Gérald Darmanin
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L'invité de Guillaume Durand avec le Figaro. Gérald Marmanin ne vous a pas échappé qu'il avait cité Renaud, Mistral perdant. Est-ce que c'est un peu le constat que vous faites ce matin ?
Non, je ne le crois pas. D'abord, je pense que c'est important ce qu'a fait Renaud Muselier, ce qu'a fait la majorité présidentielle en s'alliant, ou en disant qu'ils veulent s'allier face au Front National, qui est notre grand danger. Et finalement, ça valide assez ce qu'a fait Renaud Muselier, Christian Estrosi, Hubert Falco, Martine Vassal. Ça valide un peu, si j'ose dire, à postériori, ce que nous avons fait avec Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Sébastien Lecornu, Thierry Solaire en 2017. En 2017, quand Édouard Philippe a été nommé Premier ministre d'Emmanuel Macron, c'était un fait politique majeur.
Nous avons été plusieurs à leur dire qu'il faut évidemment soutenir Emmanuel Macron, il faut entendre la main tendue et voir que notre électorat se confond avec celui du Président de la République. Et certains, par sectarisme, n'ont pas voulu le dire.
C'est quand même bizarre que le Premier ministre intervienne dans le journal du dimanche pour annoncer quelque chose, alors que Muselier, visiblement, n'était pas totalement au courant qu'il allait l'annoncer. Donc il y a quand même une sorte de cafouillage. Non, je ne le crois pas.
Ce qu'a fait Renaud Muselier, c'est qu'il a lui-même dit qu'il n'était pas investi par des partis politiques et qu'il voulait l'Union Républicaine, avec sa majorité sortante évidemment, qui est plutôt de la droite et du centre, ce que je suis d'ailleurs. Et il a demandé que tout le monde puisse se soutenir face au Front National, parce qu'il y a un danger Front National. On oublie qu'il y a un danger Front National très important en PACA. M. Estrosi, il n'a pas gagné avec une marge de progression absolument énorme la dernière fois. Et je rappelle que Christophe Castaner avait eu la décence de se retirer qui avait permis la victoire de Christian Estrosi.
Donc on connaît les difficultés dans le sud et dans le nord, notamment du Front National. Et aujourd'hui, le Premier ministre a rendu la main tendue par Renaud Muselier pour un combat des Républicains contre le Front National. On ne peut pas à la fois constater que Mme Le Pen fait 45, 46, 47, 48% dans les sondages pour la présidentielle et considérer qu'on doit continuer à faire comme avant. Aujourd'hui, l'électorat LR soutient le Président de la République. Il y a une infime partie qui, écoutant la voix de M. Ciotti, la voix de M. Wauquiez, la voix de M. Retailleau, refuse. Ce n'est pas forcément une infime partie. Si, je le pense.
À un moment, on a comptabilisé à 30% une partie justement du vote des LR qui se reportait, ou en tout cas qui suivait la politique d'Emmanuel Macron. Ce n'est pas une infime partie.
30% de combien ? Regardez les résultats des élections européennes. M. Bellamy, qui est un homme respectable, mais sur une ligne conservatrice, sur une ligne un peu réactionnaire, a fait 8%. Est-ce que la droite française, moi j'ai soutenu Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy lorsque j'étais militant, la droite française est faite pour faire entre 25 et 30% une élection, pas 8%.
Ça veut bien dire qu'il y a une grande partie de l'électorat de droite qui, comme moi, comme Bruno Le Maire, comme Sébastien Lecornu, comme Édouard Philippe, considèrent que le Président de la République est l'homme de la situation parce qu'il baisse ses impôts, parce qu'il rétablit la sécurité, parce qu'il donne une image de la France dans le monde qui est une belle image, et plutôt que de faire sa petite soupe sur son petit feu, comme disait le général, soutenons le travail très important que le Président a fait.
