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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 12 mai 2022 38 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTransportsEnvironnement & énergie

Contre-Matinale #139 | Macron II : Un nouveau quinquennat de violence policière ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 56 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:55OuverteRéponse directe

    Bonjour Amel Bentounsi, merci d'être avec nous.

  • 18:12OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui s'est passé dans la nuit du 24 au 25 avril ?

  • 21:18FerméeÉludée

    Cette loi dont tu parles, qui assouplit l'usage des armes à feu pour la police, c'est le fameux article L435-1 ?

  • 22:24OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui s'est concrètement passé cette nuit-là ?

  • 25:38ComplaisanteRéponse directe

    Interpeller les candidats aux législatives, ça peut être une pression exercée sur les députés.

  • 28:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu peux nous parler de cette loi L435-1 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01PrésentateurFait
    « Deux personnes ont perdu la vie et une troisième a été grièvement blessée après un refus d'obtempérer dans la nuit du 24 au 25 avril sur le Pont-Neuf à Paris. »
  • 1:09PrésentateurFait
    « L'agent de police qui a tiré sur le véhicule a depuis été mis en examen pour homicide volontaire. »
  • 1:42PrésentateurFait
    « « Elle, les 435-1 armes de destruction massive » en référence à un article de loi sur l'usage d'armes à feu par la police. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « Assassinée d'une balle dans la tête par l'armée israélienne à l'âge de 51 ans, c'est dans ces terribles conditions que la célèbre journaliste Shireen Abu Akleh a été retrouvée morte alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne en Cisjordanie. »
  • 3:26PrésentateurFait
    « Famine, migration, mort, les sécheresses s'aggravent, alerte l'ONU. »
  • 3:48PrésentateurChiffre
    « Dans la corne de l'Afrique, la pire sécheresse jamais vécue menace de famille 20 millions de personnes. »
  • 4:19PrésentateurChiffre
    « près de 160 millions d'enfants sont exposés à des sécheresses graves et prolongées, alerte l'ONU dans un rapport inédit publié mercredi 11 mai. »
  • 4:30PrésentateurChiffre
    « 134 sécheresses en 10 ans et affecte surtout les femmes. La charge de la collecte de l'eau pèse de manière disproportionnée sur les femmes, 72% et les filles 9% qui, dans certains cas, dépensent jusqu'à 40% de leur apport calorifique pour transporter l'eau, rapporte l'ONU. »
  • 4:56PrésentateurChiffre
    « Si l'action ne s'intensifie pas d'ici 2030, on estime que 700 millions de personnes risquent d'être déplacées par la sécheresse, estime l'ONU. »
  • 5:09PrésentateurChiffre
    « d'ici 2050, les sécheresses pourraient toucher plus de 3 cas de la population mondiale et jusqu'à 216 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer, développer de nouvelles pratiques agricoles économes ou encore changer d'habitude alimentaire. »
  • 5:20PrésentateurChiffre
    « L'ONU pousse ainsi une baisse drastique de la consommation de la viande. Il faut 15 000 litres d'eau pour produire 1 kg de bœuf, 6 000 litres par kilo de porc et 4 000 par kilo de poulet. »
  • 5:40PrésentateurChiffre
    « Selon une enquête via Voice, 78% des sympathisants de gauche soutiennent l'alliance entre insoumis, écolos, socialistes et communistes. »
  • 7:42PrésentateurFait
    « L'exécutif pourrait dévoiler son dispositif sur le pouvoir d'achat avant le scrutin pour tenter de contrer la gauche. »
  • 10:40InvitéFait
    « ils ont décidé de le supprimer. L'arrivée prévue, c'était aux alentours des 10h20, 10h30 à Nice, et ils ont décidé de totalement le supprimer, même plus de bus, rien du tout. »
  • 11:51InvitéFait
    « Alors, nous, ils nous ont dit que c'était un train qui n'était pas assez fréquenté. »
  • 19:25InvitéFait
    « on constate une nette augmentation d'usage des armes à feu des policiers »
  • 20:10InvitéFait
    « le parquet avait demandé violence volontaire ayant entraîné la mort sans l'intention de la donnée et que les deux magistrats qui certainement ont des indices graves et concordants qui leur a permis de maintenir ce chef d'inculpation »
  • 28:42InvitéFait
    « Alors l'article L435-1 c'est l'assouplissement de l'usage des armes à feu »
  • 30:57InvitéFait
    « il y aura le procès de ces policiers qui ont tabassé sous un porche pendant le confinement Sofiane qui s'apprêtait à aller au travail »
  • 33:23InvitéFait
    « ces trois policiers sont mis en examen pour violence volontaire et entraîner la mort »

Temps de parole

  • Présentateur44 %
  • Invité42 %
  • Invité 213 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Très cher Matino, bonjour. On commence ce nouveau numéro de la Contre-Matinale avec des remerciements. On a enregistré hier le 10 000e abonnement. Toute l'équipe du Média se joint à moi pour vous exprimer notre gratitude. Nous pouvons désormais terminer cette saison sereinement et se projeter au-delà avec de nouveaux concepts d'émission qui rencontreront, nous l'espérons, votre adhésion. Les idées ne manquent pas et la volonté de renforcer notre équipe est un souci au quotidien. La campagne d'abonnement se poursuivra donc toute l'année et vous pourrez toujours nous soutenir à travers un don de 5 euros par mois ou voire plus.

