.
On appelle nos auditeurs à nous joindre au 0826 300300 pour partager avec vous cette colère et cette détresse. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Nous sommes avec Bertrand Ventau, président de la coordination rurale, récent président de la coordination rurale qui est le syndicat qui est en train d'avoir le vent poupe hein.
La FNSA est resté très longtemps avec un un monopole de représentation et aujourd'hui le monde agricole a compris que ben la diversité existait comme en politique. Il y a la Confédération paysane plutôt classée à gauche, la FNSEA qui a cogéré très longtemps l'agriculture française et dont on peut considérer qu'elle a une partie des responsabilités et des dégâts et la détresse dans laquelle l'agriculture française aujourd'hui est plongée. Puis la coordination rurale qui qui existe et qui en tout cas aujourd'hui mène mène le combat.
Bertrand Ventau euh ce que je dis, le monde agricole a compris que il fallait pas mettre tous ces œufs dans les mêmes paniers et que la FNSA, qui a été entre guillemets le syndicat officiel très longtemps aujourd'hui euh n'est pas le seul à savoir défendre la cause agricole française et qu'il y a même d'autres façons de se battre et d'autres revendications apporté qui sont très différentes de ce que la FDSEA apporté depuis depuis 50 ans. Oui. Oui.
Ben après aujourd'hui, bon la FNSA est un syndicat de filière, il faut le savoir. Donc était au service des filières plus des fois que des paysans. Bon, il y a quelques différences, il y a quand même des gens qui étaient qui défendaient leur territoire et leur paysan mais c'était pas c'était pas franchement ça.
Aujourd'hui, ben elle a un peu oui, elle a elle a un pied à terre parce que parce que elle a souvent dit oui oui quoi. C'est-à-dire que quand par exemple, je me rappelle d'une chose qui m'avait marqué, quand Christian Lambert avait signé un accord avec WWF, déjà c'était mal parti et dans les négociations qu'on a eu sur les produits phytosanitaires, sur les produits vétérinaires, sur également l'accès à l'eau en voulant compenser avec les écologistes et les décroissants des fois essayer de trouver un accord, on est arrivé à des sujets comme Sains Soline, c'est-à-dire que vous avez mis 20 ans et à la fin mais les écolos sont retournés contre vous et les et les agriculteurs qui pensent être défendu par la FNSA et ben en fait se sont retrou trouver piégé. La stratégie était pas bonne.
Il fallait refuser. Il fallait dire non, on ne discutera pas avec les écologistes, c'est pas la peine. Euh et ça a pas été fait.
Voilà. Alors après, je suis pas là pour Vild en permanence la FNSEA. J'estime qu'aujourd'hui on a des choses à proposer.
Effectivement, on a un discours qui peut être dur mais qui est en opposition avec ceux qui veulent nous avoir la peau et qui sont les qui sont les décroissants. J'assume totalement ce que je dis. Voilà, c'est un changement de méthode, c'est un changement de paradigme et puis j'espère que ça va faire tâche d'huile sur les politiques et dire "Regardez, l'agriculture française pas mourir, les vrais sujets sont là, on veut continuer à pouvoir produire et en vivre." C'est un vrai sujet et aujourd'hui on doit le prendre à bras le corps et aujourd'hui c'est je dois bien reconnaître que c'est la CR qui le prend à bras le corps et puis je suis pas tout le temps d'accord avec la confédération paysane.
On a de gros désaccord mais sur la gestion de la DNC comme quand il y a eu la grève du lait en 2008 il y a des sujets sur lesquels on peut se rassembler et on se rassemble aussi des fois avec la FNSEA. Je prends l'exemple des études à Chmucon c'est un nom très barbare mais qui était des choses qui nous entraent pour l'accès à l'eau en particulier en poitouche à rente où on s'est entendu avec eux pour avancer. Nous l'important c'est de défendre l'agriculture française, les paysans français pour qu'on soit encore là de moins et qu'on souffle le moins possible.