Alors, vous savez, Xavier Bertrand, vous dites baisser les impôts, bonne image dans le monde, vous savez que Xavier Bertrand parle de déshonneur, que Valérie Pécresse dit qu'elle ne pratiquera pas, évidemment, ce type d'accord, qu'elle conteste une grande partie de la politique que vous menez en matière, justement, de lutte contre le terrorisme.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que dans cette famille qui se réunit ce matin, qui est celle des Républicains, il y a quand même toujours, avec même des plus jeunes comme David Lysnard, l'idée qu'une autre hypothèse est possible, que les Républicains ne sont pas morts, et que ceux qui ont été avec Emmanuel Macron sont, comment peut-on dire, des opportunistes. Quand Bertrand parle de déshonneur,
c'est ce qu'il sous-entend. Non, mais c'est des propos de campagne parce qu'on a quelques semaines d'élections très difficiles, donc je peux comprendre ces propos excessifs. Ce qu'il faut, c'est un jour se réunir, bien sûr, pour battre Marine Le Pen et pour proposer à la France le projet dont elle a besoin parce que vous voyez bien que nous sommes dans une Europe qui connaît, par rapport aux Etats-Unis, par rapport à la Chine, une concurrence difficile, effroyable.
On se posait question sur notre identité européenne, la façon dont on peut payer nos prestations sociales, notre modèle social, comment on peut rétablir la sécurité dans notre continent, comment on peut donner à l'Europe du numérique, à l'Europe de la défense, à l'intelligence artificielle, à toutes ces grandes questions qui se posent, la vue de demain et pas simplement s'occuper de la politique aérie.
Moi, ce que je veux dire objectivement entre nous, c'est qu'une fois ces élections locales passées, il faudra que, enfin, les républicains des deux bords, les Français de droite et de gauche qui sont dans des partis de gouvernement, qui considèrent qu'il y a un État de droit, qui considèrent qu'il faut que... Donc c'est une sorte d'appel que vous lancez ce matin.
Ce serait raisonnable pour tout le monde. Non, mais c'est une sorte d'appel que vous lancez ce matin.
Depuis 2017, je n'arrête pas de dire que l'électorat de droite et du centre doit, et d'ailleurs en partie, soutient le président de la République. Les républicains sont une partie de la droite. Aujourd'hui, une grande partie de la droite soutient le président de la République. Soutient le président
de la République. Mais pas les trois ou quatre que je viens de vous citer et qui sont quand même symboliques. Mais parce que... Pécresse, Bertrand, Vissnard...
Mais ce sont tous des gens de qualité et je les connais bien. Vous voulez dire qu'au dernier moment, ils pourraient revenir aussi vers vous. Je veux leur dire qu'il ne faut pas imaginer des carrières personnelles lorsque l'intérêt de la France est en jeu et que le président de la République... Qu'est-ce qu'il a fait depuis qu'il est président de la République ? Suppression de la fiscalité du capital. L'ISF, la droite, l'avait rêvé. Personne ne l'avait jamais fait sauf lui. Dépense publique au plus haut. Mais pas à l'extérieur
au plus effrayant.
Parce qu'il y a la crise du Covid. Mais attendez. 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires. Des moyens qui ont été doublés pour les services de renseignement. Un code du travail qui a été réformé. Une volonté très forte de faire la réforme des retraites arrêtée par la cause du Covid. Et vous savez bien que c'est le président de la République qui a mis en place ? Oui, peut-être. Mais il faut qu'on en discute. Mais c'est bien le président de la République actuel qui veut faire cette réforme des retraites. C'est le président de la République qui a fait la réforme de la SNCF. Aujourd'hui, on n'embauche plus de cheminots au statut. Moi, j'ai adhéré au RPR à 16 ans.
Parce que j'étais de droite gaulliste, de droite sociale. Et il y a des gens de gauche, rocardiens, stroscaniens, valsiens, casneviens, modérés, de partis socialistes, de gouvernements, qui aiment également le président de la République, parce qu'il fait une politique de redistribution sociale en écoutant l'économie de marché, parce qu'il aime le régalien et parce qu'il donne une bonne image dans le monde. Évidemment qu'il faut soutenir le président de la République. La droite du gouvernement et la gauche du gouvernement doivent soutenir Emmanuel Macron.