À peine réélu, Emmanuel Macron est attendu sur la question des violences policières qui ont déjà particulièrement marqué son premier mandat. Deux personnes ont perdu la vie et une troisième a été grièvement blessée après un refus d'obtempérer dans la nuit du 24 au 25 avril sur le Pont-Neuf à Paris. L'agent de police qui a tiré sur le véhicule a depuis été mis en examen pour homicide volontaire.

Dénonçant la décision des juges d'instruction, le syndicat des policiers Alliance a appelé un rassemblement lundi 2 mai, un rassemblement auquel la membre fondatrice du collectif Urgence de notre police assassine, Amel Bentounsi, a immédiatement appelé à une contre-manifestation des syndicats dans le quartier Saint-Michel alors qu'elle était encerclée par des CRS et brandissait une pancarte où il a été écrit « Elle, les 435-1 armes de destruction massive » en référence à un article de loi sur l'usage d'armes à feu par la police. Elle a fait l'objet d'un contrôle avant d'être arrêtée et placée en garde à vue par des policiers en civil.

Elle sera avec nous pour faire le point sur cette énième affaire de violences policières. C'est confirmé hier, Emmanuel Valls a publié sur Twitter une photo de sa déclaration de candidature aux législatives à venir pour le compte de Renaissance, le nouveau nom du bloc macroniste. Théophile n'a pas résisté à rédiger un focus sur le sujet, bien mordant comme on les aime. Et on démarre, comme toujours, cette contre-matinale avec la titrologie.

Assassinée d'une balle dans la tête par l'armée israélienne à l'âge de 51 ans, c'est dans ces terribles conditions que la célèbre journaliste Shireen Abu Akleh a été retrouvée morte alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne en Cisjordanie, occupée, vêtue de son gilet presse. Sa mort ce mercredi 11 mai à l'aube dans le camp de Jénine en Cisjordanie est la preuve qu'Israël vise les journalistes à alerter Yumna Patel dans un article d'opinion paru dans Al Jazeera. L'Union européenne a condamné hier la mort de la journaliste et a exigé une enquête indépendante sur les circonstances de son décès.

De son côté, le haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est dit consterné par la mort de Shireen Abu Akleh et a également demandé une enquête indépendante de nationalité américano-palestinienne. La correspondante d'Al Jazeera English en Cisjordanie était une icône dans le monde arabe. Le corps de la journaliste entourée d'un drapeau palestinien a été tout de suite porté en cortège dans les rues de Jénine. Les funérailles nationales sont prévues ce jeudi à 11h en compagnie du président de l'autorité Mahmoud Abbas. Elle sera ensuite enterrée à Jérusalem. Famine, migration, mort, les sécheresses s'aggravent, alerte l'ONU.

La question climatique était déjà à la une de Libération hier qui tirait la sonnette d'alarme sur les fortes chaleurs en perspective en France et la diminution des réserves d'eau qui annoncent des récoltes estivales catastrophiques. Le problème est bien sûr hélas plus global. C'est le monde qui s'assèche. Dans la corne de l'Afrique, la pire sécheresse jamais vécue menace de famille 20 millions de personnes. Au Chili, les coupures d'eau sont désormais courantes. En Californie, l'utilisation de l'eau en extérieur va être limitée. Un jour par semaine, même la Corée du Nord se trouve obligée de réquisitionner des fonctionnaires pour aider les paysans démunis.

Cette année, plus de 2,3 milliards de personnes seront confrontées au stress hydrique et près de 160 millions d'enfants sont exposés à des sécheresses graves et prolongées, alerte l'ONU dans un rapport inédit publié mercredi 11 mai. Le phénomène touche plus particulièrement le continent africain. 134 sécheresses en 10 ans et affecte surtout les femmes. La charge de la collecte de l'eau pèse de manière disproportionnée sur les femmes, 72% et les filles 9% qui, dans certains cas, dépensent jusqu'à 40% de leur apport calorifique pour transporter l'eau, rapporte l'ONU.

La sécheresse, conséquences directes et changements climatiques, selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, participent d'un cercle vicieux. Moins d'eau, c'est moins de photosynthèse par les plantes et donc moins de stockage de CO2. Si l'action ne s'intensifie pas d'ici 2030, on estime que 700 millions de personnes risquent d'être déplacées par la sécheresse, estime l'ONU. D'ici 2050, les sécheresses pourraient toucher plus de 3 cas de la population mondiale et jusqu'à 216 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer, développer de nouvelles pratiques agricoles économes ou encore changer d'habitude alimentaire. Des solutions existent.

