Discours sur l'état de l'Union européenne | Ici l'Europe - 19/09/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 2:10OuverteRéponse directe
Pour vous, ce statut de membre associé de l'UE pour le Canada, d'abord est-ce que vous y êtes favorable ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un pied de nez qui est fait à Donald Trump ?
- 4:21OuverteRéponse partielle
Ce statut juridique, qu'est-ce qu'il changerait concrètement ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Un Conseil de sécurité européen élargi avec le Canada, le Royaume-Uni, l'Ukraine, la Norvège : qu'en pensez-vous ?
- 5:36OuverteRéponse directe
La présence du premier ministre canadien envoie-t-elle un message fort sur la solidarité transatlantique ?
- 6:20OuverteRéponse directe
Ursula Van Derleyen a exprimé la solidarité de l'UE envers l'Espagne après la crise migratoire à Ceuta : est-ce une réelle solidarité européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:56Laura_BalarineFait
« L'Espagne souhaite une interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans. »
Temps de parole
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Merci de nous rejoindre à Strasbourg au Parlement européen où tous les yeux et les oreilles étaient tournées le 16 septembre vers la présidente de la Commission européenne, Urzula Van Derle a en effet prononcé son traditionnel discours sur l'état de l'Union. un discours fleuve, le 6e du genre sur les grandes orientations de sa politique européenne pour l'année à venir et puis avec quelques annonces en matière de diplomatie devant les élus européens et en présence du premier ministre canadien Marc Carney, Ursula Van Derleen a fait une proposition inédite que le Canada devienne un membre associé de l'Union européenne du jamais vu pour un pays du continent américain donc non européen.
La présidente de la Commission a également réaffirmé le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine et le besoin d'une solidarité entre les 27 euh pour gérer les flux migratoires dans un contexte de monté des nationalistes en Europe. Ursula Van Derleyen a aussi annoncé une loi de protection de l'enfance face aux réseaux sociaux, le Kids Act avec l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 13 ans. Alors pour commenter ces annonces, on accueille sur ce plateau trois euros députés. Virginie Jon. Bonjour, vous êtes heureux député française, membre du groupe membre du Rassemblement national en France et du groupe des patriotes pour l'Europe ici au Parlement européen.
On accueille également Laura Balarine. Bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé espagnol socialiste. Et puis Dir Götting, vous êtes en notre compagnie aussi eurodéputé néerlandais du groupe du Parti populaire européen. C'est le groupe de la présidente Vaner Leon. Euh d'ailleurs euh on va on va tout de suite regarder euh ce Canada membre associé de l'Union européenne. C'est la proposition d'Urzel Van Derleen. Euh on l'écoute. Nous voyons le monde avec les mêmes yeux de l'IA au changement climatique, de l'Arctique à la géopolitique. Mais par-dessus tout, cher Marc, l'Europe et le Canada croient en la démocratie.
Nous croyons que ce pouvoir n'appartient ni au plus fort, ni au plus riches, ni à celles et ceux qui font le plus de bruit. C'est notre bien à tous. Ce partenariat ne se dresse pas contre qui que ce soit, mais vise à mettre nos forces en commun. En un mot, nous voulons élever les relations avec le Canada au plus haut niveau possible. Je voudrais donc œuvrer avec vous à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l'Union européenne. Et d'ailleurs, le premier ministre canadien écouté, il a donné lui-même un discours écouté par la présidente de la commission le jeudi dans ce parlement.
une annonce assez inédite quand même pour un pays du continent américain qui deviendrait membre associé de l'Union européenne. Pour vous, ça recouvre quoi exactement ? Ça changerait quoi concrètement ce statut nouveau, inédit pour le Canada ? Mais je pense que pour moi c'était surtout un signal de solidarité avec le Canada. Ils sont en guerre commerciale très forte avec les États-Unis. Ils sont sous une très forte pression et d'ailleurs ils sont aussi un partenaire très fiable de l'Europe et on a euh le CTA le traité de libre échange mais il travaille aussi avec nous sur la défense sur des questions de défense.
Elle cherche manière de se rapprocher de Marcarnet qui a aussi dans une certaine manière donné cette coup de départ à une réflexion sur OK, si les États-Unis sont plus avec nous, qu'est-ce qu'on fait nous les démocraties avec une libéralisme social qui qui ont un système sur basé sur le droit ? Qu'est-ce qu'on fait ? On doit travailler ensemble et je pense que c'est très bon qu'on cherche nos partenaires et on les regroupe parce qu'en ce moment-là l'Europe est très faible et seule. Virginie Joron, ce statut de membre associé de l'Union européenne pour le Canada, d'abord est-ce que vous y êtes favorable et puis est-ce que c'est un pied de nez qui est fait à Donald Trump ?