Regardez ce que fait l'Italie avec ses agriculteurs aujourd'hui ou même l'Espagne, euh ben l'État, les régions, le tissu économique est derrière ces agriculteurs et c'est ce qui permet de conserver de la production. Euh nous ce qu'on demande aujourd'hui c'est que l'État euh change la façon de nous approcher, soit à nos côtés à nous défendre et qu'elle mette aussi un peu d'ordre dans ses service parce que il faut reconnaître que on a des entraves qui viennent des fois de des fonctionnaires qui sont euh soit dans les ministères, soit dans les services déconcentrés ou soit dans les agences et les offices. Donc aujourd'hui, il y a un vaste chantier pour que l'État soit à nos côtés, change la vision des choses et il y a des économies à faire et surtout changer l'état d'esprit de fonctionnaires qui nous accompagnent pour nous simplifier la vie, pas pour nous entraver.
Ce qu'ils attendent peut-être aussi, c'est que leur ministre fassent le travail nécessaire. Mais regardez ce qui se passe dans les conseillers des des ministres. Ils sont ils sortent tous de la même école.
Ils n'ont souvent pas connu le terrain et les territoires ruraux. C'est ce qui nous manque. Et regardez, on le voit pertinemment dans les conseillers sanitaires de de de madame la ministre d'agriculture.
C'est des gens qui ont fait des écoles vétérinaires mais qui n'ont jamais été practiciens comme nos véaux qu'on a en campagne. Ceux-là ils nous connaissent et ceuxlà on les respecte. Nos véau practiciens sont des alliés mais ceux qui sont qui ont été issus et qui n'ont jamais connu la rurale et qui conseillent parce qu'ils ont fait une école vétérinaire, la ministre nous amène dans l'impasse dans laquelle on est. faisons confiance aux paysans localement, aux au aux vétérinaires ruraux le peu qui reste parce que c'est c'est nos vrais partenaires.
Ils sont à côté de nous et ils travaillent 7 jours sur 7, il y a pas de filet et c'est nos vrais partenaires et ceux-là on les aime. Il y a pas de sujet sur ça. Beaucoup d'adhérents de base de la FNSA partagent votre avis.
Ils le disent pas publiquement, j'en connais, mais ils me disent effectivement aujourd'hui ce que la position la coordination rurale devrait être en partie être celle de la de la FNSEA. Mode cofler. Bertrand Monau, vous espérez un impact sur la société française.
Vous en voulez beaucoup au politique. Annie Jeunev, Emmanuel Macron, Sébastien Lecnu en première ligne. Le grand rendez-vous entre politique et agriculteur et la société, c'est le salon de l'agriculture qui a lieu chaque année en février.
Euh, vu comme c'est parti, est-ce que vous, même si c'est symbolique, est-ce que vous vous ambitionnez de boycotter le salon de l'agriculture ? Bah, déjà, vu comme c'est parti, il y a de grandes chances qu'il y ait pas de beau vin au salon de l'agriculture. Vous êtes toujours là, Bertrand Vento ?
Désolé. Non non, il y a pas de souci. Ça fait partie des réalités du direct.
Je pense que vous êtes vousmême en contact avec vos vos vos amis, vos alliés, vos militants et que et que la situation est tendue. La prochaine étape là, c'est quoi ? Est-ce qu'il y a une entrevue prévue ?
Alors, la ministre vient dans le vient en haute en haute Garonne. Est-ce qu'il y a une rencontre prévue ? D'abord, est-ce qu'il y a une intersyndicale ?
Pour l'instant, même si la FNSA n'y est pas, est-ce qu'avec la confédération syndicale, vous pouvez envisager une démarche commune et ensuite qu'est-ce qu'il y a un rendez-vous prévu en haut lieu. Vous avez interpellé le premier ministre, est-ce que vous avez une réponse à cette à cette demande à l'heure qu'il est ? Alors, toujours aucun appel du cabinet du premier ministre ni même du premier ministre.