L'ONU pousse ainsi une baisse drastique de la consommation de la viande. Il faut 15 000 litres d'eau pour produire 1 kg de bœuf, 6 000 litres par kilo de porc et 4 000 par kilo de poulet. À un mois du premier tour des législatives, on continue de parler de l'alliance des gauches qui marque cette campagne dans la presse mainstream. Selon une enquête via Voice, 78% des sympathisants de gauche soutiennent l'alliance entre insoumis, écolos, socialistes et communistes. Malgré les désaccords, Jean-Luc Mélenchon a initié une dynamique soutenue par un tiers des Français, comme le rélevait le sondage via Voice pour l'IB.

L'ANUPS pourrait supplanter les Républicains comme première force d'opposition en dépit des candidatures dissidentes et des rivalités tant partisanes que personnelles. La gauche et les écologistes abordent les législatives dans un esprit collectif et constructif, bien décidé à s'installer durablement dans le paysage local, fait remarquer l'IB. L'accord restera toutefois entaché par la cabale raciste dont a été victime l'ex-candidat Tahabou Hafs, à laquelle s'est ajoutée l'opposition virulente de Fabien Roussel, qui jugeait son investiture dans la 14e circonscription du Rhône. Inacceptable, Tahabou Hafs annonçait mardi, il retirait sa candidature au législatif face au déferlement d'attaques.

Il avait reçu le soutien de nombreux dirigeants de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. Mais selon Mediapart, c'est un signalement envoyé à la cellule de suivi contre les violences sexistes et sexuelles de la France insoumise qui a poussé le candidat à renoncer. « J'étais déjà à bout, le signalement a été la dernière goutte qui m'a conduit à me retirer », a-t-il expliqué au site d'investigation. Face à l'union de la gauche, Emmanuel Macron doit réviser sa stratégie. Alors qu'il avait conduit la présidentielle avec comme principaux adversaires l'extrême droite et Marine Le Pen, la NUPS l'oblige à revoir ses plans dans un discours devant ses troupes.

Mardi, le chef de l'État s'est montré offensif contre ce qu'il décrit comme l'extrême gauche et a dénoncé ceux qui voudraient rejouer aux législatives, ce qui a été tranché à la présidentielle. Emmanuel Macron a ainsi ciblé l'union de la gauche et en creux, son dirigeant Jean-Luc Mélenchon rapporte Le Monde pour allier une partie des sociodémocrates. La République en marche insiste sur l'idée de désobéissance aux traités européens inscrits dans l'accord de gauche. L'exécutif pourrait dévoiler son dispositif sur le pouvoir d'achat avant le scrutin pour tenter de contrer la gauche.

S'il paraît peu probable que la NUPS soit en mesure de remporter la majorité des sièges, le bloc de gauche a, en revanche, de sérieuses chances de devenir la principale force d'opposition face aux troupes d'Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, estime Bristin Thurier, politologue et directeur général délégué d'Ipsos France, et ainsi de faire valoir son pouvoir de nuisance sur la durée du quinquennat, souligne Le Monde. C'est confirmé hier. Emmanuel Valls a publié sur Twitter une photo de sa déclaration de candidature aux législatives à venir pour le compte de Renaissance, le nouveau nom du bloc macroniste.

Si on était méchant, on dirait que c'est l'aboutissement de la longue marche d'un forceur. Mais nous, on est des gentils. Jamais on ne s'amusera des attaques à la sulfateuse de l'actuel député La République en marche, de la cinquième circonscription des Français de l'étranger, qui souligne l'impopularité de Valls auprès des Français, de la circonscription. Tout au plus, on exhumera les phrases définitives de Valls sur Macron quand le premier, encore premier ministre, et le second, son ministre de l'économie. On va être sérieux et se demander de quoi Manuel Valls est le nom.

Pourtant, et tant de grands médias et de politiques sont littéralement allés le chercher après sa piteuse épopée barcelonaise. L'intérêt politique de l'opération, qui consiste à débrancher un député hyper engagé dans sa circonscription pour imposer Manuel Valls, le politicien né avant la honte, comme le disent ses ennemis, est aussi qu'il saura tirer position de cette position pour incarner un nouveau type de barrage en France, le barrage anti-Mélenchon, le barrage anti-gauche de gauche. Une sorte de bloc républicain qui va du macronisme à l'extrême droite.

Il est malin, Manuel Valls s'y fait toujours mine de parler des extrêmes, pour désigner à la fois l'extrême droite et un projet de gauche pas plus révolutionnaire que le programme commun de 1981. Alors pourquoi on n'est pas surpris ? Emmanuel Macron parle le même langage. Macron parle comme Valls, Valls comme Macron, et les deux parlent comme Robert Ménard, c'est-à-dire comme l'extrême droite. Rappelons que Ménard fait désormais ouvertement campagne pour que Macron ait une majorité, ce qui serait un moindre mal, dit-il, face au danger que représenterait Jean-Luc Mélenchon. Le Média vous donne la parole. Écoute celles et ceux qui le font vivre.

