BFM Story : Agriculture: la France peut-elle faire mieux sans l'Europe ? (23 février 2015)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez au Premier ministre ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France peut faire mieux sans l'Europe en matière d'agriculture ?
- 6:00FerméeRéponse partielle
Quand vous dites renationaliser, est-ce que ça veut dire qu'il faut sortir de la PAC ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment l'expliquer et pourquoi c'est juste ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une tentation Front national chez les agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Bruno_GollnischFait
« Les agriculteurs savent bien que le nombre d'exploitation a diminué. »
- 6:20Dominique_BarreauFait
« 60 années de construction européenne et de politique agricole commune nous ont amené au-delà de notre suffisance alimentaire la paix dans l'Europe de l'Ouest. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
18h43 voter FN voter contre ce qui soutient les agriculteurs. C'est ce qu'a dit Manuel Vals aujourd'hui au savon de l'agriculture. Je vous propose d'écouter le premier ministre.
Voter Front National, c'est détruire ce modèle. c'est détruire ce modèle européen qui a aussi soutenu l'agriculture française. Et je pense que d'ailleurs les valeurs de travail de de solidarité de de mérite, cette volonté de de transmettre notamment ce savoir-faire à la jeunesse, cette qualité que l'on ressent ici sont aux antipodes de ce qu'est l'extrême droite. que l'extrême droite et le monde rural ne peuvent pas se retrouver.
Mais c'est c'est ce message tout simplement que nous venons leur passer. Mais d'abord, nous le apportons des réponses concrètes parce que on fait reculer la démagogie, le populisme par une action précise, concrète, par des soutiens, par des aides, par la préparation de l'avenir. C'est tout l'action du gouvernement et je pense que ce message est entendu.
Vrai ou faux l'ancrage FN chez les agriculteurs et et la politique du parti d'extrême droite les concernant pour tenter d'y voir plus clair ce soir avec nous. Euh Bruno Golni, surau député, membre du Front National et en duplexe de Bruxelles et puis Dominique Barreau, secrétaire général de la FNSE. Bonsoir à tous les deux.
Merci d'avoir accepté notre invitation. Euh monsieur Golnich, euh avant de voir ce que vous proposez aux agriculteurs, qu'est-ce que vous répondez ? Qu'est-ce que vous dites au Premier ministre ?
Bah, je crois qu'il se moque un peu du monde. C'est il n'avance aucun argument. Il n'avance aucun argument.
Les agriculteurs savent bien que le nombre d'exploitation a diminué. euh que il est de plus en plus difficile pour les jeunes de s'installer euh que euh ce qu'on leur avait promis, les Monts des merveilles qui devaient découler du traité de Mastrist ou du euh même déjà à l'époque de l'acte unique européen ne se sont pas concrétisés euh que on donne quelquefois davantage à des à des étrangers qui arrivent dans notre pays et qui n'y ont jamais travaillé. Ils reçoivent des parfois des pensions de retraite qui sont supérieures à celles que sert la mutualité sociale agricole.
Alors, je crois que ils sont de plus nombreux à le savoir et à répudier cela. Et je crois que c'est très bien ainsi. Euh la parole à la défense en quelque sorte Dominique Barreau.
Est-ce que la France peut faire mieux sans l'Europe en matière d'agriculture ? C'est absolument euh illusoire de faire croire aux agriculteurs que sans une politique européenne, il s'en sortirait mieux aujourd'hui puisque depuis 20 ans maintenant, l'agriculture, l'ensemble des productions agricoles sont sur le marché mondial. Donc effectivement, il arrive de temps en temps, y compris à la FNSA, à ce que nous émettions des réserves sur les orientation, sur la suradministration, sur les exigences environnementales, mais en aucun cas, nous n'attisons les peurs.
Nous cherchons plutôt des solutions que des coupables à la FNS. Bruno Golniche, vous vous dites le contraire. Vous dites "L'Europe peut faire mieux, la France plutôt peut faire mieux sans l'Europe en matière d'agriculture.
Expliquez-nous comment." Oui. Oui.