Donc, je sais pas, j'ai l'impression que c'est pas très compliqué pour avoir mon numéro. Moi je vais pas le chien effectivement. Ouais, il faut qu'il réfléchisse vite.
Mais euh en tout cas, oui, on peut s'entendre effectivement avec la confédération paysane avec une partie aussi de la base de les DFDSA qui ont qui ont signé des protocoles avec nous. Les ultras en font partie. Il y a pas de sujet tant qu'on construit pour sauver l'élevage, il y a aucun problème.
Voilà. Euh ça c'est il y a des démarches locales qui ont été construites en intersyndical et c'est très bien quand c'est comme ça parce que la cause est juste et la cause mérite qu'on se rassemble sur des sujets dans ce style. Voilà, on n'est pas là pour s'entretuer non plus, c'est pas le but.
On est tous paysans derrière vous un beau paysage du du limousin. Vous êtes en vienne je suppose là ou non ? Vous êtes chez vous.
Quel est votre Quel est votre Je vous écoute. Non non non. Je vous Quelle est Je voulais savoir quelle était votre activité à vous personnellement.
Alors moi je suis j'ai des vaches limousines, j'ai un associé et puis on a un salarié et j'ai une centaine de vaches limousine en système nissant engresseur. C'est-à-dire que en fait tout part pour la boucherie quand on a fini. Euh et c'est c'est un beau métier.
C'est un métier qui est dur mais c'est un beau métier. Bon hier soir, j'ai eu un problème sur une vache. Ça s'appelle un renversement de matrice, voilà, plus le reste.
Mais qu'est-ce qu'on est bien quand on est au milieu de nos vaches hein. Je vous promets qu'on souhaiterait pas être engagé syndicalement. On seait que tout aille bien et parce que qu'est-ce que ça peut alors on a nos ennuis mais qu'est-ce qu'on est au calme quand on est au milieu et surtout on a fait ce métier là pour être libre et plus ça vient plus on entravait et moi je veux pas ça pour les jeunes qui arrivent je veux qu'ils soient libres chez eux qu'ils soient heureux d'élever leurs animaux de faire des cultures de faire des pommes.
Faut desserrer ce qu' arcan, c'est intenable. Déjà qu'on a pas pour la plupart de rentabilité, si en plus on est contraint par du réglementaire. En fait, c'est les revendications de 2024, elles ont pas été traitées.
Elles n'ont pas été traitées. La DNC, la DNC, le révélateur mais mais ça a pas été traité. Les politiques ont dit "Oui, oui, vous inquiétez pas, ça n'a pas été traité.
À part la loi du plomb qui nous a amené un plus, le reste n'a pas été traité." Bertrand Vtau, l'agriculture française cumule record des promesses non tenues et des et des engagements non respectés. Nous sommes en ligne avec Paul.
Paul nous appelle de Damazan. Paul, vous êtes touché par le mouvement agricole ? Mais moi, je suis agriculteur.
Alors, je salue notre président national parce que moi je suis la CR47 bien sûr. Euh donc moi, je suis revenu un petit village à côté de Damazan. Moi j'ai 62 ans donc je vois les choses avec une autre vision.
Comme dit Bertrand, moi je voudrais me battre pour nos jeunes. Aujourd'hui, on est victime de trahison. Euh, on a créé des coopératives, c'est-à-dire la mise en commun de nos moyens de production pour valoriser mieux parce qu'il fallait plus de volumes pour pouvoir attaquer la grande distribution, les marchés mondiaux et autres.
Nos coopératives nous ont trahi, nous ont créé des coûts enormitants en nous prenant euh la plusvalue. Euh on a euh des normes qui ne cessent de s'empiler qui font que chaque fois même si on veut plus investir parce qu'on est on est on est en fin de carrière qu'on veut pas on est obligé d'investir pour continuer à produire. il nous mettent des ils nous changent les normes donc on est obligé de continuer à produire.
Euh on a énormément de difficultés à recruter des salariés. Euh moi je fais des frais donc nous on s'est remis en question mais on sent mal parce que dans les années 80 90 on sortait trois fois par semaine pour aller vider des camions espagnols de fraises. On a fait des manifestations.