Aujourd'hui, Thomas, chef de train, on nous parle de la fermeture de lignes de train rurales par la région Provence, contraire aux promesses d'Emmanuel Macron.

10:26
Invité

Aujourd'hui, en fait, notre région, elle a décidé lors du vote du budget 2022, elle nous a présenté ses orientations stratégiques et dans les différentes orientations stratégiques, il y avait justement la suppression d'un service. Ce service-là, c'est un train qui part le matin à 7h10 de Dignes, et du coup, ce train-là n'existera plus. Ils ont décidé de le supprimer. L'arrivée prévue, c'était aux alentours des 10h20, 10h30 à Nice, et ils ont décidé de totalement le supprimer, même plus de bus, rien du tout. Et du coup, vous dénoncez ça à la CGT ? Voilà, en fait, là, c'est même en dehors de la CGT.

Si vous voulez, les Alpes-de-Provence, c'est un département qui, surtout aux alentours de Djinn-les-Beng, où il y a plein de petits villages qui ont besoin de ce train justement pour se rendre, je prends l'exemple du travail, pour aller faire des papiers, les courses, toutes ces choses-là, ou même pour les loisirs. Donc, c'est vraiment en dehors. Là, on ne pense même pas à nos emplois, toutes ces choses-là. On passe surtout aux voyageurs. Aujourd'hui, les voyageurs, on les laisse totalement de côté. On s'en fiche royalement d'eux, qu'ils attendent deux heures à Annotte pour venir à Dignes.

Nous, ceux qui prennent le train le matin, ils ne pourront plus le prendre pour se rendre à Saint-André, n'importe où, à Annotte, tous ces endroits-là. Voilà, c'est ça qui nous fait un peu du mal aujourd'hui. Est-ce que vous savez pourquoi ils ont pris cette décision alors ? Alors, nous, ils nous ont dit que c'était un train qui n'était pas assez fréquenté. Alors après, il faut voir la réalité en face. Oui, en ce moment, on a un peu moins de monde dans ce train. Mais si on refit l'historique, en fait, si vous voulez, il y a eu un effondrement dans un tunnel sur cette partie-là, justement. Et suite à cet effondrement de tunnel, ça fait trois ans maintenant que ce tunnel est effondré.

Les travaux n'ont pas du tout avancé. Et donc, du coup, en fait, si vous voulez, c'est substituer en bus cette partie-là. Et les gens, la plupart du temps, le bus, ils n'en ont pas forcément envie. Ce qu'ils veulent, c'est prendre le train. Et aujourd'hui, donc, ils ont du mal à regarder la réalité en face. Aujourd'hui, oui, il y a moins de monde, mais c'est beaucoup, quand je dis notre faute, c'est la faute de nos dirigeants. Aujourd'hui, on travaille à flux tendu. Dès qu'il manque une personne, malheureusement, au lieu que ça soit du train, on met du bus. Et automatiquement, quand c'est du bus, le bus, il y a des endroits où il ne peut pas passer.

Donc, il y a plein de petits villages, de communes qui ne sont pas desservies. À force, les gens ne prennent plus le train parce qu'un jour, il y est, un jour, c'est du bus, un jour, il y est, un jour, c'est du bus. À force, ils trouvent d'autres moyens. Et voilà, on se tire une balle dans le pied tout seul. Vous disiez que c'était contraire à tout ce qui est en train de se passer au niveau écologie, au niveau transition. Aujourd'hui, on le voit de partout. L'écologie, aujourd'hui, c'est tous les hommes politiques, tout le monde est à fond là-dedans. On voit Macron, lui, c'était dans son programme, réouvrir toutes les petites lignes. On le voit en France, on en réouvre de partout.

Nous, à côté de notre ligne, il y a une ligne qui s'appelle Jean-Saint-Auban. Ils sont en train d'essayer de tout faire pour la réouvrir aussi, pour qu'il y ait de moins en moins de monde sur les routes. Et nous, ils font totalement l'inverse. Et aujourd'hui, ce qui nous fait peur, c'est qu'on nous a déjà supprimé un service l'année dernière. Là, on en supprime encore un cette année. Les services, nous, il n'y a que huit trains à aller-retour par jour. Donc, si on en a un l'année dernière, un cette année, dans trois, quatre ans, il n'y a carrément plus de trains chez nous. Est-ce que ça ne montre pas aussi qu'ils méconnaissent et délaissent les zones rurales, en fait ?

Aujourd'hui, moi, je pense surtout qu'on est dans un monde où il faut faire du profit. Et malheureusement, même dans le service public, aujourd'hui, il faut faire de l'argent. Mais ce n'est pas le but du tout d'un service public. Un service public, c'est fait pour… C'est un service, c'est fait pour rendre… Service, c'est le mot, mais c'est fait pour aider les personnes. Comme je dis tout le temps, qu'on soit un, deux cents ou mille dans le train, c'est la même chose. Il y a des personnes qui en ont besoin. Et si on commence à regarder les services publics qui rapportent de l'argent, on ferme tout, alors. On ferme les hôpitaux, on ferme tout ce qui est le service public et on arrête tout.