Mais c'est évident. Euh en réalité euh le le syndicat que représente euh son secrétaire général sur votre sur votre plateau gère le mécontentement des agriculteurs, c'est ce qu'il appelle exprimer des réserves, mais ne souhaite pas euh changer de système. Euh c'est très simple, je vais vous le dire.
La France est ce qu'on appelle en terme européen un contributeur net. C'est-à-dire qu'elle verse plus à l'Union européenne qu'elle n'en reçoit euh 10 milliards 10 milliards la France. au Mais elle elle enverse beaucoup plus.
Elle en verse beaucoup plus. Quand vous faites le compte de ce que la France verse et de ce qu'elle reçoit, elle est ce qu'on appelle un contributeur nets sont à l'avantage de la France. Par conséquent, si la politique agricole au lieu d'être européenne, si les aides aux agriculteurs étaient renationalisées, non seulement ça ne coûterait rien à la France, mais je dois dire qu'elle pourrait être assez sensiblement augmentée, je pense notamment à l'aide aux installations des jeunes agriculteurs et tout ce que nous avons défendu pendant pendant des décennies peine à la commission agriculture.
Bruno Goldniche, quand vous dites renationaliser, est-ce que ça veut dire qu'il faut sortir de la PAC ou est- qu'il faut renationaliser, c'est-à-dire peut-être changer cette Pâque, mais rester dans un cadre européen concernant les politiques agricoles ? Non, je crois que ça a été essayé à de très nombreuses reprises et que la situation actuelle est à peu près irréformable. Je crois que d'autres ne feront pas pour nos agriculteurs ce que nous ne faisons pas nous-mêmes.
Je crois qu'il faut que nous reprenions nos billes et que comme euh une un premier ministre britannique célèbre qui a dit "I want my money back, je veux récupérer mon argent." Oui, mais pas dans pour une politique ultralibérale pour une pour changer tout simplement la politique d'aide aux agriculteurs et faire en sorte qu'elle soit directement le fait des des institutions françaises. Et donc nous plus intérêts, on va laisser Dominique Barre répondre.
La France qui dépense euh 15 20 millions d'euros milliards d'euros pardon pour la PAC et qui en reçoit 10 qui en reçoit 10. Oui. Euh il y a une défaveur, une somme négative pour la France.
Comment l'expliquer et pourquoi c'est juste ? Alors 60 années de construction européenne et de politique agricole commune nous ont amené au-delà de notre suffisance alimentaire la paix dans l'Europe de l'Ouest. Et je comprends que monsieur GM, je n'entend pas ce mot de de la même oreille parce que quand on cultive les peurs, on peut avoir effectivement au-delà du monde agricole le monde rural qui entend et qui est prêt à à prêter une oreille.
Mais nous ce que nous cherchons, c'est des solutions pour sortir. Le chômage n'est pas que la faute des immigrés. les problèmes des agricurs ne sont pas que la mais pas ce que ce que ce que Bruno Golnich dit c'est que la France en fait reçoit que 10 milliards d'euros alors qu'elle en dépense beaucoup plus.
Pourquoi ? Et c'est c'est son c'est son raisonnement pourquoi ne pas garder l'argent qu'on donne pour la PAC et l'utiliser pour nos agriculteurs français. Expliquez-nous pourquoi ça ne marcherait pas selon vous.
Mais parce que nous serions obligés de fonctionner en circuit fermé et que les portes qui nous sont ouvertes sur l'exportation se refermeraiit tout aussi vite que nous déciderions ça. Donc je crois que et ça finirait par nous coûter le le solde positif de la balance commerciale pour l'agriculture c'est 10 milliards d'euros. Donc on c'est ce que la France exporte en matière de de rais agricole.
Exactement. Donc entre si nous nous refermons, effectivement nous gagnerons tout de suite quatre mais nous en perdrons 10 tout de suite après. Donc euh voilà des des chiffres.