Vous avez entendu pour le preuve ? Vous savez que c'était une interview, ce n'est pas... Oui, mais ensuite,
c'est une question très importante. Ensuite, il y a 5 à 10% de gens qui pensent qu'il faut faire l'alliance avec Mme Le Pen.
Laissons-les avec Mme Le Pen. Qui a dit le 1er mai je serai le président de la République. C'est-à-dire qu'elle est de moins en moins... Vous l'avez affrontée sur France 2 il y a encore quelques jours. Vous l'avez même considéré qu'elle était un peu molle sur un certain nombre de sujets. Elle est dans l'affirmation maintenant. C'est-à-dire qu'elle est pratiquement certaine qu'elle va y arriver.
Mais il y a un danger, Mme Le Pen. Évidemment qu'il y a un danger, Mme Le Pen. Vous savez, moi, je suis issu d'une région où le Front National a toujours fait des scores extrêmement importants. Et qui ne voit pas...
Mais s'il y a ce danger à 48, c'est de votre faute. C'est un danger de deux manières.
Oui, c'est la faute en général de ceux qui ont gouverné depuis de très nombreuses années puisqu'ils n'ont pas manifestement réussi à répondre aux grandes questions que se posent les Français. Mais je constate aussi que la France, malgré tous ses vents mauvais, n'a pas choisi la radicalité en 2017. Elle n'a pas choisi de voter par Mme Le Pen. Et regardez aux Etats-Unis, regardez au Brésil, regardez en Angleterre que le Brexit est une forme de radicalité, regardez Salvini en Italie, regardez ce qui se passe en Allemagne, en Belgique, en Pologne, en Espagne. Nous n'avons pas choisi, nous, les Français, la radicalité grâce à Emmanuel Macron. Mais M.
Durand, moi, quand j'ai eu 18 ans, j'ai voté pour la première fois à l'élection présidentielle contre Jean-Marie Le Pen. Désormais, je suis ministre de la République, j'ai 39 ans. Voilà quasiment 20 ans que le combat de ma génération, c'est le combat contre la famille Le Pen.
J'ai plusieurs questions précises à vous poser. Première question, est-ce que vous avez des nouvelles des agresseurs de Bernard Tapie ?
Je n'ai pas de nouvelles des agresseurs de Bernard Tapie pour deux raisons. La première, c'est qu'à ma connaissance, ils n'ont pas été arrêtés. Et deuxièmement, c'est qu'elle est désormais entre les mains de la justice et que s'il y avait quelqu'un qui peut répondre, c'est le procureur de la République qui n'est pas le ministre de l'Intérieur.
Deuxième question, est-ce que vous êtes satisfait que le Conseil d'État ait confirmé la dissolution de génération identitaire ?
Tout à fait. Que n'ai-je entendu, d'ailleurs de la part d'une droite très dure, je pense M. Retailleau, par exemple, qui disait que nous étions en train de faire de l'équilibriste entre les associations islamistes que nous avons dissous, avec le courage de l'avoir dissoudre, CCIF ou Barakasini, par exemple, et Génération Identitaire qui finalement était une petite association familiale et démocratique. Le Conseil d'État a rappelé que c'était une association dangereuse qui prenait la haine et j'en suis fort satisfait.
Est-ce que vous considérez, troisième question, comme l'a dit bien Valérie Pécresse lors d'une émission à Europa, qu'il faudrait que le statut de clandestin, si statut il y a, soit un délit ? En France, c'est-à-dire tout clandestin qui est sur notre territoire et dans une situation de délit.