Ce n'est pas le but de faire de l'argent d'un service public. Et malheureusement, aujourd'hui, c'est le monde dans lequel on vit. Il faut faire du profit, du profit. Alors que non, on en a besoin. Il faut arrêter de mettre les gens sur la route, il faut arrêter de laisser les usagers de côté. Et vous l'avez dit, il va y avoir des conséquences pour les habitants qui vont être obligés de prendre la voiture. Et est-ce qu'il va y avoir aussi des conséquences pour vous, les travailleurs ? Ah ben, nous, c'est nos emplois qui sont en jeu aussi. Aujourd'hui, je vous dis, pour le moment, on n'y pense pas du tout.

Là, on travaille pour tout faire pour garder la ligne, pour que les villages continuent à être désenclavés, pour que nos voyageurs, en plus, on est vraiment une fin familiale. Donc, nos voyageurs, on les connaît. Et aujourd'hui, voilà, on fait tout pour essayer de les aider, mais oui, ça va être compliqué. Et après, c'est sûr qu'il y a la partie emploi où aujourd'hui, c'est compliqué. D'accord. Ça va faire énormément, ça va faire des emplois, oui, pas mal d'emplois en moins. Quand vous en avez parlé en politique, ça, ils ont répondu quoi ? Enfin, il se passe quoi ? Ah ben, nous, on a alerté toutes les mairies, tous les élus. Là, pour le moment, on y va doucement.

On essaie de faire monter un peu la sauce au niveau des politiques et voir s'ils vont un peu bouger. On a pas mal de rendez-vous qui vont arriver et on va voir ce que ça va faire. Mais il y a un moment donné où le problème, c'est que nous, comme on disait, on est un service public. Donc, si jamais demain, on se met à faire grève, c'est nos usagers qu'on défend qui vont payer les conséquences derrière. Donc, c'est compliqué aujourd'hui pour nous de faire ça parce que si on les défend d'un côté et qu'on leur supprime le train si on fait grève, ils vont se retourner contre nous aussi au bout d'un moment.

Et non, pour le moment, oui, on a alerté pas mal de politiques, il y en a pas mal qui nous suivent et on va voir, on va essayer de faire bouger les choses mais il faut qu'on garde ce service-là. Ok, ça va. Et qu'ils arrêtent de nous supprimer des trains chaque année. Pour moi, c'est carrément sauver la ligne parce que si on commence à regarder ce que les trains rapportent, je vous dis, dans trois ans, on est fermé et c'est terminé.

16:32
Présentateur

À peine réélu, Emmanuel Macron est attendu sur la question des violences policières qui ont déjà particulièrement marqué son premier mandat. Deux personnes ont perdu la vie et une troisième a été grièvement blessée après un refus d'obtempérer dans la nuit du 24 au 25 avril sur le pont Neuf. L'agent de police qui a tiré sur le véhicule a depuis été mis en examen pour homicide volontaire. Dénonçant la décision des juges d'instruction, le syndicat des policiers Alliance a appelé à un rassemblement lundi de mai.

Membre fondatrice du collectif Urgence, notre police assassine, Amel Bentounsi a immédiatement appelé à une contre-manifestation des syndicats dans le quartier Saint-Michel alors qu'elle était encerclée par des CRS et brandissait une pancarte où il était écrit L435-1 arme de destruction massive en référence à un article de loi sur l'usage d'armes à feu par la police. Elle a fait l'objet d'un contrôle avant d'être arrêtée et placée en garde à vue par des policiers en civil. Amel Bentounsi c'est la sœur d'Amin Bentounsi qui a été tuée d'une balle dans le dos par un policier en 2012.

Il sera condamné en appel en 2017 à 5 ans de prison avec sursis une condamnation symbolique mais une condamnation quand même. Elle a fondé le collectif des familles de victimes tuées par la police et a participé à la création de l'application UVP Filmer la police qui permet de filmer les violences policières tout en étant géolocalisé et de stocker les images sur un serveur. Bonjour Amel Bentounsi. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.

17:59
Invité

Merci à vous.

18:00
Présentateur

Tu as été présente depuis le début auprès de la famille de Boubacar et Vradjigui endeuillée par la perte de deux frères dans des circonstances qui méritent d'être précisés. Qu'est-ce qui s'est passé dans la nuit du 24 au 25 avril ?