On a on narrête pas le monde paysan et maltraiter et mépriser quand on a la chance d'être autour d'une table de pouvoir exprimer nos problèmes. On a l'impression qu'ils nous ont compris. Non non, vos fonctionnaires reprennent la main derrière et ils font quand même que ce qu'ils veulent.
Ils sont formatés et ils sont incapables d'empathie. Parce qu'aujourd'hui, moi je ce que je trouve dramatique, c'est de voir ces images de force de l'ordre face à des exécuteurs. C'est ça, c'est terrible.
Euh c'est la France qui travaille face à la qui travaille. Nous, on respecte les règles et là aujourd'hui, on se retrouve face à des CRS pour pouvoir continuer à faire notre métier. Est-ce que c'est légitime aujourd'hui en France d'avoir eu des forces de l'ordre pour abattre les beauvins ?
Est-ce que les forces de l'ordre n'ont pas autre chose à faire plusieurs urgent ? Je disais au début de l'émission que des policiers, des gendarmes ce sont pas officiellement les policiers peuvent le faire par leur biais syndical, les gendarmes sont des soldats. Mais enfin, beaucoup d'entre témoignaient de leur écœurement de devoir pratiquer ce genre de forme de répression.
Euh, il disait "Nous avons protégé les paysans sains soline contre contre les ultragauchistes et maintenant c'est nous qui sommes l'ig sévir et de réprimer euh un monde agricole, un monde rural des paysans dont nous sommes. Souvent, ce sont nos familles. En tout cas, nous nous sentons plus solidaires de la cause de ces paysans que de ceux qui nous donnent l'ordre de les réprimer.
Qu'est-ce que vous qu'est-ce que ça vous inspire, Bertrand Vento ? Ben, j'étais euh j'étais en arrièrege et je t de partir avant le déploement de force, mais j'ai eu le témoignage de mes collègues euh ils l'ont très mal vécu. Alors l'argument de la ministre en disant il y a des black box qui étaient au milieu.
OK, mais bon, les forces de l'ordre, elles savent reconnaître euh des paysans de Blackb puis c'était pas la même mission. Je l'ai très mal vécu. Je On l'a tous très mal vécu.
D'ailleurs, n'importe quelle tendance syndicale, on l'a très mal vécu. C'est rare qu'un gendarme dise "Ça me fait mal au cœur de devoir réprimer des gens dont je partage peut-être la cause ou que je dont je comprends le combat. Non, mais c'est je veux dire le sur le ministre de l'intérieur là et le le préfet et je sais pas si la ministre de l'agriculture a été assigné ce qui s'est passé là-bas, mais ça a été c'est en vouloir autant à ces paysans.
Je sais plus ce qu'il faut faire. Moi moi je sais plus ce qu'il faut faire quand un pays s'en prend ce qui permet de le nourrir. On parle de réarmement militaire mais le réarmement agricole de la France, il est où ?
Il est où ? Et si on rentre en guerre, si on rentre en guerre, on fait comment ? Si ça continue comme ça, on produira même plus la moitié de ce qu'on doit consommer en France.
Vous imaginez, on parle de ram militaire mais on met même pas les moyens sur la cause agricole. Je parle pas d'alimentaire, je parle d'agroolle. La souveraineté, elle est énergétique, militaire et elle est aussi au niveau de l'alimentation.
Quand vous avez pas ces trois choseslà, vous êtes un pays qui est vulnérable. Et moi, je souhaite pas que la France soit un pays vulnérable. et l'arme agricole est une véritable arme.
Mervant, vous savez que les statistiques qui ça qui arrivent annoncent que peut-être pour la première fois la balance du commerce extérieur de l'agriculture française sera en déficit. nous aurons importé plus de produits alimentaires que nous n'en exporterons. C'est quelque chose qui est très inquiétant quand même.
