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interviewJordan Bardella· 24 novembre 2025 2 min

Je lance un appel solennel au président de la République.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le monde agricole est en train de mourir aujourd'hui dans le silence et dans l'indifférence générale. Et moi, je refuse de le voir disparaître. Je pense que la France dans son identité, dans son histoire et dans sa géographie a toujours été un pays de paysan.

Je demande solennellement au président de la République de refuser la signature et l'application du Mercosour et de défendre les agriculteurs français. Les agriculteurs français se sentent oubliés. C'est peut-être la seule profession la vente à perte est autorisée.

Et je ne supporte pas l'idée que dans 10 ans, il n'y ait plus une seule exploitation agricole en France. Nos agriculteurs n'arrivent plus à vivre de leur travail. Ils n'arrivent plus à se sortir un salaire mais ils le font parce qu'ils ont la terre au cœur et que ils ont le sentiment qu'ils contribuent à nourrir le peuple français.

Et cette vocation est belle, elle est noble et elle doit pouvoir demeurer même si l'Union européenne et le président de la République n'en veulent plus. Durant les élections européennes, j'avais alerté sur l'agenda caché du Mercosour de la présidente de la Commission européenne et du président de la République en indiquant que l'accord avait été mis sous le tapis le temps de la campagne européenne pour tenter de calmer la gronde du monde rural et des agriculteurs. Les clauses de sauvegarde qui ont été, je veux pas dire négociées parce que ça serait un bien grand terme sont dérisoires, n'ont aucune valeur contraignante sur le plan juridique.

Elles ne peuvent être activées que pour une durée de 2 ans et disparaîtront au bout de 10 ans. Ces clauses de sauvegarde en réalité sont de la douce musique que l'on essaie de passer aux oreilles des agriculteurs pour calmer une potentielle gronte du monde agricole d'ici au mois de décembre. Mais je vais vous dire le président de la République il ment.

Le président de la République soutient la politique de décroissance agricole qui est celle du Green Deal et qui est portée par la droite et par la gauche au Parlement européen. Et donc moi, je pense qu'il n'y a aucune autre possibilité aujourd'hui compte tenu de l'état de la compétition mondiale, la nécessité de préserver notre souveraineté que de mettre en place ce que nous appelons l'exception agriculturelle française, c'est-à-dire de sortir l'agriculture des accords de libre échange. On est une grande puissance agricole, on doit pouvoir le rester.

Mais pour cela, il faut sortir l'agriculture des accords de libre échange et il faut mettre en œuvre le patriotisme économique, c'est-à-dire de pouvoir donner dans les marchés publics et notamment dans la restauration collective une priorité d'accès aux agriculteurs français. Il est anormal que 2/ tiers du bœuf qui est consommé dans la restauration collective et notamment dans les cantines des collèges, des écoles et des lycées soient d'origine importée quand on a deux agriculteurs sur tr qui est à moins de 200 ou 300 € à la fin du mois. C'est inacceptable.

Moi, je ne comprends pas que nous trahissons systématiquement les intérêts de nos entreprises et en l'occurrence ici de nos agriculteurs.

Je lance un appel solennel au président de la République. — Jordan Bardella · Pourquijevote