Mais c'est là où Mme Pécresse, si j'ose dire, ne va pas jusqu'au bout de ses idées et fait un peu de démagogie, c'est que c'est une directive européenne. Est-ce qu'il faut changer les règles européennes pour permettre de mieux expulser du territoire national des gens qui doivent être expulsés ? La réponse est oui. Et c'est ce que nous faisons d'ailleurs. Vous savez, chaque année, nous expulsons 30 000 personnes qui sont irrégulées sur le territoire national. Mais pour beaucoup, on a beaucoup de mal parce que les pays n'en veulent pas. Pour trois raisons, vous avez raison, c'est notre grand problème. La France n'est pas un pays laxiste contrairement à ce qu'on dit.
130 000 demandes d'asile hors Covid, l'année normale, si j'ose dire, parce que ça a beaucoup baissé évidemment pendant le Covid. Mais par honnêteté, prenons l'année 2019, 130 000 demandes d'asile, il n'y a que 26 000 acceptations. Et sur ces 26 000 acceptations, beaucoup sont des pays où les pays sont en guerre, les personnes sont persécutées pour leur foi chrétienne, pour leur sexualité. Donc c'est l'honneur de la France de les accueillir. Ce qui reste, c'est les 100 000. Les 100 000, nous demandons donc qu'ils partent. Et on en expulse à peu près 30 000.
Donc effectivement, notre grande difficulté, ce n'est pas les décisions dures qu'on doit prendre, c'est comment faire accepter des pays comme l'Afghanistan, la Libye, la Syrie, des choses extrêmement compliquées parce que parfois en guerre, ces citoyens-là. Et donc c'est ce que nous devons absolument améliorer. Si vous voulez me faire dire qu'il y a encore beaucoup d'améliorations à faire, je suis tout à fait...
Dans le séparatisme islamique, vous savez qu'il y a aussi des États qui sont des États avec qui on a des relations comme le Qatar par exemple et qui sont sur le plan justement de l'islamisme politique et des financiers avérés par tout le monde. D'ailleurs, pendant la campagne des primaires à droite que vous avez suivie, Bruno Le Maire était vent debout contre le fait qu'on ait ces relations avec le Qatar alors que d'autres comme Nicolas Sarkozy étaient plutôt proches du Qatar.
Je ne sais pas à titre individuel quelle est votre position mais est-ce qu'il peut y avoir des pays qui justement avec qui on n'a pas envie de discuter vraiment comme la Libye d'aujourd'hui et des pays avec qui on discute qui pourtant sur le plan du séparatisme islamique sont à peu près sur la même ligne ?
Ce qui est certain c'est que nous sommes dotés d'armes dès que la loi séparatisme sera promulguée celle que j'ai portée au nom du président de la République qui empêcheront demain des pays comme ceux que vous avez cités de continuer à faire ce soft power islamiste puisque nous pourrons nous opposer à la vente des lieux de culte une mosquée par exemple en France de la vendre au Maroc au Qatar ou à l'Arabie Saoudite ou à la Turquie à n'importe quel autre pays ça vaut pour tous les lieux de culte Vous allez empêcher
Qu'est-ce qui se passe par exemple concernant la Turquie dans l'Est ?