Mais c'est inquiétant, mais c'était prévisible parce que quand on n' pas pu développer nos outils de production euh qui étaient des réserves d'eau pour s'adapter au changement climatique, quand on a été attaqué qu'une porcherie ne s'est pas faite, quand si vince ne s'est pas fait, quand un bâtiment où il y avait des vachetières ne s'est pas fait parce qu'on a eu des oppositions ou des entraves, et ben tout ça per tout ça à terme, c'est du franco-français mais nous a rendu a découragé nos paysans et a fait qu'on ne produit plus rien. un facteur essentiel et et aujourd'hui pour pour inverser la tendance et ben c'est ce que je vous disais tout à l'heure, on a besoin que tout le monde, état collectivité soit à nos côtés pour nous aider et pas et pas nous entraver. Il faut qu'il y ait une simplification réglementaire, il faut qu'il y ait une simplification juridique.
S'il faut donner espoir au président, aux paysans, il faut qu'ils se sentent soutenus. Aujourd'hui, vous voyez bien, les gendarmes ont été envoyés face à nous. Les paysans sont respectueux des forces de l'ordre.
C'est c'est des gens c'est des gens qu'on respecte parce que pour nous ils incarnent une certaine valeur et là aujourd'hui on n plus envie de les respecter par rapport à ce qui s'est passé en arriège et c'est un problème hein et on sait que vous pourriez faire du mal. Bertrand Ventu vous restez avec nous, on va discourir pendant cette dernière tranche de l'écart entre écologie politique et écologie agricole. À votre avis c'est pas forcément la même chose.
À tout de suite. Vous restez avec nous et vous nous appelez au 0826 300. Vous êtes sur Sud Radio avec P Rico Legas qui reçoit en différé Bertrand Vtau, président de la coordination rurale.
Nous sommes en train de de débattre, de faire l'inventaire des tragédies agricoles qui bousculent la France. Et là, on est vraiment au cœur du sujet parce que la colère la colère est immense. Bertrand Vtau, est-ce que vous pensez qu'à un moment donné le gouvernement sera contraint à faire preuve de de bon sens et de raison et trouvera les moyens pour apaiser la situation ?
C'est ce que je souhaite. Euh c'est ce que je souhaite au plus profond de moi. C'est ce qu'on souhaite tous.
Euh mais il faut qu'il tendent la main quoi. Faut arrêter de de rester bloqué. Il faut qu'il prennent contact avec nous. euh qui nous qui nous consultent et qui prennent des décisions très rapides, en particulier sur la DNC.
La DNC, c'est le c'est comment dire ? C'est ce qui est a fait exploser la situation, mais il y a beaucoup de sujets à traiter qui ont pas été traités depuis 2024 et aujourd'hui c'est pas faire des grandes messes comme le grand réveil alimentaire qu'il nous faut, c'est agir et trancher. Voilà, ils doivent faire des économies, ils doivent mettre dans l'axe euh ben les fonctionnaires à nous aider, pas nous entraver.
Je vous promets qu'au quotidien, qu'on soit syndicaliste ou président de chambre d'agriculture, c'est un enfer pour aller défendre nos paysans face à l'administration, des collectivités locales ou des agences d'État. C'est tous les jours euh moi je je reçois tous les tous les mercredis quand je suis président de chambre aussi tous les mercredis j'ai la journée complète à dépatouiller des problèmes en entrave des jeunes qui ont voulu s'installer qui ont pas eu droit à des aides parce que il y a une interprétation qui a été faite par un fonctionnaire et qui s'est trompé. C'est si vous promets, c'est c'est épuisant.
Le réglementaire nous tue hein. Euh Jean-Jacques et qui nous appelle de beau monde l'omagne dans un beau territoire entre entre Gascogne, Gévodan et Kersi en Tarnégaron. Euh Jean-Jacques, vous êtes impliqué dans le monde agricole ou non ?
Oui, bonjour Périco. Donc je voudrais d'abord me remercier sur radio. Vous êtes le porte-voie de notre détresse dans ces temps obscurs et moi-même je suis agriculteur, je suis producteur de céréales et éleveur de poulet.