Donald Trump qui est en train de lâcher les Européens sur tous les plans commerciaux, sécuritaires, démocratiqu même déjà je comprends pas trop la démarche parce que déjà 27 étamment, on a du mal à se faire entendre. On rajoute quelqu'un en associé déjà le statut juridique, je ne sais pas, on va voir ce ce qu'il y aura dans les tiroirs. Mais en tout cas de la coopération avec le Canada, il y a déjà, je vais vous donner un exemple, dans les relations commerciales, l'Europe a commandé des Canadaires auprès du Canada.
Euh donc ça se fait déjà euh sans qu'il y ait un lien euh il y a un traité commercial, le CTA, le CTA que la France a encore refusé parce qu'effectivement pour les intérêts de nos agriculteurs et bien on maintient euh ce n' pas encore ratifié effectivement on maintient cette cette interdiction. Je pense qu'il faut d'abord penser à l'Europe, aux Européens et notamment les Français. Et voilà. Donc qu'est-ce qui qu'est-ce qu'est-ce qu'il y a dans cette proposition ? Évidemment, on voit effectivement, mon collègue le rappelle, il y a une situation géopolitique qui est peut-être une opportunité pour madame Vanderienne de se positionner par rapport aux États-Unis et contre Trump.
C'est plutôt la lecture que nous faisons. Alors Laura Balarine, Urgula Vanderleyen veut aussi créer d'ailleurs un Conseil de sécurité européen élargi avec le Canada, le Royaume-Uni, l'Ukraine, la Norvège avec une réunion automatique. Elle a parlé de l'article 4 du traité de l'OTAN. Donc c'est ça veut dire une réunion automatique de ses membres si un pays est attaqué sur son sol. On sait qu'il y a des attaques de drone. Il y en a eu d'ailleurs en Allemagne. C'est un nouvel autant en quelque sorte qui ne qui ne dit pas son nom pour vous.
Bon, je crois que c'est évident que les États-Unis de Donald Trump ont montré plusieurs fois que on ne peut pouvons compter sur eux, que leurs priorités ne sont pas nécessairement les priorités de l'Europe aussi en matière de sécurité et défense. Alors euh la présence de le premier ministre Carni cette semaine ici à Strasbourg envoie un message très fort que l'Europe et le Canada veulent renforcer les les liens entre les pays ou les territoires que partagent leur vision de monde sur les climats, sur les IA, sur l'énergie et aussi en matière de sécurité et défend je crois. Et sur la démocratie peut-être ?
Oui, bien sûr et surtout sur les oddes global internationales que est mis en question je crois récemment. Je crois que l'Europe doit renforcer les liens et les partenariats avec cette région du monde. Pas uniquement avec le Canada, aussi avec l'Amérique latine, l'ande au plusieurs partenaires. Dirg goting, on va parler d'immigration puisqueoursola van derlen dans son discours a aussi exprimé la solidarité de l'Union européenne envers l'Espagne du premier ministre socialiste Pedro Sanchez après la crise migratoire cet été à Seut l'enclave espagnol au Maroc avec l'arrivée massive de dizaines de milliers de migrants dans cet enclave.
Il était temps d'exprimer cette solidarité alors que la droite européenne cet été votre famille politique a beaucoup critiqué le socialiste Pedro Sanchez sur ce dossier ? Mais oui, je pense que euh des aussi des critiques ont été euh [raclement de gorge] très proportionnés en effet par rapport au fait qu'on a qu'on a constaté tous. Je pense que il faut commencer avec la situation que monsieur Sanchez en premier ministre, il a régularisé beaucoup de monde sans en parler avec ses collègues européens. Il a il a aussi essayé mais Georgia Méloni en Italie qui est de droite aussi il a aussi essayé de bloquer la régulation pour renvoyer des bigro qui peuvent plus rester sur le sol européen.
Du coup, les collègues de monsieur Sanchez, ils sont un peu dit "Bon, maintenant que vous avez un problème, que vous savez en avant que tous ces gens allaient arriver que maintenant vous avez besoin de solidarité, alors il faut le demander." Et là, je pense que c'est correct de soutenir parce qu'il c'est aussi vrai qu'il a renvoyé beaucoup de ces gens qui sont venus, il a renvoyé aussi avec force vers euh euh le Maroc mais il faut aussi mettre un peu en perspective euh le le laagne politique du premier ministre et je pense que c'est compréhensible maintenant que Our Vandaline dit ça. Mais pour nous la situation reste inacceptable.