Exactement Ce qui n'est pas en l'Est ce n'est pas la vente de la mosquée à la Turquie c'est la construction par la Turquie ou par ses affidées C'est justement ça que j'évoquais Donc un on interdit la vente Deux on interdit en effet les financements étrangers sur le sol national quels qu'ils soient et nous pourrons nous y opposer ce n'est pas le cas aujourd'hui Demain un gouvernement le gouvernement turc ou une association qui dépend du gouvernement turc enfin bref il peut y avoir évidemment diverses façons de contourner ces dispositions tout argent étranger qui vient sur le territoire national un doit être connu par l'intermédiaire de Traquefin et deux le ministre de l'Intérieur pourra s'y opposer pour l'intérêt de la nation et donc effectivement nous pourrons nous opposer à cela et ça vaut pour les lieux de culte et ça vaut pour les écoles
Question vous voyez j'ai d'autres questions concernant la situation politique elles sont importantes et elles émanent cette fois-ci de la CGT et de monsieur Martinez vous savez qu'il y avait des violences considérables lors d'une manifestation de la CGT traité de collabo par des gens qui les ont agressés alors le problème de monsieur Martinez qui est donc le patron de la CGT c'est qu'il considère que l'avenue qui permettait l'évacuation de la manifestation était bloquée par les forces de l'ordre donc il soupçonne le préfet de police au fond de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour assurer non seulement la sécurité de la manifestation premièrement mais pour assurer la sécurité de l'évacuation il demande des explications il dit je n'ai aucune explication vous êtes en direct ce matin quelles sont les explications
mais moi je suis évidemment pour que chacun ait le droit absolu de manifester en France c'est une liberté constitutionnelle mais il y a des règles dans les manifestations et les organisateurs des manifestations en l'occurrence le 1er mai chacun sait que c'est une manifestation syndicale les organisateurs doivent gérer cette manifestation et je peux vous dire que les services de police à ma connaissance je me suis rendu compte auprès du préfet de police à la fois la veille et le jour même de ce qui s'était passé a tenu dans les règles la sécurité de la manifestation ensuite la gestion de cette manifestation et les discussions houleuses et les bagarres que j'ai pu constater également entre par exemple une partie des gilets jaunes et des membres de la CGT c'est une question évidemment très importante la police a pu intervenir à des moments donnés pour sécuriser un centre de manifestants mais ce n'est pas la police qui peut organiser gérer la manifestation à la place des grandes organisations syndicales donc à ma connaissance il n'y a pas eu de raté de la préfecture de police bien au contraire il y a même eu des policiers molestés mais Martinez dit
qu'il n'y a pas eu de possibilité d'évacuation face à la pression des manifestants qui attaquaient
non il y a eu entre les gilets jaunes et la CGT des bagarres je le regrette il y a eu une manifestation qui était encadrée selon les déclarations des syndicats et notamment de la CGT et à ma connaissance il n'y a pas eu d'empêchement par les policiers de faire autre chose que ce qui était déclaré j'ai cru comprendre qu'il n'y ait pas de plainte qui avait été déposée par ailleurs par la CGT je veux donc redire à quel point je pense les policiers ont été et les gendarmes courageux dans cette manifestation du 1er mai vous savez il y a un policier qui a encore été molesté et qui a passé sa journée à Persil parce qu'il a été particulièrement attaqué par des manifestants qui ne sont pas des manifestants et des délinquants donc la violence elle s'est retournée contre tout le monde et surtout contre les forces de l'ordre
je parle des questions précises et après j'aurai une question politique de fond et nous en terminons cet entretien je rappelle que nous sommes avec Gérald Darmanin qui signe le séparatisme islamique manifeste pour la laïcité sous l'édition de l'observatoire il semble qu'à Marseille l'IGPN la police des polices ait été saisi après l'interpellation d'un couple qui participait à une flette clandestine coup de poing traîné au sol par les cheveux etc que sa compagne aurait été violemment poussée est-ce qu'il y a une bavure ? Est-ce que vous avez des remontées d'informations concernant cette affaire ?
