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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 28 octobre 2026 5 minDivertissementTravail & emploi

Peut-on être un bon manager sans être aimé de ses équipes ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Temps de parole

  • ?100 %

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Non speech

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Locuteur

Le petit matin Sud Radio 5h 7h Benjamin Glaise Et comme chaque mercredi, on plonge dans le monde de l'entreprise avec Pierre-Yves Martin. Bonjour Pierre-Yves. Bonjour Benjamin. Bon, ce matin je lisais vous posez une question assez provocatrice. Peut-on être un bon manager sans être aimé de ses ? On commence comme d'habitude Pierre-Yves avec une petite mise en situation pour se mettre en jambe. Exactement Benjamin. Vendredi, imaginez la situation.

Vendredi 17h, un collaborateur passe la tête dans votre bureau et vous demande "Dis donc, pour le planning, tu m'as affecté samedi, ça m'arrange pas trop, je préfère tu sais travailler du lundi au vendredi." Alors le manager hésite, il l'aime bien il n'a pas en fait envie de le décevoir. Alors il finit par accepter. Mais quelques minutes plus tard, ce même manager est un peu ennuyé, quelque peu dans la tourmente parce qu'il n'a personne à affecter pour cette journée de samedi. Alors la vraie question c'est qui va opérer cette activité du ? Comment vont réagir les ? Que va-t-il se ? Et cetera et cetera. Alors le manager finalement a voulu faire plaisir à son collaborateur.

C'est normal, c'est humain, mais a-t-il pris une bonne décision pour ? C'est toute la question Benjamin de ce matin. Peut-on être un bon manager sans être aimé de ses ? Alors première idée, il y en a trois. Vouloir être aimé peut t'empêcher de bien décider. Exactement, on a tous envie d'être apprécié, c'est humain, une sorte d'attachement, mais quand on dirige ou manage une question, une équipe, ce besoin peut nous jouer des tours. On doit par exemple recadrer un comportement, on a tendance à attendre. Il faut refuser une demande, alors on cherche une excuse ou alors modifier une organisation, on recule devant les protestations. Et petit à petit finalement une question prend toute sa place.

Comment vont-ils le ? Bien sûr, cette question compte, il faut choisir ses mots, savoir expliquer, prendre en compte les difficultés, mais ouais. il faut d'abord se demander de quoi l'entreprise a-t-elle ? Et dans notre histoire de planning, Benjamin, il faut accueillir les clients, assurer le service et répartir les contraintes. Cela peut obliger le responsable à dire "Cette fois-ci, tu travailleras le samedi." Certes, le collaborateur, Benjamin, sera déçu, mais cela ne rend pas la décision pour autant mauvaise. Bon, deuxième idée, chacun voit sa situation, le manager, lui, doit regarder toute l'entreprise. Exactement, l'entreprise dans sa globalité, dans son ensemble.

Un salarié souhaite un meilleur horaire, un autre veut garder un dossier important. Une équipe peut aussi demander davantage de moyens. Toutes ces demandes sont légitimes. Il faut savoir les entendre, mais il faut aussi regarder leurs conséquences ailleurs. Par exemple, accorder une priorité à son équipe peut retarder le travail d'un autre service. Accepter une dépense peut obliger à renoncer à un investissement d'un autre service ou d'un investissement plus urgent. Repousser une tâche peut mettre en un collègue en difficulté ou voir même faire attendre un client. Donc, la responsabilité du manager dans ce cas-là dépasse donc la satisfaction de sa propre équipe.

Alors, on en vient à cette troisième idée, néanmoins, décider pour l'entreprise, ça exige tout de même d'écouter et de rendre des comptes, Pierre Rives. Ouais, parce que "C'est dans l'intérêt de l'entreprise" ne suffit pas à justifier tout et n'importe quoi. Encore faut-il expliquer cet intérêt. Quel problème cherche-t-on à ? Première question. Deuxièmement, quel résultat ? Et surtout, avec quelles conséquences pour les ? Une équipe peut signaler un délai difficile, une charge excessive, un risque pour la qualité. L'écouter va permettre de prendre la bonne décision et parfois, le manager doit défendre aussi ses collaborateurs auprès de sa direction.

Parce qu'épuiser une équipe ou fixer des objectifs irréalisables finit aussi par coûter cher à l'entreprise. Ensuite, il faut savoir trancher, expliquer le choix et vérifier ce qu'il produit. Et si la décision ne fonctionne pas, alors on la corrige. Être contesté ne prouve pas qu'on a tort, mais cela ne prouve pas non plus qu'on a raison. Alors oui, on peut être un bon manager sans être aimé de tous. Être apprécié facilite les relations, mais l'approbation de l'équipe ne peut pas devenir la boussole de chaque décision.

Alors avant de se demander "Benjamin, est-ce qu'ils vont m'aimer pour cette ?", un manager doit pouvoir répondre à une autre : "Est-ce que je pourrai en répondre devant toute ?" Et oui, et puis avec cette question et effectivement de démarche, voilà, d'être pédagogique aussi dans ces dans ces cas-là. Exactement, d'autant plus important, j'ai envie de dire. Merci beaucoup, Pierre-Yves Martin, on se retrouve la semaine prochaine, mercredi prochain. D'ici là, eh bien, je vous souhaite une très très belle journée.