Et donc euh on a très on a on est toujours en gripavière et et on est toujours sous le jou et le risque de cette maladie. Donc euh et euh je pense que le il y a une grande similitude dans le comportement du gouvernement. Au début euh le gouvernement euh comme on n'était touché que le Sud-Ouest, ils sont partis du principe que on pouvait pas vacciner à cause toujours de cette fameuse exportation, hein.
Donc c'était pas possible. la vaccination pouvait pas exister tout ça. Mais quand à un moment donné les gros élevages de l'ouest de la France ont été touchés, c'était ça a été la l'affolement total.
À partir de là, il a fallu vacciner tout le territoire et notamment bien sûr les canards et et les dindes. Donc du coup, ben aujourd'hui, il y a toujours un peu de grippe mais c'est pas contenu, c'est assez euh contenu. Disons que on on fait très attention en terme de biosécurité et à ce titre, je voulais dire que concernant cette biosécurité, je pense que le gouvernement dans le cadre de la DNC a pas fait correctement son boulot parce que il a visé que les les producteurs de les éleveurs beauvins.
Et dans ce dans ce truclà, il fallait bloquer aussi bien la circulation des équins que la circulation des des des ovins et caprin. Parce que quand on a eu la grippe avière, on a arrêté les foir aux oiseaux, on a arrêté les marchés, on a tout arrêté par rapport à ça et il fallait une biosécurité totale et je crois qu'elle a pas été correctement mis en place et c'est pour ça que je pense qu'on a le feu aujourd'hui. C'est vrai Jean-Jacques que la traité la la grippe avière a été traitée, on le voit après coup, n'a pas été forcément traité de façon cohérente et courageuse. et on s'est même quelquefois posé la question si certains n'avaient pas intérêt à ce que la situation s'aggrave pour radiquer une forme de d'agriculture proche proche des réalité.
Bertrand Vtau, aujourd'hui la vaccination semble être une des solutions d'espoir. Un élevage qui est vacciné mais pourtant 3 semaines avant que l'effet de vaccination vous pouvez vous en tenir en disant non une fois que c'est vacciné arrêtons d'abattre un élevage qui a été contaminé. Ben bien évidemment que c'est ce qu'il faudrait faire.
Alors tout le monde se cache derrière un règlement mais c'est l'interprétation qu'on fait d'un règlement qui est importante. Aujourd'hui ce qui s'est passé dans le dos aurait jamais dû se produire. Faut prendre du recul.
Mais voyez ce qu'a dit mon collègue éleveur avant. L'approche sanitaire des maladies en France est une catastrophe parce qu'elle est basée sur le principe de précaution. Et c'est là on a besoin de changement de logiciel et de véritables épidémiologistes qui ont connu l'international pour venir conseiller nos décideurs parce que il y a un manque de charisme et il y a un manque d'ouverture.
Tout le monde se cache à se protéger. et à se protéger en tranche pas. Et le rôle du politique, c'est de trancher d'écouter effectivement de consulter mais d'avoir aussi de bons conseillers qui ont une vision globale qui une vision mondiale et qui sont euh des vrais ben des vrais professionnels et qui peuvent orienter de façon efficace.
Là aujourd'hui quand vous avez en France, vous mettez un parapluie, un deuxième parapluie, un trè et en fait vous réglez pas les problèmes et les problèmes continuent et quand les problèmes continuent, ils sont pas réglés. Je se demander Bertrand Vento si le principe de précaution qui est un principe fondamental et important pour la santé publique quelquefois n'est pas euh invoqué pour des raisons plus politiques qu'économiques, qu'il n'est pas souvent au service de lobby plus qu'au service d'agriculture. C'est à se poser la question.
On ne jette pas l'anathè mais en tout cas on a on a de bonnes raisons de douter. Qu'est-ce que vous en pensez ? Moi je suis pas complotiste dans l'âme, loin de là.