Non, je n'ai pas de remontées d'informations lorsque j'ai eu connaissance de la vidéo qui est circulée sur les réseaux sociaux j'ai demandé compte à la préfète de police des Bouches-du-Rhône une enquête administrative est saisie à ma demande une enquête judiciaire à l'IGPN comme vous l'avez évoqué donc indépendante et évoquée par aujourd'hui la justice donc laissons ces deux enquêtes se faire ce qui est sûr c'est qu'en attendant chez les endroits à ce que ces deux policiers dont la présomption d'innocence s'applique ne puissent être retirés la voie publique comme on dit et puissent attendre le retour de ces enquêtes si ces enquêtes concluent à des fautes de la part des policiers ils seront évidemment sanctionnés
La dernière question concerne la politique concerne le président de la République vous connaissez la vie politique même si vous êtes extrêmement jeune au fond qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy que vous connaissez bien ou de François Hollande dont vous étiez l'adversaire politique ils ont été un peu pris de vitesse pour des raisons multiples et variées par ce qu'on appelle maintenant le quinquennat qui est la loi en France Nicolas Sarkozy il y a eu deux crises économiques qu'il a fallu régler donc il n'a pas pu aller jusqu'au bout c'était son programme François Hollande a été aux prises avec les frondeurs ce qui n'était peut-être pas prévu au début et finalement tout est parti un petit peu dans un registre qui est celui du désordre avec en plus les chiffres du chômage le Covid ce n'était pas prévu les gilets jaunes ce n'était pas prévu et donc le programme d'Emmanuel Macron qui était le programme de la campagne dont on se souvient tous dans les révolutions il n'a été qu'au quart du 25ème appliqué même si vous avez rappelé des réformes tout à l'heure est-ce que vous avez l'impression que lui aussi peut être victime du quinquennat de ne pas avoir prévu la rapidité et ce qui est imprévisible par définition c'est-à-dire une épidémie
ce qui est sûr c'est que le président de la république il n'a pas eu beaucoup de chance dans sa gestion de son quinquennat pour l'instant puisqu'entre les gilets jaunes et le Covid effectivement nous avons eu beaucoup de difficultés à gérer et je crois que les français moi c'est ce qu'il me dit sur le marché de Tourcoing ils disent on n'aimerait pas être à votre place personne ne ferait mieux que le président et on vous trouve bien courageux
vous avez entendu Marine Le Pen elle a dit c'est le quinquennat de la violence c'est lui qui a affiché la violence français
je ne croise pas beaucoup Marine Le Pen sur le marché de Tourcoing je sais
mais je reviens à ce que vous évoquez
elle est peut-être un peu subjective Marine Le Pen
c'est vrai mais je reviens à ce que vous évoquez tout à l'heure c'est-à-dire ce duel vous n'avez pas hésité vous-même à le présenter comme le duel
parce que c'est ce que veulent manifestement les français les sondages le disent les élections le disent on verra bien ce qui se passera à l'élection présidentielle et le danger Front National est énorme pour les élections régionales Est-ce que vous êtes certain
qu'il va y aller
Emmanuel Macron ?
Non il ne m'a pas fait de confession moi je souhaite qu'Emmanuel Macron soit de nouveau candidat mais avant l'heure ce n'est pas l'heure comme disait ma grand-mère pour l'instant le président de la République il gère une crise très importante qui est une crise à la fois économique sociale psychologique et bien sûr sanitaire c'est encore un an un an c'est très long les français n'aimerais pas qu'on puisse faire ces jeux politiciens présidentiels alors même qu'on doit gérer cette crise il y aura un moment où il choisira de dire ce qu'il a à dire pour la France s'il a un projet s'il a envie de continuer et s'il pense qu'il peut encore apporter beaucoup à la France moi je pense qu'il peut apporter beaucoup à la France je pense que la France a la chance d'avoir Emmanuel Macron et nous avons sans doute fait des erreurs mais en tout cas j'ai toujours vu le président de la République volontaire aimant les français humble travailleur essayant d'améliorer pour nos concitoyens notre avenir ce qui est certain c'est que le quinquennat a réduit vous avez raison en tant qu'observateur je le vois a réduit le temps politique aidé par les médias et les réseaux sociaux sans doute et l'inversement du calendrier c'est-à-dire de dire le président de la République et après les parlementaires a rendu sans doute encore plus compliqué la gestion politique de notre pays mais ceci étant dit et c'est étant constaté je trouve que le président de la République Emmanuel Macron est un grand président de la République