Comment on fait alors Bruno Golniche ? Non, mais monsieur Barreau confond plusieurs choses et n'est-ce pas, nous parlions d'abord de la de des aides aux agriculteurs de la politique agricole commune. J'ai, monsieur Barreau, je le constate, n'a absolument pas répondu à mon argument selon laquelle selon lequel euh l'Europe nous coûte plus qu'elle qu'elle ne nous rapporte et qu'on pourrait parfaitement aider nos agriculteurs nous-mêmes.
Alors, il donne un autre argument, attendez, il donne un autre argument qui me paraît, excusez-moi, monsieur Barreau, assez dérisoire. il parle d'un donne un argument politique, il dit euh ça nous a apporté la paix en Europe de l'Ouest, ça reste approuvé. Je ferai observer à monsieur Barou qu'il y a beaucoup d'agriculteurs aujourd'hui qui ne peuvent plus exporter en Russie.
Et je viens de lire un article, voyez, du président de la FNSEA, du président de la FNSEA qui disait que c'était une situation dramatique parce que les exportations qui se faisaient en direction de la Russie retournent sur le marché intérieur et conduisent à une baisse dramatique des cours qui nuient à nos agriculteurs. Et bien ça c'est directement directement une décision européenne. desion euré a décidé contre la russie derum attendez Bruno Galich on va déjà laisser Dominique Baron répondre et puis vous donnerez votre dernier argument après vous citez l'exemple de la Russie qui effectivement pour un problème politique a décidé de faire l'embargot imaginez un instant que la France décide de se refermer sous sur elle-même vous imaginez bien que tous les pays qui reçoivent certains de nos produit, je pense au vin, je pense au produits transformés ne manquerait pas de faire la même chose et donc accenturer encore le déficit euh français.
Oui, monsieur Barreu, monsieur Barou, vous connaissez très mal le programme du Front National. Vous n'êtes d'ailleurs pas le seul. Nous n'avons jamais demandé la fermeture des frontières.
Nous disons simplement que le commerce international repose sur la réciprocité. Il y a aucune raison pour queon ne nous achète pas nos produits. Nous n'allons pas décider de fermer nos frontières.
Nous allons décider simplement de re prendre en main les aides que nous apportons en agriculteur et nous continuerons à importer et nous continuerons à exporter mais sur la base des intérêts de la France. Je vous ferai observer pour conclure d'ailleurs que les principaux marchés émergents euh ce sont des marchés comme le marché chinois. Ce sont il y a il y a toutes sortes de de pays qui sont en voie d'industrialisation très rapide et qui sont de futurs clients ou déjà des clients importants pour la France et en dehors du du en dehors de de l'Union européenne.
Euh merci Bruno Golniche pour pour cette conclusion. Une question quand même suite au propos du Premier ministre Dominique Barreau. Vous l'avez entendu ce matin comme nous au salon de l'agriculture.
Est-ce qu'il y a une tentation Front nationale chez les agriculteurs ? Alors de depuis euh de ou tr années, nous entendons euh parler de Front National de façon plus libre. Mais attention à ne pas euh dire que parce que 3 % d'ag dans les 3 % que représente le corps électoral agricole, il y aurait quelques agriculteurs ou quelques citoyens agriculteurs tentés par le Front National, pour le coup euh euh l'agriculture serait la cause de cette montée du du Front National.
Je crois qu'il faut que les politiques entendent le message du du vote au Parlement européen il y a 9 mois et puis que les politique passe sur certains sujets au pragmatisme des paroles aux actes. Merci Dominique Barreot, vous êtes secrétaire général de la FNSA. Merci aussi à Bruno Golniche, eurodéputé et membre 40 % des du Front National qui n'a pas tout à fait terminé de parler.
Malheureusement, c'est tout le temps que nous avons ce soir. Merci Bruno Golnich. Merci à tous les deux d'être venu en direct répondre à nos questions dans BFM Story.
C'est la fin de cette édition. Merci de l'avoir suivi. On se retrouve demain 18h pour une nouvelle émission dans un instant.
Le 19h Laurent Nan est au manette ce soir. Son invité notamment Roger Kuckerman, le président du CRIF. Très bonne soirée à tous.
Ah.
Bruno Gollnisch