18:16
Invité

Oui, moi j'étais devant ma télé et je reçois et je suis attentive à tout ce qui peut se passer et tout ce qui concerne la police et effectivement quand j'ai vu ce drame le soir de l'élection présidentielle où Emmanuel Macron venait d'être réélu, j'entends que deux personnes ont été abattues et tout de suite moi qui mène ce combat depuis presque dix ans maintenant et qui a combattu aussi cette loi, la loi sur la présomption de la légitime défense à l'époque alors excusez-moi c'est pas la loi sur la présomption de la légitime défense mais la première loi qui a permis d'assouplir l'usage des armes à feu en 2017 donc j'avais j'avais j'avais fait une pétition de façon à interpeller l'opinion publique nos dirigeants politiques les militants et l'opinion publique de façon à ce que vraiment on se mobilise et depuis cette fameuse loi on constate une nette augmentation d'usage des armes à feu des policiers à savoir que les gendarmes en bénéficient depuis 1903 et je vais pas dire qu'ils ne commettent pas n'utilisent pas cette loi comme aujourd'hui peuvent l'utiliser ces policiers et c'est très inquiétant et la question qu'on doit se poser c'est jusqu'où on peut aller encore pour que ces policiers puissent encore bénéficier de l'impunité la plus totale et ça a pas loupé le lendemain ou quelques jours après après la mise en examen pour homicide volontaire ce qui est important de rappeler c'est très c'est très rare c'est des chefs d'occupation qui restent rares puisque les deux magistrats ont été au-delà de ce que le parquet avait demandé puisque le parquet avait demandé violence volontaire ayant entraîné la mort sans l'intention de la donnée et que les deux magistrats qui certainement ont des indices graves et concordants qui leur a permis de maintenir ce chef d'inculpation on s'en réjouit bien évidemment de ce chef d'inculpation mais de l'autre côté vous avez le corpus le corps policier cette famille qui reste soudée et qui malgré la mort de deux hommes continue à demander à ce que ces policiers ne soient pas poursuivis en fait tout simplement donc c'est quasiment le rétablissement de la peine de mort parce qu'en une fraction de seconde un policier peut décider de vous ôter la vie ou de vous laisser en vie

21:18
Présentateur

donc cette loi dont tu parles qui assouplit l'usage des armes à feu pour la police c'est le fameux article L435-1 non

21:27
Invité

c'est autre chose alors celui qui assouplit la loi qui assouplit l'usage des armes à feu c'est la loi de 2017 c'est une loi qui avait été votée suite à la pression des syndicats policiers

21:42
Présentateur

sous le quinquennat de Lande

21:43
Invité

sous le quinquennat de Lande et de Manuel Valls il faut le rappeler avec une majorité de députés des républicains qui avaient voté pour d'où l'importance des législatives le 12 et 19 juin parce que les députés c'est eux qui votent les lois c'est eux qui légifèrent et c'est très important de se mobiliser pour qu'on n'ait pas encore à subir des lois liberticides et sécuritaires sous prétexte qu'il y aurait il y aurait de la violence et qu'on puisse porter atteinte au principe du droit à la vie

22:24
Présentateur

donc ce soir-là lors de cette nuit dans la nuit du 24 au 25 avril qu'est-ce qui s'est concrètement passé parce que forcément il y a plusieurs versions qui s'opposent si on en croit les chaînes d'information en continu la voiture fonçait de manière complètement délibérée donc dans la direction de ce policier selon d'autres sources ça serait plutôt un refus d'obtempérer qui n'induit pas forcément le fait que le véhicule se dirige contre la police est-ce qu'on a un peu plus d'éléments

22:53
Invité

alors moi je n'ai pas ces éléments-là mais ce qui est certain c'est que il y a un doute nous on n'est pas on n'est pas habitué à croire la version policière parce qu'on a cette expérience j'ai cette expérience dans l'affaire de mon frère j'ai l'expérience dans d'autres affaires similaires et là c'est presque la carte de la légitime défense qui est sortie à chaque fois comme dans d'autres affaires par exemple dans l'affaire d'Olivio Gomez ça a été un petit peu le même cas dans d'autres affaires parce que les victimes elles sont nombreuses j'ai les noms en tête mais ça serait trop long pour vous les citer et c'est ça c'est cette question-là et qu'on doit interpeller l'opinion publique pour se dire que ce n'est pas uniquement les voyous ou les jeunes des quartiers qui peuvent être touchés par ce genre de drame avec cette loi c'est tout le monde c'est tous les citoyens et ça il faut qu'on en prenne conscience c'est-à-dire que demain n'importe qui d'entre nous pour un refus d'obtempérer peut peut-être amener à être abattu et c'est c'est une tragédie c'est une tragédie pour les familles c'est une tragédie pour la société et moi j'en profite pour faire un appel à toute cette jeunesse à l'opinion publique et essentiellement à la jeunesse des quartiers populaires qui dans leur esprit encore pensent que les policiers ne peuvent pas tirer sur une voiture qui prend la fuite donc leur rappeler que depuis cette loi de 2017 il y a eu un assouplissement de l'usage des armes à feu des policiers qui les met au même titre que les gendarmes et depuis cette loi les policiers peuvent vous tirer dessus que vous fassiez une marche arrière ou un refus d'obtempérer ils peuvent vous tirer dessus donc rappeler très important de rappeler la dangerosité de cette loi et je pense qu'on n'en a pas assez qu'on n'en a pas pris la mesure parce que vraiment j'en parle c'est tellement bouleversant à chaque fois que j'entends ce genre de drame alors que cette loi je me suis battue contre et j'ai l'impression de ne pas avoir été entendue et c'est ça le problème et je pense qu'il faut qu'il y ait une mobilisation collective il faut qu'on s'organise collectivement pour dénoncer