dernière question elle concerne évidemment le Covid et la vaccination au fond beaucoup de gens se demandent puisqu'on est dans une course contre le temps pourquoi ne pas ouvrir la vaccination à tous ceux qui se présentent
ça arrivera bientôt vous l'avez entendu de la part du président de la République on entend au mois de juin si j'ai bien compris ce qu'il s'était dit récemment
pourquoi pas maintenant parce qu'il y a encore beaucoup de gens on crée un mouvement pour dire aux gens allez maintenant si vous voulez vous faire vacciner allez vous faire vacciner
parce que moi pour avoir visité plusieurs fois les services de réanimation et notamment ceux de ma commune je constate que c'est soit les personnes âgées soit les personnes obèses soit les personnes qui ont des comorbidités des maladies des maladies respiratoires qui sont non seulement les plus touchées mais qui meurent le plus d'ailleurs je voudrais dire que cette maladie elle touche souvent d'ailleurs en premier des personnes des classes populaires et des classes moyennes et on le dit pas assez c'est une maladie qui est assez discriminante socialement et c'est une inquiétude assez forte dans les villes des quartiers populaires comme la mienne donc je pense qu'il faut d'abord accepter l'idée de prioriser ceux qui sont les plus concernés par la possibilité de mourir du Covid donc c'est une bonne politique ce qu'il faut en revanche après avoir tant à acclamer la vaccination c'est qu'une grande partie des français continue à les faire vacciner
je voudrais simplement puisque vous avez amené un livre rappeler celui aussi de Gilles Képel vous savez qu'il parle de terrorisme atmosphérique vous parlez de séparatisme islamique est-ce que ce qu'il a défini parce que vous le connaissez ses travaux est-ce que finalement on peut répondre par une modification de la loi sur la laïcité à ce qui est devenu un phénomène imprévisible regardez ce qui s'est passé à Rambouillet personne ne connaissait ce personnage qui a été d'ailleurs régularisé je ne dis pas par votre gouvernement mais par la période où vous étiez au pouvoir donc est-ce qu'on peut répondre par une loi à quelque chose qui est devenu atmosphérique
et mortel la loi permet comme les moyens permet de lutter contre ça mais ce n'est pas évidemment le seul moyen et Gilles Képel qui est un grand chercheur a raison il nous éclaire beaucoup de ce djihadisme d'atmosphère cette mise en condition par les réseaux sociaux par le commerce communautaire par ce qui se passe à l'international par les bagarres du monde sunnite par la lutte contre ce qu'ils appellent le blasphème contre le prophète voilà cette atmosphère qui crée les conditions atmosphériques des passages à l'acte et c'est quelque chose dont Gilles Képel dit que ça vient de très loin et d'ailleurs Gilles Képel comme Bernard Rougier sont les deux phares si j'ose dire qui devraient tous nous inspirer et cette loi séparatisme était très largement inspirée par leurs analyses
on peut enlever le masque vous pensez à partir d'un certain temps puisque c'est déjà le cas dans les Alpes-Maritimes
j'ai discuté hier avec mon homologue américain qui évoquait que pour les personnes vaccinées en dehors ils avaient désormais décidé de faire retirer le masque vous le souhaitez pour la France ? dès que nous pourrons le faire je souhaite que nous mais moi je ne suis pas médecin moi je ne suis pas médecin oui mais j'interroge
le ministre de l'intérieur j'interroge pas médecin
justement on a beaucoup interrogé les ministres pour leur demander leur avis ce qui est sûr c'est qu'il faut que chacun puisse parler de ce qu'il connait je ne suis pas médecin et donc je ferai ce que les médecins disent ce qui est certain c'est que j'ai envie comme tous les français de trouver une vie normale sans masque en se serrant la main et en buvant des verres en terrasse de café
Gérald Darmanin le séparatisme islamique manifeste pour la laïcité le livre est publié aux éditions de l'Observatoire merci d'être venu ce matin sur l'antenne de Radio Classique nous avons essayé ensemble de balayer l'ensemble de l'actualité 8h36 la guerre des idées est portée par Eugénie Bastier elle sera en direct
Gérald Darmanin