Les gens, les citoyens en ce temps restent sous pression énorme de sécurité et de incertitude. Et je pense que c'est le gouvernement de Pedro Sanchez et pas à l'Europe de résoudre ça. Et d'ailleurs, Urzula Van Derleen a annoncé un nouvel instrument européen de gestion de ce type de crise euh de nouveaux donc outils pour réguler les flux migratoires quand il y aura finalement des arrivées massives à la frontière mais qui sont poussées par les États. Voyez des Oui, les attaques hybrides comme on appelle ça comme on a vu là cet été puisque c'était ça faisait partie d'un des rapports que nous avons tous vu. Moi je suis contente de l'entendre mais on a perdu beaucoup de temps.
Nous on veut pas que ces 80000 800 migrants si si on lit les rapports puissent rester sur notre sol. Nous avons pas les moyens. Euh donc il est évident que dans la lecture que moi j'ai du discours de madame Vandalarienne, elle a déjà dit une chose intéressante. Elle a bien dit que c'était une frontière européenne. Donc qui dit frontière européenne ? On applique les traités. Mais aussi il faut aussi que le gouvernement socialiste prenne ses responsabilités à avoir un discours ferme. On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Et de ce fait, il faut appliquer les traités. Et dans la lecture du discours Vline, je n'ai pas entendu l'application des mesures de retour.
Laura Balarine, est-ce que vous sentez une réelle solidarité européenne ? D'ailleurs, après les mots de vos homologues eurodéputés sur ce plateau, une véritable solidarité européenne envers l'Espagne après ce qui s'est passé à temps. Pas du tout. En fait, comme espagnol, euh je suis très triste d'entendre le mot du Parti populaire européenne en parlant d'une crise humanitaire, une crise humanitaire qui affecte l'Espagne mais aussi l'Europe. Sur la Vlin l'a dit, c'est Espagne, c'est Europe. Et je suis contente d'entendre ces ces mots, mais très triste d'entendre un parti populaire que essaie d'utiliser cette crise pour attaquer un gouverne espagnol. Oui.
Est-ce qu'il faut déroger au droits d'asile pour gérer ce type de crise en urgence avec cette arrivée massive sur la mprimer sur la pas solidarité que qu'on a entendu cet été ? Parce que comme vous avez dit, le pact de migration européenne est basé sur la solidarité. Une solidarité que nous les espagnols n'ont pas un senti. Non euh cet été surtout euh de quelques pays membres, pas la France mais quelques pays membres que dans les passés euh ou de crise migratoire et humanitaire. Et nous on était dans ce côté. On parle de l'éduse en Italie, on parle à Grenlande avec la Denemark, on parle aussi en Pologne et roumain quand ils ont des attaques à la frontière.
C'était un rappel à la solidarité quand même de Urzula Van Derleyen d'un certain point de vue, c'était un rappel à la solidarité à l'époque avec le Pologne, avec le Belarus qui a attaqué en hybride. C'était le côté des socialistes qui ont attaqué la Pologne pour renvoyer ces gens avec force et ça c'est il faut le dire aussi. Et le problème c'est nous c'est pas de forces armées euh pour euh défendre Bogne et Bioleros. Juste pour juste pour être euh clair, monsieur Sanchez refuse appeler ça une attaque hybride. [grognement] Il il refuse de mettre en responsabilité les Marocains. Du coup, pourquoi nous saler les Marocains, j'ai l'impression. Alors autre annonce importante quand même.
On va on va avancer dans ce discours. Une loi européenne sur la prétextion de l'enfance face aux réseaux sociaux. On écoute. Nous assistons à une grande confiscation de nos enfants. On leur confisque leur attention, leur concentration, leur esprit. Les enfants se retrouvent ainsi privés de leur enfance. Ils ont besoin de temps pour se construire, pour grandir au contact des autres. L'heure est venue pour l'Europe d'agir. Demain, la commission proposera Leu Kids Act. L'approche que nous adopterons sera graduelle et différenciée. Chaque âge a ses propres sensibilités et chaque âge aura donc son propre niveau de protection approprié. Par exemple, pas de médias sociaux avant l'âge de 13 ans.
