Eaux en bouteille : les sénateurs rendent leurs conclusions
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les consommateurs ont été trompés, c'est sûr. Une fraude évaluée à plus de 3 milliards d'euros. Donc on est clair sur le fait que les consommateurs ont été trompés.
Donc c'est à la fois un scandale industriel mais aussi un scandale d'état parce qu'il implique l'État à tous les niveaux. Ce qui a déclenché la création de la commission d'enquête, c'est le fait queon se rendre compte qu'avec Nesleé, il y a tout un tas de choses qui été dissimulées et c'est la presse en fait qui nous a donné envie d'aller creuser ce qui se passait. On a vu que la presse révélait des choses qui avaient été tues par l'Élysée, tue par le ministère de l'industrie et on s'est dit qu'il y avait quelque chose à aller investiguer de ce côté-là.
C'est l'histoire d'un industriel qui fraude pendant des années le consommateur en pratiquant des traitements interdits sur l'eau pour la faire passer pour une eau minérale naturelle. Ce qui est clairement établi, c'est que Alma source a eu une procédure pour un nombre de choses qu'ils ont fait et puis Nesle Wats c'est les deux qui sont aujourd'hui clairement identifiés comme des industriels qui ont fauté. L'enjeu aujourd'hui, c'est qu'on a des eaux qui sont malgré le fait qu'elles soit souterraines, malgré le fait qu'elles soit réputé protégée, pose des problèmes de pureté originelle.
Or, qu'est-ce que c'est une eau minérale naturelle ? C'est une eau qui est minérale mais c'est aussi une eau qui est naturelle. C'est-à-dire qui n'est pas traité.
Or, si ces eau, elles ont besoin de traitement, bah là, on a un problème par rapport à l'appellation. Puis après, c'est l'histoire d'un état qui se prend les pieds dans le tapis, qui rentre dans une démarche transactionnelle avec l'industriel au lieu d'être celui qui est dicte la norme, qui fait preuve de clarté. Bref, un état qui dysfonctionne à tous les étages au niveau central, au niveau local.
Donc c'est à la fois un scandale industriel mais aussi un scandale d'état parce qu'il implique l'État à tous les niveaux. S'il y a un problème sur les eaux brutes, il faut traiter les eaux brutes. Voilà ce que nous nous proposons.
Et si pour certaines eaux, ils parviennent à garder l'appellation au minéral naturel parce qu'ils arrivent à retrouver la pureté originelle, tant mieux. Mais si c'est pas le cas, admettons que ce n'est plus de l'eau minérale naturel, mais tout simplement ce qu'on appelle des autres boissons, des autres tables. Ça existe, ça se vend, mais il faut pas prendre les vessilles pour les lanternes et les consommateurs pour des idiots et les leur faire boire de l'eau qui ne correspond pas à l'appellation qu'il paye et qu'il paye souvent très cher.
Je rappelle l'eau minérale naturelle 100 à 400 fois le prix de l'eau du robinet. M.
Alexandre Ouizille