25:38
Présentateur

interpeller les candidats aux législatives ça peut être une pression exercée sur les députés vous aurez mon vote si vous vous engagez à

25:48
Invité

tout à fait c'est très important d'où l'importance des législatives et de se mobiliser parce qu'on ne peut plus faire que dénoncer et subir et c'est à nous de jouer et alors aujourd'hui je suis assez bouleversée parce que hier j'ai vu j'ai vu le film la série de Malik Ousekine et je me dis que 36 ans après tu peux rappeler qui est Malik Ousekine c'est un jeune étudiant qui a été tué à la suite des manifestations contre la loi de Vaquet et le 5 décembre 1986 et et c'est bouleversant de voir que 36 ans plus tard c'est les mêmes histoires qui se répètent et c'est parce qu'il a été tué par la police il a été tué par la police bien évidemment par 3 voltigeurs et que les policiers ont été condamnés à 50 sursis donc il a fait jurisprudence et bien évidemment que voilà moi ça me rappelle aussi un peu l'affaire de mon frère où le policier a été condamné à 5 ans de sursis 36 ans après l'impunité elle est presque institutionnelle elle est institutionnelle et les conséquences de l'impunité policière c'est c'est c'est ça c'est qu'on crée des monstres l'impunité policière crée des monstres et c'est bouleversant c'est vraiment bouleversant

27:30
Présentateur

alors que si on voulait rétablir comme on aime si bien dire le dialogue entre les policiers et les jeunes il suffirait juste de condamner ces policiers quand ils transgressent la loi et ça réparerait comme n'importe quel citoyen et effectivement je pense que ça pourrait ça pourrait apaiser apaiser les cœurs et calmer cette rage

27:53
Invité

qui est oui alors je sais pas combien de temps ça va prendre mais on a on doit on doit faire notre part

28:03
Présentateur

bien sûr et tu l'as fait très bien Amel comme tu le disais 2012 ton frère a été assassiné bientôt 10 ans que tu milites contre l'impunité policière aux côtés des familles des victimes des violences policières tu tu as ce combat donc de l'abrogation la loi de 2017 qui vient assouplir donc l'usage des armes à feu mais il y a aussi un autre combat c'est l'article L435-1 c'est ce qu'il y avait écrit sur cette pancarte que tu as brandi à Saint-Michel est-ce que tu peux nous parler de cette loi ?

28:39
Invité

Alors l'article L435-1 c'est l'assouplissement de l'usage des armes à feu excusez-moi je m'en mêle les pinceaux parce que c'est vrai que c'est ce qui a permis que ces policiers puissent bénéficier au même titre que les gendarmes de l'assouplissement de l'usage des armes à feu et qu'il y a un risque qu'on leur cède encore une fois la présomption de la légitime défense parce que c'est la demande de ces syndicats policiers et on connait leur méthode on connait leur fonctionnement ils font de la politique au-delà d'être policiers ils font de la politique ils mettent la pression aussi sur sur les politiques et les politiciens à des fins politiciennes bien évidemment vont utiliser ce genre d'argument pour pouvoir légiférer en faveur des policiers et leur accorder encore un peu plus d'impunité donc non à la présomption de la légitime défense parce que parce que ça serait difficile encore plus difficile pour nous familles de victimes d'un jour obtenir la justice et d'avoir des policiers qui doivent répondre devant la justice parce que quand on entend ce genre d'arguments ce genre de déclarations de la part des syndicats policiers qui disent que le problème de la police c'est la justice on doit s'en inquiéter

30:24
Présentateur

donc la loi de 2017 c'est cet article qu'elle s'en inquiète voilà juste pour que ce soit très clair pour celles et ceux qui nous regardent et nous entendent on va parler de l'actualité du collectif Amel je crois savoir qu'il y a des grosses dates qui arrivent la date du 22 juin notamment est-ce que tu peux nous en parler