Mais quand vous regardez ce qui s'est passé, ben le principe de précaution ben a mis a fait que la France et l'Europe mais sont de plus en plus dépendants effectivement de nations étrangères. Euh on le voit en l'exemple du gaz russe, vous pouvez enfin c'est voilà, il y a le lobby de la décroissance hein, le lobby croissance a infusé et donc ben il a eu son résultat. Allez, on vous laisse de nouveau vous mettre sur sur silencieux et on reprend cet entretien avec vous Bertrand Ventau.
Bertrand Ventau, vous voulez dire que l'Europe ne vous a pas protégé que la fameuse préférence communautaire qui était là pour garantir un marché communérieur à l'Europe. Finalement, tout ça c'est un leur et que vous êtes exposé à une concurrence déloyale qui vous assassine. Exactement.
Et aujourd'hui, on n' pas de protectionnisme éclairé de façon européenne. Donc c'est un vrai sujet. Euh c'est un là, je veux bien qu'on discute de la PAC actuelle comme elle est faite.
C'est pas une c'est une PAC qui est basée sur le Green Deal. Donc le Green Deal, c'est une politique de décroissance. Donc on peut pas s'en sortir.
Aujourd'hui, ce qu'il faut sur les productions qui sont aidées et aidées par la Pâque, c'est un soutien à la production. Quand vous produisez, vous avez une garantie de de pas vendre à perte. C'est ce que prenait la coordination rurale en 92 en disant attention, on va être détricoté, on aura plus de soutien de prix et avec ce soutien de prix, on va mourir parce que les aides à la surface qui ont été mises en place feront qu'on sera moins nombreux, euh qu'on ne gagnera plus d'argent et c'est très dangereux.
Donc aujourd'hui, il faut reinverser la politique agricole européenne et il faut qu'elle nous aide à produire et nous et nous protège. Quand on n'est pas sur un marché qui est garanti par la PAC, il faudra qu'elle nous protège. Ce sont des secteurs clés.
Les fruits et légumes en font partie. C'est des secteurs qui sont globalement pas aidés et sur tout ce qui est les autres productions, il faut vraiment qu'on ait protectionniste et éclairé. Quand on regarde ce qui se passe aussi bien en Chine qu'aux États-Unis pourtant qu'on pas du tout la même politique, ils défendent fortement l'agriculteur et leur producteurs par des prix qui sont garantis.
Consommateur et aux citoyennes et aux citoyens qui doivent vous défendre. Cofler Bertrination rurale. Demain, la ministre de l'agriculture Annie Jeun sera l'invité de la matinale de Sud Radio.
Si vous aviez une question à lui poser, ce sera laquelle ? Euh, comment vous dire ? Quand est-ce qu'elle va prendre à brc le problème de la DNC ? arrêter de consulter, de trancher parce que c'est urgent et d'apporter une réponse qui correspond aux demandes des éleveurs sur le terrain.
C'est la seule question que j'ai à lui poser et qu'elle arrête de se cacher euh derrière des choses qui sont la réglementation européenne et tout son rôle de ministre cette trançais et c'est surtout d'écouter les deux minoritaires qui nous demandent et qui pèsent plus de la moitié des voix aujourd'hui en France largement et de nous écouter voilà nous écouter sur la DNC et qu'elle tranche elle a été habituée à la cogestion. Voilà, c'est comme ça. Faut qu'elle en sorte, faut qu'elle nous écoute.
Sinon, je souhaite vraiment pas, il va y avoir le feu en France et j'en ai pas envie. Je vous promets que j'en ai pas envie. Mais on sent on sent la colère qui est arrivée à un point.
On en a eu vu d'autres hein mais là on sent que la Sauf France est quand même extrême. Vous savez Bertrand Ventau, les ministres de l'agriculture passent, les crises restent mais on sent que vous êtes mobilisé en première ligne. Merci d'avoir été sur Sud Radio.
On reste à l'écoute de cet enjeu. Bien entendu. Vous êtes ici chez vous.
Xavier Bertrand