Cette loi sur la protection de l'enfance face aux réseaux sociaux prévoit également que pour les mineurs entre 13 et 15 ans, il y ait la possibilité d'ouvrir un compte sur les réseaux avec une autorisation parentale et des fonctionnalités limitées pour ce compte. Laura Ballarine, l'Espagne souhaite une interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans. Est-ce que c'est trop timide ce que propose la présidente de la commission ? C'està-dire en dessous de de 13 ans, on interdit, on salue cette mesure parce que on pense que c'est bon d'avoir une régulation à niveau européenne. C'est vrai qu'en Espagne, on proposait saison mais 15 c'est déjà une très bonne debout pour ça.
Mais là, on est à 13. Oui, c'est vrai que de 13 à 15 euh c'est uniquement avec contrôle parental et aussi de comptes qui sont comme avec des restrictions une heure par jour, pas de scroll infini et pas aussi de la possibilité d'avoir des comptables des inconnus pour notre enfant. Et c'est déjà un premier pas très positif. Euh le Parlement, on a demandé ça l'année dernière, plusieurs pays, l'Espagne, la France et c'est vrai que on a en on est en face de une pandémie de santé mentale physique de notre mineur. [grognement] Alors, c'est vrai que en France ont demandé ça. La France a demandé ça avec force.
Est-ce que les élus du Rassemblement national vont voter pour cette interdiction de réseaux sociaux au moins de 13 ans ? Est-ce qu'il faut d'ailleurs frapper plus fort les géants du numérique qui laissent circuler par exemple des images sexualisées de jeune fille fabriqué par l'intelligence artificielle ? Alors je rappelle une chose, la France a proposé une loi. Elle a été retoquée par Conseil constitutionnel parce qu'elle respectait pas la liberté d'expression. C'est très important parce queil y a sur la forme et sur le fond. C'est un sujet qui est très important, on peut pas le prendre n'importe comment.
Et on l'a vu Emmanuel Macron est allé trop vite et je pense qu'il faut faire plus d'impact d'études d'impact. On n'a pas tous les tenants les aboutissants. Je suis le dossier très parce que euh oui, il faut protéger les enfants. On est face effectivement avec des nouveaux outils. Il faut accompagner les parents. Il faut accompagner les enfants. Moi, je suis ces dossiers avec vous aussi. On a plusieurs fois échangé. La proposition, je l'ai lu, elle est cohérente aussi avec ce que proposent les grandes plateformes puisqu'il a quand même, on part pas de zéro he, il y a un DSA, il y a l'article 28 qui prévoit déjà des mesures.
Moi, ce qui me fait peur, c'est comment on va mettre en œuvre l'interdiction. Moi, je ne veux pas qu'on mette une une société où on contrôle tout, où on a des données de d'identité qui sont mis dans partout, dans tous les qui soi qu'on ne maîtrise plus puisqu'on l'a bien vu qu'il y a des attaques. Vous parlez de l'exemple de la nudification. J'ai passé toute une nuit à rédiger parce qu'on a eu l'omnibus de l'intelligence artificielle. Vous savez, c'est ce fameux simplification qu'on a voulu mettre en œuvre. On a passé des heures et des heures et on a défini interdit d'utiliser des réseaux sociaux pour nudifier les les les personnes. Donc ça c'est déjà dans les tuyaux, c'est déjà encadré.
Mais effectivement, il faut aller plus loin. Il faut des études d'impact, il faut écouter aussi euh plus ce que nous ont à proposer les plateformes. Dir Goting, la présidente de la commission veut également inverser la charge de la preuve, c'est-à-dire les euh plateformes numériques, les géants de la TEC américains devront prouver que leurs applications sont sûres pour nos enfants. Est-ce que l'Union va vraiment au final gagner ce bras de fer avec les gens de la tech ? Mais on a les outils euh euh légal déjà, on a le DA, madame Jon l'a dit.
Euh et je pense que surtout sur le côté de de l'addictivité l'addiction des jeunes et de nous d'ailleurs parce que c'est pas que les sous 15 ans qui sont addictes aux écrans, on est tous addictes aux écrans et du coup euh c'est ces éléments addictifs, il doit être combattu avec une force sévère. après une âge d'interdiction très fort, on a dit en Australie que l'impact en fait est assez euh faible par rapport à la proportionnalité de la mesure. Je suis d'accord aussi, le cours français a aussi donné quelques limites légales sur qu'est-ce qu'on peut faire.
Du coup, moi j'aimerais euh mettre euh euh tout nos travails sur l'addiction, l'impact sur la psychologie des jeunes et de mettre aussi les parents au centre des décisions qui sont prises pour les enfants. Merci à tous d'avoir bien illustré ce débat. Merci à vous de l'avoir suivi. Vous restez sur notre antenne pour plus d'informations. Merci.
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