30:45
Invité

alors dès début juin on va lancer une campagne de façon à annoncer des choses et le 22 juin il y aura le procès de ces policiers qui ont tabassé sous un porche pendant le confinement Sofiane qui s'apprêtait à aller au travail et on a la chance encore une fois encore une fois on a cette chance de pouvoir avoir un procès d'avoir des policiers qui sont mis sur le banc des accusés et c'est très important parce que depuis des années c'est vrai qu'on entend beaucoup de gens soutenir cette cause s'indigner de ce qui se passe aux Etats-Unis de brandir des drapeaux noirs sur leur Instagram mais c'est au quotidien en fait qu'il faut se mobiliser et l'affaire de Sofiane c'est une affaire qui n'a pas été assez médiatisée bien évidemment comme d'autres affaires mais c'est important de s'y intéresser même si l'actualité ne nous invite pas à le faire mais d'être sensible à ça et de se dire que ce n'est pas uniquement pour nous qu'on le fait mais c'est pour nos enfants c'est pour toute la génération à venir et une autre date très importante et qui me tient à cœur parce que Jessica qui fait partie du collectif Urgence notre police assassine a réussi à obtenir aussi un procès et ce procès on a envie d'en faire une tribune politique donc Jessica est l'épouse de Amadou Koumé qui a été abattu qui a été abattu qui a été battu à mort par des policiers et c'était en 2015 7 ans après elle obtient enfin une date de jugement et c'est très important de rappeler de dire qu'il y a des petites victoires mais ces petites victoires on les obtient à la sueur et au détriment de nos vies parce que c'est le combat d'une vie pour toutes ces familles je ne suis pas la seule bien évidemment mais la date c'est le 27 28 et 4 juillet 27 juin 28 juin et le 4 juillet donc on vous donne rendez-vous au tribunal judiciaire de Paris où ces policiers ces trois policiers sont mis en examen pour violence volontaire et entraîner la mort

33:25
Présentateur

donc on voit finalement il y a ce sentiment comme tu le disais quand tu évoquais la série qui a été consacrée à la vie donc à la mort de Malik Ousekine il y a 36 ans on a l'impression que c'est toujours l'impunité des policiers qui triomphe parce qu'un sursis c'est une condamnation qui est symbolique même si ça reste une condamnation mais c'était impensable il y a quelques années de voir autant de policiers traduits devant la justice

33:54
Invité

oui il y a des avancées mais ce que nous on regrette c'est que la justice la justice ne condamne pas en fait et même s'il y a des petites avancées on a l'espoir que ça puisse changer mais j'aimerais que ce procès que ces policiers qui ont tué Madou Koumé parce qu'on ne laissera pas faire parce que je pense qu'on a arrivé à un stade où on ne peut plus laisser passer et accepter que des policiers soient condamnés uniquement à du sursis c'est impensable et qu'on doit se mobiliser autour de la famille de Jessica Koumé une affaire qui l'affaire d'Amadou Koumé c'est une affaire c'est une affaire similaire à celle de George Floyd où en plus il y a une vidéo d'où l'importance de la vidéo et que très certainement c'est ce qui a amené à ce que les magistrats puissent poursuivre et que cette affaire n'a pas été assez médiatisée mais qu'on doit être autour de Jessica Koumé et de toute la famille Koumé à ces dates-là parce qu'on doit on doit exiger de la justice qu'elle les condamne à du ferme et non plus à du sursis parce que la vie de nos proches compte la vie de nos frères la vie de nos maris de nos de nos fils compte et qu'on ne peut plus accepter moi je suis arrivée à un stade où vraiment c'est c'est Amel

35:32
Présentateur

je je profite de cette audience qui est là pour te témoigner tout mon respect et mon admiration on se connaît depuis de nombreuses années tu as toujours été constante dans ta lutte et tu l'as toujours menée avec avec générosité au détriment de ta famille c'est vrai alors Amel Bentounsi a repris ses études elle est en L3 en licence 3 on devait la recevoir la semaine dernière mais elle passait ses partiels donc on lui souhaite vraiment beaucoup de succès dans ses études et d'être la brillante avocate qu'elle est déjà pour les familles des victimes

36:06
Invité

oui c'est important c'est la suite logique du combat que je mène depuis 10 ans et j'espère j'espère que je serai à la hauteur de ce qu'on attend de moi et de ce que je me suis fixé comme objectif parce qu'on ne peut plus accepter bien sûr

36:23
Présentateur

merci beaucoup Amel Bentounsi dans votre revenu je sais que c'est c'est toujours délicat de voir revenir sur ces affaires de violences policières qui réactivent forcément des souvenirs qui sont qui sont très difficiles et on espère de tout coeur que alors en plus on a un public qui est quand même très engagé n'hésitez pas à interpeller les candidats aux législatives pour qu'ils fassent de cette question des violences policières une priorité de leur de leur mandat merci il y a beaucoup donc Lisa me dit à l'oreillette qu'il y a beaucoup de soutien de messages de soutien et de coeur pour toi Amel et le soutien moral ne pas sous-estimer le soutien moral il est très important dans ce type de lutte merci beaucoup de nous avoir suivis merci encore d'être aujourd'hui 10 000 à avoir souscrit à un abonnement la campagne d'abonnement se poursuit pour les raisons évoquées voilà on a de grandes ambitions pour le média renforcer nos équipes développer de nouveaux concepts d'émission et on peut le faire le penser de manière sereine grâce à vous vous pouvez bien évidemment voir cette émission en replay disponible également en podcast et on se retrouve pour ma part la semaine prochaine à très vite et on se retrouve

37:41
Locuteur

à très vite et on se retrouve à très vite à très vite